Tag: PSG

  • Des Istréens sans complexe se déplacent chez les Invincibles

    Des Istréens sans complexe se déplacent chez les Invincibles

    Affronter le cador parisien constitue toujours un rendez-vous à part dans une saison.

    Si les joueurs istréens se préparent avec enthousiasme à défier certains des meilleurs éléments de la planète, leur entraîneur adopte une approche plus pragmatique. « C’est l’un des matches les plus simples à préparer », lance Bastien Cismondo, le technicien du Istres Provence Handball. « C’est le plus gros budget du championnat avec une équipe qui n’a pas encore perdu », poursuit-il, conscient de l’ampleur de la tâche qui attend ses hommes dimanche dans l’antre francilien.

    Face au PSG, assuré d’être écarté de la course à la Coupe d’Europe suite à sa défaite mercredi chez les Hongrois de Veszprem (32-24), l’objectif sera avant tout de « se comparer collectivement à ce qui se fait de mieux ». « On va se focaliser sur nos points forts et sur ce que l’on maîtrise. On est capables d’être solides défensivement avec des bons gardiens, tout en ayant la capacité de se projeter rapidement. Il faudra mettre du rythme et ne pas chercher à faire des attaques placées, car ils sont capables d’éteindre leurs adversaires », développe-t-il.

    Des rendez-vous décisifs

    à venir pour le maintien

    Avant-derniers de Starligue, les Istréens (9 points) ne comptent qu’une unité de retard sur Chartres et Sélestat. Leur situation s’est toutefois nettement améliorée ces dernières semaines, avec deux victoires lors des trois dernières journées, face à Tremblay (36-30) et Saint-Raphaël (35-32), à domicile. « On est dans une dynamique positive », se réjouit l’entraîneur des Taureaux. « On est toujours à la recherche de points pour un maintien en fin de saison. Des matches capitaux nous attendent à l’avenir », ajoute Cismondo, déjà tourné vers l’après-PSG. « C’est un plaisir de les affronter, les joueurs sont motivés, mais ce n’est pas le plus grand événement de notre fin de saison. La vraie adrénaline surviendra lorsque nous allons devoir batailler face à des concurrents directs pour éviter la descente », insiste-t-il.

    Parmi les derniers matches de la saison, les réceptions des voisins nîmois et aixois, sans oublier celle des Dijonnais, actuels derniers du championnat, s’annoncent déterminantes pour leur survie en Starligue. « On a quatre, voire cinq matches à notre portée. On va tout faire pour les gagner », lâche l’entraîneur istréen, qui n’a pas encore digéré la lourde défaite subie à Dijon (39-31) en première partie de saison. « Sur les neuf matches qu’il nous reste à jouer, je pense qu’il faut en gagner au moins trois pour se maintenir », estime Bastien Cismondo, lucide alors que ses protégés ne se sont imposés qu’une seule fois à l’extérieur en dix déplacements. Autant dire qu’ils n’auront pas le droit à l’erreur devant leur public.

    22e journée de Starligue

    À 16h, au Stade Pierre de Coubertin.

    Arbitre : MM. Artes et Bolla

    PARIS : Lovkvist, Green – Fathy Omar, Steins, Konan, Karlsson, Sole, Grebille, Syprzak, Karabatic, Lyse, Heldal, Peleka, Gaudin, Prandi, Loredon.

    ISTRES : Mathias, Deekens – Araujo, Camara, Laufray, Gensoulen, Boilesen, Dourte, Padolus, Kammenhed, Dujic, Bogusevicius, Gaillard, Borges Moraes Silva, Martinon, Sanad.

  • Test grandeur nature pour les Marseillaises face au PSG

    Test grandeur nature pour les Marseillaises face au PSG

    Les missions commando se succèdent pour les Marseillaises. Après trois affrontements face à l’OL Lyonnes, toutes soldées par de lourdes défaites, les footballeuses de la cité phocéenne se préparent à affronter un autre cador d’Arkema Première Ligue : le Paris Saint-Germain. Sur la pelouse du Campus PSG à Poissy, ce mercredi (16h15), les protégées de Corinne Diacre, actuellement 9e du championnat avec six points d’avance sur leurs trois poursuivantes placées dans la lanterne rouge, tenteront de résister face à l’armada parisienne, largement victorieuse lors du match aller au stade Francis-Turcan, à Martigues (1-5, le 5 décembre 2025).

    « Paris reste une grosse équipe, avec de très bonnes joueuses. C’est un match difficile, très difficile même », souligne l’attaquante phocéenne Laura Bougouin, pour qui la 5e place au classement des Parisiennes est plus qu’anecdotique. « Ce match face au PSG va surtout nous permettre de préparer la prochaine journée contre Le Havre », poursuit-elle, persuadée que « ces gros matchs de haut niveau » leur permettent de « travailler » en vue des rencontres qui sont davantage à leur portée. « Bien sûr qu’on aimerait toutes gagner face au PSG », martèle la Mancelle de 33 ans, qui dispute sa dixième saison au plus haut niveau français. « Mais c’est une période pas facile, parce qu’on a peu de matchs, ce qui ne facilite pas les choses pour garder le rythme », ajoute-t-elle, consciente que les six points qui les séparent de Saint-Etienne, Montpellier et Lens leur permet de « respirer » et de pouvoir aborder plus sereinement cette fin de saison.

    « Plus disciplinées défensivement »

    Promues, les Marseillaises continuent, pour la plupart, de découvrir les rudiments de ce championnat. Ce manque d’expérience les empêche d’aller titiller des formations comme Strasbourg ou Dijon, installées en milieu de tableau. « On a fait des erreurs qui nous ont coûté des points à des moments », reconnaît l’ancienne pensionnaire de l’ASJ Soyaux, toutefois persuadé qu’elles sont désormais « plus disciplinées défensivement », malgré avoir encaissé pas moins de 35 buts jusqu’ici, soit le deuxième total plus élevé du championnat. « Je pense qu’on est en capacité aujourd’hui de les récupérer, ou, en tout cas, de ne plus perdre les matchs de la manière dont on les a perdus », lâche Laura Bourgouin avec optimisme.

    PARIS SG – MARSEILLE

    17e journée – Arkema Première Ligue

    À 16h15, au Campus PSG, à Poissy

    Arbitre : Romy Fournier

    PARIS (compo probable) : Earps – Elimbi, Samoura, De Almeida, Carmona – Echegini – Kanjinga, Groenen, Karchaoui, Ajibade – Leuchter. Entraîneur : Paulo César

    MARSEILLE (compo probable) : Shore – Laplacette (cap), Blanchard, Carro, Cyraniak – Le Mouël, Bourgouin, Bamenga – Herrera, Bourdieu, Perret.

    Entraîneur : Corinne Diacre

    Un record de spectateurs attendu pour OM – Montpellier

    Les Marseillaises disputeront leur 19e journée de championnat face à Montpellier, samedi 28 mars, au stade Vélodrome. En seulement quelques jours, la barre des 30 000 billets ont été vendus, plaçant l’OM en position de menacer le record de D1 féminine, établi à 30 661 spectateurs lors du duel Lyon-PSG en 2019 au Groupama Stadium. Si le club propose un accès gratuit pour le grand public, une formule « premium » (échauffement en bord terrain, instants photos en fin de match, dédicaces…) et une « hospitalités » (visite des vestiaires, salle de conférences de presse et zone mixte, accès bord pelouse pendant l’échauffement, passage des joueuses en avant-match…) sont disponible sur la billetterie du club.

  • Une défaite historique qui suscite des interrogations

    Une défaite historique qui suscite des interrogations

    L’OM surclassé. L’OM écrasé. L’OM humilié. Les qualificatifs sont multiples pour évoquer la punition infligée par le PSG.

    Une défaite 5-0, face à un adversaire qui n’a pas forcément disputé son match le plus abouti. Mais qui a surtout su exploiter les failles d’un bloc marseillais qui n’a rien respecté. À commencer par le maillot.

    Cinq buts encaissés,

    une première ?

    Voir l’OM encaisser cinq buts face au PSG, ce n’est malheureusement pas une première. À deux reprises, dans l’histoire des confrontations entre les deux clubs, la défense marseillaise avait explosé face aux attaques parisiennes.

    Néanmoins, en 1977, déjà au Parc des Princes, comme en 2017 au Vélodrome, les Phocéens avaient sauvé l’honneur. Mais une punition 5-0 constitue une triste première.

    Qui est responsable ?

    La facilité serait de pointer du doigt Roberto De Zerbi. Il est clair que sa gestion, basée sur une refonte permanente de son groupe et de son schéma de jeu, peut sembler poser des problèmes et être la cause de l’irrégularité des résultats.

    L’entraîneur phocéen défend sa vision des choses. « J’ai toujours huit, neuf joueurs qui sont les mêmes, je fais juste deux, trois changements en fonction des blessures… Je ne trouve pas mon équipe déstabilisée par les changements », s’est-il défendu en conférence de presse d’après-match.

    Fallait-il changer

    de gardien de but ?

    Depuis quelques semaines, Gerónimo Rulli montrait des signes de lassitude. Il était moins performant sur sa ligne et a commis quelques fautes de main qui ont coûté des buts à son équipe. Tandis que Jeffrey de Lange, appelé en Coupe de France, semblait plus frais.

    S’il est clair que le premier avait besoin de trouver un second souffle, le moment du changement n’était peut-être pas bien choisi. Peut-être aurait-il été plus judicieux de titulariser Jeffrey de Lange face au Paris FC, afin que Gerónimo Rulli puisse se concentrer sur l’échéance face au PSG.

    Après cette séquence, on ne sait pas si l’Argentin a retrouvé son niveau. Mais il est certain que le Néerlandais a pris un coup au moral avec cinq buts encaissés.

    Un entraîneur désabusé ?

    Pour Roberto De Zerbi, il y a un constat : « Comme après Bruges, nous allons devoir demander pardon. » Quant à savoir s’il sait déjà comment se remettre d’une telle déroute, il a avoué : « Si j’avais la solution pour trouver la régularité, je ne m’en priverai pas. C’est la première fois de ma carrière que j’ai sous mes ordres une équipe qui fait à ce point les montagnes russes. »

    Du positif ?

    Après un tel désastre, il est très compliqué de retirer quelque chose de positif. Néanmoins, on peut souligner la première apparition de Himad Abdelli. Entré en fin de match, il a été finalement l’Olympien le plus entreprenant de la soirée.

    La double peine pour Leo Balerdi

    Face au PSG, dimanche soir, Leo Balerdi a vécu un véritable enfer. Le capitaine olympien, à l’image de la quasi-totalité de son équipe, est passé à côté de son match. Sa responsabilité est impliquée dans au moins trois buts inscrits par les Parisiens.

    Outre sa prestation, c’est le carton jaune qu’il reçoit en fin de rencontre qui va lui coûter cher. Il s’agissait de son cinquième depuis le coup d’envoi de la saison.

    Selon la nouvelle règle, qui prévoit une suspension automatique après cinq cartons jaunes, sans possibilité de voir effacer la note après dix matches sans avoir été sanctionné, l’Argentin va donc manquer un match. Ce sera le déplacement à Brest, le 20 février.

  • PSG-OM : Benjamin Pavard ne saisit pas la seconde chance qui s’est offerte à lui

    PSG-OM : Benjamin Pavard ne saisit pas la seconde chance qui s’est offerte à lui

    C’est triste d’avoir une telle réflexion envers un international français et ex-champion du monde, mais, mis à part lors des rencontres en Coupe de France, quand est-ce que Benjamin Pavard a gratifié le peuple marseillais d’une bonne prestation depuis le début d’année 2026 ? Une question qui est remise sur la table, dimanche soir, après sa prestation plutôt chaotique face aux Parisiens.

    Censé être l’un des éléments forts de la charnière centrale, compte tenu de son expérience et du talent qu’il a pu démontrer au Bayern Munich et à l’Inter Milan, le défenseur de 29 ans montre de réelles difficultés à tenir son rôle de rempart aux côtés de Leonardo Balerdi et Facundo Medina. Certes, ses coéquipiers ne sont pas parfaits – et ne l’ont d’ailleurs clairement pas été sur la pelouse des champions d’Europe en titre – mais, eux, n’ont au moins pas rechigné à la tâche. Clairement en retard au marquage sur Nuno Mendes dans l’action qui a mené à l’ouverture du score francilienne, Pavard a tenté à plusieurs reprises d’évoluer très haut sur le terrain. Mais comme Timothy Weah agit dans ce même registre, les deux hommes du couloir droit se sont souvent tirés dans les pattes. Son seul fait d’armes positif reste le marquage individuel qu’il a appliqué en tout début de match sur Senny Mayulu, puis Ousmane Dembélé, afin de limiter l’impact technique de ces prodiges. Malheureusement pour les Olympiens, cette prise d’initiative fut trop éphémère.

    Théorie confirmée

    Face au festival du dernier Ballon d’Or, Benjamin Pavard, à l’image de ses collègues défensifs humiliés lors du deuxième but de l’international français, a semblé être totalement impuissant. Il n’a d’ailleurs même pas essayé de faire obstacle entre le génie Dembélé et Jeffrey de Lange. En seconde période, le tandem Mendes-Barcola lui a mené la vie dure, malgré quelques interventions maîtrisées. Et c’est justement ce qui rend la pilule difficile à digérer avec Pavard. Toutes proportions gardées, compte tenu du niveau actuel du PSG, la théorie qu’a lancé Roberto De Zerbi après la victoire face au Stade Rennais, mardi dernier, s’est avérée plutôt juste. « C’est une équipe étrange, qu’on a du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur en plus, tu prends trois buts. Et quand tu joues avec quatre attaquants, tu ne concèdes pas un tir… », avait-il souligné. Il en a eu une nouvelle fois la preuve au Parc des Princes.

    Nkoulou tire sa révérence

    Il a connu quelques Classiques durant ses cinq saisons passées dans la cité phocéenne. Le défenseur international camerounais, Nicolas Nkoulou (81 sélections), a annoncé prendre sa retraite de footballeur à l’âge de 35 ans. Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2012 avec l’Olympique de Marseille et d’une Coupe d’Afrique des nations avec le Cameroun en 2017, Nkoulou a également évolué dans le championnat de France sous les couleurs de l’Olympique Lyonnais et de l’AS Monaco.

  • PSG-OM : la soirée cauchemar de Jeffrey de Lange

    PSG-OM : la soirée cauchemar de Jeffrey de Lange

    Pour le Néerlandais, débuter au Parc des Princes constituait une récompense logique, de par son rendement en Coupe de France. Et surtout, pour permettre à Gerónimo Rulli de souffler, alors que le champion du monde argentin connaît un passage à vide.

    Malheureusement, l’ancien aigle de Deventer n’a pas eu le temps de se chauffer. Il est allé chercher au fond de son but, le premier ballon parisien de la soirée. Sur l’action, Jeffrey de Lange ne pouvait rien seul face à Ousmane Dembélé lancé par Désiré Doué dans le dos de sa défense.

    Le Ballon d’or allait lui mener la vie dure tout au long de la soirée. En inscrivant un second but, sur sa seconde frappe cadrée. Le Néerlandais touchait du doigt la dure réalité de la supériorité parisienne. Dans une soirée qui se transformait en véritable cauchemar pour lui. Dans un collectif qui s’est sabordé au fil des minutes. À l’image de Facundo Medina, auteur d’un but contre son camp.

  • La galère marseillaise se saborde au Parc des Princes

    La galère marseillaise se saborde au Parc des Princes

    Depuis le 4 janvier, Nantes est entré dans le jeu à distance que joue l’OM pour le podium.

    En allant s’imposer au Vélodrome (2 – 0), les Canaris ont plombé la reprise des Marseillais. Depuis, ces derniers ont perdu la main dans la course aux places qualificatives en Ligue des Champions. Et les Bretons, en s’inclinant samedi à domicile face à Lyon, ont permis aux Lyonnais de s’emparer de la troisième place.

    Tombés du podium, les hommes de Roberto De Zerbi savaient ce qu’ils avaient à faire. Mais, pour suivre le rythme imposé par les leaders, la tâche n’était rien moins que battre le PSG, dans un Parc des Princes où, depuis le coup d’envoi de la saison, seul Strasbourg a tenu tête au champion d’Europe, le 17 octobre (3-3).

    Mais pour faire aussi bien que les Alsaciens, à défaut de faire mieux, il aurait fallu un OM des grands soirs. De ceux qui ont bousculé Lens, fait plier Newcastle ou l’Ajax. Malheureusement, dans la douceur de la nuit d’Auteuil, c’est un OM bien trop timide qui a laissé les champions d’Europe agir à leur guise. Il aura fallu attendre près de 55 minutes pour assister à une intervention décisive de Matvei Safonov, sur une reprise improbable de la tête d’Igor Paixão, pour comprendre que les Olympiens étaient sur le terrain.

    Jusque-là, ils avaient été spectateurs de la démonstration de force Parisienne. Illustrée par le doublé d’Ousmane Dembélé dans une première période où le PSG a fait ce qu’il a voulu. Alors que l’OM était en mode passif. Subissant le jeu et incapable d’approcher du but adverse.

    S’ils avaient bousculé le PSG au Vélodrome et à Koweït City lors du Trophée des Champions, la belle au Parc des Princes a tourné à la punition pour les hommes de Roberto De Zerbi. Un cauchemar illustré par le but contre son camp de Facundo Medina et le final qui a vu les Marseillais partir à la dérive.

    La punition du Parc des Princes fait tomber l’OM du podium et libère la route du sacre pour leur adversaire du soir. Mais aussi pour Lens, qui reste dans la roue du PSG.

    PSG 5 (2)

    OM 0 (0)

    21e journée de Ligue 1

    Parc des Princes (43 000 spectateurs)

    Arbitre : W. Delajod.

    Buts : Dembélé (12, 37), Medina (64, csc), Kvaratskhelia, 66), Lee (74) pour le PSG.

    Avertissements : Vitinha (9), Zaïre-Emery (58) au PSG, Balerdi (90+2) à l’OM.

    PSG : Safonov – Zaïre-Emery (Hernandez, 75), Marquinhos ( c ), Pacho, Nuno Mendes – Mayulu (Dro, 75), Vitinha, Neves – Doué (Kvaratskhelia, 62), Dembélé (Ramos, 75), Barcola (Lee, 68).

    Entraîneur : L. Enrique

    OM : de Lange – Pavard(Abdelli, 62), Balerdi ( c ), Medina – Weah, Höjbjerg, Timber, Emerson – Greenwood (Nadir, 80), Gouiri, Nwaneri (Paixão, 46).

    Entraîneur : R. De Zerbi

    Un jaune foncé

    Le match a débuté depuis 9 minutes, Leo Balerdi se lance dans une chevauchée depuis le rond central, quand il se fait littéralement couper en deux par Vitinha. Un geste qui ne vaudra qu’un carton jaune au joueur du PSG aux yeux de Willy Delajod.

    Trois minutes plus tard, Ousmane Dembélé ouvrait le score.

  • PSG – OM, pour qui la belle ?

    PSG – OM, pour qui la belle ?

    C’est un OM presque invaincu face au PSG cette saison qui se prépare pour un nouveau duel.

    Le premier a vu les Marseillais faire chuter les champions d’Europe au Vélodrome, en début de saison (1-0). Le deuxième s’est soldé par un nul (2-2). Mais comme il s’agissait du Trophée des Champions, il a fallu un vainqueur. Et dans la nuit koweïtienne, le PSG s’est adjugé le titre après la séance des tirs au but.

    Dimanche, le Parc des Princes sera le théâtre de la belle entre les deux meilleurs ennemis de la Ligue 1. Avec un OM qui s’y rend sans pression et sans peur. Revigoré par sa qualification pour les quarts de finale de Coupe de France. Et qui sait qu’il n’a pas grand-chose à perdre.

    Côté Olympiens, Timothy Weah y voit plus qu’un Classique, surtout après la frustration du Koweït. « Le match perdu dans les dernières secondes, c’était dur à avaler… Mais nous sommes passés à autre chose. Ce prochain derby, c’est une opportunité, presque une revanche. Il faudra être prêts pour le défi, parce que ce sera un vrai match », a-t-il lancé en conférence de presse.

    Son entraîneur voit dans ce rendez-vous une occasion de redorer un blason marseillais terni par ce qu’il appelle « la honte de Bruges ». Si face au Paris FC, la semaine dernière, l’OM a semblé encore sous le coup de son élimination en Ligue des Champions, il y a eu la qualification aux dépens de Rennes, en Coupe de France mercredi, qui a réveillé les appétits.

    Une qualification vue comme une revanche sur ce que les Phocéens avaient vécu en Bretagne lors de la première journée. Et qui peut servir de tremplin pour un exploit au Parc des Princes. Toutefois, Roberto De Zerbi ne s’enflamme pas. Il sait ce dont est capable le collectif parisien, qui reste selon lui « l’équipe la plus forte d’Europe dont il est difficile de comprendre le jeu ». C’est pourquoi il estime « qu’il nous faudra défendre, bien sûr, mais aussi jouer, parce que nous aussi, nous avons des joueurs forts… Nous aussi, nous devons croire en nos qualités, mais toujours avec humilité ».

    Face à l’armada du PSG, qui sera emmenée par le Ballon d’or Ousmane Dembélé, l’entraîneur phocéen insiste sur le fait « qu’il n’y a pas de recette pour battre Paris, si ce n’est avoir de l’orgueil et de la fierté ». Et qu’il compte sur un homme : « J’ai besoin d’un Greenwood des deux derniers matches. Un Greenwood mondial. »

    « Ce prochain derby, c’est une opportunité, presque une revanche »

  • Un OM volontaire mais trop brouillon avant le Classico

    Un OM volontaire mais trop brouillon avant le Classico

    Ce n’était pas parfait, mais on s’en contentera pour cette fois. Les Olympiens, sous tension depuis quelques jours suite à leur élimination en Ligue des champions, puis à un match nul au scénario catastrophique sur la pelouse du Paris FC quelques jours après, ont fait taire leurs détracteurs, mardi soir au Vélodrome, en remportant leur 8e de finale de Coupe de France face au Stade Rennais (3-0). « Je suis content du match, de la victoire et de la réaction. Rennes est une équipe forte et n’a jamais tiré au but », se réjouit Roberto De Zerbi, déjà concentré sur la suite du calendrier.

    « Maintenant, on prépare le PSG, Strasbourg et Brest. On cherche un peu de continuité et régularité. L’équipe a été concentrée. En première période, on a eu du mal à presser, on n’a pas été fluides avec la balle. J’avais peur d’être un peu déséquilibré avec quatre attaquants, un latéral qui monte et finalement, on n’a pas concédé un tir. Mon équipe est étrange, j’ai du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur de plus, tu prends trois buts, avec quatre attaquants, tu ne concèdes pas un tir », résume le technicien italien, persuadé que la réunion avec les supporters, survenue à La Commanderie à la veille de la rencontre, a fait son effet.

    Longoria prend la plume

    « Les supporters nous ont dit des choses justes, hier [lundi] à la Commanderie. Au stade, ils ont été avec nous, au-delà des banderoles, légitimes et justes. C’est à nous de trouver de la régularité. Nos supporters sont plus intelligents et connaisseurs que ce qu’on pense. Ils disent presque toujours la vérité. Ils étaient déçus de Bruges (0-3, le 28 janvier, synonyme d’élimination en phase de ligue de Ligue des champions), ils ont raison, c’est un match à avoir honte. Quand une équipe te donne l’idée d’être très forte, il est normal qu’il y ait des attentes. Elles sont parfois respectées, parfois non », lance De Zerbi, qui devra patienter jusqu’à jeudi (19h50) pour connaître son futur adversaire au stade des quarts de finale.

    Contre les Bretons d’Habib Beye, les Marseillais n’ont pas perdu de temps avant de faire mouche. Amine Gouiri, idéalement placé dans la surface après un tacle autoritaire et audacieux de Timothy Weah, a ouvert le score dès la 2e minute. Décisif également sur l’action qui mène au but de Mason Greenwood au retour des vestiaires, l’ancien rennais n’a toutefois pas été épargné par les sifflets lors de son remplacement. La faute sûrement à une occasion en or manquée quelques secondes plus tôt. « Je pense que je les comprends, je dois la mettre au fond, et si je l’avais mis au fond, ils auraient crié mon nom. Je fais la part des choses, mais le plus important aujourd’hui, c’était la victoire », martèle l’international algérien, contraint de laisser sa place à Pierre-Emerick Aubameyang à la 78e minute. « Je pense que comme tout attaquant, et je sais très bien à mon âge, c’est dommage de rater une occasion comme ça. Et surtout, j’imagine le regret qu’il a de sortir juste après, forcément. J’aurais aimé qu’il ait plus de temps », confie l’avant-centre gabonais de 36 ans, auteur du troisième et dernier but olympien de la partie en fin de match.

    C’est dans ce contexte que Pablo Longoria a pris la plume, ce mercredi, pour s’adresser aux supporters : « Ces dernières semaines ont été lourdes. Vraiment lourdes. Pas seulement à cause des résultats, mais à cause de ce qu’ils ont provoqué en nous tous : frustration, colère, parfois même un sentiment de vide. À Marseille, quand on touche quelque chose du doigt et qu’on le laisse s’échapper, ça fait mal. Ici plus qu’ailleurs. Décevoir un peuple, ce n’est jamais facile à digérer. Je ne veux jamais fuir cette réalité. Je l’assume. » Le président de l’OM ajoute : « Le problème de l’OM n’est pas le talent. Il est là. Le défi, c’est la régularité. (…) Aujourd’hui, ce qui compte le plus, c’est l’unité. (…) On avance. Ensemble. »

    Beşiktaş serait intéressé pour enrôler Murillo

    Écarté du groupe professionnel et rétrogradé en équipe réserve depuis l’élimination en Coupe d’Europe suite à son manque d’envie sur le terrain, qui a d’ailleurs été pointé du doigt par Roberto De Zerbi lors de la conférence de presse d’avant-match vendredi, le défenseur latéral droit Amir Murillo pourrait faire rapidement ses valises. L’Olympique de Marseille cherche à s’en séparer, mais les options ne sont plus si nombreuses, en raison de la fermeture du marché en France, Italie, Espagne, Allemagne ou encore Portugal, survenue le 2 février à 20h. Quelques marchés restent ouverts, en Turquie, en Grèce, en Autriche, en Roumanie, en Israël ou encore aux Émirats arabes unis. Selon la presse turque, le Besiktas aurait entamé des discussions préliminaires avec l’Olympique de Marseille au sujet de l’international panaméen. Pour l’heure, aucune offre officielle n’a été transmise au club marseillais. Arrivé à l’OM en août 2023 en provenance d’Anderlecht, Amir Murillo a prolongé son contrat jusqu’en juin 2028. Capable d’évoluer dans différentes positions, comme il l’a notamment prouvé sous l’ère Gattuso et De Zerbi, le défenseur de 29 ans a toujours du talent à revendre.

  • Cruel scénario pour l’OM

    Cruel scénario pour l’OM

    Du spectacle, des buts et du suspense. Les ingrédients d’un grand match étaient réunis pour faire de ce classique délocalisé au Koweït un conte des Mille et une nuits.

    On le sait, il y a toujours une certaine cruauté dans ces belles histoires. Le scénario du duel n’a pas dérogé. Avec un OM obligé de courir après le score, après le but rapidement marqué par Ousmane Dembélé. Avec un PSG qui, pendant plus d’une heure, a donné le sentiment d’être comme un chat s’amusant avec sa proie. Donnant l’espoir aux Olympiens qu’ils pourraient renverser la situation. Lucas Chevalier prenait un malin plaisir à gagner ses duels. Alors que sur les contres, le champion d’Europe rappelait à tout moment qu’il pouvait faire la différence.

    Sauf que côté marseillais, Gerónimo Rulli était redevenu le gardien intraitable. Lui aussi a gagné des duels importants. Permettant ainsi aux Phocéens de rester dans le match. Et garder une carte majeure dans leur jeu. À savoir Pierre-Emerick Aubameyang. Après qu’Amine Gouiri lui ait préparé le terrain, le Gabonais a pu faire son show.

    En étant à l’origine de l’action amenant le penalty de l’égalisation, transformé par Mason Greenwood. Puis en poussant Pacho à marquer contre son camp. À trois minutes du coup de sifflet final, la messe semblait dite en faveur d’un OM qui pensait tenir son premier trophée de l’ère Roberto De Zerbi. Quatorze ans après la dernière coupe de la Ligue gagnée au Stade de France.

    Mais, comme tout bon conte, il y a toujours un rebondissement qui vient tout remettre en cause. Au bout du temps additionnel, c’est un autre entrant, Gonçalo Ramos, qui arrachait l’égalisation parisienne. Et avec elle une séance de tirs au but décisive. En 2010, à Radès, elle avait tourné en faveur des Olympiens. Dans la nuit koweïtienne, les djinns locaux en ont décidé autrement. Gerónimo Rulli flanchait au mauvais moment. Et avec lui Matt O’Riley et Hamed Traoré. Alors que les Parisiens faisaient un sans-faute. S’offrant le trophée, au bout du suspense.

    RESULTATS

    PSG 2 (1)

    OM 2 (1)

    Trophée des champions

    Stade Jaber al-Ahmad (52 251 spectateurs)

    Arbitre : T. Léonard.

    Buts : Dembélé (14e), Ramos (90e+5) pour le PSG, Greenwood (77e sp), Pacho (88e csc) pour l’OM.

    Le PSG vainqueur 4 – 1 aux tirs au but.

    Avertissements : Zaïre-Emery (63e) au PSG, Weah (48e), Höjbjerg (53e), Medina (85e), Aubameyang (89e) à l’OM.

    PSG : Chevalier – Zaïre-Emery (Mayulu, 89), Marquinhos ( c ), Pacho, Mendes – Ruiz (Ramos, 89), Vitinha, Neves – Kvaratshkhelia (Barcola, 72), Dembélé, Doué.

    Entraîneur : L. Enrique.

    OM : Rulli – Pavard, Balerdi (c), Medina, Emerson – Weah (Murillo, 77e), Höjbjerg, Kondogbia – Greenwood (O’Riley, 90e+2), Gouiri (Aubameyang (67e), Paixão (Traoré, 67e).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    Le fait de match

    Ils n’étaient pas aussi nombreux qu’au Vélodrome ou dans certains déplacements, mais ils ont eu le mérite d’être présents.

    Entre les expatriés vivant au Koweït, quelques locaux ayant attrapé le virus, et une belle délégation de l’OM Nation venue de Dubaï, près de trois cents supporters olympiens avaient transformé leur quart de virage du stade Jaber al-Ahmad en une annexe miniature du boulevard Michelet. Faisant entendre leurs voix et leurs chants dans la tiédeur de la nuit koweïtienne.

    Une douche écossaise qui fait mal aux Phocéens

    L’éloignement, le nombre limité de supporters des deux équipes, malgré un stade bien garni, et le calendrier de l’OM et du PSG auraient pu avoir raison du Trophée des champions.

    Mais, au regard des onze de départ concoctés par Roberto De Zerbi et Luis Enrique, on pouvait voir que chacun avait à cœur d’aller cueillir un titre. Le premier pour l’Olympien, le sixième en un an pour le Parisien. Et dès le coup d’envoi, les intentions de jeu étaient au rendez-vous. Avec, en première période, une accumulation de corners en faveur de l’OM.

    Malheureusement, malgré une tête bien placée de Leo Balerdi, puis un duel, perdu, par Amine Gouiri face à Lucas Chevalier, c’était bien le PSG qui faisait la bascule à la pause, avec un avantage d’un but au tableau d’affichage.

    Malgré son handicap, l’OM n’a pas baissé les bras. Bien au contraire, il y a eu un surcroît d’adrénaline positive après la pause. Et l’entrée en jeu de Pierre-Emerick Aubameyang a fait rêver jusqu’à la cinquième minute du temps additionnel. Jusqu’à une séance de tirs au but qui a assommé les Olympiens qui ont tutoyé les étoiles.

  • [Carte postale] L’OM dans la cité minérale au Koweit

    [Carte postale] L’OM dans la cité minérale au Koweit

    Pour ceux qui ont vécu la coupe du Monde en Espagne, en 1982, le Koweit, c’est l’image d’un cheikh descendant sur la pelouse du stade de Valladolid, à l’occasion d’un France-Koweit, pour faire annuler un but d’Alain Giresse, sous les regards médusés des autres acteurs qui ont vécu la scène.

    Ceux qui ont connu le début des années 1990 se souviennent d’un Koweit sous les bombes, annexé par son voisin irakien. Avec à la clef une guerre dans le Golfe persique qui donnera le coup d’envoi d’un nouveau point de déséquilibre géopolitique dans un Proche-Orient déjà mal en point.

    Mais ce jeudi, le Koweit va être le cadre d’un improbable PSG-OM, délocalisé au nom des intérêts financiers du football, dans une capitale qui a su se reconstruire aux forceps. Koweit city, seule véritable ville du pays, est un concentré de minéralité. Il y les bâtiments, aux couleurs du sable qui l’entoure en plusieurs points. Un sable qui donne même sa couleur au café local, servi très serré et sans sucre. Dont l’amertume et la nuance sont dues à ce que des cerises de café non torréfiées sont mixées avec les classiques. Un café qui est offert en bienvenue et que l’on accompagne d’une date bien mûre. En guise de sucre.

    Le minéral est surtout sous les pieds des Kowetis. Avec un pétrole et ses dérivés qui représentent près de 98% des ressources du pays. Quant à la mer, elle apporte une touche de bleu et un soupçon de fraîcheur toujours bienvenus dans cette immensité désertique.