Tag: Programme

  • Martine Vassal présente sa vision pour Marseille

    Martine Vassal présente sa vision pour Marseille

    À cinq semaines du premier tour des municipales, Martine Vassal veut enfin entrer dans le vif du sujet et parler programme. Entre une « municipalité dans le déni », le « Marseille bashing » et un Rassemblement national qui « surfe sur la colère et la peur » sans stratégie autre que « d’avoir des postes », la candidate de la droite, un arc allant de « l’écologie raisonnée à la droite affirmée », a donc esquissé sa « vision stratégique » et ses « orientations programmatiques ».

    « Je ne ferai qu’un mandat »

    Rien de vraiment chiffré à ce stade, mais la promesse d’un choix fait aux Marseillais entre « la catastrophe et la tragédie ». Pour cette conférence de presse au CNTL, les mots sont pesés. Se présentant comme une femme « d’expérience » et de « résultat », Martine Vassal s’engage à ne faire « qu’un mandat ». « Je veux faire de la transmission », explique-t-elle, revendiquant une culture issue du monde de l’entreprise et annonçant « une équipe d’entrée opérationnelle ».

    à ces côtés, Christophe Madrolle, élu de la majorité de Renaud Muselier à la Région, Jordan Mangani, le président du syndicat des infirmiers libéraux du département présent sur sa liste en 2020, Stéphane Pichon, le président de l’Ordre régional des pharmaciens, Christine La Rocca, la présidente du CIQ Bonneveine- Vieille Chapelle, et Laurence Mercadal, présidente du conseil des gouverneurs du Lions club.

    Robert Ciampi, le proviseur de la cité scolaire Marseilleveyre, « référent éducation » chez Horizons est là aussi. Candidat gilliste dans les 11-12 en 2020, c’est lui qui a réalisé la synthèse de ce programme « élaboré depuis de longs mois » à partir de propositions recueillies à tout va.

    Les trois premières concernent la sécurité. Plusieurs étaient connues (vidéosurveillance IA, hôtel des polices, brigade anti stup, groupement d’intérêt public Argos) d’autres ont surgi comme les bornes d’urgence sur la voie publique ou la ligne téléphonique 1313, baptisée « SOS Marseille ».

    Sur la propreté, après avoir réduit les tournées d’enlèvement des ordures, elle propose « une ville propre 24h sur 24 et sept jours sur sept », en s’appuyant sur le retour des cantonniers de proximité, une « voirie réactive » (cantonnement et petits travaux) de retour en compétence municipale, une politique anti tags « très poussées » et un travail « main dans la main » avec les mairies de secteur.

    Soixante écoles par an et baisse de la taxe foncière

    En matière de logement, un soutien massif au bail réel et solidaire et à la primo accession est annoncé. Côté transport, elle entend relier tous les quartiers avec du tramway et du BHNS (Bus à haut niveau de service) et remettre à plat le réseau de bus dont la refonte annoncée par la Métropole est pourtant restée sans suite.

    Rayon écoles, sur le modèle du plan Charlemagne pour les collèges, Martine Vassal propose un « Plan Condorcet » des écoles primaires. Inquiète des financements de la Société publique des écoles de Marseille, elle fera réaliser « un audit général » et promet « la construction et la rénovation de 60 écoles par an ». Exit aussi la DSP de la Sodexo sur les cantines, la restauration reviendra en régie.

    Pour relancer la confiance en matière économique, elle promet une baisse de la taxe foncière, un plan Canebière et un centre d’affaires « digne de ce nom » avec une école de cuisine au Centre bourse. En matière culturelle et sportive, elle propose de lancer une académie du sport féminin et affirme l’ambition d’accueillir l’exposition universelle de 2035.

    Côté mer, elle rappelle son intention de réaménager les plages pour qu’elles « donnent envie de rester à Marseille plutôt que de partir à Sanary ou Bandol » et évoque la transfiguration du parc Borély en un « parc du XXIIe siècle ».

  • [Entretien] Manuel Bompard : « Au second tour, face à l’extrême droite, on se rassemble »

    [Entretien] Manuel Bompard : « Au second tour, face à l’extrême droite, on se rassemble »

    La Marseillaise : On vous voit régulièrement dans le Var, vous serez aussi à Toulon le 21 février pour le meeting d’Isaline Cornil. C’est un enjeu particulier pour LFI ?

    Manuel Bompard : C’est un département au contexte difficile car la quasi-intégralité des députés sont d’extrême droite. Il y a une volonté d’y mener un travail de résistance aux idées du RN. Je suis également le référent du Var pour LFI, je viens donc régulièrement apporter mon soutien aux militants engagés dans les mobilisations et les campagnes électorales.

    À La Seyne, à Toulon, comme dans de nombreuses villes, LFI présente sa propre liste. Pourquoi ce changement de stratégie, après avoir favorisé l’union de la gauche avec le NFP et la Nupes ?

    M.B. : Il y a un certain nombre de listes au niveau national dans lesquelles on est engagé et qui sont soutenues par d’autres formations. On a cherché à partir de notre programme, et on a proposé à celles et ceux qui voulaient construire ces listes avec nous de le faire. Ça a été possible dans certains cas, dans d’autres non. Notre conviction, c’est que les listes de gauche ne pourront gagner des villes que si elles s’engagent sur des mesures claires : des services publics qui ne sont pas délégués au privé, l’accès à certains biens communs fondamentaux comme la gratuité de la cantine scolaire, l’expérimentation du référendum d’initiative citoyenne, la lutte contre le logement indigne… On a d’abord l’objectif de répondre aux aspirations des habitants, et on essaie ensuite de rassembler autour de ces propositions.

    Si LFI se retrouve au second tour derrière une liste de gauche, notamment dans des villes sous la menace de l’extrême droite, peut-on s’attendre à un retrait ?

    M.B. : Pas le retrait, le rassemblement. C’est vieux comme la gauche que plusieurs listes se présentent au premier tour, puis qu’elles se rassemblent. Et souvent, elles fusionnent, pour que les différentes sensibilités puissent être représentées au conseil municipal. On est très clair : partout où on sera en tête à gauche, on proposera le rassemblement. Si les candidats en tête font la même démarche, on y travaillera. Est-ce possible ? Je pense que tout le monde devra prendre ses responsabilités. Il peut y avoir des désaccords, des débats extrêmement profonds, mais il y a ensuite un devoir de responsabilité. Et ceux qui utilisent des prétextes pour justifier la division, favorisant la victoire de la droite ou de l’extrême droite, prendraient une très lourde responsabilité. Mon discours est très clair, que chacun en fasse de même. C’est la moindre des choses quand on se revendique de gauche : au second tour, face à l’extrême droite, on se rassemble.

  • Robin Prétot présente des propositions chiffrées à Istres

    Robin Prétot présente des propositions chiffrées à Istres

    Loin du catalogue, Robin Prétot (LR) a présenté un projet chiffré, « gage de responsabilité dans l’utilisation des deniers publics », pour que « les gens fassent leur choix dans les propositions » à ses sympathisants venus remplir l’Espace 233 samedi matin.

    Entre le maire sortant François Bernardini (DVG) et son principal opposant, la vision d’Istres diffère particulièrement sur un point : l’urbanisation. Pour Robin Prétot, la commune « étouffe sous le béton ». Il explique : « Je ne nie pas le besoin de logements, mais je pense qu’il y a un équilibre à trouver. Quid des routes, des services publics, des écoles, des médecins… ? »

    Le secteur du Boisgelin cristallise ce désaccord. Le conseiller municipal d’opposition souhaite construire un grand parc pour un coût estimé de 28 millions d’euros tandis que François Bernardini y a engagé la reconstruction de la maison de retraite Les Cardalines. Robin Prétot veut aussi rouvrir le Pavillon de Grignan au public.

    Côté centre-ville, le candidat envisage un plan d’investissement de 30 millions d’euros sur 10 ans, dont 12 millions seront alloués au rachat, à la préemption et à la rénovation de logements et de fonds de commerces. Parmi ses propositions : la création d’une zone franche pour attirer les acteurs économiques et les médecins qui n’y payeraient donc pas de charge, « même si c’est quelque chose qui pourrait être dégressif », nuance-t-il, ou la gratuité des parkings pendant 3h.

    L’entièreté du programme est à retrouver en ligne.

  • LFI présente ses têtes de liste dans les quartiers Nord

    LFI présente ses têtes de liste dans les quartiers Nord

    Le principal problème dans les quartiers Nord ce sont les logements », affirme Rabya Boinaheri, tête de liste pour les 15e et 16e arrondissements. Ce samedi, Sébastien Delogu, accompagné d’autres candidats insoumis de France, présentait les deux têtes de liste des 13-14, Mohamed Bensaada, et des 15-16 à Marseille devant environ 400 personnes. Les candidats ont rappelé leur programme et dénoncé, selon eux, « le système corrompu et clientéliste » de la ville.« Le logement est la priorité, lance Sébastien Delogu. Dès le 23 mars, nous mettrons en place un plan contre le sans-abrisme, une brigade contre les marchands de sommeil et la réquisition des logements vides. La ville manque de logements, donc nous construirons 30 000 logements très sociaux. »

    Un tramway de l’Hôpital Nord à la Valentine

    La question des transports a également été soulevée par Mohamed Bensaada, tête de liste pour les 13-14, en proposant le projet du tramway des collines, pour relier l’hôpital Nord à la Valentine. « Et des transports gratuits pour les moins de 26 ans », ajoute le chef de file des 13 14.

    L’enjeu de la tranquilité publique a été évoqué avec notamment le développement de la police de proximité. « Elle devra être un service public, c’est-à-dire un outil à la vie en collectivité des habitants et non un moyen de répression. […] On ne réglera pas la question du crime organisé par des effectifs supplémentaires ou des caméras. À la France insoumise on a un plan national qui prend en compte l’aspect sanitaire, sécuritaire et remonter les flux financiers et mettre fin au trafic d’armes », martèle Mohammed Bensaada. Un meeting marqué par la volonté d’être en « rupture

  • Le nouveau préfet veut optimiser la lutte contre l’habitat indigne

    Le nouveau préfet veut optimiser la lutte contre l’habitat indigne

    Le préfet de région Jacques Witkowski a indiqué mercredi lors d’un point presse vouloir relancer la lutte contre l’habitat indigne. « C’est une volonté collective, un engagement et une vraie préoccupation presque philosophique de ma part », a signifié le préfet fort d’une culture opérationnelle sur le sujet.

    Le diagnostic est sombre. « On voit bien quand on traverse la ville que nombre d’habitats ne sont plus aux normes du temps et dans ce lot, certains sont incompatibles avec de l’habitat digne. La catastrophe de la rue d’Aubagne a été l’exégèse et un détonateur pour tous. On a un taux d’indignité de logements considérable », observe le préfet pour qui « la réalité dépasse de beaucoup les 60 000 logements indignes identifiés dans les Bouches-du-Rhône ».

    D’où la « volonté politique interne » affichée d’avancer et de « travailler en synergie ». Si un regain notable est observé sur les arrêtés préfectoraux de traitement de l’insalubrité (70 nouveaux arrêtés lançant la procédure publiés en 2025 dont 39 à Marseille), le constat d’une dispersion des compétences entre les différents services (ARS, DDTM, etc.) pèse, « là où il faudrait au contraire les regrouper avec tous les moyens budgétaires comme je l’ai fait en Seine-Saint Denis », a lancé le préfet. À peine débarqué, il a créé à titre expérimental une « mission interservices de lutte contre l’habitat indigne » confiée à une commissaire divisionnaire.

    Le préfet veut mobiliser des services opérationnels comme les pompiers, les policiers, les gendarmes, les agents EDF-GRDF, les opérateurs de fibre pour remonter des alertes. « J’ai souhaité qu’on s’intéresse aux agences de location qui louent sciemment des locaux inhabitables en l‘état », dévoile le préfet qui « sans vouloir jeter l’anathème sur une profession » annonce une campagne de « contrôles au titre de la répression des fraudes car les agences sont responsables de ce qu’elles proposent à la location ».

    « Pas de cadeau, pas de quartier ! »

    Les services fiscaux sont mis dans la boucle. « Un propriétaire déviant, on va lui faire la totalité des urines comme on disait au XVIe siècle. Pas de cadeau, pas de quartier comme on disait au temps des corsaires. Le fisc doit s’intéresser à ces gens mais aussi la justice, la répression des fraudes, la préfecture bien sûr, les communes, les bailleurs sociaux », poursuit le représentant de l’État qui sait que « les outils ne sont pas encore totalement parfaits ». Le relogement des victimes d’habitat indigne reste problématique en cas de carence des propriétaires, les occupants n’étant pas prioritaires dans les dispositifs. « C’est un sujet ancien. On s’organise pour avancer collectivement. »

    À propos de la mise aux enchères par les Domaines sur la plateforme Agorastore d’une cave proposée à l’habitation (la Marseillaise du 29 janvier). « C’est complètement dingue, je ne peux pas le dire autrement, réagit le préfet. On ne cautionne absolument pas ce genre de choses. Ce n’est pas possible qu’en voulant bien faire, on se prenne les pieds dans le tapis. »

    S’agissant des projets de rénovation urbaine, le préfet sait combien ils suscitent « beaucoup d’attente assez frustrante », mais que « là les grues arrivent. 2026 sera une année importante ». Les Bouches-du-Rhône comptent 19 projets Anru dont 10 à Marseille pour un montant global de 850 millions d’euros. À ce jour, on est à 82% des engagements de crédit avec fin juin 2026 comme date butoir. « Les projets sont à peu près stabilisés. La métropole et les villes sont en train de caler les cahiers des charges et les calendriers pour le choix des maîtres d’œuvre », signale la préfète déléguée à l’égalité des chances, Isabelle Épaillard. « Nous allons passer au premier trimestre à la démolition de la tour B de Campagne Lévèque. » Suivront la Bricarde et la Castellane. Pour anticiper des difficultés liées aux points de deal et aux vols sur les chantiers, un travail est en cours pour doper les marchés publics de clauses d’insertion sociale.

  • À Miramas, une liste citoyenne est soutenue par LFI et les Écologistes

    À Miramas, une liste citoyenne est soutenue par LFI et les Écologistes

    Une quatrième liste se lance dans la bataille des municipales à Miramas. « Ça parait un peu en retard, mais ça fait un an qu’on y travaille », assure Errol Ferrer, qui vient d’être désigné chef de file de la liste « Ensemble pour demain ». « Elle n’est pas issue d’un parti, mais d’un collectif citoyen d’une centaine de personnes qui a planché sur des axes programmatiques », explique le conseiller municipal d’opposition qui s’était présenté en 2020 sous la liste citoyenne « Miramas avec vous », récoltant 11,33% des suffrages.

    Parmi les priorités, la démocratie participative figure en bonne place. Le candidat souhaite notamment une refonte totale des conseils de quartiers en mettant en place « des représentants élus par les habitants avec un vrai pouvoir de décision et d’action et un vrai budget participatif ». Côté qualité de vie, la liste propose un moratoire sur l’artificialisation des sols, l’élaboration d’un plan de dynamisation et une ré-organisation du centre-ville pour profiter de la rénovation de la gare SNCF, qui a l’objectif d’accueillir 1,5 million de voyageurs d’ici 2030 contre 800 000 actuellement. Le programme sera présenté dans son entier lors d’une réunion publique le 20 février à la salle Colomb, en présence du député Manuel Bompard et de Caroline Ville, la France insoumise et les Écologistes ayant annoncé soutenir la liste citoyenne. « Le PS et le PCF [qui soutiennent le maire sortant DVG Frédéric Vigouroux, Ndlr] ne nous ont pas répondu », regrette Errol Ferrer.

  • [Entretien] Paul Sabatino : « Un rajeunissement et de la continuité pour une ère nouvelle »

    [Entretien] Paul Sabatino : « Un rajeunissement et de la continuité pour une ère nouvelle »

    La Marseillaise : Quelles sont les grandes lignes de la liste que vous présentez vendredi ?

    Paul Sabatino : Notre liste de 29 candidats s’appelle « Continuons ! ». C’est une liste à parité hommes – femmes évidemment, avec 14 nouveaux candidats et 15 sortants. Ce renouvellement se fait avec des hommes et des femmes dont la moyenne d’âge va abaisser celle de l’équipe municipale actuelle qui était autour de 70 ans. Ce rajeunissement devrait nous apporter la continuité parce qu’on a une majorité d’anciens, et nous permettre aussi d’entrer dans une ère nouvelle, avec quand même plus de diversité. Car si cette liste est majoritairement PCF, c’est une « liste de rassemblement de la gauche, des citoyens et des citoyennes », et parmi les nouveaux, beaucoup ne sont pas encartées politiquement. Certains ont demandé à être candidats. Et d’autres, nous sommes allés les chercher.

    Quels profils vous recherchiez ?

    P.S. : On a tenu à avoir, par exemple, un candidat dans chaque calanque. Ils sont nouveaux et ont pour objectif de garder leur côté populaire, faire qu’elles ne deviennent pas des lieux privilégiés réservés même si elles le sont parce que le risque feu fait qu’on ne peut pas y accéder en voiture, mais il faut qu’on puisse continuer à y vivre à l’année avec une épicerie, un bar, des restaurants, un comité des fêtes. On a pris aussi des gens du monde du travail, des chefs d’entreprise ou des syndicalistes, comme Noël Kouici, secrétaire général CGT de la réparation navale à Marseille. Cette ville a une histoire avec le monde du travail prolétaire, celui qui produit de la valeur. Et puis on a aussi des femmes avec des profils différents, des fonctionnaires d’état, des infirmières, il y a aussi un candidat en fauteuil roulant à qui j’ai proposé de nous rejoindre, ou des gens originaires du Rove depuis des générations mais inscrits dans un monde moderne. On est dans une histoire, on continue ce qu’a fait Georges Rosso pendant des années mais on voudrait le faire à 29.

    Vous êtes élus depuis plusieurs mandats, c’est la première fois que vous composez une liste ?

    P.S. : En tant que responsable du groupe, j’étais le seul à proposer et j’ai toujours participé. Mais quand je donnais deux noms, c’était le maximum. On a travaillé plus collectivement avec des gens dont on n’est pas sûr qu’ils partagent toutes nos idées politiques. Le seul interdit c’était le racisme, tout le reste peut être débattu. Si quand un auto-entrepreneur dans l’événementiel parle, il tient des propos d’empathie envers le plus grand nombre, le sport, la culture, le social, ça me va.

    Qui est en dernière position ?

    P.S. : Une jeune maman du Rove dont le petit va à l’école communale et que je ne connaissais pas forcément. Je l’ai croisée, et elle m’a dit : « Je voudrais que mon petit continue à grandir ici parce que je suis sûr qu’il va bien grandir, et si vous voulez, je voudrais m’engager avec vous. » Je lui ai dit qu’il n’y avait plus qu’une place, la dernière, et que s’il y avait deux listes, elle ne serait sans doute pas élue. Elle m’a dit, ça ne fait rien… Depuis on dirait qu’elle a toujours été avec nous. Il y a eu un pari sur le renouvellement, ce qu’on ne faisait pas avant. On avait des craintes, on aurait enquêté sur trois générations… Ça m’intéresse moins parce que de toute manière notre société a évolué, et peut-être vaut-il mieux être dans la diversité que la mono pensée.

    Un mot sur votre programme ?

    P.S. : On a fait plusieurs séances collectives de travail les samedis. Tout le monde est bienveillant, il faudra trouver un équilibre parce qu’on ne peut pas tout vouloir comme si on était une ville de 50 000 habitants en étant un petit village où tout le monde se connaît, se tape sur l’épaule et s’appelle par son prénom. Avec « Continuons ! », l’enjeu est de répondre aux questions qui se posent. Côté bâtiment on a ce qu’il faut avec un stade homologué FFF, un gymnase, un futur dojo de 400 places… On doit travailler le service public, ce lien qui lève l’isolement et répond aux besoins. Et il faut du service public pour tout le monde, avec du périscolaire le matin et le soir, le centre aéré le mercredi, du portage de repas, plus d’animation pour les seniors peut-être, un lieu de rencontre pour les jeunes, du logement social autant qu’on puisse, il faut travailler encore la culture, le sport, l’environnement dans le continuum de ce qui a été fait jusqu’ici.

  • Erwan Davoux promet de « changer le système » à Marseille

    Erwan Davoux promet de « changer le système » à Marseille

    Sur la table devant l’ancien cadre viré du conseil départemental, un classeur rempli de promesses électorales. Ce mercredi matin, Erwan Davoux, candidat à la tête d’une liste « sans étiquette, citoyenne », avait convié la presse pour présenter son programme pour les municipales à Marseille. « Nous avons connu le système de l’intérieur, nous pouvons encore plus constater que plus rien ne va et changer les choses », assure-t-il. À côté, l’ex-présidente (SE) de 13 Habitat Nora Preziosi opine : « Il faut écraser ce système et arrêter ce copinage. »

    Premier de leurs chantiers, la réforme de la gouvernance métropolitaine. « Il faut soit que le maire de Marseille devienne président de la Métropole, soit que la mairie rapatrie ses compétences, soit que la Métropole soit découpée entre un Grand Marseille et une métropole aixoise », propose Erwan Davoux, déplorant que « la Métropole joue contre la Ville ». La sécurité fait aussi partie des priorités de l’ancien cadre du ministère de l’Intérieur qui veut 240 policiers municipaux supplémentaires, des caméras de vidéosurveillance algorithmique, plus de moyens pour la prévention. « Le Département a coupé les subventions aux associations qui agissaient sur le terrain ! », déplore celui qui est en conflit ouvert avec sa présidente (DVD) Martine Vassal. Son ombre revient régulièrement sur ce programme. L’endettement de la Ville ? « C’est la Métropole qui a l’essentiel des pouvoirs et le Département qui sert de tiroir-caisse », argumente le candidat, rappelant que Marseille profite à peine de ses subventions. Il veut aussi « décommunautariser les politiques », dénonçant un « clientélisme » du Département, proposer la gratuité totale des transports, consulter sur le tramway des Catalans… L’ombre de Martine Vassal pèse même sur la constitution de ses équipes : « Des gens ne peuvent pas venir sur nos listes parce qu’on leur couperait leurs subventions. J’accuse la présidente d’exercer des pressions », lance-t-il solennellement. Promettant cependant qu’ils voteront pour lui et qu’il dépassera les 10%.

  • Benoît Payan veut prendre en main la propreté

    Benoît Payan veut prendre en main la propreté

    Marseille est « pourrie » et c’est la faute de la Métropole, entendre sa présidente et candidate de la droite et du centre à la Ville, Martine Vassal, a martelé Benoît Payan, maire DVG sortant et candidat du Printemps marseillais. La propreté, « c’est une question sur laquelle nous sommes interpellés tous les jours, il y a une confusion très grande sur les compétences et les Marseillais attendent des résultats » dans une ville « abandonnée sciemment, consciencieusement » pose-t-il. C’est bien pour lui « la Métropole qui a fait le choix de ne pas recruter, de bouleverser les tournées, de ne pas implanter les poubelles et centres de tri » en nombre suffisant. Alors que les Marseillais paient une taxe d’enlèvement des ordures ménagères, « la plus importante de la métropole et de France » assène Benoît Payan.

    Son idée : reprendre la main, tout en laissant les compétences à la Métropole, le nouveau mode de scrutin lui permettant de peser dans l’hémicycle du Pharo s’il venait à remporter les municipales. Une méthode différente de celle tentée en 2022, dans le cadre de la loi dite 3DS qui permettait le transfert de compétences de proximité de la métropole vers les communes. « J’avais poussé une gueulante et proposé de nous mettre autour d’une table pour récupérer la compétence » raconte-t-il, mais « patatras plus rien n’était possible, la Ville se serait retrouvée dans une situation où elle n’aurait eu que les difficultés, sans les moyens nécessaires pour appliquer sa politique », résume Benoît Payan. Quand Martine Vassal lors de ses vœux fin janvier évoquait, elle, un travail de trois mois « pour trouver un terrain d’entente » avorté, le maire de Marseille estimant que c’était « trop compliqué ».

    La donne a changé : « Pour la première fois, si nous gagnons la ville, nous avons la possibilité de prendre en main la propreté » estime le candidat du Printemps marseillais qui se donne trois ans pour « mettre les choses au carré », les maires de secteur reprenant la gouvernance pour le reste du mandat.

    Deux fois plus de poubelles

    Concrètement, sur la collecte, ce temps lui permettrait de faire un point sur les actions du public et du privé qui se sont vus répartir les différents secteurs de la ville et notamment sur les « avenants aux contrats à plusieurs millions d’euros », sans pour autant un retour total en régie. Sur le nettoyage des rues, il veut revoir le nombre de cantonniers, en le multipliant par deux, même s’il en convient, il ne le connaît pas, faute de réponse là encore, de la métropole. Il se fait plus précis sur les poubelles, qu’il veut passer de 7 000 à 15 000.

    Benoît Payan souhaite aussi sensibiliser les Marseillais avec de la pédagogie et également de la répression par le biais d’une police de la propreté qui dépendrait directement de la police municipale. Il s’agit aussi de mieux trier. « Réduire le contenu de la poubelle noire » rappelle Sophie Camard, maire GRS des 1-7 et tête de liste du Printemps dans son secteur, expliquant qu’en centre-ville, ce qui fait déborder les bacs, « c’est le mélange des déchets des particuliers et des professionnels ». Pour Anthony Krehmeier (PS), maire des 2-3 et lui aussi tête de liste de son secteur, « il n’y a pas de fatalité ». Considérant que « ramasser des poubelles n’est pas en soi insurmontable », il entend associer « commerçants, habitants et agents ».

    Au sein de l’équipe de Martine Vassal, la réaction n’a pas tardé. « La panique fait sacrément mentir le trouillard » a lancé son porte-parole, Romain Simmarrano, sur les réseaux sociaux, estimant que le maire allumait « un contrefeu de plus pour tenter de faire oublier l’enquête qui le concerne ».

  • À Fos, Rémi Esnault présentera sa liste mardi

    À Fos, Rémi Esnault présentera sa liste mardi

    Sur l’avenue Jean-Jaurès, la permanence de campagne de Rémi Esnault est inratable. Un grand panneau bleu sur pilotis indique où se garer pour rencontrer le successeur désigné de René Raimondi (DVG) ou son équipe de militants, présents 7 jours/7, de 10h à 19h. « Ce n’est pas le local le plus confortable, mais il est bien situé », glisse le candidat, qui présentera sa liste et son programme mardi 10 février à 18h au théâtre Jean-Hetsch.

    Une adresse qui est loin d’être le seul atout de Rémi Esnault, selon l’adjointe au maire déléguée au tourisme, aux festivités et aux animations Anne-Caroline Walter-Cipreo. « Sa qualité, c’est d’être avenant, à l’écoute et rassembleur », affirme l’élue, qui pointe « un élan extrêmement fort et positif dans la
    population
     ».

    Quant aux critiques concernant ses racines, Anne-Caroline Walter-Cipreo balaie : « Ça fait plus de dix ans qu’il travaille aux côtés des maires de la commune, il connaît le terrain et les dossiers par cœur, il est plus fosséen que certains Fosséens. »

    Objectif premier tour

    À quelques jours du dévoilement de sa liste, le candidat, soutenu par Place publique et le PCF, assure qu’il sera bien entouré en cas d’élection. « Chaque poste a été étudié, ciselé pour chaque personne afin d’être qualitatif », précise-t-il. Y compris pour René Raimondi, qui, après avoir hésité à prendre sa retraite à 66 ans, a finalement décidé de « poursuivre son œuvre » avec une délégation « ciblée, dans laquelle il est
    expert
     ». L’industrie ?

    « L’expérience et le réseau de René Raimondi avec la fraîcheur de Rémi Esnault, ça va faire des merveilles », se réjouit Anne-Caroline Walter-Cipreo.

    Quant à son programme, le candidat ne veut pas trop en révéler mais annonce tout de même quelques mesures rapides à mettre en place : « Je veux instaurer la cantine à 50 centimes pour tous les enfants. On a fait nos calculs, c’est un vrai engagement. Il faudra forcément reconfigurer nos réfectoires pour plus de rationnaires. Je souhaite aussi passer au self pour les CM1 et les CM2, avec un plateau connecté pour avoir une traçabilité de leur repas et des données qui seraient stockées sur une application participative accessible aux parents. »

    Côté transports, Rémi Esnault envisage également doubler le pont de la plage avec une entité « dédiée aux mobilités douces ».

    Avec toutes ces cartes en main, le successeur du maire sortant vise une élection dès le 1er tour. « C’est une grande tradition fosséenne », rappelle-t-il. En 2008, René Raimondi avait été élu avec 60,55% des voix, en 2014 avec 65,73% des voix. En 2020, Jean Hetsch avait récolté 58,49% des suffrages. Rémi Esnault parviendra-t-il à poursuivre la série ?