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  • Sabrina Bourgeois, « confiante » dans le choix des Mimétains

    Sabrina Bourgeois, « confiante » dans le choix des Mimétains

    Dans le plus « haut village » des Bouches-du-Rhône, la campagne s’accélère aussi. Dans cette commune d’un peu plus de 4 000 habitants, seule une liste s’est lancée face à Georges Cristiani, maire sortant. Celle d’un Collectif Citoyen (SE), porté par Sabrina Bourgeois, souhaitant proposer une « gestion humaine, dynamique et protectrice » de la commune. Pour rappel, cette enseignante sportive, se lance dans une première campagne électorale, bien qu’engagée dans de milieu associatif de la commune. « Il y a des politiques qu’on peut faire dans des partis politiques mais je m’identifie dans une politique de mon village, une politique de terrain, de par mon engagement dans la vie de la commune. J’avais le sentiment de ressentir son potentiel. Je me sentais beaucoup plus engagée qu’une personne qui peut se dire engagée dans un parti politique (…) Et l’évolution de cette campagne me fait grandir », précise Sabrina Bourgeois. La liste pour le Collectif est déposée, les noms, dévoilés.

    Une liste « jeune »

    Parmi les premiers noms derrière la tête de liste se trouvent Nicolas Lorenzi, enseignant, Muriel Martin-Pettavino, agent territorial, Frédéric De Rosa, enseignant lui aussi, Christelle Veratti, comptable. Sur la vingtaine de colistiers présentés figurent aussi un pompier, une retraitée, un cadre, une infirmière… « Ce sont des jeunes, avec une moyenne d’âge à moins de cinquante ans. On est une nouvelle équipe, qui propose un nouveau projet pour que Mimet ne s’éteigne plus : avec l’équipe municipale sortante
    – qui n’a pas de programme, que des promesses – ça n’avancera pas. Alors qu’avec notre liste engageante, endurante, motivée, on est sur un projet ou l’on va tous dans la même direction, le même bateau
     », estime Sabrina Bourgeois. Si elle n’est pas encartée, la candidate estimait, lors de précédentes rencontres, que la liste portait une sensibilité à gauche. En doublon de la présentation de sa liste, l’occasion a été, pour la candidate et son équipe, de présenter les trois axes principaux du programme : un territoire durable et aménagé, un quotidien serein et solidaire, un village vivant et citoyen. « Plus on avance dans la campagne, qui pour nous est très structurée, programmée, préparée, et plus nous sommes confiants du résultat et sur le vote des Mimétains, estime Sabrina Bourgeois. On a envie que des choses bougent, que le village revive, c’est très réconfortant d’avoir ce retour, de se dire qu’on a de bons projets, auxquels les Mimetains adhèrent ».

  • Nicolas Koukas présente des mesures pour recoudre Arles

    Nicolas Koukas présente des mesures pour recoudre Arles

    Patrick de Carolis a « fracturé la ville », accuse Nicolas Koukas (PCF), candidat de l’Union pour Arles. La faute, peut-être, à une façon de gouverner « très verticale » dont il veut se démarquer. « Sur les six dernières années, les habitants n’ont pas eu le sentiment d’être écoutés, considérés, entendus, on a décidé à leur place. La question de la méthode est très importante. On a un fonctionnement tout à fait différent. » À commencer par « la réalisation du programme qui s’est fait en concertation pendant de longs mois. »

    Le candidat veut mettre en place une gestion communale du quotidien qui intègre les habitants, avec des services publics de proximité. « On rouvrira et on redonnera vie à toutes les mairies annexes, qui deviendront de véritables maisons des services publics pour que les démarches soient accessibles. » Le programme prévoit de doter les conseils de quartiers et de villages de budgets propres pour que les riverains « décident d’eux-mêmes des investissements ». Nicolas Koukas plaide également pour la tenue de réunions trimestrielles entre élus, administrés et services municipaux pour évaluer les avancées des politiques publiques et les adapter aux besoins.

    Une ville qui protège

    Le candidat veut non seulement une « ville plus juste », mais aussi « une ville qui protège ». Une ambition qui passe par des mesures comme le rétablissement de la gratuité de la première heure du périscolaire, un grand plan de rénovation des écoles doté de 12 millions d’euros sur six ans, la création d’un centre municipal de santé, en lien avec l’hôpital public, « pour permettre à chaque Arlésien de se soigner, même sans médecin traitant » ou encore la mise en place d’une brigade municipale du logement, chargée de lutter contre les marchands de sommeil et les logements indignes ou le renforcement de la présence des médiateurs sociaux et des éducateurs de rue pour une meilleure prévention.

    Côté pouvoir d’achat, Nicolas Koukas s’engage à ne pas augmenter les impôts locaux mais envisage une hausse du tarif d’entrée dans les monuments (entre 3,5% et 5%) pour obtenir de nouvelles recettes et investir dans d’autres politiques publiques, comme la gratuité des transports, « notamment pour les personnes âgées ». « On a fait estimer ce coût, qui est d’environ 300 000 euros à l’ACCM. On le prendra en charge. On va aussi enclencher une réflexion plus large pour l’ensemble de la population. »

    Le candidat veut également faire baisser les factures avec un projet de géothermie. « On travaillera en lien avec un opérateur public pour créer un réseau de chaleur urbain, sortir des énergies fossiles et des logiques de marché en valorisant les ressources renouvelables et chauffer les bâtiments publics, les logements collectifs et les entreprises », explique-t-il.

    S’agissant du budget communal, Nicolas Koukas compte bien pousser pour obtenir « la reconnaissance par l’État d’un statut particulier en association avec d’autres communes qui ont la même caractéristique que nous, à savoir qu’elles sont très étendues et que les recettes qui sont les leurs dépendent du nombre d’habitants et pas de leur superficie ».

  • [Rue de la République] Sophie Joissains : « Je veux qu’Aix-en-Provence conserve sa qualité de vie »

    [Rue de la République] Sophie Joissains : « Je veux qu’Aix-en-Provence conserve sa qualité de vie »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h30 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    L’héritage Joissains

    Didier Gesualdi : Vous avez mis du temps à vous déclarer.

    Je me suis déclarée dès 2023 mais pour moi l’entrée en campagne devait se faire après le 30 janvier et la période des vœux. Je ne voulais pas tout mélanger mais je n’ai empêché personne de partir en campagne avant.

    Léo Purguette : C’est la première fois que vous menez bataille en tête de liste. Votre personnalité est assez différente de celle de Maryse Joissains, de quelle manière souhaitez-vous imprimer l’opinion ?

    Je crois qu’on imprime l’opinion de manière naturelle avec ce que l’on est, ce que l’on ressent et ce que l’on fait. J’ai poursuivi le programme qui avait été celui de notre liste conduite par Maryse Joissains…

    Léo Purguette : Comment va-t-elle ?

    Elle va bien, elle n’a pas récupéré complètement sa vue mais elle est toujours aussi déterminée et elle espère bien y parvenir.

    Léo Purguette : Elle sera parmi vos soutiens on l’imagine, sera-t-elle symboliquement sur votre liste ?Je lui ai proposé, évidemment. Elle ne veut pas. Elle m’a dit « moi, maintenant, j’ai tourné la page ».

    Didier Gesualdi : Certains parlent de dynastie Joissains voire de système Joissains à Aix-en-Provence puisqu’avant vous, votre père puis votre mère, ont dirigé la ville.

    Écoutez, ça ne veut rien dire. Les électeurs votent. S’il n’y avait pas de vote, on pourrait parler de dynastie. Ce n’est pas le cas. J’estime que c’est même assez choquant, presque insultant de parler de dynastie qui se perpétue parce que ça salit le vote des électeurs.

    Didier Gesualdi : Vous ne vous mettez pas dans le sillage politique de votre mère ?

    Oui bien sûr. J’ai fait partie de son équipe pendant très longtemps, j’ai été pendant près de dix ans, adjointe à la Culture et à la Politique de la Ville à Aix-en-Provence. J’étais évidemment l’une de ses collaboratrices les plus proches. On adhère à beaucoup de choses en commun. Oui, ce programme je l’ai poursuivi avec toute la ferveur que je ressentais et en même temps, j’ai initié d’autres choses bien sûr.

    La Métropole

    Léo Purguette : Beaucoup de choses ont changé depuis la première élection de Maryse Joissains avec l’arrivée de la Métropole. Vous l’avez beaucoup décriée car elle prive les communes et les anciennes intercommunalités de leurs prérogatives, est-il encore possible pour un maire d’agir dans sa ville ?

    On n’est pas privé de tous nos moyens d’action mais il est vrai qu’il y a un découpage des compétences qui pose problème à la deuxième commune du département – capitale de la Provence – qu’est Aix-en-Provence, mais aussi à l’ensemble des autres communes. Par exemple, le nettoiement appartient à la ville, la collecte des ordures ménagères appartient à la Métropole. Automatiquement, il y a des problèmes d’horaires différents, de coordination. Les encombrants, c’est pareil, c’est la Métropole. Lorsqu’il y a des matelas qui surgissent en bas des immeubles, ça signifie qu’il n’y a pas assez de réactivité pour faire intervenir les services.

    Didier Gesualdi : Vous voudriez récupérer la compétence ? Est-ce que vous feriez mieux ?

    Oui j’aimerais bien. Avec les moyens qui correspondent ! J’en suis convaincue, parce que nous faisions mieux auparavant, tout simplement. Je crois aux équilibres et aux seuils. Une intercommunalité doit concerner un bassin de vie élargi. La Métropole ne respecte pas cela par sa taille. En attendant que le législateur agisse, il y a la gouvernance par bassin de vie qui pourrait être mise en place.

    Léo Purguette : Vous en parlez avec les maires qui sur ce plateau évoquent les mêmes problèmes ?

    On n’a pas besoin d’en parler, ça surgit de chacun.

    Les moyens

    Léo Purguette : Les baisses de dotations de l’État aux collectivités sont récurrentes. En tenez-vous compte dans votre projet ?

    L’État pressurise les collectivités. Moi, je refuse d’augmenter les impôts. Aix-en-Provence est une ville qui n’a pas augmenté ses impôts locaux depuis 29 ans. C’est énorme et on veut continuer dans ce sens. C’est un choix politique, on veut préserver le pouvoir d’achat des gens. Mais dans le même temps il faut arrêter de nous prendre de l’argent. Il se trouve que le Sénat est intervenu pour que les communes ne soient pas ponctionnées cette année – je dis bien cette année – par l’État. Sauf que l’intercommunalité va être ponctionnée donc c’est moins de moyens pour les services publics, le Département et la Région de même. Comme les communes ont peu de moyens, il y a des financements croisés sur des tas de projets. Sauf que si le Département et la Région sont obligés de se recentrer sur leurs compétences obligatoires, ce sont ces projets qui vont passer à la trappe. On fera tout pour que le quotidien des habitants ne se délite pas.

    Didier Gesualdi : Comment ?

    On essaye d’être ingénieux. Par exemple, sur l’année Cezanne on a eu plus d’un million d’euros de mécénat.

    Le logement

    Léo Purguette : Vous parlez de la qualité de vie à Aix mais elle a un coût. Beaucoup d’Aixois ne parviennent pas à se loger décemment. Comment comptez-vous résoudre cette crise ?

    D’abord je ne bétonnerai pas la ville. Aix-en-Provence est une ville unique parce qu’elle a justement gardé ses respirations urbaines, ses paysages. Si on écoutait la promotion immobilière, toutes les petites villas avec des petits jardins seraient remplacées par des immeubles. Je ne veux pas que ma ville ressemble à toutes les villes, je veux qu’elle conserve son caractère. Mais il faut construire à coût maîtrisé, respecter la loi SRU qui fixe à 25% le taux des logements sociaux auquel moi je rajoute 15% de logements intermédiaires. Je veux faire de beaux éco-quartiers pour vivre bien. C’est notamment le projet qui fait polémique de la Constance mais que je soutiens et qui a été revu par Philippe Rahm, architecte bio-climatique. Sur 90 hectares, seulement 45 seront construits avec un grand parc au milieu et des mobilités belles avec le BHNS. On le fera en concertation avec les habitants comme pour le quartier du Faubourg.

    La campagne

    Léo Purguette : Quel sera l’axe majeur de votre projet ?

    C’est continuer à préserver la ville et à la développer. Nous avons une chance incroyable à Aix-en-Provence, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problèmes comme partout, c’est une tranquillité, une qualité de vie dont je veux qu’elle concerne tous les quartiers. Nous avons obtenu 40 labels en 5 ans !

    Léo Purguette : Vous êtes concurrencée par l’ancien bâtonnier, Philippe Klein, il est Horizons, vous UDI, on a l’impression que vous êtes sur le même espace politique. Pourquoi ne vous êtes-vous pas entendus ?

    M. Klein fait ce qu’il a envie de faire, tout simplement.

    Léo Purguette : Il est parti sans vous, c’est définitif ? Même au second tour ?

    Oui bien sûr. Vous savez, les gens en ont assez de voir des gens qui se tapent dessus – moi je ne tape sur personne mais je suis un peu la cible – et ensuite se déclarer les meilleurs amis du monde. Être maire c’est tenir un équilibre, une constance. Cela nécessite une entente profonde au sein des équipes. Didier Gesualdi : Martine Vassal a repris la devise de Vichy dans un débat. C’est une maladresse ? Une erreur ?Je ne vais pas commenter.

    Léo Purguette : Nos confrères de La Provence ont publié un sondage dans lequel Marc Pena, candidat de l’union de la gauche est votre challenger. Ce n’était pas le cas en 2020. Ça vous a surpris ?

    Non, pas franchement. Je pense que le pays se clive un peu. C’est aussi le résultat des politiques nationales. Ensuite, c’était prévisible, les dernières législatives l’avaient montré.

    Léo Purguette : Un score important est donné au RN par rapport à la tradition aixoise, vous l’avez senti sur le terrain ?

    Oui, les gens sont inquiets, il y a un climat anxiogène dans le pays, des problèmes de budget, une montée de violence, le narcotrafic… Je le comprends. On met en place une politique de tranquillité publique et de sécurité en lien avec la police nationale pour faire en sorte que le climat dans la ville reste le plus agréable pour chacun.

    Le bilan

    Didier Gesualdi : Que retenez-vous de votre bilan ?

    L’axe majeur de ce mandat ça a été l’éducation, le bien-vivre à l’école. J’ai mis en place le dispositif « coup de pouce », quand j’étais encore adjointe à la Politique de la Ville, pour accompagner l’enfant au niveau de l’apprentissage de la lecture, des mathématiques… C’est un dispositif qui fonctionne à 95%. Nous avons fait en sorte de végétaliser les cours d’écoles, qu’il y ait des ventilateurs au plafond et qu’un plan de rénovation thermique soit engagé. C’est aussi le savoir rouler à vélo, le savoir nager, la cantine que l’on n’a pas augmentée.

    Léo Purguette : Qu’avez-vous fait concrètement sur le plan culturel ?

    Il y a la biennale, co-construite avec les acteurs culturels, l’année Cezanne. Nous allons terminer de restaurer la bastide Cezanne pour en faire un parcours touristique mais aussi et en priorité ouvert aux habitants. On a initié la petite galerie Cezanne, avant même que le musée d’Orsay ne lance sont propre musée pour enfants. Nous avons porté des projets magnifiques.

    La sécurité

    Didier Gesualdi : Marc Pena, votre opposant principal, dit que vous faites preuve d’angélisme notamment dans le quartier d’Encagnane et il propose 80 agents de police municipale. Ben voyons ! Quelles sont les lois votées sur la sécurité par Marc Pena à l’Assemblée nationale ?

    C’est une question à lui poser. Marc Pena était à l’origine, contre la thématique sécuritaire en disant que finalement, ça n’avait pas beaucoup d’impact à Aix-en-Provence. Moi, je suis pour l’équilibre. Le problème du narcotrafic qui sévit dans la cité phocéenne et se structure au plan national existe. Je n’ai pas fait de grandes annonces parce qu’il est important que les gens ne soient pas sans cesse dans le stress et l’inquiétude mais nous avons agi en recrutant entre 7 et 10 agents de police municipale par an, en posant 20 caméras par an. Et nous allons poursuivre les recrutements dans la police municipale, les ASVP, la brigade de l’environnement contre les incivilités, mais aussi agir sur la prévention avec un financement de l’État pour récupérer les enfants avant qu’ils ne basculent dans l’isolement le narcotrafic. On va construire un nouveau commissariat parce qu’on ne peut pas autant recruter sans changer les lieux.

    Léo Purguette : Où sera-t-il ?

    A priori entre Encagnane et le centre-ville. Nous garderons la base du centre-ville et construire deux annexes une au nord et une au sud de la ville. On a un joli programme de sécurité.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de
    Raphaël : L’uniforme à l’école est-il un succès ?

    Oui c’est un succès. Je fais partie des communes qui l’ont mis en place avec l’aide de l’État. C’est un succès parce qu’il y a un sentiment d’appartenance des enfants à leur groupe scolaire et en même temps, pour les parents c’est aussi une facilité d’avoir un sweat-shirt, un t-shirt et un pantalon à mettre pour l’école. Ça se passe très bien. Le seul souci, c’est que la participation de l’État va s’arrêter et que la généralisation à l’ensemble des écoles serait équivalente à un million d’euros. Pour le moment, on est sur trois écoles, on a demandé évidemment aux conseils d’école, aux professeurs, aux parents de décider. Certains parents ont refusé en se disant « si on fait l’uniforme à l’école ça sera au détriment des moyens au niveau des professeurs… » En réalité non, les deux ne sont pas liés. Mais franchement, notamment sur une école qui est à la Duranne, ça marche très bien et je sais qu’une réflexion est en cours sur place pour demander peut-être aux parents d’acheter deux t-shirts, deux sweat-shirts en début d’année comme cela se faisait à l’époque… À mon époque !

  • À Arles, De Carolis présente une liste renouvelée à 60%

    À Arles, De Carolis présente une liste renouvelée à 60%

    La mise en scène était soignée. Après une arrivée triomphante sur la chanson de Van Halen Jump et des propos liminaires sur fond de battements cardiaques, le maire sortant Patrick de Carolis (Horizons) a présenté les visages de sa liste « Arles au
    cœur ».

    Une liste renouvelée à 60%. « J’ai choisi de garder le noyau dur », explique le candidat. De l’ancienne majorité, marquée par des défections en pagaille – 12 départs au total, le dernier en date étant celui de Sandrine Cochet -, reste Mandy Graillon, adjointe en charge de la sécurité, en seconde place ; Sylvie Petetin, adjointe aux finances ; Claire de Causans, adjointe à la culture ; Antoine Parra ou encore Sylvère Bastien.

    Les mondes de l’agriculture, des traditions et du patrimoine sont bien représentés, avec la présence du président du syndicat des riziculteurs Bertrand Mazel, du directeur administratif et financier du Centre français du riz Sébastien Abonneau ou encore de la 14e Reine d’Arles Camille Hoteman.

    Un programme dense

    Entre l’édification d’un centre social à Griffeuil, la construction d’une salle multi-activités à Raphèle, la promesse de générer un millier d’emplois en six ans, la création d’un port de plaisance sur le canal d’Arles à Bouc, d’un observatoire municipal du foncier rural « pour que le foncier agricole reste aux agriculteurs » ou encore l’accueil de nouvelles entreprises sur le site des Papeteries Étienne, Patrick de Carolis a également évoqué les grands projets de son programme, appelant ses sympathisants à aller voter en masse pour « prolonger le redressement de la ville ». Ou plutôt contre « la domination communiste ». Car le maire sortant ne cache pas son rival : le « candidat communiste », qu’il ne nomme jamais. Mais dont il parle beaucoup.

  • Vigouroux veut poursuivre la mutation de Miramas

    Vigouroux veut poursuivre la mutation de Miramas

    Un tantinet malade mais remonté comme jamais, le maire sortant de Miramas (DVG) a présenté son programme et sa liste ce jeudi 19 février devant une salle Tristani remplie. « Ce projet, c’est le vôtre, il est issu d’un travail collectif mené depuis des mois avec les questionnaires, les rencontres de terrain, les réunions thématiques et les porte-à-porte », affirme Frédéric Vigouroux, élu depuis 2008.

    Les dix pages de propositions qui seront distribuées dans les prochains jours dans les boîtes aux lettres de 26 000 habitants s’inscrivent dans la continuité de la transformation de la commune pour qu’elle « continue de protéger » tout en « s’adaptant et en innovant ». Alors que la gare SNCF est en travaux et que la passerelle est en passe d’être installée, l’éco-quartier Oasis sera réalisé, offrant 350 logements avec de « l’accession sociale ». La cité cheminote sera également réhabilitée. « ICF Habitat a accepté le projet », assure le candidat, qui compte, si prochain mandat il y a, penser l’aménagement de Miramas en co-construction avec les administrés, que ce soit pour le boulevard Aristide Briand ou pour le Plan local d’urbanisme intercommunal.

    La santé comme priorité

    À proximité de la gare, le candidat souhaite requalifier la place Jourdan et y installer notamment une halle des marchés couverts. « L’appel à manifestation d’intérêt a été lancé par établissement public foncier », annonce-t-il. L’objectif : « Penser aux agriculteurs et producteurs locaux mais aussi aux habitants. Ce lieu aura une capacité d’attractivité important pour le centre-ville. Nous voulons aussi faire en sorte que le soir il puisse y avoir des activités, qu’on puisse y faire la fête. » Une mesure qui ne manquera pas de parler aux jeunes, tout comme le projet de multiplexe avec cinéma, e-sport et padel.

    La santé est aussi l’une des priorités de la liste de Frédéric Vigouroux, qui entend appuyer l’arrivée d’un centre d’imagerie médicale alors que le centre mutualiste, anciennement occupé par Oxance, sera bientôt rénové pour accueillir des médecins et notamment des dentistes. « Ça ouvrira en avril, annonce l’édile sortant. Nous avons aussi dialogué avec l’hôpital de salon pour mettre en place des consultations de spécialistes en gynécologie, en obstétrique, en chirurgie et en orthopédie à Miramas. »

    Avec ce projet et sa nouvelle équipe, rajeunie et renouvelée pour un tiers, Frédéric Vigouroux ne cache pas son ambition : « Être élu dès le premier tour, pour pouvoir se mettre au travail dès le 16 mars. »

  • A Marseille, la fontaine Estrangin doit reculer devant le tramway

    A Marseille, la fontaine Estrangin doit reculer devant le tramway

    La Métropole Aix-Marseille Provence est bien décidée à déplacer la fontaine Estrangin implantée depuis 135 ans devant la Caisse d’épargne et la Banque de France. L’édifice emblématique où trône en majesté l’allégorie de Marseille appuyée sur le Génie du commerce sur une Méditerranée source d’abondance, gène le tracé du futur tramway du Quatre Septembre pour lequel l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique n’a toujours pas eu lieu.

    Ce n’est certes pas le premier monument marseillais à devoir déménager. De l’Hôtel de Cabre (1954) à la fontaine Fossati (1825) en passant par l’obélisque de Mazargues (1911), les monuments historiques ont la bougeotte à Marseille. Pourtant l’ancienne ligne historique du tramway au siècle dernier contournait ce magnifique ouvrage sculpté inauguré en 1890 et qui a été inscrit en totalité au titre des monuments historiques en mars 2025.

    La fontaine s’apparente à une « table d’orfèvrerie » tant l’élégance de sa vasque et de ses groupes sculptés de plusieurs dizaines de tonne en pierre blanche de Lens et de son bassin en granit rose d’Écosse est affirmée. L’ouvrage néo-baroque a été réalisé par les meilleurs artistes marseillais de la Troisième République : l’architecte Joseph Letz et Gaudensi Allar pour les dessins et le sculpteur André Allar, Grand Prix de Rome en 1869, rappelle l’historien de l’art Laurent Noet dans le guide Fontaines de Marseille.

    Pour libérer la courbe et la contre-courbe des voies ferrées reliant le boulevard Paul Peytral au cours Pierre Puget, les bureaux d’études tablent sur un déplacement de 7,57 mètres de l’ensemble monumental pour le rapprocher de la Banque de France et de l’entrée du métro. L’opération est délicate sinon périlleuse. Une maîtrise d’œuvre est prévue sur 5 ans pour concevoir de A à Z cette délicate opération. Le choix de l’architecte en chef des monuments historiques pour la piloter sera déterminant.

    Le projet prévoit aussi l’abattage de la couronne d’arbres autour de la fontaine qui sera restituée par la suite. Le démontage minutieux durant 8 semaines du monument et de sa dalle de fondation aurait lieu en 2027. Il faudra décider si la restauration sur 16 mois qui inclut le système de fontainerie intégrée se fera in situ ou en atelier. Le repositionnement et le remontage pièce par pièce de la fontaine se feraient en 2028 sur une durée de 12 semaines.

    Un diagnostic patrimonial de la Ville de Marseille est attendu d’ici mars. Car c’est à sa ville natale que le négociant Henri Estrangin avait offert la fontaine. La future maîtrise d’ouvrage devra réaliser une étude de faisabilité et d’ingénierie structurelle pour élaborer la méthodologie du déplacement, sa conformité au protocole patrimonial fixé par la Conservation régionale des Monuments historiques qui délivrera l’autorisation de travaux. L’ardoise promet déjà d’être salée. L’enveloppe prévisionnelle des travaux table sur 672 000 euros TTC.

    Le projet inquiète l’association nationale Sites & Monuments pour qui « c’est une opération à haut risque patrimonial » et pour « un projet qui ne met pas en valeur la mémoire et la lecture historique des espaces urbains de Marseille ». Sa déléguée Sandrine Rolengo considère que « l’implantation du futur tramway sur cette place risque d’en altérer profondément la vocation paysagère, en substituant à un espace ouvert, lisible et patrimonial un aménagement principalement fonctionnel. Une telle transformation porterait atteinte à la qualité du cadre de vie ainsi qu’à la cohérence historique et esthétique du site ».

    « C’est une opération
    à haut risque patrimonial »

  • À Fos, Leroy porte un projet « en rupture » avec la gouvernance actuelle

    À Fos, Leroy porte un projet « en rupture » avec la gouvernance actuelle

    Il présente une candidature qu’il veut « en rupture totale avec la gouvernance actuelle ». Avec son programme, Jean-Michel Leroy (PS), ancien conseiller municipal de la majorité exclu suite à des dissensions sur le projet HyVence, veut se distinguer du successeur désigné de René Raimondi (ex-PS) Rémi Esnault.

    La protection des espaces naturels est l’une des principes divergences qu’il met en avant. « Nous militons pour la création d’un parc des étangs, mais nous nous positionnons aussi contre le barreau des étangs dont le tracé est prévu dans les collines, dans un espace qui sert aujourd’hui de lieu de loisirs et de poumon vert aux Fosséens. » Plutôt que des routes, le candidat plaide pour des « intermodalités innovantes ».

    Jean-Michel Leroy souhaite aussi mettre le paquet sur la jeunesse, avec un revenu minimum étudiant « qui consiste à attribuer 3 000 euros par an à chaque jeune en contrepartie d’une poursuite effective des études, d’un stage civique et d’un engagement bénévole ».

    Dans une commune où plus de 62% des voix sont allées au RN lors des dernières législatives, Jean-Michel Leroy dit « ne pas craindre l’extrême droite » pour les municipales qui sont « sur une autre dynamique » qu’un scrutin national. Le candidat compte sur le « travail de terrain et de proximité » pour endiguer le phénomène. Quant au second tour, il ne s’avance pas. « Voyons l’état des forces au premier tour, même si personne ne se trompe d’ennemi. »

  • Le collectif citoyen martégal fait le pari d’une autre politique

    Le collectif citoyen martégal fait le pari d’une autre politique

    Le collectif citoyen martégal porte un « projet global ». « Ça fait un an et demi qu’on travaille avec les habitants », commence Barbara Brouchos, en deuxième position sur la liste issue d’un long travail d’auto-ordonnancement mené avec l’aide de la coopérative Fréquence Commune, qui a développé des outils et des formations pour accompagner l’émergence de ces listes citoyennes et participatives à travers le pays.

    Douze priorités ont été identifiées, au premier rang desquelles « décider ensemble ». Emmenée par Frédéric Grimaud, conseiller municipal (LFI) de la majorité jusqu’en 2022 avant de démissionner, l’équipe veut mettre en place des conventions citoyennes avec un principe de tirage au sort. Pour le moment, deux thématiques ont été identifiées : la pauvreté et la mobilité. Cette dernière est « une compétence métropolitaine mais on veut impliquer les citoyens dans la vie de la Métropole, car cet empilement administratif éloigne les habitants des décisions », explique Barbara Brouchos.

    Le collectif citoyen martégal souhaite aussi « renforcer les conseils de quartier » avec des budgets participatifs pour qu’ils ne soient « pas seulement consultatifs ». Frédéric Grimaud appuie : « On mise sur la démocratie car c’est le véritable rempart contre l’extrême droite. »

  • Le Printemps déroule son programme

    Le Printemps déroule son programme

    à moins d’un mois du premier tour des municipales, Benoît Payan, maire (DVG) sortant de Marseille et tête de la liste du Printemps marseillais, a déroulé des bribes de son programme, ce mardi. Dans la salle du Barbotin, cours Estienne d’Orves, toutes les têtes de liste du mouvement étaient présentes derrière le maire sortant. Soutenu par les socialistes, communistes, écologistes, Génération.s, MadMars, Debout ! ou encore le Parti animaliste, Benoît Payan a donc présenté « le projet pour les 6 ou 7 années à venir, qui vont être déterminantes dans l’idée que nous nous faisons de cette ville. Un programme qui n’est pas imposé par le national, mais qui a été fait au contact de ceux qui font Marseille », insiste le maire sortant.

    Un programme réalisé

    en concertation

    Ce sont environ 15 000 Marseillais et Marseillaises que les élus annonce avoir rencontrés dans le cadre de « la grande enquête », afin d’inclure les habitants dans la réflexion. Avec plus de 70 ateliers thématiques organisés, les participants ont pu échanger avec de nombreux représentants de la société civile : associations, entreprises, soignants ou encore comités d’intérêt de quartier. C’est de cette concertation que serait issu le programme porté par le Printemps marseillais, présenté ce mardi. Une concertation qui expliquerait le délai de sa présentation, car « un programme aussi participatif, cela n’est pas simple à mettre en forme », souligne Benoît Payan.

    Le programme s’articule autour de trois axes centraux : protéger, rassembler et préparer l’avenir. Une sécurité qui, pour le candidat, doit s’associer à de vraies politiques publiques, « car pour marcher droit, il faut marcher sur ses deux jambes. Avec la police et les magistrats, mais il faut aussi une meilleure médecine de ville et publique, des France Travail et des Maisons de la solidarité dans tous les quartiers. Il faut le retour de la République et de l’état de droit plein et entier partout ! »

    Cette présentation du programme a été l’occasion, pour la municipalité sortante, d’effectuer à nouveau un bilan du mandat, plus nuancé cette fois : « Ce que nous étions en 2020, nous le sommes encore. Et bien que nous ayons décidé de ne pas dire que tout était parfait [pendant notre mandat], nous avons eu une vision d’équipe qui construit la ville. »

    Réduction de la dette

    Si, ce mardi, le candidat à la mairie de Marseille a reconnu des difficultés dans la mise en œuvre des projets de 2020, il les impute en parti au bilan des années Jean-Claude Gaudin. « Souvenez-vous de l’état de la Ville. Une dette à 1,6 milliard d’euros, l’état des logements… On n’a pas tout réussi, mais il y a des choses dont nous sommes fiers », martèle-t-il.

    L’état des finances de la municipalité a notamment été largement évoqué par le maire sortant, avec la réduction de la dette de la Ville, permettant ainsi de réduire les taux d’intérêts, « ce qui permet d’investir dans des politiques publiques de proximité. Parce que le désendettement n’est pas une fin en soi, c’est l’investissement. » L’occasion pour le candidat de lâcher un petit tacle à son adversaire, Martine Vassal (DVD), à la tête du Département : « Si nous avions géré nos finances comme nos concurrents, le Département au hasard, on aurait 6,4 milliards de dettes. »

    Benoît Payan a également accusé la candidate de la droite de faire la courte échelle à l’extrême droite, en adoptant leurs discours et leurs sujets.

    Lutte contre le RN

    Un danger qui mobilise et a été omniprésent dans le discours du maire sortant : « Marseille peut tomber aux mains du Rassemblement national. ça va être serré et c’est ici qu’il y aura le plus grand combat contre le RN. ». Le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, réalisé du 2 au 8 janvier derniers, donne Benoît Payan et Franck Allisio (RN) au coude à coude avec 30% d’intentions de vote.

    Face à ce danger, le Printemps appelle « les Marseillais et les Marseillaises à se rassembler autour d’[eux], dès le 15 mars. Car l’extrême droite a plus d’alliés. Les enjeux sont tellement importants. Que serait la ville si elle tombait dans les mains du Rassemblement national et de son candidat, qui n’est celui que de quelques-uns. »

    Programme complet
    sur pourmarseille.fr

    « C’est ici qu’il y aura le plus grand combat contre
    le Rassemblement national »

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    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Sophie Joissains

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