Tag: Préfecture

  • Les drones étendent leur surveillance sur le réveillon à Marseille

    Les drones étendent leur surveillance sur le réveillon à Marseille

    La tradition veut que l’on s’embrasse sous le gui pour le nouvel an. Les Marseillais, eux, pourront le faire sous le regard des drones. Ce lundi soir en effet, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône a autorisé leur déploiement pour surveiller tout le centre-ville de Marseille à l’occasion de la Saint-Sylvestre, de 17h jusqu’à 6h du matin. Vingt cités « concernées par des faits de violence urbaine » sont aussi ciblées, depuis la Castellane (16e) jusqu’à la Soude (9e) en passant par Air Bel (11e).

    C’est que le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a promis avoir donné des « consignes de fermeté et d’autorité » aux préfets. Dans les Bouches-du-Rhône, la préfecture de police annonce ainsi « plus de 2 000 forces de sécurité et forces de secours mobilisées », avec en particulier plusieurs compagnies de CRS déployées « dans les quartiers et zones les plus sensibles aux phénomènes de violences urbaines ». Des arrêtés interdisant la vente, le port et l’utilisation d’artifice ainsi que de contenants de carburants complètent le dispositif.

    « Certaines zones à surveiller sont dépourvues de caméras de vidéoprotection permettant une vue sur les différents points hauts présents sur les différentes cités », justifie la préfecture de police dans son arrêté autorisant le survol par drones. Elle craint que soient installés sur les toits des « objets dangereux pouvant mettre en péril la sécurité des effectifs amenés à intervenir », notamment des mortiers d’artifice. Et que les dégradations bloquent la circulation sur les grands axes.

    Plus de 250 arrêtés pris

    Le dispositif pourtant reste inédit pour un réveillon à Marseille. En 2023, le périmètre se cantonnait aux environs de la Soude. La secrétaire d’État chargée de la Ville, Sabrina Agresti-Roubache, était allée à la rencontre des policiers de la division Sud à l’occasion de la Saint-Sylvestre. L’année suivante, six cités étaient cette fois visées. Sollicitée pour expliquer cette évolution au fil des ans, la préfecture de police indiquait, ce mardi, ne pas être en mesure de répondre. La veille, un arrêté similaire pris par le préfet de l’Ariège a pourtant été annulé par la justice, le juge administratif pointant « une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée ».

    L’arrêté pris pour Marseille, de son côté, prend bien le soin d’expliquer que les engins voleront à plus de 60 mètres de hauteur, « ne permettant pas ainsi une captation d’images à l’intérieur des habitations ». La préfecture de police est rodée à l’exercice : le 9 décembre, à l’occasion d’opérations coordonnées contre le narcotrafic (notre édition du 10/12), le cap de 250 autorisations a été atteint dans le département selon notre décompte, les trois-quarts pour Marseille. Seules un quart d’entre elles concernent directement la lutte contre les trafics, tandis que les mobilisations sociales sont de plus en plus visées.

    Circulation interdite sur le Vieux-Port

    Alors que l’Algérie affronte la Guinée équatoriale en Coupe d’Afrique des nations à partir de 17h ce 31 décembre, la préfecture de police a décidé d’interdire la circulation de tout véhicule motorisé le long du quai des Belges, craignant des rassemblements. Dimanche, la victoire des Fennecs fêtée par 800 personnes sur le Vieux-Port n’avait pas été anticipée, « nécessitant le déploiement inopiné d’un service d’ordre ». La circulation pourra reprendre « si l’état des routes le permet ».

  • La circulation interdite sur le Vieux-Port pour la Coupe d’Afrique des nations

    La circulation interdite sur le Vieux-Port pour la Coupe d’Afrique des nations

    Par un arrêté pris ce mardi 30 décembre, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône a décidé d’interdire la circulation de tous véhicules à moteur sur l’espace qui avoisine le Vieux-Port du 31 décembre à 18h jusqu’au 1er janvier à 2h. « Le résultat de certains matches engendre des réactions provoquant des rassemblements de plusieurs centaines de personnes notamment dans le centre-ville de Marseille », justifient les pouvoirs publics, alors qu’à 17h doit être donné le coup d’envoi du match Guinée Équatoriale – Algérie, à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations.

    « Ces rassemblements s’accompagnent de l’occupation des voies de circulation ainsi que d’usages d’artifices de divertissement et d’articles pyrotechniques, dont des mortiers notamment utilisés contre les forces de l’ordre », cible la préfecture de police qui a déjà interdit leur achat et leur transport pendant la période des fêtes. Les forces de l’ordre n’avaient ainsi pas anticipé la victoire de l’Algérie contre le Burkina Faso dimanche, fêtée par 800 personnes « nécessitant le déploiement inopiné d’un service d’ordre ».

    «La réouverture des axes routiers concernés sera effective si l’état des routes le permet et qu’aucun obstacle à la circulation n’y est présent», conclut l’arrêté préfectoral.

  • Le plan grand froid activé en Vaucluse pour héberger les sans-abri

    Le plan grand froid activé en Vaucluse pour héberger les sans-abri

    « En raison des tensions sur les dispositifs d’hébergement d’urgence ainsi que des prévisions des températures ressenties en Vaucluse sur les prochaines nuits, le préfet de Vaucluse active à compter de ce jour les mesures d’accueil d’urgence : les capacités d’hébergement d’urgence ainsi que les dispositifs de veille sociale sont renforcés dans le département », indique la préfecture dans un communiqué édité vendredi.

    En premier lieu, un centre d’hébergement exceptionnel pour les sans-abri est mis en place à Avignon. « La maison municipale de Mérindol, située 15 rue Paul-Mérindol est mise à disposition par la Ville d’Avignon. Son activation au bénéfice des personnes en situation de vulnérabilité est permise grâce à la mobilisation des services de la Ville d’Avignon, du service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO), de la Croix-Rouge, du Secours populaire aux côtés des services de l’État », souligne la préfecture. Cet accueil à destination des personnes sans-abri est ouvert chaque jour de 18h à 9h. « Une évaluation des besoins sera conduite par les services de l’État permettant le maintien de cet accueil jusqu’au radoucissement des températures », précise-t-elle.

    Appel à la vigilance

    De plus, en parallèle le SIAO va continuer d’assurer la coordination et le suivi des capacités d’hébergement d’urgence ainsi que l’orientation des demandes d’hébergement. Des effectifs du SIAO seront par ailleurs présents, aux côtés des bénévoles de la Croix-Rouge et du Secours populaire, au sein de la salle Mérindol. Et à la préfecture d’appeler « particulièrement les maires à la plus grande vigilance en cette période, en accueillant toute personne en difficulté qui leur serait signalée ».

    Les demandes d’hébergement ou le signalement de personnes en détresse est à signaler au 115, le numéro d’urgence joignable 24h/24 et 7J/7.

  • Marseille : à la Valentine, Auchan ne surveillait pas les légionelles

    Marseille : à la Valentine, Auchan ne surveillait pas les légionelles

    Une menace d’amende administrative pouvant s’élever jusqu’à 45 000 euros sous le sapin. En ce début de mois de décembre, les services de l’État ont adressé une mise en demeure à Auchan pour lui imposer la réalisation de prélèvements et d’analyses de ses tours aéroréfrigérantes, dans son hypermarché de la Valentine dans le 11e arrondissement de Marseille, afin de détecter la potentielle présence de légionelles.

    C’est que les agents qui ont contrôlé l’hypermarché de quelque 14 000 mètres carrés, le 23 septembre dernier, n’ont pu que constater que contrairement aux règles en vigueur, « suite au redémarrage saisonnier des tours aéroréfrigérantes en mai 2025, aucune analyse en legionella pneumophilia n’a été réalisée dans un délai d’au moins quarante-huit heures et d’au plus une semaine », relève l’arrêté préfectoral. C’est que les dernières analyses remontaient au 4 mai 2024. Soit depuis la fermeture de l’ancien Casino, repris par le groupe Mulliez. Or, cette bactérie qui se développe dans les circuits d’eau peut causer de sévères infections respiratoires, avec un taux de mortalité de l’ordre de 10%. En 2023, quelque 223 cas de légionellose ont été référencés en région Provence-Alpes-Côte d’Azur selon Santé publique France. De quoi justifier la mise en demeure, avant que la climatisation de l’immense hypermarché ne soit remise en service, pour le mois de mai prochain, même si les analyses réalisées le 16 septembre ne relevaient aucun risque.

    Mais le géant de la grande distribution n’est pas le seul à être visé. À Vitrolles, la société Provence huiles a reçu au début du mois une mise en demeure similaire, après une inspection réalisée le 30 septembre dernier, faute d’avoir révisé son analyse méthodique des risques de prolifération de légionelles depuis… quinze ans.

    70 contrôles réalisés

    C’est que la préfecture a voulu taper du poing sur la table. Une campagne de sensibilisation a ainsi été lancée cet été, sous l’égide de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), expliquent les services de l’État par communiqué ce mercredi. Près de 200 établissements ont ainsi été contactés au mois de juin, avant une opération de contrôle de grande ampleur pour 70 d’entre eux en septembre. « Plus de la moitié présentaient des non-conformités », pointe l’État. Avant de rassurer sur « une maîtrise globalement satisfaisante du risque ». À Marseille, ces inspections préconisaient notamment de mettre en demeure la municipalité pour qu’elle mette à jour l’analyse des risques aux Docks des Suds, et de lui prescrire des travaux à la Friche de la Belle de Mai. Des mises en demeure étaient également demandées pour la Nouvelle compagnie des détergents savons de Marseille à Sainte-Marthe (14e) et pour le syndic Michel de Chabannes, pour sa copropriété de la Riante (8e), où les seuils de concentration en légionelles ont été dépassés en juin 2024.

  • Des logements sociaux dans l’ancien chai Cazel à Septèmes

    Des logements sociaux dans l’ancien chai Cazel à Septèmes

    Le bailleur social Logis Méditerranée programme la création d’un immeuble de 20 logements sociaux et d’un équipement d’intérêt collectif à Septèmes-les-Vallons dans l’ancien chai Cazel jeune à l’abandon. Un projet de reconversion de ce vieux commerce de vin très attendu dans le contexte où la commune rattrape sa carence en logements sociaux avec un taux qui se situe déjà à 18% contre 25% attendus par la loi SRU.

    Cet ancien bâtiment a été racheté par l’Établissement public foncier Paca à la demande de la commune. Il est au cœur du centre ancien, le long de l’avenue du 8-Mai 1945. Ce n’est pas le premier projet porté par la commune qui a inauguré lundi dernier la fin de la réhabilitation de 20 logements sociaux répartis sur 6 sites du centre ancien. 9 autres logements sociaux seront encore livrés en décembre dans l’ancienne bastide Val Fleuri, chemin de la Bédoule.

    Pour l’ancien chai Cazel, il s’agit d’insérer dans ce bâtiment proto-industriel 12 logements sociaux, d’en créer 8 autres sur un nouveau bâtiment au sud, d’y adjoindre en rez-de-chaussée un local d’activité de 203 m² dont la destination et de créer 28 places de stationnements en sous-sol tout en conservant le jardin. « On réhabilite, on travaille sur les friches inutilisées » explique Sophie Celton (PCF), première adjointe. « On est aussi au démarrage de la reconversion de l’ancienne friche Duclos avec 350 logements attendus dont 40% de logements sociaux. Ce nouveau quartier va permettre d’éviter une dent creuse entre le centre-ville ancien et le quartier des Caillols. Et sur l’ancien chai, on garde l’histoire de ce bâtiment », se réjouit-elle. Dans quelle proportion conserver cette histoire ? Alertée par des habitants, Sites & Monuments a demandé au maire de retirer ce permis, certes purgé de tout recours, mais qui a enjambé allègrement trois avis défavorables consécutifs de l’Architecte des bâtiments de France (ABF) des 2 avril, 30 juin et 31 juillet 2025 qui ne sont même pas mentionnés aux visas de l’arrêté accordant le permis. Or l’ABF est en avis conforme pour cet édifice en covisiblité avec un monument historique, la cheminée-colonne qui domine la commune. Aussi, l’association a saisi la ministre de la Culture d’une demande d’instance de classement le temps de « trouver une solution alternative ».

    « La destruction de la toiture et de la façade nord de cet édifice à fort caractère patrimonial, alliant bâtiment proto-industriel et maison de maître, revenant à une démolition quasi totale, altérerait les abords proches de la cheminée-colonne dont elle est contemporaine », écrit en effet l’ABF dont le dernier avis concluait qu’« un projet de reconversion plus respectueux du caractère patrimonial et historique du lieu formant abords du monument historique serait susceptible de recevoir un avis favorable ».

    « On est au point d’équilibre entre la protection, les enjeux d’avenir et la forme urbaine », assure Patrick Magro (PCF), conseiller municipal délégué à l’histoire et à la mémoire locale. Il est à l’origine de la protection au PLUi de la façade et de la grille du chai. À ses yeux, le projet est dans « le respect absolu de la façade principale qui sera à l’identique de ce qu’elle était historiquement et aussi de la grille. Avec ce projet, on laisse une vraie trace de la mémoire. » Tant pis si la toiture et la façade arrière doivent être détruites. D’ajouter : « L’intégrisme ne vaut rien sur ces questions. On a sauvé cet édifice qui aurait pu devenir une ruine ou être livré au squat en le faisant protéger et acquérir par l’EPF pour du logement social. Et en plus on a pris la décision politique de ne pas artificialiser le jardin dans le respect total de l’objectif du zéro artificialisation nette. »

  • Les Kurdes réclament la justice pour leurs morts

    Les Kurdes réclament la justice pour leurs morts

    « Les commanditaires, on les connaît mais la France se tait », peut-on lire sur une des banderoles déployées ce samedi devant la préfecture des Bouches-du-Rhône, à Marseille. Derrière, des dizaines de membres de la communauté kurde réunis pour commémorer les assassinats de militants à Paris en 2013 et 2022. Le premier visait Sakine Cansiz, cofondatrice du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), Fidan Dogan, représentante du KNK (Congrès national du Kurdistan) à Paris, et Leyla Saylemez, membre du Mouvement de la jeunesse kurde. Celles-ci ont été tuées le 9 janvier 2013, de plusieurs balles dans la tête par un nationaliste turc, Omer Güney, qui s’était infiltré dans les milieux kurdes. « Pour la première fois dans l’histoire judiciaire de la France, la juge d’instruction écrit noir sur blanc le rôle joué par les services secrets turcs dans ces assassinats », tient à rappeler Salih Azid, président du Centre démocratique kurde de Marseille (CDKM). Atteint d’une maladie du cerveau, l’accusé est décédé peu avant l’ouverture de son procès.

    L’État turc pointé du doigt

    Le cortège, qui a déambulé des Réformés jusqu’à la place Félix-Baret et brandi des drapeaux à l’effigie des morts, a également réclamé justice pour la tuerie visant Evîn Goyî, membre du conseil exécutif du KCK (Union des communautés du Kurdistan), de l’artiste kurde Mir Perwer et de l’activiste Abdurrahman Kizil. Ces derniers ont été tués devant le siège du Conseil démocratique Kurde en France (CDK-F) et du centre culturel kurde Ahmet Kaya à Paris le 23 décembre 2022. Cette attaque est qualifiée de « fusillade raciste » mais pas « d’attentat terroriste », ce que dénonce la communauté kurde. « Je suis persuadée que l’auteur a été manipulé pour tuer des Kurdes. La question est de savoir pourquoi et par qui », glisse Salih Azad. « Je pense que l’État turc y est pour quelque chose », martèle-t-il.

  • Troisième action des agriculteurs en une semaine en Vaucluse

    Troisième action des agriculteurs en une semaine en Vaucluse

    « Madame Von der Leyen, le Mercosur, c’est nein », a lancé à de multiples reprises, tel un slogan, Sylvain Bernard, secrétaire général de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de Vaucluse (FDSEA 84), ce vendredi 19 décembre, lors d’un mouvement de son syndicat. C’est le troisième en une semaine, après celui de la Confédération paysanne lundi et déjà la FDSEA mercredi.

    Dès 6 heures du matin, plusieurs dizaines de camions et tracteurs sont partis de l’Agroparc en direction de la préfecture de Vaucluse, où ont été déversées des tonnes de produits invendus et de déchets agricoles. Les quelques petites collines de détritus ont ensuite été mises en flammes, dont la fumée noire a embaumé toute la Cité des Papes.

    Trêve de Noël

    Outre le Mercosur et la dermatose nodulaire, la FDSEA dénonce aussi l’aménagement de la taxe carbone aux frontières sur les engrais importés. « On ne peut pas prendre de charges supplémentaires car on ne fait pas de marges. Cette taxe n’a aucun sens alors qu’on importe des produits de pays qui ont massivement déforesté pour cultiver », assure le responsable syndical. C’est à quelques centaines de mètres de là, devant la Cité administrative donc, que les responsables syndicaux se sont exprimés, juste après un jet de pommes pourries sur les bureaux. Une action stoppée net après que l’un des fruits a heurté le visage d’un des policiers. « C’est un petit coup qu’on vient de mettre. S’il ne se passe rien, à la rentrée, ce sera un grand coup de pied qui sera mis », lance à la foule Jordan Charransol, président des Jeunes agriculteurs de Vaucluse. Tandis Sylvain Bernard évoque tout de même deux ou trois actions coup de poing pendant les vacances, la « trêve de Noël » demandée par la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, devrait bien être respectée.

  • La CGT du Var mobilisée pour les travailleurs migrants

    La CGT du Var mobilisée pour les travailleurs migrants

    Le 23 janvier, alors ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau établissait une circulaire sur les orientations générales relatives à l’admission exceptionnelle au séjour prévue par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda). Une manœuvre ayant pour but de réduire de 30% (de 30 à 20 000) les titres de séjour accordés, et de « discipliner le corps préfectoral », dénonce la CGT. Cela, en conditionnant drastiquement les conditions d’obtention de titres de séjour (7 ans de présence sur le territoire contre 5 auparavant [hors régularisations par le travail, qui restent à 3 ans], maîtrise de la langue…).

    Une orientation qui ne modifie pas la loi, ni les dispositions prévues par le Ceseda : chacun peut demander une CST (Carte séjour temporaire en salarié, ou travailleur temporaire) ou VPF (Vie privée vie familiale), pour des considérations humanitaires, pour les personnes confiées à l’Aide sociale à l’enfance ou à un tiers de confiance entre 16 et 18 ans suivant depuis six mois une formation professionnelle. L’article L-435 traite quant à lui des métiers en tension. C’est sur celui-ci qu’incite à se baser la circulaire Retailleau, alors que la liste « n’est pas finalisée et ne contiendra que très peu de métiers exercés par les travailleurs migrants car occupés et donc pas en tension », pointe la CGT.

    Les OQTF « assimilés

    à des terroristes »

    Une circulaire que dénonce l’UD CGT 83, mobilisée jeudi devant la préfecture dans le cadre de la Journée internationale sur la protection des droits des migrants. « Ces gens fuient la guerre, travaillent, et sont mis en situation de grande précarité. On veut des titres de séjour pour les travailleurs sans-papiers, un accès rapide pour les renouveler et la continuité des droits sociaux », exige Richard Roméo-Giberti, secrétaire général UD CGT 83.

    « La circulaire ralentissant la délivrance, des travailleurs sont licenciés faute de titres de séjour renouvelés à temps. L’objectif est de faire pression sur la préfecture. Les demandes de renouvellement sont réalisées quatre mois en avance, cela laisse largement le temps de les traiter », soutient Patrice Moulun, secrétaire générale de l’UL CGT Toulon. « Des corps entiers dépendent des travailleurs immigrés, comme la propreté, où 85% des salariés ne sont pas nés en France, la restauration, le bâtiment… C’est hypocrite car on les accepte pour travailler, tout en leur mettant une pression inhumaine. Certains sont même victimes de traite d’êtres humains, sans contrat ni salaire » dénonce Sébastien Bois, secrétaire du syndicat de la propreté du Var.

    Derrière tout cela est pointée la réalité de la majorité des OQTF, « souvent assimilés à des terroristes alors qu’ils ne sont pas des criminels, mais subissent la lenteur administrative. D’où leurs difficultés à aller aux prud’hommes, et les hésitations à faire valoir leurs droits, qui ne disparaissent pourtant pas avec l’OQTF », dénoncent de concert les trois syndicalistes. Ces deniers ont demandé une audience « sur les problèmes concrets, au cas par cas » au préfet, avec qui ils travaillent « depuis quelques semaines pour prendre en compte la réalité locale », et espèrent pouvoir mobiliser, par la grève, « afin de faire bouger les choses, comme ça a été le cas en Île-de-France ».

  • La Préfecture veut améliorer la gestion des intempéries

    La Préfecture veut améliorer la gestion des intempéries

    En 2025, le Var n’a pas été épargné par les intempéries. Au total, on recense, au 17 décembre, 61 dispositifs de vigilance jaune pluie-inondation et/ou orages, et 7 de vigilance orange. Un décompte qui s’accentue au rythme du changement climatique, au même titre que l’intensité des événements, « parfois anticipés avec très peu de préavis au vu de l’état de l’art de la météorologie », argumente la Préfecture.

    Car elle en a conscience : les services de l’État n’ont pas été exempts de critiques, notamment concernant la prévention. En premier lieu, pour la gestion de l’épisode pluvieux du 21 septembre, et le maintien du match de rugby entre Toulon et La Rochelle, en dépit de la vigilance orange, ce qui avait mis potentiellement en danger les milliers de spectateurs venus y assister. Dans le même temps, la Préfecture des Bouches-du-Rhône annulait par précaution celui qui devait opposer l’OM au PSG, en Ligue 1 de football. « Les prévisions décrivaient le phénomène comme moins intense que dans les Bouches-du-Rhône et peu stationnaire. Pourtant, des records ont été enregistrés, notamment au Castellet (86,8 mm en une heure) et à Toulon (89,5 mm en une heure) », se justifie la Préfecture du Var, qui indique que « les travaux et les pompages ont été très rapidement engagés », et que 30 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle.

    La concertation pour apporter des réponses

    Également mentionnés, les deux épisodes des 17 et 22 octobre, qui ont touché Saint-Tropez et Toulon, et qui, « en l’absence de vigilance météo, n’avaient pas pu être signalés à la population ». Afin « d’améliorer la caractérisation des phénomènes (pluviométrie/heure, stationnarité, temporalité) nécessaire à une alerte adaptée et à une prise de décision éclairée », la préfecture a mené des réunions avec les services de l’État (dont Météo-France), les communes, et les représentants du RCT et de la Ligue Nationale de Rugby.

    Ainsi, Météo France veillera désormais à préciser l’intensité des précipitations (notamment en distinguant les cumuls par heure des cumuls globaux) et à signaler les phénomènes stationnaires. Un plan de crise est prévu pour gérer les afflux du stade Mayol, tout comme des exercices impliquant les services de l’État concernés, les forces de l’ordre et les services de sécurité privée. Enfin, « des axes d’amélioration concrets sont d’ores-et-déjà appliqués » concernant les dispositifs d’alerte face à des phénomènes soudains et localisés, comme ceux d’octobre, qui ont mis en lumière les vulnérabilités du territoire en la matière. La question de la bétonisation, notamment mise en cause par certains acteurs dans l’épisode de mai qui avait coûté la vie à deux personnes au Lavandou, n’a en revanche pas été abordée.

  • Vers une réouverture du site d’Orange à Saint-Mauront

    Vers une réouverture du site d’Orange à Saint-Mauront

    Le retour du calme après la tempête ? La réouverture du site d’Orange à Saint-Mauront, le campus Massalia, dans le 3e arrondissement de Marseille, est prévue à partir de ce lundi 15 décembre. Une annonce officiellement faite aux salariés à la suite d’un comité social et économique (CSE) extraordinaire qui s’est tenu ce jeudi. « Le retour sur site est prévu à partir de ce lundi 15 décembre », explique l’entreprise, en fin d’après-midi.

    Pour rappel, le site de l’opérateur télécom avait ses portes closes depuis le 27 novembre dernier. Une fermeture qui a fait suite à des soupçons de rixes dans le quartier pendant plusieurs jours consécutifs, des confinements temporaires des salariés et plusieurs alertes syndicales. La CFE-CGC avait dénoncé un « affrontement entre deux bandes rivales cherchant à contrôler des points de deal », des salariés avait évoqué des tirs à proximité. Le tout, avant que la Préfecture de police ne nuance : « Nous n’avons eu aucun appel 17 de la société Orange, (…) pas de personnes blessées, pas de douille, pas de calibre, pas de trace de sang. » La CGT Télécoms avait aussi déposé un droit d’alerte pour « danger grave et imminent ». L’entreprise justifie avoir « mis en place des mesures de précaution, notamment le télétravail ».

    La préfète de police attentive

    « En étroite collaboration avec les forces de l’ordre, nous avons préparé le retour de nos salariés sur site dans les meilleures conditions, autour de la mise en place de plusieurs dispositifs, dont une présence policière renforcée », détaille l’entreprise. Avant de préciser : « Les échanges privilégiés avec les services de l’État se poursuivent très régulièrement et permettront d’adapter le dispositif. » La préfète de police déléguée, Corinne Simon, expliquait, la veille, qu’elle sera présente « sur place pour une rencontre avec les différents managers, car les salariés sont un millier ».

    Et de développer sa démarche : « L’idée est de vraiment travailler sur ce sentiment de l’insécurité. On ne nie pas les faits, mais l’objectif est de rassurer les salariés. Plus il y aura de communication avec eux, mieux on pourra adapter le dispositif. » Concrètement, le retour sur site va se faire à partir du 15 décembre pour les salariés n’ayant pas de voitures, et à partir du 17 pour ceux ayant un véhicule quatre roues. De son côté, la CFE-CGC maintient sa position. « On refuse toujours la réouverture en tant quel telle. En 15 jours, les problématiques de sécurité n’ont pas été solutionnées », juge un délégué syndical CFE-CGC du site, souhaitant rester anonyme. La CGT tient une position tout autre, en faveur d’une réouverture, avec de la nuance puisqu’elle « était contre le “Tous à Saint Mauront” dès le départ ».