Tag: pompiers

  • Double relaxe dans une pollution accidentelle

    Double relaxe dans une pollution accidentelle

    Le capitaine d’un navire d’excursion dans les calanques répondait mardi avec son employeur d’un rejet d’hydrocarbure dans les eaux du Vieux-Port. L’incident s’était produit le 29 août 2025 à 6h du matin lors du remplissage des réservoirs du Green Calanques.

    Lors du remplissage de 4 600 litres de gasoil, une petite quantité de carburant avait refoulé du réservoir tribord. Une heure et demie plus tard, les agents de propreté signalaient à la capitainerie du port la présence d’une épaisse nappe d’hydrocarbure. Les marins-pompiers déployaient des boudins et des buvards absorbants.

    La procureure Marie-Aude Fichet a fustigé la « nonchalance » de la société Croisières Marseille Calanques. « On ne peut pas traiter par le mépris ce genre de pollution. » Elle requérait pour le capitaine absent et sa société une amende de 5 000 euros dont moitié avec sursis et l’affichage du jugement.

    « C’est une avarie, pas un rejet illicite »

    « Je ne peux pas entendre que nous soyons nonchalants », proteste à la barre un dirigeant de la société. D’expliquer qu’il procède à deux remplissages hebdomadaires en pleine saison avec un camion-citerne dont les pompes à haute pression injectent cinq litres de carburant à la seconde. Le phénomène d’émulsions qui se développe avec les fortes chaleurs dans les réservoirs expliquerait ce refoulement.

    « C’est vraiment un accident, on s’en excuse auprès des Marseillais, mais mon capitaine n’a pas fait d’erreur. 3 secondes pour fermer la vanne et c’est déjà 15 litres. Nous mettons tout en œuvre pour que cela ne se produise pas. Nous laissons toujours une marge pour ne pas remplir à bloc les réservoirs. Nous équipons nos navires d’un kit antipollution. On a une vraie volonté écologique. D’ailleurs le Green Calanques est hybride depuis 2024, moitié électrique, moitié gasoil. C’est pour nous un investissement de plus de 800 000 euros de fonds propres. » « C’est une avarie, pas un rejet illicite » a plaidé la défense soulignant que « le risque zéro n’existe pas ». « C’est exceptionnel ce qui s’est passé. Le temps de dire “stop, fermez la vanne”, c’est 3 secondes et déjà 15 litres. »

    La 6e chambre correctionnelle présidée par Lola Vandermaesen a parfaitement entendu les explications. « Vous êtes relaxés tous les deux. Le délit n’est pas caractérisé faute d’élément intentionnel. Il n’y a pas eu de volonté de polluer. »

  • Crescendo

    Crescendo

    La journée de mobilisation des énergéticiens et gaziers, à laquelle se sont joints les enseignants du supérieur et dans notre région les professionnels de santé, est le premier jalon d’une rentrée sociale qui s’annonce particulièrement combative cette année.

    Le dernier budget de l’ère Macron promet en effet de jeter beaucoup d’huile sur le feu de la colère sociale.

    Après avoir considérablement creusé la dette par leur politique d’injustice sociale, les libéraux qui gouvernent par défaut depuis la dissolution ratée de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, expliquent désormais qu’il faudrait taper les retraités au portefeuille. Des robins des bois à l’envers !

    Retraités « privilégiés »

    Tout en distillant l’idée que les retraités seraient des « privilégiés » par rapport aux actifs, le gouvernement abandonne les travailleurs aux hausses des prix des carburants. Pire, depuis le premier janvier, il a ajouté une taxe aux taxes déjà existantes.

    De quoi ressusciter les Gilets jaunes ? De premiers rassemblements sont déjà annoncés dans les prochains jours, sans attendre le 17 octobre désigné comme une date de mobilisation nationale.

    Avant cela, le 26 septembre, les professionnels de la culture seront dans la rue pour la défense des droits des intermittents notamment. Les agents des services publics et les pompiers ont, quant à eux, prévu de défiler le 29 septembre.

    Pour mettre l’urgence sociale au cœur du débat public, le mouvement social devra créer des convergences et mobiliser crescendo !

  • Vaucluse : les gardes des pompiers en débat

    Vaucluse : les gardes des pompiers en débat

    Une poubelle en feu mais pas de panique, ce sont les pompiers eux-mêmes qui l’ont allumée ce jeudi 10 septembre devant le Sdis d’Avignon pour illustrer leur colère. Rentrée sociale oblige avec une réunion des syndicats avec la direction du Sdis 84 dans un contexte tendu.

    Une centaine de soldats du feu se sont ainsi réunis devant le centre. Le passage des gardes de 24  heures à 12 heures est notamment demandé. « En 24 heures, seules 18 sont payées. Et des études prouvent que c’est mauvais pour la santé et on le ressent », pousse Christophe Vacher du syndicat SPP-Pats de Vaucluse.

    Plan pluriannuel

    Le syndicat concède que pour cela, il faut des recrues et donc des moyens supplémentaires. Le Colonel Hors Classe Christophe Paichoux, directeur du Sdis 84, confirme de son côté qu’un « plan pluriannuel » est engagé par le gouvernement afin de passer le système en 12 heures.

  • Alpes-de-Haute-Provence : sapeurs volontaires recherchés d’urgence

    Alpes-de-Haute-Provence : sapeurs volontaires recherchés d’urgence

    « Les pompiers de Manosque recrutent » : pompiers et mairie ont lancé, mardi, la campagne de recrutement de sapeurs-pompiers volontaires, essentiels pour faire fonctionner les casernes. « On a absolument besoin des pompiers volontaires. Souvent, ce sont eux qui prennent le relais le soir, le week-end, quand les pompiers pro sont au repos, a expliqué Jean-Claude Castel, président du Sdis 04. Quand on a des feux qui durent, c’est la relève qui est compliquée. »

    Pour réussir à recruter de jeunes volontaires, une classe jeunes sapeurs-pompiers a notamment été créée à La Motte-du-Caire, pour donner « une seconde chance à des jeunes qui viennent de partout », a précisé le président du Sdis. « À une époque, les places étaient chères, c’était souvent une histoire de famille. Aujourd’hui, on est sur un paradigme totalement inverse : on recherche beaucoup de monde pour diluer la sollicitation », a souligné le capitaine Clément Ortega, chef du centre de Manosque, regrettant de « perdre » de plus en plus de jeunes pompiers volontaires qui partent à l’étranger.

    « Pas normal de poser des congés pour partir au feu »

    Le maire et les pompiers ont insisté sur l’importance de signer des conventions avec les entreprises du territoire pour qu’elles libèrent les sapeurs-pompiers volontaires lorsque cela est nécessaire. C’est déjà le cas de l’Occitane, qui a signé récemment une convention, a expliqué le maire de Manosque, Camille Galtier (DVD).

    Enedis, qui a également signé une convention avec le Sdis 04, a libéré un agent sapeur-pompier volontaire de Manosque, cet été, « pour aller faire un renfort de dernière minute en Gironde », s’est réjoui le capitaine Clément Ortega. « Il n’est pas normal que des sapeurs-pompiers volontaires posent des congés pour partir au feu. Il faut vraiment qu’il y ait une mobilisation des entreprises publiques et privées, en signant un maximum de conventions avec, on l’espère, dans le cadre de la loi de modernisation de la sécurité civile, des moyens financiers de compensation », a lancé Jean-Christophe Julien, président de l’Union départementale des sapeurs-pompiers.

    Les pompiers et le maire ont également regretté le manque de « représentativité sociétale dans les casernes de pompiers », encourageant les habitants des quartiers prioritaires de la ville à s’engager auprès des soldats du feu. Pour y remédier, le maire de Manosque a évoqué le souhait de créer une « classe engagement » dans l’école du quartier prioritaire des Plantiers, à la rentrée 2027, où les pompiers interviendraient pour susciter « des vocations » chez la jeunesse.

    « Aujourd’hui, on a 90 sapeurs-pompiers volontaires à Manosque. Pour que ça fonctionne bien, il faudrait être à 100 ou 110, en plus des 16 professionnels. Donc il faudrait 10 voire 20 personnes supplémentaires », a détaillé le chef de centre. Pour recruter, il a mis en place une cellule de développement volontariat au sein de la caserne de Manosque. Cette année a notamment été créée l’action « vis ma vie de pompier ». Trente salariés de l’Occitane ont par exemple été accueillis au sein de la caserne pour découvrir son fonctionnement et potentiellement s’engager aux côtés des soldats du feu. Les pompiers espèrent faire la même chose, cette année, avec les habitants des quartiers prioritaires de Manosque pour avoir plus de « mixité sociale », avance l’adjudant Jonathan Matha, en charge de cette cellule de développement volontariat. « C’est une manière de dépasser certaines idées reçues et de montrer que l’on peut devenir sapeur-pompier quel que soit son parcours, son milieu social, où l’on vit. »

  • Lançon-Provence : Renaud Muselier remet un don pour les pompiers

    Lançon-Provence : Renaud Muselier remet un don pour les pompiers

    Il était ce lundi à Lançon-Provence pour remettre un chèque de 135 723 euros à l’œuvre des Pupilles Orphelins et Fonds d’Entraide des Sapeurs-Pompiers, association qui apporte un soutien aux enfants et aux familles de sapeurs-pompiers décédés. Cette somme est le fruit d’une collecte citoyenne que Renaud Muselier avait lancé au début des incendies dans les Landes et dont il avait été « le premier donateur ».

  • Premier bilan après l’incendie du Bois Noir

    Premier bilan après l’incendie du Bois Noir

    « La montagne n’est plus épargnée du risque incendie », a déclaré le Colonel Alain Juge, directeur du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) des Hautes-Alpes. Lundi 7 septembre, il organisait, conjointement avec Philippe Bailbé, préfet du département, et Marcel Cannat, président du conseil d’administration du Sdis, une conférence de presse pour évoquer les premiers enseignements tirés de la lutte contre l’incendie du Bois Noir, qui a touché 482 hectares dans le territoire des communes du Pays des écrins cet été.

    Quelques heures avant, l’ensemble des acteurs de la lutte de cet incendie, dont les maires des trois communes concernées, se sont rassemblés pour comprendre les faits et écouter les « colères légitimes » et les interrogations des élus locaux sur la gestion de cet « évènement extrêmement complexe ». Pour contextualiser le déroulé des évènements, Nicolas Roux de Météo France a rappelé les conditions météorologiques exceptionnelles rencontrées par le département. « L’été 2026 est le plus chaud jamais enregistré dans les Hautes-Alpes, a-t-il expliqué, avec 30 à 50% de déficit des précipitations ». Résultat : « Un niveau d’humidité des sols très bas et une végétation particulièrement sensible ». « Avec les brises de vallées en plus, on est dans un contexte qui laisse le feu se développer rapidement », a ajouté Alain Juge.

    « Impossible de chercher le feu »

    La lutte contre l’incendie a été inédite, marquée par un départ de feu « sournois et invisible », provoqué par un impact de foudre le 11 juillet. Les premières fumées ont été détectées le 15. « Il n’y avait aucun signe de feu, mais pourtant il progressait dans les racines », a précisé le directeur du Sdis. Les pompiers ont reçu les premiers appels et ont effectué une reconnaissance. « Mais il était impossible de chercher le feu, assure-t-il. C’est plus qu’un feu de montagne, c’est un feu dans une bande rocheuse de la taille de la Tour Eiffel, 330 mètres. C’est un contexte opérationnel extrêmement difficile ». L’incendie était inaccessible au sol, à cause du terrain très escarpé et des risques de chute de pierres. Après une phase de surveillance jusqu’au 18 juillet, le feu s’est développé et la lutte intensifiée. Jusqu’à 250 pompiers étaient mobilisés par jour. Les premiers moyens aériens ont mis plusieurs jours à arriver, faute de disponibilité. Des habitations et un camping sont évacués au vu des risques de chute de pierres. Le feu a finalement été déclaré éteint le 13 août, soit 33 jours avant son départ. Au total, sept pompiers ont été blessés dans la lutte contre cet incendie, principalement suite à des coups de chaleur. Aucun blessé chez la population et aucune habitation touchée n’a été déploré, et une étude de restauration post-incendie suivie d’un plan d’action va être réalisée, a expliqué Marie-pierre Michaud, cheffe du service Restauration des terrains en montagne de l’Office national des forêts.

    Malgré une « grosse mobilisation et une stratégie de lutte respectée », Alain Juge a évoqué les pistes d’améliorations. « Il faut réfléchir au niveau national : compte tenu du changement climatique, comment fait-on pour travailler avec des feux de plus en plus hauts en altitude et inaccessibles ? Comment projeter du monde sur place et assurer la continuité en eau ? ».

    Comme première réponse, le président du conseil d’administration du Sdis a déclaré réfléchir à du matériel à acheter, notamment pour limiter les risques pour les pompiers.

    Un second retour d’expérience, plus complet, sera établi à la fin de la saison des feux.

  • Le chef du centre de secours des pompiers de Port-de-Bouc en visite à Kalymnos

    Le chef du centre de secours des pompiers de Port-de-Bouc en visite à Kalymnos

    Une rencontre placée sous le signe de l’amitié, du partage et de la coopération.

  • Un dispositif dans les Bouches-du-Rhône pour évacuer les chevaux en cas d’incendie

    Un dispositif dans les Bouches-du-Rhône pour évacuer les chevaux en cas d’incendie

    Les images de ces chevaux au grand galop fuyant les grands incendies dans le Sud Ouest avaient fait le tour des télés de France… Alors que les feux de forêt se multiplient, entraînant régulièrement l’évacuation d’établissements équestres et de centaines d’équidés, le Comité Départemental d’Équitation des Bouches-du-Rhône (CDE 13) et le Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (Sdis 13) ont signé une convention de partenariat pour assurer la mise en sécurité des animaux lors des situations de crise indiquent les Pompiers 13 dans un communiqué.

    Une démarche inédite pour « renforcer la résilience du territoire et qui témoigne d’une mobilisation collective au service de la sécurité des populations et de la protection animale », ajoute le Sdis 13. Concrètement, le dispositif s’appuie sur une équipe fédérale d’évacuation de crise, composée de professionnels volontaires et qualifiés. Ils agissent à la demande du commandant des opérations de secours et vont chercher les animaux avec un équipement adéquat et des infrastructures pour les accueillir.

    Des gens volontaires mais qui gênent les secours

    « Quand il s’agit de sauver les chevaux et les animaux, il y a une grosse communauté », explique Emmanuelle De La Burgade, présidente du Comité départemental d’équitation (CDE 13). Mais si « les gens sont toujours prêts à venir mais gênent les opérations de secours. Le but est vraiment qu’on ait une synergie entre les pompiers et les secours pour que cela puisse s’organiser de façon cohérente », détaille-t-elle.

    Ce plan d’évacuation des équidés prend tout son sens au regard des incendies de cet été. En Gironde, 1 800 chevaux ont été évacués et répartis partout dans le département fin juillet rappelle le Sdis 13. Dans le Var, le Comité régional d’équitation (CRE) du Sud possède un numéro d’urgence joignable dans de telles situations. Les propositions d’aide peuvent être envoyées par SMS à ce numéro, en précisant le nombre de places de transport disponibles ou encore le nombre de chevaux pouvant être accueillis et la commune d’accueil. Des situations qui « ont une nouvelle fois démontré qu’au-delà de la protection des populations, l’évacuation des animaux, et notamment des équidés, doit être anticipée et organisée », estime Richard Maillé, président des Pompiers 13.

    Sur le territoire national, quelque 9 000 établissements équestres sont adhérents à la Fédération française d’équitation (FFE). Dans les Bouches-du-Rhône, 238 en sont membres via le CDE 13. Les porteurs de cette initiative espèrent la voir élargie à la France entière, « avec le soutien du ministère de l’Intérieur, en s’appuyant sur cette première coopération » ajoute Frédéric Bouix, président de la FFE.

  • Face au feu, les agents de l’ONF aux aguets dans les Hautes-Alpes

    Face au feu, les agents de l’ONF aux aguets dans les Hautes-Alpes

    Il est 11h30 à la base de Baratier, David Raimbault et Hervé Tabouret préparent leur patrouille quotidienne qui s’achève à 19h30. À bord de leur Pick-up jaune, ils embarquent une radio reliée aux pompiers, une tablette numérique pour transmettre les données collectées au centre de commandement de l’ONF, mais aussi une cuve de 700 litres et une motopompe pour intervenir sur un feu naissant. « L’avantage pour les pompiers, c’est qu’on est leurs yeux sur place, explique Hervé Tabouret. On va pouvoir leur dire si les accès sont possibles, si les pistes sont débroussaillées, s’il y a beaucoup de vent, des habitations… En arrivant en premier sur le site du sinistre, on va leur expliquer les conditions en temps réel, ce qui leur donne de l’avance. »

    Le binôme fait partie des deux patrouilles PSI (Prévention, surveillance, intervention), qui opèrent chaque jour durant l’été sur trois secteurs : l’Embrunais, la Haute-Durance et le Queyras. Depuis le 24 juillet, le département est en vigilance rouge, ce qui signifie que tout feu extérieur du type feu d’artifice, barbecue, feu de camp, brûlage de végétaux, cigarettes, ou travaux émettant des étincelles, est interdit à moins de 200m des forêts et espaces naturels. Après une visite au Centre d’incendie et de secours (CIS) d’Embrun, pour se concerter avec les sapeurs-pompiers, ils partent sur le terrain.

    Un public plus averti qu’auparavant

    En cette fin de matinée, ils arpentent la plage de Chanterenne à Crots, où ils s’attendent à trouver des restes de places à feux improvisées. Et ça ne loupe pas, à peine quelques minutes de marche, ils en trouvent deux, à 100m l’une de l’autre. « Une contravention pour un feu sauvage en période rouge, c’est 135 euros d’amende, rappelle Hervé Tabouret. On en constate une dizaine par jour, surtout sur les bords de plages très fréquentés en été et dans les fonds de vallée, en altitude, là où les gens se sentent un peu cachés. » Les deux agents enlèvent les pierres et mélangent les cendres à la terre. Autour du lac, la végétation est dense, et particulièrement sèche en cet été de canicule sévère. « Une place à feu reste dangereuse, même éteinte. Il y a des braises qui restent incandescentes. Le vent, la température, le taux d’humidité bas… Toutes les conditions sont réunies pour qu’une braise s’envole et déclenche un feu », explique Hervé Tabouret.

    Si, depuis le passage en période rouge, des affiches sont placardées sur les sites, tous les publics ne sont pas forcément au fait des interdictions, la PSI a un rôle primordial de prévention. « On voit que la patrouille a un impact dans la prévention, on trouve moins de place à feux sauvages que les années précédentes, constate Hervé. Le fait que cette année il y ait énormément d’incendies, que les médias en parlent beaucoup, fait que quand on échange avec les gens, on voit qu’ils sont beaucoup plus sensibilisés qu’avant. Il suffit qu’on nous voit démonter une place à feu pour qu’on vienne nous poser des questions. Et là, on joue notre rôle, c’est-à-dire expliquer, sensibiliser. »

  • Un incendie maîtrisé au col de Matacharre

    Un incendie maîtrisé au col de Matacharre

    Malgré la difficulté d’accès à un terrain accidenté, le feu a été rapidement maîtrisé. Ce dimanche après-midi, pendant un épisode orageux, des flammes sont apparues sous la barre rocheuse de Vente-Cul, sur les hauteurs qui dominent la commune de la Roche-Des-Arnauds. D’après le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis), le feu s’est propagé sur deux hectares. Une cinquantaine de sapeurs-pompiers ont été déployés au sol ainsi qu’une quinzaine de véhicules. Face la complexité d’agir par voie terrestre, deux canadairs ont été déployés le jour même. Lundi matin, une douzaine de pompiers étaient toujours mobilisés et le feu était déclaré fixé, seul un foyer restait encore actif.

    Les suites de l’incendie

    du Bois Noir

    Une frayeur passagère qui a de quoi rassurer après les ravages causés par l’incendie des Ecrins, entièrement éteint depuis le 13 août, soit près d’un mois après son déclenchement, le 15 juillet dernier. Entretemps, les flammes apparues sur le secteur du Bois Noir se sont étendues sur 510 hectares. Face aux multiples feux de l’été, le Premier ministre Sébastien Lecornu a lancé le 12 août une mission parlementaire pour travailler à de nouvelles mesures pour les endiguer. La députée socialiste des Hautes-Alpes Valérie Rossi a de son côté saisi cette occasion pour proposer d’auditionner les élus et acteurs concernés par l’incendie du Bois Noir. « L’objectif n’est pas de désigner des responsables mais de comprendre, objectiver et tirer tous les enseignements de cet événement, afin que demain nos territoires de montagne soient mieux préparés », a-t-elle avancé.