Tag: pompiers

  • Des déchets stockés à l’air libre prennent feu au centre Suez d’Istres

    Des déchets stockés à l’air libre prennent feu au centre Suez d’Istres

    Le centre de tri de Suez, implanté au sein de l’éco-pôle Tubé Nord à Istres, a été touché par un incendie mercredi soir, peu avant 23 heures. Selon le Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (Sdis 13), des déchets organiques stockés à l’air libre dans l’enceinte du site ont pris feu.

    L’action rapide et « conjointe des Pompiers 13 et des moyens du site a permis de contenir le sinistre à environ 600 mètres cubes », d’après le Sdis, soit un volume légèrement inférieur à celui cumulé d’une dizaine de conteneurs maritimes standards. Jointe jeudi soir, la préfecture parle quant à elle de 3 mètres cubes brûlés, équivalent à un petit véhicule utilitaire.

    Les services de l’État se sont rendus, jeudi après-midi, sur le site de Suez Istres suite à l’incendie. « Au regard des premières constations réalisées par les inspecteurs, il apparaît qu’il n’y a aucune trace de pollution des milieux », note la préfecture.

    Suez recyclage et valorisation Istres avait été mise en demeure en avril dernier par la préfecture des Bouches-du-Rhône. « Sur les deux mises en demeure dont l’exploitant a fait l’objet, en avril 2026, pour des travaux sur l’enrobé et le forage, l’exploitant ayant répondu à la première mise en demeure, une visite de récolement est en cours pour la seconde. à ce jour, aucune non-conformité n’a été constaté », concluent les services de l’État.

    Du combustible CSR

    avait pris feu en 2020

    Ce site de Suez a connu un incendie il y a six ans. La zone de confection de Combustible solide de récupération (CSR) à partir de déchets s’était embrasée : 5 000 m² de déchets et de machineries avaient pris feu en juillet 2020. Un arrêté préfectoral en avait ordonné l’arrêt en raison de « l’accumulation de déchets métalliques ayant entraîné échauffement puis incendie » par les convoyeurs, avant une propagation du feu entre les ateliers.

    À noter que le CSR est le produit au centre du projet de « chaufferie » porté par Suez sur le même site, fortement contesté par la Ville d’Istres et des associations locales, qui le considèrent comme un incinérateur. Sollicité, Suez n’a pas répondu à nos sollicitations.

  • Le fort signal d’alarme des combattants du feu

    Le fort signal d’alarme des combattants du feu

    Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez était attendu mercredi en Gironde pour rendre hommage aux deux soldats du feu qui ont péri en exerçant leur mission. la profession sonne l’alarme. Mardi, ces deux professionnels de 34 ans ont été piégés dans leur camion-citerne par un feu de pins « très virulent » aux abords de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, dans des circonstances qui restent à préciser.

    Avant le drame, lundi sur France Inter, le ministre de l’Intérieur avait assuré que le pays avait « suffisamment de moyens » pour lutter contre les incendies. Mais pour les syndicats de la profession, « dire que tout va bien n’est pas une réalité ». Selon un document de la Sécurité civile consulté par l’AFP, 8 des 12 Canadairs de la flotte étaient disponibles mardi soir, tout comme 7 Dash sur 8, 2 Beechcraft sur 3 et 4 hélicoptères bombardiers d’eau sur 5. Au sol, au 1er juillet, 541 nouveaux moteurs de secours avaient été livrés dans les Service départementaux d’incendie et de secours (Sdis), dont 365 camions-citernes feux de forêt, dans le cadre du renouvellement de la flotte engagée depuis les brasiers de l’été 2022 dans le Sud-Ouest. Mais « la perte de 1 000 moteurs entre 2004 et 2020 n’est pas compensée par la commande de 2022 », estime Sébastien Delavoux (CGT).

    Pour Guillaume Millet (CFDT), ce sont surtout les moyens humains qui manquent. « Quand on envoie une colonne de renfort d’une cinquantaine d’hommes, il en faudrait 100 pour respecter les repos de sécurité. Mais aujourd’hui, on ne fait qu’avec 50, donc les gens sont épuisés. »

    Des agents « rincés »

    « La fatigue est un ennemi lors des feux de forêt, par l’intensité des missions et la durée des engagements », ajoute Sébastien Delavoux. Les agents, « rincés », peuvent connaître « des pertes de lucidité », avec des risques d’intoxication réels, insiste-t-il. David Saquet, président de l’Unsa Pompiers, explique aussi le « surengagement des personnels » par leur activité courante qui s’ajoute aux feux. Les récents épisodes caniculaires avaient déjà engendré une augmentation des interventions de secours. En France, le Secours et soins d’urgence aux personnes (Ssuap) représente 74 % à 80 % de l’activité opérationnelle totale des sapeurs-pompiers, soit plus de quatre millions de sorties dédiées aux détresses médicales et aux accidents de la vie quotidienne. « La ressource n’est pas intarissable et les corps sont mis à rude épreuve, il y a de la fatigue physique, mentale », souligne le syndicaliste. « On a des gardes de plusieurs jours, 24h sur 24, parce que les collègues sont en congés » et dans certains départements, des pompiers partis « en feu de forêt pendant plus d’une dizaine d’heures revenus pour être réinjectés dans ces gardes. C’est anormal », affirme-t-il. Même constat pour Bruno Ménard, porte-parole national du syndicat des pompiers volontaires, qui représentent 80 % des effectifs. Pour lui, « on arrive au bout d’un système qui va exploser ». « Certains sont lessivés, ils sont envoyés en renfort d’un département à l’autre, dormant sur des lits picots entre les camions dans un hangar. Voire, entre deux interventions, repartent travailler chez leur employeur », explique-t-il. Delphine Renaud, secrétaire générale CGT du Sdis de la Vienne, déplore un « manque d’anticipation » face à l’impact du changement climatique, alors que le risque de feu s’accumule par l’état de sécheresse de la végétation, conséquence des canicules répétées. Lors de la première quinzaine de juillet, 300 hectares ont brûlé dans le département voisin de la Haute-Vienne, où les pompiers sont intervenus à 115 reprises pour des incendies, du jamais-vu. « Ce qu’on vit, c’est juste le début de ce qui nous a été annoncé », s’inquiète le syndicaliste.

    Le 8 juillet, un sapeur-pompier volontaire de 22 ans avait déjà péri alors qu’il luttait contre un feu en Savoie. Selon la Fédération nationale des sapeurs-pompiers, toutes interventions confondues, six pompiers sont morts en 2025 et huit, à ce jour, en 2026.

    Plus de 42 000 hectares ont brûlé en France entre janvier et mi-juillet, dépassant le précédent record de 2022, selon les données satellites du système européen Effis. Dans le Var, les sapeurs-pompiers luttaient mercredi contre un incendie qui a déjà parcouru plus de 2 500 hectares.

    Canicule : 5 764 morts en 16 jours

    La vague de chaleur qui a frappé la France du 17 juin au 2 juillet a entraîné une surmortalité record depuis 2003 selon un bilan provisoire. Ainsi, 5 764 décès excédentaires ont été enregistrés lors de cet épisode de chaleurs extrêmes, pour moitié en trois jours du 25 au 27 juin, a indiqué mercredi l’agence Santé publique France. Ce bond de la mortalité « toutes causes » – qu’on ne peut pas encore imputer avec certitude à la chaleur – a été constaté pour « toutes les classes d’âge à partir de 15 ans », avec une « augmentation marquée dès 45 ans », ce que les experts jugent « inédit ». Les bilans de mortalité alimentent une âpre bataille politique, le gouvernement est accusé d’impréparation aux conséquences du réchauffement climatique.

  • L’incendie du Bois-Noir se répand, du répit attendu samedi

    L’incendie du Bois-Noir se répand, du répit attendu samedi

    Ils étaient 130 pompiers à nouveau engagés mercredi dans le secteur du Bois-Noir pour tenter de contenir les flammes de l’incendie déclenché ce week-end. Le feu continue à se répandre rapidement. Au total, l’incendie a parcouru, en cinq jours, une surface estimée entre 200 et 220 hectares, selon la préfecture des Hautes-Alpes. « Le feu a repris ce matin avec le lever du jour, on est très inquiets concernant son évolution », a regretté mercredi le maire de L’Argentière-la-Bessée, Rémi Roux, sur BFMTV, craignant de nouvelles chutes de blocs et des éboulements sur le hameau de 120 habitants situé juste en dessous des fumées.

    Renforcement des moyens au sol prévu ce jeudi

    Les pompiers travaillent dans des conditions très difficiles, sur un terrain de montagne escarpé et dangereux. Les opérations visent « à contenir le feu dans la zone boisée et empêcher sa propagation vers la vallée du Fournel », note la préfecture. Lundi, un bloc de deux tonnes a écrasé un véhicule sapeur-pompier, et une chute de pierre a blessé une sapeur-pompier, évacuée vers l’hôpital de Briançon. Les pompiers ont ensuite été retirés de cette zone pour éviter de nouveaux accidents. Plusieurs maires des Hautes-Alpes ont annoncé, mercredi, demander l’ouverture d’une commission d’enquête pour comprendre les délais d’intervention. « On a des gens qui ont failli brûler cette nuit sur ma commune parce que le feu les a encerclés », a affirmé mercredi à BFM DICI le maire de Freissinières, Cyrille Drujon d’Astros.

    Le feu de végétation a été provoqué par un impact de foudre, il y a six jours. Un renforcement des moyens au sol prévu pour jeudi. Les pompiers comptent sur l’arrivée de la pluie dans les prochains jours pour endiguer les flammes.

  • Dans les Alpes, le secteur du Bois noir en feu

    Dans les Alpes, le secteur du Bois noir en feu

    « Le feu s’est déclaré dans une zone de montagne particulièrement escarpée, au pied et sur une barre rocheuse, rendant son accès impossible aux véhicules des sapeurs-pompiers. Les conditions d’intervention de moyens terrestres et aériens sont rendues particulièrement complexes par la topographie des lieux et le vent dominant de secteur sud-est, qui favorise la progression du feu vers la crête », précise la préfecture des Hautes-Alpes.

    96 sapeurs-pompiers mobilisés

    L’incendie s’est poursuivi durant la nuit de lundi à mardi. Il a déjà ravagé quelque 150 hectares. D’importants moyens sont mobilisés : 96 sapeurs-pompiers. Sur BFM, le préfet des Hautes-Alpes, Philippe Bailbé a annoncé que le « répit » est attendu samedi, avec des orages attendus. Le feu « est alimenté de la fin de matinée jusqu’à la fin de journée par un vent thermique qui le relance après qu’il s’est apaisé dans le courant de la nuit », a-t-il précisé lors d’un point presse, mardi après-midi. La situation météo restera la même jusqu’à la fin de semaine. « Nous sommes dans des conditions qui sont très propices au feu », à savoir des températures élevées, une faible humidité et des rafales de vent. « L’enjeu, pendant ces trois jours qui nous séparent de samedi, va être de contenir le feu sur les flancs et sur le plateau. Nous devrions avoir du répit samedi et c’est à ce moment-là que l’on pourra envisager de concentrer des moyens supplémentaires contre le feu sur le plateau. »

  • À Pontevès, 1 700 hectares brûlés, triste record de l’année en Provence

    À Pontevès, 1 700 hectares brûlés, triste record de l’année en Provence

    L’incendie qui s’était déclaré dimanche après-midi, ravageant 200 hectares de forêt sur les communes des Arcs-sur-Argens et de Taradeau, tout juste fixé lundi en début de soirée, un nouveau feu a embrasé un champ à Ponetvès, village situé à 20 km au nord de Brignoles, mardi vers 12h30. Pour éviter que les flammes ne se propagent, eu égard aux vents chauds qui étaient redoutés ce jour, 111 sapeurs-pompiers, 15 véhicules feux de forêts, 4 véhicules de commandement et 2 hélicoptères bombardiers d’eau ont rapidement été dépêchés sur place. Cela n’a toutefois pas suffi à endiguer l’incendie, qui s’est largement étendu aux vignes environnantes ainsi qu’au massif du Bessillon.

    1 000 ha brûlés en 1 heure

    Le dispositif a, en conséquence, été largement renforcé tout au long de l’après-midi : 800 sapeurs-pompiers, 60 gendarmes nationaux et policiers municipaux, 200 véhicules feux de forêt, cinq canadairs, quatre hélicoptères bombardiers d’eau, dont un hélicoptère lourd Super Puma, et 2 avions DASH étaient à pied d’œuvre pour circonscrire le feu. Quatre militaires avec un engin chenillé pour l’ouverture de pistes, ont ensuite été appelés en renfort.

    Les moyens aériens ont constitué le principal mode d’attaque jusqu’à la tombée de la nuit, permettant aux hélicoptères et aux Canadair d’intervenir efficacement. En fin d’après-midi, les vents se sont toutefois renforcés, comme l’annonçait le préfet du Var, Simon Babre : « Plus de 100 largages d’eau ont été réalisés, les DASH ont appliqué du retardant. Il est impératif de continuer l’action aérienne, sur une surface très étendue avec des parties du Gros Bessillon peu accessibles par véhicules terrestres. L’autre stratégie consiste à mettre du retardant sur les flancs de l’incendie, qui progresse de l’ouest vers l’est, pour qu’il ne s’élargisse pas. » Mais le feu s’est tout de même propagé à une vitesse monumentale, en direction de Cotignac. Alors que 700 hectares avaient brûlé à 20h, le préfet en déplorait 1 700 à 21h, soit 1 000 hectares de plus en une heure. La lutte s’est ainsi poursuivie pendant la nuit.

    Le camping municipal de Cotignac a été évacué, en plus des 400 personnes qui l’ont été sur la commune ainsi qu’à Pontévès, Correns, Sillans-la-Cascade puis Montfort-sur-Argens. Quatre habitants de Pontévès et deux sapeurs-pompiers ont été légèrement intoxiqués par les fumées, et un véhicule feu de forêts a été détruit. La zone de baignade de Sainte-Croix a également été évacuée, et plusieurs axes routiers (RD22, RD 554, RD 560 et RD13) fermés. Deux stations-service, à Barjols et Cotignac, ont par ailleurs été réquisitionnées.

    ET AUSSI

    Bouches-du-Rhône : accès interdit dans 23 massifs

    Face à un risque d’incendie de forêt jugé « très sévère », la préfecture des Bouches-du-Rhône interdit, ce mercredi 22 juillet, l’accès, la présence, la circulation et la réalisation de travaux dans 23 des 25 massifs forestiers du département. Sont notamment concernés les Alpilles, la Sainte-Victoire, le Garlaban, la Sainte-Baume, les Calanques, la Côte Bleue et le Cap Canaille.

    Seuls les massifs de Concors et de Trévaresse bénéficient d’un régime assoupli : les travaux y seront autorisés uniquement de 5h à 13h, sous réserve de mesures de prévention.

    Toute personne témoin d’un départ de feu doit contacter immédiatement le 18 ou le 112.

    Var : trois massifs interdits

    La préfecture du Var annonce, pour ce mercredi 22 juillet, la fermeture des massifs de la Sainte-Baume, des Monts Toulonnais et du Haut-Var en raison d’un risque d’incendie très sévère. L’accès, la circulation, les promenades et les travaux y sont interdits.

    Le risque est classé sévère dans six autres massifs : la Corniche des Maures, l’Estérel, le plateau de Canjuers, les Maures, le Centre-Var et les îles d’Hyères.

    Dans ces secteurs, l’accès est déconseillé et les travaux restent autorisés uniquement entre 5h et 13h, avant une interdiction l’après-midi.

    Vaucluse : cinq massifs fermés

    La préfecture de Vaucluse annonce la fermeture de cinq massifs forestiers, ce mercredi 22 juillet, en raison d’un risque d’incendie très sévère. L’accès est interdit toute la journée dans l’Enclave des Papes, le secteur Bollène-Uchaux, la Vallée du Rhône, le Petit Luberon et les Monts de Vaucluse. Les autres massifs du département demeurent accessibles, mais les autorités appellent à la plus grande vigilance.

  • Courage et dévouement

    Courage et dévouement

    Deux sapeurs-pompiers ne sont pas rentrés chez eux mardi soir. Ils sont morts en Gironde en combattant un violent incendie ; un parmi tant d’autres. De ceux qui embrasent nos territoires sous l’effet des fortes chaleurs et de la sécheresse, deux marqueurs d’un changement climatique structurel. Le 8 juillet, un jeune soldat du feu avait déjà péri en Savoie. Or, les feux vont se multiplier. Météo France le documente : « Dans une France à +4 °C d’ici à 2100, le risque de feu se généralisera à l’ensemble du pays avec une forte aggravation dans la région méditerranéenne. La saison des feux pourrait durer un à deux mois supplémentaires dans certaines régions. » Nous ne sommes qu’au début de l’enfer climatique.

    9 feux sur 10 sont d’origine humaine

    Or, neuf feux sur dix sont d’origine humaine, provoqués pour l’essentiel par des imprudences et des comportements dangereux. La responsabilité de tous est donc engagée, mais celle des pouvoirs publics doit être enfin assumée. Car la lutte contre les feux repose majoritairement sur les pompiers volontaires. Ils sont en manque de reconnaissance et de protection sociale. Ce combat pour leurs droits, les « soldats du feu » le mènent en s’engageant pleinement dans leur mission avec leur devise en bandoulière, « courage et dévouement ». Mais mourir, non, c’est insupportable, ce n’est pas fatal.

    Pour affronter les conséquences du réchauffement, les moyens humains et matériels doivent être décuplés et une bifurcation radicale pour des territoires vivables doit être amorcée d’urgence. Ce n’est pas le chemin choisi ces dernières années.

  • Foule des grands jours pour le défilé militaire

    Foule des grands jours pour le défilé militaire

    Si le feu d’artifice a été avancé au 13 pour respecter un « temps national de commémoration pour les attentats de Nice », c’est bien le 14 juillet que Marseille a accueilli son traditionnel défilé militaire. Dès 17h, la foule était au rendez-vous le long du parcours ralliant le quai de la Fraternité et l’esplanade J-4 Gisèle-Halimi malgré d’écrasantes températures. Et, comme le veut la tradition militaire, les festivités ont débuté pile à l’heure, à 17h25, avec un salut au drapeau suivi d’un chant de la Marseillaise.

    Sur le parvis de la mairie, au pied d’une scène sur l’eau pour l’occasion occupée par une fanfare militaire, et face à des gradins pleins à craquer, plusieurs soldats se sont vus remettre des récompenses. Cinq ont été décorés de la médaille militaire, trois ont été distingués du grade de chevalier de l’ordre national du mérite et une a reçu la Légion d’honneur. Un moment solennel auquel a succédé une impressionnante performance vocale de Barbara Bourdarel, chanteuse d’opéra, avant que les quais ne laissent place aux hommes et femmes ce jour-là mis à l’honneur.

    Honneur et divisions

    Une centaine de militaires, policiers et pompiers – qui ont été reçus avec un enthousiasme tout particulier en cette période estivale d’incendies –, ont alors pu entamer leur marche. Cinq parachutistes ont également été largués au-dessus du Vieux-Port avant d’atterrir, en douceur, au pied de la mairie centrale. « C’est un beau moment. On rend honneur aux soldats qui combattent pour nous, aux pompiers aussi, qui sont très importants en ce moment. C’est l’occasion de les remercier », s’enthousiasme Martine, attentive au spectacle. À quelques mètres, Fatima expose un sentiment plus mitigé : « C’est toujours bien de voir défiler les forces françaises mais c’est vrai qu’on ressent un certain malaise. On sent bien qu’au moment de chanter la Marseillaise le public est timide. J’ai l’impression que l’actualité crée un certain sentiment de division », note-t-elle. Plus loin, quelques militants sont d’ailleurs venus revendiquer leur colère : « Loi de présomption de légitime défense des policiers = totale impunité », lit-on sur l’affiche qu’ils ont amenée pour l’occasion.

  • [C’est l’été] Bal des pompiers de Carpentras

    [C’est l’été] Bal des pompiers de Carpentras

    Et cette année la fête est d’autant plus importante qu’elle célèbre sa dixième édition ! Dix ans de joie, de solidarité, de musique et de moments inoubliables. Au programme, une soirée explosive vous attend avec ambiance festive, animations, restauration, buvette, shows et surprises spécialement préparées pour cet anniversaire.

    15 euros l’entrée avec 2 consommations incluses

  • Les pompiers traquent les feux, la Justice les pyromanes

    Les pompiers traquent les feux, la Justice les pyromanes

    Rarement les pompiers de l’Hérault et du Gard auront été mis à aussi rude épreuve en début d’été. Depuis le dimanche 5 juillet, week-end cauchemardesque marqué par le départ de nombreux incendies, les pompiers des Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis34 et 30) sont sur le qui-vive, entre lutte contre les flammes et traque des pyromanes aux côtés des gendarmes.

    Tandis que le village de Moulès-et-Baucels (34) a battu un record de température le 8 juillet avec 43 °C, l’Hérault a connu « 30 départs de feu par jour » depuis samedi 4 juillet, selon la préfète Chantal Mauchet. Laquelle, lundi 6 juillet, a demandé aux maires, collectivités, chambres consulaires et employeurs publics comme privés de « libérer les sapeurs-pompiers volontaires pour renforcer les effectifs engagés ». Ces volontaires sont invités à se manifester auprès de leur centre de secours. En France, la situation est « extrêmement complexe » sur le front des incendies, a ajouté le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, avec « 11 000 hectares brûlés depuis le début de cette année. L’an passé, à la même époque, c’était 5 700 hectares ».

    Jeudi 9 juillet, les soldats du feu étaient encore à pied d’œuvre pour tenter d’éviter la propagation de l’incendie de Carlencas-et-Levas, à l’Est de Bédarieux, dans les hauts cantons de l’Hérault. Déclaré le 5 juillet, ce feu a déjà parcouru quelque 400 hectares.

    Un jeune homme de 27 ans qui a avoué avoir mis le feu involontairement selon lui (en tentant de brûler une lettre) – ce dont doutent les enquêteurs – a été déféré au parquet de Béziers et placé en détention provisoire à l’issue de sa garde à vue dans l’attente de son procès qui aura lieu le 27 août. D’ici là, une expertise psychiatrique aura lieu, l’homme étant placé sous curatelle. En 2020, l’homme avait été condamné à 3 ans de prison avec 2 ans de sursis probatoire pour destruction. Il encourt jusqu’à 15 ans de prison et 150 000 euros d’amende.

    4 jeunes interpellés à Alès

    Dans le Gard, parmi les incendies pas totalement maîtrisés jeudi 9 juillet figurent le feu de Roquemaure (25 hectares, 150 pompiers mobilisés, 11 maisons évacuées), celui de Milhaud (100 pompiers, 13 ha parcourus) ou encore celui de Saint-Victor-de-Malcap (6 ha de chaume brûlés, 70 pompiers). Ce dernier était en « évolution favorable ». Si aucune victime n’est à déplorer, 10 pompiers ont été légèrement blessés.

    Du côté d’Alès, quatre jeunes soupçonnés d’être à l’origine de plusieurs départs de feux dans le quartier du Rieu, ont été interpellés dans la nuit du 5 au 6 juillet et placés sous contrôle judiciaire suite à leur garde à vue, selon nos confrères d’Objectif Gard. Arrêté la veille dans une autre affaire, un quinquagénaire a été interpellé et placé en hospitalisation psychiatrique.

    90% des feux étant d’origine humaine, les pompiers appellent chaque citoyen à la plus grande vigilance, les conditions climatiques défavorables (canicule, vent…) favorisant la propagation rapide des incendies.

  • En Vaucluse, plusieurs massifs interdits d’accès

    En Vaucluse, plusieurs massifs interdits d’accès

    Le cocktail canicule et vent met en alerte considérable face au risque incendie, le Vaucluse étant l’un des 7 départements classés rouge ce mercredi, avec danger feux « très élevé ». Il faut dire aussi que la pluie n’est pas tombée depuis un moment : conséquence, le préfet de Vaucluse a placé le département en vigilance sécheresse (lire aussi page 15) depuis ce mardi.

    Dans la même veine, la préfecture a annoncé, ce mardi en fin de journée, l’interdiction d’accès à 12 des 15 massifs vauclusiens pour ce mercredi. « Il est rappelé à chacun qu’en toutes circonstances, la prudence est de mise à l’intérieur des massifs forestiers pour lesquels l’accès reste autorisé », précise la préfecture, insistant sur le respect « scrupuleux » des règles comme l’interdiction de fumer et d’allumer du feu.

    Une décision qui intervient alors que ce mardi, le préfet Thierry Suquet et Christophe Paichoux, directeur départemental du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Vaucluse, ont signé, à la caserne d’Entraigues, le nouveau schéma départemental d’analyse et de couverture des risques 2026-2031. Un document stratégique de 200 pages, qui dresse une feuille de route « qui permet d’adapter l’organisation des secours aux réalités du territoire, à l’évolution des risques et aux besoins de la population », note le Sdis. Ce document prévoit 14 orientations stratégiques, bien au-delà bien sûr du risque incendie.

    Alors que les pompiers vauclusiens réalisent en moyenne 144 interventions par jour, un matériel fiable et moderne est nécessaire. Dans ce cadre, les pompiers ont renouvelé une partie de leur parc véhicule. Il y a une semaine, 10 nouveaux engins ont été présentés, dont une échelle pivotante combinée 33 mètres destinée au centre d’incendie et de secours d’Orange. Elle est « plus compacte que les anciennes générations facilitant ainsi les manœuvres dans les rues étroites », souligne le Sdis. Les casernes de Beaumes-de-Venise et Robion ont récupéré chacune un camion-citerne. Les centres du Thor, Avignon, Bollène, Cavaillon, Carpentras, Sorgues et Valréas ont aussi récupéré de nouveaux véhicules.