Tag: pompiers

  • À Gardanne, une journée pour dépasser les préjugés sur les métiers de la sécurité

    À Gardanne, une journée pour dépasser les préjugés sur les métiers de la sécurité

    Le temps de quelques heures, sapeurs-pompiers, gendarmes, policiers, surveillants pénitentiaires, mais aussi plusieurs acteurs de la prévention, comme l’Addap 13, le Foyer Acte 13 ou encore le pôle jeunesse de la Mission locale, seront réunis à l’occasion de la troisième édition de la Journée de rapprochement entre les jeunes et les forces de l’ordre et de secours, ce mercredi, au stade Victor-Savine, également baptisée « Challenge citoyen ». Corinne Simon, préfète de police, devrait elle aussi se rendre sur place.

    À travers cet événement, la Ville affiche l’objectif de « déconstruire les préjugés, favoriser la connaissance mutuelle et restaurer une relation de confiance entre les jeunes et celles et ceux qui sont chargés de leur sécurité et de leur prévention ». En toile de fond, une volonté de « dialogue » et un volet politique récurrent. « Depuis 2020, la sécurité et la tranquillité publique constituent une priorité », précise la municipalité.

    La journée, ouverte à tous, est découpée en plusieurs temps. À commencer par une découverte, de 10h à 12h, d’ateliers, doublés de démonstrations de véhicules et d’équipements. Ces deux heures seront suivies d’un déjeuner qui permettra « de poursuivre les échanges ». C’est au cours de l’après-midi que se déroulera le Challenge Citoyen, « sportif et préventif ». Jeunes participants, encadrants, membres des forces de sécurité et acteurs du secteur social se retrouveront autour de plusieurs animations portant notamment sur la sécurité routière, la scène de crime ou encore un parcours d’obstacles. Une cérémonie de remise des récompenses clôturera la journée.

  • À Moustiers-Sainte-Marie, deux hangars et deux caravanes brûlent, le feu sous surveillance

    À Moustiers-Sainte-Marie, deux hangars et deux caravanes brûlent, le feu sous surveillance

    Un « important incendie agricole » débuté lundi soir « sur plusieurs caravanes », près du camping Peyrengues à Moustiers-Sainte-Marie, a « totalement embrasé » deux hangars agricoles, a indiqué le Sdis 04. Le feu, dont l’origine est encore inconnue, s’est rapidement propagé à du matériel agricole et aux hangars de 1 000m² et 200m². Des évacuations et des mises à l’abri ont été réalisées, et quatre personnes ont été prises en charge après avoir inhalé des fumées. Deux d’entre elles ont été transportées vers l’hôpital de Manosque.

    45 sapeurs-pompiers, appuyés par une quinzaine d’engins, étaient mobilisés, lundi soir, afin d’éviter la propagation de l’incendie. Les opérations se sont poursuivies toute la nuit, et le feu était toujours sous surveillance, mardi soir, avec un camion et quatre pompiers sur place, indique le Sdis. « Il s’agit d’une intervention de longue durée, nécessitant le maintien de moyens importants sur les lieux. »

    Une enquête ouverte

    La gendarmerie confirme l’ouverture d’une enquête, les premiers éléments laissant penser à un accident. « L’enquête le confirmera ou pas », indiquent les gendarmes.

    L’une des caravanes parties en fumée était habitée à l’année, indique le maire de la commune, Marc Bondil. « Le feu va encore se consumer pendant deux, trois ou quatre jours », affirme-t-il. L’éleveur propriétaire des hangars agricoles « a perdu tout son foin et des remorques ».

    Le feu s’est déclaré au même moment où la préfecture annonçait l’application du plan sécheresse et le passage en crise sur l’Asse. La situation s’aggrave ainsi pour les 26 communes de la zone d’alerte de l’Asse, qui passe au niveau de crise, le plus élevé. « L’année 2026 continue d’être marquée par une situation météorologique très particulière. Les précipitations, rares ce dernier mois et très irrégulières et localisées, conjuguées à des températures particulièrement élevées responsables d’épisodes de canicule successifs, ont provoqué un assèchement marqué des sols », explique la préfecture. « Le mois de septembre est particulièrement sec et chaud et, d’après les prévisions, aucune pluie n’est attendue dans les prochains jours, avec des températures qui resteront élevées pour une fin septembre », ce qui explique la mise en application de ce plan sécheresse. « Au regard du maintien de températures élevées, des mesures plus restrictives pourraient être prises la semaine prochaine. »

  • Hautes-Alpes : l’intersyndicale appelle la population à se mobiliser

    Hautes-Alpes : l’intersyndicale appelle la population à se mobiliser

    « Quels services publics voulons-nous demain ? Cette question concerne absolument tout le monde », affirme Julien Bouillé, cosecrétaire de la CGT des Hautes-Alpes depuis les locaux du syndicat à Gap. Il reprend les mots d’un texte rédigé par l’intersyndicale (CGT, CFDT, Unsa, Solidaires, FO et FSU) du département à l’occasion d’une conférence de presse.

    « Cette journée ne concerne pas uniquement la fonction publique, insiste-t-il, même si bien sûr, il y a une question salariale. Les fonctionnaires ne sont pas des privilégiés, les bas salaires et la précarité existent aussi la Fonction publique : près d’un million d’agents ont vu leur traitement indiciaire perdre 15% en dix ans ». Certains gagneraient même moins que le Smic. « La multiplication des contrats précaires, les difficultés de recrutement et le manque d’effectifs dégradent aussi fortement les conditions de travail », poursuit-il.

    Pour les syndicats, ces enjeux concernent tout le monde : « Dans les Hautes-Alpes, peut-être encore davantage qu’ailleurs, parce que nous connaissons les conséquences de l’éloignement des services. Quand un service ferme ou s’éloigne, les conséquences sont très concrètes : davantage d’attente, de kilomètres, et parfois le renoncement à un droit ». Ils rappellent que derrière chaque poste supprimé, il y a une mission qui devient plus difficile à assurer, que ce soit à l’hôpital, dans l’Éducation nationale, dans les collectivités territoriales, chez les sapeurs-pompiers et autres services de l’État. « Revaloriser les salaires, c’est aussi redonner de l’attractivité aux métiers essentiels », précise le texte.

    Faire mieux avec moins…

    « On nous explique depuis des années qu’il faudrait faire mieux avec moins, mais aujourd’hui cette équation ne tient plus. » L’argument du manque d’argent n’est pas valable pour eux : « Les aides publiques représentaient 211 milliards d’euros en 2023, et pendant ce temps on nous explique qu’il faudrait encore économiser sur l’hôpital ou l’école ? »

    Pour se faire entendre, l’intersyndicale appelle l’ensemble des agents publics, mais aussi les salariés du privé, les retraités et les jeunes à faire grève et à manifester le mardi 29 septembre. « On a encore ce droit d’expression, il faut le mobiliser », ajoute Caroline Sandral de la FSU. Elle reste optimiste, même si les réponses politiques tardent : « En tant qu’enseignante, je sais qu’il faut répéter encore et encore jusqu’à ce que ça rentre, dit-elle. Il faut aussi montrer à la population ce qu’il se passe. Imaginez un chef d’entreprise qui n’est pas remplacé… nous, des chefs d’établissements pas remplacés, on le vit ! »

    Le rassemblement aura lieu le 29 septembre à 10h devant la préfecture à Gap.

    Agathe Di Lenardo

  • Pompiers : dans l’Hérault, le service public en bout de chaîne

    Pompiers : dans l’Hérault, le service public en bout de chaîne

    On est les derniers à récupérer tout ce que les autres administrations ne peuvent plus assurer. » Pour Gautier Néolas, le constat est celui d’un service public arrivé en bout de chaîne. Président du SA SPP-PATS 34 et sapeur-pompier professionnel à Béziers, il participe au mouvement national lancé le 8 septembre et appelé à durer jusqu’au 20 octobre.

    Après un été marqué par les mégafeux et la mort de quatre pompiers en France, la colère a gagné en visibilité. Mais les difficultés sont anciennes : budgets contraints, effectifs insuffisants et missions récupérées à mesure que d’autres services publics s’essoufflent. « Or nous non plus, on ne nous augmente pas les budgets. Automatiquement, on se retrouve à ne plus pouvoir assurer tout ce qu’on nous demande. » L’intersyndicale réclame un financement renforcé des Sdis par l’État, davantage de professionnels et une meilleure prise en compte de la santé des agents : fumées toxiques, fatigue, usure physique ou encore risques psychosociaux.

    Toujours plus de missions

    Dans l’Hérault, les chiffres donnent corps à l’alerte. 87 165 interventions ont été réalisées en 2025, soit environ 240 par jour et 15% de plus qu’en 2024, dont près de 80% consacrées au secours d’urgence aux personnes. Une activité déjà bien supérieure aux hypothèses de planification, établies autour de moins de 75 000 interventions annuelles.

    Les 16 centres mixtes concentrent à eux seuls 84,5% de l’activité départementale. Pour le syndicat, cette charge impose de renforcer les effectifs sans opposer professionnels et volontaires, ces derniers servant trop souvent de « variable d’ajustement lorsque les recrutements de professionnels ne suivent pas ». Son rapport recensait, en 2025, 643 sapeurs-pompiers dans les centres pour une cible de 668 : un déficit de 25 agents.

    Cela reste une grève particulière, puisque les secours continuent. Banderoles, inscriptions sur les véhicules, tractages et rencontres avec la population constituent l’essentiel des moyens d’action. Le 29 septembre, les pompiers rejoindront la mobilisation de la fonction publique : « On est en bout de chaîne. Après nous, les missions qu’on ne pourra plus faire, personne d’autre ne les fera. Si la sécurité civile est en danger, la population l’est aussi. » Au-delà du 20 octobre, la colère pourrait se déplacer vers les échelons locaux si aucune réponse nationale n’est apportée.

  • Les pompiers à la préfecture des Bouches-du-Rhône

    Les pompiers à la préfecture des Bouches-du-Rhône

    « On veut interpeller la population et les élus sur notre situation ! » Ce mardi, les sapeurs -pompiers des Bouches-du-Rhône entendent taper du poing sur la table. Dans le cadre du mouvement de grève, lancé le 8 septembre dernier par l’ensemble des organisations syndicales des pompiers, le syndicat autonome des employés (SAE13) du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) appelle à la mobilisation, devant la préfecture à Marseille où ils devraient être reçus. « La colère est là après tout ce qu’on a vécu cet été. Même si dans les Bouches-du-Rhône, il y a des embauches, on manque quand même de moyens », explique Pierre Davisseau, président du SAE13. Car ce sont bien des mesures pour une meilleure reconnaissance de la profession qu’ils revendiquent. « Juste pour notre département, il nous manque 300 sapeurs-pompiers professionnels idéalement. Cela permettrait de soulager les pompiers volontaires à qui l’on demande toujours plus d’heures et de disponibilités », développe le syndicaliste.

    « En nombre à Paris »

    Avec toujours en fond la question du rôle des pompiers professionnels comparé aux pompiers volontaires : « Les volontaires ne restent que 2 à 5 ans tant la charge de travail est grande. Ils finissent par partir et les embauches ne compensent pas le manque de pompiers professionnels. » De quoi bien se préparer à la manifestation nationale qui se déroulera à Paris, le 29 septembre prochain où les pompiers du département risquent d’être nombreux. « On est plus de 170 adhérents à monter à Paris », conclut Pierre Davisseau.

  • À Montpellier, une mécanique déjà bien huilée

    À Montpellier, une mécanique déjà bien huilée

    Le futur hôtel des sécurités va nous faire gagner beaucoup de temps. » À entendre Sébastien Cote, on pourrait d’abord croire que ce lieu stratégique – qui ouvrira dans le quartier Celleneuve début 2029 – est attendu comme le messie à l’heure où les phénomènes météo extrêmes s’accentuent.

    En réalité, l’hôtel des sécurités qui centralisera les polices municipale et métropolitaine des transports, le PC sécurité de la TAM ou encore le Centre de supervision urbaine (CSU), ne sera que la cerise sur le gâteau. « Tous les acteurs seront réunis au même endroit et auront sous les yeux le grand mur d’images du réseau de caméras de vidéosurveillance de la Ville de Montpellier », explique l’adjoint au maire délégué à la sécurité.

    L’ultime maillon d’une chaîne de commandement déjà parfaitement rodée les jours où les pouvoirs publics se doivent de prendre les mesures adaptées aux risques climatiques exceptionnels. Car lorsque les fortes pluies ou le feu menacent, personne ne tergiverse. Le Plan communal de sauvegarde de la Ville (PCS) détaille risque par risque les process et rôles de chacun. « Tous les scénarios sont envisagés et le plan va bientôt passer à l’échelle de la Métropole », précise Sébastien Cote.

    Dès que nécessaire s’ouvre une « cellule de crise » au sous-sol de l’hôtel de ville de Montpellier. Au sein de ce Poste de commandement communal (PCC) aux allures de bunker, entre 15 et 20 personnes dont le maire ou l’adjoint d’astreinte, les responsables des services municipaux, de la police municipale, la voirie, la TAM, les pompiers, la sécurité civile… « Ils sont en lien téléphonique avec les équipes de terrain, la société Predict Services pour les prévisions météo et si besoin les maires des communes avoisinantes, ainsi bien sûr le préfet qui peut reprendre la main si le phénomène s’étend au département. »

    Des outils spécifiques sont aussi à disposition à l’instar du réseau métropolitain de capteurs qui mesurent la montée des eaux. « On peut ainsi rapidement décider de sécuriser une école, fermer un parc, un bois ou une route en contrebas, stopper une ligne de tramway… », illustre l’adjoint à la sécurité.

    La canicule n’étant pas un « risque ponctuel » mais continu, elle donne lieu à une « cellule de veille » quotidienne et amène elle aussi à des choix politiques forts. « En cas de fortes chaleurs, on peut décider en lien avec le rectorat de suspendre des cours d’une école, d’inviter au report d’un rassemblement mais aussi de rallonger les horaires des médiathèques ou d’ouvrir des salles climatisées pour placer les sans domicile fixe à l’abri. »

  • Incendies : le débroussaillement dans la ligne de mire de l’État

    Incendies : le débroussaillement dans la ligne de mire de l’État

    Après un été hors-norme, lors duquel près de 100 000 ha d’espaces naturels et de forêts sont partis en fumée, le gouvernement veut mettre l’accent sur la prévention face aux incendies. Ce vendredi 18 septembre, le ministre de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a arpenté le plateau pédagogique dédié à la sensibilisation des publics aux Obligations légales de débroussaillement (OLD), dont le sentier ponctué de panneaux explicatifs et d’ateliers slalome dans la forêt de pins située au-dessus du centre de formation départemental des pompiers 13.

    « Neuf habitations sur dix qui ont été détruites cet été l’ont été parce qu’elles n’étaient pas ou peu débroussaillées », affirme-t-il. Ces manquements sont surtout « l’une des causes de propagation des feux ». Le responsable du service DFCI des Bouches-du-Rhône de l’Office national des forêts (ONF), Laurent Vélasco, est sans appel : « L’effort à faire sur les OLD est devant nous. Le respect de cette mesure de prévention est déjà insuffisant pour le risque actuel, donc d’autant plus pour les risques à venir. »

    De la cohérence

    et du cas par cas

    Les OLD, dont les conditions précises sont fixées par arrêté préfectoral, visent à limiter la masse combustible des incendies en créant une ceinture de sécurité aux abords des constructions, chantiers et installations de toute nature. Elles sont à réaliser par les propriétaires de terrains situés à moins de 200 mètres des bois et forêts sur une profondeur minimale de 50 mètres à partir de l’habitation, et peuvent donc s’étendre à une parcelle voisine.

    Mathieu Lefèvre reconnaît la technicité des obligations, avec des « arrêtés parfois difficiles à lire » et des « freins » qui peuvent être d’ordre financier ou « psychologique ». « C’est à tous ces enjeux que la mission parlementaire doit être capable de répondre », poursuit-il. Lancée le 12 août par le Premier ministre Sébastien Lecornu, ses conclusions doivent être rendues le 21 septembre. Les sept parlementaires « commencent à formuler des propositions, le contrôleur général a été reçu », précise le ministre. « On est là sur une politique publique qu’on doit regarder dans le détail, qui ne doit pas se faire de façon planifiée verticale depuis Paris, mais massif par massif, forêt par forêt. »

    Le directeur du Sdis 13, Jean-Luc Beccari, prévient : « On pense qu’on a un dispositif assez complet et cohérent, mais il faut continuer à l’animer, à le financer. Il y a des enjeux forts en matière d’OLD, de DFCI, d’aménagement du territoire ». Et d’appeler à plus de cohérence entre les enjeux environnementaux, de biodiversité et de prévention incendie. « On sent qu’il y a un travail interministériel un peu plus poussé à mener. »

  • Toulon Provence Méditerranée : une Métropole « résolument tournée vers l’avenir » pour faire face aux défis

    Toulon Provence Méditerranée : une Métropole « résolument tournée vers l’avenir » pour faire face aux défis

    À l’ordre du jour de cette séance publique, le rapport d’activité 2025 pour commencer, qui illustre de façon concrète toutes les actions réalisées. L’occasion pour la présidente de la Métropole de mettre en avant « les moyens importants » dégagés pour les mettre en œuvre, avec ici plus de 460 millions d’euros consacrés au fonctionnement et plus de 246 millions à l’investissement.

    Avec pour objectif de poursuivre sa stratégie de développement économique et touristique et de continuer, à travers son nouveau Plan de mobilité 2025-2035, d’assumer une politique volontariste pour réduire la part de la voiture, comme en témoigne l’augmentation des pistes cyclables dans le Port du Levant. Avec en ligne de mire également « la modernisation des transports en commun » et le lancement des travaux du Bus à haut niveau de service (BHNS). « Parce que la mobilité dans la métropole c’est un tout, un ensemble de moyens déployés pour faciliter ce qu’on appelle l’intermodalité, c’est-à-dire passer d’un mode de transport à un autre », insiste-t-elle.

    Solidarité avec

    les pompiers en grève

    Un bilan et des ambitions déclinés également au niveau de l’amélioration de l’habitat, de la préservation de l’environnement et en faveur de la transition écologique, avec notamment un nouveau Contrat de baie et la sécurisation du Faron afin d’adapter les espaces publics pour faire face au changement climatique.

    « En cette rentrée c’est surtout vers l’avenir que nous devons tourner notre regard », insiste Josée Massi. Un nouveau projet métropolitain, qui incarne les priorités du mandat sera prochainement présenté au conseil.

    La présidente de la Métropole a ensuite mis au vote un don de 300 000 euros au Service départemental d’incendie et de secours du Var (Sdis 83). Et précise : « C’est un sujet d’actualité puisque les sapeurs-pompiers sont mobilisés pour réclamer davantage de moyens humains et matériels. À notre échelle nous les soutenons ! »

    Concernant le dossier Grand prix de France du Castellet, la collectivité a pris acte du rapport d’observations accablant de la Chambre régionale des comptes et a accepté de contribuer à l’apurement de la dette par une avance de 1,6 million d’euros, tout en continuant à se réserver le droit de contester ultérieurement devant la justice tout ce qui pourra l’être.

    La gauche réagit

    L’élu d’opposition de gauche Stéphane Sacco (GRS) a profité de la délibération portant sur la rénovation thermique de l’école Victor-Hugo, à La Seyne, pour tacler le maire RN, en s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles « les bâtiments qui en ont le plus besoin n’ont pas été intégrés à cette opération ». C’est-à-dire les préfabriqués abritant 10 classes. « Ils sont aujourd’hui dans un état très dégradé, constituent de véritables passoires thermiques et 3 sur les 4 bâtiments sont diagnostiqués avec présence d’amiante », insiste-t-il. En tout ce sont 35% des enfants de cet établissement qui ne bénéficieront pas d’une amélioration de leurs conditions d’apprentissage.

    Piqué au vif, le maire a répliqué que ces préfabriqués allaient être prochainement enlevés. Sans dire ce qu’il adviendra des 162 élèves qui y suivent aujourd’hui les cours. T.T.

  • Martine Vassal réclame plus de moyens pour les pompiers

    Martine Vassal réclame plus de moyens pour les pompiers

    C’est une cérémonie qui arrive sur le tard, mais qui est hautement symbolique. Ce mercredi 16 septembre, les pompiers d’Istres ont enfin pu inaugurer officiellement leur nouvelle caserne, située dans la zone du Tubé. En réalité, ils avaient quitté leurs anciens locaux du centre-ville dès le 1er avril 2025.

    Le directeur du Sdis 13 (Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône), Jean-Luc Beccari, explique : « La tour était isolée, on ne pouvait plus l’utiliser pour des raisons de sécurité, l’emplacement compliquait parfois la circulation des véhicules, il était difficile de sortir rapidement… » Désormais, 3 240 m² de bâtis modernes et fonctionnels construits à proximité de la N569 accordent « de meilleures conditions de travail aux pompiers en leur offrant un lieu de vie, de préparation mais aussi de cohésion », salue le maire (LR) d’Istres, Robin Prétot.

    Le président du Sdis 13 Richard Mallié souligne : « Derrière la construction d’un centre de secours, il y a une politique de protection de nos populations au prix de nos investissements. » En l’occurrence, 8,9 millions d’euros ont été financés par le Département, et 400 000 euros par le Sdis 13 en matière d’équipement.

    Des recettes adéquates

    Cet effort s’inscrit dans une dynamique engagée depuis 2021, avec la construction de six casernes pour un montant de 40 millions d’euros. À la tête du conseil départemental, premier financeur du Sdis, Martine Vassal (DVD) passe un message : « Ce sont des sommes très importantes, en fonctionnement et en investissement. Les collectivités territoriales sont mises à mal, on nous pressure (…) et on arrive à un moment où le matériel coûte très cher. » Alors qu’au niveau national, la grève des pompiers se poursuit, la présidente dit travailler à une forme « d’uniformisation du traitement sur l’ensemble du territoire » avec l’association des Départements de France et appelle de ses vœux « une prise en compte des risques au niveau national pour que les territoires en retard puissent se mettre à la page ». Martine Vassal attend une « considération différente » de la part de l’État, demande plus d’adéquation entre les dépenses des Départements et leurs recettes et l’application du Beauvau de la sécurité civile.

    Ces revendications arrivent après une saison estivale particulièrement difficile. Les pompiers du 13 sont intervenus sur près de 500 feux d’espaces naturels, dont plus de 200 feux de forêt, un chiffre en « progression importante », note Martine Vassal. Malgré cette tension et la multiplication des journées à risque, dans plus de 9 cas sur 10, les départs ont pu être maîtrisés avant d’atteindre un hectare de végétation. « Ce résultat est le fruit d’une règle : détecter tôt, intervenir très vite et frapper très fort dès le départ. » La mobilisation a permis de limiter la surface totale brûlée à 366 ha dans le département, contre 966 ha en 2025. « On a le savoir-faire, il faut écouter les élus locaux, affirme Martine Vassal. La séparation entre le national et le local est de plus en plus importante et peut porter préjudice. »

  • Jean-Luc Queyla, un pompier pour éteindre le feu chez Tecelys

    Jean-Luc Queyla, un pompier pour éteindre le feu chez Tecelys

    Jean-Luc Queyla est l’actuel adjoint avignonnais chargé de la sécurité et des risques majeurs, mais fut aussi lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers et chef de la caserne d’Avignon.

    Seul candidat, il succède à Joël Guin dans la délicate mission de remettre de l’ordre au sein de la SPL, dans le viseur de la justice depuis juillet et l’ouverture d’une enquête préliminaire visant des infractions en matière de probité. Comme nous le révélions, des perquisitions simultanées ont été menées, début juillet, aux sièges du Grand Avignon, de Tecelys, mais aussi du domicile de Joël Guin. Jean-Luc Queyla aura fort à faire en s’appuyant aussi sur les recommandations de la Chambre régionale des comptes, qui a transmis son rapport provisoire sur la SPL. Déjà, l’audit commandé par le précédent exécutif avait tiqué sur le cumul de casquette entre président et directeur général, plaidant pour scinder les deux fonctions « afin de bénéficier d’une séparation claire des pouvoirs entre stratégie/surveillance (président) et opérationnel (DG) ».