Tag: police municipale

  • Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Ayant réussi le pari de réunir un large spectre de la gauche (PCF, LFI, PS, Les Écologistes, l’Après), Fréjus Riposte formalise désormais son projet politique à un peu plus de deux mois des élections municipales. Sa tête de liste a été désignée par les colistiers et présentée samedi : il s’agit de Christine Romano, militante PCF, retraitée de la Poste, et présidente de l’UL CGT Saint-Raphaël-Fréjus depuis vingt ans (poste qu’elle va céder à Cathie Klink, aussi membre de Fréjus Riposte).

    Forte de son engagement de longue date, elle est habituée aux campagnes électorales après s’être présentée aux élections départementales de 2021 dans le canton de Fréjus. Elle en a (re)précisé les contours, déjà exposés en novembre lors de la présentation de la liste. Première motivation : reprendre la ville au RN et à David Rachline, qui la dirigent depuis 2014. « Le RN se dit proche de la population mais n’hésite pas à voter contre l’augmentation du Smic et contre la taxe Zucman. Il défend les catégories les plus favorisées contre le reste de la population », dénonce Christine Romero, qui ne manque pas de rappeler le bilan du maire actuel, « impliqué dans des affaires de prise illégale d’intérêts [il a été jugé en septembre, verdict attendu le 27 janvier, Ndlr.] et favoritisme [jugement le 22 septembre, Ndlr.] ».

    L’écologie en « fil rouge »

    Christine Romano et Fréjus Riposte promettent ainsi une rupture vis-à-vis de la municipalité actuelle. Tout d’abord sur l’aspect démocratique, « en faisant des citoyens des co-concepteurs de la politique municipale. Nous organiserons l’intervention populaire via le droit de pétition, un budget participatif… ». L’écologie sera le « fil rouge » des politiques municipales, notamment sur le logement, « avec la création de 3 000 logements sociaux manquants, avec des matériaux durables, des espaces verts et des services », et l’abandon du projet d’hôtel 4 étoiles à la Base Nature, « qui doit rester réservé à l’usage exclusif de la population », pointe Christine Romano.

    Parmi les projets énoncés par Fréjus Riposte, la création d’une « maison médicale avec du personnel salarié, donc sans dépassement des honoraires », tout en « défendant et améliorant l’hôpital public ». La sécurité sera « assurée en priorité par la police nationale, mais aussi avec des médiateurs, des espaces de dialogue appuyés notamment par la police municipale ». Une politique de transport ambitieuse avec « des navettes pour les villes périphériques et les transports municipaux, la création de pistes cyclables et la mise à disposition de vélos ». L’éducation sera, enfin, un axe prioritaire, avec « la mise en valeur du patrimoine de la ville, une cuisine centrale alimentant les cantines scolaires en produits bio, et l’ambition de faire de Fréjus une ville universitaire », soutient Christine Romano, qui compte aussi « mettre en place des centres sociaux, notamment dans les quartiers de Villeneuve, de l’Agachon, de la Gabelle, que le maire avait supprimés dès son élection ».

  • Les sept propositions de Nicolas Koukas pour le centre-ville d’Arles

    Les sept propositions de Nicolas Koukas pour le centre-ville d’Arles

    Le local de campagne de la rue de la République n’est pas encore inauguré que Nicolas Koukas, tête de liste (PCF) de l’Union pour Arles aux élections municipales de mars 2026 était en conférence de presse vendredi matin au sujet du centre-ville et des commerces. Le candidat a fait état de sept propositions « amendables et travaillées avec les commerçants » avec ses partenaires de gauche et de l’Appel d’Arles.

     L’incitation fiscale sur les loyers

    « C’est possible de faire mieux » en matière de lutte contre la vacance des locaux commerciaux, selon le candidat, prenant en exemple « Nîmes et Salon qui ont une vacance inférieure ». Nicolas Koukas propose une « réduction voire une exonération » temporaire de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) au travers d’une « convention-contrat entre les commerces bénéficiaires et la Ville ». « Je suis allé à Chambéry récemment, et ça marche bien », assure le candidat.

     Une coopérative foncière municipale

    Autre outil proposé pour résorber le problème des locaux commerciaux vides, la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) dédiée au foncier commercial. « Nous échangeons avec la Chambre de commerce d’Arles (CCI) pour créer cet outil qui permettrait à la Ville de préempter des locaux dans les rues stratégiques, comme celle de l’Hôtel de Ville et de la République », détaille Nicolas Koukas. « Cette forme juridique permet des financements de la Ville et de l’Agglomération, mais aussi les acteurs économiques comme la CCI », complète-t-il.

     Mobilité et stationnement

    Nicolas Koukas veut instaurer « la gratuité des transports pour les Arlésiens, comme à Montpellier ». Pendant les 15 jours de la période des fêtes, l’Union pour Arles propose la gratuité du stationnement. « C’est demandé par les commerçants et ça permet de faire venir les visiteurs extérieurs », avance la tête de liste, indiquant également que « nous prêterons attention aux voitures-ventouses pour permettre une rotation quotidienne ».

     Tranquilité urbaine

    Le candidat veut « un centre-ville sûr et rassurant » et propose pour cela d’« allier la mise en place d’un service public de police municipale, avec des patrouilles visibles en soirée, doublé d’une brigade de la tranquillité urbaine en lien avec les habitants pour remonter leurs inquiétudes ». Julie Bonato, militante féministe, souhaite également mettre en place « l’arrêt des bus à la demande pour les femmes pour les rapprocher de chez elles » et veut améliorer l’« éclairage, pas toujours suffisant ».

     Propreté

    « Nous voulons des interventions rapides d’une brigade anti-grafiti sous 48h », indique Nicolas Koukas, « avec une lutte renforcée sur les façades et vitrines commerciales ».

     Animation

    Le candidat souhaite « co-construire l’animation du centre-ville avec les commerçants » et propose un rendez-vous nocturne mensuel, pointant par exemple l’insuffisance « de l’animation avec juste des chalets » pendant les 15 jours de fêtes de fin d’année.

     Gouvernance partagée

    « On ne peut plus décider d’en haut » tance Nicolas Koukas, qui souhaite développer « un service municipal de dynamisation pour accompagner les commerçants au niveau administratif » et animer « un conseil permanent des commerçants réuni chaque mois avec le maire, les agents et des représentants des habitants ». « L’idée est de faire participer les Arlésiens au travers de sondages et de rendez-vous pour savoir ce qu’ils veulent au centre-ville » abonde Baptiste Guerri, entrepreneur, dans l’esprit de la « démocratie participative et contributive » comme résume François Leclerc (NPA).

    Le prochain rendez-vous sera l’inauguration du local de campagne du 26 rue de la République, samedi 17 janvier à 11h.

  • [Rue de la République] Laure-Agnès Caradec : « La première priorité de la liste de Martine Vassal, c’est la sécurité »

    [Rue de la République] Laure-Agnès Caradec : « La première priorité de la liste de Martine Vassal, c’est la sécurité »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h10 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies. « Rue de la République » accueille chaque semaine une personnalité marquante de la vie du territoire.

    Ce week-end, Laure-Agnès Caradec, présidente de la fédération LR des Bouches-du-Rhône.

    la campagne

    Didier Gesualdi : Vous êtes directrice de campagne de Martine Vassal, ça y est Benoît Payan se lance. Votre ennemi principal est désigné ?

    Quelque part ce n’est pas une surprise puisque tout le monde s’attendait à ce moment. Ça va être l’heure de vérité pour lui parce que la fois dernière ce n’était pas lui qui était candidat, c’était madame Rubirola. Les Marseillais ont eu droit à un switch qui a été douloureux pour eux. Il va se présenter tel qu’il est.

    Didier Gesualdi : De chasseur il est devenu chassé ?

    Oui… je n’attendais pas cette formule.

    Didier Gesualdi : Il avait fait campagne sur la critique du bilan de Jean-Claude Gaudin, cette fois ce sont ses concurrents qui s’en prennent au sien.

    En 2020, il a été chassé par certaines forces politiques qui ne voulaient pas qu’il soit candidat. C’est plutôt à ça que je pensais.

    Léo Purguette : La campagne de Martine Vassal a été lancée depuis septembre sans que son adversaire principal ne soit déclaré. Vous n’avez pas eu le sentiment de boxer dans le vide ?

    Pas du tout parce que ça permet d’avoir une position claire vis-à-vis des Marseillais. Elle s’est déclarée suffisamment en amont en disant « moi je suis candidate » pour dérouler ses propositions, pour expliquer tout ce qu’elle a fait aussi pendant son mandat. Les Marseillais vont voter à la fois pour les mairies de secteur, la Ville de Marseille et la Métropole. Au titre de la Métropole, la séquence de cette semaine qui montre la révolution des transports avec l’inauguration du tramway jusqu’à capitaine Gèze et jusqu’à la Gaye, montre combien, en un mandat, elle aura respecté son engagement envers les Marseillais et les métropolitains aussi puisqu’il y a des BHNS, le Val’tram…

    Léo Purguette : Elle avait avancé sur un sujet qui n’est pas très en vogue dans votre camp politique : la gratuité pour les plus jeunes et les seniors. Pourquoi ne pas viser la gratuité pour tous ?

    La gratuité vous savez… il y a toujours quelqu’un qui paye. Malheureusement, les transports ont un coût important. Les efforts qui ont pu être faits, ont été faits. Après, il y a une réalité économique. Martine Vassal s’est engagée à ne pas augmenter les impôts, comme elle l’a fait au Département et à la Métropole. Je rappelle que Benoît Payan a augmenté de 14% la taxe foncière.

    le Bilan du Printemps marseillais

    Didier Gesualdi : Pour vous tout est à jeter dans le bilan de Benoît Payan ?

    En tout cas, j’attends qu’il nous fasse la démonstration de son bilan parce que justement, aujourd’hui, aux yeux des Marseillais il n’y a pas de projet qui soit sorti durant ce mandat. On ne peut pas dire qu’il y ait eu une piscine, un équipement public… Sur les écoles, on voit bien qu’il y a des couacs sur l’utilisation de l’argent du plan Marseille en grand et que les écoles qui devaient être livrées en temps et en heure ne le seront pas toutes. Donc quel acte majeur durant ces six ans ?

    Didier Gesualdi : Pour vous, le quotidien des Marseillais n’a pas changé ?

    Le quotidien des Marseillais a changé notamment grâce à l’action de la Métropole sur les transports, sur l’habitat indigne, Martine Vassal a mis en place la société publique de rénovation du bâti, mais à l’échelle municipale, démontrez moi ce qui a été fait.

    Léo Purguette : Le plan Marseille en grand, c’est quand même bien Benoît Payan qui l’a décroché. Cet argent-là a même ruisselé – si on peut dire – sur la Métropole.

    On a eu la chance d’avoir un président de la République qui s’est penché sur Marseille et a décidé d’octroyer des moyens supplémentaires, notamment pour la mobilité. Martine Vassal s’est saisie de tous les crédits débloqués par l’État et complétés, bien sûr, par la Région et le Département, pour mettre en place dans un temps record du transport en commun pour les Marseillais.

    Jean-Claude Gaudin

    Didier Gesualdi : En 2020, le Printemps marseillais ne l’emporte-t-il pas du fait de l’immobilisme de Jean-Claude Gaudin ? Renaud Muselier a même parlé de deux mandats de trop.

    Moi je défendrai toujours le bilan de Jean-Claude Gaudin. Non, je ne pense pas qu’il y ait eu deux mandats de trop. Chaque mandat a été rythmé par des choses importantes. Les premières lignes de tramway ont été réalisées sous l’impulsion de Jean-Claude Gaudin et de Renaud Muselier.

    Didier Gesualdi : Avec beaucoup de retard…

    Oui mais l’extension du métro également, la capitale européenne de la Culture, le Mucem, le Parc du XXVIe centenaire la piétonisation du Vieux-Port… En 1995, la Ville perdait des habitants, avait un taux de chômage record, les choses ont nettement évoluées. Marseille est devenue attractive, a accueilli des entreprises, des filières d’excellence.

    Léo Purguette : Vous ne pensez pas que la défaite de 2020 est due à son bilan notamment en matière d’habitat ?

    C’est sûr que le 5 novembre a impacté très fortement la campagne municipale, on est bien d’accord. Ça a été un drame qui a marqué tout le monde. Je pense que c’est essentiellement la division de notre côté qui a causé beaucoup de dégâts. Cela a servi de leçon. Aujourd’hui, l’UDI qui était la dernière pièce manquante, lui apporte le soutien dont elle bénéficie déjà, depuis les LR jusqu’au centre.

    Léo Purguette : Jean-Claude Gaudin était en revanche attentif à la cohésion de la mosaïque de communautés qui constitue Marseille. Où est passé ce discours dans votre camp ?

    Si, on est toujours sur cette ligne-là. Marseille est un port, a toujours accueilli. Marseille espérance a peut-être un peu moins de vigueur que sous Jean-Claude Gaudin, je crois qu’il faut retisser les liens entre les communautés et qu’elle se retrouvent dans un projet commun.

    Le bloc central

    Léo Purguette : Le bloc de droite et du centre qu’incarne Martine Vassal correspond à celui qui gouverne la France. N’est-ce pas un handicap dans un pays traversé de colères ?

    Oui tout à fait mais je pense qu’il faut dissocier le local du national. C’est sûr qu’au plan national c’est compliqué : pas de budget, des crises, la crise agricole et ainsi de suite… Mais ici localement, ce que nous souhaitons c’est que les Marseillais jugent sur ce qui a été fait et sur les engagements pris par Martine Vassal. Elle a une vraie volonté de faire. On est élu pour faire et pas pour gagner du temps comme on peut le voir aujourd’hui à l’échelle nationale. Nous sommes sur la rédaction de notre programme, il sera décliné début février.

    Notre objectif c’est faire ce qu’on dit et dire ce qu’on fait.

    Notre but, c’est de faire, de réaliser, dans l’intérêt des Marseillais.

    le Narco- trafic

    Léo Purguette : Vous dites que la sécurité est une priorité. À Marseille on voit l’ampleur qu’a pris le narcotrafic. Il semblerait que Bruno Retailleau lorsqu’il était ministre de l’Intérieur ait préféré mettre plus de moyens contre l’immigration illégale.

    Il a quand même fait passer, avec Gérald Darmanin, la loi contre les narcotrafiquants qui a été un peu vidée de sa substance par le conseil constitutionnel, malheureusement. En tout cas, c’était une vraie volonté d’action contre le narcotrafic. Il faut poursuivre, on voit bien dans cette ville que sa présence est forte.

    Léo Purguette : Peut-on encore gagner face au narcotrafic ?

    Il ne faut surtout pas baisser les bras. On voit bien que la faculté a dû fermer temporairement ses portes à cause de cela. Orange quitte la Belle-de-Mai suite à des impacts de balles, c’est intolérable dans la 2e ville de France. Benoît Payan a minimisé les faits, je crois qu’il faut combattre le narcotrafic avec la plus grande fermeté.

    les adversaires

    Léo Purguette : Vous parlez d’union mais une liste très anti-Vassal se présente avec Erwan Davoux et Nora Preziosi, qui était élue de vos majorités. Ça vous inquiète ?

    Non, je crois qu’il ne faut pas qu’on soit inquiété par ce genre de listes. Je pense qu’elle prendra à la fois sur la liste de Benoît Payan, peut-être sur la nôtre. Je ne sais pas si elle aura un destin important, nous verrons bien. En tout cas, nous, nous sommes concentrés sur ce que nous avons à dire aux Marseillais.

    Léo Purguette : Il y a eu une polémique importante sur la question du rapport au RN. Une clarification a été apportée mais les centristes ont beaucoup grincé des dents. Est-ce que ça va tenir jusqu’au bout ?

    La ligne a été clarifiée de suite. Martine Vassal a toujours combattu l’extrême droite, dans tous les scrutins. Elle continue à la faire. Aujourd’hui, il y a trois blocs. Martine Vassal représente celui de la droite et du centre face à l’extrême droite et à l’extrême gauche car ne nous leurrons pas, Benoît Payan sera avec Sébastien Delogu au deuxième tour. Il ne s’en cache quasiment pas. Et Sébastien Barles qui soutient Sébastien Delogu n’a pas été exclu de la majorité de Benoît Payan, donc on voit bien qu’il y a des connexions. Ne trompons pas les Marseillais.

    Didier Gesualdi : Vous aurez besoin des voix du RN au second tour, à moins que cela ne soit le contraire.

    Mais pourquoi veut-on toujours franchir l’étape du premier tour ? Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? Nous allons nous battre pour arriver en tête au soir du premier tour.

    Didier Gesualdi : Que dites-vous aux électeurs du RN ? Ça veut dire quoi quand on dit qu’on « partage des valeurs » ?

    Un des objectif prioritaire et affirmé de Martine Vassal, c’est la sécurité. Est-ce que c’est là dessus qu’on pourrait se dire qu’on a un point commun ? Je n’en sais rien. C’est la priorité de Martine Vassal et aussi des LR dans la continuité de l’action menée par Bruno Retailleau lorsqu’il était ministre de l’Intérieur. Nous avons envie d’une ville apaisée où les Marseillais peuvent déambuler en toute sécurité. Des efforts colossaux ont été faits dans les transports avec 2000 caméras déployées et le Groupe d’assistance et de protection qui maintient des agents de sécurité dans le métro et le tramway. Ce sont des choses concrètes, Martine Vassal a démontré sa capacité à faire et elle veut continuer.

    Didier Gesualdi : La sécurité est plutôt une prérogative nationale.

    La police municipale peut venir en appui. Martine Vassal mettra une priorité sur le recrutement de 1 500 policiers municipaux supplémentaires, sur le déploiement de la vidéosurveillance. Elle veut une BAC municipale pour lutter aussi contre la criminalité. Tous les moyens qui pourront être utilisés le seront pour faire en sorte que les Marseillais puissent vivre en toute sécurité dans leur ville.

    Didier Gesualdi : Franck Allisio du RN semble enclin à venir sur un terrain « probusiness » qui est plutôt le vôtre. Ça vous surprend ?

    Il est député de Marignane, il y a des pôles économiques importants dans sa circonscription. Je ne l’ai jamais entendu défendre l’aéroport, l’aéronautique, le pôle économique de Vitrolles. On ne peut pas dire que le programme de la présidentielle de Marine Le Pen soit très pro-économie.

    Didier Gesualdi : Et pourtant quand il y a sur l’affiche Marine Le Pen ou Jordan Bardella ça fonctionne plutôt.

    Oui, papa-maman sur les affiches c’est un peu désespérant. En fait, je crois surtout que ce sont les Français qui sont désespérés et qui veulent retrouver une France dans laquelle ils se retrouvent. Dans laquelle il y a du respect, de la bienveillance. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Les essayer ce n’est pas la bonne solution. Faisons confiance aux élus engagés pour le territoire.

  • L’union de la gauche aux municipales s’agrandit autour d’Ariane Lombardi

    L’union de la gauche aux municipales s’agrandit autour d’Ariane Lombardi

    On aurait dû péter un mur » glisse Ariane Lombardi, la candidate communiste et tête de liste d’union de la gauche pour les municipales à Marignane, alors que son local de campagne de la rue Maurice-Noguès est rempli à craquer ce vendredi soir.

    Il y a une raison à cela. Outre la présence du PCF, du PS et des Écologistes (La Marseillaise du 22/11), la soirée d’inauguration est l’occasion pour la candidate d’annoncer « le soutien officiel de Debout!, L’Après, Génération.s et Gauche républicaine et socialiste » à la liste Mieux vivre à Marignane qu’elle conduit. « C’est avant tout une aventure collective portée par des valeurs de gauche assumées de solidarité de justice sociale et de respect et sens du commun », considère la candidate, pour qui « la commune est un refuge quand les crises se succèdent et les inquiétudes grandissent, son rôle est d’être au plus près avec du service public et du lien social ».

    « Un projet réaliste »

    Ariane Lombardi annonce trois projets d’ampleur pour son programme. « Nous créerons un centre de santé municipal pour garantir un accès aux soins de proximité sans dépassement d’honoraires », affirme-t-elle. Dans la même veine, « nous créerons un centre social ouvert à la jeunesse et à l’ensemble des habitants », un lieu « d’accompagnement des familles et d’aide à l’insertion » projette la candidate. Le renforcement des effectifs de police municipale et d’agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) est également au programme d’un « projet humain, de gauche, réaliste et sérieux ».

  • La Ville de Martigues suspend la pose d’antennes de Free Mobile

    La Ville de Martigues suspend la pose d’antennes de Free Mobile

    La police municipale est allée jusqu’à stopper le début des travaux. Dans un communiqué daté du 15 décembre, la Ville fait état d’installations d’antennes par Free Mobile « sans réelle concertation préalable » et « au mépris des demandes de la collectivité pour préserver les paysages, l’environnement et la qualité de vie des riverains ». En l’occurrence, il s’agit de trois antennes, une de 30 mètres située en zone humide bordant la route de Lavéra, d’une de 42 mètres sur le secteur des Laurons et d’une antenne en zone agricole à Plan Fossan.

    Dernier événement en date, l’intervention de la police municipale et de la direction de l’urbanisme sur un chantier de Free mobile début décembre, « malgré la demande de suspension des opérations » de la Ville, alors que « la société ne disposait ni de l’autorisation préfectorale obligatoire, ni au titre du droit des sols », d’après la collectivité.

    L’opérateur se défend

    Sollicité par La Marseillaise, l’opérateur affirme que ses projets de déploiement « ont fait l’objet de démarches transparentes et conformes au cadre légal et à nos obligations de couverture », mais que « toutes les solutions proposées ont été refusées par la commune ces trois dernières années, sans alternatives ».

    Free Mobile invoque « l’intérêt vital des réseaux mobiles très haut débit pour l’attractivité économique des territoires et le fonctionnement des services publics », assure « rester ouvert au dialogue » et souhaite « la mise en place d’un dialogue constructif avec la Ville de Martigues ».

    La Ville, à ce titre, affirme « ne pas s’opposer aux antennes mais à l’absence de dialogue de la part d’un seul opérateur », sur les quatre existants.

  • Bientôt un même QG pour les forces de sécurité à Montpellier

    Bientôt un même QG pour les forces de sécurité à Montpellier

    « Rassembler toutes les autorités des sécurités sur un même lieu pour travailler ensemble et être mieux coordonné ». Voilà l’objectif affiché du futur hôtel des sécurités de Montpellier dont Michaël Delafosse a posé la première pierre, jeudi 4 décembre, à Celleneuve. « C’est une brique importante à l’ouest de Montpellier. L’efficacité passe par la coordination et la rationalisation des moyens. Tout était trop éclaté, on perdait du temps et de l’argent », résume le maire socialiste qui qualifie l’actuelle salle de crise de l’Hôtel de Ville de « passoire thermique ». « Ça nous coûte 300 000 euros par an ! »

    « Gérer les crises »

    Construit en lieu et place de l’ancien bidonville de Celleneuve, le futur hôtel des sécurités qui verra le jour d’ici 2 ans et demi, regroupera quelque 450 agents de la police municipale, de la police métropolitaine des transports, des missions de la prévention de la délinquance et de la sécurité civile. S’y ajoutent l’ensemble des moyens du centre de supervision urbaine de la Ville de Montpellier ainsi que ceux du PC sécurité de la TAM qui gère les contrôles des transports en commun. Si bien qu’au cœur de ce véritable quartier général (QG) de la sécurité, une salle sera équipée d’un gigantesque mur d’images.

    Si certains pourraient y voir une sorte de système de surveillance qui questionne les libertés individuelles, la municipalité insiste sur l’aspect dissuasif de l’outil. Le but est « la prévention de la délinquance et la protection de la population », explique l’adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique, Sébastien Cote. En cas d’infraction constatée, « nous pourrons identifier les flagrances et aider à rendre justice », abonde le maire qui précise une autre fonctionnalité du lieu, celle de « mieux gérer les crises » lors des épisodes cévenols ou neigeux.

    Conçu par le cabinet Imagine – Architectes pour un coût de 65 millions d’euros, le bâtiment de 13 000 m² (dont 4 000 pourront être loués à des privés dans un pôle tertiaire), sera équipé « d’espaces polyvalents en cas de crise » (exemple : la vaccination Covid), d’un espace de formation et d’entraînement au tir, précise l’architecte lauréate Solveig Orth.

  • Le plan Horus déployé pour apaiser les zones commerçantes

    Le plan Horus déployé pour apaiser les zones commerçantes

    Dissuader et rassurer. C’est l’objectif affiché par le dispositif Horus, mis en place par la Ville de Marseille. L’opération, lancée le 17 novembre, doit durer jusqu’au 4 janvier. « Ce sont plus de 100 agents qui, chaque semaine, vont sillonner au nord, au centre, au sud, à l’est, les zones commerciales, les grands centres, mais aussi les petits commerces, les rues piétonnes, pour assurer une présence préventive, dissuasive, sécurisante à l’approche des fêtes », explique Céline Lefléfian.

    Pour cette présentation, en bas de la Canebière, à l’entrée du marché de Noël, la directrice de la police municipale (PM) est entourée des brigades canine, VTT, moto, scooter et du bataillon des marins-pompiers. La brigade équestre de la PM viendra en renfort le week-end sur les sites festifs, place Bargemon et autour du Vieux Port, et la brigade maritime s’amarrera Quai des Belges, à deux pas de l’Ombrière.

    Depuis son lancement, plus de 1 000 prises de contact ont été réalisées avec les commerçants, et 90 procès verbaux ont été dressés à l’occasion de quelques 200 passages dans les centres commerciaux. « C’est une première. Tous les centres commerciaux de la ville sont concernés », note Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille. « A Saint-Loup, au Merlan, à Grand Littoral, aux Terrasses du port, aux galeries du Prado, partout où ils vont faire leurs courses, les Marseillais veulent se sentir dans les meilleures conditions ».

    « Logique à long terme »

    « C’est rassurant, même si on a une porte sécurisée, ils arrivent toujours à passer », explique une commerçante de la rue de Rome qui a profité du dispositif la semaine passée, lorsqu’un individu sous stupéfiants s’est introduit dans son magasin. « La police municipale, c’est la police du quotidien. Elle connaît chaque commerce, chaque problématique, elle est ancrée dans son territoire. Ces prises de contact et ces agents engagés sur cette mission, ça apaise », abonde Yannick Ohanessian, adjoint (PS) à la tranquillité publique, qui met en lien ce travail avec les efforts engagés par la collectivité pour renforcer sa police.

    En termes d’effectifs, d’équipements, mais aussi dans son déploiement, avec les ouvertures de postes à Bonneveine (8e) et plus récemment à Saint-Jérôme (13e). « Il y a pour nous une logique à long terme de sectorisation des missions d’ilotage, reprend l’adjoint. On souhaiterait que de la même manière, la police nationale se réorganise avec à la fois la lutte contre le narcotrafic, les opérations massives comme mardi, mais aussi la police du quotidien. Cela nécessite désormais un double engagement, de la municipalité et de l’état ».

  • Belsola défend l’emploi public comme « idéal républicain »

    Belsola défend l’emploi public comme « idéal républicain »

    Il suffit d’évoquer la création d’un emploi à la Ville de Port-de-Bouc pour lancer le débat politique du dernier conseil municipal de l’année, mardi soir. Il s’agit d’un poste d’assistant de suivi de l’entretien des locaux, d’ores et déjà pourvu en interne, comme l’a rapporté l’adjoint Marc Depagne (PCF).

    Mais, à l’extrême droite de l’opposition, Claude Bernex (UDR), se dit « fortement étonné de cette embauche à 100 jours des élections municipales », pointant « le nombre d’agents par habitant : il y en avait 350 en 2019 et près de 400 cette année, pour 16 400 habitants. Vous êtes dans les 16 000 embauches publiques, mais à un moment donné, ça devient cher pour les gens qui payent le foncier ». Précision : le chiffre de 16 000 emplois publics supplémentaires concerne l’ensemble des fonctions publiques en France, au 3e trimestre, selon l’Insee.

    Le maire (PCF) Laurent Belsola assume : « Nous avons toujours parié sur le service public et on manque encore d’agents. Quand vous voulez une police municipale, une ville propre avec des arbres taillés il faut des agents ». Quant au poste, « il va chercher des économies, il faut savoir perdre de l’argent pour en gagner », affirme l’édile.

    « Vous avez supprimé

    le cœur de la France »

    Claude Bernex persiste et signe : « Notre strate des villes entre 10 000 et 20 000 habitants fait que nous devrions être à 230 agents à Port-de-Bouc ». De quoi provoquer l’ire du maire communiste. « Avec 230 agents municipaux, c’est ingérable. Vous voulez tailler dedans, mais regardez votre politique, Sarkozy a fait péter un fonctionnaire sur trois et c’est la débandade dans tous les services publics, dans les hôpitaux comme la police, ça manque de partout ! Il ne fallait pas supprimer le cœur de la France », tance Laurent Belsola.

    L’opposant Pascal Spanu (RPR) reprend la source de son collègue : « C’est le JDD qui le dit ». Il avance aussi que « les charges de personnel sont de 17 millions d’euros alors que dans notre strate, on devrait être à 10 millions ».

    L’édile port-de-Boucain défend ses « idéaux républicains » : le service public a « un coût, compensé par l’impôt que chacun doit payer » face au « système libéral à l’américaine où chacun paye pour sa santé. On promet des merveilles aux jeunes, mais ils n’oublient pas d’aller chez l’ophtalmo et le dentiste avant d’y aller ». Et il conclut : « Vous voulez retirer 140 agents à la Ville. Dites-le aux agents et syndicats présents, et aux gens d’aller faire du sport à Fos. » L’extrême droite locale a donc affiché son projet libéral.

  • La police municipale s’installe sur l’avenue de Saint-Jérôme

    La police municipale s’installe sur l’avenue de Saint-Jérôme

    C’est une ancienne boucherie qu’une dizaine d’agents de la police municipale a officiellement investie ce vendredi 28 novembre, avenue de Saint-Jérôme (13e). Un effectif qui devrait doubler d’ici quelques mois. Après le 42, la Canebière, et avant que n’ouvre « très bientôt » la rue Loubon (3e), cette nouvelle antenne de proximité devrait permettre de mieux répondre aux demandes des habitants, a estimé le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG) venu dévoiler la plaque d’entrée.

    L’idée : que la police municipale investisse tous les quartiers, « d’ici 5 à 6 ans ». « Une police qui connaît la topographie des lieux est essentielle dans le continuum de sécurité », déclare-t-il, fier de cette police « la mieux armée de France dans tous les sens du terme ». Elle « a été déterminante, essentielle, dans les enquêtes en cours », assure Benoît Payan. Un rôle accru que le maire de Marseille assume sans ambages, déplorant le manque d’effectif de la police nationale.

    « On est une grande ville, cinq fois Lyon et deux fois et demie Paris, est-ce que vous savez combien de policiers nationaux tournaient cette nuit ? 35 », affirme-t-il pour qui « ce n’est pas sur la sécurité que nous devons faire des économies » pas plus que sur « tout ce qui représente la République ». Entendre la police, la gendarmerie, les hôpitaux, la Poste, les associations, bref « celles et ceux qui font qu’on est debout ». Marseille a besoin « d’une police nationale qui soit calibrée », insiste Benoît Payan, s’indignant que l’année dernière, « le ministre de l’Intérieur ait décidé de supprimer une préfecture de police de plein exercice ». Intolérable pour l’élu dans une ville confrontée de plein fouet au narcotrafic…

  • [Entretien] Nicolas Koukas (PCF) : « Je porte le projet de l’Appel d’Arles pour réparer la ville »

    [Entretien] Nicolas Koukas (PCF) : « Je porte le projet de l’Appel d’Arles pour réparer la ville »

    L’Union pour Arles, issue de l’Appel du même nom lancé par la société civile pour une majorité de gauche, écologiste et citoyenne aux municipales de 2026, a officialisé l’investiture de Nicolas Koukas comme tête de liste du rassemblement, à l’occasion d’une conférence de presse tenue au restaurant le France, jeudi matin.

    La Marseillaise : Que signifie votre désignation comme tête
    de liste pour les élections municipales de 2026 ?

    Nicolas Koukas : C’est l’aboutissement du processus initié par le collectif issu de l’Appel d’Arles, né des citoyens et auquel les partis se sont agrégés. Le déclic a eu lieu lors des élections législatives. Le rassemblement que j’ai mené dans le cadre du Nouveau Front populaire nous a permis de réaliser un gros score face au RN et d’être devant lui au second tour, sur Arles, alors qu’on pensait être battus au premier tour. Il fallait alors aller plus loin. L’union est un combat qui prend du temps, chacun doit faire des concessions avec les autres tout en faisant le lien avec le collectif de la société civile. Notre rassemblement est marqué à gauche, mais pas fermé. C’est pour cela que j’ai accepté de me mettre à disposition pour porter ce projet.

    Qu’est-ce qui vous caractérise ?

    N.K. : Je suis un amoureux d’Arles. Je suis né pas loin, rue de Stalingrad, dans une famille immigrée grecque du côté de mon papa, et d’une famille arlésienne du côté de ma maman, qui s’appelle Mistral. J’aime ce territoire, car j’y suis né, j’y ai tout construit et ma famille est ici. Je dis souvent qu’une ville finit par devenir une personne pour soi et, en ce moment, je vois qu’elle ne va pas bien.

    Quel est votre diagnostic ?

    N.K. : Le principal sujet est celui de la déconnexion de la municipalité actuelle avec les Arlésiens, il manque la participation et la concertation à tous les niveaux. Ils décident, mais il n’y a aucun moment d’échanges. C’est une réalité criante sur tous les sujets. Il faut aussi regarder les villages et les hameaux qui ont été choyés ou délaissés suivant les affinités politiques du maire. Il y a aussi une déconnexion à ce niveau-là. Je pense, aussi, aux personnels et agents de la Ville. Les services techniques ont été tant critiqués, montrés du doigt, alors qu’ils sont là à 5h du matin sur le territoire. On nous accusait de clientélisme auparavant, mais aujourd’hui, je crois qu’on doit dire qu’on est fiers du service public qu’ils rendent aux habitants. Il est important de rétablir une autre façon de faire de la politique, plus proche des habitants. Les promesses de 2020 n’ont d’ailleurs pas abouti.

    À quelles promesses faites-vous référence ?

    N.K. : Par exemple, celle sur la propreté. On nous avait promis un plan de propreté mirobolant, mais la ville n’a jamais été aussi sale. Je rappelle que le maire d’Arles est aussi président de la communauté d’agglomération et que la taxe d’enlèvement des ordures ménagères a explosé, le prix des transports aussi, sans oublier l’eau. Visiblement, le maire ne doit pas connaître le président de la communauté d’Agglo, il faudrait leur organiser un rendez-vous ! Sur le plan économique, je mets au défi quiconque de citer une entreprise qui s’est installée depuis 2020. Je me rappelle, aussi, la promesse d’une ville plus sûre, qui a donné lieu à l’augmentation des effectifs de la police municipale de 18 à 60, mais pour quel résultat ? Quel est le projet de la police ?

    Quel est le vôtre, sur ce sujet est sur les autres ?

    N.K. : Notre projet est de créer des hôtels des polices municipale et nationale dans les quartiers. On a besoin de services publics avec tous les outils de prévention, qui ont été sacrifiés, de même que nous devons redonner des moyens aux centres sociaux avec des animateurs et des agents de prévention. Nous aurons plusieurs annonces économiques prochainement, car plusieurs gros acteurs n’ont jamais pu travailler avec Arles, faute d’échanges.

    Quid du développement industriel ?

    N.K. : Nous sommes favorables à la décarbonation et au développement de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. Je rappelle que 16% des habitants du Pays d’Arles y travaillent. Mais nous devons faire un enfouissement total de la ligne à très haute tension, on ne peut pas défigurer la Camargue. Il ne faudrait pas, non plus, que les acteurs économiques quittent le golfe. Pour ce qui est du contournement autoroutier, mettre un péage aux Arlésiens qui vont travailler à Saint-Martin ou à Fos est impensable et c’est Vinci qui décide, pas le maire ! J’ai donc proposé aux acteurs économiques et associatifs de mener une véritable consultation citoyenne.

    L’Union locale CGT peut-elle rester domiciliée à la Bourse du travail ?

    N.K. : L’expulsion de la CGT de la Bourse du travail est un coup politique pour faire du buzz en pleine droitisation du pays. Le maire ne connaît pas l’histoire d’Arles, de la CGT et des combats durs qu’ils ont menés. Cela fait partie de notre ADN local. Pourquoi cliver la population ? Le site est inscrit aux monuments historiques et n’est pas accessible, donc l’office du tourisme ne peut pas s’y installer.

    Comment s’annonce la campagne ?

    N.K. : Nous sommes prêts, je suis prêt. Arles mérite mieux. Un vrai élan est né de l’Appel d’Arles. On ne peut pas plaire à tout le monde, mais le plus important est le projet que nous avons pour réparer et recoudre la ville.