Tag: Place Publique

  • Loïc Gachon renouvelle la moitié de son équipe à Vitrolles

    Loïc Gachon renouvelle la moitié de son équipe à Vitrolles

    Dans la permanence de Loïc Gachon (PS), à quelques mètres de l’hôtel de ville, des feuilles débordant de propositions jonchent la table. Quelques colistiers et membres de l’équipe de campagne du maire sortant de Vitrolles se réunissent pour y mettre de l’ordre et monter un document programmatique qui sera distribué fin février.

    Les priorités de la tête de liste sont déjà identifiées, au premier rang desquelles protéger au quotidien. « Le service public de proximité, municipal, est la première porte à laquelle on peut taper quand on est confrontés à une difficulté de la vie », affirme Loïc Gachon, qui souhaite aussi se projeter pour préparer l’avenir face au « changement climatique », anticiper les « questions d’éducation », de l’économie et de l’emploi pour « faire en sorte que Vitrolles reste une ville dynamique et attractive, se positionne sur les filières d’excellence et soutienne l’aéronautique ». Enfin, une grande place est dédiée au vivre ensemble. « Fédérer les habitants en développant ce qui nous rassemble », résume l’édile.

    Pour y parvenir, la liste doit arbitrer entre « ce qui était déjà prévu par l’équipe sortante » et les très nombreuses propositions émanant des ateliers participatifs du collectif « Réfléchissons Vitrolles ». Le tout en respectant une limite : un budget annuel d’investissement de 18 millions d’euros.

    Dix élus ne repartent pas

    Le programme détaillé sera dévoilé lors d’une réunion publique fin février. Une chose est en revanche déjà connue : les visages des colistières et colistiers de Loïc Gachon, qui espère repartir avec une liste pour moitié renouvelée, comprenant « 19 personnes qui n’ont jamais été élues ». Parmi elles : Thomas Robert, directeur de l’école Badinter récemment inaugurée dans le quartier des Pins ; Frédéric Izacard, responsable local des Écologistes ; Dominique Sow, ancien animateur de centre social à Vitrolles ; Florence Zemour, médecin en charge de la Maison de santé pluridisciplinaire Simone-Veil ; ou encore Joris Coppens, étudiant en médecine de 20 ans. « C’est une équipe solidaire, diversifiée, qui représente tous les quartiers de la commune et tous les secteurs d’activité
    professionnelle
     », assure Loïc Gachon.

    Soutenu par une large frange de la gauche, à l’exception de La France insoumise, qui ne s’est pas prononcée mais n’a pas non plus présenté de liste, le maire sortant détaille : « Il y a dix socialistes, cinq communistes, cinq MoDem, quatre Écologistes, deux Place publique et un Génération.s. »

    Dix élus ne repartent pas, dont Jean-Claude Mondoloni, premier adjoint en charge des finances, Philippe Gardiol, adjoint à la transition écologique, Jean-Pierre et Marie-Claude Michel ou encore Michel Renaudin. « Ça s’est passé sereinement, on a leur soutien », certifie Loïc Gachon, qui se concentre désormais sur la finalisation du programme.

    « Les projets seront présentés petit à petit lors des réunions publiques », annonce-t-il. Prochaine date : ce samedi 14 février, à 17h, au centre social le Bartas.

  • À Marignane, Place publique soutient l’union de la gauche

    À Marignane, Place publique soutient l’union de la gauche

    L’union de la gauche s’élargit. Place Publique annonce son « soutien plein et entier » à la candidature d’Ariane Lombardi (PCF), tête de liste des forces progressistes et écologistes, aux élections municipales, alors que le centriste Christian Amiraty espérait aussi un ralliement.

    Le mouvement de Raphaël Glucksmann salue « la dynamique collective portée par la liste “Mieux vivre à Marignane” », qui rassemble le PCF, le PS, les Écologistes, Génération.s, Debout et L’Après, « dans un contexte national et local marqué par la progression des idées d’extrême droite ».

    « Ariane Lombardi propose un projet ambitieux pour Marignane, fondé sur la justice sociale, la démocratie locale, la transition écologique et le renouveau démocratique » qui « s’inscrit ainsi pleinement dans le projet métropolitain de Place publique, visant à faire enfin d’Aix-Marseille-Métropole un espace fondé sur la justice territoriale, la solidarité, la transition écologique, l’efficacité des services publics et la participation citoyenne ».

    Se prémunir d’une dispersion des voix

    La tête de liste se réjouit de ce ralliement : « C’est important d’avoir la participation de toute la gauche pour faire face au RN et à la droite libérale, on a absolument besoin d’une union à gauche qui soit forte et constructive pour redynamiser la ville de Marignane, la recoudre face aux divisions. » Un seul parti manque encore à l’appel : la France insoumise. « Unir la gauche c’est se prémunir d’une dispersion des voix qui pourrait nuire aux habitants », affirme Ariane Lombardi. Le message est passé.

  • Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    C’est un « marathon de huit semaines » qui l’attend. Loïc Gachon (PS) se lance dans la bataille des municipales pour un quatrième mandat, lui qui avait succédé à Guy Obino suite à son décès en 2009. Loin d’être une « évidence » ou une « forme d’installation », le maire sortant se représente pour « être utile ». « C’est peut-être quelque chose dont tout le monde rêve et nous on a la capacité de le faire, donc on doit le faire », a-t-il affirmé devant une salle Nelson Mandela pleine à craquer dimanche matin.

    Alors que son programme, fruit d’un travail participatif mené par le collectif « Réfléchissons Vitrolles », est en cours d’élaboration et sera présenté aux alentours des vacances de février, Loïc Gachon a tout de même révélé ses priorités, dont la première est de protéger la population. « Le premier réflexe c’est de penser aux questions de sécurité, c’est important (…) mais protéger c’est aussi l’attention aux plus fragiles socialement (…), ou la protection pour l’avenir », affirme-t-il, évoquant notamment l’évolution du climat, lui qui a engagé la Ville dans la rénovation d’un réseau de chaleur urbain appuyé sur la géothermie profonde et dans une communauté d’énergie pour devenir un territoire à énergie positive.

    Loïc Gachon entend également cultiver la proximité et le vivre-ensemble. « Dans un monde qui nous divise, avec des forces politiques qui ont toujours tendance à nous séparer en chapelle en fonction de nos origines ou de nos religions, le rôle de même de l’équipe municipale (…) c’est de fédérer pour faire vibrer ce qui nous rassemble. »

    Pour y parvenir, l’édile compte s’appuyer sur « une équipe qui reprend à peu près les contours de l’équipe précédente » avec le soutien des Écologistes, du MoDem, du PCF, de Place publique ou encore de Génération.s, mais aussi sur des candidats issus de la société civile. La liste sera présentée le 21 février.

  • Place publique et le PS scellent leur accord aux municipales d’Avignon

    Place publique et le PS scellent leur accord aux municipales d’Avignon

    Ce n’était plus qu’une formalité. Après avoir annoncé il y a 20 jours entrer en négociations avec David Fournier (PS) et « l’union de la gauche » aux municipales, Benoît Belvalette a transformé officiellement l’essai ce jeudi lors d’un point presse. Le candidat Place publique était déjà présent samedi dernier à l’inauguration du local de campagne de David Fournier. « C’est un moment fort de la campagne », estime Benoît Belvalette, « même si c’est douloureux et qu’il y a un travail de deuil » de ne pas avoir à conduire une liste.

    Fin décembre, celui qui est aussi co-référent Place publique 84 reconnaissait que le sondage paru dix jours plus tôt et le créditant de 2% avait douché tous les espoirs. « Ce n’est pas un échec, on est une jeune formation, désormais on entre dans une autre étape de campagne », veut-il garder le sourire. Il insiste sur le fait que « le risque RN et l’intérêt d’Avignon » sont bien plus importants que les ego. Et d’adresser un message à Paul-Roger Gontard (La Convention), autre adjoint sortant encore en lice : « Tu fais un mauvais choix si tu maintiens ta liste, il faut être responsable et rejoindre l’union de la gauche. » Une supplique qui vise aussi, sans trop d’espoir, le PCF et Génération.s. Mais ces deux partis de la majorité doivent officialiser, aux côtés du collectif Avignon citoyen, ce vendredi leur soutien à la liste insoumise de Mathilde Louvain.

    Après Génération écologie, les Écologistes, l’Après ou le Parti animaliste, David Fournier enregistre donc un soutien supplémentaire. « Vous apportez de la fraîcheur et des attitudes saines, cet élan a bousculé en bien l’échiquier politique », remercie David Fournier.

    Le premier adjoint en lice

    Celui-ci a accordé trois places éligibles et une charnière à Place publique. Benoît Belvalette, Maurine Monnard et Claude Nahoum, actuel premier adjoint, devraient truster ces sièges. « Si on n’a pas de convergences programmatiques, on va droit dans le mur », prévient Benoît Belvalette, qui réfute donc toute « alliance de circonstances ». Fort soutien à la jeunesse, évaluation des politiques publiques ou renouvellement des élus sont édictés en priorité. Fin décembre, le chef de file de Place publique souhaitait un renouvellement de 2-3. « On est revenu dessus, c’est plus compliqué à appliquer dans une large union », pondère-t-il. N’attendant pas qu’on lui pose la question, Benoît Belvalette évoque le sujet LFI, une ligne rouge pour Place publique : « On n’a pas changé, un accord n’est pas possible pour nous. » Même au second tour ? « On prendra une décision collégiale, l’avis de Place publique sera important », tranche David Fournier quand, mardi, LFI s’était montré ouvert au dialogue.

  • Municipales à Avignon : Place publique se rapproche de David Fournier

    Municipales à Avignon : Place publique se rapproche de David Fournier

    « Je vais voter pour vous ». En ce lundi matin, un homme pousse la porte du local de campagne de Benoît Belvalette, tête de liste Place publique pour les municipales. Le candidat le remercie sans oser lui dire qu’il ne sera pas le futur maire d’Avignon.

    Car si Benoît Belvalette a convié la presse entre deux réveillons, c’est pour annoncer « entrer en négociations avec le PS » en vue du scrutin des 15 et 22l mars. En l’occurrence, la future liste conduite par David Fournier, qui a déjà reçu l’appui des Écologistes, de l’Après, du parti animaliste ou de l’ex-insoumis Farid Faryssy. Contacté, David Fournier confirme être « en discussions avancées » avec Benoît Belvalette, ayant bon espoir de donner rendez-vous « la semaine prochaine » pour officialiser cette union. Les deux hommes, qui discutent régulièrement déjà depuis plusieurs mois, devaient se voir ce lundi après-midi et mardi.

    Voir Place publique se rapprocher du PS, « dans une dynamique d’union et pas un ralliement de façade », n’a rien de surprenant. Dès son entrée en campagne en septembre, Benoît Belvalette appelait à « une alliance du bloc de gauche ». À deux mois et demi du premier tour, la possible entente avec David Fournier a été précipitée par la parution dans La Provence, il y a dix jours, d’un sondage créditant Benoît Belvalette de 2% quand David Fournier est à 18%, très loin devant tous les autres concurrents à gauche. Concédant un « coup dur » à la découverte du sondage, car « depuis plus d’un an, on a acquis une légitimité en travaillant sur un programme détaillé dans une approche globale qu’on ne retrouve pas à gauche », Benoît Belvalette a réuni la semaine dernière son équipe, qui a acté ce choix. « Ce n’est pas de la tambouille d’arrière-cuisine, mais une main tendue formidable, justifie Thierry Brochot, délégué général de Place publique. Il y a aussi un principe de responsabilité à soutenir des mairies sortantes et maintenir un maximum de villes à gauche. »

    LFI en ligne rouge

    « Continuer à avancer seul mettrait en péril la possibilité de garder Avignon à gauche alors que le risque RN est très fort », embraye Benoît Belvalette, qui espère que cet accord, s’il aboutit, donne l’exemple à Joël Peyre (PRG), Paul-Roger Gontard (La Convention) ou le collectif Avenir citoyen de Zinèbe Haddaoui (dis. PS), Génération.s et du PCF. « On permet d’élargir le socle électoral à gauche et servir de trait d’union », projette Benoît Belvalette. Celui-ci a quelques garde-fous à poser dans les échanges avec David Fournier, comme des mesures « pour la jeunesse qui doit être au cœur du projet », une liste renouvelée aux deux tiers, 4 à 5 postes éligibles ou « pas d’accord avec LFI ». « La présence de Farid Faryssy nous a fortement questionné, mais en tant que parti responsable, on ne peut pas rester bloqué sur son cas », justifie Benoît Belvalette.

  • Un sondage donne David Fournier en tête à gauche

    Un sondage donne David Fournier en tête à gauche

    Un sondage commandé par nos confrères de La Provence, publié ce samedi 20 décembre, place le candidat socialiste David Fournier en tête des listes de gauche. Avec 18% des intentions de vote, il se place à la troisième position derrière Olivier Galzi (DVD) avec 21% et Anne-Sophie Rigault (RN) avec 22%.

    Tandis que derrière se suivent l’insoumise Mathilde Louvain avec 14% et Stéphan Fiori (DVD) avec 10%. Puis, plus loin, se talonnent Joël Peyre (PRG) avec 5%, Paul Roger Gontard (Convention) avec 4,5%, Zinèbe Haddaoui (ex-PS), pourtant pas officiellement candidate, avec 3,5%, et Benoît Belvalette (Place publique) avec 2%.

    Rassemblement attendu

    Si ces chiffres, issus d’un échantillon d’un peu plus de 600 personnes, ne donnent qu’une photographie incomplète à plus de trois mois du scrutin, ils doivent cependant alimenter les discussions. Notamment à gauche, où tous les candidats appellent au rassemblement. Comme Joël Peyre, dont certains, lors de l’inauguration de son local de campagne ce mercredi 17 décembre, envisageaient une entente avec Avignon Collectif, le mouvement du PCF et de Génération.s, avec Zinèbe Haddaoui. Tandis que celui qui serait en tête à gauche, David Fournier, assure dans un communiqué émis ce lundi 21 décembre que sa liste, à laquelle se sont joints notamment EELV, l’Après ou encore le Parti animaliste, « apparaît comme la seule option crédible et la plus rassembleuse pour l’avenir de notre ville ».

    Avant d’insister que « face à la menace du Rassemblement national et à une droite libérale déconnectée de toute réalité avignonnaise, l’union est la seule option et la condition de la victoire ».

  • Une journée départementale à Toulon pour relever les défis du bien vieillir

    Une journée départementale à Toulon pour relever les défis du bien vieillir

    En région Sud et dans le Var, une personne sur trois sera âgée de plus de 60 ans d’ici 2030. Un constat qui appelle à une réflexion sur le bien vieillir, enjeu majeur à l’heure où les cas d’isolement et de maltraitance se multiplient, comme l’illustre la fermeture de l’Ehpad de Pélissanne (Bouches-du-Rhône) en janvier.

    C’est dans ce contexte que Place publique 83 (PP) organisait, mercredi, une journée dédiée au bien vieillir, réunissant acteurs institutionnels, médico-sociaux et entrepreneuriaux. Après avoir visité des établissements, ces participants se sont retrouvés salle Franck-Arnal pour une table ronde, avant une conférence publique.

    Celle-ci s’inscrit dans le contexte du vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui « masque l’importance de ces thématiques. Au Sénat, on a beaucoup discuté des politiques publiques et des questions budgétaires. Mais, avant, il faut savoir où on veut aller », introduisait le sénateur (PP) de Paris Bernard Jomier, vice-président de la commission des Affaires sociales et médecin.

    La prévention, une priorité à développer

    Cette réflexion est d’abord incarnée, au niveau territorial, par la création, en 2019, du Gérontopôle Sud. Piloté par la Région et l’ARS, il travaille sur les thèmes liés à la personne âgée, dans le but d’améliorer ses conditions de vie. Il s’appuie sur un conseil scientifique, une équipe pluridisciplinaire (recherche, silver économie, éthique…) et un conseil d’administration composé de six collèges « représentant tous les acteurs (sociaux, institutionnels, économie…) », détaille son directeur, Frédéric Rodrigues.

    Cette somme de compétences conduit à adopter des méthodes et outils novateurs tels que le programme Icop. Développé au CHU de Toulouse en 2019, il permet, via un questionnaire, de mesurer six facteurs de vieillissement et de construire une prise en charge adaptée. « L’intérêt est de réduire les fragilités, car ça assure une prise en charge en amont de la dégradation de l’état », explique Frédéric Rodrigues.

    La prévention, un sujet « sur lequel presque rien n’est fait et qui se heurte aux intérêts particuliers », dénonce Bernard Jomier. Et qui demeure, pourtant, un élément « essentiel » du bien vieillir : « Plus tôt les personnes consultent, mieux c’est. Quand la pathologie est installée, c’est fini », décrit Fabienne Dana, docteur à l’hôpital de jour Toulon-Hyères, qui estime, justement, que « l’hôpital de jour correspond mieux aux besoins des sujets âgés. Le meilleur endroit pour eux, c’est le domicile. Il faut prendre son temps avec ces personnes, ce que permet l’hôpital de jour ». Un lieu où le patient peut compter sur une équipe complète (diététicienne, kiné, psychologue), et sur une infirmière en pratique avancée, « qui peut réaliser examens et prescriptions. Ce sont des consultations d’une heure, suivies d’évaluations à domicile, ce qui renforce le lien ville-hôpital ».

    Toujours dans l’optique d’éviter l’hospitalisation, la solution des résidences intergénérationnelles est également évoquée par Agnès Filizetti, directrice de Récipro-Cité, entreprise d’ingénierie sociale, qui met en place des habitats de ce type, dont cinq dans le Var : « Pour que ça fonctionne, il faut des logements adaptés, des espaces partagés et une animation de la vie sociale, pour créer du lien avec le voisin et une veille active entre chacun. » Mais pour un modèle pérenne, « il faut définir ces résidences de manière juridique. Et la présence humaine coûte cher : comment la conserver dans le temps ? Il faut cesser de regarder ça comme un coût, mais comme un investissement ».

    Enfin, en cas de prise en charge hors domicile, les outils numériques peuvent également aider. C’est ce que propose la plateforme Zenior & Care Expert, comparateur gratuit de structures d’accueil, qui aide à choisir la plus adaptée grâce à des conseils d’experts : « On est parti des difficultés des familles, alors que le taux d’occupation en Ehpad est historiquement bas. Nous sommes là pour rassurer et conseiller », détaille l’un de ses fondateurs, Antoine Bonin, qui annonce l’implantation en cours de sa plateforme dans le Var.

  • Patrick Chini mènera une liste d’union de la gauche à Salon-de-Provence

    Patrick Chini mènera une liste d’union de la gauche à Salon-de-Provence

    Il y avait du monde dans le local de campagne de la gauche salonaise rassemblée autour de Patrick Chini (PS), à l’occasion de l’inauguration de leur QG pour les élections municipales de 2026. Le PCF, PS, Génération.s, les Écologistes, Place publique et Génération écologie sont parties prenantes de cette alliance.

    Patrick Chini, ingénieur retraité depuis avril dernier, est la tête de liste de ce rassemblement « pour un autre avenir » en « mettant de côté nos divergences sur des sujets nationaux pour travailler au local » avec « bon nombre de citoyens » au-delà des militants politiques, d’après le candidat qui insiste sur sa volonté d’« intégrer systématiquement la participation citoyenne » dans les réflexions et les décisions pour construire une ville « plus transparente et inclusive ».

    L’écologie en pilier

    Le collectif met en avant plusieurs orientations avant de présenter son programme fin janvier. « Notre premier souci est de faire face à la transformation écologique et économique au regard du changement climatique et tout ce qu’il implique en termes de santé et d’alimentation » détaille Patrick Chini, qui lie cet enjeu à celui de « rendre la ville autonome en énergie et en eau dans la mesure du possible ». « Nous voulons aussi favoriser une alimentation saine et locale car nous avons la chance d’avoir des agriculteurs et des producteurs bio qui nous accompagnent », complète le candidat.

    La campagne sera jalonnée de rencontres dans les quartiers. La liste au complet sera dévoilée le 11 février tandis que le meeting de fin de campagne est déjà programmé au 9 mars à la Maison de la vie associative.

    Local au 21 avenue
    du Maréchal Joffre.

  • Gauche et écologistes affichent leurs ambitions à Arles

    Gauche et écologistes affichent leurs ambitions à Arles

    « Ce n’est pas une union d’appareils, mais une fédération des Arlésiens pour construire un avenir plus juste et solidaire », affirme d’emblée Jean-Frédéric Déjean, du PCF d’Arles.

    Sept partis de gauche et écologistes se sont alliés pour présenter Nicolas Koukas (PCF), actuel chef de l’opposition au conseil municipal, comme tête de liste aux municipales de 2026.

    L’Union pour Arles composée par le PCF, le PS, Place publique (PP), Génération écologie (GE), le NPA, GRS, Debout et l’Après. Ce rassemblement vise à « faire émerger une démocratie réelle et vivante », selon Françoise Rouziès (PP), dans la continuité de « l’Appel d’Arles de la société civile, qui unit la gauche arlésienne secouée par la turpitude nationale ».

    « Continuer la dynamique du NFP »

    Cette dynamique du Nouveau Front populaire, dont parle Bruno Leclerc du NPA, lui fait dire de « ne pas se tromper de scrutin », notamment au regard de l’absence de LFI dans la démarche. « On respecte leur position, mais on regrette leur absence de cette démarche unitaire » pour « combattre le macronisme, la droite et l’extrême droite dans la rue et dans les élections ».

    En attendant, Mohammed Rafaï (PS) rappelle que « c’est la volonté populaire des Arlésiens qui ont demandé au parti de s’unir » dans « l’espoir » de voir les propositions de l’Appel d’Arles mises en œuvre, « après avoir subi 5 ans de casse des services publics ». Même son de cloche pour Nadia Chebil (GE), qui espère une « prise en compte du féminisme et de la maltraitance des femmes ».

    Un meeting est annoncé au mois de décembre et le programme dévoilé en janvier 2026.

  • L’Après prend les devants et s’engage avec David Fournier à Avignon

    L’Après prend les devants et s’engage avec David Fournier à Avignon

    Deux mois après leur appel au rassemblement à gauche pour les élections municipales de mars, l’Après (Alliance pour une République écologique et sociale) rallie le candidat socialiste David Fournier.

    Une décision qui « n’est pas sortie du chapeau », assure Frédérique Boyer, cofondatrice de l’Après 84, qui évoque des discussions « de plusieurs mois » avec plusieurs candidats. Elle estime « que c’est le seul qui répond à un désir d’union » et insiste sur le fait qu’ils rejoignent « David Fournier et pas le Parti socialiste ». Yves-Marie Cardine, co-référent de l’Après 84, parle d’une « étape importante », d’un « moment charnière » ou encore d’un ralliement qui n’est « pas un accord d’appareil ». Notamment face à « l’extrême droite qui menace la vie commune », poursuit-il.

    Tandis que David Fournier se réjouit d’une décision qui entre « dans la volonté commune du rassemblement des forces de gauche », tout en annonçant fièrement que plusieurs autres organisations politiques allaient également se joindre à eux, dans les prochaines semaines. Il tiendra son premier grand meeting le vendredi 5 décembre à la salle polyvalente de Montfavet.

    Tout en évoquant la volonté « de rassembler le plus largement possible » car « Avignon mérite une équipe de gauche engagée », l’actuel adjoint à l’administration générale insiste particulièrement sur des aspects programmatiques « en direction des plus faibles et des plus fragiles pour une meilleure justice sociale ». Yves-Marie Cardine ajoute : « On n’est fort que s’il y a un programme clair et solide », avant de présenter les « 10 mesures emblématiques de l’Après ». Parmi lesquelles on retrouve la sécurité sociale de l’alimentation, des cantines bio locales plus poussées, des assemblées de quartier décisionnelles, un moratoire sur les projets climaticides et les bureaux trop nombreux, ou encore la pédagogie, la tranquillité publique et la sécurité. Une manière de répondre au candidat Place publique, Benoît Belvalette, qui estimait que la question du leadership prenait le dessus sur le programme.

    « On a la dynamique »

    Ce ralliement ne réduit toutefois pas le nombre de candidats à gauche en Cité des Papes, avec toujours en lice Joël Peyre (PRG), Paul-Roger Gontard (la Convention), Mathilde Louvain (la France insoumise) et donc Benoît Belvalette (Place publique). « Mais à gauche, la dynamique est de notre côté », lance Maryline Croyet, secrétaire de la section PS d’Avignon, avant que le candidat ajoute avoir « la dynamique tout court ». Il précise que les liens avec les autres candidats « ne sont pas rompus », avec des discussions encore « en fin de semaine dernière et en cette fin de semaine ». Mais aussi avec Farid Faryssy, ancien co-chef de file des insoumis pour les municipales, qui a annoncé quitter LFI après
    la nomination de Mathilde Louvain comme tête de liste.