Tag: Place Publique

  • Les cinq qualifiés pour la primaire sociale-démocrate

    Les cinq qualifiés pour la primaire sociale-démocrate

    Le patron du PS, Olivier Faure, l’ex-ministre et candidate à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, le député socialiste de l’Essonne, Jérôme Guedj, mais aussi Raphaël Glucksmann, le patron de Place Publique et Emmanuel Maurel, le chef du parti Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), sont les cinq candidats retenus pour cette primaire.

    Exit Philippe Brun

    Le député socialiste Philippe Brun, qui devait être également sur la ligne de départ, a été suspendu par le parti socialiste « à titre conservatoire », suite à des accusations d’une militante portant sur des « faits susceptibles de relever d’une caractérisation pénale », a précisé la direction du parti socialiste en expliquant sa décision. L’intéressé affirme avoir appris « avec stupeur » sa suspension, assurant « ignorer ce qui [lui] est reproché ». Les accusations portées à l’encontre du député sont multiples et portent sur « le registre du harcèlement », des « violences physiques » et celui de « l’emploi familial », indique la direction du PS. La décision a été votée ce mercredi matin par le bureau national du Parti socialiste « à l’unanimité moins une opposition et trois abstentions » en vertu de « la défense des droits des femmes ».

    C’est loin d’être le seul aléa qu’a connu cette primaire, longuement débattue en interne, et à laquelle l’ancien président de la République François Hollande a refusé de participer, préférant se positionner comme un dernier recours, tout en ménageant le suspense autour de sa candidature. Dernièrement, ce sont les velléités de participation à la primaire du député de la Somme et fondateur du mouvement Debout ! François Ruffin, qui ont remis le feu aux poudres. Avec une sortie de Raphaël Glucksmann qui a fermé la porte à cette éventualité en considérant que « les militants socialistes ont tranché, on ne change pas les règles en cours de jeu ». Un refus qui a fait dire à François Ruffin que sa candidature pouvait faire peur…

    Raphaël Glucksmann favori

    Pour l’heure, l’eurodéputé et coprésident de Place Publique fait office de favori à un mois du premier tour de la primaire prévu les 9 et 10 octobre prochains ; le second aura lieu les 16 et 17 octobre. Il a la faveur des sondages pour la présidentielle en étant crédité entre 10 et 14% des intentions de vote, mais le premier secrétaire du parti socialiste se positionne en challenger direct. Avec des sondages le portant jusqu’à 5% des intentions.

    Reste que le député socialiste Jérôme Guedj, le député du Val-d’Oise et ancien député européen Emmanuel Maurel et Ségolène Royal qui entend bien retenter sa chance, peuvent toujours créer la surprise. D’autant que l’ensemble des candidats auront l’occasion, à plusieurs reprises, de confronter leur point de vue avec d’ores et déjà trois débats télévisés programmés, le 23 septembre sur LCI, le 1er octobre sur France 2 et le 4 octobre, dans la dernière ligne droite, sur BFMTV.

  • [Violences sexuelles] À Toulon, les progressistes unis pour exiger des actions concrètes

    [Violences sexuelles] À Toulon, les progressistes unis pour exiger des actions concrètes

    Il n’était pas question de divergences partisanes, encore moins de course à la présidentielle, ce lundi, devant le Palais de justice de Toulon. Un large panel d’organisations progressistes, des syndicats (CGT, FSU, Solidaires) aux partis politiques (PCF, LFI, PS, Écologistes, UCL, Parti Occitan, Place publique, Génération.s) étaient tous réunis sous une même bannière, faisant fi des divergences, pour réclamer « une loi organique intégrale, qui englobe un ensemble de mesures, de la prévention jusqu’à la répression », résume Françoise Denis, militante au Planning familiale. « On ne se bat pas pour mettre tout le monde en prison, mais pour que les violences cessent. » Et cela passe par « l’éducation, la formation des magistrats, des policiers, des professionnels pour qu’ils prennent en compte la victime », mais aussi « par la prévention et la prise en charge de la victime sur tout son parcours », ajoute Gilberte Mandon, de la FSU. D’un point de vue législatif, les deux militantes appellent par ailleurs à la « reconnaissance de l’inceste comme crime », ou encore à celle du « crime vicariant, c’est-à-dire le meurtre des enfants par le père pour se “venger” de la mère, pour l’instant reconnu comme infanticide classique », explique Françoise Denis.

    « L’imposture » de la droite et de l’extrême droite

    Les dix points pour lesquels milite la coalition enfantiste et féministe ont ensuite été présentés par Manon Magagnosc (CGT CHITS) et Julie Birebent, secrétaire départementale adjointe de la FSU-SNUipp 83. « L’émotion suscitée par l’affaire Lyhanna est immense […]. Notre société ne supporte plus que les violences sexistes et sexuelles faites aux enfants soient minimisées, invisibilisées. Mais cette émotion ouvre également une bataille politique sur les causes des violences, sur les réponses à apporter et sur le projet de société que nous voulons construire », a affirmé cette dernière, rappelant « l’imposture de l’extrême droite et de la droite réactionnaire », qui « tentent de se présenter comme les protecteurs des enfants victimes de violences sexistes et sexuelles ».

    Car le conservatisme demeure antagoniste de la lutte enfantiste : « On ne peut combattre la pédocriminalité sans combattre les systèmes de domination qui la rendent possible, ni lutter contre l’inceste sans interroger les rapports de pouvoir qui traversent la famille, les institutions, les relations entre adultes et enfants, entre hommes et femmes », clame Julie Birebent.

  • [Entretien] Patrick Mennucci : « Si c’est Mélenchon face à Le Pen, on est sûr de perdre »

    [Entretien] Patrick Mennucci : « Si c’est Mélenchon face à Le Pen, on est sûr de perdre »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui a convaincu le PS de vous confier cette mission et pourquoi l’accepter ?

    Patrick Mennucci : Je n’étais demandeur de rien et ce consensus s’est opéré, sans doute parce que j’ai cette forme de neutralité car je n’ai pas choisi de candidat et que j’entretiens les bonnes relations avec tous. Peut-être aussi le respect lié à mon âge et le fait aussi que je ne suis plus demandeur de mandat ou de désignation. Après, moi j’ai toujours essayé d’aider le PS et je ne peux pas me défiler quand on me demande de contribuer à remettre la gauche de gouvernement sur les rails.

    Quel sera votre rôle ?

    P. M. : Surtout de coordination. L’important, c’est que la primaire tourne autour des sujets qui intéressent les Français et que les candidats veulent mettre en avant. Mon rôle sera de favoriser le débat de fond et régler avec les membres de la commission ces bisbilles qui surgissent toujours dans une élection.

    Quel est le principal objectif ?

    P. M. : Que le scrutin se passe bien, mais avec le vote sur plateforme numérique*, on a moins de problèmes qu’avec des bureaux de vote. Et puis on a élargi la plage de vote à deux jours pour que si quelqu’un a des difficultés lors du vote, il ait le temps d’appeler la hotline. De ce point de vue, tout a été fait pour que la transparence soit totale et que le candidat ou la candidate désignée soit reconnue par tous, de manière incontestable. Après, si j’ai peu de choses à faire, c’est bon signe. Un des enjeux sera aussi l’éventualité d’un second tour. On s’y prépare du point de vue des adhésions puisqu’il sera possible de payer pour voter juste au 2nd tour.

    Craignez-vous la participation ?

    P. M. : Non, c’est un vote interne au PS, à Place publique et GRS puisque leurs militants ont un droit de vote « gratuit ». Ceux qui veulent adhérer à ces partis ont jusqu’au 6 octobre pour obtenir le droit de voter. Puis à côté, on a une association de financement qui permet de voter en payant sans être adhérent. Des citoyens sans-parti… une vieille expression du communisme municipal.

    Cette primaire peut-elle signer un renouveau du Parti socialiste ?

    P. M. : Le HuffPost a sorti un sondage qui dit que la primaire est plébiscitée. 59% des Français de gauche trouvent ça très bien et 23% disent vouloir y participer. Et les Français de droite disent vouloir faire la même chose. La primaire va mettre en avant des positions de la gauche de gouvernement.

    François Hollande dit qu’une primaire divise et n’y participe pas. C’est contradictoire.

    P. M. : François Hollande, qui est un ami, a dit qu’il participerait en étant électeur. On focalise beaucoup, mais c’est d’abord un homme de parti attaché aux règles. Il n’a pas souhaité participer, j’ai essayé de le convaincre, pour des raisons qui lui sont propres. Mais il aura à un moment la nécessité, comme Bernard Cazeneuve, d’aller vers le candidat choisi. J’ai confiance, c’est un homme qui ne fait pas n’importe quoi et sait prendre les bonnes décisions.

    Le PS peut-il exercer un leadership sur la gauche avec cette primaire ?

    P. M. : Déjà, il n’y a pas que le PS dans cette primaire. Mais l’espace politique qui y participe est celui qui doit, si on veut gagner la présidentielle, dominer la gauche. Si c’est Jean-Luc Mélenchon face à Marine Le Pen, on est sûr de perdre. Cet enjeu redouble l’intérêt de cette primaire, qui permettra aussi aux candidats de s’expliquer et se révéler.

    Le vainqueur de cette primaire social-démocrate aura la légitimité pour parler à toute la gauche ?

    P. M. : La primaire sert aussi à préparer l’unification de notre famille politique. La gauche de toute façon est divisée. L’important, c’est que le camp de la social-démocratie et du socialisme soit capable de dominer cet espace pour s’adresser aux Français au 2nd tour. Notre candidat parlera au nom des partis qui ont fait la primaire, après, il n’est pas interdit de discuter avec d’autres, les Verts, le parti communiste, le Parti radical de gauche, de leur soutien sur un accord législatif.

    Un mot sur la gauche marseillaise ?

    P. M. : Je suis ravi de la victoire de Benoît Payan et j’aimerais que le Parti socialiste retrouve une visibilité à Marseille, où la gauche de gouvernement porte avec force ses valeurs et tient à distance les élucubrations mélenchonistes. Je me félicite aussi de la liste sénatoriale et de la probable élection de Marie-Arlette Carlotti. Entretien réalisé par Christophe Casanova

    * participer.choisir2027.fr

  • Au PS, la ligne Delga plus suivie dans l’Hérault que dans le Gard

    Au PS, la ligne Delga plus suivie dans l’Hérault que dans le Gard

    C’est tout sauf une surprise et c’est désormais officiel : Carole Delga soutient Raphaël Glucksmann à la primaire (9-10 et 16-17 octobre) et surtout dans la course à l’Élysée. Jeudi 27 août sur TF1, la présidente de la Région Occitanie a officialisé son parti pris la veille de l’ouverture des universités d’été du parti à la rose (28-30 août).

    Pour elle, c’est clair : bien que dans le ventre mou des sondages actuels, le leader de Place publique est « le meilleur candidat à gauche ». R. Glucksmann a aussi l’atout d’être allergique à LFI de J-L. Mélenchon avec qui C. Delga, opposée à la Nupes dès 2022, refuse de s’allier.

    À l’exception de quelques réseaux militants et d’une poignée d’élus comme Loïc Linarès (Agglo de Sète), cette position semble largement partagée dans l’Hérault, du moins côté élus. Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, incarne depuis 2020 la ligne des deux gauches irréconciliables avec des Insoumis qui ne le ménagent pas dans l’opposition municipale. Le sénateur Hussein Bourgi et, jusqu’à son départ du PS, le président héraultais Kléber Mesquida, incarnent aussi ce courant de « l’aile droite du PS ». Le patron du PS 34 est raccord. « Dans un monde aussi trouble, je veux avoir un interlocuteur fiable face à Poutine, Trump. Glucksmann parle de droits de l’Homme et de fin du mois. Il peut concilier les demandes des Français dans un monde dangereux où l’indépendance de la France pèsera lourd », synthétise Julien Pradel.

    Premier défi : la primaire

    Dans le Gard, la ligne politique est beaucoup moins tranchée. Contacté, le secrétaire fédéral Pierre Jaumain, de l’aile gauche du PS, nous a fait savoir qu’il n’a « pas encore pris de position ». Chloé Ridel ne cache pas qu’elle soutient toujours le premier secrétaire. « Faure, c’est la garantie d’une politique de gauche radicale, réformiste, de justice fiscale, de hausse des salaires sans baisse des cotisations et de réindustrialisation. J’attends toujours de voir ce que Glucksmann propose… », tranche l’eurodéputée qui n’a pas l’intention de se rallier à J-L. Mélenchon « dans l’incapacité de battre le RN ».

    Si elle promet de se ranger derrière le vainqueur de la primaire (PS/Place Publique, GRS), Chloé Ridel croit en O. Faure. « Les jeux ne sont pas faits ». Tout comme J. Pradel croit en Glucksmann. « L’accession au 2e tour se fera autour de 16%, un point de moins que notre score aux Européennes. Et sans faire campagne, on est à 10% », positive le fédéral héraultais. Pour chaque camp, il faudra déjà gagner une primaire indécise à laquelle pourraient aussi participer S. Royal, J. Guedj et P. Brun. F. Hollande a lui choisi de l’enjamber.

  • [Présidentielle] Yannick Ohanessian porte-parole d’Olivier Faure

    [Présidentielle] Yannick Ohanessian porte-parole d’Olivier Faure

    «J’ai toujours été fidèle à ce qu’il portait dans le parti, explique-t-il. Étant déjà porte-parole du Parti socialiste pour porter la ligne majoritaire d’union de la gauche, il était naturel pour lui que je fasse partie des portes-parole de la primaire pour les six semaines à venir.» En particulier, l’adjoint marseillais viendra porter les sujets de protection, «à la fois sur les enjeux de sécurité civile, mais aussi sur les aspects de la santé, de l’alimentation, de l’habitabilité…» S’il était partisan d’un coût de participation plus bas que les 15 euros demandés, «nous sommes les seuls à porter l’idée d’une primaire», souligne-t-il alors que Place publique et la Gauche républicaine et sociale (GRS) s’y joignent. Si Olivier Faure l’emporte, «il y a de fortes chances» que Yannick Ohanessian joue un rôle dans sa campagne, glisse-t-il.

  • Place Publique en ordre de bataille

    Place Publique en ordre de bataille

    Notre idée, c’est de faire connaître la candidature de Raphaël Glucksmann et à travers elle une refondation possible de la gauche autour de lui », explique la porte-parole du mouvement Place Publique dans le département, Elsa Nardini, à l’occasion d’un point presse officialisant la mise en mouvement des militants chaque samedi sur le territoire pour faire connaître leurs propositions. Samedi dernier, une dizaine d’adhérents se sont retrouvés dans le centre-ville de Toulon pour aller à la rencontre de la population.

    « C’est une mobilisation qu’on a organisée très rapidement puisqu’il s’est déclaré seulement le dimanche d’avant. Donc, en une semaine la dynamique a été lancée en Paca afin d’être présents toutes les semaines sur les marchés un peu partout dans la région », ajoute la responsable politique.

    Une union des gauches ?

    Et de poursuivre : « Nous avons reçu un accueil assez positif. Beaucoup de personnes se sont arrêtées et ont pris le temps de discuter avec nous, y compris ceux qui ne connaissaient pas Raphaël Glucksmann ».

    Mais ce qui ressort, insiste-t-elle c’est une grande inquiétude des personnes rencontrées quant à l’issue de cette élection présidentielle et le risque de la victoire de l’extrême droite.

    Et d’ajouter : « On essaye de leur redonner un peu d’espoir en prenant l’exemple de Toulon en disant qu’ici on s’est battus jusqu’au dernier moment alors qu’on nous promettait le RN à la tête de la ville. Et que ça a servi, que chaque voix a compté ».

    Sur la multiplicité des candidats de gauche, Elsa Nardini dit espérer « une union de gauche social-démocrate » sur un programme. Et elle est convaincue que plus on va rentrer dans le dur de la campagne, « plus ça va se décanter ».

    Et de conclure : « Nous, chez Place publique, l’élection présidentielle, on y travaille déjà depuis 2 ans, ce n’est pas nouveau ».

  • Le PS fait sa rentrée à Blois, la primaire dans le viseur

    Le PS fait sa rentrée à Blois, la primaire dans le viseur

    C’est la rentrée pour le Parti socialiste. Cadres, élus et militants se retrouvent à Blois, pour le CamPuS, université d’été du parti à la rose. À huit mois de l’élection présidentielle, celle-ci est dans toutes les têtes à mesure que les candidats à la primaire du pôle social-démocrate se dévoilent. Le scrutin, prévu les 9-10 et 16-17 octobre, a déjà son favori : Raphaël Glucksmann. L’eurodéputé et leader de Place Publique enchaîne les apparitions médiatiques et les ralliements à l’aile droite du PS. De Carole Delga, la présidente de la région Occitanie aux maires de Rouen et de Montpellier, Nicolas Mayer-Rossignol et Michaël Delafosse, des opposants revendiqués à la direction actuelle du parti. De même que le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud : « il est le choix de la victoire, à la condition que cette victoire soit préparée par un projet commun, un contrat de législature, une équipe et une majorité capables de gouverner durablement. Comme militant, comme socialiste, comme responsable d’un courant qui aspire à unir les idées et les êtres », justifie le député des Landes dans une tribune.

    À ce stade, les autres candidats déclarés à cette primaire sont les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj et l’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007 Ségolène Royal. La Gauche républicaine et socialiste (GRS), représentée par l’un de ses fondateurs Emmanuel Maurel, participera également à ce scrutin. Si le maire de Saint-Ouen s’est déclaré candidat à la présidence, il n’entend pas passer par la case primaire. Même son de cloche pour François Hollande, qui s’estime au-dessus de la mêlée : « il se trouve que je suis un ancien président. Je m’adresse peut-être plus largement. Je considère que pour cette élection, il va falloir aller au-delà des formations politiques. Il faut chercher l’union, une union avec les électrices et les électeurs », dit-il.

    Faure veut l’union avec

    les écolos, tiraillés

    La candidature du Premier secrétaire du parti Olivier Faure fait peu de doutes. Il a jusqu’au 15 septembre pour se déclarer. Vendredi, il s’est présenté à Blois entouré de ses soutiens, parmi lesquels la maire de Nantes Johanna Rolland, le président de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel, la députée Dieynaba Diop et l’eurodéputé Pierre Jouvet, pour ne citer qu’eux. « Le Parti socialiste a quelque chose à dire dans cette élection présidentielle, nous allons être la surprise », veut croire le chef des Roses. Ce dernier pousse toujours pour un rassemblement. «Il n’y a pas de victoire possible sans les Écologistes. Il n’y a pas demain de majorité possible sans les Écologistes. C’est vrai à l’échelle locale et nationale. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’on puisse se retrouver et se rassembler », martèle Olivier Faure, arrivé au CamPuS, avec la députée écologiste Léa Balage El Mariky et la cheffe du groupe à l’Assemblée nationale Cyrielle Chatelain. Cette dernière a par ailleurs fait une apparition très remarquée la semaine passée aux Amfis, université d’été de LFI, aux côtés du leader du mouvement Jean-Luc Mélenchon. Quand le sénateur et ex-candidat à l’Élysée Yannick Jadot a apporté son soutien au patron de Place Publique. Les écolos sont, une nouvelle fois, tiraillés entre deux camps. Les huit mois qui suivent diront s’ils peuvent changer la donne.

  • Les soutiens de Raphaël Glucksmann sur le terrain

    Les soutiens de Raphaël Glucksmann sur le terrain

    À peine la candidature de Raphaël Glucksmann à l’élection présidentielle officialisée avec un passage au 20 heures de TF1, ce dimanche soir, que ses soutiens battent déjà le pavé, ce lundi. « On vient dire que l’on est prêt ! Prêt à soutenir sa candidature, prêt à aller à la rencontre des habitants de la région, prêt à expliquer que Raphaël Glucksmann est là pour gagner », plante Pascaline Lécorché, figure de Place Publique de la cité phocéenne et adjointe au maire de Marseille en charge de l’éducation, sous l’ombrière du Vieux-Port de Marseille.

    La cinquantaine de militants du parti de l’eurodéputé et candidat à la présidentielle, veulent montrer qu’ils occupent le terrain : « C’est une initiative spontanée, avec des militants venus de toute la région. En 24 heures, on a cinquante personnes déjà mobilisées ! On va reproduire ça dans les jours et semaines à venir ». Drapeau jaune à la main, les soutiens de l’ancien conseiller du président géorgien, pour le moins autoritaire, Mikheil Saakachvili, distribuent à tour de bras des tracts avec QR code dessus pour recevoir les dernières nouvelles de la campagne.

    Et à la question du positionnement politique de Raphaël Glucksmann, plutôt à la droite de la gauche, économiquement libéral et fidèle défenseur de l’Union Européenne, Pascaline Lécorché répond : « Notre programme tient compte des réalités concrètes du terrain, nos propositions s’inscrivent dans les territoires. Regardez les axes que Raphaël développe : santé, éducation, mixité sociale pour faire société, souveraineté industrielle, transformation écologique ! ». Reste que le candidat devra encore passer par la case primaire avec le PS pour être définitivement dans la course à l’Élysée, et sa formation fait mine d’ouverture avec le reste de la gauche. « La dynamique qu’on porte dépasse le cadre de Place publique : On s’inscrit dans une campagne avec le Parti socialiste, on tend la main aux écologistes et nos camarades du Parti communiste », martèle Pascaline Lécorché.

  • À Toulon, un cri d’alerte pour les enfants

    À Toulon, un cri d’alerte pour les enfants

    Cette mobilisation a été organisée devant le palais de justice, dans le cadre d’un appel national. Parmi les personnes présentes, des membres d’organisations syndicales (UD CGT 83, Snuipp-Fsu Var…), des responsables d’associations locales (Ligue des droits de l’Homme Toulon-La Seyne…) ou encore des représentants de partis politiques (PCF Var, PS 83, Place publique…).

    À travers ce rassemblement, les participants ont souhaité exprimer leur soutien aux victimes de violences sexuelles et rappeler la nécessité d’une réponse institutionnelle plus forte. Les manifestants ont dénoncé les défaillances pointées dans l’affaire Lyhanna et appelé les pouvoirs publics à prendre des mesures concrètes pour mieux protéger les femmes et les enfants. Parmi les principales revendications figurait l’adoption par le Parlement d’un texte contre les violences sexuelles, inspiré de dispositifs déjà mis en place dans d’autres pays.

    « Nous sommes déterminés à en finir »

    « Ensemble, soutenons l’exigence d’une loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes, aux enfants, et exigeons les moyens de l’appliquer, souligne Gilberte Mandon, membre de l’équipe du SNUipp-FSU. Nous sommes déterminés à en finir enfin avec les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes, aux enfants et aux minorités de genre. Notre société ne supporte plus que les violences sexuelles faites aux enfants soient minimisées, invisibilisées ou traités comme de simples faits divers. »

    Selon la Ciivise (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), les violences sexuelles envers les enfants sont très souvent perpétrées par des personnes de l’entourage proche et fréquemment dans le cadre familial. La militante ajoute : « Cette réalité dérange profondément les réactionnaires et les conservateurs car elle détruit leur récit politique. La menace principale ne vient pas d’un ennemi extérieur fantasmé, elle se trouve d’abord au sein même des structures sociales que l’extrême droite et la droite conservatrice prétendent défendre. »

    Plusieurs dizaines de personnes se sont également réunies devant la sous-préfecture de Draguignan. Environ 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France, selon la Ciivise.

  • [Entretien] Benoît Belvalette : « Ne pas être une gauche incantatoire mais utile »

    [Entretien] Benoît Belvalette : « Ne pas être une gauche incantatoire mais utile »

    La Marseillaise : Vous avez d’abord été candidat aux municipales puis avez rejoint la liste de David Fournier avant d’en sortir au second tour avec la fusion LFI. Quel bilan tirez-vous de cette campagne ?

    Benoît Belvalette : On a toujours dit que les municipales n’étaient qu’une étape pour Place publique, pas une fin en soi. On a souhaité porter une nouvelle façon de faire de la politique et apporter cette régénération qui manquait tant à cette ville. D’ailleurs, l’élection d’Olivier Galzi est la démonstration qu’il y avait peut-être besoin d’un renouveau sur cette ville. De mon côté, des contraintes professionnelles m’ont amené à être beaucoup moins présent. Au sein du rassemblement, j’ai eu l’impression que le projet n’était pas forcément une priorité, ou du moins on n’a pas assez affirmé que c’était quelque chose d’essentiel, on aurait aimé peser plus fortement sur les choix stratégiques. Derrière, il planait toujours ce doute d’une alliance avec LFI. Le positionnement de David Fournier n’a pas toujours été très clair, on peut comprendre dans sa stratégie, qu’il fallait aller chercher des électeurs LFI. Mais l’absence de clarté n’a pas aidé. On avait fait un choix clair [vis-à-vis de LFI] et on l’a assumé, on ne regrette pas. Plus largement, avec le recul, je pense que si on s’était réunis avec Joël Peyre (PRG) et Paul Roger Gontard (La Convention) on aurait beaucoup plus pesé. On doit tirer les enseignements de notre incapacité à se mettre d’accord pour les prochaines échéances.

    Quelles sont-elles justement ?

    B.B. : Déjà, on continuera d’être présent dans la vie locale, on sera une vraie force de proposition, une vigie exigeante, pour être utile à Avignon. Le prochain scrutin sera les sénatoriales. On va y participer et aider à ce que la gauche soit bien représentée. On a rencontré Lucien Stanzione [sénateur PS sortant] qu’on devrait soutenir. Mais on se projette avant tout sur la présidentielle avec la candidature, certainement en septembre, de Raphaël Glucksmann. Et ensuite les législatives. Les municipales ont montré que l’alliance ambiguë du PS avec LFI a perturbé la lisibilité du discours. Pour d’autres échéances, Place publique peut porter ce leadership d’une gauche sociale ouverte et humaniste, sans considérer que LFI fasse partie de ce périmètre.

    Quel regard portez-vous sur les débuts d’Olivier Galzi ?

    B.B. : Si on veut être crédible, il faut laisser à cette municipalité le temps d’agir, ça serait malhonnête d’être déjà dans une critique exacerbée. Chaque fois qu’il faudra alerter, nous le ferons. Et chaque fois qu’une décision ira dans le bon sens, on la saluera, parce que c’est ça aussi faire de la politique : ne pas être une gauche qui soit incantatoire, simplement à dénoncer, mais être une gauche objective et utile. Je mets en garde Olivier Galzi : quand on veut faire un travail de fond, la politique mérite mieux qu’une communication à outrance. Il faut de l’humilité et du travail, ne pas considérer qu’on peut avoir toutes les réponses aux problématiques et puisqu’on veut représenter l’ensemble des Avignonnais, il faut entendre toutes les forces politiques qui ont des choses à dire.