Tag: Pétanque

  • Pétanque : Aubriot, Lacroix et Clodic lauréats

    Pétanque : Aubriot, Lacroix et Clodic lauréats

    La 5e édition de ce magnifique National a été grandement perturbée par la pluie. Du coup, les organisateurs ont dû décaler les premières parties de samedi à 13h30. Quelques forfaits dus à ce climat détestable n’ont pas empêché le niveau de jeu d’être exceptionnel.

    Après les défaites prématurées de nos Provençaux Raymonde Dran, Jean-Michel Puccinelli et Marc Cognard, les regards se sont tournés vers les parrains de l’événement Marine et Mickaël Bonetto, associés à Pierre Lucchesi. Après une belle empoignade en 8e de finale contre Magnani. On les retrouve face aux tenants du titre Jeanroy, Chiapello. Rizzi sortis miraculeusement vainqueurs de leur 16e de finale face à Perez, Monros, Laïlle grâce à un Rizzo stratosphérique sur la fin.

    Encore une fois, les transalpins s’imposent dans ce duel au sommet et se dirigent tout droit vers un doublé.

    Mais une équipe ne l’entend pas de cette oreille et ne veut pas que cette édition 2026 garde l’accent italien.

    Malgré un lourd retard à l’allumage, les Fanja Aubriot, Jean Lacroix et Jordan Clodic parviennent à remonter leur handicap et s’imposer après deux heures trente de jeu 13 à 11.

    Tout proche du doublé Jeanroy, Chiapello, Rizzi et échouent d’un cheveu malgré un Rizzi haut de gamme..

  • Finale PPF : Robineau, l’homme fort

    Finale PPF : Robineau, l’homme fort

    Stéphane Robineau a démontré pendant deux jours dans une des plus grandes compétitions qu’il restait le numéro 1 au poste de pointeur. Non seulement par sa qualité à l’appoint avec une régularité impressionnante mais également lors des mènes dites de tir où ses deux boules concluent souvent une grosse mène. C’est l’apanage des très grands. Rappelons que le champion natif de la Nièvre a longtemps fait le tireur de tête. Avec ses deux comparses, Dylan Rocher et Diego Rizzo ils ont marché sur l’eau jusqu’en finale et lorsque la machine Rocher est légèrement grippée et Diego Rizzi un ton en dessous, comme ce fut le cas en finale, Robineau est là pour sauver les meubles.

    Cela étant, les adversaires des Fréjusiens ont tous très peu espéré et n’ont jamais été dans la gagne. Même Petit-Jean, Henri Lacroix et Philippe Suchaud n’ont pas trop résisté en demi-finale.

    Par contre la finale a été de toute beauté face à la triplette Christian Andriantseheno, Baldwin Magny et Donovan Lamberger.

    Trois hommes qui jouent souvent ensemble avec comme chef de file le Malgache Andriantseheno à l’expérience consommé, champion du monde 1999 et vice-champion du monde 2024.

    Les joueurs de Vaulx-en-Velin, demi-finalistes de la Marseillaise en 2024 ont échoué de très peu. Il faut dire que Diego Rizzi avait eu la bonne idée de sortir le bouchon dans une mène compliquée. Malheureusement Donovan Lamberger, excellent au tir, n’a pas eu cette chance, son tir réussi ne permettait pas au but de sortir hors des limites du jeu. Une aubaine pour Rocher. Il conclut par un carreau un week-end où les trois hommes sont restés invaincus. Une cinquième étoile inscrite dans le long palmarès de Rocher.

    Chez les femmes, le spectacle fut grandiose avec six joueuses du pôle France. D’un côté Anna Maillard, Sandrine Poinsot et Cindy Peyrot de l’autre Charlotte Darodes, Nelly Peyre, Torea Tairio. La victoire a choisi le camp de ces dernières mais ce fut d’un niveau haut de gamme à l’image du talent des six protagonistes.

  • Déjà plus de 2000 joueurs en lice pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Déjà plus de 2000 joueurs en lice pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Depuis l’ouverture des inscriptions en ligne, le 22 janvier, le rythme ne faiblit pas. Moins de trois semaines après, un millier de joueurs (333 équipes) étaient engagés. Mercredi, c’est la barre symbolique des 666 triplettes qui a été franchie. En un mois, plus d’un millier de nouveaux joueurs se sont engagés sur la ligne de départ de la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque (5 au 8 juillet).

    En 2025, année du record historique de participation (4 784 équipes), ce cap avait dépassé le 25 mars. Bien évidemment, rien ne dit qu’un nouveau record sera battu le 2 juillet, jour prévu pour la clôture de cette campagne d’inscriptions 2026. Mais la tendance se confirme.

    Quinze nations sur la ligne de départ

    72 départements sont désormais représentés. Onze de plus qu’il y a un mois. Les Bouches-du-Rhône, sans surprise, arrivent largement en tête avec 146 équipes, suivis du Var (39), du Rhône (33), de l’Isère (32) et du Vaucluse (30). Viennent ensuite le Gard (28) et l’Hérault (26) ex æquo avec la Loire (26), la Drôme (20) et la Haute-Garonne (18). Des terres de pétanque fidèles au rendez-vous.

    Rayon international, pas moins de 35 équipes étrangères et quinze nations sont à ce jour engagées. L’Espagne est la dernière nation à avoir fait son apparition sur la ligne de départ. L’équipe de Juan Ramirez vient de Toro, une commune au nord de la communauté autonome de Castille-et-León, dans la province de Zamora, frontalière avec le Portugal. Algérie, Slovénie, Maroc, Danemark, Italie, Pays-Bas, Sénégal, Brésil, Suisse et Monaco figurent à leur côté. La palme revient, à ce jour, à l’Allemagne avec 13 triplettes en lice. Parmi elles, le club de VfL Sindelfingen 1862 EV débarque en force avec trois triplettes : celle de Frank et Ulrike Mössinger associés à Thomas Langer a été la première à s’engager (n° 250) suivie de celle de la famille Bausch, Peter, Brigitte et Mika (n° 271). La dernière triplette est composée de Hans Diehm, Joacim Köhler et Uwe Klemm (n° 358).

    Dans ce club omnisports situé dans le Bade-Wurtemberg (9 400 membres, 28 sections), la section boule et pétanque a vu le jour fin 2023. Mais elle s’affirme déjà sur les terrains avec une montée en Oberliga, l’élite régionale, dernier échelon avant le national… Au-delà de la fête, leur Mondial aura valeur de test.

  • Bouliste échaudé craint l’eau de pluie

    Bouliste échaudé craint l’eau de pluie

    « Une décision de rationalisation financière » que regrette le maire Benoît Payan, espérant bien « leur faire regretter d’être parti, avec ce boulodrome ».

    À Saint-Barnabé, où se jouait dimanche le GP de Printemps féminin, Stéphane Marco, le vice-président du club, reconnaît que le projet est porteur. « C’est une belle promesse, maintenant, reste à voir car cette histoire, c’est un peu comme l’Arlésienne », juge-t-il. « C’est la politique. Dalida, c’était paroles et paroles, pour les politiques, c’est promesses et promesses », glisse un spectateur qui se mêle à la discussion. « Vous croyez que c’est une priorité ? Il y en a d’autres, l’école de mon petit-fils n’avait pas le chauffage », tacle un autre. « Et si on parlait des piscines », enchaîne son voisin.

    Du côté des présidents, l’envie de voir éclore le projet est en tous les cas certaine. Thierry Barriere « souhaite que ce projet prenne corps », mais s’interroge sur « les retombées pour les clubs. Comment va-t-on pouvoir en disposer ? », questionne le président de la Boule Doria. « Peut-être serait-il plus souhaitable d’améliorer et de couvrir les sites existants ? ».

    Boulistes ou spectateurs ?

    Richard Grossi, le président de la Pauline, salue lui « un beau projet » et pousse sa réflexion. « Ce qu’il va y avoir autour doit être encore plus beau. Pour qui ? Les boulistes bien sûr. Pour quoi ? Quand ? Dans quelles circonstances bénéficierons-nous de l’installation ? ».

    Même son de cloche à la Boule des Calanques où le président, Lionel Pugliese, espère que le projet ne tombera cette fois pas à l’eau : « Bien sûr que je ne peux qu’apprécier. Après reste à savoir si cette structure va faire le bonheur de nos joueurs en mode boulistes ou simplement spectateurs. »

    « Voilà un projet qui ne peut qu’améliorer la situation et faire plaisir aux joueurs », embraye le président de la Boule Modérée Fred Marinello. « L’essentiel, c’est de savoir comment ça va être géré et par qui ? ».

    Robert Allileche, le président du groupe Lei Pétouliers, apprécie lui aussi un « projet valorisant pour la ville de Marseille ». Mais ce garçon qui a toujours évolué dans le giron sportif – il a été arbitre de football – rejoint ses camarades en soulignant la nécessité « d’améliorer l’existant pour des clubs en place, mais en panne de structures ».

    Le tour de table de ces boss s’achève avec Robert Bocciardi, de l’Amicale bouliste Saint-Tronc. « C’est un feuilleton, cette promesse a toujours avorté, mais ça ne coûte rien d’attendre encore un peu ». Trois ou quatre ans assure le maire de Marseille. Rendez-vous est pris.

  • GP du Printemps à Saint-Barnabé : la jeunesse en point d’orgue !

    GP du Printemps à Saint-Barnabé : la jeunesse en point d’orgue !

    La direction du groupe avait plafonné la participation à 52 triplettes et, en quelques jours, la barre a été atteinte. Ce dimanche 1er mars, les 156 joueuses sont arrivées pour rapidement entrer en action à l’occasion de ce GP du Printemps.

    Les formalités accomplies, auprès du trésorier Stéphane Marco, du graphiqueur Jauffrey Capasso et du chef d’orchestre Patrick Fara, toutes ces joueuses vont aborder le concours sous la direction de l’arbitre Michel Borghino.

    En ouverture, on constate que l’IA, du tirage au sort comme il va en être question tout au long de la journée, va nous offrir quelques chocs à sensation, des oppositions de hautes voltiges. Une entame avec deux poules ou cohabitent des joueuses comme Canavéro une des championnes de l’Île de Beauté, Lysiane Bernard une championne locale que l’on ne présente plus, Marine Rocchietta et Manon Sauzer dont on reparlera plus tard… Très tard même ! Voilà pour la P 9

    Dans la P 11 nous retrouvons Marina Rubio, Amandine Blanche et Axelle Bernard -ces deux dernières sont au palmarès du GP féminin- Derichebourg à l’époque La Marseillaise- et les Varoises emmenées par Audrey Théron. Après cette phase, les Monégasques Christelle Silve, Laura Vierjon et Christel Paille sortent des rangs.

    Nouveau choc lors du cadrage offert par l’IA, avec cette opposition entre Fara et Axelle Bernard. Il semblerait que le combat de la veille pour ses partenaires Vercellotti et Roche, ait laissé quelques traces sur les organismes. La défaite est trop sévère pour être proche de la réalité. On remarque que leur excellent parcours jusqu’alors pour Pizzella, Cortes et Imbert prend fin à ce stade.

    Une arrivée remarquée celle de Maryan Barthelemy, l’occasion pour le « new boss » du Mondial La Marseillaise de s’entretenir avec des joueuses et de leur faire part de projets retenus pour le futur rendez-vous prévu début juillet à Borély.

    En attendant, sur la route des quarts, on note alors qu’il lui faut croiser blanche, que Fara et ses équipières doivent encore franchir une embûche. Elles vont y parvenir en dominant Blanche. Dans le même temps, Hautemayou prend dur face à Sandrine Tur, et sort de route.

    On remarque que sans faire de bruit, à part celui des carreaux les Manon Sauzer et Mahé avec l’artilleuse Mélissa Marsille avancent et inexorablement débordent les Vertes de Michelle Ivaldi puis de Florence Bazin. Elles vont donc se retrouver en finale face aux locales qui ont plombé les Pélicans dans la fraîcheur de la nuit. Là pour un GP de printemps, la température donne plus à penser que nous sommes en hiver, nous allons pouvoir suivre une partie vraiment passionnante, avec de la qualité, même si l’on doit comprendre que le froid a une influence sur les organismes, et surtout une forte dose de suspense pour réchauffer l’atmosphère. Finalement c’est au terme de la 12e mène que la jeune Mélissa Marsille et les Manon Sauzer et Mahé vont inscrire leur nom au palmarès de cette belle épreuve.

    Cadrage : 1) Fara bat Axelle Bernard – Séverine Roche – Dolores Vercellotti à 3

    2) Ivaldi bat Agnès Stagliano – Julie Shelly-Nathalie Fillonneau à 9

    3) Hautemayou bat Corinne Mattei – Marjorie Ferrer – Virginie Castor à 4

    4) Blanche bat Marie Louise Pizzella – Marlene Cortes – Colette Imbert à 11

    5) Tur bat Mireille Carles – Agnes Tramier- Metyl Chrissokerakis à 8

    Quarts de finale : 1) Bazin bat Laëtitia Canavero – Lola Bensussan – Nadia Djabri à 7 2) Sauzer bat Michelle Ivaldi – Cathy Lopez – Bernadette Castiglione à 4

    3) Fara bat Amandine Blanche – Élisabeth Ruiz – Sophie Roubaud à 2 ; 4) Tur bat Morgan Hautemayou – Christelle Carel – Adeline Ménard à 8

    Demi-finales ; 1) Sauzer bat Florence Bazin – Émilienne Del Socorro – Isabelle Audry à 5 ; 2) Fara bat à Sandrine Tur – Mélanie Meyer – Stéphanie Codron à 1

    Finale : Manon Sauzer – Manon Mahé – Mélissa Marsille battent Sabine Fara – Stéphanie Fournier – Claire Gaudilliere 13 à 11

    Une absence de marque

    Au cercle de Saint-Barnabé, pour cette manifestation tous les bénévoles étaient sur le pont. À l’image de « Dédé » Clément qui peaufine les aires de jeux, afin que les joueuses puissent disposer de surfaces pas trop traîtres. Un seul absent, le président Claude Siboun. Des raisons de santé l’ont, pour l’heure, fait prendre ses distances avec l’association. En pleine convalescence, nous ne pouvons que lui souhaiter un rapide rétablissement,

    Voilà qui ne l’a pas empêché de suivre le déroulement de l’épreuve, de féliciter les vainqueurs et d’adresser un petit mot aux finalistes, qui défendent les couleurs du Cercle Saint-Barnabé.

    À bientôt Claude !

  • GP féminin à Septèmes : Roche et Vercellotti, les plus brillantes

    GP féminin à Septèmes : Roche et Vercellotti, les plus brillantes

    Une nouvelle fois cette épreuve, œuvre de l’Étoile Bouliste Septèmoise a connu un véritable succès. Une organisation sans faille avec tous les bénévoles du groupe réunis autour de la présidente Nadège Castaldi et Nicolas Lavaly. Même la doyenne Danielle Lavaly est venue apporter son soutien. Il est vrai que pour accueillir dans les meilleures dispositions, les 152 participantes il faut assurer l’intendance, par conséquent la présence de toutes les forces vives est appréciable et souhaitée.

    Sur le plan sportif, quand Jean-Luc Ballester, l’arbitre officiel lance les hostilités, notre attention se porte sur une certaine poule 6. Belle œuvre de l’IA qui a regroupé les binômes de Lysiane Bernard, Élisabeth Ruiz et Séverine Roche mais aussi Corinne Serra. Un peu plus loin, encore une partie phare entre Raymonde Dran et Lucette Espinas.

    Si elles sont sorties des poules, Yvette Macery et Katia Mora vont ensuite basculer dans le concours B comme bien d’autres à l’image des joueuses du Smuc Magali Crosson et Michele Vinel-Poulton. Le cadrage va être fatal au terme d’un épique mano à mano à Sabine Fara et Claire Gaudillière.

    Lucette Espinas et Corinne Mattei, Manon Mahe et Lysie Lavaly, Laurence Guasco et Mégane Cacciatore Marine Rochietta et Anaïs Barghamian vont manquer de prendre le chemin des quarts, tout en défendant leur chance avec force et volonté.

    À l’approche de la nuit, le dernier carré même s’il semble bouillant de par la qualité, il sera loin d’inverser la fraîcheur de la température ambiante. Inéluctablement, l’érosion a fait des victimes…

    Les deux binômes qui vont s’en extraire, vont devoir en découdre par une température bien plus agréable pour les ours polaires… Mais avec ces dames, on ne fait pas la moitié du chemin, on va jusqu’au bout, on se rend coup pour coup -au sens figuré bien sûr- Séverine Roche et Dolorès Vercellotti vont se montrer les plus brillantes et s’imposer au terme de la 14e mène.

    Cadrage : Mahé bat Sabine Fara – Claire Gaudillière à 10 ; Hovaguimian bat Mélissa Mordenti – Véronique Piazzolla à 7 ; Ruiz bat Isabelle Rivière – Yasmina Manessour à 7

    Huitièmes de finale : 1) Ruiz bat Lucette Espinas – Corinne Mattei à 6 ; 2) Dran bat Manon Mahé – Lydie Lavaly à 5 ;
    3) Canavero bat Pauline Vandenbroucke- Cécile Barini à 1 ; 4) Roche bat Laurence Guasco – Mégane Cacciatore à 9 ;
    5) Brondino bat Nathalie Cerrato – Nadége Castaldi à 11 ; 6) Ginier Maurel bat Pietra Ambrosio – Colette Imbert à 9 ; 7) Rolland bat Marine Rocchietta – Anaïs Barghamian à 7

    8) Mokrani bat Marie -France Coulange – Annie Korchia à 3

    Quarts de finale : 1) Ginier Maurel bat Sophie Garcia – Madeïs Gleyze à 11

    2) Brondino bat Véronique Rolland – Saveth Phan à 8 ; 3) Roche bat Hélène Mokrani – Valérie Mallet à 6 ; 4) Ruiz bat Raymonde Dran – Virginie Onorrus à 8

    Demi-finales : 1) Brondino bat Sandrine Ginier Maurel – Cathy Roux à 6 ; 2) Roche bat Amandine Blanche – Elisabeth Ruiz à 7

    Finale : Séverine Roche – Dolores Vercellotti battent Cathy Brondino – Christine Kfourn 13 à 6

  • Finale Passion pétanque française : un plateau de rêve

    Finale Passion pétanque française : un plateau de rêve

    D’abord rappelons le principe de cette épreuve. Les joueurs ayant accumulé le plus de points sur les concours nationaux de l’année précédente gagnent le droit de décrocher une place, soit 48 joueurs (16 équipes).

    Les équipes présentes peuvent vous donner le tournis et il est difficile de dégager un favori. Même si la triplette Stéphane Robineau, Dylan Rocher (recordman des victoires avec Lacroix) et Diego Rizzi peuvent revendiquer ce statut.

    Derrière eux, une meute de prétendants aux dents longues veulent marquer de leur empreinte cette édition 2026

    Nous aurons un œil particulier sur le jeune Dawson Herleman associé à Mickaël Bonetto et Ludovic Montoro. Pour sa première, à seulement 15 ans, son coup d’essai pourrait être un coup de maître tant son talent est immense.

    Il faudra suivre attentivement le représentant Marseillais Marc Tierno et Frédéric Bauer récent finalistes du Régional de Sainte-Tulle. Ils pourront compter sur Antoine Cano. Les Malgaches, vainqueurs du Mondial La Marseillaise seront à suivre attentivement avec leur jeu d’attaque et leur réputation grandissante. Jean-Michel Puccinelli sera le chef de file d’une triplette où évolue le pensionnaire de l’équipe de France, Yohan Cousin et le Corse Nonce Murati

    On ne peut pas occulter les deux phénomènes Henri Lacroix et Philippe Suchaud, capables de gagner n’importe où. Éric Petit-Jean sera le troisième larron.

    Le champion du monde Béninois Marcel Gbetable avec ma famille Molinas, ça pourrait faire des étincelles. Pour la petite histoire aucun des tenants du titre Marc Cognard, Jean-Christophe Gimenez, Élie Winterstein ne seront présents dans le Nord.

    Chez les dames, huit équipes se disputent le titre. Sandrine Poinsot, Anna Maillard, Cindy Peyrot voudront conserver leur trophée mais elles auront fort à faire notamment avec Charlotte Darodes, Toréador Tairio et Nelly Peyré. Raymonde Dran, Virginie Onorruq, Catherine Jenroy voudront faire briller leur étoile, tout comme Lydie Lavaly, Lysiane Bernard et Manon Mahe. La Corsoise Marie- Angèle Germain sera la cheffe de file d’une équipe assez homogène complétée par Sandrine Ginier Maurel et Nadège Baussian-Protat.

  • Pétanque : Gino Deslys, le retour de l’enfant prodige

    Pétanque : Gino Deslys, le retour de l’enfant prodige

    Ils sont venus, ils sont tous là. Sainte-Tulle était la capitale de la pétanque samedi dernier avec une pléiade de champions. Cette épreuve régionale, organisée de main de maître par la Boule Tullésaine et son président Rudy Lafleur, a attiré tout le gratin de la pétanque. Henri Lacroix, Laurent Matraglia, Mickaël Bonetto, Michel Hatchadourian, Jérémy Fernandez, Emmanuel Viola, Laurent Nguyen Van, David Riviera, Marcel Gbetable, Frédéric Bauer. Un régional à l’odeur de National sur le magnifique boulodrome Henri-Lafleur

    Dans ce méli-mélo de chocs, nous avons encore admiré le talent de Jérémy Fernandez, équipier de Foyot et Cantarel, lors du prochain Mondial La Marseillaise, qui a étouffé dans l’œuf toutes les velléités de son ex-coéquipier Mickaël Bonetto grâce à un tir dévastateur dans un 8e de finale au sommet. On a pu encore admirer la persévérance des champions de France Henri Lacroix et Laurent Matraglia, certes battus en demi-finale, par un Deslys très costaud, mais proche d’une remontada (2-12, 9-12). Puis 9-13.

    Dans ce jeu essentiellement d’envoi, il y a des hommes qui excellent comme Manu Viola, associé au phénomène Michel Hatchadourian, avouez que le binôme a de la gueule. Tombeur de Fernandez en quart de finale, les deux hommes ont pourtant buté sur un Marc Tierno très performant à l’appoint. Le finaliste du Mondial La Marseillaise 2024 et son partenaire l’imperturbable Frédéric Bauer, vainqueur lui du Mondial en 2014, ont gagné le droit de disputer cette finale.

    Disputée tardivement, elle a tourné à l’avantage de Deslys et Rakotoariniaina. Au début indécis succède un écart conséquent pour Deslys (11-7). Bauer-Tierno se font plus présents, reviennent au score après une belle mène de trois points. Mais Gino très en verve au tir tout au long de l’épreuve conclut magnifiquement cette finale par un carreau dont il a le secret. C’est la confirmation de l’enfant prodige qui fut, il y a maintenant 10 ans, champion départemental doublette mixte et tête à tête dans les Bouches-du-Rhône à l’âge de 15 ans… Depuis il a confirmé avec quelques coups d’éclat (Martigues. Nice, Fayence, plusieurs champions de Haute-Garonne, doublette triplette, Corse doublette). « J’ai trouvé mon équilibre avec la famille et le travail. Aujourd’hui, j’ai 25 ans et je veux gommer les erreurs d’un passé. La pétanque à un haut niveau demande du sérieux, j’avoue que j’en ai manqué. J’ai perdu 15 kg et je me sens beaucoup mieux physiquement. »

    Le nouveau Gino est arrivé. Il devrait continuer son association avec Jimmy Rakotoariniaina (notamment lors de La Marseillaise) qui lui apporte son talent, Son calme, son expérience et son efficacité.

  • [Entretien] Benoît Payan : « La pétanque est un art de vivre, c’est dans notre ADN »

    [Entretien] Benoît Payan : « La pétanque est un art de vivre, c’est dans notre ADN »

    La Marseillaise : Pourquoi ce projet de boulodrome couvert à Marseille où il fait toujours soleil ?

    Benoît Payan : Marseille est la capitale de la pétanque. C’est un pays où on joue à la longue, où dès qu’on est petit, on connaît, on aime et on joue aux boules, et puis on a le plus grand concours de pétanque au monde : le Mondial La Marseillaise. Il y a deux sports très identifiés à Marseille, le foot et la pétanque, et il me paraissait donc logique au regard de la manière dont on vit ça, qu’on ait un boulodrome couvert. Après, bien sûr qu’il fait très souvent beau à Marseille, mais on a aussi des périodes pendant l’hiver où ça joue moins en raison du temps. Il nous faut des jeux de pétanque couverts et cet équipement permet de jouer en intérieur, et extérieur, avec des dizaines et des dizaines de pistes.

    Le projet prévoit aussi l’installation d’un musée ?

    B. P. : Oui, il y aura un musée de la pétanque qui permettra de montrer, avec une très belle muséographie, toute l’histoire des boules, comment tout a commencé. Je ne vais pas partir de la boule avec les clous, du pourquoi et du comment… mais peu de gens savent, par exemple, que les boules ont été amenées par les marins partout dans le monde. Ils débarquaient dans les ports avec leurs boules et jouaient sur les quais…

    Ce boulodrome couvert est un serpent des mers à Marseille. En quoi n’est-ce pas une promesse de campagne ?

    B. P. : D’abord, c’est finançable, ça ne coûte pas très cher en réalité. Et ce qu’on veut en faire, comme on a pu le faire avec le stade nautique Florence-Arthaud avec des stages pour les écoles, c’est un lieu qui vive, où on apprend à des générations à jouer et faire connaissance avec les boules. C’est un sport qui a cette identité marseillaise très forte. Ce grand boulodrome couvert manquait vraiment à la ville, pour les petits et les grands. En 2020, on n’a pas fait de promesses irréalisables et on n’en fait toujours pas. On est sur un objet monde que la ville et les Marseillais méritent. La pétanque comme la longue, est un art de vivre, c’est dans notre ADN. Je veux juste qu’on puisse jouer toute l’année. Et puis surtout, ça va permettre l’organisation d’un grand concours l’hiver. On a le Mondial La Marseillaise l’été, on peut avoir une grande compétition internationale l‘hiver.

    Vous aviez été à l’initiative de l’expo Pétanque ! au Musée d’Histoire de Marseille. Quel est votre lien avec la pétanque ?

    B. P. : Le jour où j’ai annoncé à mes équipes que je voulais faire une exposition dans un musée autour de la pétanque, les gens m’ont regardé comme un Ovni. Or, elle a vraiment bien fonctionné parce que beaucoup de gens ont une histoire avec la pétanque. Les gens étaient heureux de voir cette expo, ces photos et le rapport que la ville entretient à la pétanque. Moi, j’ai un grand-père qui était licencié, un père qui est toujours licencié et petit, il m’a traîné sur tous les terrains et tous les concours qui existent. Quand il n’y en avait pas, j’allais tous les dimanches après-midi à Caujolle regarder jouer. Et donc, quand tu es petit, tu commences à t’y habituer, tu prends une boule dans la main, tu joues. Moi, j’ai un rapport familial à la pétanque, mais il y a des gens qui n’ont pas cette chance et qui vont pouvoir, avec un équipement public vraiment structuré, jouer quand ils ont envie.

    Quelle sera la place des clubs ?

    B. P. : Beaucoup de clubs ont des lieux déjà dédiés, mais on peut imaginer qu’ils puissent venir s’inscrire et puissent, comme pour un stade en fait, prendre des créneaux. Après, si tu as 45 pistes à l’intérieur, un club n’a pas forcément besoin de 45 pistes, mais tu peux organiser ton tournoi l’hiver safe en disant, moi j’ai besoin de 10 pistes…. On est vraiment sur un équipement à vocation locale qui peut recevoir des compétitions nationales et internationales.

  • [Exclusif] À Marseille, un écrin bouliste en mode capitale

    [Exclusif] À Marseille, un écrin bouliste en mode capitale

    Sa toiture en forme de vague n’est pas sans évoquer la couverture du stade Vélodrome. « C’est un clin d’œil, glisse Benoît Payan, il est beau, il s’intègre au paysage, dans la continuité de cette architecture de vagues », symbole du côté maritime et vallonné de la ville. Le maire (DVG) de Marseille a les yeux qui pétillent au moment de présenter ce projet inscrit au programme du Printemps marseillais en 2026. C’est qu’il lui tient particulièrement à cœur. « Ça va plaire aux gens et c’est un équipement dont le rapport utilisation – satisfaction – financement – entretien, est optimal », poursuit-il.

    Avec 3 500 m2 indoor annoncés, pour plus d’une quarantaine de jeux couverts, des gradins configurés pour accueillir a minima plus d’un millier de spectateurs, des terrains extérieurs, un espace muséal et des zones de loisirs et détente, le futur boulodrome couvert de Marseille a, en tout cas, fière allure sur le papier.

    Un site à Saint-Marcel

    Depuis plus de quarante ans, ce serpent des mers est apparu et réapparu aux quatre coins de la ville. À Sainte-Marthe (14e), aux Trois-Lucs (12e), à la Batarelle (13e)… Dans le milieu bouliste local, berceau de la pétanque, plus personne n’ose y croire. Le dernier projet annoncé avait pris forme sous l’ultime mandature de Jean-Claude Gaudin, en 2019. À un an des municipales, le maire des 6e et 8e arrondissements l’annonçait du côté de l’avenue de Hambourg à Bonneveine (8e) en lieu et place d’un ancien gymnase municipal. « J’ai proposé ce site qui existait à la mairie et à la Métropole et ils ont accepté. Il appartient à la Ville, donc il n’y a pas de problématiques de foncier », expliquait alors Yves Moraine (LR). Un an après, rien n’était lancé. Le projet tombait une nouvelle fois aux oubliettes.

    Sept années plus tard, le boulodrome couvert ressort donc, du côté de Saint-Marcel cette fois, dans le 11e arrondissement, quelque part entre la bretelle d’autoroute de la Valentine et l’échangeur Florian. Le site de l’ancienne usine Rivoire et Carret a été évoqué, mais n’est pas confirmé. L’endroit exact ne peut être précisé pour le moment, mais « il aura un accès facilité malgré l’absence de transports en commun, avec la possibilité d’un parking, note Benoît Payan. On est sur un secteur qui compte beaucoup de boulistes et de clubs. Saint-Marcel, Saint-Loup, le 9e arrondissement… Les boules, c’est surtout le Nord et l’Est de la ville, dans le centre-ville, on joue un peu moins. Et puis avec la L2, on arrive vite par ici ».

    Le projet, qui est en réflexion depuis l’inauguration en 2022 d’un terrain de pétanque sur le Vieux-Port à l’occasion des festivités de l’Été marseillais, n’est pas chiffré au centime d’euros près, reconnaît le maire, sans en dévoiler le montant, « mais objectivement, ce n’est pas un équipement qui est d’une complexité effarante. On n’est pas dans un stade indoor avec des équipements ultra-spécifiques. Il faut des pistes en terre délimitées et une armature la plus simple et la plus écologique possible. » Sur le visuel présenté, la surface du toit recouvert de panneaux solaires doit permettre à l’enceinte d’être autosuffisante d’un point de vue énergétique en matière « d’éclairage, de chauffage, de climatisation et de maintien de son hygrométrie ».

    La gestion de ce boulodrome municipal sera confiée à « des gens qui savent faire : les boules et la pétanque, c’est un métier », résume Benoît Payan, évitant au passage l’épineuse question du club résident. La ville de Marseille en compte pas moins de 65…

    À Sin-le-Noble, dans le département du Nord, où le plus grand boulodrome d’Europe, (8 000 m2) a vu le jour en 2022, elle avait été confié à l’un deux seuls clubs du secteur. L’équipement, qui a coûté 9,5 millions et compte 64 jeux couverts, vient d’accueillir en quelques mois les championnats du monde féminins de pétanque, le Grand huit de la Coupe de France, la finale du PPF, et attend les championnats de France triplette et la Coupe d’Europe des clubs.

    Compétitions internationales

    Son mode de gestion a depuis évolué en délégation de service public. Et les comités boulistes départementaux et régionaux qui y avaient été adossés en ont été éloignés. « Tout peut être envisagé. À côté des pistes, il y aura le Musée de la pétanque qui est très important et il peut y avoir des bureaux pour les assos, les comités. C’est un lieu qui est bien desservi et accessible », poursuit le maire, quand même chagriné lorsqu’on lui fait remarquer que l’enceinte marseillaise ne dépassera pas en taille le boulodrome du Douaisis.

    Les boulistes marseillais qui l’attendent depuis des décennies sauront sans doute s’en accommoder. « Ce sera le plus grand stade de boules couvert, on peut l’appeler ainsi, du Sud de la France, admet Benoît Payan, ça m’énerve un peu, mais mon problème est technique. On n’arrive pas à rentrer 64 pistes… pas encore ». Ce chiffre magique permettrait d’accueillir dans des conditions optimales un championnat de France de pétanque ou de Jeu Provençal à 128 équipes. Pour l’heure, une quarantaine de pistes couvertes sont annoncées. Les règlements fédéraux prévoient des terrains de 15 mètres par 4 pour la pétanque et 24 par 4 pour du jeu provençal.

    Le maire de Marseille se donne trois ou quatre ans pour y voir jouer une première partie, évoque des stages pour les plus jeunes, l’accueil de scolaires et bien évidemment la tenue de grands rendez-vous internationaux, en plus de ceux inscrits à l’agenda du territoire. « On est vraiment sur un équipement local qui peut recevoir des compétitions nationales et internationales en hiver », conclut Benoît Payan.

    3 500

    C’est en mètres carrés la superficie intérieure envisagée pour la construction du boulodrome couvert de Marseille. L’équipement dans la phase actuelle pourrait accueillir une quarantaine de pistes de jeu intéreures et des gradins pour un millier de spectateurs.