Tag: Pétanque

  • Pétanque : vingt-huit arbitres préparent la saison 2026

    Pétanque : vingt-huit arbitres préparent la saison 2026

    Samedi dernier sur le complexe de la Boule Diplomate de Saint-Victoret, les directeurs de jeu étaient conviés de participer à une journée, dont l’ordre du jour avait pour objectif une session de remise à niveau. Une journée de recyclage afin de se mettre en conformité avec les derniers points de la réglementation.

    Vingt-huit arbitres, soit l’essentiel du contingent à la tenue rayée, parmi lesquels deux arbitres nationaux se sont donc retrouvés autour du président Patrick Fara accompagné de membres du Comité, mais aussi des responsables de la commission des Jeunes, susceptibles de tenir des rôles de délégués lors des divers championnats.

    En ouverture et après avoir remercié les présents, le président Patrick Fara a fait une introduction avec les bons moments passés et à prévoir, il a parlé du règlement et fait les recommandations nécessaires et les obligations qui impliquent le corps arbitral lors de leur présence sur les concours du calendrier, pour lesquels ils sont désignés.

    Le président apportant une précision plus particulière concernant le Mondial La Marseillaise à pétanque, afin que l’épreuve phare de la pétanque locale puisse compter sur le maximum d’arbitres des Bouches-du-Rhône.

    C’est ensuite Christine Gross, arbitre nationale, qui a pris la main, pour diriger cette session de remise à niveau. Elle s’est chargée de répondre aux questions des arbitres sur le règlement. Michel Allari l’a soutenue sur les principes énoncés. Patrick Paul, Yasmina Manessour et Michel Borghino se sont exprimés et ont donné leur avis sur le souhait du Comité bouliste 13. Le débat fut constructif et s’est même poursuivi au-delà de l’heure du repas.

    Dans la foulée et pour conclure cette journée conviviale, les participants pouvaient s’engager dans un concours au concept bien particulier. Un concours sur trois parties au temps de 45’. La particularité c’est qu’il fallait disputer en alternance une mène au Jeu provençal et l’autre à pétanque… Pour le plaisir nous dirons ! Histoire de parodier Hervé Léonard.

  • La Boule Aixoise et la Boule Modérée pour le Grand saut

    La Boule Aixoise et la Boule Modérée pour le Grand saut

    Pour connaître les équipes qualifiées pour le Grand 8 de la Coupe de France, il faut franchir encore trois étapes (32e, 16e et 8e). 64 formations sont concernées réparties en 8 groupes. Elles s’affronteront sur différents sites.

    Nous suivrons particulièrement la Boule Modérée et la Boule Aixoise, les représentantes des Bouches-du-Rhône.

    Après son exploit au tour précédent face au Case de Nice de Mickaël Bonetto (depuis parti exercer son talent dans le Rhône), la Boule Modérée a perdu deux éléments importants : Patrice Grégori qui était un peu le chef de file et Gino Deslys. Malgré tout la qualité est bien présente avec des joueurs expérimentés comme Philippe Roux que l’on ne présente plus. Ce dernier nous donne son ressenti et évalue les chances de l’équipe des quartiers Nord de Marseille.

    «Il y a deux éléments qui ne sont pas en notre faveur. Le premier c’est la qualité du groupe avec Bron, Vaulx-en-Velin, Goudron, Romans-sur-Isère. C’est un peu le groupe de la mort comme on dit maintenant. Le second c’est le fait d’être opposé à Brive l’équipe locale en 32e qui devrait être survoltée », explique-t-il. Et de poursuivre : « Il nous reste à faire notre jeu avec nos armes et notre expérience. »

    Pour la Boule Aixoise le contexte est différent. L’arrivée de Marco Foyot il y a deux ans a redynamisé une association pratiquement en sommeil sous la houlette du président Manso. Il a entraîné dans son sillage des joueurs de renom comme Didier Chagneau, Michel Hatchadourian, Jérémy Fernández, Dylan Cano, Sissou Cantarel, Stéphane Pagni, David Riviera, Sébastien Batista. Les Aixois affronteront Tarbes à Behren (57) dans un groupe relativement équilibré. Le ticket pour le Grand huit est à leur portée

    Carpentras ambitieux

    Il faudra suivre attentivement la solide équipe de Carpentras capable de tous les exploits. Dans un groupe où Arlanc, tenant du titre avec les Suchaud, Fazzino, Colombet, fait figure d’épouvantail, les Vauclusiens veulent jouer les trouble-fêtes. Ils affronteront les étonnants Drômois de Mours-Saint-Eusèbe. Gilles Gayraud, double vainqueur du Mondial La Marseillaise a rejoint Carpentras en 2025 et nous livre son sentiment.

    « On a eu des étapes difficiles pour nous qualifier avec des retournements de situations. C’est un signe de solidité et d’homogénéité », précise-t-il. En Coupe de France, « le talent ne suffit pas toujours, il y a ce côté solidaire qui est primordial. Il faut prendre les étapes les unes après les autres sans sous-estimer personne. » « Dans notre groupe, Arlanc est au-dessus du lot mais à la pétanque tout peut arriver surtout dans ce type de compétition », analyse Gilles Gayraud.

    L’armada tropézienne

    Un petit mot sur Saint-Tropez qui possède une armada redoutable Alexandre Mallet, Marcel Gbetable, Cindy Peyrot, Sandrine Poinsot, Anna Maillard et sera un des grands favoris pour incorporer le Grand 8.

    Il ne reste plus qu’aux différents protagonistes à offrir le spectacle escompté pour une compétition de plusen plus prisée et populaire.

    Les favoris

    Comme cité plus haut, Arlanc, champion d’Europe et tenant du titre, sera grandissime favori dans le groupe 1. Mais la concurrence est bien là avec quelques villes aux ambitions certaines. Dans le groupe 2, la Boule Mouliestoise (Montauban) et ses têtes de série Jean Feltain et Charlotte Darodes seront favoris à domicile.

    Dans le groupe 3, il est difficile de dégager une équipe.

    Dans le groupe 4, Canohes avec Maison Durk et Simon Cortes, Aix et Andrézieux-Bouthéon semblent les mieux armés. Dans le groupe 5, la Boule Tropézienne donc devrait dominer les débats.

    Le groupe 6 est sans doute le plus relevé sur le papier. Bron, ancien vainqueur de la Coupe de France, et Romans-sur-Isère ont de sérieux arguments mais nous mettrons une pièce sur Vaulx-en-Velin.

    Dans le groupe 7, Bourbon-Lancy, grand habitué de ce type de compétition, paraît en pole position. Enfin, le groupe 8 est plus indécis même si Pau a une petite longueur d’avance.

    Les groupes

    Groupe 1 à Limoges (87) Nemour (77) Ajaccio (2A) Chambéry (73) Gennevilliers (92) Carpentras (84) Mours-Saint-Eusèbe (26) Lomme-Osm (59) Arlanc (63)

    Groupe 2 à Montauban (82)

    Mouliets & Villemartin (33) Masseube (32) Jarnac (16) Colmar Saint-Martin (68) Varaville (14) Pontarlier (25) Quimperlé (29) Mussidan (24)

    Groupe 3 à Tours (37)

    Feuquières (80) Brou-sur-Chantereine (77) Villedieu (50) Savigne / Lathan (37) Trilport (77) Bonchampleslaval (53) Montpezat (82) vs Rabastens (81)

    Groupe 4 à Behren (57)

    Ronchin (59) Freyming Sainte-Barbe (57) Aix-en-Provence (13) Tarbes (65) Veyrac (87) Andrézieux-Bouthéon (42) Canohes (66) Gien (45)

    Groupe 5 à Bressuire (79)

    Saint-Tropez (83) Saint-Georges-de-Didonne (17) Epinal-PCV (88) Secondigny (79) Saint-Louis (68) Paris–EPND (75) Cahors (46) Issy-les- Moulineaux (92)

    Groupe 6 à Brive-la-Gaillarde (19)

    Antibes (06) Romans-sur-Isère (26) Vaulx-en-Velin (69) Gourdon (46)

    Villefranche-de-Rouergue (12) BRON (69) Brive–PPB (19) Marseille–BM (13)

    Groupe 7 à Gouesnou (29)

    Bourbon Lancy (71) Bellerive (03) La Machine (58) Saint-Jacques-de-la-Lande (35) Saint-Jean-de-Linières (49) Cleder (29) Bize-Minervois (11) vs Cazères (31)

    Groupe 8 à Grande-Synthe (59)

    La Brede (33) Marvejols (48) Pau (64) Dunkerque-US (59) Paray-le-Monial (71) Gonfreville-l’Orcher-ESM (76) Gerzat (63) vs Pouru-Saint-Remy (08)

  • Jeunes : un objectif prioritaire pour la commission départementale de pétanque

    Jeunes : un objectif prioritaire pour la commission départementale de pétanque

    Les statistiques parlent d’eux-mêmes, la participation des jeunes au sport bouliste connaît une baisse de régime. De ce fait, l’instance départementale loin de baisser les bras a décidé de redoubler d’ardeur. De faire de ce domaine un objectif prioritaire. Deux éducateurs à savoir Régis Montjoie et Anthony Linares ont rejoint la commission des Jeunes lors de la dernière assemblée générale du comité. Ils vont certainement apporter un influx supplémentaire. Il sera toutefois important et capital que dans les groupes, les dirigeants responsables prennent conscience et collaborent à cet objectif. Voilà qui implique en aval un sérieux travail dans les groupes avec la création d’écoles de boules, et accorder un intérêt vers des jeunes garçons ou filles prêts à développer leur passion boulistique.

    Calendrier des championnats

    départementaux

    CD Tir (exclusivement pour les juniors)

    Championnat régional de tir

    Lundi 25 mai à Sorgues (84)

    Samedi 14 mars 9h à Saint-Victoret

    Mêlée doublettes (toutes les catégories)

    Dimanche 15 mars 9h à Vitrolles

    Triplettes (toutes les catégories)

    Samedi 18 avril 9h à Pélissanne

    Championnat régional

    Samedi 23 mai 9h B. de L’Élysée (Salon)

    Championnat de France

    11-12 juillet à Blaye-les-Mines (81)

    Doublettes (toutes les catégories)

    Jeudi 14 mai 9h à la Batarelle

    Tir catégories benjamins, minimes, cadets

    Samedi 30 mai (lieu à déterminer)

    Individuel toutes les catégories
    (lieu à déterminer)

    Championnat départemental des clubs

    Week-end 4-6 septembre au Pieds Tanqués Miramas

    Détection programmée

    Pour les groupes n’ayant pas d’école de boules mais qui comptent dans leur effectif des jeunes licencié.e.s esseulé.e.s, lesquels seraient susceptibles d’incorporer le Pôle 13, ces jeunes joueurs et joueuses pourront participer à une détection programmée le 20 février à partir de 9h sur le boulodrome de la Boule diplomate de Saint-Victoret. Ces licencié.e.s intéressé.e.s pour y participer doivent en informer la commission des jeunes départementale.

  • Maurel remet le couvert avec Durk et Prud’homme à La Marseillaise

    Maurel remet le couvert avec Durk et Prud’homme à La Marseillaise

    Quelques jours après l’ouverture des inscriptions pour la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque, Pierre Maurel a déjà lancé les hostilités. Le pointeur martégal, licencié au Case de Nice la saison passée et désormais pensionnaire du club de l’île Rousse, en Corse -pour évoluer aux côtés de Basil Jackel et Joseph Barbato- a annoncé qu’il se présentera au Parc Borély en compagnie des bombardiers Maison Durk et Kévin Prud’homme, demi-finaliste de la dernière édition. « On est des amis à la base », souligne le pointeur classé troisième au classement Passion pétanque française (PPF). « On a fini notre association par une finale (en 2021). On a toujours fait beaucoup de grands résultats ensemble. On pense qu’on est plus fort comme ça », poursuit-il.

    « Il faut que ce soit

    enfin la bonne »

    Sa dernière aventure au Mondial La Marseillaise, avec les jeunes Mayron Baudino et Adrien Delahaye, s’est soldée par une élimination en 8e de finale face à l’équipe d’un certain… Kévin Prud’homme. « On a toujours été parmi les favoris depuis que l’on joue ensemble, mais il faut que ce soit enfin la bonne », martèle Pierre Maurel.

  • [Entretien] Alain Bideau : « Lorsque je me lance dans un projet, je me donne à 200% »

    [Entretien] Alain Bideau : « Lorsque je me lance dans un projet, je me donne à 200% »

    La Marseillaise : Pourquoi accepter ce challenge alors que vous n’avez plus rien à prouver ?

    Alain Bideau : Quand Gérard Schneider (président de la FIPJP) et Stéphane Pintus (vice-Président) m’ont proposé ce rôle, j’ai été à la fois surpris et flatté. Je n’ai pas mis longtemps pour accepter (avec l’accord de mon épouse). C’est un challenge excitant avec des fonctions différentes que celles qui m’ont incombé durant ces longues années.

    Justement, quel sera votre rôle précis ?

    A.B. : Je dois travailler sur les règlements du jeu en collaboration avec la commission d’arbitrage dirigée par Jean Luc Fuentes. Une réunion importante aura lieu en avril prochain pour affiner ou introduire de nouvelles règles. Je me suis penché sur le sujet et j’ai des propositions concrètes à proposer portant sur le lancé du bouchon, le balayage du terrain, notamment devant la boule avant de tirer, l’introduction d’un carton intermédiaire, le cercle et sur le tir de précision.

    Quelles que soient les décisions prises, elles ne seront pas appliquées avant 2027.

    On peut supposer que votre rôle est plus élargi…

    A.B. : Oui bien sûr, il y a la formation, domaine que j’ai la prétention de maîtriser. Elles sont mises en place par le Centre International d’Enseignement Pétanque (CIEP, centre de formation agréé par la FIPJP depuis 2002). Il faut également étudier les conventions, connaître les formateurs. Savoir comment ils travaillent avec les autres pays. C’est un travail de fourmi. Je veux justement œuvrer en osmose avec les autres nations, les écouter, échanger avec eux, pour mieux les connaître et faire évoluer les choses.

    Vous semblez motivé, mais est-ce que vous vous fixez une limite dans le temps pour ce rôle ?

    A.B. : Lorsque je me lance dans un projet, je me donne toujours à 200%. Ma forme physique me permet de tenir encore la route mais le temps passe vite et le poids de l’âge se fait sentir. Je me donne quatre bonnes années pour leur apporter ma modeste contribution.

  • Les inscriptions au Mondial La Marseillaise 2026 lancées

    Les inscriptions au Mondial La Marseillaise 2026 lancées

    Le compte à rebours est lancé. Ce jeudi 22 janvier à midi, les inscriptions en ligne pour le Mondial La Marseillaise à pétanque 2026 ouvrent sur le site officiel. Une date que des milliers de passionnés cochent déjà sur leur calendrier, impatients de s’aventurer dans la plus grande fête bouliste de la planète. Cette ouverture plusieurs mois à l’avance vise à permettre aux équipes internationales de planifier au mieux leur voyage.

    Du 3 au 8 juillet à Borély

    Les inscriptions seront définitivement closes le jeudi 2 juillet à midi. La 65e édition du concours général, ouvert à tous, licenciés ou non, sans limite d’âge, se déroulera du dimanche 5 au mercredi 8 juillet au parc Borély, transformé chaque été en temple de la pétanque. En amont, le Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes et le Grand Prix féminin Paprec auront lieu du vendredi 3 au dimanche 5 juillet.

    Difficile de ne pas se souvenir de l’édition 2025, entrée dans l’histoire du Mondial. Record de participation avec plus de 16 000 joueurs engagés, audiences historiques, ambiance populaire au rendez-vous… et surtout une victoire historique : celle de Madagascar, première nation étrangère à s’imposer à Marseille. Dans le détail, 14 532 joueurs, soit 4 784 équipes, venus de 26 pays et 90 départements, s’étaient élancées sur les terrains. Le Grand Prix féminin Paprec avait accueilli 513 joueuses, le Mondial des jeunes 492 participants, sans oublier le Handi Mondial, les tournois annexes et près de 600 participants supplémentaires.

    Autant de chiffres qui confirment le Mondial comme le plus grand rassemblement bouliste au monde. Un succès bâti grâce à l’engagement sans faille de quelque 450 bénévoles et à une organisation solide, aujourd’hui renouvelée.

    40 euros par triplette

    À la tête des événements du journal La Marseillaise, Maryan Barthelemy est désormais chargé d’impulser une nouvelle dynamique. « L’objectif en 2026 est de faire aussi bien, voire mieux peut-être, même si ce sera dur. Toute l’équipe y travaille en tout cas d’arrache-pied. C’est un énorme challenge à relever même si le Mondial n’a jamais couru après les records. L’ambition est d’accueillir tous les joueurs dans les meilleures conditions possibles. C’est ce qui fait qu’ils reviennent toujours plus nombreux chaque année. »

    Des évolutions sont annoncées pour cette édition anniversaire, en discussion avec Ici Provence, partenaires TV et radio, dans le but de donner encore plus d’éclat au rendez-vous. Mais nous aurons l’occasion d’en reparler. Pour l’heure, la première, concrète, concerne le prix de l’inscription qui passe à 40 euros par triplette.

    Une hausse de 4 euros par joueur en moyenne, alors que son prix n’avait pas évolué depuis le Covid malgré des coûts d’organisation en hausse, inflation et prix de l’énergie obligent. « En parallèle, nous allons revaloriser le welcome pack, améliorer le confort des joueurs et réévaluer les dotations. Le Mondial reste le concours numéro un au monde mais pas le plus cher », souligne Maryan Barthelemy.

    Licence obligatoire à partir du lundi

    Autre nouveauté, dans le cadre d’une relation toujours plus resserrée avec la Fédération française de pétanque et de jeu provençal, l’inscription donnera droit à une licence offerte au Club bouliste du Mondial pour les joueurs non-licenciés encore en lice le lundi matin. « Nous avons acté le fait que le dimanche reste une grande fête populaire, ouverte à tous. Mais dès le lundi, la compétition monte d’un cran. Nous mettons donc en place un dispositif pour permettre aux joueurs concernés de se voir délivrer une licence sur place », précise le nouveau responsable de l’épreuve.

    Le programme 2026, lui, est encore en cours d’élaboration. Mais l’ossature historique est conservée : quatre concours majeurs, des épreuves annexes et, déjà, « de belles nouveautés en réflexion ». « Nous nous inscrivons dans les pas de nos prédécesseurs, de Pierre Laugier à Pierre Guille », promet Maryan Barthelemy. « Comme eux, nous veillerons à préserver l’esprit des pères fondateurs qui règne chaque été sur le parc. » Rendez-vous début juillet pour voir si la promesse sera tenue.

  • Pétanque : des changements de règlement qui ne font pas l’unanimité

    Pétanque : des changements de règlement qui ne font pas l’unanimité

    Pour les joueurs dorénavant il faudra prendre part aux compétitions en tenue sportive. Haut et bas identique (short ou bas survêtement). Cette décision peut faire bondir certains licenciés au goût vestimentaire un peu plus recherché. J’en connais un proche très peu enclin à changer sa garde-robe pour une partie de boule. J’ai nommé mon ami Francis Casanova chroniqueur comme moi au journal La Marseillaise. Des exemples comme lui, il faut les multiplier. De plus, lorsque les partenaires seront différents et dans d’autres départements, il faut s’adapter et changer de tenue pour la circonstance. Un casse-tête.

    Pas de points en compétition sans arbitre

    La pétanque n’a jamais été considérée comme un sport pour la majorité des licenciés mais un loisir. D’ailleurs un autre point du règlement modifié ne concerne que 10% des licenciés. En 2026 les points ne seront pas attribués dans les compétitions sans la présence d’un arbitre. Un coup d’épée dans l’eau.

    La FFPJP a décidé de lancer la licence numérique avec code-barres qui devait contenir toutes les informations ! On demande aux licenciés, avec une grande partie de vétérans sans notion informatique, de télécharger, valider, ouvrir des applications. C’est lourd, très lourd comme manipulations. Heureusement la version papier reste de mise.

    Pas de changements

    en 2026

    La possibilité de modifier le règlement sera examinée lors du congrès de la Fédération internationale de pétanque au mois d’avril. Il n’y aura donc pas de changement de règlement en 2026. Si la proposition du corps arbitre est adoptée lors de ce congrès (interdiction de toucher le terrain, reboucher un trou), alors ces changements entreront en vigueur le 1er janvier 2027.

    Enfin quitter un club pour un autre à un coût financier important, allant de 50 à 200 euros pour un joueur élite. Cher non ?

    Toutes ces nouvelles règles sont pour le moins impopulaires mais peuvent-elles être toutes appliquées ? Un proche avenir nous le dira.

  • Pétanque : Ax-les-Thermes sur le fil

    Pétanque : Ax-les-Thermes sur le fil

    On attendait Fréjus, les grandissimes favoris dans cette édition pour un triplé historique . Et bien non ! Le Sud n’a pas trop brillé. Les équipiers de Dylan Rocher sont tombés en 8e face à Thonon-les-Bains tout comme La Crau face à Freyming-Merlebac où encore Nice à domicile. L’équipe emmenée par Mickaël Bonetto a chuté d’entrée face à Grenoble. La seconde équipe azuréenne avec comme chef de file Basil Jackel a succombé en demi-finale contre les futurs vainqueurs. Gap-Pelleautier s’est incliné prématurément contre Île Rousse.

    Finalement c’est Canohes qui a fait briller les couleurs pyrénéennes avec un parcours presque sans faute. En finale deux défaites en doublettes(13-8 et 13-10) ne laissaient présager rien de bon. Pourtant la triplette permettait à Canohès et Maison Durk intraitable (13-0) de recoller au score. Tout doit se jouer sur un tir de départage… remporté par les joueurs de la Pétanque Axéenne (33-23). Une juste récompense pour cette équipe après trois quarts de finale perdus dans cette compétition.

    Fiche technique

    Demi-finale :

    Nice 2 – Ax-les-Thermes 1-3

    Canohès – Freyming-Merlebach 3- 1

    Quarts de finale

    Nice 2 – Romans-sur-Isère 3-1

    Ax-les-Thermes – Thonon-les-Bains 4-0

    Arlanc – Canohès 2-2 victoire de Canohès au tir de départage

    Freyming-Merlebach – La Crau 3-1

  • [Entretien] Gilles Picard : « Le Mondial La Marseillaise, c’est la Coupe du monde de la pétanque »

    [Entretien] Gilles Picard : « Le Mondial La Marseillaise, c’est la Coupe du monde de la pétanque »

    La Marseillaise : Quel est votre parcours ?

    Gilles Picard : J’ai fait 10 ans de maritime sur les quais. J’ai ensuite rencontré le milieu de professionnel de l’événement en 1993, en rejoignant la Halle de Martigues. J’y ai découvert l’exigence de la préparation des événements, notamment le National de Martigues dans ce lieu hors-norme, avec toute une série de personnalités marquantes du monde de la pétanque et du jeu provençal. C’est un événement qui mériterait de revenir dans le calendrier. Au fil du temps j’organise de grands spectacles également en extérieur et je croise la route de Christophe Berthonneau, qui me propose de rejoindre le groupe F. Une rencontre déterminante pour moi. L’horizon s’ouvre encore un peu plus, en France et à l’international, avec de grandes organisations de spectacles au Pont du Gard, sur la Tour Eiffel, à Dubaï, à Rio, à Barcelone, au Vietnam, pour les Jeux olympiques… J’y apprends la grande rigueur car quand on réalise la pyrotechnie sur la tour de Dubaï pour le 31 décembre, il faut que ça marche à 00h00 pas à 00h01.

    Vous y avez pris le goût de l’adrénaline et appris la gestion de la pression ?

    G.P. : (rires) C’était des tonnes de chocolats et de bonbecs, on avait besoin de sucre pour assumer tout ça ! C’étaient des montées d’adrénaline absolument folles, des embrassades, des accolades à n’en plus finir quand tout a roulé comme il fallait. Ce sont des souvenirs exceptionnels. Cela m’a fait faire le tour du monde. C’est une expérience très intense, extraordinaire pour se réaliser en tant qu’être humain. C’est incomparable en matière d’accomplissement de soi. Et maintenant… la cerise sur le gâteau c’est le Mondial La Marseillaise à pétanque !

    Qu’est-ce qu’il représente pour vous ?

    G.P. : Ça me permet de faire une comparaison. Avec Groupe F, on a fait les cérémonies de la Coupe du monde de football au Qatar, j’ai rencontré des gens qui y venaient des quatre coins du monde. Je situe le Mondial La Marseillaise à ce niveau-là. Ce n’est pas un aimable concours de boules, c’est le carrefour mondial de la pétanque qui rassemble tout un tas de gens passionnés. C’est fascinant. C’est extraordinaire au sens où cela sort totalement de l’ordinaire. C’est bien plus qu’un concours sportif. Même ceux qui n’ont jamais touché une boule de leur vie, savent ce qu’est le Mondial.

    C’est un défi pour vous ?

    G.P. : Oui, j’aime les défis. Et puis cela confine à l’utopie. C’est un objet tellement grand avec tellement de potentiel. Pour moi, c’est un engagement désintéressé comme je le fais depuis de nombreuses années au sein du club de basket de Martigues. La solidarité, ça n’est pas qu’un mot, et cela traduit mon attachement au journal La Marseillaise depuis tant d’années.

    Quels sont vos rapports avec les bénévoles ?

    G.P. : C’est à la Halle que j’ai rencontré Maurice Caumel, André Picca et bien d’autres bénévoles. On diffusait des tonnes de Marseillaise. C’étaient des rencontres récurrentes, touchantes, amicales qui m’ont valu de nombreuses invitations au Mondial. Ils sont devenus des copains, on se voyait avec plaisir. On s’est fait des concours de l’amitié avec des gens de chez Ricard, Henri-Blanc… Ce sont de très bons souvenirs. J’ai été ravi de les revoir à l’occasion de cette prise de responsabilité mais aussi de pouvoir travailler avec Maryan Barthelemy que je connais bien.

    Comment envisagez-vous votre rôle ? Quelle marque entendez-vous imprimer à l’événement ?

    G.P. : Il est un peu tôt pour parler d’imprimer une marque. Avec Maryan, nous allons avancer ensemble. En tant que directeur des événements, il a une mission très opérationnelle et fourmille d’idées pour faire encore mieux. Pour ma part, j’ai emmagasiné beaucoup d’expérience des grands événements, je porte une vision artistique ou du moins émotionnelle. Ce qui m’intéresse c’est de savoir comment on va toucher tout le monde. Je suis très carré mais j’aime qu’on aille au-delà de la simple organisation rationnelle pour se demander comment développer la relation émotionnelle à l’événement. J’aime cette dimension expérience complète. J’aime voir les yeux du public briller de mille étoiles, partager la sensation de vivre quelque chose d’extraordinaire.

    Réfléchissez-vous à des Mondiaux La Marseillaise au-delà de son cadre traditionnel ?

    G.P. : Le Mondial ne se duplique pas. Mais pourquoi pas envisager d’autres formes dans d’autres lieux ? Je me dis que si à l’avenir un Mondial La Marseillaise voit le jour à Shanghai, il n’aura rien à voir avec celui de Marseille mais il fera participer tout un tas de gens avec le même bonheur qui est à la source de cet événement.

    À nos lecteurs

    Dans le cadre de la réorganisation du pôle événementiel de notre groupe, j’ai le plaisir de vous annoncer la nomination de Gilles Picard à la fonction de président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque à titre bénévole. Professionnel de l’événementiel, ancien directeur général du Groupe F, référence mondiale dans l’organisation de spectacles pyrotechniques, son expertise, son professionnalisme, son expérience de haut niveau, correspondent pleinement aux ambitions qui sont les nôtres. Il agira aux côtés de Maryan Barthelemy, directeur des événements, pour la réussite et le développement de notre événement phare.

    Comme annoncé, il y a quelques jours, ce renouvellement rendu nécessaire par la croissance de nos événements et le départ de Pierre Guille vers de nouveaux horizons, s’accompagne d’autres décisions. Rafaël Jacquelain, directeur commercial, est chargé du sponsoring. Marc Poggiale est élu président de l’association ESCS, organisatrice du Grand prix cycliste de Marseille La Marseillaise. Jean-Luc Corréard est nommé directeur de course.

    Léo Purguette,

    président et directeur éditorial du groupe La Marseillaise

    président du Mondial La Marseillaise à pétanque

  • [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    La Marseillaise : Vous étiez présent vendredi au Cercle de Saint-Barnabé pour présenter les événements que vous organisez en Corse et en Espagne. Êtes-vous toujours aussi compétiteur malgré tout ?

    Claudy Weibel : Je suis un peu en transition, j’avoue que j’ai décidé cette année de me retirer de l’équipe nationale belge. Bizarrement et psychologiquement, j’ai l’impression que tout s’arrête. Je ne pensais pas que ça allait faire un effet comme ça, mais j’étais décidé et je ne reviendrai pas sur ma décision. Du coup, ça me vieillit un peu, je deviens nostalgique des super moments que j’ai vécus, notamment ceux en Moselle à Metz Ronde Pétanque avec Serge Sala. Mais aujourd’hui, je porte une autre casquette, celle d’organisateur, parce que j’ai une société événementielle qui s’appelle Pétanque Events depuis dix ans maintenant. Personne ne le sait spécialement, parce qu’on me voyait encore comme un joueur. Ce nouveau rôle ne m’a pas effacé du milieu de la pétanque, mais tout doucement, je me suis retiré des grosses compétitions, et comme je ne suis pas trop demandeur, on me voit de moins en moins.

    Vous avez récemment annoncé votre retraite internationale. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

    C.W. : C’est un peu de ne plus être avec les anciens, les potes, les amis avec qui on a tout gagné (« Dédé » Lozano, Jean-François Hemon, dit « Tichon » et Michel Van Campenhout). Progressivement, on a arrêté de jouer ensemble et il y a des nouveaux qui sont arrivés. C’est difficile à recréer une très belle entente. Je pense que le niveau a vraiment monté dans les autres nations, et puis j’ai perdu un peu de motivation. En plus, on a fait un fiasco cette année au championnat d’Europe et ça a vraiment agi comme un déclic en moi. Je me suis dit que c’était le moment. En plus, Gustave Muntz, qui a toujours été mon coach, mon sélectionneur, et qui est devenu un ami, a lui aussi cédé sa place. J’arrête en même temps que mon coach avec qui j’ai tout vécu.

    On fête cette année les dix ans de votre titre de champion du monde tête-à-tête, où vous êtes comme on dit à Marseille « à jamais le premier ». Est-ce le plus beau titre à vos yeux ?

    C.W. : J’ai été au Luxembourg, j’ai été champion de Luxembourg. J’étais en Belgique, j’étais champion de Belgique. J’étais en France, j’étais champion de France. Je pense que chaque étape a été importante. Mais le Graal, c’est quand on a été pour la première fois champion du monde, parce qu’on tournait autour depuis plusieurs éditions. Par contre, quand j’ai été champion du monde en 2015, il faut savoir que ma sélection a vraiment été remise en question, que ce soit par la fédération, par mon entourage et par mes sponsors de l’époque. Et quand je réussis à gagner ce titre en ayant battu en 8e de finale le joueur qui avait fini premier des groupes, puis enchaîner avec Dylan Rocher, Diego Rizzi, puis une finale mémorable et phénoménale face à Sami Atallah, c’était incroyable. J’ai souvent dit que je suis né sous une bonne étoile. Ce titre a été émotionnellement pour moi, le plus beau, parce qu’il était improbable.

    Parmi les grandes compétitions, on ne vous associe plus aux Masters qu’au Mondial La Marseillaise à pétanque…

    C.W. : Je n’ai strictement rien contre La Marseillaise, au contraire, j’aime y participer, mais ce n’est pas mon but premier. Mais quand j’y vais, j’y vais vraiment avec le plaisir. J’y suis toujours allé avec des amis, je n’ai pas vraiment fait des grosses séries. J’ai souvent joué avec des amis ou des sponsors, mais j’y suis allé dans un esprit ultra-convivial, c’est-à-dire que je prends mon apéro, je bois mon petit pastis, avec cet état d’esprit marseillais. Il va peut-être y avoir du changement maintenant, avec le changement de direction, peut-être avec des autres idées, peut-être avec du renouvellement. Peut-être que ça va monter en gamme, peut-être que ça va faire plus une grosse compétition pour les gros joueurs, plutôt que la masse. Mais, là, comme je ne vais plus faire les championnats du monde, comme je ne fais pas trop de nationaux, il est clair que l’année prochaine je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant, et surtout avec une très bonne équipe.