Tag: PCF

  • Les communistes d’Aix organisent un repas partagé à l’occasion du 8 mai

    Les communistes d’Aix organisent un repas partagé à l’occasion du 8 mai

    Le 8 mai « a une profonde importance pour nous, les communistes. Notre histoire est profondément liée à cette date », recontextualise Sophie Rothon, secrétaire de section du PCF aixois.

    Alors que, pour célébrer la victoire du 8 mai 1945, diverses initiatives se tiennent partout dans le département et dans la ville, les communistes aixois organisent un pique-nique « fraternel, sorti du sac » afin de marquer les 81 ans de la capitulation nazie. Les représentants locaux des « partis progressistes », dont LFI, Les Écologistes et les élus d’opposition de la liste Aix Avenir (DVG), ainsi que des associations humanistes locales, telles que la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ou le Collectif aixois contre l’extrême droite, ont également été invités à partager ce moment, qui aura lieu au parc de la Torse. Le rendez-vous est donné à midi. Le format de la rencontre, indique Sophie Rothon, permet de marquer davantage un « moment de fraternité », mais aussi de profiter du « beau temps ».

    Hommage à Ernest Prados

    Pourtant, derrière cette initiative conviviale, le message du PCF reste grave. Face à la montée, partout dans le monde, des guerres, du nationalisme, du racisme, des régimes autoritaires, de l’impérialisme et de l’extrême droite, « ce lien de vigilance et de combat » est plus que jamais nécessaire, précise Sophie Rothon. « Ce 8 mai porte déjà en lui-même un message universel : celui de la paix, de la solidarité entre les peuples, la défense des valeurs humaines contre la haine et la division », déroule-t-elle, rappelant qu’en cette journée, c’est aussi « le devoir de mémoire » qui se poursuit.

    Avant le pique-nique, le PCF aixois fleurira la plaque rendant hommage à Ernest Prados, jeune résistant communiste d’Aix fusillé pendant l’Occupation, à l’âge de 23 ans.

    Eva Bonnet-Gonnet

  • Le Parti communiste pointe l’imposture du RN à l’approche du 8 mai

    Le Parti communiste pointe l’imposture du RN à l’approche du 8 mai

    « N’ayons pas la mémoire courte ! » Voilà le titre du communiqué réalisé par le PCF Var, à quelques jours des commémorations de la capitulation de l’Allemagne nazie, le 8 mai 1945, marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Comme chaque année, des cérémonies pour rendre hommage aux combattants et à tous ceux qui ont œuvré pour la victoire se tiendront dans l’ensemble d’un département marqué par le sceau de la résistance. De nombreuses figures historiques telles que les communistes Léon et Roger Landini, ou Gabriel Péri, en sont issues et ont combattu au sein des FTPF (Francs tireurs et partisans français) et des FTPF MOI (main-d’œuvre immigrée), créées par le PCF.

    Cette année, toutefois, ces commémorations auront une résonance particulière : celles-ci seront présidées par un nombre croissant de maires d’extrême droite, RN en tête, notamment dans deux des cinq plus grandes villes varoises (La Seyne-sur-Mer et Fréjus), et dans plusieurs autres communes (Six-Fours, La Valette-du-Var, Signes, Puget-sur-Argens, La Motte, entre UDR et RN). Ce qui fait dire à Pierre Daspre, secrétaire départemental du Parti communiste du Var, qu’on « ne peut plus se contenter de commémorer la fin de la guerre », eu égard à la montée en puissance d’un parti frontiste « créé par des Waffen SS, en compagnie de Jean-Marie Le Pen, condamné à de multiples reprises pour incitation à la haine raciale et propos négationnistes et antisémites, en agglomérant plusieurs partis d’extrême droite ».

    « Le RN est l’ennemi

    des travailleurs »

    Un état de fait « qu’il ne suffit plus de marteler. On n’est plus en 1945, il faut aussi expliquer que le RN est l’ennemi des travailleurs », souligne-t-il. Car, au-delà de la résistance face à la barbarie de l’idéologie nazie, « le programme du Conseil national de la Résistance était très progressiste et les résistants réfléchissaient à une société meilleure. Ils dénonçaient, par exemple, le monopole de la presse et des industries. En son sein, les militants communistes ont porté le combat pour les nationalisations, la Sécurité sociale, ce qui a conduit à un progrès social énorme, encore plus fort que lors des temps du Front populaire », illustre-t-il.

    À l’inverse, le secrétaire départemental du PCF dénonce « l’imposture sociale » et « les contradictions énormes » du parti présidé par Jordan Bardella, qui se positionne « en défenseur des travailleurs », quand, dans le même temps, « il est un allié objectif des grands tenants industriels et du monde de la finance, et qu’il déjeune avec le Medef ».

    Les élus et militants communistes du département seront, comme le devoir de mémoire leur incombe, présent lors des différentes cérémonies, vendredi. Pierre Daspre les invite cependant à « ne pas être passifs », et à travers leur présence, à « rappeler ces faits et dénoncer la duplicité du Rassemblement national. Tous les camarades dans les sections doivent porter cela dans leurs villes ». Aucune “contre-manifestation” ou mobilisation annexe n’est cependant prévue, mais chacun est appelé « à prendre des initiatives », le 8 mai, et tous les autres jours de l’année.

  • La bataille pour les sénatoriales est lancée

    La bataille pour les sénatoriales est lancée

    Les élections sénatoriales ne se dérouleront que le 27 septembre prochain, mais ça s’agite déjà sur l’échiquier politique.

    C’est même le branle-bas de combat à droite et au centre. Après l’annonce de la candidature du président de la Région Sud, Renaud Muselier (Renaissance) pour un siège au Palais du Luxembourg, voilà que c’est la Marseillaise et ministre déléguée à l’Enseignement, Sabrina Roubache, qui envisage d’être candidate. L’information a été révélée par La Tribune Dimanche puis confirmée, ce lundi, par nos confrères de Marsactu.

    De quoi provoquer des remous dans le camp présidentiel. Renaud Muselier avait déjà jugé cette candidature « inamicale ». Il en rajoute une couche en invitant « le Premier ministre et le Président à s’occuper de cette affaire (…). On va voir qui sera ridicule dans cette histoire ». Autant dire que le groupe vit bien… Et, pour ajouter un peu de piquant, la sénatrice sortante Valérie Boyer (Les Républicains) a également annoncé être candidate à sa réélection dans Valeurs Actuelles, ce lundi. Cette dernière développe, sur le site de Public Sénat cette fois, être « ouverte à tout », dont à un accord avec Renaud Muselier. Lequel a d’ailleurs été élu via une large alliance des formations de la droite et du centre, et pourrait reproduire la manœuvre, ou pas. Il ne ferme d’ailleurs pas la porte à Valérie Boyer : « Pour additionner, il faut discuter. »

    Voilà qui contraste avec ses propos vis-à-vis de Sabrina Roubache. Une chose est sûre, c’est que l’Aixoise Brigitte Devésa (UDI) est aussi « candidate à sa réélection avec Renaud Muselier », confie-t-elle, ce mardi. Plus que ça, elle entend ne pas « descendre en dessous de la 4e place » sur la liste à venir. Et pour cause, il n’y a que huit sièges à se partager et, en 2020, la gauche avait raflé trois sièges, la droite trois, le RN avec Stéphane Ravier (il a quitté le RN depuis) et Jean-Noël Guérini (ex-PS) complétant l’affaire. « Ça se bouscule au portillon », résume le sénateur communiste Jérémy Bacchi. Qui s’inquiète : « Mais la multiplication des listes à droite pourrait favoriser l’extrême droite. »

    À gauche, le PCF plaide pour l’union

    Pour l’heure, les forces de gauche ne prennent pas le même chemin que leurs homologues de droite. « En 2020, on a conduit une liste d’union de la gauche entre communistes, socialistes et écologistes, qui a bien marché en faisant élire trois sénateurs de gauche dans le département », campe Jérémy Bacchi, sénateur communiste élu aux côtés de la socialiste Marie-Arlette Carlotti et de l’écologiste Guy Benarroche en 2020.

    Il note positivement que, depuis ce scrutin, il y a eu « une poussée de la gauche avec une augmentation du nombre d’élus à la faveur d’une union des forces de gauche aux municipales ». Ce qui implique donc une hausse du nombre de grands électeurs et conforte par là même les positions à gauche. « À titre personnel, je pense qu’il faut prolonger cette stratégie d’union qui s’est avérée gagnante pour la séquence sénatoriale. » Mais la prudence est de mise, puisque Jérémy Bacchi attend « les discussions souveraines au sein des communistes pour établir la stratégie et la représentation aux sénatoriales », avec une réunion prévue le 27 mai. En tout cas, on pourrait repartir sur le même trio sortant. Mais quid de Mireille Jouve, qui avait remplacé Jean-Noël Guérini, réélu sénateur en 2020 avant d’être déclaré inéligible par la justice ? « Je poursuis ce que j’ai entrepris depuis des années pour soutenir les communes […], je ne m’interdis rien », glisse-t-elle.

    Nul doute que les discussions sont loin d’être terminées pour ce scrutin.

  • À Martigues, la majorité fait le choix de la résistance budgétaire

    À Martigues, la majorité fait le choix de la résistance budgétaire

    « Notre budget est fidèle aux engagements pour lesquels nous avons été élus, ce n’était pas des intentions », lance le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, à son opposition lors du conseil municipal du 30 avril.

    La séance budgétaire a été marquée par la présentation du budget primitif 2026 par le 1er adjoint (SE), Henri Cambessédès. Le projet affiche un équilibre à 192 millions d’euros de dépenses et de recettes, dont 161 millions dédiés au fonctionnement et 30 millions à l’investissement. Parmi les évolutions notables figurent une hausse de 2% des recettes de fonctionnement par rapport à 2025, ainsi qu’une « baisse de 19,3% des compensations de l’état pour les exonérations de taxes sur les locaux industriels », a précisé l’adjoint, soit un manque à gagner d’environ un million d’euros.

    Autre point abordé : la masse salariale, en augmentation de 1,92%. Celle-ci s’explique principalement par « la hausse des cotisations retraite d’1,13 million d’euros et la tenue des élections municipales, car on mobilise les personnels pour la démocratie », rapporte l’adjoint.

    C’est sur l’investissement que l’opposition a concentré ses remarques. 23 millions d’euros sont mobilisés. Principalement pour la reconstruction du pont de Lareraille, à Carro pour plus d’1 million d’euros, pour l’extension à 600 000 euros des locaux de la piste d’athlétisme au parc Julien-Olive, et pour la poursuite du programme de mise en accessibilité à 800 000 euros. Les écoles bénéficient également d’un million d’euros, destiné aux rénovations et à la création d’îlots de fraîcheur.

    Mais Jean-Luc Di Maria (DVD) n’est pas convaincu : « Les montants sont là et les annonces sont nombreuses, mais quel est le cap ? Cela fait 37 000 euros par établissement, mais pour rénover, mettre aux normes, ou déguiser de l’entretien en investissement ? » se demande l’élu. À l’extrême droite, le double discours d’Emmanuel Fouquart (RN), lui, relève « un bon budget éloigné de l’effet ciseau », mais pointe aussi « la baisse de l’investissement net, passé de 20 millions d’euros à 15 cette année ».

    « Subir ou résister »

    La réponse est unanime. « Le budget est fidèle à notre trajectoire politique », souligne l’adjoint Gilles Picard (PCF). « La fraîcheur des écoles montre notre volonté de justice sociale et environnementale », abonde l’adjoint. Saoussen Boussahel (PS) insiste sur le fait que « ce budget est élaboré dans un cadre contraint. Entre subir ou résister, nous avons choisi le service public fort, le bouclier martégal ».

    Le maire relève « un seul point d’accord » avec son opposition. « Oui, un budget traduit une vision et des choix politiques. Derrière les chiffres, la réalité : des écoles entretenues, modernisées, comme les équipements sportifs aussi rendus accessibles, des espaces publics entretenus et un service municipal présent au quotidien. Bref, tout ce qui contribue à l’amélioration de la qualité de vie », argumente l’édile. Le budget a été adopté sans les voix de l’opposition.

  • Les États-Unis lorgnent sur Cuba, asphyxiée

    Les États-Unis lorgnent sur Cuba, asphyxiée

    Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a dénoncé ce samedi 2 mai le « niveau dangereux » des menaces d’agression militaire de Donald Trump, se disant prêt à la riposte. Une énième escalade. Alors que l’embargo américain est en vigueur depuis 1962, qu’une crise économique profonde touche l’île et ses 9,6 millions d’habitants, que le renforcement des sanctions américaines sous le premier mandat Trump (2017-2021) a aggravé la situation, le président américain avait de nouveau serré la vis en janvier, n’autorisant depuis l’arrivée que d’un seul pétrolier russe. Et depuis l’intervention des États-Unis au Venezuela, principal allié de Cuba, l’économie de l’île a été encore plus durement touchée, privée du carburant nécessaire pour produire son électricité.

    Dans son allocution ce 1er mai depuis la Floride, le président américain menace de « prendre le contrôle » de Cuba, suggérant qu’un porte-avions américain pourrait s’y arrêter « sur le chemin du retour d’Iran ». Les nouvelles sanctions américaines, qui figurent dans un décret présidentiel, ciblent notamment les banques étrangères qui collaborent avec le gouvernement cubain, et imposent des restrictions en matière d’immigration. Dans ce décret, Trump impose des sanctions à l’encontre de personnalités et entités impliquées dans les secteurs de l’énergie, des mines et contre toute personne reconnue coupable de « violations graves des droits de l’homme ».

    « Ces actions témoignent d’une intention de réimposer, une fois de plus, une punition collective au peuple cubain » s’est insurgé le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez. Miguel Diaz-Canel a appelé la communauté internationale à « en prendre note » et à décider « aux côtés du peuple des États-Unis » s’il sera permis qu’« un acte criminel aussi radical soit commis ». Selon le chef de l’État cubain, une intervention militaire américaine viserait avant tout à « satisfaire » les intérêts de la communauté d’exilés cubains installés en Floride, « un groupe restreint mais riche et influent, animé par un désir de revanche et de domination ». Ce dernier a participé au défilé dénonçant ces menaces devant l’ambassade des États-Unis à La Havane, aux côtés du dirigeant révolutionnaire Raul Castro, 94 ans.

    De terribles conséquences

    Il peut compter sur le soutien du Mexique, du Brésil et de l’Espagne qui dans une déclaration commune le 18 avril, faisaient part de leur « énorme préoccupation pour la grave crise humanitaire que traverse le peuple cubain » et demandaient « que soient adoptées les mesures nécessaires pour soulager cette situation et que soient évitées les actions qui aggraveraient les conditions de vie de la population, ou celles qui sont contraires au Droit international ». Trois jours avant, la Chine avait réaffirmé qu’elle soutiendrait « résolument » La Havane par la voix d’un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Guo Jiakun.

    En France, Emmanuel Macron brille par son silence. Alors que se montent des opérations de solidarité comme celle commune de plusieurs associations depuis Marseille (lire par ailleurs), le PCF a opté pour l’envoi de conteneurs dans le cadre d’une campagne de collecte de médicaments et matériel médical. Le pays « aux meilleurs médecins du monde » rappelle le parti, se retrouve privé de paracétamol ou de médicaments contre les cancers infantiles. Selon le PCF, en un an, « le blocus aurait causé des dommages économiques conséquents estimés par les autorités à près de 5 milliards de dollars ». Avec des impacts forts dans plusieurs secteurs d’activité, pointe le parti : « un milliard de dollars de manque à gagner dans le tourisme, 3 milliards de préjudices pour le commerce extérieur, 467 millions pour l’industrie, 273 pour l’agriculture, 75,5 pour l’Éducation, 202 pour les transports, 143 pour les biotechnologies et l’industrie pharmaceutique (pourtant en pointe contre le Covid-19)… »

    Le groupe d’amitié France-Cuba à l’Assemblée nationale a aussi mis en place un pont aérien. « J’ai négocié avec la direction d’Air France pour envoyer à peu près 20 m3 de médicaments et de matériel médical » indiquait dans nos colonnes le 31 mars, André Chassaigne, son ex-président.

    À SAVOIR

    Un premier train de restrictions sous Trump I

    Après un bref espoir d’assouplissement et de normalisation des relations sous Barack Obama, Donald Trump a, dès son premier mandat, balayé ces timides avancées d’un revers de main. Plus de 240 restrictions sont imposées en 4 ans, comme sur le tourisme vers l’île et sur les transactions avec les entités liées à l’armée. Cuba est également placée sur la liste des pays soutenant le terrorisme. Le Covid-19 va accélérer la crise avec une cinquantaine d’autres mesures.

    Le Droit international bafoué

    Quelque 165 pays ont voté la levée des sanctions touchant Cuba sur les 193 que comptent les Nations unies, lors de l’Assemblée générale annuelle du 29 octobre 2025. Comme chaque année depuis 1992, date de la première résolution présentée par Cuba, les États-Unis et Israël s’y opposent. Cette fois-ci, l’Argentine, la Hongrie, le Paraguay, la Macédoine du Nord et l’Ukraine leur emboîtent le pas.

    1

    repas par jour. C’est le quotidien d’une majorité de Cubains. Une boîte d’œufs coûte l’équivalent d’un mois de salaire minimum, atteignant les 3 000 pesos. L’ONU a alerté en janvier sur le risque d’un « effondrement humanitaire » en raison des coupures d’électricité, de difficultés d’accès à l’eau, aux soins et à l’alimentation.

    60%

    de la population cubaine dépend de la diaspora. Depuis 2021, 2 millions de personnes supplémentaires se sont exilées sur 9,6 millions de Cubains, choisissant l’Amérique et, depuis le second mandat de Trump, l’Europe. Les exilés doivent ruser pour envoyer des subsides à leurs familles optant pour des colis de biens de première nécessité.

  • Marseille : assemblée de l’Unicef à la mairie

    Marseille : assemblée de l’Unicef à la mairie

    Nathalie Tessier (PCF) adjointe déléguée aux droits des enfants, a ouvert la session et rappelé le lancement d’un plan d’action de lutte contre les violences faites aux enfants. « Ses objectifs sont notamment d’assurer le bien-être des enfants, lutter contre l’exclusion, la discrimination et pour l’équité».

  • Le choix des services publics via une hausse de la taxe foncière de la Métropole de Montpellier

    Le choix des services publics via une hausse de la taxe foncière de la Métropole de Montpellier

    Responsable, juste et protecteur » pour les uns. « Trahissant la parole donnée aux électeurs » pour les autres. Voté mardi 28 avril, le budget 2026 de la Métropole de Montpellier n’a pas fini de faire parler. Pas tant pour son montant (1,7 milliard d’euros) dont 1,26 milliard de dépenses réelles parmi lesquelles des dépenses de personnel (173 millions d’euros ; +2,2%) « plutôt maîtrisées », convient le nouveau maire divers droite (DVD) de Grabels, Pascal Heymes. Pas davantage pour la charge de la dette (130 millions d’euros d’annuité) accrue en raison des 480 ME investis sur la 5e ligne de tramway. Ni même à cause d’investissements ramenés à un niveau jugé « plus soutenable » (371 ME au lieu de 450 ME et avant les 200 ME annoncés pour 2027).

    Non, ce qui a nourri les presque quatre heures de débat, c’est le choix du président Michaël Delafosse (PS), révélé la semaine dernière, d’activer le levier fiscal. Un « tournant », selon l’élu LFI de Montpellier, Antoine Bertrand. « Un mois après les municipales, c’est un déni de démocratie. Il fallait le dire pendant la campagne ! », reproche l’ancien bras droit de René Revol (LFI), battu à Grabels. S’il s’était engagé à ne pas toucher à la fiscalité à l’échelle communale, Michaël Delafosse n’avait rien promis au sujet de l’intercommunalité.

    Son choix surprise concerne uniquement la taxe sur le foncier bâti. Si les taux de la Contribution foncière des entreprises (36,58%), du foncier non bâti (5,69%), de la taxe d’habitation (12,8%), de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (14,62%) ou de la taxe pour la gestion des milieux aquatiques et lutte contre les inondations (+50 euros décidés par l’État) restent stables, le taux de la taxe foncière explose, lui, de 0,167% à 5,8%. Pour les propriétaires, cela représente un surplus estimé entre 50 à 250 euros annuels en fonction des caractéristiques du logement.

    La droite vent debout

    C’est trop selon l’élu pro-Altrad, Salim Jawhari. « Ce n’est pas une stratégie, c’est un renoncement. On demande toujours l’effort aux mêmes, aux classes moyennes et aux entreprises qui auront une double peine fiscale. » Du côté des maires, la pilule ne passe pas à Castelnau-le-Lez où le nouveau maire Julien Miro (DVD) a choisi de « baisser de 20% cette taxe et de stopper les logements sociaux ». À Montferrier-sur-Lez, l’édile Frédéric Gueydan (DVD) ne cautionne pas davantage, de même que Guy Lauret (DVD) à Vendargues (DVD), Roger Caizergues (sans étiquette) à Lavérune ou encore Virginie Martos-Ferrara (DVD) à Villeneuve-lès-Maguelone. « C’est un effort trop brutal, trop rapide. » Avec à peine 25 votes contre et 9 abstentions sur 102, la hausse est toutefois validée.

    Si la plupart des élus s’y sont résolus, c’est en raison d’une situation financière délicate. « L’État a supprimé toutes les recettes dynamiques aux collectivités », déplore Christian Assaf (PS). L’État qui « ne s’attaque pas aux plus riches (ISF +211 milliards d’exonérations fiscales) et démantèle les services publics », fustige Hervé Martin (PCF). Un choix funeste refusé à Montpellier. « Nous ne vendrons pas nos médiathèques, nos crèches, nos piscines ou notre réseau des eaux », insiste le vice-président communiste.

    S’il consent que « personne ne paye l’impôt avec plaisir », l’écologiste Grégoire Delforge assure « qu’on peut y consentir s’il est transparent, juste, exemplaire et finance une part d’avenir ». C’est le cas selon le premier vice-président, Renaud Calvat (PS), qui promet que « chaque euro dépensé doit l’être utilement ». 350 millions d’euros iront aux mobilités douces (tramway 124 ME, bustram 8 ME, bus 6 ME…), 176 ME à la transition énergétique (déchets 128 ME), 140 ME à la voirie et à l’espace public (nettoiement 47 ME, entretien voirie 19 ME, espaces verts 9 ME, éclairage 5 ME….), 117 ME à la culture (subventions aux associations 20 ME, médiathèques 15 ME…) et au sport (subventions aux clubs sportifs 8,4 ME, piscines 11,7 ME). La solidarité (rénovation urbaine, aide aux communes) sera dotée de 90 ME (aides à la pierre 34 ME), le développement économique de 44 ME (filières 4,7 ME) ou encore la sécurité de 40 ME (Sdis 20,2 ME). Au total, 1 095 euros de dépenses de fonctionnement par habitant au lieu de 595 en moyenne ailleurs. « Nous faisons plus donc nous portons plus de charges, c’est un choix politique du service public », insiste Julie Frêche (PS). « Fermer des piscines, réduire la voirie, personne ne l’a proposé », observe Michaël Delafosse. « L’impôt ne fait jamais plaisir mais il permet de tenir sur la qualité de vie. »

  • Une conférence contre l’impérialisme et pour la paix

    Une conférence contre l’impérialisme et pour la paix

    On ne sépare pas la lutte contre le capitalisme de la lutte contre l’impérialisme », a avancé mardi Vincent Boulet, membre du comité exécutif national du PCF en charge des relations internationales, à l’ouverture de sa conférence aux Mées. « La guerre est un choix politique motivé par des intérêts capitalistes », a-t-il lancé. Le communiste a dénoncé un « deux poids deux mesures » dans la réaction occidentale : « On s’indigne de l’agression russe, mais on laisse faire le génocide des Palestiniens », a-t-il affirmé.

    Vincent Boulet a souligné l’émergence de nouvelles puissances, sortant de l’hégémonie des États-Unis « pour développer une politique qui corresponde à leurs propres intérêts ». Selon lui, les pays des BRICS+ représentent désormais une force économique supérieure au G7 et ont « une aspiration à la souveraineté et à ne pas se faire dicter ses choix par les puissances occidentales ».

    Il a cependant déploré « un Proche et Moyen Orient soumis aux pressions et partages impérialistes sur la question de l’exploitation des matières premières, du contrôle des réseaux de gazoducs, des réseaux commerciaux ». Certaines puissances y émergent également et essayent de diversifier leurs relations internationales, comme l’Arabie saoudite « qui aujourd’hui n’est plus simplement un vassal des États-Unis comme cela a été longtemps le cas, mais qui se présente plutôt comme un partenaire qui peut aussi trouver des accords avec d’autres ». En Afrique aussi, « des exigences de seconde indépendance » émergent, selon Vincent Boulet.

    « Dissoudre l’Otan »

    « L’Otan n’est absolument pas un outil de sécurité, mais bien le bras armé des États-Unis, un outil de guerre strictement à leur service », a-t-il affirmé, appelant à sortir de l’Otan et à la dissoudre. « Les Européens ont fait le choix de capituler, de collaborer avec l’impérialisme américain », a-t-il accusé, leur reprochant d’avoir « mis en œuvre les diktats de Trump sur la hausse des dépenses militaires » et d’avoir « laissé Trump gagner la guerre industrielle qu’il a décidé de lancer contre l’Europe » avec les droits de douane. « Emmanuel Macron cherche à s’imposer comme une sorte de chef de guerre au niveau européen », a-t-il critiqué. « Après avoir reconnu la Palestine, la France ne fait rien pour mettre en place l’État, alors que tous les jours, les colons sont en train de grignoter des territoires. »

    Celui qui est également élu à la mairie du 13e arrondissement de Paris a critiqué les 14 milliards prévus pour un porte-avions dans la première version de la loi de programmation militaire. « Je pourrais faire 1 000 collèges avec le fric que le gouvernement français est en train de claquer dans un porte-avions qui sera mis à l’eau en 2035 et qui ne sert à rien pour la défense du territoire. »

    « C’est pas souvent qu’on a un membre de l’exécutif national qui descend jusque dans nos Basses-Alpes », s’est réjoui Bertrand Perrin, le secrétaire départemental du PCF.

  • [1er-Mai] À Marseille, une unité syndicale contre le travail élargi

    [1er-Mai] À Marseille, une unité syndicale contre le travail élargi

    Le 1er-Mai nous appartient. De l’argent pour nos salaires, pas pour la guerre. » Sur le Vieux-Port de Marseille, la banderole intersyndicale donne le ton de la manifestation de ce vendredi. Le soleil et l’air estival ambiant n’enlèvent en rien au côté revendicatif de la mobilisation : les fumigènes sont de sortie dès le départ du cortège et le traditionnel camion de la CGT du Port, qui ouvre le convoi, pousse les watts à fond.

    « S’attaquer au 1er-Mai, c’est une façon de voler l’histoire ouvrière, enlever les repères qui nous rassemblent », tonne Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille. Car si la journée est placée sous le signe des festivités propres au 1er-Mai, les manifestants ont toujours en travers de la gorge l’idée du gouvernement d’élargir les dérogations permettant de travailler pour ce jour férié et chômé.
    « C’est comme le travail le dimanche : au début ils disaient que ce n’était que pour faire vivre les petits commerces. Mais aujourd’hui, c’est l’ensemble des travailleurs du commerce qui travaillent ce jour-là. Si on laisse faire, à terme, le 1er-Mai ça sera la même chose », dénonce le syndicaliste énergéticien aux côtés de ses camarades de la CGT Cheminot. Pour lui comme moult manifestants, cette attaque n’a rien d’anodin : « Le 1er-Mai est le symbole de tous les conquis des travailleurs : il rappelle que les congés payés, la réduction du temps de travail, toutes les mesures positives viennent de la lutte. »

    Paix à l’internationale

    Preuve de l’unanimité syndicale sur le sujet, Guillaume Pascal, secrétaire général de la CFDT 13 reprend le même refrain : « Le gouvernement dit que c’est juste pour les fleuristes, puis juste pour les boulangers, puis juste pour ceux qui veulent et au final ça finit par juste pour tout le monde. » Et dénonce un paradoxe : « Dans la rue du local de la CFDT, le dimanche, les fleuristes sont fermés mais les grands centres commerciaux sont ouverts… Ce genre de propositions ne profite pas aux petits artisans comme on veut nous faire croire, mais bien aux grands groupes. » Pour l’occasion, son organisation a sorti une banderole maison avec un message qui parle aux supporters de l’Olympique de Marseille : « À jamais le 1er-Mai. » Et juste avant cette dernière, on retrouve l’immense ballon-montgolfière sur le camion de la FSU, encadré de manifestants avec des pancartes allant dans le même sens : « Manu, pas touche au 1er-Mai. »

    Plus loin, il y a aussi le cortège de la communauté kurde de Marseille, non loin de celui du PCF avec des militants qui agitent des drapeaux cubains, ou encore celui des organisations syndicales des jeunes et lycéens, drapeaux palestiniens à la main. De quoi mettre en avant l’autre versant revendicatif de cette journée : la paix à l’international. « Avec tous les conflits dans le monde, les travailleurs paient toujours un lourd tribut pour la guerre. On se doit d’être solidaire », explique Marc Pietrosino, secrétaire général de l’Union départementale CGT 13. Ce dernier fait le lien entre montée des tensions dans le monde et l’attaque gouvernementale contre le 1er-Mai : « C’est dans le cadre de l’économie de guerre. Tout est lié : s’attaquer au 1er-Mai va dans le sens d’une casse de la solidarité. »

    Et alors que le cortège termine dans le calme au niveau de la Porte d’Aix, après avoir remonté le boulevard des Dames, Marc Pietrosino tonne : « Le
    1er-Mai a été acquis dans la sueur et le sang de la classe ouvrière. On n’acceptera aucune exception pour cette date, aucune concession. »

    « On défendra le 1er-Mai bec et ongles. C’est aussi un symbole de ce qu’il reste à conquérir »

    « L’attaque sur le 1er-Mai est symbolique d’un mépris des syndicats »

  • Les rendez-vous pour aller manifester ce 1er-Mai

    Les rendez-vous pour aller manifester ce 1er-Mai

    LES RENDEZ-VOUS PACA

    Marseille à 10h30 au Vieux-Port. Martigues à 10h, place Jean-Jaurès. Aix-en-Provence à 10h30, place de la Rotonde. La Ciotat à 10h30 à l’Union locale. Tarascon à partir de 10h30 à la gare. Salon-de-Provence à 10h, devant la mairie. Port-de-Bouc à 10h, parking des Sardinades. Port-Saint-Louis à 10h à la Bourse du Travail. Arles à 10h30, place de la République. Toulon à 10h30 à la Bourse du travail. Draguignan à 10h30 à la Bourse du travail. Saint-Raphaël à 10h30 au rond-point Kennedy. Avignon à 10h30, cours Jean-Jaurès, puis cortège vers le Palais des Papes. Digne-les-Bains à 10h30, place Général-de-Gaulle. Manosque à 11h place Rossini. Gap à 10h place de la République. Briançon à 10h30, esplanade de la mairie.

    LES RENDEZ-VOUS OCCITANIE

    Montpellier à 10h30 place Albert Ier. Sète à 10h30 place de la Mairie. Béziers à 10h30 Bourse du travail. Agde à 10h, haut de la promenade. Lunel à 10h30 hôpital. Bédarieux à 10h30 Maison des syndicats. Clermont-l’Hérault à 11h allée Roger Salengro. Ganges à 11h mairie. Nîmes à 10h30, Maison carrée. Alès à 10h30, devant la mairie. Bagnols-sur-Cèze à 10h30, devant la Poste. Le Vigan à 11h, devant la mairie. Vauvert à 10h30, à l’Union locale.