Tag: PCF

  • « On a une bataille politique et idéologique à mener »

    « On a une bataille politique et idéologique à mener »

    La Marseillaise : Quel est votre parcours professionnel et militant ?

    Jacques Chabalier : J’ai 62 ans et je suis né à Nîmes. J’ai fait l’essentiel de ma scolarité ici, puisque j’ai été élève au collège Romain Rolland puis au lycée Daudet où j’ai passé mon bac en 1981, belle année ! J’ai ensuite fait mes études de lettres à Montpellier où j’ai obtenu mon Capes de lettres classiques. Je suis ensuite parti en Indre-et-Loire où j’ai exercé mon métier d’enseignant. Au plan politique, je suis devenu secrétaire départemental de la Fédération d’Indre-et-Loire. À partir de 2008-2009, j’ai intégré l’exécutif national, puisque j’étais responsable de la vie du Parti entre 2009 et 2016. J’ai travaillé un peu avec Marie-George Buffet puis avec Pierre Laurent. J’ai d’ailleurs intégré le secrétariat de Pierre Laurent jusqu’à l’arrivée de Fabien Roussel en 2022. Comme les saumons qui remontent à la source, je suis revenu à Nîmes en 2022 et je suis devenu cette année secrétaire de la section de Nîmes.

    Pourquoi avez-vous voulu prendre la suite de Denis Lanoy ?

    J.C. : Je trouve que la victoire de Nîmes en commun, l’élection de Vincent (Bouget) comme maire et la pratique politique tout à fait inédite qui a permis cette écoute des citoyens, de construire avec eux, crée une situation complètement nouvelle dans la ville. Je pense que le Parti communiste doit en tirer toutes les leçons pour déployer sa propre activité. Il y a beaucoup à apprendre pour renforcer le Parti, pour le développer, pour identifier les atouts et voir où nous avons du mal à être présents. Je pense notamment aux cités et aux quartiers dits populaires. On constate aussi qu’il y a une nouvelle génération d’adhérents qui arrive et mon souhait, avec modestement l’expérience qui est la mienne, c’est d’aider ces nouveaux responsables, ces animateurs possibles de la vie du parti, à prendre toute leur place.

    Comment envisagez-vous le rôle de la section dans une ville gérée par un communiste?

    J.C. : Nous ne serons pas le porte-parole de la mairie car elle n’en a pas besoin. Nous aurons des rencontres régulières avec les élus de la Ville. Mais nous allons jouer notre rôle de parti politique en parlant de dossiers de la ville qui intéressent la population. Mais au-delà, on a une bataille politique et idéologique à mener, car il y a, ici comme ailleurs,
    l’inquiétante progression du Rassemblement national.

  • Nîmes Métropole valide le compte financier 2025

    Nîmes Métropole valide le compte financier 2025

    À la tête de l’Agglomération comme à la Ville, Vincent Bouget doit surtout faire face à l’opposition de l’extrême droite. Et de sa démagogie. Alors que les élus RN n’ont pipé mot sur le bilan du compte financier 2025 – le gros dossier à l’ordre du jour de la séance de mardi 23 juin – ils ont tenté d’attaquer le président communiste sur plusieurs sujets plus mineurs.

    Ils ont par exemple voté contre le règlement intérieur fortement critiqué par l’élue Christine Tournier-Barnier. Sauf que Vincent Bouget n’a pas hésité à lui faire remarquer que c’était le même règlement intérieur que sous Franck Proust lorsque celle-ci siégeait alors dans la majorité avant de rejoindre les bancs de l’extrême droite. Puis ce fut au tour de Julien Sanchez d’entrer dans la danse sur le changement de répartition des moyens financiers alloués aux groupes politiques. Toujours adepte des recours juridiques (après avoir déjà contesté les élections à Nîmes), l’élu RN a annoncé attaquer cette délibération au tribunal administratif. En effet, Vincent Bouget a choisi d’attribuer l’enveloppe aux différents groupes « proportionnellement à leur effectif ainsi qu’en considération de la charge de travail résultant des responsabilités exercés par leurs membres ».

    « Inquiétudes légitimes » autour de l’aéroport

    Le vice-président aux Finances, Gilles Guillaud a aussi présenté le compte financier 2025 marqué par une baisse des recettes de fonctionnement de 0,6% et une hausse des dépenses de fonctionnement de 2,6%. L’épargne brute a diminué à 72,1M d’euros. 105 millions d’euros ont été fléchés vers des projets d’investissements, « ce qui est un niveau élevé ». L’endettement s’est lui stabilisé à 466M d’euros. « L’encours de la dette place Nîmes Métropole parmi les collectivités les plus endettées de France », souligne Gilles Guillaud.

    Outre le compte financier, Vincent Bouget a confirmé que « les inquiétudes qui s’expriment depuis plusieurs semaines sont légitimes », concernant la gestion par Edeis de l’aéroport de Nîmes puisque « les ambitions affichées lors de la signature de la délégation de service public et les objectifs fixés au délégataire sont aujourd’hui loin d’être atteints ».

    Il a également annoncé vouloir engager à partir de septembre un travail de « réactualisation du projet de territoire de Nîmes Métropole ». C’est dans cet optique qu’il a donc demandé « d’acter le report du vote du budget primitif de 2027 en début d’année prochaine ».

  • A Miramas, les hommages affluent après la disparition de Georges Thorrand

    A Miramas, les hommages affluent après la disparition de Georges Thorrand

    Le 25 juin 2026 restera dans les mémoires de Miramas comme le jour de la disparition de l’une de ses grandes figures politiques, au sens propre comme au figuré. La voix posée de tribun de Georges Thorrand, façonnée par son métier d’instituteur, était bien connue des générations d’élèves miramasséens passés par l’école Jean-Macé, où il enseigna de nombreuses années. C’est en 1956, tout juste diplômé de l’École normale, que l’enseignant prend son poste après plus de trois ans d’études. Il est aussi membre du Syndicat national des instituteurs (SNI).

    Mais l’année précédente, en 1955, alors en études à Aix-en-Provence, une autre décision marque un tournant dans sa vie : son adhésion au Parti communiste français, où il militera pendant plusieurs décennies. « Georges, c’est aussi toute une génération d’élus, de la même génération d’instituteurs communistes, formés à l’école normale de la République et de l’éducation populaire, qui ont marqué leur ville de leur empreinte », analyse Patrick Magro, du collectif mémoire du PCF des Bouches-du-Rhône.

    Cette empreinte se traduit par 18 ans à la tête de la commune, lors de deux mandats : de 1977 à 1989, puis de 1995 à 2001, dans un chassé-croisé électoral avec le Pierre Carlin (UDF). Georges Thorrand a été vice-président du conseil régional Paca dès 1983, puis conseiller général et vice-président du conseil général des Bouches-du-Rhône de 1994 à 2001.

    Une empreinte qui existe dans les cœurs comme dans les pierres. « On s’appelait tous les deux jours. Jusqu’à la dernière minute, il me demandait mon point de vue sur ce qu’il écrivait, ses analyses, retrace Dominique Pédinielli, ancien secrétaire de la section PCF de Miramas et ami de Georges Thorrand. Pour lui, le Parti devait être à la hauteur des attentes des gens. Il m’a poussé à être secrétaire de section. Autour de lui, il y avait des résistants, des pointures, je n’étais pas à la hauteur. C’est une perte incommensurable. »

    « Un héritage important »

    Natacha Malet, récemment élue à la tête de la section locale du PCF, partage : « Je ne concevais pas de m’engager à la première responsabilité de la section des communistes de Miramas sans échanger avec lui. Georges était un homme de conviction qui détestait les opportunistes, les fascistes et toutes celles et ceux qui les banalisaient ou qui s’acoquinaient avec par intérêt. » Ce maire bâtisseur livre « un héritage important pour plusieurs générations », pour la responsable, avec la construction du lycée Cocteau, du théâtre de La Colonne et la MJC. Mais aussi « les écoles publiques pour tous, la culture pour l’émancipation et l’élévation des consciences pour gommer les inégalités. Un bel héritage à préserver et poursuivre », promet Natacha Malet.

    Le maire (DVG), Frédéric Vigouroux, garde « le souvenir d’un homme profondément attaché à sa ville, dont l’œuvre continuera d’inspirer celles et ceux qui œuvrent pour le bien commun ».

  • Aix-en-Provence, une nouvelle plaque en l’hommage de Pascal Fieschi

    Aix-en-Provence, une nouvelle plaque en l’hommage de Pascal Fieschi

    Rue Pascal Fieschi, conseiller municipal, résistant déporté politique à Dachau, militant de la Paix » : telle est désormais l’inscription figurant sur la plaque de la rue Pascal-Fieschi. Cette nouvelle dénomination rend hommage à cette figure historique du communisme aixois, ancien responsable du PCF à Aix-en-Provence et dans le bassin minier de Gardanne, engagé dans la Résistance dès 1941. La voie, située dans le quartier du Pont-de-l’Arc, avait été inaugurée une première fois en 1989. Mais sans les descriptifs associés à cette figure de la résistance locale et les fonctions qu’il a occupées, au fil des années. Sans qu’elle ne mentionne, non plus, l’arrestation pour ses idées, sa déportation… « Là, elle a du sens cette plaque aujourd’hui (…) Je suis content que la municipalité prenne en compte cette démarche-là. Elle honore un militant, un combattant, mais pas que », souligne Antoine de Genarro, pour le Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943, aux manœuvres pour que cette nouvelle plaque voit le jour. La démarche avait été lancée en 2024 par l’association, auprès de la majorité de Sophie Joissains, maire UDI d’Aix-en-Provence. Ce vendredi, la nouvelle plaque a donc été inaugurée par les militants communistes, l’épouse de Pascal Fieschi, Danielle Bleitrach et par des élus municipaux, dont Éric Chevalier, premier adjoint.

    Dépasser les idées

    En 1942, dans une France gangrenée par le nazisme, Fieschi est arrêté pour ses idées avec d’autres militants après la chute d’une partie de la direction du PCF, à Marseille. Il est ensuite condamné, en juillet 1943, à cinq de prison, puis incarcéré pour une partie de sa peine à la centrale d’Eysses, ou il mena le bataillon résistant de la prison, pour laquelle il fut condamné à mort. Peine à laquelle il échappe, étant envoyé à Dachau. Libéré en 1945, Fieschi revient à Aix après la Libération. « Il reprit aussitôt ses activités syndicales et surtout politiques au PCF dont il devint, pendant de longues années, le leader local incontesté », rappelait Antoine de Genarro. Fieschi avait aussi tissé une alliance avec « les gaullistes », en temps de montée du fascisme. « Aujourd’hui, on a des fascistes qui sont aux portes du pouvoir. Une des raisons qui constitue cette menace est la porosité évidente entre une partie de la droite qui s’extrémise et les fascistes à proprement dit. Dans ce contexte, qu’une municipalité de droite accepte et coorganise un hommage à celui qui fut un résistant communiste, c’est la victoire de ceux qui (…) s’accordent pour penser que la République n’est pas discutable », estime David Tessier, conseiller municipal PCF. « Monsieur l’adjoint, vous avez su, par cette célébration, montrer votre haute conception de la politique loin des petitesses partisanes quand il s’agit d’honorer ceux qui servent la France mais aussi celle de votre ville, celle de Pascal Fieschi », estimait de son côté Danielle Bleitrach, qui a tenu un long hommage sur le parcours militant et résistant de son époux, des dangers du fascisme et de la méfiance envers le politique qui réémergent aujourd’hui. Eric Chevalier, qui espère qu’ « avoir une plaque qui donne la signification de ce qu’était cette personne pourra amener les écoles à conduire une recherche sur ce qu’est un militant syndicaliste, politique, un élu ». Et de rappeler que « ne pas partager les mêmes idées c’est une chose, mais l’important est d’avoir une rigueur dans les idées que l’on défend ».

  • Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Martigues renouvelle son aide à l’entretien des quartiers

    Le conseil municipal de jeudi soir a examiné une cinquantaine de propositions, dont celle d’une participation financière de la commune à l’entretien des espaces extérieurs des principaux quartiers de logements sociaux. Une initiative de la Ville depuis 1999 dans le cadre d’une convention avec quatre associations syndicales libres (ASL). Ces associations perçoivent respectivement 40 303 euros pour le quartier de Mas de Pouane, 81 762 euros pour Canto-Perdrix, 95 967 euros pour Paradis-Saint-Roch et 26 302 euros pour les 4 Vents, ainsi que d’une plus petite enveloppe de 2 000 euros pour le bailleur 13 Habitat et 1 500 euros pour Erilia.

    En tout, la participation annuelle de la commune pour l’entretien des espaces extérieurs est de 247 834 euros pour l’année 2026. Ce qui pose question pour la conseillère d’opposition Amandine Gide (RN), qui demande de justifier la raison pour laquelle « depuis 2025 vous avez baissé la dotation des ASL de 200 000 euros ». L’adjoint (PCF) Pierre Dharréville explique que « la baisse de subvention a été contrainte au regard des difficultés budgétaires que l’on connaît, en raison de choix répétés du gouvernement qui diminuent les ressources des communes ».

    « Mettre les bailleurs face à leurs responsabilités »

    Dans ce contexte, l’enjeu est également pour l’adjoint de « mettre les bailleurs en face de leurs responsabilités, qu’ils prennent mieux en charge ce qui relève de leurs prérogatives ». Jean-Luc di Maria (LR), approuvant cette aide, estime néanmoins qu’il y a « des aides pour certains quartiers et pas d’autres qu’il faut expliquer aux Martégaux, il y a un souci d’équité devant les dépenses alors que tout le monde l’est face à l’impôt ». Pierre Dharréville répond que « la baisse de cette subvention va dans le sens de l’équité dont vous parlez ». « Ce choix vise à s’occuper des espaces communs, traversés par d’autres que les habitants des quartiers. La Ville contribue à l’aménagement de ces espaces qui sinon se dégraderaient » conclut-il. Le maire (PCF) Gaby Charroux rappelle que « la rénovation matérielle incombe d’abord aux bailleurs ».

    Autre sujet d’actualité brûlante de ce conseil, la proposition d’une gratuité d’accès pour les habitants de Martigues à la piscine Avatica durant les périodes en vigilance canicule. « Une mesure de santé publique et de protection des habitants » pour Pierre Dharréville, également rapporteur. Une fois n’est pas coutume, l’extrême droite s’inquiète d’à qui profite cette proposition : « Comment est contrôlé le lieu de résidence ? L’accès est pour tous les bassins sur toute l’amplitude d’ouverture ? », questionne Didier Rattier (RN), bien qu’approuvant l’idée. « Le personnel municipal demandera aux habitants de justifier leur lieu de résidence et l’ensemble des bassins seront ouverts à la baignade » répond Pierre Dharréville.

  • Saint-Martin-de-Valgagues en pointe sur la végétalisation

    Saint-Martin-de-Valgagues en pointe sur la végétalisation

    Tee-shirt rouge et large sourire aux lèvres, Claude Cerpedes est fier de présenter les deux premières phases de travaux réalisées dans le quartier de Cramont. S’appuyant sur le regard de plusieurs experts, l’édile communiste de Saint-Martin-de-Valgagues avait fait de la rénovation du quartier de Cramont l’un des axes forts de son bilan lors de la dernière campagne municipale.

    S’il faudra attendre quelques années que les arbres aient poussé pour ressentir les réels effets de cette végétalisation, le projet tel que présenté a de quoi pousser à l’enthousiasme. Il pourrait d’ailleurs bien être réédité dans de nombreuses communes qui luttent chaque été contre les fortes chaleurs. Au total, 2,5 hectares seront ainsi désimperméabilisés dans ce quartier populaire qui accueille le foyer municipal, des jeux pour enfants et des infrastructures sportives. « Ce chantier ne se réduit pas à planter des arbres. La problématique environnementale a été prise en compte de A à Z, de la voirie en passant par la plantation, les espaces verts, leur entretien et leurs besoins. Rien n’a été laissé au hasard », résume Julien Viretto, gérant de Daudet paysage, entreprise des paysagers.

    250 arbres plantés

    D’abord, une importante réflexion a été menée sur la voirie. Au lieu de l’habituel goudron, la commune a choisi de poser des pavés sur la route et sur les trottoirs, permettant ainsi à l’eau de s’infiltrer et donc de nourrir les racines des arbres sous terre. Ce sol meuble devrait aussi moins bouger lorsque ces racines vont se développer, contrairement au goudron qui est régulièrement endommagé. Avec ces pavés en béton, fabriqués en France, l’idée est également de lutter contre les eaux de ruissellement puisqu’ils permettent d’absorber les 25 premiers millimètres de pluie. « Quand il ne pleut pas, ça rend aussi l’humidité donc ça baisse la température dans le quartier », explique Claude Cerpedes.

    Cette rénovation s’appuie également sur la végétalisation de tous les espaces disponibles autour des parkings, des trottoirs et des bâtiments. Ainsi, 250 arbres seront plantés au total. Ces arbres de 6-7 ans, élevés dans une pépinière à Avignon, ont été choisis pour leur présence sur le territoire. Le quartier accueille désormais des muriers, des micocouliers, des érables de Montpellier ou des tilleuls. Quarante arbres ont aussi été plantés près du city stade pour créer un îlot de fraîcheur. Ces essences sont accompagnées de la plantation de plus de 1 000 bosquets et petits arbustes. Car l’objectif est également de favoriser le retour de la faune en recréant une chaîne alimentaire, de l’insecte jusqu’à l’oiseau.

    Pour réaliser ces plantations, les différents acteurs ont porté une attention toute particulière au sol. Ils ont décaissé plusieurs tonnes de terres remplacées par de la terre végétale du territoire. Pour l’enrichir, trois types de lombrics seront disposés au pied des arbres pour aérer la terre. Mais les maîtres d’œuvre ne s’arrêtent pas là : ils ont en effet réalisé un important travail pour prélever des bactéries et des champignons dans les sols près de Saint-Martin. Ils les ont ensuite développés en laboratoire pour déposer les bactéries et les spores de champignon au pied des plantations. L’objectif étant à la fois de favoriser le développement des plantes mais aussi de garantir leur résistance aux aléas climatiques.

    « L’idée est de rendre le quartier vraiment plus agréable demain. On espère ainsi faire baisser la température de 6 degrés, mais ça pourrait même être plus », conclut Olivier Poudevigne, chargé d’affaires à Rhône Cévennes ingénierie. Au total, le projet coûtera 3 millions d’euros, enfouissement des réseaux électriques compris. La dernière tranche de travaux est prévue pour le printemps 2027.

  • Des soutiens aux dockers face au RN

    Des soutiens aux dockers face au RN

    « Nous apportons notre soutien indéfectible aux camarades mobilisés contre la présence des représentants d’extrême droite sur les quais et dans notre bassin de vie. » Le maire de Port-de-Bouc Laurent Belsola (PCF) a ainsi manifesté son soutien mardi soir aux dockers CGT du Golfe de Fos ayant refusé la présence du député RN Emmanuel Fouquart à l’inauguration d’un hangar de l’entreprise Alteo, sur le port.

    L’édile fustige la « tentative d’inverser le cours de l’histoire » du député d’extrême droite « en taxant le PCF, le syndicat CGT et son secrétaire Christophe Claret, d’antidémocratiques ». « Nous savons très bien qu’au-delà d’être le bras armé du libéralisme et de servir l’intérêt des multimilliardaires, l’extrême droite n’a de cesse d’attiser le mépris de classe, la peur, la violence, le rejet de l’autre et, porte en elle, le fléau de l’abolition des libertés individuelles et collectives », assène l’élu communiste.

    La fédération nationale des ports et docks CGT a aussi apporté son soutien en rappelant que « notre histoire, nos fondamentaux, nos orientations sont et seront toujours viscéralement à l’opposé de ces fossoyeurs de notre modèle social qui servent l’intérêt des plus puissants, d’où la connivence avec le patronat comme aux heures les plus sombres de notre pays ».

    Un combat de classe

    La fédération CGT resitue ce conflit dans un combat de classe, car le RN « rêve de remplacer les ouvriers dockers par les marins avec l’autoassistance, le dumping social, de privatiser totalement les ports, de libéraliser et déréglementer notre secteur et remettre en cause nos conquis sociaux » selon la fédération syndicale.

    Outre le PCF, le NPA-L’anticapitaliste 13 a également apporté son soutien aux dockers qui « renouent avec les meilleures traditions de lutte et antifascistes du mouvement ouvrier », selon le parti.

  • À Martigues, les collégiens rendent hommage à Rosalie Solitude

    À Martigues, les collégiens rendent hommage à Rosalie Solitude

    « Cette fresque passe un message aux générations futures qu’aucune justice n’est immuable », lance le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux lors de l’inauguration de cette peinture murale mardi après-midi. Sur le parking de la pharmacie du 8 mai 1945, les élèves du collège Gérard Philipe et deux artistes dont Pierre Maes ont réalisé une fresque toute en longueur rendant hommage à Rosalie Solitude, figure métisse de la lutte anticoloniale noire de Guadeloupe, après le rétablissement de l’esclavage par Napoléon en 1802. Le choix du nom est une collaboration avec le club humanitaire du lycée Lurçat.

  • Un bus direct pour Aix devrait être expérimenté à la rentrée à Miramas

    Un bus direct pour Aix devrait être expérimenté à la rentrée à Miramas

    Les lycéens de Miramas ont obtenu gain de cause. Une ligne de bus expérimentale devrait être mise en place à partir de septembre pour relier la commune de l’ouest du département à Aix-en-Provence.

    L’annonce a été faite lors du débat public organisé par la section du PCF, en association avec la CGT et les cheminots du même syndicat, ce mardi 23 juin au soir. C’est la nouvelle secrétaire communiste Natacha Mallet qui a fait remonter cette revendication de la jeunesse miramasséenne, qui pointe la mobilité comme un obstacle à la poursuite d’études supérieures, aucune ligne directe ne permettant actuellement de relier Aix-en-Provence et ses nombreuses facultés. La ligne 25 faisait autrefois ce trajet, avant d’être scindée. « Cette rupture de charge est facteur d’exclusion sociale, et ce n’est pas acceptable », reconnaît le maire Frédéric Vigouroux (DVG).

    À la rentrée, les Miramasséens devraient donc pouvoir emprunter un bus dont les départs sont déjà connus : 6h25 pour une arrivée à 7h40, et 6h50 pour une arrivée à 8h05. Le retour est prévu à 18h20 pour une arrivée à 19h34, d’après l’adjoint au maire délégué aux déplacements et à la mobilité Daniel Higli.

    Les rails rouverts pour

    le fret

    « Notre action a fait écho, on en prend acte, salue Natacha Mallet. Il faut poursuivre la mobilisation pour qu’on s’assure d’une fréquence suffisante et d’une pérennisation. » La section communiste, la CGT et les cheminots du syndicat voient plus loin et militent pour une réouverture de la ligne ferroviaire Miramas/Aix-en-Provence passant par Rognac. Pascal Surcouf, agent de circulation et syndiqué à la CGT cheminots de Rognac appuie : « La ligne existe, il ne manque que les trains. (…) Cette voie a été modernisée il y a quatre ans (…) et est en capacité de faire des cadencements. » En septembre dernier, la CGT cheminots de Miramas et la CGT de la centrale de Gardanne s’associaient pour revendiquer le retour de l’activité de fret qui existait jusqu’en 2019.

    Là aussi, les forces de gauche pourraient obtenir gain de cause puisque Frédéric Vigouroux a confirmé que la ligne devrait rouvrir. « Normalement, on devrait avoir entre cinq et dix trains qui vont récupérer sur la ligne pour les trafics de bois à GazelEnergie, ça devrait démarrer en mai 2027 pour les travaux de mise aux normes. Est-ce que fret et passagers peuvent cohabiter ? Je suis pas expert mais ça devrait être possible. »

  • Face aux dockers CGT, un député RN renonce à se rendre sur le port

    Face aux dockers CGT, un député RN renonce à se rendre sur le port

    Les représentants du Front national ne sont pas les bienvenus sur notre Port. » Le message du syndicat CGT des dockers et portuaires du Golfe de Fos est clair à l’endroit du député RN Emmanuel Fouquart, dans un communiqué paru lundi matin. Le parlementaire d’extrême droite était invité ce lundi, à l’initiative de l’entreprise Alteo, au terminal minéralier de Fos-sur-Mer pour l’inauguration du projet Alufos de l’entreprise spécialisée dans les alumines de spécialité.

    Ce communiqué des dockers et portuaires CGT intervient après un premier communiqué du député, publié dimanche. L’élu indique avoir été « alerté par Patrick Schneider, directeur d’Alteo Gardanne, de menaces téléphoniques directes » en opposition à sa venue, citant nommément le secrétaire général du syndicat, Christophe Claret, comme initiateur. « Ces intimidations visaient d’abord à faire obstruction à ma venue. En cas de maintien de ma participation, des menaces de blocage des déchargements destinés à Alteo ont été proférées », affirme le député, s’inquiétant d’un « péril » pour l’activité de l’entreprise. C’est pourquoi l’élu RN a décidé « à regret » de ne pas participer à l’inauguration.

    « Ce député a voté contre l’augmentation du Smic »

    La sollicitude à l’égard de « l’outil de travail des salariés » invoquée par Emmanuel Fouquart pour justifier ce renoncement se heurte aux rappels du syndicat CGT.

    « Les représentants du Front national ne sont pas les bienvenus, ceux qui surfent sur le désespoir de la classe ouvrière, dont les masques tombent pas à pas », indique le syndicat. « Ce même député qui vote contre l’augmentation du Smic, contre l’indexation des salaires sur l’inflation, qui abandonne la lutte contre la réforme des retraites, qui divise sur les thèmes identitaires raciaux, faisant le jeu du grand capital », assène la CGT des dockers et portuaires en référence à plusieurs votes du parlementaire à l’Assemblée nationale.

    De son côté, le député dénonce dans son communiqué « le chantage et les menaces sur la direction d’Alteo ». « Ces méthodes ne relèvent pas de l’action syndicale, mais de l’intimidation orchestrée par une antenne politique liée à un PCF à la dérive totalitaire », ose le député, dans un discours antisyndical et anticommuniste traditionnel de l’extrême droite française. « Ces agissements prouvent que ces structures ne défendent ni les ouvriers, ni le travail. Ils doivent nous alerter sur le danger que la CGT et le PCF représentent aujourd’hui pour notre démocratie et notre économie », conclut Emmanuel Fouquart.

    Des attaques provoquant logiquement l’ire des syndicalistes CGT, rappelant que « nous n’avons pas de leçons à recevoir de ce député RN sur la démocratie », prenant pour exemple « le maire RN de Carcassonne, fraîchement élu, qui a commencé par exclure la CGT de ses locaux ». « Pour rappel, notre organisation syndicale est représentative à 100% sur le port de Fos, avec l’ensemble des salariés syndiqués à la CGT, n’en déplaise à certains : 126 ans d’existence au service des travailleurs du port, de l’emploi et du développement de nos activités », développe le syndicat.

    « Il a tourné le dos aux salariés d’ArcelorMittal »

    Le sénateur communiste Jérémy Bacchi, tout juste réélu secrétaire départemental du PCF après le congrès du parti ce week-end, a également réagi en « apportant un soutien indéfectible » au syndicat CGT des dockers et portuaires du golfe de Fos. « Ce député cherche à se refaire une virginité politique sur le dos des salariés, mais l’hypocrisie a ses limites », tance le sénateur, rappelant aussi que « lorsqu’il a eu l’occasion historique et concrète de défendre l’industrie locale et ses salariés, il leur a tourné le dos en s’abstenant sur la nationalisation d’ArcelorMittal ». « Dès qu’il s’agit de s’attaquer aux intérêts du grand capital pour protéger les emplois, le pouvoir d’achat et défendre réellement les travailleurs, il n’y a plus personne », insiste Jérémy Bacchi.

    Le syndicat rappelle enfin que « leur courant politique a voté les pleins pouvoirs à Pétain en bafouant la démocratie, a censuré la presse, dissout les syndicats et partis politiques », durant l’Occupation.

    Sollicitée, l’entreprise Alteo n’a pas répondu à nos sollicitations.