Tag: Patrimoine

  • La céramique et les santons mis à l’honneur tout l’été à Aubagne

    La céramique et les santons mis à l’honneur tout l’été à Aubagne

    Le cours Maréchal-Foch fourmille de visiteurs. À Aubagne, le traditionnel marché à la céramique et aux santons débute sa saison. Il est organisé en partenariat avec l’association des céramistes et santonniers du Pays d’Aubagne et l’Office de tourisme du Pays d’Aubagne et de l’Étoile. Une inauguration « émouvante », selon Jean-Pierre Squillari (DVG), maire de la ville, qui salue une initiative lancée par l’ancien premier magistrat communiste Edmond Garcin. À ses côtés, Florence Amy, présidente de l’association organisatrice, était présente.

    Neuf exposants peuvent faire découvrir leur savoir-faire et leurs créations. Les arts de la table, de la décoration et des santons sont mis à l’honneur par les artisans présents. Des santons, des assiettes, des vases, des tasses, des pots de beurre ou encore des cigales ornent les étagères.

    Un marché pour les curieux et les habitués

    Parmi les artisans, il y a des habitués. C’est le cas de Marie-Claude, artisane pour la faïencerie Louis Sicard. Cette enseigne a sa place sur le marché depuis le début de son existence, en 1968. La faïencerie est connue pour ses célèbres cigales, créées par Louis Sicard. « Ce marché, c’est une opportunité de se faire connaître, pour que les gens viennent nous voir ensuite au magasin », explique Marie-Claude.

    Cette vitrine est également très importante pour les nouveaux exposants, comme Aurélie, céramiste à Ceyreste. Elle crée surtout des bijoux. C’est la deuxième année consécutive qu’elle vient sur le marché. Elle se dit heureuse d’être ici : « Il faut que je sorte de mon atelier, c’est important d’être au contact de sa clientèle. » Aurélie proposera également un atelier participatif lors des nocturnes du marché : « Les visiteurs pourront décorer leur propre assiette en terre cuite avec de la peinture acrylique, et repartir avec. » Ces nocturnes auront lieu tous les vendredis soir, de 18 à 21 heures.

    « Une ambiance chaleureuse »

    Au milieu des neuf tonnelles qui abritent les œuvres des artisans, des petites tables et chaises sont mises à disposition du public par le bar-tabac Le Week-End. Un village au cœur de la ville. « On vient tous les matins pour boire le café, on habite à côté », dit Hervé, sa tasse à la main. Et de préciser : « Ce que j’aime ici, c’est l’ambiance provençale. » Sa compagne, Françoise, raconte qu’elle vient au marché depuis son enfance. Elle, aussi, est santonnière : « On salue nos collègues, l’ambiance est chaleureuse. »

    Le marché est ouvert tous les jours jusqu’au 23 août, de 10 à 19 heures, et les vendredis soir jusqu’à 21 heures. Entrée libre.

  • [C’est l’été] Le jardin de la colline Puget à Marseille

    [C’est l’été] Le jardin de la colline Puget à Marseille

    Des bancs en pierre jalonnent le chemin asphalté qui grimpe tout en haut de la colline à l’ombre de grands arbres jusqu’à la vue sur la mer à 180 degrés, du
    Vieux-Port à la tour La Marseillaise. De quoi décompresser, tout en découvrant le plus vieux jardin public de la ville. Tandis que les gabians picorent dans les plates-bandes de lavande, on pourra même admirer les sportifs courageux qui font siffler les cordes à sauter ou siroter en terrasse un rafraîchissement. À voir aussi une statue de l’abbé Dassy, fondateur de l’institut des jeunes aveugles, tout proche, réalisée par le sculpteur Alexandre Falguière.

  • [C’est l’été] Jean-Louis Lautard, apiculteur : « Je suis au service des abeilles »

    [C’est l’été] Jean-Louis Lautard, apiculteur : « Je suis au service des abeilles »

    « La qualité des miels et l’idée qu’en suivant les fleurs, en allant au bon moment au bon endroit des différentes floraisons, je pouvais ramener sur la table le goût de l’endroit m’ont passionné », avoue Jean-Louis Lautard apiculteur. Il précise : « J’ai 69 ans, l’âge de la retraite, mais je suis toujours en activité ». Et pourtant, rien n’était écrit. « Adolescent, j’ai été aidé par hasard un voisin apiculteur. J’ai fait une transhumance avec lui, et ça m’a marqué. L’odeur du miel propagé par les ailes des abeilles qui ventilent, les aiguilles de pin qui brûlent dans l’enfumoir. C’était sensuel, j’en ai gardé un souvenir olfactif inoubliable. »

    « Adulte, très tôt, alors que je n’avais absolument pas l’argent, je me suis dit que ce serait intéressant d’en faire un métier. » C’était il y a 45 ans. « J’ai alors emprunté et j’ai consacré toute mon énergie à ça », poursuit-il tout naturellement.

    Apiculteurs à temps complet, c’est rare. La récolte familiale est souvent l’usage. La majorité n’en fait pas un métier. Jean-Louis, oui, et ses yeux bleus pétillent quand il évoque l’arrivée sur le plateau de Valensole de nuit, l’odeur des champs de lavande au lever du jour.

    Plusieurs cordes à son arc

    « Je suis producteur mais j’ai aussi accepté le mandat de président du syndicat des miels de Provence et des Alpes du Sud (Simpas) » précise ce passionné. Poursuivant : « Je suis aussi chargé de parler très officiellement de la filière car c’est un métier. L’apiculteur a souvent peu d’interlocuteurs. C’est un travail d’équipe où je me suis investi passionnément. Je suis au service des abeilles ». Ce syndicat gère l’indication géographique protégée (IGP) miel de Provence est enregistré au niveau européen depuis 2003, et de fait possède un cahier de charges bien précis. Le label rouge est aussi associé à l’IGP, il est l’unique signe officiel qui garantit une qualité supérieure résultant d’un terroir. Il respecte les bonnes pratiques apicoles comme l’interdiction des mélanges de miels, un signe de qualité. Il est aussi référent au pôle compétence qualité de l’institut de l’abeille (ITSAP).

    Inquiétudes à venir

    Jean-Louis s’assombrit et rappelle que « le miel qui a fait vivre l’apiculture provençale jusqu’ici, c’est le miel de lavande, il représente 60 % de notre économie ». à Valensole, Sault, Albion, dans la Drome provençale, ou le nord du Mont Ventoux… C’est le seul miel issu d’une culture. Les autres proviennent de la nature sauvage. « Il est important de comprendre que le changement climatique majeur est très inquiétant. L’an dernier, avec 40 degrés sur le plateau de Valensole, au mois de juin, au début de la floraison, les lavandes ont fané avant de s’ouvrir, c’est inbutinable. C’est très grave. »

    S’ajoute à ça, la question de la rentabilité de la culture de lavande. Sur le plateau de Valensole, on est à 5 000 hectares arrachés en une année, des arbres sont plantés en remplacement. « Alors on ne peut que se poser des questions sur le devenir des champs de lavande et de fait sur le devenir de la profession », poursuit l’apiculteur.

    Il y a aussi, un autre danger. C’est le développement du frelon asiatique qui est exponentiel, les ruches sont décimées. Il est classé danger sanitaire de 2e catégorie pour l’abeille domestique sur tout le territoire français. « Je suis monté jusqu’à 1 200 ruches, mais c’est très variable. Aujourd’hui, on a des gros problèmes de maintien de cheptel avec cette espèce exotique envahissante », témoigne Jean-Louis.

    Transmission du goût

    Partant du constat que lorsque le climat est complètement déréglé, certaines plantes n’y résistent pas. Comment trouver le nectar et le pollen nécessaires pour avoir de belles ruches ? C’est un cercle vicieux. Quid des grands classiques romarin, bruyère blanche, lavande, sarriette… « Mais on continue, on est des coriaces. La vie, c’est l’adaptation. Mais soyons honnêtes, c’est difficile », soupire l’apiculteur soudain envahi de tristesse. Et de poursuivre « Je me dis qu’on risque de perdre un patrimoine, celui du goût. Si on n’est plus capable de produire, comment va-t-on transmettre le goût du miel authentique ? » Pour ce passionné, le miel est un produit local populaire et répandu. L’apiculteur le martèle : « Le miel de Provence est un patrimoine vivant, pas un produit de luxe réservé à quelques-uns. Je veux que les enfants et petits enfants de demain le connaissent. »

    Filière IGP et Label Rouge

    L’IGP (Indication géographique protégée) est un signe Européen, il garantit un savoir-faire traditionnel. La zone de production du miel d’appellation IGP Miel de Provence englobe une zone spécifique en Paca située à la frontière de la Drôme Provençale et de la partie Est du Gard. Le label Rouge est un signe français attestant d’un goût et d’une qualité reconnue.

  • [La guerre d’Espagne 3/3] Guerre, exil et résistance antifasciste

    [La guerre d’Espagne 3/3] Guerre, exil et résistance antifasciste

    Du 18 juillet 1936 jusqu’aux premières années de la « transition démocratique » après la mort de Franco le 20 novembre 1975, nombre de républicains espagnols exilés en France n’ont jamais cessé de mener la lutte antifasciste, ceux qui sont restés en Espagne, après la fin de la guerre ont subi la répression féroce, les emprisonnements, la torture, des dizaines de milliers ont été fusillés. Cette mémoire historique est racontée et transmise essentiellement par les familles et les descendants des républicains espagnols, par les associations mémorielles, et des historiens. Cependant, elle reste complètement occultée dans les livres d’histoire que ce soit en France ou en Espagne.

    À 90 années de distance, la guerre pour abattre la République espagnole, déclenchée le 18 juillet 1936 par le fascisme international et des généraux félons dont Franco, reste l’événement historique du XXe siècle à propos duquel sont produits aujourd’hui le plus d’études, de livres, de documentaires, qui soulèvent de nombreuses polémiques et aussi qui fait l’objet de diverses réécritures de l’histoire.

    Les historiens sont divisés entre ceux qui considèrent qu’il s’agissait d’une guerre civile, désignant les franquistes comme « nationalistes » mettant dos à dos victimes et bourreaux, et ceux, qui pensent plutôt qu’il s’agissait bien du prologue de la seconde guerre mondiale. Cette guerre d’Espagne, guerre d’indépendance contre le fascisme disaient les communistes espagnols, portait en elle tout ce que peut produire l’Humanité en bien ou en mal. La solidarité internationale avec les brigades internationales, la défense des valeurs de la République, mais aussi les trahisons, les luttes intestines qui opposaient ceux qui donnaient la priorité à l’union pour combattre le fascisme, et ceux qui pensaient que l’heure de la révolution était arrivée. Les uns, les communistes, étaient à l’origine de la constitution d’une armée populaire, et fervents défenseurs du « Frente Popular » et de la lutte antifasciste, les autres, notamment anarchistes et POUM voulaient faire de cette guerre, une guerre révolutionnaire.

    Mais, c’est bien l’intervention des forces fascistes et nazies, italiennes et allemandes en Espagne, accompagnée par la politique criminelle de non-intervention de la France et l’Angleterre, qui sont la principale cause de la chute de la République espagnole.

    En février 1939, les troupes franquistes appuyées par l’aviation italienne bombardent les populations civiles qui se dirigent vers la frontière française. De janvier à février un demi-million de républicains espagnols va traverser les Pyrénées. Plus de 200 000 vont être enfermés dans des camps de concentration sur les plages du Roussillon et en Afrique du Nord après le 31 mars. La France de la troisième République, va nommer Pétain comme ambassadeur auprès de Franco alors que la République continue de résister à Madrid et dans le centre. Le 31 mars 1939, après trois années de résistance héroïque le peuple espagnol va basculer dans une terrible dictature qui fera davantage de morts pendant les années d’après-guerre que pendant. On estime à plus de 100 000 les victimes du franquisme qui gisent dans des fosses et dont les familles sont toujours à la recherche.

    La nomination de Pétain à Burgos a été une ultime trahison de la France républicaine qui s’apprête à livrer le pays à Hitler. Un visage de la France loin de l’image qu’avaient les républicains espagnols du pays des droits de l’Homme. Comme il était prévisible, les nazis vont occuper la France, les républicains espagnols seront parmi les premiers à prendre les armes pour libérer le pays, aux côtés des résistants français poursuivant ainsi leur lutte contre le fascisme. Quelques décennies plus tard leur Mémoire nous appelle à la vigilance.

  • [Un été au camping] On plante ses sardines à l’auberge de Bois Luzy à Marseille

    [Un été au camping] On plante ses sardines à l’auberge de Bois Luzy à Marseille

    Nichée sur la colline de Saint-Barnabé, l’Auberge de jeunesse du Château Bois Luzy, dispose, en plus d’une centaine de places dans ses 18 dortoirs, de 20 emplacements pour tentes, et depuis les JO, de trois pour les camping-cars, au pied d’un château chargé d’histoire. On y vient, en groupe, entre amis ou en solo, pour une question de budget. Et on y revient pour « le cadre idyllique et l’accueil extrêmement chaleureux » assurent les amis de l’ovalie toulousains. « On doit un grand merci à la directrice, avoue Jérôme, je suis une quiche avec internet et au lieu de réserver une chambre pour six, j’avais cliqué sur quatre places en tentes non équipées ». Mais Fouzia Sujet, rodée depuis des années à l’accueil des Auberges de Jeunesse de Strasbourg à Marseille, n’est pas du genre à tomber le sourire devant le désarroi de la petite bande. « On trouve toujours une solution en cas d’urgence. On peut aller jusqu’à 30 emplacements de tentes pour deux à trois personnes, on a 15 tentes équipées. D’ailleurs ici, on met tous la main à la pâte ». Direction comprise.

    Aux manœuvres de ce superbe domaine depuis deux ans et demi, Fouzia met un point d’honneur à perpétuer « l’esprit de culture populaire des Auberges », épaulée par Eryne et une équipe de huit saisonniers fidèles au poste. De mars à octobre, Julien, Laurène et Marijn accueillent avec bienveillance, Kader, Lusine et Odette sont aux petits oignons pour les hôtes, quand Marie prépare les petits-déjeuners et Nabil et Alla veillent sur leur sommeil. Bientôt, « un miel de nos ruches s’étalera sur les tartines », annonce Fouzia devant une pancarte qui prévient de la présence de nouvelles reines installées au milieu des essences de la colline.

    Ouvert au quartier

    Sur la terrasse les hébergés débarrassent les tables des dernières reliques de leur repas. Les cuisines, la laverie, les sanitaires et la bibliothèque du château sont à disposition. Et, le mascaron aux armoiries du comte, les mosaïques du patio, les peintures des boiseries ou la ferronnerie des rampes d’escaliers, le site éveille l’intérêt patrimonial.

    Le camping, version vie de château « c’est plus sympa que l’hôtel, plus détendu, plus convivial. Hier, on a passé la soirée avec des gens de Clermont-Ferrand » s’enthousiasme Jérôme. C’est encore une manière pour des voyageurs venus de tous pays de rencontrer des Marseillais : « Fouzia ouvre les portes, pour des fêtes, des vide-greniers, du théâtre, des concerts, des cours de pilate… on est chez nous, ici » plébiscite Joëlle Rousson, enseignante retraitée, membre de l’Association Loisirs Bois Luzy. Sur le parking, un cycliste remonte en selle pour s’engager sur la piste. Pour les plus sportifs les plateaux de handball, football et volleyball mitoyens complètent ce tableau dont la seule ombre tient à une offre « peuchère » de transports en commun de la Métropole, déplore Joëlle.

    Tarifs en tente à partir de

    32,50 euros par jour pour une personne, 40 pour deux, petit-déjeuner inclus.

  • [Patrimoine] La double mission des remparts d’Avignon

    [Patrimoine] La double mission des remparts d’Avignon

    Il y a quelques semaines, 14 pupitres de lecture ont fait leur apparition tout le long des 4,6km des remparts d’Avignon. Ce « projet de mise en lumière historique et culturelle vise à réintégrer dans la mémoire collective ce monument essentiel d’Avignon que constitue son enceinte médiévale et en faire une source de connaissance dépassant le seul caractère historique de cette architecture », nous indique la municipalité. Un parcours où les « contenus évoquent l’histoire du monument mais également tous les usages qui s’y attachent, rappelant sa dimension sociale au sein de la Ville (foires et marchés, constructions adossées, épisodes des crues…) ».

    Manière pour les habitants, comme pour les touristes, d’en apprendre davantage sur ce joyau, progressivement classé Monument historique entre 1906 et 1937 avant d’être intégré au patrimoine mondial de l’Unesco en 1995 avec l’ensemble du centre-ville. De 8 mètres de haut, dotées de 36 tours et 55 échauguettes (tourelles) et de 27 points de passages (portes et poternes confondues), les remparts sont aujourd’hui une forteresse médiévale parmi les mieux conservées. D’abord circonscrites dans un périmètre du Rocher des Doms où se sont installées les premières populations, les forteresses se sont progressivement étendues en franchissant à partir de 1320 le canal de la Sorgue. La configuration actuelle a nécessité 16 ans de travaux de 1357 à 1373, principalement sous le pontificat d’Innocent VI.

    « La fonction initiale des remparts est la défense de la ville contre les attaques militaires extérieures », stipule la municipalité. Le symbole en est le Châtelet. Situé à l’entrée du pont Saint-Bénézet, ce bâtiment constitue le point stratégique du contrôle de la ville. Érigé au XIVe siècle, il est reconstruit en 1414 suite aux dégâts subis lors du deuxième siège du palais apostolique, au début du XVe siècle.

    Une armure en bois comme endiguement

    Le second rôle des remparts, toujours prépondérant, est de lutter contre les crues du Rhône. L’épisode le plus marquant remonte à juin 1856, où une vague de 1,50m fait céder plus de 30m de remparts au niveau de la porte Saint-Dominique et pénètre en centre-ville. Place Saint-Didier ou encore rue des Teinturiers de discrets témoins de cette crue permettent de mesurer le niveau d’eau. À l’époque, Napoléon III était venu en barque constater les dégâts. Désormais, la Ville veille à développer la culture du risque et familiariser la population au risque de crue. Depuis 2003 et la dernière grosse crue, le Rhône est régulièrement sorti de son lit sans non plus aller jusqu’à lécher les remparts. Très régulièrement, les services municipaux s’entraînent à disposer des batardeaux. Sur un peu plus de 2km, de la porte Saint-Lazare au passage piéton de la Petite-Hôtesse, chacune des portes et poterne possède sa propre armure : une double rangée de madriers mis dans des encoches dédiées à l’intérieur de laquelle est ensuite garni un mélange de terre et de fumier pour favoriser l’étanchéité.

    Lieu de vie (foires, et parking jusqu’à il y a dix ans), le tour des remparts a été transformé en voie douce végétalisée. Un tel patrimoine nécessite un entretien permanent, un peu comme pour la Tour Eiffel dont le chantier ne s’arrête jamais. Il y a 5 ans, les remparts ont fait l’objet d’un diagnostic sanitaire, structurel et historique, par une équipe composée d’architectes du patrimoine, d’un économiste de la construction et d’une historienne. Manière pour la Ville d’établir un programme pluriannuel de travaux d’entretien et de restauration sur au moins 10 ans. Il y a un an et demi par exemple, des morceaux de remparts s’étaient détachés côté extra-muros à Saint-Lazare, sans faire de victime. Dans les projets à long terme, jamais vraiment datés, il est toujours prévu de rouvrir partiellement au public le chemin de ronde.

  • [C’est l’été] Embrun : d’ombre et de lumière

    [C’est l’été] Embrun : d’ombre et de lumière

    Les ombres portées redonnent vie aux témoignages mystérieux d’époques lointaines, sculptures, symboles gravés, peintures… Rendez-vous place Dosse pour une visite guidée et contée hors du commun.

    À partir de 21h. Réservations : 04.92.43.77.43

    De 4 à 7 euros.

  • [C’est l’été] Un soir à la Citadelle de Sisteron

    [C’est l’été] Un soir à la Citadelle de Sisteron

    Accompagnés d’un guide du patrimoine, vivez une visite unique et insolite en parcourant les huit siècles d’histoire et d’architecture de ce monument emblématique. Des vues époustouflantes qui, au coucher du soleil, se parent de couleurs chatoyantes vous attendent.

    De 20h à 21h30. De 3,50 à 15 euros.

  • [C’est l’été] Les petits explorateurs à Molines-en-Queyras

    [C’est l’été] Les petits explorateurs à Molines-en-Queyras

    Dans les sous-bois du torrent de l’Aigue Agnelle, partez en famille à la cueillette de tous les matériaux utiles à la fabrication d’une maquette de maison traditionnelle du haut Queyras que l’on appelle maisons fustes. Avant la fabrication, quelques histoires locales et l’observation du village de Pierre-Grosse vous en apprendront davantage sur la vie des anciens.

    De 10h à 12h. 6 euros.

    Réservations : 04.92.24.77.61

  • Sisteron reste « commune touristique » pour cinq ans

    Sisteron reste « commune touristique » pour cinq ans

    Sisteron, « commune touristique » pour cinq années supplémentaires. La ville de 7 000 habitants, nichée au cœur des Alpes-de-Haute-Provence, garde le statut obtenu en 2024. En effet, vendredi 3 juillet, l’arrêté préfectoral permettant à la commune de jouir du nom de « commune touristique » a été renouvelé.

    Une réussite dont se sont félicité le maire, Jean-Pierre Templier (DVD) et son conseiller délégué au tourisme Alain Angelvin. « C’est la reconnaissance de l’attractivité de Sisteron et du travail accompli par tous les acteurs du tourisme », affirme le maire dans un communiqué. Et de souligner le travail de « l’office de tourisme Sisteron Alpes Provençales et les services de la Ville » avant de poursuivre : « Cela nous encourage à poursuivre nos efforts ! »

    Ce renouvellement confirme aussi « le caractère touristique majeur de Sisteron mais aussi la solide réputation de la commune bénéficiant d’une forte notoriété internationale et qui fait aussi partie des 100 plus beaux détours de France, label très prisé et reconnu », apprécient les élus.

    Surnommée la perle de Haute-Provence, la ville a dû remplir plusieurs critères afin d’obtenir cette dénomination dont celui d’avoir un office de tourisme classé. Dans celui de Sisteron, on peut apercevoir un vestige archéologique : les fondations d’un ancien bâtiment. La commune doit également offrir une capacité d’hébergement adaptée à une population non permanente, et organisatrice des animations touristiques régulièrement.

    Une étape

    Pour autant, cette reconnaissance n’est qu’une étape, certes stratégique, vers le renouvellement du classement en station de tourisme obtenu en novembre 2014 et qui en cours d’instruction. Ce classement permet de bénéficier de droits et avantages spécifiques (urbanisme, fiscalité, promotion…) et de renforcer l’attractivité économique et l’image de la Ville.