Tag: Patrimoine

  • Les cimetières de la ville se transforment

    Les cimetières de la ville se transforment

    À l’occasion de la fête de la Toussaint, où la fréquentation des cimetières augmente de manière significative, la Ville de Marseille a exposé, ce vendredi, ses initiatives pour améliorer leurs capacités d’accueil. L’objectif de ce processus de transformation, déjà en cours, est de repenser leur fonctionnement afin de « répondre aux besoins des Marseillais ».

    Perrine Prigent, adjointe au maire en charge des espaces verts, détaille la volonté de la Ville de densifier le patrimoine végétal des cimetières marseillais : « On aimerait qu’ils soient davantage intégrés dans la ville. Ils servent à commémorer les morts, mais ce sont aussi des espaces de respiration. On plante des arbres dans les cimetières pour remettre du vert dans la ville. »

    Afin de trouver des solutions face au manque d’emplacement pour les nouvelles sépultures, la mairie compte acquérir de nouveaux espaces, qui leur seront dédiés, et promet une meilleure gestion des parcelles déjà existantes. « On travaille sur des extensions dans plusieurs cimetières et sur une réduction du temps d’attente pour obtenir une concession. On veut être plus prompt sur les reprises administratives quand la tombe n’est plus entretenue, mais il faut que l’emplacement soit suffisamment dégradé pour la reprise légale d’une place occupée, dont la concession n’a pas été renouvelée par la famille », explique Julien Rossi, conseiller municipal en charge de la gestion des cimetières.

    Un accueil plus humain

    Les démarches de la Ville visent aussi à combattre plus efficacement les vols d’objets funéraires grâce à l’automatisation des portails et l’installation de caméras de surveillance.

    La mairie cherche à améliorer un service qu’elle souhaite plus humain. « Les cimetières sont des lieux de vie où on entretient des liens générationnels. On ressent donc ce besoin de mieux accueillir nos concitoyens quand ils viennent se recueillir », conclut Julien Rossi.

  • À Lunel, la magie dévoile ses secrets, de Circé à Harry Potter

    À Lunel, la magie dévoile ses secrets, de Circé à Harry Potter

    Fioles mystérieuses, vieux grimoires et personnages fantastiques : avec « Sortilèges et magiciens, de Circé à Harry Potter », le musée Médard, à Lunel, invite à explorer l’histoire de la magie et de la sorcellerie à travers une exposition qui fait dialoguer patrimoine écrit et culture populaire.

    « On avait envie de mettre un peu de mystère, et je pense qu’on a tous besoin de magie en ce moment », confie Valérie Dumoulin, directrice du musée. C’est en découvrant les nombreux ouvrages consacrés à la magie dans la collection de Louis Médard, bibliophile lunellois du XIXe siècle qui légua à sa ville une collection exceptionnelle de livres anciens, que l’équipe a imaginé ce parcours, nourri d’ouvrages du fonds Médard et de prêts exceptionnels. « Des ouvrages méconnus du grand public, mais dans lesquels s’est créée toute l’imagerie de la sorcière et des magiciens. »

    Le voyage commence dans l’Antiquité avec Circé et Médée, figures de magiciennes aux pouvoirs ambivalents, capables de guérir comme de nuire. Il est ensuite question de Merlin. « Au départ, il y a un côté plutôt magicien, devin et devineresse. La sorcière n’a pas encore la connotation qu’elle prendra au Moyen Âge », explique Valérie Dumoulin. En effet au fil des siècles, les représentations évoluent.

    La saga Harry Potter à l’honneur

    Avec le développement du christianisme, les savoirs populaires liés aux plantes et aux soins suscitent la méfiance. « Ces savoirs échappaient à l’Église, qui les a condamnés. À partir du Moyen Âge, la figure de la sorcière se rapproche peu à peu de celle du diable et nourrit un imaginaire qui conduira aux procès et aux persécutions. » La chasse aux sorcières, « qui s’intensifie à la fin du Moyen Âge, où des théoriciens expliquent comment reconnaître une sorcière », constitue l’un des temps forts de l’exposition. Les femmes, souvent guérisseuses ou devineresses, sont particulièrement visées. « Il va y avoir une sorte d’association avec le diable. Toute l’image de la femme va se trouver entraînée là-dedans », souligne la directrice. Le parcours fait notamment écho à l’histoire locale, avec un document de 1280 relatant la condamnation au bûcher, dans le Lunellois, d’une femme accusée de « maléfices ». Pour clore cette première étape de l’exposition, proposée au rez-de-chaussée, un cabinet de sorcier reconstitué, « avec fioles, minéraux et boule de voyance », plonge les visiteurs dans cet imaginaire.

    À l’étage, le parcours se poursuit en explorant les liens entre nature et magie : plantes médicinales, pierres, alchimie et astrologie témoignent d’une quête ancienne pour comprendre le monde. Dernière étape, la bibliothèque de Louis Médard fait le lien avec la culture contemporaine. La saga Harry Potter y est mise à l’honneur avec des objets liés aux films, présentés en regard d’ouvrages patrimoniaux qui ont nourri l’univers de l’autrice, J. K. Rowling. « On se rend compte qu’elle a puisé son inspiration dans les livres présentés dans l’exposition », observe la directrice. Une manière de rappeler que les histoires de sorciers d’aujourd’hui plongent leurs racines dans un patrimoine littéraire ancien.

    Visites commentées, ateliers créatifs et conférences feront vivre l’exposition dans les prochains mois. La première conférence se déroulera le 18 novembre à 18h à l’Espace Castel, où l’ethnobotaniste Alain Renaux évoquera « les plantes bénéfiques et maléfiques de nos amies sorcières ».

    A.G.

    * Entrée libre. Réservations pour les visites et ateliers au 04.67.87.83.94.

  • Nîmes attire les foules mais perd ses visiteurs antiques

    Nîmes attire les foules mais perd ses visiteurs antiques

    Les guitares de The Cure ont fait vibrer les arènes, mais les vieilles pierres n’ont pas connu le même succès. Présenté ce 14 octobre, le bilan estival de la municipalité affiche deux visages. Du 1er mai au 17 septembre, Nîmes a enregistré 742 600 nuitées, soit 2,5% de plus qu’en 2025. Pourtant, la fréquentation des monuments romains dégringole de 25,2%. Un sacré paradoxe pour une ville qui fait de son patrimoine antique sa carte de visite.

    Le moteur de la saison reste événementiel. Hors ferias, les dix nuits les plus fréquentées correspondent à des soirs de concert. Deux des trois soirées de The Cure ont dépassé les 9 200 nuitées. La Feria des Vendanges a comptabilisé 755 800 présences en quatre jours. Des « rendez-vous capables de déclencher une venue, un séjour », souligne Laurent Mespoulet, adjoint au maire chargé du Tourisme. Les nuitées étrangères progressent de 3%. « L’Espagne reste le premier marché international, devant les États-Unis et l’Allemagne », précise l’élu. Ces pays représentent 37% des nuitées étrangères.

    « Adapter » le tourisme

    Derrière les bons chiffres, le patrimoine antique fait grise mine. Pendant que les monuments romains perdent un quart de leurs visiteurs, le Musée de la Romanité gagne 4,5% de fréquentation et les musées plus de 16%. La chaleur a-t-elle poussé les touristes vers des lieux plus frais ? C’est l’hypothèse de Mespoulet, sans qu’elle explique à elle seule ce décrochage.

    Face à des étés brûlants, la Ville tente de s’adapter. « Le programme de visites guidées a été repensé pour mieux répondre aux conditions estivales », assure l’adjoint. En juillet et août, la moitié des visites ont été programmées le matin ou en soirée. Des « parcours fraîcheur » sont aussi envisagés. L’objectif est d’« anticiper les dispositifs nécessaires pour ne pas subir », conclut l’adjoint.

  • La RTM risque de payer pour transférer son patrimoine

    La RTM risque de payer pour transférer son patrimoine

    Dans chaque organisation syndicale, l’expression revient : « La RTM n’est pas la banque de la Métropole ! » à l’issue de conseil d’administration du 14 octobre dernier, la sidération le partage à l’indignation, pour les syndicats de la Régie des transports métropolitains (RTM). Depuis le début de l’année, celle-ci est reliée à la Métropole Aix-Marseille par un nouveau contrat d’obligation de service public, qui prévoit le transfert de l’ensemble de son patrimoine à l’intercommunalité d’ici la fin de l’année. Avec une valeur nette comptable de 150 millions d’euros, que la Métropole déjà lourdement endettée doit payer.

    Postes menacés ?

    « Lors du conseil d’administration du 14 octobre, un montage financier inquiétant a été évoqué : la RTM pourrait devoir emprunter pour permettre à la Métropole de racheter ses biens ! » alerte l’intersyndicale qui réunit la CGT, FO, la CFDT et la CFE-CGC à travers un communiqué publié ce lundi. Une proposition qui a suscité des oppositions jusqu’au plus haut niveau, assurent des participants. Alors collectivement les quatre organisations interpellent « d’urgence » la présidente (DVG) de la RTM, Samia Ghali, « afin d’empêcher cette opération et de soumettre au prochain conseil d’administration un avenant au contrat pour maintenir notre fonctionnement sans aucun changement ». L’indignation est d’autant plus forte que la RTM – qui avait reversé en juin 5,7 millions d’excédents à la Métropole par solidarité – doit continuer à porter les investissements déjà lancés, avec 213 millions d’euros d’opérations en cours, avant de les transférer à l’intercommunalité. Celle-ci prend aussi la main sur les futurs investissements, une disposition qui alerte aussi l’intersyndicale face à la crainte d’une perte de maîtrise des chantiers ainsi que des personnels qui les portaient. Un syndicaliste évoque ainsi une centaine de postes menacés entre la direction des installations fixes et la direction du matériel roulant.

    Pour les syndicats, ce transfert ravive aussi les inquiétudes d’une possible privatisation à terme. « Le transfert des biens à la RTM pourrait-il faciliter l’ouverture de notre réseau à la concurrence ? » interrogent-ils dans leur communiqué commun. « Il n’est pas question de modifier le statut de la RTM », assurait le 13 octobre Samia Ghali. « Nous sommes dans la mise en œuvre du contrat signé », répond pour sa part la Métropole qui réaffirme « qu’il n’y a aucune volonté de privatisation ». Quant aux services techniques et fonctions support, l’intercommunalité souligne la « technicité de la RTM » et assure : « Nous allons nous appuyer sur toutes les compétences pour mettre en œuvre les nombreux projets en cours ».

  • Un complot se trame dans les Arènes de Nîmes !

    Un complot se trame dans les Arènes de Nîmes !

    Retour à Nemausus, un soir de spectacle antique : les gradins grondent, les flambeaux crépitent et des murmures suspects circulent en coulisses. Recrutés dans la garde d’élite du magistrat, les visiteurs ont une mission : déjouer une conspiration. Casque aux oreilles, tablette en main, les enquêteurs avancent en équipes de deux à cinq, au fil d’indices sonores et d’énigmes. Entre escape game et fiction historique, « Complot aux Arènes » offre une façon originale de redécouvrir le monument de nuit.

    15€ adultes, 11€ pour les 7-17 ans. Réservation sur le site des Arènes.

  • Le laboratoire vétérinaire des Alpes-de-Haute-Provence rénové

    Le laboratoire vétérinaire des Alpes-de-Haute-Provence rénové

    « Elle répond à un double objectif : adapter le patrimoine départemental aux enjeux de sobriété énergétique et conforter un service public sanitaire de proximité au service des habitants et des acteurs du territoire », explique le Département alpin. Isolation, nouvelles menuiseries et protections solaires : 330 000 euros ont été investis par la collectivité « pour améliorer la performance énergétique du bâtiment et le confort de ses 16 agents », détaille la collectivité. ces travaux concernent un équipement qui joue un rôle important dans la politique sanitaire départementale. Au titre de ses missions, le Laboratoire vétérinaire départemental intervient dans 3 grands domaines : santé animale, hygiène alimentaire et hydrologie. Ses 16 agents réalisent environ 88 000 analyses par an : 63 000 pour la santé animale, 17 000 pour l’hygiène alimentaire et 8 000 pour l’hydrologie.

  • [#DisMoiPourquoi] En France, il y a beaucoup de pains dans les boulangeries ?

    [#DisMoiPourquoi] En France, il y a beaucoup de pains dans les boulangeries ?

    Marina, 13 ans en 4e au collège pays de Banon (04)

    L’agriculture est apparue il y a environ 10 à 12 000 ans. Les premiers végétaux à avoir été utilisés en agriculture sont principalement les céréales qui renfermaient de l’amidon riche en énergie dans les graines des plantes produites. En fonction des régions du monde, ce ne sont pas les mêmes céréales qui étaient cultivées. En Afrique, le sorgho et le mil. Dans les Amériques, le maïs et la pomme de terre. En Europe, le blé et l’orge. En Asie, le riz. À cette spécialisation géographique, qui a rendu accessible une certaine forme de matière première, se sont ensuite ajoutées l’émergence de connaissances pour transformer cette matière première et des préférences socio-culturelles. En France, le pain était différent pour les habitants pauvres (seigle, orge) et les habitants riches (blé). La hausse du prix du pain a été un des facteurs du déclenchement de la révolution Française en 1789. Enfin, la baguette est aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. »

    Mikaël Akimowicz, maître de conférences au Laboratoire d’économie et de sociologie du Travail (CNRS/AMU)

  • Istres relance la vente de son château gersois

    Istres relance la vente de son château gersois

    Trois ans après sa mise en vente, le château de Couloumé-Mondébat n’a toujours pas trouvé d’acquéreur. Situé dans le Gers, à plus de 500 km et 5h30 de route d’Istres, cette propriété du XVIIIe siècle a accueilli plusieurs générations d’enfants et de jeunes Istréens à l’occasion de colonies de vacances, de classes environnementales ou transplantées, mais également de séjours familiaux, associatifs et sportifs. Après près de 40 ans d’activité, l’établissement a définitivement cessé de fonctionner le 31 décembre 2023, après d’importants travaux de rénovation réalisés par la Ville d’Istres pour préserver le site.

    Si c’est une belle carte postale, il constitue aussi une importante ligne comptable pour la collectivité, qui a donc décidé de s’en séparer. « Désormais inutilisé, le site représente une charge annuelle d’environ 135 000 euros, correspondant notamment aux dépenses nécessaires (…) à sa sécurisation », explique-t-elle. Fin septembre, le maire Robin Prétot (LR) précisait : « Ce sont trois agents à plein temps qu’on paye pour l’entretenir, alors que plus rien ne s’y passe. (…) Les colonies de vacances se déroulent dans notre autre centre des Hautes-Alpes, Istremont, qui est plus accessible et qu’on veut préserver. »

    Mis en vente en septembre 2023 au prix de 2,1 millions d’euros, aucun projet de cession n’a abouti pour ce château de 2 000 m², qui dispose de 21 chambres offrant 75 couchages, d’une aire de jeux, d’un terrain de sport, d’une piscine, ainsi que d’un parc de 8 hectares. Et ce, malgré une première baisse à 1,8 million d’euros. Face à cette situation, la municipalité d’Istres a fait réévaluer la valeur du bien par le service des Domaines. À l’issue, le prix minimal de cession a été fixé à 1,43 million d’euros.

  • Aix-en-Provence : concilier patrimoine et tourisme durable

    Aix-en-Provence : concilier patrimoine et tourisme durable

    Ils sont une dizaine de professionnels du patrimoine, de l’urbanisme, de la culture et du tourisme arrivés du monde entier à s’être retrouvés dans la capitale de Provence, le temps d’une semaine. Venus de Croatie, de Palestine, du Liban ou d’Amérique du Sud, ils ont entamé lundi une semaine de formation internationale, pilotée par l’association des Sites et Cités Remarquables de France.

    Fondée en 2001, elle compte désormais 320 villes et territoires français en son sein. Son activité consiste notamment à réfléchir à la protection et la valorisation du patrimoine. L’événement, privé, a lieu une fois par an dans une ville différente. Un thème sert de fil rouge aux débats et ateliers proposés qui rythment l’emploi du temps des participants : le « patrimoine et tourisme durable ».

    « Au cours de cette semaine de discussions et d’échanges, on va se rendre compte qu’au travers de cultures, de pays différents, nous avons en fait des projets communs, des visions qui peuvent être identiques comme différentes. Et l’on s’enrichit des différences des autres », contextualise Marie-Pierre Sicard-Desnuelles, vice-présidente de l’association et adjointe au patrimoine de la Ville. Pour intégrer la semaine de formation, les participants ont dû répondre à un appel à projet, lancé par Sites et Cités il y a quatre mois. Plusieurs visites des lieux culturels de la ville et de ses alentours sont au programme pour les participants sur place.

    « Aix est une ville

    assez exemplaire »

    Notamment le musée Granet, le grand site de la Sainte-Victoire, mais aussi le village de Puyloubier… Plusieurs conférences, échanges et débats sont également prévus. Parmi les intervenants attendus, Michel Fraisset, directeur de l’Office de Tourisme d’Aix, Edane Edane Dorgelet Adonis, directeur de l’Office de tourisme d’Ebolowa, au Cameroun, Anne Vourc’h, docteur en sociologie et conseillère du réseau Grands sites de France…

    « L’idée globale de cette rencontre est de voir comment une ville, grâce à son patrimoine, peut être attractive sans rester sous cloche. Soit trouver un équilibre entre un cadre de vie pour les habitants tout en étant touristique, précise Florence Sirot, directrice de Sites et Cités. Aix est une ville assez exemplaire sur cette caution d’attractivité touristique, de gestion du tourisme… Cela nous semblait naturel de le faire ici. Aussi, tout le département travaille sur (la question du tourisme durable), pour éviter, par exemple, que les mêmes sites soient visités. »

    Mais Florence Sirot de préciser : « Attention, nous ne sommes pas là pour dire quoi faire. On reste sur de l’échange et du partage d’idées. »

  • À La Seyne, les Amis du Laborieux sont prêts à reprendre les rênes

    À La Seyne, les Amis du Laborieux sont prêts à reprendre les rênes

    C’est un article paru récemment chez notre confrère Var Matin qui a mis le feu aux poudres. Le président de l’association Les Amis du Laborieux laissant entendre une probable dissolution de la structure. Remontés, les adhérents ont donc à leur tour pris la plume pour affirmer leur volonté à poursuivre l’activité de sauvegarde d’un des vestiges qui témoigne de la grandeur industrielle passée de l’ex-Cité des Chantiers : la restauration de ce remorqueur labellisé « Bateau d’intérêt patrimonial » (BIP).

    Construit entre 1946 et 1947 par les apprentis des Forges et Chantiers de la Méditerranée, ce « pousseur » a acheminé des tonnes de pièces et transporté les ouvriers dans la rade jusqu’à la fermeture des chantiers navals, en 1989.

    Laissé à l’abandon pendant 32 ans près du fort Balaguier, le bateau avait déjà subi les ravages de la rouille avant la création des Amis du Laborieux, en 2021. Depuis, des milliers d’heures de travail ont été consacrées à sa réhabilitation par les bénévoles, parmi lesquels d’anciens salariés des Chantiers, avec l’aide d’élèves du lycée Langevin (classe de ferronnerie et de menuiserie) et du CFA.

    C’est pourquoi les propos de Marc Lefèbvre, président-fondateur de l’association, créent tant de remous.

    En s’adressant directement à lui, les adhérents lui renouvellent leur estime et lui reconnaissent le droit de vouloir s’arrêter. Mais tiennent aussitôt à préciser : « Nous sommes nombreux à vouloir continuer et sommes prêts à assumer les responsabilités qui en découlent. »

    Ils lui demandent donc de convoquer le plus rapidement possible une assemblée générale, pour accepter officiellement sa démission et élire un nouveau conseil d’administration. Sans quoi, préviennent-ils, ils prendront eux-mêmes l’initiative.