Tag: passerelle

  • [Passerelle interculturelle] Lijiang et Évian: deux villes façonnées par l’eau

    [Passerelle interculturelle] Lijiang et Évian: deux villes façonnées par l’eau

    En juin 2026, Évian-les-Bains a accueilli le sommet du G7. Pendant quelques jours, cette petite ville située entre le lac Léman et les Alpes s’est retrouvée au centre de l’attention internationale. Mais en arrivant à Évian, ce qui m’a le plus frappée n’était pas seulement l’importance de l’événement. C’était l’eau, présente partout dans le paysage et dans l’histoire de la ville.

    Le lac s’étend devant Évian, les montagnes apparaissent sur l’autre rive et les sources naturelles ont donné à la ville sa réputation mondiale. Cette présence de l’eau m’a fait penser à Lijiang, dans la province chinoise du Yunnan.

    Le Yunnan est l’une des provinces chinoises les plus appréciées pour la diversité de ses paysages et la douceur de son climat. On y passe des régions subtropicales du sud aux hauts plateaux et aux montagnes enneigées du nord-ouest. Grâce à cette diversité, il est possible d’y voyager presque toute l’année. Lijiang, située à environ 2 400 mètres d’altitude, bénéficie de nombreuses journées ensoleillées et de températures généralement agréables, même si les écarts entre le jour et la nuit peuvent être importants. Au nord de la ville s’élève la montagne enneigée du Dragon de Jade. Ses neiges, ses rivières et ses sources alimentent la plaine de Lijiang et le réseau d’eau de la vieille ville. La vieille ville n’a pas été construite selon un plan géométrique. Ses ruelles suivent la pente, le relief et le mouvement naturel de l’eau. Celle-ci ne sert pas seulement de décor. Pendant des siècles, elle a été utilisée pour boire, cuisiner, laver les aliments, nettoyer les rues et irriguer les jardins.

    Terre de culture ancestrale

    La culture naxi constitue une autre richesse de Lijiang. Elle se retrouve dans l’architecture en bois, la musique traditionnelle, les fêtes locales et la culture dongba, notamment connue pour son ancienne écriture pictographique. Dans les villages comme dans les quartiers anciens, cette culture donne à Lijiang une identité très différente de celle des grandes métropoles chinoises. Cette combinaison de paysages, de patrimoine et de douceur de vivre attire non seulement des touristes, mais aussi des personnes qui choisissent d’y rester plus longtemps. Lijiang est ainsi devenue un lieu de séjour prolongé pour ceux qui recherchent la montagne, la nature et une vie moins rapide.

    Et j’aimerais terminer cette petite série par une chanson de Barbara, Les Voyages : « Qui mûrissent nos cœurs, qui nous ouvrent au bonheur. »

    Lorsque l’on retourne chez soi, rien n’est tout à fait comme autrefois. Nos yeux ont changé, et nous découvrons avec étonnement que certains soucis qui nous semblaient autrefois si importants étaient finalement simples et petits. Bon voyage.

    Dong Qiao, correspondante de China Media Group à Paris

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises ou des sujets sur les deux pays, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • [Passerelle interculturelle] Chongqing et Toulouse : entre fleuves, industrie et innovation

    [Passerelle interculturelle] Chongqing et Toulouse : entre fleuves, industrie et innovation

    Lorsque j’ai découvert Toulouse, j’ai d’abord été impressionnée par Airbus et la Cité de l’espace. La ville incarne, à mes yeux, la puissance de l’industrie aéronautique et spatiale française. Mais Toulouse, ce sont aussi ses façades en briques roses et la Garonne qui traverse paisiblement la ville. Si je devais lui chercher une ville correspondante en Chine, je penserais à Chongqing. Le rapprochement peut sembler inattendu : Toulouse est une ville du sud-ouest de la France, tandis que Chongqing est une immense métropole montagneuse traversée par le Yangtsé et la rivière Jialing. Pourtant, toutes deux possèdent une forte tradition industrielle et entretiennent une relation étroite avec leur fleuve. Ce rapprochement est d’autant plus naturel que Toulouse et Chongqing sont officiellement jumelées depuis 1982. À Chongqing, le Yangtsé et la rivière Jialing se rejoignent au pied d’une ville construite sur les montagnes. Souvent appelée la « ville montagne », Chongqing monte, descend et se superpose sur plusieurs niveaux. Les routes longent les collines, les ponts franchissent les fleuves et certaines lignes de métro traversent même les immeubles. Le Yangtsé ne constitue pas seulement un élément du paysage. Il a longtemps joué un rôle essentiel dans le transport des marchandises et des voyageurs. Aujourd’hui encore, le port fluvial, les lignes ferroviaires et les plateformes logistiques font de Chongqing un important carrefour commercial.

    Fleuve bleu et briques roses

    La ville possède aussi une culture populaire très forte. La cuisine occupe une place essentielle dans son identité. Le plat le plus connu est bien sûr la fondue de Chongqing, le hot pot, préparée avec des piments, du poivre du Sichuan et de nombreuses épices. Le repas, souvent long et animé, se partage entre amis ou en famille. Derrière cette image touristique, Chongqing reste l’un des grands centres industriels de Chine. L’automobile, la moto, l’électronique et la fabrication d’équipements ont longtemps soutenu son développement. Aujourd’hui, la ville investit dans les véhicules électriques et intelligents ainsi que dans les technologies numériques.

    C’est ici que le parallèle avec Toulouse prend tout son sens. Toulouse s’est imposée comme l’un des principaux centres européens de l’aéronautique et de l’espace, tandis que Chongqing s’appuie sur sa puissance manufacturière pour accélérer sa transformation technologique. Toutes deux montrent comment un fleuve et une forte tradition industrielle peuvent façonner l’identité d’une ville.

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises ou des sujets sur les deux pays, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • La nouvelle passerelle de la gare de Miramas est accessible aux voyageurs

    La nouvelle passerelle de la gare de Miramas est accessible aux voyageurs

    Des grillages métalliques entourent les pieds de la passerelle. Les travaux de la gare de Miramas ne sont pas tout à fait terminés, mais la nouvelle infrastructure est accessible depuis ce mardi 11 août. Valises à la main, un couple de Miramasséens appelle l’un des quatre ascenseurs qui desservent les quais. « C’est sûr que ça met plus la gare en valeur que le passage souterrain un peu lugubre qu’on avait avant », commentent-ils.

    Pour eux, ce nouvel ouvrage de 75 mètres de long qui surplombe les voies est enfin à la hauteur du pôle de mobilité, qui voit chaque jour près de 110 trains transiter. Chaque année, 800 000 voyageurs passent par la commune construite autour de son réseau ferroviaire. « L’objectif, c’est de passer à 1,5 million d’ici 2030 », révélait Jérôme Bini, directeur régional des gares Sud au sein de la SNCF, lors de la pose des piles de la passerelle en janvier dernier.

    Près de 27 millions investis

    Venue regarder passer les locomotives avec son fils Kenaël, Sabrina assure : « La gare est toujours pleine, parce qu’on est bien desservis : on peut aller à Paris en TGV, à Marseille ou à Avignon. C’est rare pour une petite commune de 26 000 habitants ».

    Les 26,83 millions d’euros investis par la Métropole (7,62), la Région (11,3), l’État (5,65) et la SNCF Gare et Connexions (2,26) doivent donc améliorer le service pour les usagers, qu’ils soient des habitués ou qu’ils fassent partie des nouveaux voyageurs. Reste encore à végétaliser les quais, qui ont été rehaussés, et à installer le nouveau mobilier. « Ces travaux sont une bonne chose pour les personnes en fauteuil roulant, les quais et les trains sont plus accessibles », souligne Sabrina.

    La Miramasséenne note aussi l’amélioration de la desserte du centre-ville : « Il n’y a plus besoin de faire le tour de la gare pour aller des quartiers nord aux quartiers sud ». Alors qu’ils attendent leur train, le couple de deux retraités fait remarquer : « La mobilité progresse dans toute la ville : nous, on a pris le BHNS (Bus à haut niveau de service) pour venir à la gare, et ça fonctionne vraiment bien ! »

  • [Passerelle interculturelle] Beijing et Paris : protéger les villes anciennes sans les figer

    [Passerelle interculturelle] Beijing et Paris : protéger les villes anciennes sans les figer

    Beijing et Paris sont deux capitales anciennes, mais elles ne racontent pas leur histoire de la même manière. À Beijing, la vieille ville se reconnaît à ses murs rouges, à ses toits gris et à ses hutong qui s’étendent autour de la Cité interdite. À Paris, elle apparaît le long de la Seine, dans les façades en pierre, les passages, les places, les cafés et les immeubles serrés les uns contre les autres.

    À Beijing, l’histoire est visible à une échelle impressionnante. La Grande Muraille serpente dans les montagnes au nord de la capitale. Au centre de la ville, les murs rouges et les toits dorés de la Cité interdite rappellent plusieurs siècles d’histoire impériale. Plus au sud, le Temple du Ciel, avec sa silhouette circulaire, reste l’un des paysages les plus reconnaissables de Beijing.

    Ces monuments ne sont pas isolés. Ils s’inscrivent dans un vaste ensemble historique organisé autour de l’axe central de Beijing, qui traverse la capitale du nord au sud. La Cité interdite, la place Tian’anmen, les anciennes tours de la Cloche et du Tambour, les temples et les quartiers traditionnels composent une structure urbaine unique. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 2024, cet axe raconte plusieurs siècles d’histoire politique, architecturale et culturelle chinoise.

    Concilier le charme de l’ancien et le confort moderne

    Mais le charme du vieux Beijing ne se trouve pas uniquement dans ses grands monuments. Il apparaît aussi dans les hutong, ces ruelles étroites bordées de maisons traditionnelles à cour carrée, les siheyuan. On y découvre une ville plus intime : des habitants assis devant leur porte, des vélos appuyés contre les murs gris, de petites boutiques, des arbres qui dépassent des cours et des voisins qui se connaissent depuis longtemps.

    Pendant des années, de nombreuses maisons de hutong ont souffert du vieillissement et d’un manque d’équipements. Certaines étaient mal isolées, difficiles à chauffer ou dépourvues d’installations sanitaires adaptées. Protéger ces quartiers ne pouvait donc pas signifier les conserver exactement dans leur état ancien.

    Beijing a restauré et rénové de nombreuses maisons dans les hutong. Les toitures, les murs et les cours ont été réparés, tandis que les réseaux d’eau, de chauffage et d’électricité ont été améliorés. Ces travaux cherchent à préserver l’apparence traditionnelle des ruelles et des siheyuan, tout en rendant les logements plus sûrs et plus confortables.

    Les hutong attirent également des habitants étrangers. Certains choisissent de vivre dans une maison à cour plutôt que dans un immeuble moderne. Ils apprécient le calme des ruelles, les relations de voisinage et la possibilité de découvrir Beijing au plus près de la vie locale.

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises ou des sujets sur les deux pays, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • [Passerelle interculturelle] Shanghai et Marseille : deux villes ouvertes sur le monde

    [Passerelle interculturelle] Shanghai et Marseille : deux villes ouvertes sur le monde

    Aujourd’hui, pour un voyageur français, Shanghai n’est plus si loin de Marseille. Grâce à la liaison aérienne directe entre les deux villes et à l’exemption de visa accordée par la Chine aux titulaires d’un passeport français pour les séjours de courte durée, il suffit presque d’acheter un billet d’avion pour partir de la Méditerranée et se retrouver, quelques heures plus tard, sur les rives du Huangpu. Cette liaison directe donne une réalité nouvelle aux relations entre Shanghai et Marseille, officiellement jumelées depuis le 26 octobre 1987. Les deux villes sont très différentes par leur taille, leur architecture et leur paysage, mais elles partagent une longue histoire liée au port, au commerce maritime et aux échanges avec le monde extérieur.

    Shanghai s’est développée à l’embouchure du Yangtsé, autour du fleuve Huangpu. Son port a fait entrer des marchandises, des capitaux, des voyageurs, mais aussi de nouvelles idées et différentes influences culturelles. Aujourd’hui, Shanghai constitue l’une des principales portes d’accès au delta du Yangtsé, l’une des régions économiques les plus dynamiques de Chine.

    Cette histoire reste visible dans son paysage urbain. Sur le Bund, les bâtiments historiques témoignent des échanges anciens entre Shanghai et l’étranger. Certains quartiers de l’ancienne concession française conservent également des rues bordées de platanes, des villas et des immeubles d’inspiration européenne. De l’autre côté du Huangpu, les gratte-ciel de Pudong incarnent une métropole financière et technologique tournée vers l’avenir.

    Contraste architectural saisissant

    Shanghai se découvre aussi par sa cuisine. Le matin, les habitants peuvent acheter des shengjian bao, de petits pains farcis à la viande et grillés à la poêle, ou des xiaolongbao, servis dans de petits paniers en bambou. On trouve également des nouilles, des raviolis, des poissons et des plats légèrement sucrés, caractéristiques de la cuisine locale.

    La ville offre de nombreuses manières de passer une journée. On peut commencer par une promenade sur le Bund, traverser le Huangpu en ferry pour rejoindre Pudong, puis monter dans l’une des tours afin d’observer la ville d’en haut. Plus tard, les jardins de Yuyuan permettent de découvrir une architecture chinoise traditionnelle au milieu d’un quartier très animé.

    Le soir, Shanghai change encore de visage. Les façades du Bund s’illuminent, tandis que les tours de Pudong se reflètent dans le fleuve. Les restaurants, les théâtres, les salles de concert et les petites rues commerçantes restent animés jusque tard. La ville mêle ainsi patrimoine, consommation, culture et loisirs dans un même espace urbain.

    Shanghai et Marseille ont chacune leur caractère, mais toutes deux savent accueillir ceux qui arrivent par la mer ou par les airs. Dans ces deux villes, le voyage ne commence pas seulement au moment du départ.

    Dong Qiao, correspondante de China Media Group à Paris

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  • [Passerelle interculturelle] Jingdezhen et Gien : deux villes façonnées par la céramique

    [Passerelle interculturelle] Jingdezhen et Gien : deux villes façonnées par la céramique

    Lorsque je suis arrivée à Gien, petite ville du Loiret située au bord de la Loire, une ville chinoise m’est immédiatement venue à l’esprit : Jingdezhen.

    Les deux villes sont très différentes par leur taille et leur histoire. Pourtant, toutes deux ont construit une part essentielle de leur identité autour de la terre, du feu, de la couleur et du savoir-faire des artisans.

    Située dans la province chinoise du Jiangxi, Jingdezhen est souvent appelée la « capitale de la porcelaine ». Son histoire de la céramique remonte à plus de 1 700 ans. Pendant des siècles, ses porcelaines ont voyagé à travers l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe.

    Elles ont fait connaître dans le monde les techniques, les formes et les motifs de la culture chinoise. Les porcelaines bleu et blanc ont largement contribué à sa renommée. Mais Jingdezhen ne se résume pas à son passé.

    Aujourd’hui, la ville attire des artistes, des étudiants, des designers et de jeunes artisans venus de Chine et de l’étranger.

    D’anciennes fabriques ont été transformées en ateliers, en galeries et en espaces culturels. La tradition y devient ainsi une source de création contemporaine.

    Un geste qui semble presque universel

    À Gien, la faïence occupe elle aussi une place importante dans l’identité locale. Dans les collections et les boutiques, les assiettes, les services de table et les objets décoratifs racontent l’évolution des goûts français. Leurs motifs s’inspirent souvent de la nature, des animaux et de la vie quotidienne.

    Jingdezhen possède une histoire beaucoup plus ancienne et Gien permet de comprendre comment une ville peut être durablement façonnée par un savoir-faire artisanal. Entre la Loire et le Jiangxi, la distance est grande. Pourtant, lorsqu’un artisan pose son pinceau sur une pièce encore blanche, le geste semble presque universel.

    L’été est la saison des voyages. Depuis mon arrivée en France il y a un peu plus d’un an, j’ai moi aussi beaucoup voyagé, de Paris à Marseille, de Lyon à Gien, en passant par plusieurs villes grandes ou petites. Au fil de ces découvertes, j’ai souvent été frappée par les ressemblances qui existent entre certaines villes françaises et chinoises, malgré la distance, la différence d’échelle et des histoires parfois très éloignées. Ces correspondances permettent peut-être de comprendre pourquoi tant de Français qui se rendent en Chine s’attachent à certaines villes chinoises. Cet été, je vous propose donc une série de cinq voyages croisés entre la France et la Chine. Chaque étape rapprochera deux villes autour d’une histoire, d’un paysage ou d’une identité commune, tout en vous invitant à mieux découvrir une ville chinoise.

    Dong Qiao, correspondante de China Media Group à Paris

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  • [Passerelle interculturelle] La vision et les actions de la Chine pour la gouvernance mondiale de l’IA

    [Passerelle interculturelle] La vision et les actions de la Chine pour la gouvernance mondiale de l’IA

    L’intelligence artificielle ouvre une nouvelle étape dans le développement de l’humanité. Elle renforce notre capacité à comprendre et à transformer le monde, tout en devenant un moteur majeur du progrès scientifique, technologique et industriel.

    Mais l’IA présente aussi des risques, notamment en matière de sécurité, d’éthique et d’inégalités technologiques. La communauté internationale doit donc trouver un équilibre entre innovation, prévention des risques et partage équitable des bénéfices de l’IA. Dans ce contexte, la Chine défend une gouvernance mondiale de l’IA centrée sur l’être humain et fondée sur le principe d’une « IA au service du bien commun ». Elle soutient l’égalité entre les pays, la coopération, le développement inclusif et un meilleur équilibre entre développement et sécurité.

    La Chine accorde une grande importance au développement et à la gouvernance de l’IA. Elle soutient le multilatéralisme et appelle à une coordination internationale plus forte.

    Aujourd’hui, les pays ont encore des positions différentes sur la sécurité, l’éthique, les responsabilités, les règles de gouvernance et les normes techniques.

    Réduire les inégalités technologiques

    En 2023, la Chine a proposé l’Initiative mondiale pour la gouvernance de l’intelligence artificielle. Celle-ci défend une IA au service du bien commun, sûre, contrôlable, inclusive et équitable. Elle appelle aussi à la création de mécanismes de gouvernance ouverts, efficaces et applicables.

    Tous les pays doivent pouvoir développer et utiliser l’intelligence artificielle. Pourtant, de nombreux pays en développement, notamment dans le Sud global, manquent encore de technologies, de compétences et de capacités de gouvernance.

    La Chine place donc le renforcement des capacités et l’accès aux technologies au centre de son action. Elle a proposé plusieurs initiatives, dont un plan d’action pour une IA au service de tous et l’Initiative de coopération internationale « IA+ ». Elle a également contribué à l’adoption de la première résolution de l’Assemblée générale des Nations unies consacrée au renforcement des capacités dans le domaine de l’IA, ainsi qu’à la création d’un réseau mondial soutenu par l’ONU. À travers des échanges et des formations, la Chine aide les pays en développement à renforcer leurs compétences et à réduire la fracture numérique.

    Transformer les principes

    en actions

    La communauté internationale a déjà adopté de nombreux principes sur la gouvernance de l’IA, mais ceux-ci doivent encore être transformés en actions concrètes.

    La Chine souhaite renforcer la coopération dans les stratégies de développement, les règles de gouvernance et les normes techniques. Son objectif est de fournir davantage de biens publics dans le domaine de l’IA et de contribuer à un système mondial de gouvernance plus ouvert, plus inclusif et plus équitable.

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises ou des sujets sur les deux pays, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • [Passerelle interculturelle] « Dear You » : un film chinois sur la mémoire des familles d’outre-mer présenté en avant-première à Paris

    [Passerelle interculturelle] « Dear You » : un film chinois sur la mémoire des familles d’outre-mer présenté en avant-première à Paris

    Organisée conjointement par l’Amicale des Teochew de France et le distributeur Trinity CineAsia, cette projection a réuni près de 200 invités, dont des représentants de la communauté chinoise en France, des personnalités locales et de nombreux spectateurs venus découvrir une œuvre profondément ancrée dans la mémoire des Chinois d’outre-mer.

    Réalisé par Lan Hongchun, Dear You est un film familial tourné principalement en dialecte teochew. À travers l’histoire d’un jeune homme qui part en Thaïlande à la recherche de son grand-père disparu, le film fait remonter à la surface un passé longtemps enfoui : celui des familles originaires de Chaoshan, dans le sud de la Chine, séparées par l’émigration, le travail outre-mer et le silence des générations précédentes.

    Au cœur du récit se trouve le « qiaopi », une forme particulière de correspondance qui associait lettre familiale et envoi d’argent. Pendant des décennies, ces lettres ont relié les émigrés chinois installés en Asie du Sud-Est à leurs familles restées au pays. Dans le film, ces fragments de papier deviennent les témoins d’une histoire intime, mais aussi collective : celle de l’exil, de l’attente, du devoir familial et des sentiments rarement exprimés. Sans grands effets spectaculaires ni casting de vedettes, Dear You a rencontré un fort écho en Chine grâce à la sincérité de son récit, à l’usage du dialecte local et à la force émotionnelle de son sujet.

    Résonance particulière dans le 13e arrondissement de Paris

    La tenue de cette avant-première dans le 13e arrondissement de Paris revêt une signification particulière. Quartier emblématique de la présence asiatique dans la capitale française, il constitue un lieu de mémoire, de transmission et de rencontre entre les générations. Pour de nombreux spectateurs issus de la diaspora chinoise, le film ne raconte pas seulement une histoire venue de Chine : il fait écho à des trajectoires familiales, à des langues parfois transmises à voix basse, et à des souvenirs que le cinéma permet de rendre visibles. À travers cette projection, Dear You ouvre également une fenêtre sur la diversité du cinéma chinois contemporain. Il montre qu’une œuvre profondément locale, enracinée dans une langue régionale et une histoire familiale spécifique, peut toucher un public bien au-delà de son territoire d’origine. En France, où le film doit sortir en salles au début du mois de septembre 2026, cette première rencontre avec le public parisien marque une étape importante dans la circulation internationale d’un récit chinois à la fois intime, populaire et universel.

    Plus qu’un simple film familial, Dear You apparaît ainsi comme une lettre adressée aux générations passées, mais aussi aux descendants qui cherchent aujourd’hui à comprendre d’où ils viennent.

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  • [Passerelle interculturelle] Un mois en orbite : l’équipage de Shenzhou-23 poursuit ses expériences scientifiques et sa vie quotidienne dans l’espace

    [Passerelle interculturelle] Un mois en orbite : l’équipage de Shenzhou-23 poursuit ses expériences scientifiques et sa vie quotidienne dans l’espace

    Le vaisseau habité Shenzhou-23 a été lancé le 24 mai 2026, depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan. Il s’est ensuite amarré avec succès au module central Tianhe de la Station spatiale chinoise, le 25 mai. Les astronautes Zhu Yangzhu, Zhang Zhiyuan et Lai Ka-ying sont entrés dans la station spatiale, où ils ont rejoint l’équipage de Shenzhou-21.

    La mission Shenzhou-23 est la septième mission habitée de la phase d’application et de développement de la Station spatiale chinoise. Elle est aussi la 40e mission de lancement depuis le début du programme spatial habité chinois, ainsi que le 23e vol d’un vaisseau Shenzhou.

    Cette mission montre que la Station spatiale chinoise est entrée dans une phase d’utilisation plus régulière et plus stable. L’équipage mène des expériences dans plusieurs domaines, comme les sciences de la vie, la médecine spatiale, la physique en microgravité et les nouvelles technologies spatiales. Pendant cette mission, un astronaute doit aussi rester environ un an en orbite. Cette expérience permettra d’accumuler des connaissances pour les futurs séjours longs dans l’espace et pour les futures missions d’exploration plus lointaines.

    Au cours de la semaine passée, les trois astronautes ont réalisé plusieurs tâches scientifiques et techniques en orbite. Leur travail montre aussi comment la recherche scientifique et la vie quotidienne peuvent se combiner dans l’espace. Dans la cuisine spatiale, les astronautes ont placé des morceaux de citrouille dans le four de la station. Ils ont ensuite goûté cette nourriture chaude et sucrée. Ce moment simple leur a apporté un goût familier de la vie sur Terre, dans leur maison en orbite.

    Dans le domaine de la médecine spatiale, l’équipage a utilisé un appareil d’échographie pour faire des examens croisés. Les astronautes ont examiné le cou, le poignet et l’abdomen les uns des autres. Les données collectées serviront à mieux comprendre la circulation du sang, son évolution dans le temps et dans l’espace, ainsi que les changements de certains groupes musculaires sensibles. L’équipage a également travaillé avec le robot intelligent Xiaohang. Les astronautes ont réalisé des tests d’interaction tactile avec ce robot. Ces essais aideront à améliorer les futurs systèmes de planification des mouvements des robots à bord de la station. Xiaohang est en orbite depuis plus d’un an et a déjà travaillé avec quatre équipages différents. Il continue ainsi à accumuler de l’expérience dans l’environnement spatial.

    De Shenzhou-1 à Shenzhou-23, le programme spatial habité chinois est passé d’une phase de vérification technologique à une phase de présence humaine régulière en orbite. Aujourd’hui, la Station spatiale chinoise fonctionne comme un laboratoire spatial national. La mission Shenzhou-23 illustre cette nouvelle étape : il ne s’agit plus seulement de construire la station, mais aussi de bien l’utiliser pour la recherche scientifique, la santé des astronautes et le développement des futures technologies spatiales.

  • [Passerelle interculturelle] Le dialogue entre les civilisations, une voie pour rapprocher les peuples

    [Passerelle interculturelle] Le dialogue entre les civilisations, une voie pour rapprocher les peuples

    En juin de cette année, une série d’événements, notamment des spectacles artistiques, des expositions de peinture et des ateliers culturels, ont été organisés dans des institutions des Nations unies à New York, Vienne et Paris pour célébrer cette journée.

    Les participants ont salué l’Initiative pour la civilisation mondiale, proposée par la Chine, ainsi que sa contribution à la promotion du dialogue entre les civilisations. Ils ont souligné l’importance de renforcer la solidarité par le dialogue, de construire un monde plus juste et plus pacifique, et ont appelé tous les pays à promouvoir davantage la compréhension mutuelle, l’amitié entre les peuples et la coexistence harmonieuse entre les différentes civilisations. L’Initiative pour la civilisation mondiale a été proposée par le président chinois Xi Jinping en mars 2023, lors de la Réunion de haut niveau du Parti communiste chinois en dialogue avec les partis politiques du monde. Elle constitue un bien public important offert par la Chine à la communauté internationale dans la nouvelle ère. Elle vise à favoriser le dialogue entre les civilisations et à dépasser les divisions grâce aux échanges et à la compréhension mutuelle.

    À l’approche du 105e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois, le 1er juillet, c’est aussi un bon moment pour revenir sur le rôle des partis politiques dans les échanges et l’apprentissage mutuel entre les civilisations. Lorsque l’éloignement entre les civilisations, les frictions culturelles et les oppositions de valeurs alimentent les tensions et les conflits entre les pays, de nombreux problèmes apparaissent souvent : l’écart de développement se creuse, les règles internationales s’affaiblissent et la gouvernance mondiale devient plus désordonnée.

    Face à ces défis urgents, l’Initiative pour la civilisation mondiale propose une base culturelle commune pour aider les pays à répondre ensemble aux difficultés qu’ils rencontrent. Elle met l’accent sur les échanges plutôt que sur l’éloignement, sur l’apprentissage mutuel plutôt que sur les affrontements, et sur l’inclusion plutôt que sur la supériorité culturelle.

    La Chine respecte profondément la diversité des civilisations et encourage des échanges plus approfondis et plus concrets entre elles. Elle a lancé et soutenu plusieurs plateformes de dialogue multilatéral, comme la Conférence sur le dialogue des civilisations asiatiques, le Forum de Liangzhu, la Conférence mondiale des classiques et la Réunion ministérielle du dialogue mondial des civilisations.

    Elle construit également de nombreuses plateformes de coopération dans les domaines de l’éducation, de la culture, du sport et de la santé.

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises ou des sujets sur les deux pays, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.