Tag: passerelle

  • [Passerelle interculturelle] Le 77e anniversaire de la République populaire de Chine célébré à Marseille

    [Passerelle interculturelle] Le 77e anniversaire de la République populaire de Chine célébré à Marseille

    Plus de 300 personnes ont participé à l’événement, y compris plusieurs consuls généraux étrangers à Marseille, des représentants d’organisations internationales, des personnalités issues de différents milieux de la région, des représentants d’entreprises chinoises et des étudiants chinois en France.

    Cette année marque le 105e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois ainsi que le lancement du 15e Plan quinquennal de la Chine. Au premier semestre, l’économie chinoise a résisté aux pressions et répondu efficacement aux chocs et aux défis extérieurs. Le produit intérieur brut a atteint 69 600 milliards de yuans, soit une hausse de 4,7% sur un an, témoignant d’une forte résilience et d’un grand dynamisme. La Chine a toujours été un acteur, un contributeur et un bâtisseur actif de la gouvernance mondiale.

    Lors de son discours, le Consulat général de Chine à Marseille He Youlin a rappelé qu’en décembre dernier, lors de son entretien avec le président Emmanuel Macron, en visite d’État en Chine, le président Xi Jinping avait appelé à faire en sorte que « le partenariat stratégique global sino-français progresse de manière plus stable et plus solide dans son nouveau cycle de soixante ans ». Cette orientation a donné un nouvel élan au développement durable des relations sino-françaises et constitue également un guide important pour la coopération entre collectivités locales des deux pays.

    Le Consulat général de Chine à Marseille entend continuer à favoriser une meilleure complémentarité entre les atouts des deux parties, une allocation efficace des ressources ainsi que le développement concret des coopérations. Il souhaite travailler avec les amis de tous les milieux de la circonscription consulaire afin de consolider les fondements de l’amitié à travers la coopération locale, de renforcer la compréhension mutuelle entre les peuples et d’insuffler ensemble une nouvelle dynamique au partenariat stratégique global entre la Chine et la France.

    Dans leurs interventions, les invités français ont chaleureusement félicité la République populaire de Chine à l’occasion du 77e anniversaire de sa fondation. Ils ont exprimé leur admiration pour les réalisations historiques obtenues par la Chine en matière de développement économique et social et porté une appréciation positive sur le partenariat stratégique global sino-français.

    Écrire un nouveau chapitre

    Ils ont également affirmé accorder une grande importance à la coopération avec la Chine et souhaiter saisir davantage les opportunités offertes par son développement, approfondir continuellement la coopération pragmatique dans différents domaines et parvenir à davantage de résultats mutuellement bénéfiques.

    La réception s’est déroulée dans une atmosphère chaleureuse et amicale. Les invités ont échangé autour de l’amitié et de la coopération, exprimant leur souhait de renforcer davantage les échanges amicaux bilatéraux afin d’écrire ensemble un nouveau chapitre de la coopération sino-française.

  • [Passerelle interculturelle] Un gigantesque coussin gonflable en Chine

    [Passerelle interculturelle] Un gigantesque coussin gonflable en Chine

    Il ne s’agit pourtant ni d’une installation artistique ni d’un bâtiment temporaire. Cette gigantesque structure est une membrane gonflable destinée à recouvrir entièrement la fosse de fondation du futur Centre d’exposition de Baiyun.

    Avec une superficie d’environ 25 000 mètres carrés, elle constitue actuellement l’une des plus grandes installations de ce type dans le sud de la Chine. La structure mesure environ 197 mètres de long, 110 mètres de large et atteint jusqu’à 45 mètres de hauteur.

    Son principe est relativement simple : des ventilateurs injectent de l’air en permanence à l’intérieur afin de maintenir une légère surpression et de soutenir la membrane. Le chantier se retrouve ainsi enfermé dans un vaste espace indépendant, sans avoir besoin d’une lourde structure métallique.

    L’objectif est avant tout environnemental. En isolant le chantier de l’extérieur, la membrane permet de limiter fortement la dispersion des poussières et de réduire le bruit, avec une baisse pouvant atteindre environ 60 %. Elle protège également les travaux contre la pluie et certaines intempéries, ce qui permet au chantier de se poursuivre dans des conditions plus stables.

    À l’intérieur, la qualité de l’air est surveillée en permanence. Des dispositifs mesurent notamment la teneur en oxygène, le monoxyde de carbone et la concentration de poussières. Des systèmes de renouvellement de l’air et de pulvérisation d’eau sont également utilisés afin de maintenir un environnement adapté aux ouvriers et aux engins.

    La question de la sécurité a également été prise en compte. Selon les responsables du projet, cette membrane a été conçue pour résister à des vents correspondant à un typhon de niveau 14, un élément particulièrement important dans une région régulièrement exposée aux phénomènes météorologiques violents. Cette solution présente aussi un intérêt en matière de calendrier. Grâce à la protection du chantier contre les aléas climatiques et à la possibilité de travailler de manière plus continue, le projet estime pouvoir gagner jusqu’à 171 jours sur certaines phases de construction.

    Guangzhou n’est d’ailleurs pas la première ville chinoise à expérimenter cette technologie. À Jinan, dans la province du Shandong, une membrane d’environ 20 000 mètres carrés et de près de 50 mètres de hauteur a déjà été utilisée pour recouvrir un chantier. À Shenzhen, dans le quartier de Futian, des dispositifs comparables ont également été installés afin de réduire l’impact environnemental de grands travaux urbains.

    Une fois les travaux terminés, la membrane peut être démontée, transportée et, dans certains cas, réutilisée sur d’autres chantiers. Derrière ce spectaculaire « coussin gonflable » se cache donc une question très concrète à laquelle sont confrontées les grandes métropoles chinoises : comment continuer à construire et à transformer la ville tout en réduisant les nuisances pour ceux qui vivent autour des chantiers ?

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises ou des sujets sur les deux pays, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • [Passerelle interculturelle] C’est la journée des enseignants en Chine

    [Passerelle interculturelle] C’est la journée des enseignants en Chine

    Cette importance accordée aux enseignants reste très présente dans la Chine d’aujourd’hui. Le président chinois Xi Jinping a déclaré : « Rencontrer un bon enseignant est une chance dans la vie d’une personne ; pour une école, avoir de bons enseignants est un honneur ; et pour une nation, voir émerger sans cesse de nouvelles générations de bons enseignants représente un espoir pour son avenir. »

    En Chine, le respect pour les enseignants ne date évidemment pas de la création de cette journée. Il s’inscrit dans une histoire beaucoup plus ancienne, notamment marquée par Confucius, penseur chinois né il y a plus de 2 500 ans, que les Français connaissent également assez bien.

    Confucius accordait une importance fondamentale à l’éducation. Pour lui, apprendre ne consistait pas seulement à accumuler des connaissances. Il s’agissait aussi d’apprendre à devenir une personne meilleure, à comprendre les autres et à trouver sa place dans la société.

    L’une de ses phrases les plus célèbres reste aujourd’hui familière à presque tous les Chinois : « N’est-ce pas une joie d’accueillir des amis venus de loin ? »

    Ce simple mot, « joie », dit peut-être quelque chose de plus profond sur la pensée chinoise.

    La philosophie de Confucius insiste beaucoup sur les relations entre les êtres humains : le respect, la bienveillance, la responsabilité envers les autres, mais aussi la recherche d’un certain équilibre. Le concept de « juste milieu », que l’on associe souvent à la pensée confucéenne, ne signifie pas l’absence de position ou de caractère. Il invite plutôt à éviter les excès, à prendre en compte les circonstances et à chercher une manière harmonieuse d’agir.

    18,7 millions de professeurs

    Cette importance accordée à l’éducation se reflète aussi dans la réalité d’aujourd’hui. La Chine compte plus de 18,7 millions d’enseignants à temps plein dans les différents niveaux d’enseignement. Parmi eux, près de 10,7 millions travaillent dans l’enseignement obligatoire, principalement dans les écoles primaires et les collèges. Ces chiffres donnent une idée de l’ampleur du système éducatif chinois, mais aussi du rôle considérable que jouent les enseignants dans la société.

    De Confucius aux salles de classe d’aujourd’hui, une même conviction semble ainsi traverser les siècles : l’éducation ne consiste pas seulement à transmettre des connaissances, mais aussi à former des personnes et, à travers elles, à préparer l’avenir d’une société. C’est peut-être aussi pour cela qu’en Chine, chaque 10 septembre, rendre hommage aux enseignants dépasse largement le cadre d’une simple célébration.

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises ou des sujets sur les deux pays, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • Miramas, la gare repensée pour accueillir 1,5 million de voyageurs

    Miramas, la gare repensée pour accueillir 1,5 million de voyageurs

    C’est un ouvrage qui change non seulement le visage de la gare, mais aussi celui de la ville. Ce vendredi 11 septembre, les pouvoirs publics ont inauguré la nouvelle passerelle qui enjambe et relie les trois quais. Ouverte au public depuis le 11 août, son tablier de 75 m de long et 3,5 m de large sont accessibles à tous grâce à l’installation de quatre ascenseurs. En contrebas, les quais ont été rehaussés pour faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite.

    « On veut passer à 1,5 million de voyageurs d’ici 2030, affiche Jérôme Bini, directeur régional des gares Sud chez SNCF. Aujourd’hui, 900 000 personnes transitent chaque année par Miramas. Il y a vraiment une volonté de développer la gare dans le cadre du Service express régional métropolitain (Serm) 2050. » Présenté le 18 septembre au gouvernement pour obtenir sa labellisation, « il représente un volume financier considérable, mais c’est un grand projet qu’il faut défendre », assure le vice-président de la Métropole délégué aux mobilités et maire (DVG) de Miramas Frédéric Vigouroux. « Il y a un grand coup d’accélérateur sur le ferroviaire. »

    D’ici là, la station de Miramas, la 3e du département, est d’ores et déjà dotée d’une infrastructure à la hauteur de son rang. « On a une ligne TGV qui va à Paris et qui devient de plus en plus intéressante, que nous devons faire connaître pour permettre à l’ensemble du territoire de 360 000 personnes de venir ici plutôt que de s’empiler dans des parkings qui n’existent pas à Aix », commente Frédéric Vigouroux.

    L’édile se réjouit du nouveau visage qu’offrent ces travaux à sa commune : « On a une gare moderne à 360 degrés, recousant le nord et le sud de la ville qui étaient jusque-là séparés par les voies ferrées ». Cette concrétisation s’inscrit dans un projet plus ample. « C’est le premier gros ouvrage qui va nous permettre de lancer le travail autour du Pôle d’échange multimodal. On va essayer d’aller plus vite pour faire les parkings et la rénovation de la gare, sans oublier le projet de construction de 400 logements en accession sociale ou privé, appelé l’écoquartier d’Oasis. »

  • [Passerelle interculturelle] ZXMOTO : la compétition vitrine des motos chinoises en Europe

    [Passerelle interculturelle] ZXMOTO : la compétition vitrine des motos chinoises en Europe

    Lors de la manche française du WorldSSP cette saison, ZXMOTO a réalisé un week-end solide. Valentin Debise a obtenu deux troisièmes places lors des deux courses, tandis que son coéquipier italien Federico Caricasulo a signé comme meilleur résultat une cinquième place.

    Fabio Evangelista, team principal d’Evan Bros Racing, estime que les résultats de la moto de course, tout comme les performances de la ZXMOTO 820RR, démontrent que les produits chinois, notamment dans le secteur de la moto, ont atteint le niveau des modèles européens et japonais et peuvent même, dans certains domaines, se montrer supérieurs. Selon lui, le fait que l’équipe soit aujourd’hui engagée dans la lutte pour le titre mondial témoigne des performances et de la qualité de la moto. Il ajoute que cette appréciation est également partagée par de nombreuses personnes avec lesquelles il échange en Europe.

    Pour ZXMOTO, la compétition constitue à la fois un laboratoire et un moyen de gagner rapidement en visibilité. Sa moto de course, la 820RR-RS, permet de tester les performances du moteur, du châssis et des différents composants dans des conditions extrêmes. Les enseignements tirés sur les circuits peuvent ensuite contribuer au développement des modèles destinés au grand public, notamment la 820RR.

    Une nouvelle étape pour l’industrie chinoise de la moto

    Gregorio Lavilla, directeur exécutif de WorldSBK, estime que l’arrivée de nouveaux constructeurs internationaux, notamment chinois, contribue au développement et à la diversité du championnat. Selon lui, la participation des marques chinoises est également importante pour rapprocher WorldSBK du marché chinois et élargir son audience internationale.

    Cette présence attire aussi l’attention des entreprises européennes du secteur. Guido Acerbis, dirigeant de l’équipementier italien Acerbis, considère que la coopération avec les marques chinoises ouvre de nouvelles perspectives. Il estime que les marques chinoises sont appelées à occuper, à l’avenir, une place importante dans l’ensemble des compétitions motocyclistes.

    Le marché représente désormais la prochaine étape. Mais transformer les succès sportifs en succès commercial demandera du temps. Pour s’installer durablement en Europe, les marques chinoises devront construire un réseau de distribution, garantir le service après-vente, assurer la disponibilité des pièces détachées et gagner la confiance des consommateurs. Dans ce processus, les résultats obtenus sur les circuits constituent un argument concret : ils permettent de démontrer la fiabilité et les performances des motos au-delà des discours commerciaux.

    La saison 2026 marque ainsi une nouvelle étape pour l’industrie chinoise de la moto. Après avoir développé sa production et son marché intérieur, elle cherche désormais à se faire une place dans les compétitions internationales et sur le marché européen. À Magny-Cours, ZXMOTO ne joue donc pas seulement un classement : la marque tente aussi de changer le regard porté en Europe sur les motos chinoises.

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  • [Passerelle interculturelle] Lijiang et Évian: deux villes façonnées par l’eau

    [Passerelle interculturelle] Lijiang et Évian: deux villes façonnées par l’eau

    En juin 2026, Évian-les-Bains a accueilli le sommet du G7. Pendant quelques jours, cette petite ville située entre le lac Léman et les Alpes s’est retrouvée au centre de l’attention internationale. Mais en arrivant à Évian, ce qui m’a le plus frappée n’était pas seulement l’importance de l’événement. C’était l’eau, présente partout dans le paysage et dans l’histoire de la ville.

    Le lac s’étend devant Évian, les montagnes apparaissent sur l’autre rive et les sources naturelles ont donné à la ville sa réputation mondiale. Cette présence de l’eau m’a fait penser à Lijiang, dans la province chinoise du Yunnan.

    Le Yunnan est l’une des provinces chinoises les plus appréciées pour la diversité de ses paysages et la douceur de son climat. On y passe des régions subtropicales du sud aux hauts plateaux et aux montagnes enneigées du nord-ouest. Grâce à cette diversité, il est possible d’y voyager presque toute l’année. Lijiang, située à environ 2 400 mètres d’altitude, bénéficie de nombreuses journées ensoleillées et de températures généralement agréables, même si les écarts entre le jour et la nuit peuvent être importants. Au nord de la ville s’élève la montagne enneigée du Dragon de Jade. Ses neiges, ses rivières et ses sources alimentent la plaine de Lijiang et le réseau d’eau de la vieille ville. La vieille ville n’a pas été construite selon un plan géométrique. Ses ruelles suivent la pente, le relief et le mouvement naturel de l’eau. Celle-ci ne sert pas seulement de décor. Pendant des siècles, elle a été utilisée pour boire, cuisiner, laver les aliments, nettoyer les rues et irriguer les jardins.

    Terre de culture ancestrale

    La culture naxi constitue une autre richesse de Lijiang. Elle se retrouve dans l’architecture en bois, la musique traditionnelle, les fêtes locales et la culture dongba, notamment connue pour son ancienne écriture pictographique. Dans les villages comme dans les quartiers anciens, cette culture donne à Lijiang une identité très différente de celle des grandes métropoles chinoises. Cette combinaison de paysages, de patrimoine et de douceur de vivre attire non seulement des touristes, mais aussi des personnes qui choisissent d’y rester plus longtemps. Lijiang est ainsi devenue un lieu de séjour prolongé pour ceux qui recherchent la montagne, la nature et une vie moins rapide.

    Et j’aimerais terminer cette petite série par une chanson de Barbara, Les Voyages : « Qui mûrissent nos cœurs, qui nous ouvrent au bonheur. »

    Lorsque l’on retourne chez soi, rien n’est tout à fait comme autrefois. Nos yeux ont changé, et nous découvrons avec étonnement que certains soucis qui nous semblaient autrefois si importants étaient finalement simples et petits. Bon voyage.

    Dong Qiao, correspondante de China Media Group à Paris

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  • [Passerelle interculturelle] Chongqing et Toulouse : entre fleuves, industrie et innovation

    [Passerelle interculturelle] Chongqing et Toulouse : entre fleuves, industrie et innovation

    Lorsque j’ai découvert Toulouse, j’ai d’abord été impressionnée par Airbus et la Cité de l’espace. La ville incarne, à mes yeux, la puissance de l’industrie aéronautique et spatiale française. Mais Toulouse, ce sont aussi ses façades en briques roses et la Garonne qui traverse paisiblement la ville. Si je devais lui chercher une ville correspondante en Chine, je penserais à Chongqing. Le rapprochement peut sembler inattendu : Toulouse est une ville du sud-ouest de la France, tandis que Chongqing est une immense métropole montagneuse traversée par le Yangtsé et la rivière Jialing. Pourtant, toutes deux possèdent une forte tradition industrielle et entretiennent une relation étroite avec leur fleuve. Ce rapprochement est d’autant plus naturel que Toulouse et Chongqing sont officiellement jumelées depuis 1982. À Chongqing, le Yangtsé et la rivière Jialing se rejoignent au pied d’une ville construite sur les montagnes. Souvent appelée la « ville montagne », Chongqing monte, descend et se superpose sur plusieurs niveaux. Les routes longent les collines, les ponts franchissent les fleuves et certaines lignes de métro traversent même les immeubles. Le Yangtsé ne constitue pas seulement un élément du paysage. Il a longtemps joué un rôle essentiel dans le transport des marchandises et des voyageurs. Aujourd’hui encore, le port fluvial, les lignes ferroviaires et les plateformes logistiques font de Chongqing un important carrefour commercial.

    Fleuve bleu et briques roses

    La ville possède aussi une culture populaire très forte. La cuisine occupe une place essentielle dans son identité. Le plat le plus connu est bien sûr la fondue de Chongqing, le hot pot, préparée avec des piments, du poivre du Sichuan et de nombreuses épices. Le repas, souvent long et animé, se partage entre amis ou en famille. Derrière cette image touristique, Chongqing reste l’un des grands centres industriels de Chine. L’automobile, la moto, l’électronique et la fabrication d’équipements ont longtemps soutenu son développement. Aujourd’hui, la ville investit dans les véhicules électriques et intelligents ainsi que dans les technologies numériques.

    C’est ici que le parallèle avec Toulouse prend tout son sens. Toulouse s’est imposée comme l’un des principaux centres européens de l’aéronautique et de l’espace, tandis que Chongqing s’appuie sur sa puissance manufacturière pour accélérer sa transformation technologique. Toutes deux montrent comment un fleuve et une forte tradition industrielle peuvent façonner l’identité d’une ville.

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises ou des sujets sur les deux pays, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • La nouvelle passerelle de la gare de Miramas est accessible aux voyageurs

    La nouvelle passerelle de la gare de Miramas est accessible aux voyageurs

    Des grillages métalliques entourent les pieds de la passerelle. Les travaux de la gare de Miramas ne sont pas tout à fait terminés, mais la nouvelle infrastructure est accessible depuis ce mardi 11 août. Valises à la main, un couple de Miramasséens appelle l’un des quatre ascenseurs qui desservent les quais. « C’est sûr que ça met plus la gare en valeur que le passage souterrain un peu lugubre qu’on avait avant », commentent-ils.

    Pour eux, ce nouvel ouvrage de 75 mètres de long qui surplombe les voies est enfin à la hauteur du pôle de mobilité, qui voit chaque jour près de 110 trains transiter. Chaque année, 800 000 voyageurs passent par la commune construite autour de son réseau ferroviaire. « L’objectif, c’est de passer à 1,5 million d’ici 2030 », révélait Jérôme Bini, directeur régional des gares Sud au sein de la SNCF, lors de la pose des piles de la passerelle en janvier dernier.

    Près de 27 millions investis

    Venue regarder passer les locomotives avec son fils Kenaël, Sabrina assure : « La gare est toujours pleine, parce qu’on est bien desservis : on peut aller à Paris en TGV, à Marseille ou à Avignon. C’est rare pour une petite commune de 26 000 habitants ».

    Les 26,83 millions d’euros investis par la Métropole (7,62), la Région (11,3), l’État (5,65) et la SNCF Gare et Connexions (2,26) doivent donc améliorer le service pour les usagers, qu’ils soient des habitués ou qu’ils fassent partie des nouveaux voyageurs. Reste encore à végétaliser les quais, qui ont été rehaussés, et à installer le nouveau mobilier. « Ces travaux sont une bonne chose pour les personnes en fauteuil roulant, les quais et les trains sont plus accessibles », souligne Sabrina.

    La Miramasséenne note aussi l’amélioration de la desserte du centre-ville : « Il n’y a plus besoin de faire le tour de la gare pour aller des quartiers nord aux quartiers sud ». Alors qu’ils attendent leur train, le couple de deux retraités fait remarquer : « La mobilité progresse dans toute la ville : nous, on a pris le BHNS (Bus à haut niveau de service) pour venir à la gare, et ça fonctionne vraiment bien ! »

  • [Passerelle interculturelle] Beijing et Paris : protéger les villes anciennes sans les figer

    [Passerelle interculturelle] Beijing et Paris : protéger les villes anciennes sans les figer

    Beijing et Paris sont deux capitales anciennes, mais elles ne racontent pas leur histoire de la même manière. À Beijing, la vieille ville se reconnaît à ses murs rouges, à ses toits gris et à ses hutong qui s’étendent autour de la Cité interdite. À Paris, elle apparaît le long de la Seine, dans les façades en pierre, les passages, les places, les cafés et les immeubles serrés les uns contre les autres.

    À Beijing, l’histoire est visible à une échelle impressionnante. La Grande Muraille serpente dans les montagnes au nord de la capitale. Au centre de la ville, les murs rouges et les toits dorés de la Cité interdite rappellent plusieurs siècles d’histoire impériale. Plus au sud, le Temple du Ciel, avec sa silhouette circulaire, reste l’un des paysages les plus reconnaissables de Beijing.

    Ces monuments ne sont pas isolés. Ils s’inscrivent dans un vaste ensemble historique organisé autour de l’axe central de Beijing, qui traverse la capitale du nord au sud. La Cité interdite, la place Tian’anmen, les anciennes tours de la Cloche et du Tambour, les temples et les quartiers traditionnels composent une structure urbaine unique. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 2024, cet axe raconte plusieurs siècles d’histoire politique, architecturale et culturelle chinoise.

    Concilier le charme de l’ancien et le confort moderne

    Mais le charme du vieux Beijing ne se trouve pas uniquement dans ses grands monuments. Il apparaît aussi dans les hutong, ces ruelles étroites bordées de maisons traditionnelles à cour carrée, les siheyuan. On y découvre une ville plus intime : des habitants assis devant leur porte, des vélos appuyés contre les murs gris, de petites boutiques, des arbres qui dépassent des cours et des voisins qui se connaissent depuis longtemps.

    Pendant des années, de nombreuses maisons de hutong ont souffert du vieillissement et d’un manque d’équipements. Certaines étaient mal isolées, difficiles à chauffer ou dépourvues d’installations sanitaires adaptées. Protéger ces quartiers ne pouvait donc pas signifier les conserver exactement dans leur état ancien.

    Beijing a restauré et rénové de nombreuses maisons dans les hutong. Les toitures, les murs et les cours ont été réparés, tandis que les réseaux d’eau, de chauffage et d’électricité ont été améliorés. Ces travaux cherchent à préserver l’apparence traditionnelle des ruelles et des siheyuan, tout en rendant les logements plus sûrs et plus confortables.

    Les hutong attirent également des habitants étrangers. Certains choisissent de vivre dans une maison à cour plutôt que dans un immeuble moderne. Ils apprécient le calme des ruelles, les relations de voisinage et la possibilité de découvrir Beijing au plus près de la vie locale.

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises ou des sujets sur les deux pays, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • [Passerelle interculturelle] Shanghai et Marseille : deux villes ouvertes sur le monde

    [Passerelle interculturelle] Shanghai et Marseille : deux villes ouvertes sur le monde

    Aujourd’hui, pour un voyageur français, Shanghai n’est plus si loin de Marseille. Grâce à la liaison aérienne directe entre les deux villes et à l’exemption de visa accordée par la Chine aux titulaires d’un passeport français pour les séjours de courte durée, il suffit presque d’acheter un billet d’avion pour partir de la Méditerranée et se retrouver, quelques heures plus tard, sur les rives du Huangpu. Cette liaison directe donne une réalité nouvelle aux relations entre Shanghai et Marseille, officiellement jumelées depuis le 26 octobre 1987. Les deux villes sont très différentes par leur taille, leur architecture et leur paysage, mais elles partagent une longue histoire liée au port, au commerce maritime et aux échanges avec le monde extérieur.

    Shanghai s’est développée à l’embouchure du Yangtsé, autour du fleuve Huangpu. Son port a fait entrer des marchandises, des capitaux, des voyageurs, mais aussi de nouvelles idées et différentes influences culturelles. Aujourd’hui, Shanghai constitue l’une des principales portes d’accès au delta du Yangtsé, l’une des régions économiques les plus dynamiques de Chine.

    Cette histoire reste visible dans son paysage urbain. Sur le Bund, les bâtiments historiques témoignent des échanges anciens entre Shanghai et l’étranger. Certains quartiers de l’ancienne concession française conservent également des rues bordées de platanes, des villas et des immeubles d’inspiration européenne. De l’autre côté du Huangpu, les gratte-ciel de Pudong incarnent une métropole financière et technologique tournée vers l’avenir.

    Contraste architectural saisissant

    Shanghai se découvre aussi par sa cuisine. Le matin, les habitants peuvent acheter des shengjian bao, de petits pains farcis à la viande et grillés à la poêle, ou des xiaolongbao, servis dans de petits paniers en bambou. On trouve également des nouilles, des raviolis, des poissons et des plats légèrement sucrés, caractéristiques de la cuisine locale.

    La ville offre de nombreuses manières de passer une journée. On peut commencer par une promenade sur le Bund, traverser le Huangpu en ferry pour rejoindre Pudong, puis monter dans l’une des tours afin d’observer la ville d’en haut. Plus tard, les jardins de Yuyuan permettent de découvrir une architecture chinoise traditionnelle au milieu d’un quartier très animé.

    Le soir, Shanghai change encore de visage. Les façades du Bund s’illuminent, tandis que les tours de Pudong se reflètent dans le fleuve. Les restaurants, les théâtres, les salles de concert et les petites rues commerçantes restent animés jusque tard. La ville mêle ainsi patrimoine, consommation, culture et loisirs dans un même espace urbain.

    Shanghai et Marseille ont chacune leur caractère, mais toutes deux savent accueillir ceux qui arrivent par la mer ou par les airs. Dans ces deux villes, le voyage ne commence pas seulement au moment du départ.

    Dong Qiao, correspondante de China Media Group à Paris

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises ou des sujets sur les deux pays, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.