Tag: participation

  • Bouget mise sur la parole des habitants

    Bouget mise sur la parole des habitants

    Ce mardi, sur l’esplanade Charles-de-Gaulle, au pied de la fontaine Pradier, Vincent Bouget et le collectif Nîmes en commun ont donné le coup d’envoi d’une nouvelle étape de leur campagne municipale. Autour du candidat de la gauche unie, soutenu par le PCF, le PS, EELV, Génération. s, le PRG, Place publique et d’autres forces progressistes, militants et curieux se pressaient pour découvrir le questionnaire « Nîmes 2026 ». Ce document de trente questions, décliné en plusieurs grandes thématiques, doit permettre aux habitants de partager leurs priorités pour la ville : aménagement urbain, économie, culture, solidarité, sécurité ou encore rapport à la politique. L’ambition est claire : recueillir entre 5 000 et 10 000 réponses d’ici deux mois. « Nous ne voulons pas plaquer nos idées, mais construire une alternative crédible avec les habitants », insiste Vincent Bouget.

    Pour le conseiller départemental et ancien candidat en 2020, ce lancement est l’aboutissement d’un travail de fond. Après le film Si je vous dis Nîmes, diffusé dans une trentaine de réunions publiques et nourri de plus d’une centaine d’entretiens basés sur des études démographiques, puis la grande restitution de juin à la halle Ludivine Furnon devant près de 7 000 personnes, place désormais à la consultation élargie. « Ce questionnaire est une suite logique, il complète tout le travail déjà réalisé », ajoute le candidat, rappelant qu’il s’agit d’un processus « qui ne s’arrête pas à l’échéance électorale mais doit changer durablement la manière de gouverner : celle de l’écoute, de l’échange, de l’association ».

    Faire émerger des priorités collectives

    « Dans une ville où trop souvent les décisions se prennent sans concertation, nous faisons l’exact inverse », explique Vincent Bouget. Il en profite pour répondre aux détracteurs du projet : « Certains nous accusent de ne pas avoir de programme, sous entendant que nous n’avons pas d’idées. La vérité, c’est que nous sommes en train de l’écrire avec les citoyens. » Distribution dans les quartiers, stands sur les marchés, rencontres aux abords des écoles : une cinquantaine d’initiatives sont prévues jusqu’à décembre pour diffuser le questionnaire. L’équipe prévoit même des relais numériques et des réunions thématiques pour toucher le plus grand nombre. Les premiers retours semblent prometteurs : plus de 200 exemplaires ont déjà été remplis avant même le lancement officiel.

    Les militants, eux, se réjouissent de renouer le fil du dialogue avec les habitants. « Ce questionnaire est un prétexte pour entrer en contact avec des personnes qui ne viennent jamais aux réunions publiques », confie Marie-Pierre Mercier, engagée de longue date dans l’écologie locale. L’équipe de campagne voit dans cette démarche un outil de dialogue autant qu’un levier électoral. Les réponses serviront à bâtir le programme, attendu au tournant de l’année 2026. « Notre objectif, conclut Vincent Bouget, c’est de faire dialoguer les habitants pour bâtir ensemble l’alternative que Nîmes attend. »

    Lieux, dates des prochaines réunions publiques et questionnaire sur nimesencommun.com

    « L’écoute est notre manière de faire de la politique »

  • Le Secours populaire marseillais accueille les bonnes volontés

    Le Secours populaire marseillais accueille les bonnes volontés

    Il est 10h ce jeudi, l’antenne d’urgence du Secours populaire n’a ouvert que depuis une trentaine de minutes mais il y a déjà du monde dans les rayons de la braderie solidaire. Ouverte du mardi au jeudi, de 9h30 à 12h, cette antenne est située juste en dessous du siège départemental, sur le chemin de Gibbes (14e) à Marseille. Un lieu qui permet aux personnes du quartier de venir trouver des habits contre une participation solidaire, des colis alimentaires ou un accompagnement juridique.

    Entre les placards remplis de jouets pour les enfants et les portants d’habits, Mustapha, la cinquantaine, est à la recherche de chaussures. Cela ne fait que deux ans que ce père de cinq enfants vient chercher des habits à la braderie. « Depuis le coronavirus, tout a augmenté. Ça fait deux ans qu’on a besoin de venir ici, parce que c’est la crise. Ici je trouve des vestes, des habits et des chaussures pour moi ou pour mes enfants », explique-t-il, gêné. Mais il ne vient pas prendre de colis alimentaires, précise-t-il. Le point de vente solidaire du Secours populaire ne nécessite pas d’être inscrit, chacun peut donc venir y faire ses achats et participer à hauteur de ses moyens.

    Porte d’entrée

    Le lieu est aussi la porte d’entrée des nouveaux aidés, puisque c’est ici que les inscriptions se font pour avoir accès aux colis alimentaires. « On fait une dizaine de nouvelles inscriptions tous les jours [d’ouverture] », explique Samira, en charge des inscriptions ce matin. Bénévole depuis 2018, elle remarque que les personnes qui viennent demander de l’aide ont des profils de plus en plus divers. « Il y a ceux qui n’ont pas de carte de séjour ou qui demandent l’asile, mais il y a aussi de plus en plus d’étudiants, de personnes au chômage, au RSA ou qui travaillent et qui n’arrivent pas à s’en sortir », témoigne-t-elle. Face à la montée de la précarité étudiante, l’association a d’ailleurs développé le Solidar’bus qui fait des distributions de colis à la sortie des cours.

    Ce matin ce sont Zorha, Naima et Samira qui assurent l’accueil et la distribution de la nourriture. Après avoir demandé les papiers d’identité des nouveaux « accueillis », Samira vérifie sur une base de données que les personnes ne sont pas déjà inscrites. Elle s’assure ensuite qu’elle ne touche pas plus de 1 000 euros par mois, ce qui est la condition pour avoir le droit à l’aide.

    Ce matin-là, c’est une bénévole du Secours populaire qui vient demander de l’aide à Samira. Habitant avec son mari et sa fille, avec un revenu de 800 euros par mois, elle a décidé de s’inscrire pour recevoir des colis alimentaires. « Je connaissais le lieu, parce que j’aide à la distribution de nourriture. Mais c’est la première fois que je viens demander de l’aide », explique la mère de famille, d’une voix timide. Comme elle ce jeudi, ils sont cinq à avoir fait leur première inscription pour l’aide alimentaire.

    Dans les Bouches-du-Rhône, de nombreux aidés par le Secours populaire deviennent par la suite bénévoles. Naima a par exemple d’abord été aidée par l’association, avant de passer de l’autre côté du comptoir, il y a trois ans. « Dès que j’ai su qu’ils faisaient des cours d’aide au numérique, j’ai voulu participer parce que je suis informaticienne », affirme fièrement Naima.

    Coupures de droits

    L’antenne offre également un accompagnement juridique. « Cela va de la prise de rendez-vous avec la Sécu, aux demandes d’asile, en passant par le droit à la culture ou aux vacances, explique Djazia, juriste de profession. Tout ce dont la famille peut avoir besoin, on est là pour les accompagner. J’aide aussi beaucoup sur les coupures de droits », précise la bénévole. Selon la juriste, le changement de politique pour toucher le RSA a impacté beaucoup de ses bénéficiaires. « Certains n’ont jamais été inscrits à France Travail et donc ne savent pas faire, ce qui entraîne la fin de leurs droits », se désole-t-elle. Des coupures dans les aides de plus en plus fréquentes qui obligent certains à se tourner vers la distribution alimentaire du Secours populaire en l’absence de tout revenu…

    « Il y a aussi de plus en plus d’étudiants, de personnes au chômage, au RSA ou qui travaillent et qui n’arrivent pas à s’en sortir »

  • À Marseille, la CGT veut une manifestation massive

    À Marseille, la CGT veut une manifestation massive

    « Faire remonter la colère pour bloquer ces choix budgétaires et en imposer d’autres ». Jessica Jadé, secrétaire de l’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône, ne laisse aucun doute sur les objectifs de l’organisation pour la mobilisation de ce 10 septembre, la veille, lors d’une conférence de presse à la Bourse du travail de Marseille. « Depuis plusieurs années, les gouvernements utilisent les budgets pour imposer des politiques de casse sociale. Cette année, celui prévu par notre ex-Premier ministre a sûrement été la goutte de trop. Là, la population s’est bien rendu compte de l’injustice sociale qui était prévue », constate la syndicaliste.

    Entourée de représentants et secrétaires généraux de syndicats locaux, l’organisation vient délivrer son plan d’attaque pour ce mercredi. « À la CGT, on a nos modes d’actions, on a la possibilité de bloquer l’économie par la grève. Ce 10 septembre, nous nous dotons de moyens pour converger avec tous les travailleurs mobilisés contre ce budget », développe Jessica Jadé. Elle cite les 211 milliards d’aides annuelles distribués aux entreprises sans contrepartie, à l’heure où le gouvernement Bayrou entendait prendre deux jours fériés aux travailleurs : « C’est ce qu’on refuse collectivement et qu’on a tous intérêt à combattre ». Concrètement, la CGT n’appelle pas aux différents blocages prévus par les collectifs citoyens (voir rendez-vous ci-dessous), mais plaide pour une convergence grâce à la manifestation qui partira des Réformés à 10h, en direction de la préfecture. « Rien ne s’oppose dans l’action collective et l’action syndicale. Les modalités de chacun décuplent le rapport de force, les travailleurs qui rejoindraient les points de blocage ont besoin d’être couverts par un préavis dans leurs entreprises, et c’est ce que la CGT fait », analyse Jessica Jadé, insistant sur l’importance de la grève dans les entreprises.

    La CGT des territoriaux a effectivement posé un préavis du 10 au 30 septembre, permettant la tenue de grèves dans de nombreuses collectivités du territoire.

    « À la CGT Éduc’action, on appelle à faire des assemblées générales dans tous les établissements pour convaincre d’aller à la grève et de participer au mouvement », abonde Magali Hidalgo. Les organisations étudiantes prévoient aussi des blocages dans les établissements scolaires. Robin Matta, pour la CGT des cheminots de Miramas, note que les travailleurs du rail seront aussi dans la bataille. D’où des perturbations au programme au niveau des trains. Mais aussi du côté de la RTM, à Marseille, avec un appel à la grève de la CGT de la régie. Tout un programme.

    « Rien ne s’oppose dans les modes d’actions. Les modalités de chacun décuplent le rapport de force »

  • Dernier jour pour participer au concours photo sur la paix

    Dernier jour pour participer au concours photo sur la paix

    « Nique la guerre, faites l’amour » est une des façons d’exprimer son pacifisme. En tout cas celle choisie par Kider, l’auteur de l’un des graffitis visibles au Cratère, dans le quartier Paradis Saint-Roch.

    Typiquement le genre de sujet que peut traiter tout participant au concours photo « La paix dans ma ville », organisé par le service jeunesse de la Ville de Martigues. Le principe ? « Capturer à travers l’objectif ce qui représente la paix dans Martigues. Un moment de vie, une ambiance, un lieu, une rencontre… » indique la Ville, à l’occasion de la Journée internationale de la paix.

    À travers ce concours, le service jeunesse souhaite « donner la parole aux habitants et mettre en lumière la richesse des regards portés sur la ville. Un moment de partage et de créativité, pour rappeler que la paix se construit aussi au quotidien, dans nos espaces communs et nos relations ».

    La Ville se mobilise chaque année autour de la Journée internationale de la paix qui tombe, cette année, le 21 septembre. En 2010, la municipalité a d’ailleurs adhéré à l’association française des collectivités pour la paix et dédié une partie de son action dans « l’éveil d’une conscience et de la culture de paix » sur son territoire.

    Pour participer, au concours, il suffit d’envoyer une photo accompagnée de son nom, prénom et numéro de téléphone par email à jeunesse@ville-martigues.fr ou via WhatsApp au 07. 63. 14. 41. 65. Les résultats et la remise des récompenses auront lieu le mercredi 17 septembre à 18h, au jardin de Ferrières, dans le cadre de la Journée de la Paix.

    Participation jusqu’à 17h ce mercredi.