Tag: Palestine

  • Des flottilles humanitaires partent pour Gaza

    Des flottilles humanitaires partent pour Gaza

    Les initiatives ne sont pas les mêmes mais toutes convergent vers le même objectif : rallier le territoire palestinien de Gaza avec de l’aide humanitaire et briser le blocus israélien.

    Ce week-end, plusieurs dizaines de navires ont pris la direction de la Palestine. D’une part avec la flottille « Global Sumud Flotilla », en partance notamment de Barcelone et d’autres ports méditerranéens comme Toulon. Une manifestation avait d’ailleurs lieu, samedi, pour le départ du navire toulonnais qui doit rejoindre ses homologues, en présence de nombreux militants FI et Manuel Bompard, député FI de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. « Ce qui fait bouger les lignes, c’est la mobilisation populaire. Il ne suffira pas de la reconnaissance de l’État de Palestine », explique-t-il. Une autre flotte de navires avec « Thousand Madleens to Gaza », trouvait écho à Marseille avec la participation d’un voilier. Là encore, des centaines de personnes étaient présentes pour le départ, dimanche. « Cette mobilisation répond à une urgence : amener de l’aide humanitaire à l’heure où tout est détruit à Gaza », développe Adrien, de « Thousand Madleens to Gaza ». Le voilier marseillais doit rejoindre d’autres navires avant de prendre la direction de la Palestine à la mi-septembre.

  • La défense européenne, thématique principale du 28e conseil des ministres franco-allemand ce vendredi

    La défense européenne, thématique principale du 28e conseil des ministres franco-allemand ce vendredi

    Pour son premier Conseil des ministres franco-allemand depuis son élection, le 6 mai, le chancelier Friedrich Merz va avoir droit à un baptême du feu. Et pour cause : dans un contexte international particulièrement explosif depuis le début de la guerre en Ukraine, en février 2022, le sentiment de menace pesant sur l’Europe ne cesse de croître. D’autant plus qu’un trublion est venu complexifier ce grand jeu de positions et remettre en question les allégeances historiques stabilisatrices : Donald Trump. Revenu à la Maison Blanche en janvier, il ne cesse depuis d’ébranler les certitudes géopolitiques au gré de ses déclarations et décisions à brûle-pourpoint.

    L’Union européenne va donc devoir revoir sa stratégie. Car ses relations avec son allié historique sont soumises à la versatilité du magnat de l’immobilier, notamment sur la question russe, qu’il estime tantôt pouvoir régler par voie diplomatique, tantôt par le biais de sanctions économiques, promises au Kremlin mardi, s’il ne conclut pas d’accord de cessez-le-feu avec l’Ukraine. Si cela va dans le sens des Vingt-Sept, ceux-ci ne sont pas pour autant exemptés des pressions américaines, notamment sur la question des tarifs douaniers. Mais aussi en matière de défense, Trump ayant obtenu de l’Otan une augmentation des budgets militaires à 3,5% des PIB respectifs d’ici 2035, dont 1,5% supplémentaires dédiés aux infrastructures.

    La coordination

    comme ligne directrice

    Il est donc venu le temps de reconstruire des certitudes à long terme. Pour cela, si satisfaire les exigences de l’Otan reste une priorité affichée, il va d’abord falloir compter sur soi-même. Le propos principal de ce Conseil des ministres franco-allemand sera ainsi celui de la constitution d’une défense européenne plus indépendante, à laquelle l’Élysée et le Bundestag, en tant que leaders de l’Union européenne, souhaitent donner un élan significatif, déjà lancé lors de la tribune conjointe des deux chefs d’États, le 7 mai. Même s’il ne s’agit pas du seul ressort, Paris et Londres ayant conclu des accords de rapprochements sur leurs doctrines nucléaires, en juillet.

    Au-delà des enjeux, la relance du couple franco-allemand tient « à la nécessité de convergence sur les enjeux de réarmement technologique, stratégique et militaire. Il faut une Europe plus efficace, capable d’être dans la compétition internationale via l’allègement des contraintes normatives », appuie l’Élysée. Après un dîner à Brégançon entre Emmanuel Macron et Friedrich Merz jeudi, ce thème sera au cœur de la première des trois sessions plénières prévues vendredi, auxquelles participeront dix ministres de part et d’autre, chacun sur ses sujets respectifs.

    Les projets industriels et politiques de sécurité seront discutés, avec comme mots d’ordre la coordination, l’efficacité et la complémentarité dans une logique dite du « meilleur athlète » : diminuer le nombre de systèmes d’armes au sein de l’Union, pour se concentrer sur l’efficience. Les agendas des États membres en matière de commerce, d’énergie, de numérique, d’intelligence artificielle, d’espace et d’industrie seront à l’ordre du jour, sous le prisme de la souveraineté.

    Après la rencontre des partenaires sociaux franco-allemands à Berlin, le 1er juillet, la seconde session visera, d’après les objectifs affichés, à synchroniser et faire converger réformes économiques et sociales respectives. « On travaille sur les sujets de productivité, de marché du travail, d’emploi des jeunes et des seniors », détaille l’Élysée, qui précise qu’un point sera fait « sur la coopération bilatérale en matière de migration, protection civile, culture et coopération transfrontalière ».

    La dernière session, en format « 3+3 » (les chefs d’États avec les ministres de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Économie), portera directement sur les sujets de sécurité et de défense, suivant la logique des deux dirigeants. Avec en filigrane la guerre en Ukraine (cessez-le-feu et garanties de sécurité), mais aussi les questions liées au nucléaire iranien (possible réinstauration des sanctions qui doit être décidée d’ici octobre) et de la Palestine (cessez-le-feu et de solution à deux États). L’occasion de traiter ensemble les sujets industriels et stratégiques.

    Ces trois sessions auront pour base les documents de travail résultant de la tribune de mai dernier. à leur issue, chaque ministre présentera « des plans d’actions et projets concrets sur les sujets évoqués », explique l’Élysée, sans que ne soit prévue de déclaration conjointe.

    Ce rendez-vous sur la scène internationale représente un enjeu majeur pour Emmanuel Macron, une nouvelle fois confronté à une instabilité politique dans le pays. La chute du gouvernement est attendue après l’annonce par le Premier ministre, François Bayrou, d’un vote de confiance à l’Assemblée, le 8 septembre.

    « Il faut une Europe plus efficace, capable d’être dans la compétition internationale
    via l’allègement des contraintes normatives. »

  • Conseil des ministres franco-allemand : Macron et Merz se retrouvent à Toulon pour la défense européenne

    Conseil des ministres franco-allemand : Macron et Merz se retrouvent à Toulon pour la défense européenne

    La Rade vivra un moment d’histoire, vendredi, avec l’organisation du 26e Conseil des ministres franco-allemand. Après une réunion privée avec le chancelier allemand Friedrich Merz, jeudi soir à Brégançon, le Président Emmanuel Macron recevra son hôte, vendredi à la Préfecture maritime, en compagnie de dix ministres de part et d’autre, qui contribueront aux réunions selon les sujets.

    Le point central sera la nécessité de renforcer le couple franco-allemand dans l’optique d’une défense européenne forte. Premier pilier : le besoin de convergence sur les enjeux technologiques, stratégiques et militaires, pour être dans la compétition internationale via l’allègement des contraintes normatives. Second pilier : des projets industriels et politiques coordonnés, pour une Europe plus crédible et efficace. Seront abordés la gestion des frontières et de l’économie, pour que Bruxelles dispose des outils budgétaires nécessaires.

    Les discussions seront organisées en trois sessions plénières, qui aborderont d’abord la stratégie industrielle et la souveraineté sur des sujets liés au numérique et à l’espace notamment (tels que l’IA). La seconde session aura pour but de faire converger les réformes économiques et sociales. Sur les bases de ces échanges, les sujets de sécurité et de défense seront, ensuite, développés, avec, en filigrane, les grands sujets internationaux (Ukraine, Iran et Palestine en tête).

  • [Université d’été du PCF] À Montpellier, Fabien Roussel appelle à la mobilisation

    [Université d’été du PCF] À Montpellier, Fabien Roussel appelle à la mobilisation

    Après une journée riche en débats pour le deuxième jour de l’Université d’été du PCF organisée ce week-end à Montpellier, Fabien Roussel, armé de ses plus belles chaussures rouges, est rentré sous une ovation dans l’amphithéâtre du Corum, samedi. Il faut dire qu’avec le nombre de sujets brûlants qui agitent l’actualité, sa prise de parole était attendue.

    Le Nordiste n’a pas tergiversé longtemps : « La situation est de plus en plus dure. Quand on allume le poste, c’est la guerre, les violences, les massacres, des famines », a-t-il immédiatement lancé avant de consacrer une partie de son discours aux sujets internationaux. Il a ainsi appelé à refuser de « se faire humilier par Ursula von der Leyen qui sans aucun mandat démocratique est allée signer la capitulation à Washington ». Sur ce sujet des droits de douane américains, Fabien Roussel a demandé « la tenue d’un conseil européen exceptionnel », la convocation « au plus vite » des parlements ainsi que la convocation d’un référendum en France.

    Sur le conflit ukrainien, il a appelé aux négociations pour garantir la neutralité de l’Ukraine. Sur le « le génocide du peuple palestinien », le communiste a fait part de « sa colère devant des chefs d’État européens qui se disent prêts à envoyer des troupes en Ukraine mais qui laissent faire le gouvernement criminel de Netanyahou et ses ministres racistes ». Les militants présents ont ensuite ovationné Qassem Awad, dirigeant de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), présent dans la salle.

    Rentrée sociale explosive

    Fabien Roussel a ensuite réclamé un « boycott militaire et commercial » d’Israël et a renouvelé la demande de libération des otages israéliens et celle de Marwan Barghouti. Il a également confirmé travailler avec les forces politiques, associatives et syndicales à « une grande marche pacifique pour l’arrêt des massacres, pour la libération des otages israéliens et des prisonniers palestiniens et une solution à deux États ».

    Mais le cœur du discours de près d’une heure trente du secrétaire national a bien porté sur la rentrée sociale et la mobilisation pour s’opposer au plan d’austérité prévu. Fabien Roussel a d’abord confirmé que sans changement sur le budget, il appellerait à la censure du gouvernement Bayrou. « Le PCF soutient toutes celles et ceux qui se mobiliseront en cette rentrée pour mettre un coup d’arrêt à ce braquage inédit de nos richesses nationales », a-t-il poursuivi tout en indiquant qu’il serait aux côtés des énergéticiens le 2 septembre, des personnels des Hôpitaux de Paris (AP-HP) et des personnels de santé, le 4 octobre et de ceux qui veulent « bloquer le pays » le 10 septembre. « Nous partageons pleinement la révolte de celles et ceux qui travaillent dur et ne récoltent que du mépris de la part de ministres qui émargent à 10 000 euros par mois, ne payent pas le train, l’avion, l’essence, l’électricité, la nourriture mais qui nous donnent des leçons de vie. Il y a 20 millionnaires parmi les ministres : qu’ils vivent avec un Smic et payent leurs factures et on en reparlera », a-t-il insisté.

    Après un focus sur l’importance du milieu associatif où « 186 000 emplois sont menacés » qui s’ajoutent aux « 300 000 emplois menacés dans l’industrie », le maire de Saint-Amand-les-Eaux a insisté sur l’importance de retrouver un « État fort, solidaire et juste » et de rétablir une « République laïque et sociale ». Fabien Roussel a ensuite listé une partie des propositions mises en avant par les communistes pour cette rentrée. S’il appelle à la fin « des orgies de subventions publiques pour les grands groupes et les cures d’austérité pour les services publics », il réclame un « Pacte pour la France » qui s’appuierait sur un plan d’investissement de 500 milliards d’euros en cinq ans. « C’est pour cela aussi que nous revendiquons la nécessité de nationaliser certains établissements bancaires privés. Il y a besoin de cette révolution qui consiste à mettre une partie du capital au service du travail, de la production, du climat et du redressement du pays », explique-t-il.

    Dans ce « pacte », il propose aussi une augmentation des salaires, des pensions de retraite et la baisse de 30 à 50% des prix de l’électricité. Il souhaite aussi la construction de 200 000 nouveaux logements par an, la relance de « 20 nouvelles centrales nucléaires » et la planification de « l’embauche et la formation, sous statut de centaines de milliers d’enseignants, de soignants, de travailleurs sociaux, de douaniers, de policiers, d’agents territoriaux ».

    Ces propositions seront à nouveau mises en avant à la Fête de l’Huma, les 12, 13 et 14 septembre.

    « Le PCF soutient tous ceux qui se mobiliseront pour arrêter
    ce braquage inédit de nos richesses »

  • Israël-Palestine : le cardinal Aveline appelle à la paix depuis Taybeh

    Israël-Palestine : le cardinal Aveline appelle à la paix depuis Taybeh

    Le symbole est fort, alors que se poursuivent les massacres de l’armée israélienne à Gaza. Pour son premier déplacement depuis son élection à la tête de la Conférence des évêques de France, le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, a décidé de se rendre en Israël et en Palestine, pour un voyage de quatre jours, accompagné de plusieurs évêques français. Un déplacement qui passait par Jérusalem, mais aussi par le monastère bénédictin d’Abu Gosh, à l’ouest de la ville sainte, et surtout par la ville de Taybeh, en Cisjordanie, à majorité chrétienne.

    « Nous avons souhaité que notre pèlerinage manifeste le soutien de l’Église de France aux communautés chrétiennes de Terre Sainte et soit aussi l’expression de notre solidarité avec tous les amis de la paix quelles que soient leurs convictions ou leurs religions », expliquait ainsi le cardinal marseillais face aux fidèles de la ville, saluant la solidarité entre les communautés religieuses de Cisjordanie, le « souci que vous portez de vos frères musulmans qui sont vos voisins ». Et promettant de témoigner à son retour sur les violences subies. Au mois de juillet en effet, « une série dangereuse d’attaques systématiques » avait touché la population, a témoigné son curé, le père Bashar Fawadleh, expliquant que « la ville avait récemment été la cible de plusieurs agressions de la part de colons, touchant les propriétés et inquiétant les habitants » comme le rapporte la paroisse. De plus en plus, les colons israéliens, armés, font ainsi paître leurs troupeaux sur les terres palestiniennes pour empêcher qu’elles soient cultivées, instituant un climat de peur, jusqu’à mettre le feu à un terrain voisin d’une église byzantine du Ve siècle. « Votre visite aujourd’hui n’est pas seulement une rencontre spirituelle, mais aussi un soutien moral important pour tous ceux qui vivent ici », insistait le curé auprès de l’archevêque de Marseille. Et celui-ci de dire qu’il priait « pour que notre pèlerinage puisse soutenir votre espérance de justice et de paix ».