Tag: OM

  • L’OM fait le job face à Lorient

    L’OM fait le job face à Lorient

    Outre qu’il s’agissait également d’un adversaire breton, l’entame du match contre Lorient a rappelé celle à Rennes.

    Or, contrairement à ce qui s’était passé lors de l’ouverture de la saison, en se retrouvant rapidement en supériorité numérique, suite à l’expulsion du Merlu Darlin Yongwa, l’OM n’a pas commis les mêmes erreurs. Dans une première période à sens unique, les Marseillais ont frappé quand il le fallait. À l’image de Mason Greenwood, transformant le penalty suite au carton rouge morbihanais. Ou de Benjamin Pavard, auteur du break.

    KO debout, les Bretons manquaient de répondant. Ils restaient la tête sous l’eau, face à un collectif olympien en mode force tranquille. Où chaque coup d’accélérateur était synonyme de danger pour Yvon Mvogo.

    Ayant sécurisé le score avec trois buts d’avance au repos, Roberto De Zerbi pouvait gérer l’acte II. Et lancer ainsi ses dernières recrues. Matthew O’Riley avait débuté avant la pause, remplaçant Amine Gouiri, sorti sur blessure. Après l’heure de jeu, c’étaient au tour d’Igor Paixão, Emerson puis Arthur Vermeeren de faire leurs premiers pas dans un Vélodrome qui leur réservait un bel accueil.

    L’OM était toujours la seule équipe sur le terrain à se procurer des occasions. Sans les réflexes de leur gardien, les Merlus auraient pris beaucoup plus cher, dans une soirée où rien ne leur aura souri.

    Pour les Phocéens, il fallait un match de ce type pour ramener leur galère dans des eaux calmes. Même obtenue aux dépens d’un adversaire très faible, cette victoire a le mérite d’être là. Elle place les Marseillais dans de meilleures conditions mentales avant de se rendre à Santiago Bernabeu, mardi.

    Roberto De Zerbi a pu gérer les temps de jeu de chacun de ses cadres. Se faire une idée de l’état physique de ses recrues et leur capacité à comprendre ses attentes. Et à trois d’entre elles de marquer.

    En revanche, la sortie sur blessure, avant la pause, d’Amine Gouiri, constitue le bémol de la soirée. Mais il est trop tôt pour connaître la gravité de son mal.

  • L’OM à l’heure du rachat avant d’attaquer les étoiles

    L’OM à l’heure du rachat avant d’attaquer les étoiles

    Pour Roberto De Zerbi, la trêve n’a pas été synonyme de repos. Bien au contraire.

    La défaite concédée à Lyon, et le scénario des dernières heures du mercato, ont obligé l’Italien à revoir sa copie en profondeur, afin que son équipe reparte du bon pied, au moment où se profile le retour en Ligue des Champions. Il a ainsi reconnu que « le mois d’août a été très intense, avec douze recrues, dont six dans les derniers jours ».

    Cet emballement de dernière minute l’a contraint à repartir de zéro, avec un effectif totalement chamboulé par rapport au stage initial aux Pays-Bas. « Il m’a fallu tout recommencer, mais je n’ai pas eu peur. Les joueurs sont adaptés pour l’OM. J’ai dû simplement accélérer. Réaliser ce qui prend normalement deux mois en quelques jours », indique-t-il.

    Ainsi, il compte sur l’expérience des derniers arrivés pour assimiler rapidement ses attentes. Ce match face à Lorient, pour la reprise du championnat, doit lui permettre de voir si son message a bien été assimilé, malgré le peu de temps dont il a disposé pour le faire passer.

    Les deux semaines de trêve ont permis à Igor Paixão de retrouver ses capacités. « Il est opérationnel, je dois encore voir s’il peut débuter », confesse l’entraîneur olympien au sujet de sa principale recrue offensive, arrivée blessée de Rotterdam.

    L’Italien, qui va sans doute revoir en profondeur son onze de départ, pas du fait de la suspension de C.J. Egan-Riley, mais parce que Leo Balerdi et Geronimo Rulli sont rentrés tardivement d’Argentine, et que Facundo Medina est rétabli. Il se laisse le temps de la réflexion pour trancher définitivement. En ayant en tête, malgré tout, le match à Madrid, mardi soir.

    Face à Lorient, qui a pris un coup sur la cafetière avant la trêve (défaite 1-7 face à Lille), l’OM se doit de montrer que l’échec à Lyon n’est qu’un incident. Que son OM est capable de prendre la mesure d’un promu qui se cherche encore. « Je voudrais toujours gagner 5-0, mais il faut surtout se concentrer sur le jeu », confesse-t-il. Une victoire, avec la forme, serait un bon signal pour rassurer avant la Ligue des Champions.

    « J’ai dû réaliser ce qui prend deux mois en quelques jours »

  • Duel de Real pour Madrid à San Sebastian

    Duel de Real pour Madrid à San Sebastian

    C’est la veillée d’armes pour les clubs engagés en Ligue des Champions. L’OM fera son entrée, mardi, avec un déplacement à Madrid face au Real, le club qui a gagné le plus de coupes aux grandes oreilles. Néanmoins, si les Olympiens vont disputer leur match de championnat ce vendredi, les Merengues ne joueront que samedi et auront ainsi un jour de récupération de moins que les hommes de Roberto De Zerbi.

    Les coéquipiers de Kylian Mbappé sont leaders du championnat d’Espagne, avec un sans-faute de trois victoires en trois matches. Ce samedi, ils seront en déplacement sur la pelouse de la Real Sociedad, qui a eu un début de saison plus compliqué, puisque le club de San Sebastián est quinzième.

    Prochain adversaire de l’OM, et premier visiteur au Vélodrome le 30 septembre, l’Ajax, actuellement cinquième de la Eredivisie néerlandaise, recevra Zwolle, pour un duel de milieu de tableau.

    Le gros morceau du week-end, en cette entame de saison, sera pour le Sporting. Actuel troisième de son championnat du Portugal, le club Lisboète se rendra à Famalicão, qui le devance au classement, également samedi.

    Du côté des adversaires belges de l’OM, Saint Gilles et Bruges seront aussi sur le pont, samedi. Ils seront également tous les deux en déplacement. Saint-Gilles, actuel leader de la Ligue Jupiler, se rend à Dender, la lanterne rouge. Les Brugeois seront chez l’avant-dernier, à La Louvière.

    Enfin, du côté de l’Angleterre, Newcastle essaiera de lancer enfin sa saison. Les Magpies sont pour le moment englués en fin de tableau de la Premier League. Ils recevront, également samedi, le dernier de la classe, Wolverhampton.

    Seul adversaire des Marseillais à jouer dimanche, Liverpool, qui occupe le fauteuil de leader, ira défendre son bien à Burley, en clôture de la quatrième journée anglaise.

  • Benjamin Pavard est comme un poisson dans l’eau à Marseille

    Benjamin Pavard est comme un poisson dans l’eau à Marseille

    Rayonnant. C’est ainsi que Benjamin Pavard est apparu lors de sa première conférence de presse à La Commanderie, jeudi.

    Interrogé sur ses premières impressions, 24 heures après son arrivée à Marseille, le champion du Monde 2018 a été clair. « Cela faisait neuf ans que j’avais quitté la France et elle m’a beaucoup manqué, car j’en suis parti très jeune ». Alors, quand il a su que l’OM s’intéressait à lui, il n’a pas hésité.

    « Le projet m’a plu. De plus, ma femme est marseillaise et c’est un honneur pour moi de porter le maillot de l’OM », a-t-il poursuivi. Ses entretiens avec Medhi Benatia ont eu lieu sur la durée. « Cela s’est débloqué le dernier jour, mais je savais que cela allait se faire, car j’ai tout de suite été séduit par le projet sportif », reconnaît-il.

    Avant de débarquer à La Commanderie, il y a eu la case Clairefontaine, avec les deux matches des Bleus pour la qualification au Mondial 2026. Il a pu ainsi échanger avec Adrien Rabiot qui, malgré ses déboires, « ne m’a dit que du bien de son passage à Marseille ».

    Polyvalence

    Même s’il est arrivé sur le tard, à savoir mercredi, et n’aura que 48 heures d’entraînement collectif avec sa nouvelle équipe, Benjamin Pavard n’est pas inquiet quant à son intégration. « Physiquement, je me sens prêt. J’attends les choix du coach ».

    La suspension de C.J. Egan-Riley et le retour tardif d’Argentine de Leo Balerdi devraient lui permettre d’être titulaire face à Lorient. à Roberto De Zerbi de choisir s’il le fera débuter dans l’axe ou latéral droit de la défense olympienne. « Je suis polyvalent et j’ai même longtemps joué milieu défensif avec Lille », précise-t-il.

    Son retour en France, à Marseille, « dans un club très professionnel où je sens que je vais prendre beaucoup de plaisir », lui rappelle sa découverte du football allemand, à Stuttgart. Le club souabe venait de descendre en 2.Bundesliga et il a été un des acteurs majeurs de sa remontée en élite, avant de partir gagner des trophées avec le Bayern, puis l’Inter.

    Si l’OM n’est pas passé par la case Ligue 2, il est comme Stuttgart, un géant qui cherche à retrouver sa place dans la hiérarchie de son championnat. L’arrivée de Roberto De Zerbi a été la première pierre d’un édifice dont il compte bien être une poutre maîtresse.

    « Je reviens en France pour prouver ma vraie valeur, dans un club où quelque chose de fort est en train de se préparer. Dans un effectif où il y a tout pour réussir de belles choses », confesse-t-il. Benjamin Pavard qui a aussi trouvé en Roberto De Zerbi un entraîneur « dont le style me correspond. Il se donne à fond et cherche avant tout le bien de ses joueurs ». Quant à savoir si les deux caractères peuvent cohabiter, il souligne : « vous n’avez jamais vu Simone Inzaghi à l’Inter ! Au début, je pensais que certains coaches étaient fous, mais en réalité, ce sont des passionnés qui veulent tout donner pour leurs joueurs. C’est peut-être surprenant en France, mais moi, j’adore ça ».

  • Benjamin Pavard pose ses valises à Marseille

    Benjamin Pavard pose ses valises à Marseille

    Lui aussi a eu le droit au traditionnel accueil à l’aéroport de Marignane. Comme tous les autres joueurs de l’OM arrivés lors de la période estivale, Benjamin Pavard a connu un bain de foule. Une cinquantaine de supporters étaient présents, ce mercredi, sur le tarmac, pour voir de près l’une des dernières recrues du mercato olympien. Annoncé Marseillais le dernier jour de la fenêtre des transferts, l’ancien défenseur du Bayern Munich et de l’Inter n’avait pas encore pu fouler le sol de la cité phocéenne. En effet, il avait filé en équipe de France à la fin du mois d’août, suite au forfait de dernière minute de William Saliba. Le rassemblement des Bleus désormais terminé, le joueur de 29 ans débarque maintenant dans ce qui est son club pour la saison. L’Olympique de Marseille s’est fait prêter l’international français pour un an, avec une option d’achat non obligatoire à 16 millions d’euros.

    Le défenseur, qui a atterri en compagnie de sa femme, a pris le temps de faire des photos avec les fans et de signer des autographes. Benjamin Pavard a pu donner ses premières impressions quant à son arrivée à l’OM, heureux de rejoindre un tel club et impatient de se mettre à la tâche. « Je suis très fier de rejoindre un club aussi prestigieux que l’Olympique de Marseille. J’ai déjà hâte de débuter au Vélodrome, vendredi, et sentir cette ferveur. J’espère vivre de grandes émotions avec l’OM », a-t-il déclaré devant une forêt de micros.

    « Il n’y avait que l’OM dans ma tête »

    Le champion du monde 2018 a également été clair sur son souhait de jouer en défense centrale. Fini le poste de latéral droit, c’est au cœur de la dernière ligne qu’il veut évoluer. Que ce soit à l’OM ou en équipe de France. Dans la suite de ses déclarations, le joueur met en avant « un groupe de qualité », mais aussi sa volonté de rejoindre Marseille. « Oui, il n’y avait que l’OM dans ma tête. On a eu une très bonne discussion avec Medhi, il fait du très bon travail depuis deux ans. J’espère qu’on va faire de belles choses tous ensemble », conclut le néo-marseillais.

    Le natif de Maubeuge ne perd pas le nord. Il a immédiatement pensé au terrain, puisqu’un un match arrive dès ce vendredi soir (20h45). Lorient se déplace au stade Vélodrome et le joueur formé au Losc pourrait déjà faire ses débuts sous la tenue blanche et bleue. « Il y a d’abord ce match contre Lorient et ensuite, nous pourrons penser à la Ligue des Champions », rappelle-t-il. Finaliste malheureux de la dernière édition avec l’Inter (défaite 5-0 contre Paris), le Français retrouve la plus belle des compétitions de clubs sous un autre maillot. De San Siro au Vélodrome, en passant par le Santiago Bernabeu, il n’y a qu’un pas. Mardi prochain, c’est dans l’enceinte madrilène que Marseille entame sa campagne européenne. Un défi de taille, mais avec un défenseur expérimenté désormais dans ses rangs.

  • L’OM Féminines évite une lourde correction lyonnaise

    L’OM Féminines évite une lourde correction lyonnaise

    Elles avaient conscience de se frotter à un sommet bien plus haut qu’une simple montagne. Les joueuses de l’OM Féminines, tombées d’entrée de championnat sur l’OL Lyonnes, n’ont pas réussi à rivaliser avec le club aux 18 titres de championnes de France sur ces 19 dernières années, dimanche au Parc OL.

    Cette première défaite (3-1), pour leurs grandes retrouvailles avec le plus haut niveau national, a toutefois mis en lumière deux points positifs à conserver pour la suite de la saison : un bloc bas resserré efficace qui a contraint les Lyonnaises à passer par les couloirs, notamment en fin de première période, où le but d’Ada Hegerberg a été la seule occasion rhodanienne des 20 dernières minutes avant la mi-temps.

    Et surtout, une volonté de fer qui leur a permis de ne rien lâcher jusqu’au bout, même quand les locaux ont creusé l’écart par deux fois en cinq minutes, à l’heure de jeu. Un état d’esprit positif et conquérant qui a provoqué le but de Mathilde Bourdieu en toute fin de match. Ce qui a, ainsi, à la fois sauvé l’honneur marseillais et ouvert le compteur de buts olympiens dès leur première journée en D1 Arkéma.

    « Il y a de la fierté parce que l’on a montré un beau visage », insiste l’internationale algérienne Roselène Khezami, qui a perdu son brassard de capitaine au bénéfice de Tess Laplacette. « On a posé beaucoup de problèmes à Lyon. On a été très soudées et très fortes collectivement. J’étais déjà rassurée avant ce match, mais je le suis encore plus à présent. Je suis vraiment fière de cette équipe et de notre performance aujourd’hui. On va essayer de faire un beau parcours en D1, c’est notre objectif et celui du club », ajoute la défenseure de l’OM.

    Après ce déplacement à Décines, les Marseillaises vont reprendre le chemin de la cité phocéenne afin d’y affronter Le Havre, le samedi 19 septembre (à 21h), au stade Francis-Turcan, à Martigues.

    1ère journée – D1 Arkéma

    Au Parc OL (5 000 spectateurs)

    Arbitre : A. Gerbel

    Buts : Hegerberg (32), Joseph (59), Yohannes (63) pour Lyon ; Bourdieu (90+1) pour Marseille

    Avertissements : Hegerberg (70), Benyahia (78) pour Lyon ; Bourdieu (36) pour Marseille

    LYON : Endler – Lawrence (Fathallah, 60), Renard, Engen, Bacha (Svava, 79) – Heaps, Yohannes, Joseph (Brand, 60), Becho (Diani, 60), Katoto, Hegerberg. Entraîneur : J. Giráldez

    MARSEILLE : N’Gazi – Joseph (Moryl, 75), Blanchard, Khezami – Laplacette, Le Mouël (Magalhaes, 83), Perret (Bamenga, 75), Elisor, Herrera (Couasnon, 75) – Brown (Kbida, 66), Bourdieu.

    Entraîneur : Dalin Anrifani

  • Un adversaire de taille pour les Olympiennes

    Un adversaire de taille pour les Olympiennes

    Si l’été des Olympiennes était au beau fixe avec des recrutements intéressants, à l’instar des signatures de Melissa Herrera, Margaux Le Mouël et Mathilde Bourdieu, il a pris une tout autre tournure à deux semaines de la rentrée tant attendue. Une bagarre entre les joueuses de l’OM et celles du Club Esportiu Europa, lors d’un match amical organisé le 20 août, a complètement changé la donne en provoquant la mise à pied de l’entraîneur principal, Frédéric Gonçalves. « Ce n’est pas une situation facile à vivre, mais le groupe doit continuer à vivre », souligne Laura Bourgouin. La milieu offensive de 32 ans, qui a évolué pendant dix saisons à l’ASJ Soyaux en D1 Arkema, a connu par le passé « des mouvements de la sorte ».

    Une montagne à gravir

    « Quand quelqu’un est mis à pied, on se pose des questions. On se demande ce qui se passe, mais on reste professionnelles. On respecte la décision du club et on se focus sur la préparation du prochain match », poursuit celle qui évolue désormais sous les ordres de Dalin Anrifani. Adjoint de Gonçalves, le Marseillais assure « l’intérim sur le banc de l’équipe professionnelle féminine afin de garantir la continuité sportive », comme l’a écrit l’OM dans un communiqué. Sa nouvelle aventure à la tête de la formation phocéenne débute par un gros morceau : un déplacement ce dimanche (17h30) chez les Lyonnes, dix-huit fois championnes de France sur ces dix-neuf dernières années. « Au-delà d’être un cador, c’est une référence européenne », lance-t-il avec respect, conscient d’affronter un adversaire qui a remporté huit fois la Ligue des Champions depuis 2011. « On va rechercher avant tout à rentrer idéalement dans ce championnat en proposant un jeu qui ressemble le plus à ce que l’on a travaillé, en ressortant les valeurs que l’on met en avant au quotidien », ajoute Anrifani.

    1ère journée – Arkema 1ère Ligue

    À 17h30, au Parc OL

    Match diffusé en clair sur Canal+

  • Un mercato qui reconstruit l’arrière-garde olympienne

    Un mercato qui reconstruit l’arrière-garde olympienne

    Avec quatre buts encaissés, les trois premières journées de la saison ont mis en lumière la fragilité défensive de l’OM. La direction se devait de prendre ce dossier à bras-le-corps lors du mercato d’été, à deux semaines d’entamer sa campagne européenne en Ligue des Champions face au Real Madrid à Bernabéu.

    Parmi les douze recrues débarquées entre le 16 juin et le 1er septembre, six d’entre eux ont une vocation défensive : CJ Egan-Riley, Facundo Medina, Timothy Weah, Emerson Palmieri, Nayef Aguerd et Benjamin Pavard. Maintenant que Roberto De Zerbi dispose d’éléments aux talents prometteurs ou confirmés, il se retrouve confronté à un choix de riche : comment composer sa défense ? Sachant que Leonardo Balerdi et Amir Murillo font toujours partie de l’équation, le technicien italien va devoir sélectionner quatre ou cinq défenseurs, suivant le système qu’il souhaite mettre en place maintenant que son groupe est bouclé, sur les huit prétendants.

    Malgré ses récentes contre-performances, le capitaine Balerdi devrait garder sa place de titulaire. Sur le court terme en tout cas, car il pourrait rapidement séjourner sur le banc s’il ne retrouve pas de la régularité dans ses prestations. Et l’international argentin est désormais soumis à une rude concurrence avec l’arrivée de Benjamin Pavard.

    « Je suis vraiment très heureux de rejoindre l’OM, un club prestigieux. Déjà hâte de vous voir tous au Vélodrome. Allez l’OM ! », a-t-il lâché. Bien qu’il soit connu pour évoluer dans le couloir droit, l’ancien défenseur du Bayern Munich, et de l’Inter Milan plus récemment, occupe un rôle à plein temps dans la charnière centrale depuis la saison 2021/2022 avec le club bavarois.

    Les deux joueurs en question peuvent également coexister si l’entraîneur phocéen prévoit de repasser dans une défense à trois, où Nayef Aguerd serait positionné dans l’axe gauche. Le Marocain, pour lequel l’OM a déboursé pas moins de 23 millions d’euros, a été recruté dans l’espoir d’être le leader défensif tant attendu.

    Pavard, latéral dans une défense à quatre ?

    Avec un tandem Balerdi-Aguerd dans un système à quatre défenseurs, Pavard devrait trouver sa place comme latéral droit et Medina de l’autre côté. L’avenir d’Amir Murillo, titulaire régulier sous les ordres de Roberto De Zerbi, dépendra du choix tactique qui sera opéré par ce dernier : remplaçant quand l’OM évoluera dans un bloc à quatre et titulaire potentiel comme piston droit dans une défense à cinq.

    Mais compte tenu de la longue saison qui attend les Olympiens entre les journées de Ligue des Champions, de Ligue 1 et de Coupe de France, les remplaçants auront l’occasion d’avoir tout de même un temps de jeu conséquent. Au-delà de Murillo, cela est valable également pour Egan-Riley, Palmieri et Weah. Ce dernier pourrait également entrer en jeu comme joker offensif sur l’aile droite.

    Avec ces recrutements défensifs riches et intéressants, l’Olympique de Marseille n’a plus d’excuses désormais.

  • Pavard, Palmieri, O’Riley et Aguerd en renfort

    Pavard, Palmieri, O’Riley et Aguerd en renfort

    Le dernier jour du mercato nous réserve toujours son lot de surprises. Surtout quand il s’agit de l’Olympique de Marseille. La direction phocéenne, qui a multiplié les pistes ces derniers jours afin de renforcer du mieux possible ses secteurs les plus fragilisés, a profité des dernières heures possibles de négociations pour signer quatre nouvelles recrues. Le défenseur italien Emerson Palmieri (31 ans) a été le premier à rejoindre officiellement les rangs de l’OM pour la somme d’un million d’euros, bonus compris, en provenance de West Ham. Son recrutement permet de renforcer le couloir gauche de la défense olympienne. Toujours dans un souci de consolider l’arrière-garde, le club phocéen a continué de faire son marché chez les Hammers et a convaincu Nayef Aguerd (29 ans) de s’envoler vers la cité phocéenne afin de parapher un contrat de cinq ans. L’OM a dû débourser 23 millions d’euros, plus bonus, pour s’attirer ses services. Si l’international marocain reste un défenseur de renom, complémentaire de Leonardo Balerdi grâce à une qualité technique et athlétique supérieure, son transfert est quand même risqué compte tenu du fait qu’il a connu un grand nombre de blessures dans sa carrière.

    Une nouvelle recrue a atterri à Marignane moins d’une demi-heure après Aguerd : Matt O’Riley. Le milieu de terrain danois, âgé de 24 ans, a été prêté à l’OM pour la somme de deux millions d’euros, plus d’éventuels bonus et une prise en charge de son salaire par le club phocéen, en provenance de Brighton & Hove Albion, le club qu’a dirigé précédemment Roberto De Zerbi. « J’ai beaucoup discuté au téléphone avec lui. On a la même vision du football. Mes coéquipiers à Brighton ne m’en ont dit que du bien », a souligné celui qui est désormais considéré comme le successeur d’Adrien Rabiot au poste de milieu offensif.

    Pavard au finish

    Avec Matt O’Riley, l’OM a égalisé son record de recrues en un mercato qui était de onze, établi par deux fois en 2022 et en 2024. Mais comme « les records sont faits pour être battus », la direction marseillaise se devait de frapper un grand coup. En quête d’un défenseur afin d’avoir une rotation solide, compte tenu d’un calendrier où les Olympiens vont régulièrement jouer deux fois par semaine, le club phocéen a trouvé un accord avec l’Inter Milan pour recruter Benjamin Pavard (29 ans). Au terme d’une transaction homologuée dans la demi-heure précédant la limite horaire, le champion du monde 2018 fait l’objet d’un prêt jusqu’en juin 2026 à hauteur de 2,5 millions d’euros avec une option d’achat de 15M d’euros non obligatoire. Une aubaine pour l’OM qui, par ailleurs, s’est débarrassé de Derek Cornelius (prêté avec une option d’achat aux Glasgow Rangers) et de Bamo Meité (prêté avec une OA à Lorient) au même moment. Y a plus qu’à.

    « J’ai beaucoup discuté avec De Zerbi. On a la même vision du football »

  • Roberto De Zerbi tire la sonnette d’alarme après une entame ratée

    Roberto De Zerbi tire la sonnette d’alarme après une entame ratée

    Août 2015 et 2025 ont la même caractéristique pour l’OM.

    Dans les deux cas, le match d’ouverture de la saison a été raté et a déclenché une tempête dans le vestiaire. Il y a dix ans, Caen était venu s’imposer au Vélodrome (1-0) et, à l’issue de cette claque, l’entraîneur Marcelo Bielsa avait démissionné, en pleine conférence de presse d’après-match. Le 15 août dernier, après une défaite concédée en fin de rencontre à Rennes, c’est un clash dans les vestiaires qui a mis le feu aux poudres.

    Si, face à Paris, l’OM a réussi à colmater quelques brèches, la défaite à Lyon, dimanche, les a rouvertes. Outre d’avoir concédé le but en fin de rencontre, comme à Rennes, c’est la manière dont l’équipe s’est comportée qui a de quoi inquiéter. Si l’on excepte les dix premières minutes, où les Marseillais semblaient avoir des ambitions, l’essentiel de la soirée a montré un collectif sans suite dans les idées.

    « Oui, nous avons souffert »

    Interrogé sur un collectif plus spectateur qu’acteur, Roberto De Zerbi a pris la défense de ses joueurs. « Oui, nous avons souffert, surtout après l’exclusion. Mais nous n’avons pas concédé de très grosses occasions. À 11 contre 11, même si ça n’était pas notre meilleur match, je pense que nous avons fait mieux que Lyon », a-t-il répondu.

    Si le scénario de dimanche a rappelé celui de l’année dernière, avec un OM rapidement réduit à dix et les entrées anticipées d’Ulisses Garcia et Pol Lirola, les similitudes se sont arrêtées là. Car les deux entrants n’ont pas marqué. Et s’il y a eu un but en fin de match, c’est Pavel Sulc qui l’a marqué, offrant un succès inespéré aux Gones (1-0).

    Au terme de cette nouvelle soirée cauchemardesque, où ses joueurs ont oublié souvent de jouer en équipe, Roberto De Zerbi dresse un constat : « si nous voulons jouer avec courage, il faut avoir de la personnalité. Si les joueurs pensent qu’ils peuvent se refermer complètement à cinq derrière, ils ne vont pas générer beaucoup d’occasions. Ce n’est pas la bonne mentalité pour jouer dans un grand club. »

    Alors que la première trêve internationale arrive, l’entraîneur marseillais tire la sonnette d’alarme. Même s’il a déjà vécu des moments compliqués lors de sa première année, il sent que ce début de championnat raté cache sans doute un problème plus profond, alors que se profile l’entrée en lice face au Real, en Ligue des Champions.

    La tempête déclenchée dans son vestiaire par l’incident de Rennes a eu des conséquences. Elle a obligé l’OM à revoir son effectif en profondeur et en urgence dans les derniers jours du mercato. En témoignent les mouvements de ces dernières heures.

    Des mouvements qui vont contraindre Roberto De Zerbi à revoir ses plans durant la trêve. « Tout ce qui a été effectué avant la reprise n’a servi à rien. Il va falloir reprendre certaines choses », regrettait-il avant le voyage à Lyon. La conception du mercato estival est loin d’être idéale. Elle amène des situations cocasses, à l’image d’Esteban Lepaul, buteur avec Angers lors des deux premières journées, et qui a marqué avec Rennes, contre Angers, dimanche.

    Avec trois points sur neuf possibles, l’OM a clairement raté son départ. Comme en 2015. Il faut espérer que la situation sportive se rétablira dès la réception de Lorient, le 12 septembre à 20h45. Car, il y a dix ans, cette entame avait débouché sur une valse des entraîneurs et une saison crispante.