Tag: OM

  • L’OM prêt à bousculer le champion d’Europe

    L’OM prêt à bousculer le champion d’Europe

    Si l’hymne ne sera pas joué, le duel de dimanche aura les saveurs de la Ligue des Champions.

    Cinq jours après avoir tenu tête au Real en ouverture d’une C1 qu’ils retrouvaient, les Olympiens vont accueillir le tenant de la Coupe aux grandes oreilles. Une première dans l’histoire du football français où deux porteurs d’étoile sur le maillot vont s’affronter.

    C’est le Vélodrome qui sera le théâtre de ce rendez-vous historique. Pour l’OM, ce sera une occasion en or de marquer les esprits. Car, même s’ils sont loin d’être favoris, les hommes de Roberto De Zerbi ont une double revanche à prendre et comptent bien, cette fois, ne pas rater leur rendez-vous.

    La saison dernière, le Classique avait duré à peine vingt minutes. Le temps pour François Letexier de brandir le carton rouge sous le nez d’Amine Harit. L’arbitre venait de déséquilibrer ce qui devait être un choc. Finalement gagné sans forcer par le PSG (3-0).

    « Nous serons bien mieux préparés que l’an dernier car il y a ce match contre le Real qui va nous servir », admet Gerónimo Rulli. Car, malgré la défaite, l’OM a apporté des réponses sur sa capacité à hausser son niveau de jeu dans les grands moments.

    En faisant douter le Real dans son stade, les hommes de Roberto De Zerbi ont posé un jalon important pour la suite de leur saison. « Je ne peux pas me satisfaire de ce que j’ai vu à Madrid, car c’est avant tout une défaite. Mais je me dis qu’il a fallu du temps à Pep Guardiola pour fabriquer Manchester City ! »

    Néanmoins, ce qu’il a vu à Santiago Bernabéu le conforte dans l’idée que l’équipe « est plus forte cette saison, avec plus de joueurs expérimentés. Il nous faut maintenant trouver la langue commune pour aller au bout ».

    Lors du dernier match au Vélodrome, Lorient n’a pas pesé lourd, défait 4-0. Le PSG, même privé de ses meilleurs éléments offensifs, ce sera autre chose. Et, afin d’éviter les buts stupides qui ont coûté cher, comme à Rennes ou Lyon, « il nous faut trouver le point de rencontre et ne pas laisser de profondeur, comme nous l’avons fait face à Kylian Mbappé », souligne l’Italien.

  • OM-PSG pour l’instant maintenu au Vélodrome malgré la vigilance orange

    OM-PSG pour l’instant maintenu au Vélodrome malgré la vigilance orange

    « De la grêle, une forte activité électrique, des rafales allant jusqu’à 80km/h » sont attendues dimanche, sans compter « entre 70 et 90 mm et localement jusqu’à 120 mm » de pluie qui devraient tomber « en quelques heures » dans le département des Bouches-du-Rhône, selon le bulletin de Météo France publié ce samedi 20 septembre. Le Classique entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain, prévu dimanche 21 septembre 2025, à 20h45, est pour le moment maintenu.

    Le département des Bouches-du-Rhône est placé en vigilance orange pour orages et pluie-inondation, à partir de dimanche midi jusqu’en milieu de nuit. « Une attention particulière est portée sur l’Huveaune qui pourrait connaître un risque de débordement, notamment sur l’Aval d’Aubagne (La Penne-sur-Huveaune et Marseille) », révèle le communiqué de la préfecture des Bouches-du-Rhône. Cette dernière précise que le match est maintenu, mais que « la situation peut être emmenée à évoluer si les conditions météorologiques s’aggravent. »

    Côté sportif : Kondogbia forfait, incertitude autour d’Aguerd

    Sur le terrain, le milieu de terrain centrafricain Geoffrey Kondogbia, touché à un mollet suite à un choc lors de la première journée de Ligue des champions, mardi, face au Real Madrid, sera absent dimanche, lors du choc de la Ligue 1 face au Paris-SG. Et une décision concernant le défenseur central marocain Nayef Aguerd, touché à la tête la semaine dernière face à Lorient et qui a suivi un protocole commotion, sera prise dimanche matin.

  • L’OM retente l’expérience du stage de cohésion à Rome

    L’OM retente l’expérience du stage de cohésion à Rome

    Le premier essai s’est avéré concluant, pourquoi pas le deuxième également ? Les Olympiens de Roberto De Zerbi vont prendre part à un stage de cohésion à Rome, dès la semaine prochaine, comme ils ont pu le faire au mois d’avril 2025, afin de « consolider les liens naissants et les automatismes déjà existants dans l’effectif ».

    « Après le succès du stage de cohésion à Rome la saison dernière, le club a décidé de renouveler l’expérience. L’équipe repart dans la capitale italienne pour quelques jours de travail collectif à partir de lundi prochain, mêlant entraînements, ateliers en groupe et moments de vie. Ce stage s’inscrit pleinement dans la philosophie des dirigeants et de l’entraîneur qui voient dans ces rassemblements l’occasion idéale de souder le vestiaire et d’intégrer les nouveaux arrivants », a écrit le club phocéen au travers d’un communiqué, ce samedi 20 septembre au soir, dans l’espoir que ce deuxième stage aura un effet aussi bénéfique que le précédent.

    L’OM avait remporté trois de ses quatre dernières journées de la saison après ces quelques jours passés hors de Marseille, à commencer par un succès face à Brest (4-1), avant d’enchaîner par un match nul à Lille (1-1) et deux victoires sur Le Havre (3-1) et Rennes (4-2). Ce qui a permis aux Olympiens de retrouver la Ligue des champions cette saison.

  • Les Marseillaises découvrent leur nouvelle maison

    Les Marseillaises découvrent leur nouvelle maison

    Les célèbres couleurs rouge et jaune du FC Martigues laissent désormais place au bleu et blanc de l’Olympique de Marseille. Les féminines du club phocéen, récemment rebaptisées « Les Marseillaises », ont posé leurs valises au stade Francis-Turcan, dans lequel elles disputeront ce vendredi (21h) leur deuxième journée d’Arkema Première Ligue face au Havre. « C’est une nouvelle étape dans le projet du club », souligne l’attaquante Mathilde Bourdieu, consciente de passer d’un OM Campus à 500 places à un stade « premium », qui peut accueillir jusqu’à 8 000 spectateurs, afin de répondre aux exigences de la Ligue.

    Toutefois, seule la tribune « Canal », composée de 3 000 places, sera dans un premier temps ouverte au grand public et un peu plus de 1 000 supporters sont attendus ce vendredi. Le prix des places varie entre cinq et douze euros. « C’est super pour notre image. On a hâte que les supporters viennent nombreux pour nous soutenir. On en a besoin », ajoute celle qui a pu s’entraîner pour la première fois avec ses coéquipières au complet, jeudi, sur la nouvelle pelouse naturelle financée par l’OM. « On se sent comme chez nous », sourit Bourdieu, qui a inscrit trois buts lors des deux premiers matches de la saison.

    En quête d’un premier succès en championnat

    Après la défaite à Lyon (3-1), où elles n’ont pas démérité face à l’un des plus grands clubs européens, Les Marseillaises ont dû s’employer la semaine passée en Coupe de la Ligue (LFFP) pour s’imposer face Montpellier (2-2, 3-4 aux tirs au but). Une bonne opération avant d’entamer leur premier match au stade Francis-Turcan avec un seul mot d’ordre : « Gagner », martèle l’entraîneur Dalin Anrifani. « Que ce soit Le Havre, Lens ou Paris, l’idée est de véhiculer l’image la plus compétitive possible pour prendre le maximum de points », poursuit-il. « On fait les efforts à 200%, c’est le fil rouge du collectif », insiste Mathilde Bourdieu, qui n’hésite pas à donner de la voix sur le terrain pour encourager et motiver ses coéquipières. « J’essaie de conseiller les filles qui n’ont pas joué en Division 1 pour leur donner de la confiance, même si elles en ont déjà. »

    Parmi celles qui ont roulé leur bosse au plus haut niveau, Marie-Charlotte Léger et Laura Bourgouin devraient faire leur retour sur le terrain. Aussi, l’internationale espagnole Marta Carro (34 ans), dernière recrue des Marseillaises, pourrait faire ses premiers pas sous le maillot olympien.

    2e journée – Arkema Première Ligue

    À 21h, au stade Francis-Turcan, à Martigues

  • Le penalty qui ne passe vraiment pas du côté olympien

    Le penalty qui ne passe vraiment pas du côté olympien

    C’est l’action de la soirée qui a entraîné bien des regrets et doutes.

    Lorsque Istvan Peljto, après consultation de l’assistance vidéo, offre un second penalty à Kylian Mbappé, l’arbitre voyant une faute de main sur la chute de Facundo Medina, bousculé par Vinicius. Pour Roberto De Zerbi, il n’y a pas à hésiter. « Je pense qu’il n’y a pas penalty, c’est honteux, je suis désolé de le dire. Je l’aurais dit même si c’était de mon côté. »

    Du côté des observateurs présents au stade, il y a une certitude. « Pas de penalty, mais peut-être une compensation pour le carton rouge donné à Carvajal » ont confessé plusieurs journalistes espagnols ainsi qu’Ivan Guti, ancien joueur du Real, du temps des Galactiques.

    « Je ne veux pas faire de connexion »

    Cette décision ravive les doutes sur le supposé privilège dont bénéficierait la « Maison blanche » auprès du corps arbitral. En championnat d’Espagne, chaque sortie du Real connaît au moins une décision contestable. Mais mardi, Roberto De Zerbi a tenu à tempérer son propos. « L’arbitre est Bosnien, je ne veux pas faire une connexion. »

    Néanmoins, le doute demeure dans les esprits marseillais. Comme l’a fait savoir Medhi Benatia. « Subir un tel penalty, c’est un peu dur. Le joueur est sur le ballon, et le sanctionner me semble très sévère. »

    Samir Nasri est quant à lui plus direct. « Pour n’importe quelle équipe, on serait en train de crier au scandale. J’aimerais bien écouter les explications de l’arbitre pour savoir pourquoi il siffle penalty ! » a commenté le consultant de Canal+, diffuseur de la rencontre.

    Du côté du Real Madrid, Xabi Alonso a botté en touche sur la question. « Je n’ai pas revu les images. Je ne peux donc pas me prononcer sur la question », a répondu l’entraîneur des Merengues.

  • L’OM a pris sa première leçon européenne au Real

    L’OM a pris sa première leçon européenne au Real

    « Nous les avons peut-être trop regardés et été victimes du syndrome Bernabéu » Medhi Benatia

    Entamer sa campagne de retour en Ligue des Champions, c’est un peu comme si un élève de CM2 passait directement au lycée.

    Les Olympiens appelés à disputer le match d’ouverture à Santiago Bernabéu sont apparus pleins de bonnes volontés. Ils ont même su se surpasser à certains moments de la soirée, poussés par l’important contingent de supporters qui avaient fait le voyage. Malheureusement, il y a eu quelques petits moments de déconcentration payés au prix fort.

    Comme un écolier qui débarque dans la cour des grands, les Phocéens ont eu besoin d’un gros quart d’heure pour prendre la mesure de ce qu’ils vivaient. « Nous avons peut-être trop regardé le Real à ce moment-là, en étant victime du syndrome de Bernabéu », a reconnu Medhi Benatia. Il a sans doute revu ses premiers pas au plus haut niveau, avant qu’il ne devienne un taulier au Bayern ou à la Juventus.

    De son côté, Roberto De Zerbi estime plutôt que ses joueurs « ont eu un peu d’appréhension lorsqu’ils sont entrés sur la pelouse ». Pour l’entraîneur marseillais, la bascule a été l’expulsion de Dani Carvajal. « C’était le moment de prendre plus de risques. Nous aurions pu gagner, c’est dommage. »

    Abonnement régulier

    L’OM, en tant qu’intermittent de la Ligue des Champions, est visiblement loin d’une équipe comme le Real, qui non seulement y participe chaque saison, mais qui est aussi une des rares à pouvoir prétendre à une victoire finale dès la première journée. Malgré des participations régulières aux autres compétitions européennes, une finale et deux demi-finales, perdues, ces dernières années, cette expérience n’est pas suffisante pour exister en Ligue des Champions.

    Les Olympiens ont pu s’en rendre compte lors de leurs dernières participations. S’ils sont restés une équipe de haut niveau, ils doivent désormais réapprendre le très haut niveau. Ce qui passe par un abonnement régulier à l’épreuve.

    Roberto De Zerbi s’interroge sur les progrès à réaliser. « Je ne sais pas ce qu’il nous a manqué », soupire-t-il. Il revoit la seconde période, durant laquelle son équipe aurait pu faire la bascule positive. « Après le rouge, j’aurais aimé voir quelque chose d’autre. Je ne sais plus combien de minutes se sont écoulées entre cette expulsion et le penalty, mais j’aurais aimé voir plus de fierté, d’ambitions. »

    Quant au fait d’être en mesure de hausser le rythme, de répondre à l’exigence du très haut niveau, il est franc. « Nous sommes conscients que ce type de match doit être notre normalité. Quand vous vous habituez à jouer ce type de match, vous affrontez les choses différemment. Je pense au PSG maintenant. »

    Le PSG qui sera le prochain adversaire, dimanche au Vélodrome. L’OM aura là l’occasion de disputer son second match de Ligue des Champions. Même de manière officieuse, ce sera une manière de voir si la première leçon de très haut niveau reçue à Madrid a été retenue. Avec une touche d’espoir chez Roberto De Zerbi. « J’ai une grande équipe, très forte. Nous avons joué à notre niveau maximal au Real. Maintenant, j’espère que nous pourrons continuer à travailler dans ce sens. »

    Il admet ne pas être devin. « J’ignore ce que nous allons faire dans le futur, mais j’espère que nous arriverons à un niveau très haut. Nous avons bien travaillé à Madrid, j’ai aimé la manière dont nous avons joué. Maintenant, il nous faut voir le niveau que nous pourrions atteindre. »

  • L’OM pas récompensé face au Real Madrid

    L’OM pas récompensé face au Real Madrid

    Annonçant un OM sans peur au moment de défier le Real, Roberto De Zerbi se devait aussi de trouver onze chevaliers du Guesclin sans reproches pour relever le gant. Il les a eus, mais cela n’a pas suffi pour déjouer les pronostics.

    Devinant que le schéma imaginé risquait de faire vivre à son équipe un nouvel Azincourt, l’Italien a rapidement revu sa copie. En faisant monter Timothy Weah d’un cran, il a eu du flair. Car, la réception d’un ballon gratté par Mason Greenwood, l’international états-unien a fait trembler le filet de Thibaut Courtois et frissonner les supporters madrilènes.

    Et oui, sur le premier tir marseillais cadré de la soirée, l’OM ouvrait le score. Alors que le Real avait déjà achoppé trois fois sur la muraille Gerónimo Rulli. Le gardien olympien qui, malgré un but encaissé sur penalty, face à l’inévitable Kylian Mbappé, sera finalement le Phocéen de la première période, avec ses dix arrêts, égalant un record datant de 2003.

    Au fil des minutes, on devinait un regain de confiance chez des Olympiens de plus en plus entreprenants. Ils sentaient la possibilité de faire mieux que tenir le 1-1, face à des Merengues souvent brouillons dans leurs dernières intentions de jeu.

    Si Gerónimo Rulli réalisait encore quelques parades décisives, il obtenait l’expulsion de Dani Carvajal, obligeant le Real à terminer la rencontre à dix. Cela aurait pu être une bonne nouvelle. Surtout après que Pierre-Emerick Aubameyang a eu la balle pour redonner l’avantage aux Marseillais. Tout comme l’aura Mason Greenwood à l’entame du money-time.

    Malheureusement, entre ces deux occasions franches, dans lesquelles Thibaut Courtois avait su lire la bonne trajectoire des frappes marseillaises, Kylian Mbappé se voyait offrir sur un plateau un second penalty. L’ancien Parisien, bourreau traditionnel de l’OM lorsqu’il évoluait en Ligue 1, ne se faisait pas prier pour tromper une seconde fois Gerónimo Rulli.

    Comme en première période, l’Argentin était parti du bon côté. Sur cette seconde action, il a même effleuré le ballon. Mais il y avait trop de puissance pour qu’il réussisse son arrêt.

    Kylian Mbappé venait d’inscrire ses onzième et douzième buts aux dépens de l’OM. Ainsi, après Monaco et le PSG, il prolonge son invincibilité aux dépens de Marseillais. Alors que ces derniers ne méritaient vraiment pas de connaître un tel scénario.

    « Deux occasions où Thibaut Courtois avait su lire la bonne trajectoire des frappes marseillaises »

  • Douche froide pour les Olympiens

    Douche froide pour les Olympiens

    Dès le coup d’envoi, le souci des Olympiens a été double. Dans un premier temps, il leur fallait tenter de mettre le pied sur le ballon. Chose qui n’a pas été aisée face à un Real rapide à se projeter vers la surface marseillaise.

    Néanmoins, comme lors de la première prestation de l’OM en 2003, les Phocéens allaient ouvrir le score, alors que le Real semblait intouchable. Mais, comme pour la bande à Didier Drogba, celle de Timothy Weah ne tenait l’avantager que cinq minutes. Le temps pour Kylian Mbappé d’obtenir le penalty de l’égalisation.

    Cette mésaventure avait montré la capacité de l’OM à surprendre un adversaire sûr de lui. Et qui restait le plus souvent très pressant sur le but de Gerónimo Rulli, auteur de dix arrêts en première période.

    Malheureusement, alors que l’OM a eu des balles pour reprendre le score, un second penalty permettra à Kylian Mbappé de donner une victoire inespérée à son équipe. Alors que les Marseillais méritaient mieux.

  • Quand Santiago Bernabéu prend un petit air de stade Vélodrome

    Quand Santiago Bernabéu prend un petit air de stade Vélodrome

    À l’heure de l’apéro, alors que les cañas de Mahou commençaient à partir comme des petits pains, Madrid s’est teinte en bleu.

    La couleur des maillots et t-shirts portés par la masse des quelque 4 000 supporters marseillais qui avaient convergé vers la capitale espagnole. « Nous sommes là pour faire la fête, et voir gagner l’OM. » Ce petit groupe, attablé à une terrasse de la Plaza Mayor, rêve de l’exploit.

    À partir de 16h, c’est la ligne 10 du métro, qui dessert notamment Santiago Bernabéu, qui se charge petit à petit de ces petits êtres en bleu. Eux descendent à Cuzco, une station plus loin que le stade, pour converger vers l’avenue du Brésil.

    Clin d’œil, c’est par l’avenue de Saint-Germain (sans Paris !) qu’ils ont dû transiter à la sortie du métro. Sous le regard des passants et automobilistes prenant leur mal en patience, bloqués par les forces de l’ordre.

    Comme prévu, à 18h, le cortège s’est élancé, direction Santiago Bernabéu. Une progression par petits pas, avec de nombreux stops. Étroitement encadrée par la police montée. Et quand, à l’approche du stade, le Commando Ultra a sorti sa banderole historique, les choses ont failli déraper.

    Bâche bannie

    En cause, la fameuse tête de mort stylisée, qui en 2008, avait déjà eu des conséquences néfastes. Après quelques fumigènes et une charge de police, ladite bâche a été repliée, et c’est une autre, clamant « bâche bannie, Ultras toujours présents », qui a été déployée dans le parcage visiteurs.

    Avant même le coup d’envoi, les 4 000 voix ont résonné au diapason, aidées par la toiture refermée du stade. Et même s’ils étaient en minorité, ce sont les chants marseillais qui ont le plus été entendus tout au long la soirée. Sans oublier la clameur qui a accompagné l’ouverture du score par Timothy Weah.

    Il est clair que, dans les tribunes, la victoire est revenue aux supporters Olympiens en ce premier déplacement de la Ligue des Champions. Le temps d’une soirée, ils ont transporté la ferveur du Vélodrome à Madrid.

  • Real Madrid 3 (0)

    Real Madrid 3 (0)

    Eux aussi étaient lancés dans l’arène européenne, avec un immense défi à relever, comme leurs aînés. Les Minots se rendaient, ce mardi, à l’Estadio Alfredo di Stefano pour affronter les U19 (moins de 19 ans) du Real Madrid. Une première journée de la Youth League comme un premier petit pas sur la longue route menant à la finale à quatre de Nyon (Suisse), en avril 2026. Dans la capitale espagnole, les jeunes marseillais ont été battus après avoir mené deux fois au score
    (2-3). Des regrets après une prestation solide.

    Favori de cette confrontation, les jeunes Madrilènes ont mis le pied sur le ballon pendant une majeure partie de la première période. Certaines de leurs accélérations auraient pu être fatales aux Phocéens, mais le gardien, Yassine Badaoui, s’est interposé par deux fois. L’international U17 marocain a bien gardé sa cage durant 45 minutes, stoppant les tentatives adverses avec assurance. Côté OM, les occasions étaient également présentes, malgré moins de possessions. Les jeunes Marseillais étaient récompensés juste avant la pause, avec une réalisation de Tadjidine M’Madi, après un une-deux avec Antoine Valero (45e).

    Les Marseillais repartaient sur les mêmes bases au retour des vestiaires, avant une improbable situation. Suite à un nouvel arrêt de Badaoui, Gianni Calisto veut tacler le ballon en étant au sol et lobe son coéquipier. Une malheureuse mésaventure et une égalisation pour les locaux. Les Olympiens ne se sont pas avoués vaincus pour autant. Sur des contre-attaques, ils se sont montrés dangereux. Il y a eu, parfois, un manque de lucidité dans les derniers mètres, mais les jeunes du coach Lasaad Hasni ont frappé à nouveau. Sur un centre venu de la droite, Tadjidine M’Madi a repris d’un plat du pied droit la balle, clouant le gardien adverse sur sa ligne. Un doublé pour lui, avant d’attaquer les vingt dernières minutes.

    Une seconde période crève-cœur

    La fin de partie est cruelle pour les U19 de l’OM. Roberto Martin a permis aux Espagnols d’égaliser avant que le Real se voie offrir un penalty légitime avant le temps additionnel. Même en Youth League, les Madrilènes savent comment renverser les matches. Les Marseillais reviennent frustrés de ce déplacement.

    1ere journée de la Youth League

    Stade Alfredo di Stefano

    Buts : M’Madi (45e, 73e) ; Calisto (CSC, 59e), Martin (81e), Barroso (sp, 88e)

    Real Madrid : Navarro – Javi Bailon, Seco, Nkoghe, Valdepenas – Perez, Martinez Perez, Carlos Diez, Izan Regueira, Navascues – Sanz

    Entraîneur : Julian Barahona

    Marseille : Badaoui – Calisto, Camara, N’Zinga Pambani, Clément – Sellami, Issanga – Corbon, M’Madi, Bezahaf – Valero

    Entraîneur : Lasaad Hasni