Tag: OM

  • Douche froide pour les Olympiens

    Douche froide pour les Olympiens

    Dès le coup d’envoi, le souci des Olympiens a été double. Dans un premier temps, il leur fallait tenter de mettre le pied sur le ballon. Chose qui n’a pas été aisée face à un Real rapide à se projeter vers la surface marseillaise.

    Néanmoins, comme lors de la première prestation de l’OM en 2003, les Phocéens allaient ouvrir le score, alors que le Real semblait intouchable. Mais, comme pour la bande à Didier Drogba, celle de Timothy Weah ne tenait l’avantager que cinq minutes. Le temps pour Kylian Mbappé d’obtenir le penalty de l’égalisation.

    Cette mésaventure avait montré la capacité de l’OM à surprendre un adversaire sûr de lui. Et qui restait le plus souvent très pressant sur le but de Gerónimo Rulli, auteur de dix arrêts en première période.

    Malheureusement, alors que l’OM a eu des balles pour reprendre le score, un second penalty permettra à Kylian Mbappé de donner une victoire inespérée à son équipe. Alors que les Marseillais méritaient mieux.

  • Quand Santiago Bernabéu prend un petit air de stade Vélodrome

    Quand Santiago Bernabéu prend un petit air de stade Vélodrome

    À l’heure de l’apéro, alors que les cañas de Mahou commençaient à partir comme des petits pains, Madrid s’est teinte en bleu.

    La couleur des maillots et t-shirts portés par la masse des quelque 4 000 supporters marseillais qui avaient convergé vers la capitale espagnole. « Nous sommes là pour faire la fête, et voir gagner l’OM. » Ce petit groupe, attablé à une terrasse de la Plaza Mayor, rêve de l’exploit.

    À partir de 16h, c’est la ligne 10 du métro, qui dessert notamment Santiago Bernabéu, qui se charge petit à petit de ces petits êtres en bleu. Eux descendent à Cuzco, une station plus loin que le stade, pour converger vers l’avenue du Brésil.

    Clin d’œil, c’est par l’avenue de Saint-Germain (sans Paris !) qu’ils ont dû transiter à la sortie du métro. Sous le regard des passants et automobilistes prenant leur mal en patience, bloqués par les forces de l’ordre.

    Comme prévu, à 18h, le cortège s’est élancé, direction Santiago Bernabéu. Une progression par petits pas, avec de nombreux stops. Étroitement encadrée par la police montée. Et quand, à l’approche du stade, le Commando Ultra a sorti sa banderole historique, les choses ont failli déraper.

    Bâche bannie

    En cause, la fameuse tête de mort stylisée, qui en 2008, avait déjà eu des conséquences néfastes. Après quelques fumigènes et une charge de police, ladite bâche a été repliée, et c’est une autre, clamant « bâche bannie, Ultras toujours présents », qui a été déployée dans le parcage visiteurs.

    Avant même le coup d’envoi, les 4 000 voix ont résonné au diapason, aidées par la toiture refermée du stade. Et même s’ils étaient en minorité, ce sont les chants marseillais qui ont le plus été entendus tout au long la soirée. Sans oublier la clameur qui a accompagné l’ouverture du score par Timothy Weah.

    Il est clair que, dans les tribunes, la victoire est revenue aux supporters Olympiens en ce premier déplacement de la Ligue des Champions. Le temps d’une soirée, ils ont transporté la ferveur du Vélodrome à Madrid.

  • Real Madrid 3 (0)

    Real Madrid 3 (0)

    Eux aussi étaient lancés dans l’arène européenne, avec un immense défi à relever, comme leurs aînés. Les Minots se rendaient, ce mardi, à l’Estadio Alfredo di Stefano pour affronter les U19 (moins de 19 ans) du Real Madrid. Une première journée de la Youth League comme un premier petit pas sur la longue route menant à la finale à quatre de Nyon (Suisse), en avril 2026. Dans la capitale espagnole, les jeunes marseillais ont été battus après avoir mené deux fois au score
    (2-3). Des regrets après une prestation solide.

    Favori de cette confrontation, les jeunes Madrilènes ont mis le pied sur le ballon pendant une majeure partie de la première période. Certaines de leurs accélérations auraient pu être fatales aux Phocéens, mais le gardien, Yassine Badaoui, s’est interposé par deux fois. L’international U17 marocain a bien gardé sa cage durant 45 minutes, stoppant les tentatives adverses avec assurance. Côté OM, les occasions étaient également présentes, malgré moins de possessions. Les jeunes Marseillais étaient récompensés juste avant la pause, avec une réalisation de Tadjidine M’Madi, après un une-deux avec Antoine Valero (45e).

    Les Marseillais repartaient sur les mêmes bases au retour des vestiaires, avant une improbable situation. Suite à un nouvel arrêt de Badaoui, Gianni Calisto veut tacler le ballon en étant au sol et lobe son coéquipier. Une malheureuse mésaventure et une égalisation pour les locaux. Les Olympiens ne se sont pas avoués vaincus pour autant. Sur des contre-attaques, ils se sont montrés dangereux. Il y a eu, parfois, un manque de lucidité dans les derniers mètres, mais les jeunes du coach Lasaad Hasni ont frappé à nouveau. Sur un centre venu de la droite, Tadjidine M’Madi a repris d’un plat du pied droit la balle, clouant le gardien adverse sur sa ligne. Un doublé pour lui, avant d’attaquer les vingt dernières minutes.

    Une seconde période crève-cœur

    La fin de partie est cruelle pour les U19 de l’OM. Roberto Martin a permis aux Espagnols d’égaliser avant que le Real se voie offrir un penalty légitime avant le temps additionnel. Même en Youth League, les Madrilènes savent comment renverser les matches. Les Marseillais reviennent frustrés de ce déplacement.

    1ere journée de la Youth League

    Stade Alfredo di Stefano

    Buts : M’Madi (45e, 73e) ; Calisto (CSC, 59e), Martin (81e), Barroso (sp, 88e)

    Real Madrid : Navarro – Javi Bailon, Seco, Nkoghe, Valdepenas – Perez, Martinez Perez, Carlos Diez, Izan Regueira, Navascues – Sanz

    Entraîneur : Julian Barahona

    Marseille : Badaoui – Calisto, Camara, N’Zinga Pambani, Clément – Sellami, Issanga – Corbon, M’Madi, Bezahaf – Valero

    Entraîneur : Lasaad Hasni

  • À Marseille, la ville a vibré pour son équipe

    À Marseille, la ville a vibré pour son équipe

    Ils étaient 4 000 à Madrid mais plusieurs dizaines de milliers à pousser leur équipe depuis Marseille. Bars et restaurants étaient pleins un peu partout dans la ville. Le Black Stone, dans le 9e arrondissement, avec une demi-douzaine d’écrans, a accueilli de nombreux fans pour cette rencontre contre le Real. Avant le match, les supporters étaient entre peur et confiance. Une attitude paradoxale. Aurélien, bientôt 30 ans, est fan de l’OM depuis toujours. « Beaucoup d’espoirs, mais il y a plein de nouveaux joueurs donc on va voir ce que ça donne. Il faut avoir de l’humilité mais aussi de l’espoir », raconte-t-il. Loïc, lui aussi né avec le bleu et blanc dans le sang, est encore plus confiant. « Je pense que ça peut être un jour historique pour l’OM. J’ai un peu peur de Mbappé, mais on peut le faire. »

    22e minute, coup de climatisation à Madrid, coup de tonnerre sur la Canebière. Un « qui ne saute pas n’est pas marseillais » est lancé à la suite de l’ouverture du score inattendue de Timothy Weah. Une avance ayant duré six minutes, mais qui suffit au bonheur de tous.

    Rulli fait craquer Carvajal

    L’espoir était vraiment permis après cette première période assez prometteuse. À l’heure de jeu, les Marseillais arrachaient encore un point au Santiago Bernabeu et une explosion s’est entendue au moment du carton rouge de Dani Carvajal, suite à un coup de tête sur le gardien Gerónimo Rulli. « On peut voir venir en Ligue 1, même contre le PSG, ce dimanche » entend-on à travers le bar.

    Le désarroi suivra suite à ce nouveau penalty obtenu par les Madrilènes. « C’est impossible de siffler ça », « la règle a changé », les fans y ont cru pendant très longtemps à ce point, au minimum, sur la pelouse du Real. Mais avec la Maison Blanche, les scénarios sont souvent cruels dans la plus belle des compétitions de clubs.

  • Ligue des Champions : le centre historique de Madrid en bleu et blanc avant le match de l’OM

    Ligue des Champions : le centre historique de Madrid en bleu et blanc avant le match de l’OM

    Pour certains, c’est une première expérience. Pour d’autres, plus aguerris, les 18 heures de bus pour rallier Madrid depuis Marseille n’a pas été si difficile. « Il y a tellement de joie en moi que la fatigue, je ne la sens pas ». Eddy attend dans le métro, station Santo Domingo, que d’autres potes le rejoignent. « Ils sont riches, ils ont pris l’avion », plaisante-t-il.

    Une fois le groupe reconstitué, ligne 2, direction Sol, lieu de rendez-vous classique pour une première à Madrid. « Devant la statue de l’ours au pommier », précise le supporter, en manque de sommeil, mais qui est prêt à affronter l’avant-match. « Nous allons retrouver d’autres supporters, je crois que c’est Plaza Mayor ».

    Sortis du métro, les quatre complices n’ont qu’à suivre la foule en bleu et blanc. Certains portent le dernier maillot de l’OM, celui spécial coupe d’Europe. D’autres ont sorti les reliques. Celui de la finale de Munich, celui floqué du nom de Luis Gustavo, ou encore quelques-uns qui ont sur le dos le nom de Jonathan Rowe.

    Aux diverses terrasses de la Plaza Mayor, ce ne sont que des Marseillais qui attaquent l’apéro, agrémenté des fameux tapas. « On n’est pas bien là ! Franchement, c’est cool, non ? » lance un vétéran de la Vieille Garde.

    Quelques personnes portant le maillot du Real passent devant la boutique Sabor a España. Du côté du peuple bleu et blanc, ils sont vus comme des passants comme les autres. « Nous sommes venus voir un match, faire la fête, profiter », lance Cédric. Tous reprennent des forces avant de rejoindre l’avenue du Brésil, d’où s’élancera, à 18 heures, le cortège vers le stade Santiago-Bernabeu.

    Le match quant à lui débutera à 21 heures.

  • L’OM sans peur avant de défier l’ogre du Real

    L’OM sans peur avant de défier l’ogre du Real

    Le moment tant attendu est arrivé, l’OM revient en Ligue des Champions.

    Pour son retour, trois ans après le fiasco face à Tottenham, Roberto De Zerbi est un peu comme Sir Edmund Hilary lorsqu’il s’est attaqué à l’Everest. « Ce match n’est pas une fête, c’est la récompense du travail effectué la saison dernière. Cela amène de grandes responsabilités car ce n’est pas n’importe quelle compétition qui nous attend », a reconnu l’entraîneur marseillais.

    L’attente est énorme du côté de Marseille. Surtout maintenant que le PSG a rejoint l’OM dans la liste des vainqueurs de la coupe aux grandes oreilles. Entamer sa campagne par un déplacement à Madrid, où cela ne s’est jamais bien passé pour son équipe, doit permettre à Roberto De Zerbi d’effacer certains détails qui ont empêché son équipe de bien débuter sa saison.

    Pour lui, c’est la victoire contre Lorient qui a en a donné le véritable coup d’envoi. « Mais nous avons pris du retard. Il nous faut travailler dur pour cela » soupire-t-il.

    Il sait que la prestation collective de son groupe va être épiée, dans un stade où se masseront 4 000 supporters venus de Marseille, dans l’espoir de vivre une nuit magique. « C’est incroyable qu’ils soient autant. C’est pourquoi nous nous devons de joueur pour eux, pour la ville, pour tout un pays qui est derrière nous », insiste Leo Balerdi.

    L’Argentin, ménagé face à Lorient, va retrouver sa place et son brassard. Avec l’envie de vivre enfin une belle aventure en Ligue des Champions. « C’est un défi qui nous attend. Il nous faut savoir le relever intelligemment. »

    Pour lui, les clefs de la soirée sont « l’application, la concentration et l’ambition ». Pour lui, cet OM-là peut réussir. « Nous sommes mieux structurés, avec un mental plus fort. Le moment est venu de le montrer sur le terrain. »

    Ce duel face au Real lance une semaine capitale, qui verra l’OM recevoir le PSG dimanche en Ligue 1. Deux tests qui détermineront le véritable potentiel de l’équipe. « Mais l’objectif du moment, reste le Real », rappelle Roberto De Zerbi.

    « Ce match, c’est la récompense du travail effectué la saison dernière »

  • « On part avec de l’ambition,j’adorerai qu’on fasse un gros match ! »

    « On part avec de l’ambition,j’adorerai qu’on fasse un gros match ! »

    La Marseillaise : Racontez-nous la genèse de la création du Fan Club OM Barcelona.

    Ferhat Dahak : Nous avons fondé ça en février 2020. C’était à l’époque de la présidence de Jacques-Henri Eyraud. Il avait initié la création de l’OM Nation, avec des bases un peu partout dans le monde. On était quelques Marseillais à se retrouver parfois pour voir des matchs. Il fallait qu’on soit 30 pour officialiser le fan club avec l’OM donc on a trouvé 30 personnes et nous nous sommes réunis dans un restaurant belge. Aujourd’hui, on est toujours une trentaine de membres mais lors des gros matchs, nous pouvons être plus de 100.

    Quels étaient les objectifs
    de la création de ce fan club ?

    F.D. : Le premier objectif était, bien sûr, de se retrouver entre Marseillais car on n’avait pas beaucoup de lieux où se réunir. Un second objectif est arrivé plus tard, après la création du fan club, c’est celui d’accueillir les touristes de passage à Barcelone, qui sont fans de l’OM. On s’est rendus compte que lorsqu’il y a des vacances en France, il y a énormément de personnes qui nous contactent sur les réseaux pour savoir où on retransmet, où se rejoint…

    Qu’y a-t-il de prévu, ce mardi,
    à Barcelone, pour suivre la rencontre
     ?

    F.D. : Nous allons retransmettre dans notre lieu habituel, qui s’appelle Italian Trattoria, en plein cœur de Barcelone. Ecran géant, salle de billard, un bar nous est dédié, il y aura les banderoles et affiches de l’OM.

    Vous serez à Santiago Bernabeu pour suivre cette rencontre, parmi les 4 000 Marseillais faisant le déplacement…

    F.D. : Oui, nous avons monté une petite délégation de barcelonais, dont moi, qui part voir le match au stade demain (ce soir). On sera une dizaine du fan club.

    Quel est votre pronostic pour le match ?

    F.D. : Nous sommes supporters de l’OM donc on part avec de l’ambition, toujours. Sinon ça sert à rien d’y aller. J’adorerais que l’on fasse un gros match dans le jeu et un match nul au bout, ce serait déjà bien. 1-1, 2-2, avec des buts et du spectacle, pour montrer qu’on a une équipe solide, surtout en défense, et qu’on est capable de faire un gros déplacement, avant de recevoir Paris.

  • Le Real est prêt pour la bataille

    Le Real est prêt pour la bataille

    Xabi Alonso va retrouver l’OM, qu’il avait battu nettement en match amical lorsqu’il était entraîneur du Bayer Leverkusen.

    Revenu au club, avec qui il a gagné la Ligue des Champions avant de s’exiler en Allemagne, l’entraîneur des Merengues ne semble pas préoccupé par ce qui attend ses troupes. À aucun moment, il n’a parlé des enjeux de la rencontre. Il est revenu sur l’importance de s’être imposé à San Sebastian, dimanche. A lâché quelques critiques vis-à-vis de l’arbitrage.

    Aurélien Tchouaméni s’est montré un peu plus loquace quand il s’est agi d’évoquer l’OM. « C’est une super équipe du championnat de France. Nous devrons donner le maximum sur le terrain. » L’international a un regret, « ne pas jouer au Vélodrome. J’aurais aimé, pour l’ambiance. Je me souviens quand j’y allais avec Bordeaux ou Monaco, c’était le feu. »

    C’est donc à Santiago Bernabeu, pour la troisième fois, que le Real va tenter de se mettre en route dans une Ligue des Champions où Xabi Alonso a des ambitions. Après une saison en demi-teinte, il veut que son équipe parte en reconquête. « Je compte sur le jeu collectif pour cela », insiste-t-il. « Nous sommes prêts pour la bataille », confirme Aurélien Tchouaméni.

  • Carte postale de Madrid : De Guernica à Gaza

    Carte postale de Madrid : De Guernica à Gaza

    Lundi matin. Madrid sort petit à petit de sa torpeur, après avoir connu un dimanche rattrapé par l’actualité internationale. Le centre ville de la capitale espagnole devait vivre au rythme de la fête du cyclisme, avec l’arrivée finale de la Vuelta.

    Sauf que le peloton du Tour d’Espagne n’est jamais arrivé. Sur la Gran via ou encore paseo del Prado, près de 100 000 personnes se sont mobilisées. Leur souhait : montrer leur soutien au peuple palestinien, victime des soldats de Tsahal qui sont en train de détruire systématiquement Gaza. De fait, la course a été neutralisée.

    Ce fait rappelle que Madrid est devenue une ville audacieuse. Avec sa fameuse Movida, qui, au début des années 1980, a révolutionné une scène culturelle sclérosée par le franquisme. Avec ses musées, dont celui de la Reine Sophie accueillant Guernica, tableau qui, à lui seul, justifie un séjour dans la capitale espagnole.

    Son retour au pays, en 1981 après un exil à New York, a été le symbole d’une démocratie retrouvée. Le musée qui l’accueille a d’ailleurs été construit pour lui servir d’écrin. Dès le premier coup d’oeil, on devine la douleur, mais aussi la stupeur et l’incompréhension ressenties par les habitants. Picasso l’a peint en 1937 pour dénoncer le bombardement du village basque de Guernica par la sinistre légion Kondor, venue d’Allemagne soutenir le coup d’Etat de Franco. S’il était encore en vie, il aurait sans doute pu créer un pendant appelé Gaza. Tant l’attaque sur la ville palestinienne a été aussi subite qu’inutile que celle sur le village du Pays Basque, le 26 avril 1937.

    En noir et blanc, elle est une allégorie des désastres de la guerre, quand celle-ci, comme dans la bande de Gaza, s’attaque à des populations civiles. Le regard est attiré par de nombreux détails qui, s’ils étaient seuls, pourraient sembler banals. Mais mis en scène par le génial andalous, ils constituent un instantané de ce dont la folie humaine est capable. Et qui ne cesse, malheureusement, de se régénérer.

  • L’OM rêve de dépoussiérer sa belle étoile

    L’OM rêve de dépoussiérer sa belle étoile

    La nouvelle formule, testée la saison dernière, sera-t-elle la bonne ?

    Car depuis son sacre de Munich, en 1993, la Ligue des champions n’a pas toujours été tendre avec l’OM. En témoigne le fiasco face au Panathinaïkos, il y a deux ans. Les Olympiens disputaient face aux Grecs le troisième tour de qualification, duquel ils ont été incapables de sortir. Malgré un doublé de Pierre-Emerick Aubameyang au Vélodrome.

    Deux ans plus tôt, sous la houlette d’Igor Tudor, la malédiction s’est répétée. Mais cette fois, l’OM était qualifié pour la phase de groupes. Opposé à Tottenham, Francfort et au Sporting du Portugal, ses chances de qualification étaient réelles. Mais malgré deux succès contre les Portugais, le parcourt marseillais n’est pas allé plus loin, plombé par les défaites face aux Anglais et aux Allemands.

    La plus douloureuse étant celle au Vélodrome contre Tottenham. Où quelques secondes après que Sead Kolasinac a raté la balle du 2 – 1 pour son équipe, un contre anglais, ponctué par Pierre-Emile Höjbjerg, faisait voler en éclats les rêves olympiens.

    Ce match résume les difficultés phocéennes à renouer avec le passé prestigieux du club. En témoigne le triste record de treize défaites consécutives, établi entre le 13 mars 2012 à Milan contre l’Inter et le 25 novembre 2020 au Vélodrome face à Porto.

    Humilité et ambition

    Une série négative dont la première échéance avait pourtant permis à l’OM de qualifier pour les quarts de finale. Le but rocambolesque de Brandão restant ainsi le dernier fait d’armes olympien en C1.

    Les entraîneurs qui se sont succédé sur le banc ont répété que l’objectif était de qualifier le club pour la Ligue des champions chaque saison. Ce fut presque le cas puisque lorsqu’Albert Emon, Erik Gerets, Didier Deschamps et Elie Baup, les Olympiens ont participé à six phases de groupes, se qualifiant à deux reprises pour les huitièmes de finale.

    La campagne qui débute mardi à Madrid sourira-t-elle enfin aux Phocéens ? Roberto De Zerbi a annoncé la couleur, après la victoire contre Lorient. « Nous y allons avec humilité. Le Real, ce n’est pas n’importe qui. Mais aussi avec de l’ambition, car l’OM club a une histoire dans cette compétition, notre maillot pèse lourd en Ligue des champions. Le club, la ville, le public nous imposent de l’ambition. »