Tag: Olivier Galzi

  • L’arrêté contre « l’occupation de l’espace public » refait surface à Avignon

    L’arrêté contre « l’occupation de l’espace public » refait surface à Avignon

    Un peu moins de deux semaines après la suspension de l’arrêté interdisant, sous certaines conditions, « l’occupation de manière prolongée en station debout, assise ou allongée des voies publiques », dans une trentaine de rues du centre-ville d’Avignon, la municipalité en dépose une seconde version. Qui a été modifiée afin d’éviter de se le faire retoquer une seconde fois.

    Le premier jet était, comme précisé dans l’ordonnance du tribunal administratif de Nîmes, trop imprécis sur le plan géographique et temporel. Dans ce nouveau document, que nous avons pu consulter, quelques rues et places ne sont plus concernées par ces interdictions, telles que le parvis de la cité administrative ou encore la place Carnot. Tandis que les principaux axes, tels que la rue de la République ou encore la rue Carnot, restent concernés. De plus, alors que le précédent arrêté souhaitait appliquer les mesures du lundi au samedi, le nouveau cible seulement les mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 14 heures à 23 heures, jours où les « troubles » sont majoritairement constatés d’après les services municipaux.

    « C’est un enjeu de sécurité, de sérénité et d’attractivité pour notre ville. Je viens donc de signer un nouvel arrêté prenant en compte les remarques du juge qui a retoqué notre première version », lâche de son côté le premier édile, Olivier Galzi (DVD), sur ses réseaux sociaux.

    Aucune mention de chiens

    Dans les considérations, la municipalité écrit simplement « occupation prolongée de l’espace public » et non plus « occupation anormale de l’espace public ». Là, le texte se veut bien plus précis, définissant le mot « anormale » par plusieurs comportements. Soit pêle-mêle les « sollicitations agressives, menaçantes, répétitives ou importunes adressées aux usagers », les « insultes et/ou propos injurieux », les « comportements obscènes ou indécents », les rixes ou encore « plus largement tous comportements dangereux susceptibles de porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens ». Le même article se penche dans un deuxième temps sur les « occupations et comportements entravant le libre usage du domaine public ». Et tente également par divers points de caractériser plus précisément les infractions éventuelles. Ce que la municipalité précise d’ailleurs en assurant que les « comportements, attitudes ou occupations visés ne peuvent être regardés comme constitués que sur la base d’éléments matériels circonstanciés et vérifiables par les agents habilités ». Plus aucune mention de chiens n’est faite, contrairement au précédent arrêté où tout un article y était consacré.

    Contactée, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), qui avait contesté l’arrêté initial, n’a pas encore pu prendre connaissance du document. Une fois que ce sera fait, une analyse sera effectuée afin de prendre une décision à propos d’un nouveau recours.

  • Olivier Galzi ouvre au compte-goutte la régie publique de l’eau

    Olivier Galzi ouvre au compte-goutte la régie publique de l’eau

    Conseil communautaire du Grand Avignon de rentrée ce lundi soir, pas forcément fleuve mais avec quelques remous sur la question de l’eau. Pas directement cette fois sur la hausse du tarif de 20% actée en juin dernier, mais sur le futur mode de gestion. Dans un peu plus de deux ans s’achève le contrat de délégation de service public confié pendant dix ans à Suez pour l’eau dans 8 des 16 communes de l’agglo, dont Avignon. La question a rejailli à l’occasion du bilan annuel du délégataire, qui a toujours autant de mal à colmater les fuites (notre édition de lundi).

    Rémy Blanc, élu PCF d’Avignon, tire trois enseignements de cette délégation de service public, comme autant d’éléments qui devraient amener à privilégier le retour en régie publique. « Le contrat a été mal ficelé, entraînant une hausse des tarifs façon coup de boutoir, avec un système de pénalités important qui permet au délégataire de récupérer sur 10 ans entre 2,5 et 3 millions d’euros, il est plus rentable pour lui de distribuer des pénalités que de l’eau », fulmine-t-il. Rémy Blanc rappelle aussi les années successives de rendement défaillant mais aussi le fait « que les changements de délégataires sont difficiles avec une perte de connaissance du réseau et du patrimoine global ». Dans la même veine, David Fournier (PS) a appelé au retour en régie publique, se remémorant qu’avant le passage au privé, « les bénéfices conséquents étaient réinvestis permettant de construire la station d’épuration ». L’ex-tête de liste aux municipales d’Avignon n’en fait pas un débat idéologique. « Quelles que soient nos orientations politiques, vous seriez surpris de voir quelles personnalités ont voté le retour d’une régie publique de l’eau », glisse-t-il, mentionnant à l’adresse d’Olivier Galzi « votre mentor Édouard Philippe (Horizons) au Havre ». Plus proche de nous, en 2015, Nice, sous Christian Estrosi alors LR, avait aussi délaissé le privé pour le public.

    Des échanges avec les villes en gestion publique

    En réponse, le président (DVD) du Grand Avignon trouve un point d’accord avec David Fournier. « Le passage en régie n’est pas une question de couleur politique mais d’état du réseau », pose Olivier Galzi. Sans préjuger de l’issue du choix de l’exécutif, le maire d’Avignon laisse transparaître un penchant pour le maintien d’une DSP. « Quand vous avez des millions à investir dans la rénovation du réseau [ce qui est le cas au Grand Avignon], vous avez plutôt tendance à confier la gestion à un opérateur privé qui va porter pour vous sur le long terme cet investissement surtout quand vous n’avez pas les finances », estime Olivier Galzi.

    Toutefois, il ne ferme pas complètement les vannes. « On est en train d’aller voir comment cela s’est déroulé avec les villes qui sont passées en régie », indique le président du Grand Avignon. Une mission confiée à Patrick Sandevoir, vice-président (DVD) en charge de l’eau et assainissement. « Dès cette semaine, nous allons rencontrer plusieurs services de grandes communes à 200 ou 300 km de là [Nice, Montpellier] passées d’une DSP à une régie, savoir comment ils se sont organisés, les premiers résultats… », expose-t-il, assurant ne « pas avoir de religion ». Si l’actuelle DSP s’achève à fin décembre 2028, les élus doivent se décider d’ici à un an vers quel modèle opter. Questionné par nos soins à l’issue de la séance, Patrick Sandevoir laisse transparaître quelques écueils sur « la gestion patrimoniale et le système de facturation » induits par un retour en régie. « On serait incapable de gérer la facturation, Nice n’a pas su le faire pendant deux ans, s’alerte-t-il. Il faut y aller par étapes et pas tout d’un coup », projette-t-il. De quoi ouvrir de nouvelles perspectives, tant réclamées par le Collectif de l’eau, présent lundi soir dans l’assistance ?

  • Toujours plus de fuites dans le réseau d’eau du Grand Avignon

    Toujours plus de fuites dans le réseau d’eau du Grand Avignon

    Toujours mobilisé, le collectif de l’eau du Grand Avignon en attend plus de la collectivité qui se réunit ce lundi 21 septembre en début de soirée. Alors que la part fixe du prix payé par les ménages a augmenté, le rendement du réseau en 2025 est plus faible que l’exercice précédent.

    En effet, d’après un rapport du délégataire qui est Eau Grand Avignon, géré par Suez, le rendement était de 75,4 % en 2024, c’est-à-dire que près du quart de l’eau du réseau était perdue. Et en 2025, celui-ci était donc de 72,3 %. « C’est assez mauvais comparé à la moyenne nationale », commente le collectif. Une pénalité, prévue dans le contrat avec la collectivité, de plusieurs centaines de milliers d’euros est d’ailleurs prévue.

    L’augmentation du prix payé par les consommateurs est justement censée pallier ce recul et financer des travaux. « Là encore, manque d’anticipation puisqu’aucune augmentation de la part communautaire n’avait été prévue depuis 2019. Valoriser un bien commun aussi précieux que l’eau, pourquoi pas, mais pourquoi ce sont toujours les mêmes qui payent », regrettent les membres du collectif. Qui voient comme potentielle solution de « faire payer les gros consommateurs ». « Ça serait du bon sens pour nos territoires », lâche Mireille Dapon en référence au mouvement politique lancé par le président de l’intercommunalité Olivier Galzi (DVD). Le collectif a demandé une rencontre avec Patrick Sandevoir, vice-président délégué à l’eau et à l’assainissement. Ce qui serait, d’après nos informations, en bonne voie.

  • Sénatoriales : un soutien volatile divise la droite vauclusienne

    Sénatoriales : un soutien volatile divise la droite vauclusienne

    Si on est loin d’un bouillant contexte des municipales d’il y a six mois, la campagne des sénatoriales apporte tout de même son lot de crispations. À droite surtout, où les deux principaux camps espèrent rallier à leur cause a minima 300 des 1 300 grands électeurs pour glaner un des trois sièges du palais du Luxembourg.

    D’un côté, la liste de Jean-Baptiste Blanc (LR) secondé par Dominique Santoni, présidente LR du Département. De l’autre, celle d’Anaïs Hausmann, nouvelle venue sur le terrain politique dans le sillage du maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD). Cette dernière se prévaut du soutien d’Hervé Marseille. Dans une vidéo, aux côtés de l’adjointe et compagne du maire, le sénateur UDI et président du groupe union centriste salue « une candidate indépendante aux valeurs qui me sont chères ». Le sénateur reprend le credo d’Olivier Galzi, qui a lancé il y a une semaine son mouvement, Le bon sens des territoires, et plaide pour « plus de compétences pour les territoires ».

    Un soutien en forme de « grosse surprise », apprécie-t-on dans l’entourage d’Anaïs Hausmann. Car Hervé Marseille avait cosigné, en août, une lettre de soutien à Jean-Baptiste Blanc au nom de la majorité sénatoriale. Raillée en Vaucluse pour son manque d’implantation, Anaïs Hausmann montre là sa ressource nationale. « Ça bouge pas une voix », cingle-t-on dans la majorité départementale. Quant à Jean-Baptiste Blanc, las, il constate « une incohérence des propos dans le discours du Bon sens des territoires, qui ne veut pas des partis mais, à Paris, se précipite derrière ».

  • C’est pas du luxe ne veut pas s’arrêter d’occuper l’espace public

    C’est pas du luxe ne veut pas s’arrêter d’occuper l’espace public

    C’est dans un savoureux télescopage d’actualité que s’est tenu, jeudi dernier, le point presse présentant la 8e édition du festival C’est pas du luxe* à Avignon, du 25 au 27 septembre. Car au même moment, le tribunal administratif examinait un recours déposé pour annuler l’arrêté municipal réglementant l’espace public. Un arrêté finalement suspendu par la justice le lendemain (notre édition du 11 septembre). Alors quand l’ADN de cet événement réside à impliquer des personnes en grande précarité dans des projets artistiques et les rendre visibles dans la rue, cela percute forcément avec la nouvelle politique de la majorité Galzi (DVD).

    « Nous n’avons pas eu l’occasion d’éprouver les nouvelles relations avec la Ville parce que les choses sont engagées », note Vincent Delahye, directeur de l’association le Village, un des trois organisateurs de C’est pas du luxe, aux côtés de la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-Abbé-Pierre) et la scène nationale la Garance à Cavaillon. La municipalité n’a pas revu la subvention prévue de 10 000 euros ni n’a remis en cause la mise à disposition de bâtiments et lieux publics, comme la place des Corps saints, le vendredi (17h30) pour l’inauguration. Mais la question demeure pour la pérennité de cette biennale à Avignon. « Il y a un vrai sujet pour la suite, on aimerait rester ici », assure Vincent Delahye en insistant sur « l’importance d’être présent et visible sur l’espace public », le tout dans un contexte où « l’impuissance » guette face à la nécessité de « maintenir une exigence d’humanité ».

    « Pas d’inquiétude », donc, pour cette 8e édition toujours aussi dense : quelque 73 propositions artistiques (16 expositions, 9 films, 40 spectacles, 8 ateliers…) à découvrir – en participation libre et sans réservation – dans 30 lieux de l’intra-muros et du quartier Ouest. À l’affiche, un total de 600 artistes amateurs et professionnels, issus de toute la France que viennent découvrir en moyenne 3 500 spectateurs différents pour un total de 17 000 entrées. « Au regard de l’actualité locale, nationale et internationale, faire société n’est pas un acquis, c’est quelque chose qui se construit », constate Chloé Tournier, directrice de la Garance.

    Un moyen de « retrouver de la dignité »

    Difficile d’être exhaustif sur le programme mais Chloé Tournier livre deux temps forts avec des artistes locaux : Maryam Kaba, en lien avec l’association Rosmerta et ses mineurs exilés, qui jouera un spectacle de danse lors de l’inauguration. Un goûter géant, au cloître Saint-Louis dimanche (17h), clôturera le festival par l’entremise de Sonia Verguet designeuse culinaire. Alors que pour les personnes vulnérables, participer à un spectacle ne relève pas de l’urgence ni de l’évidence, C’est pas du luxe leur « permet de retrouver de la dignité, de l’estime de soi et ces rencontres amènent les citoyens à changer de regard sur eux », défend Patrick Chassignet, de la fondation pour le logement des défavorisés. Enfin, Benjamin Lavernhe est cette année le parrain du festival. Sociétaire de la Comédie-Française et visage connu du cinéma (Le Sens de la fête, En fanfare, Antoinette dans les Cévennes…), il s’associe à l’événement et devrait être présent à l’ouverture.

  • Avignon : sans local, l’épicerie sociale et solidaire pour étudiants s’arrête

    Avignon : sans local, l’épicerie sociale et solidaire pour étudiants s’arrête

    Derrière les vitres et les grilles de l’épicerie sociale et solidaire l’Agoraé, quelques cartons remplis de flyers, une machine à café, ainsi que des paquets de pâtes et des bouteilles de jus jonchent le sol depuis plusieurs semaines. Le projet, lancé en 2023 sous la précédente municipalité de Cécile Helle (PS), va s’arrêter faute de locaux mis à disposition par la mairie.

    Ce lieu de rencontre permettait aux étudiants de trouver des denrées alimentaires et des produits d’hygiène à des prix défiant toute concurrence, parfois jusqu’à 10% des prix du marché.

    Contactée, la municipalité confirme que la convention de partenariat qui liait la Ville, l’Université d’Avignon, l’association étudiante Inter’asso avec le bailleur social Erilia, propriétaire des lieux, dans le cadre d’une convention d’occupation précaire, est arrivée à son terme le 3 juillet dernier. La municipalité assurait cette mise à disposition « à titre gracieux » en prenant en charge le loyer qui s’élevait à 10 336 euros par an. Les locaux, ainsi que deux autres espaces attenants également exploités par les services municipaux, ont été restitués à Erilia. La mairie explique qu’elle « n’est donc plus en mesure de poursuivre cette mise à disposition dans les conditions prévues par la convention ».

    Mais, comme pour d’autres projets lancés avant la prise de pouvoir du nouveau maire Olivier Galzi (DVD), tels que l’aide aux devoirs d’enfants en difficulté dans les quartiers populaires ou encore la végétalisation des cours d’écoles, la situation financière de la ville est avancée pour justifier l’arrêt de cette aide. « Dans un contexte de fortes contraintes budgétaires et alors qu’une démarche de rationalisation du patrimoine communal est engagée, la Ville est dans l’obligation de ne pas pouvoir supporter de nouvelles dépenses pour financer ou rechercher un local de substitution », précise-t-elle. Tout en assurant que « cette évolution ne remet toutefois nullement en cause l’engagement de la Ville en faveur de la vie étudiante ». Notamment en renforçant ses liens avec l’Université et les acteurs de l’enseignement supérieur, « afin de renforcer la coordination autour des enjeux de vie étudiante ». La municipalité estime également que cette « mobilisation constante contribue à soutenir l’attractivité universitaire et le rayonnement d’Avignon ». Au dernier classement des villes étudiantes du média L’Étudiant, la Cité des Papes figurait à la 37e position sur 50, à égalité avec Annecy et Troyes.

    « Choix politique »

    « Je n’attendais pas grand-chose de cette nouvelle municipalité soi-disant d’aucun parti. Apparemment, le bon sens, c’est de supprimer les aides aux étudiants et de les laisser crever », déplore Louis, de l’association l’Union étudiante Avignon.

    Cette décision suscite l’indignation des forces progressistes du Vaucluse. Les Jeunes Socialistes, à travers un communiqué ce lundi 14 septembre, regrettent un « choix du maire » qui ne fait que « renforcer la précarisation des étudiants avignonnais et montre que Monsieur le maire se préoccupe davantage de rentabilité financière que de l’avenir des étudiants avignonnais ».

    Du côté de la conseillère d’opposition Mathilde Louvain, (LFI), on s’interroge sur les réseaux sociaux : « La mairie est en roue libre ? ». « On commence à être habitué à la méthode. On décide manu militari. Zéro rencontre en amont. Cette majorité a définitivement du mal avec les mots solidarité, entraide, soutien », poursuit-elle.

    La section du PCF d’Avignon, Morières et Le Pontet estime que la fermeture de l’Agoraé « est un choix politique, pas une fatalité budgétaire. (…) La décision est d’autant plus incompréhensible que l’Agoraé était installée dans le “Repère de la caserne“, au cœur d’un secteur récemment requalifié. Ces lieux avaient justement vocation à créer de l’activité, du passage et de la vie dans la Carreterie. Une ville attractive ne se construit pas seulement avec des travaux : elle se construit aussi avec les associations, les étudiants et les services qui font vivre les quartiers ».

    Une pétition en ligne demandant la réouverture a récolté une centaine de signatures.

    Pétition contre la fermeture sur change.org

  • À Avignon, un premier bilan mobilités dépourvu de « bon sens »

    À Avignon, un premier bilan mobilités dépourvu de « bon sens »

    Presque six mois après l’accession d’Olivier Galzi (DVD) à l’hôtel de ville d’Avignon puis à la présidence du Grand Avignon, son opposition commence à dresser un premier bilan. Après le conseiller départemental écologiste Samir Allel il y a dix jours, ce mardi, un autre élu de gauche du Département, Fabrice Tocabens (PS), adresse « un zéro pointé » au nouveau maire. Celui qui est aussi conseiller municipal d’opposition reste surtout attentif aux mobilités, délégation qu’il exerçait lors du mandat précédent de Cécile Helle.

    Il s’inquiète d’abord de ne voir « aucune prise de parole ou discours de la nouvelle majorité sur l’environnement et le réchauffement climatique, dont on sent bien que ce n’est pas une priorité, par pur populisme, alors que l’on n’est pas tous égaux face à ce problème », expose Fabrice Tocabens, après un été caniculaire et un frein tiré par la Ville sur la végétalisation des cours d’écoles sur fond de disette financière. Mais l’ancien adjoint concentre son propos sur les mobilités, une des trois priorités d’Olivier Galzi.

    « La seule chose qu’il fait contre le réchauffement climatique, c’est de brasser beaucoup d’air », ironise Fabrice Tocabens. Là aussi, il regrette l’absence « d’une prise de parole pour donner une vision sur l’organisation des transports, on n’a rien entendu sur le prolongement du tramway, des chrono bus ou du Serm [RER métropolitain] ». Des solutions, face notamment à la hausse du carburant, montrant que « le bon sens est de notre côté », image l’élu avignonnais. Fabrice Tocabens, qui plaide pour prolonger le tram jusqu’aux allées de l’Oulle comme initialement prévu ou développer les chrono bus côté gardois, redoute une hausse des tarifs des transports baissés il y a 4 ans : « Ce serait une folie alors qu’il faut développer le réseau, surtout hors Avignon. »

    Réorienter les crédits de

    la LEO vers les pompiers

    La voiture renvoie aussi au plan Faubourgs, détricoté par Olivier Galzi depuis la fin mai. « Un grand pas en arrière gigantesque sans concertation », dénonce Fabrice Tocabens, un des artisans de cette refonte de la circulation entre centre-ville et la Rocade. « Aujourd’hui, on assiste au retour du transit de personnes seules au volant qui traversent des routes et quartiers qui ne sont pas faits pour accueillir tout ce trafic », constate-t-il, las de revoir enkystée à certaines heures l’avenue Monclar.

    Enfin, voiture toujours, Fabrice Tocabens reste vivement opposé à la LEO. Comme nous l’écrivions il y a une semaine, sa relance est au point mort « car il n’y a pas un rond ». « Elle ne se fera jamais car elle ne correspond plus aux attentes, il faut arrêter de faire miroiter aux Avignonnais des choses qui ne se feront pas », accuse-t-il. Avec sa casquette de conseiller départemental, il propose au CD 84, prêt à financer la LEO à hauteur de 20 millions d’euros, de flécher ces crédits ailleurs : « Une partie pour enfin réaliser le barreau de Rognonas, qui détournerait beaucoup de poids lourds. Et, surtout, qu’une grande majorité serve à investir au profit de nos pompiers. »

  • À Avignon, fronde contre le projet d’externalisation de la crèche de l’hôpital

    À Avignon, fronde contre le projet d’externalisation de la crèche de l’hôpital

    Si quelques membres de la CGT Santé se rendent bien à Marseille, ce mardi 15 septembre, afin de participer à la manifestation régionale, une mobilisation est également prévue dès 9h30 devant le bâtiment administratif. Les syndicats dénoncent un projet « d’externalisation de la crèche intrahospitalière ».

    Dans des courriers distincts, la CGT et FO, qui citent également la CFDT, appellent à maintenir la crèche entre les murs de l’établissement. « Sous des prétextes non avérés, le directeur du CH d’Avignon veut externaliser ce service essentiel aux professionnels de santé hospitaliers », regrette la CGT. Le syndicat a également adressé une lettre au maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), également président du conseil de surveillance. Celui-ci n’a, pour l’heure, pas répondu, selon la CGT. « Cette crèche dispose d’horaires élargis qui permettent aux professionnels de notre établissement de lier les impératifs de leurs métiers et les nécessités familiales », abonde dans un communiqué le syndicat FO de l’hôpital. Une pétition contre ce projet a récolté plus de 2 000 signatures.

    Pas de financements

    « On se farcit les couches toute la nuit, c’est pas pour qu’on nous embête en plus la journée », abonde Patrick Bourdillon, secrétaire CGT du centre hospitalier. Une action symbolique doit être menée afin d’illustrer ces inquiétudes.

    Contacté par La Marseillaise, le directeur, Pierre Pinzelli, assure « qu’à ce stade, aucune décision définitive n’a été prise concernant les modalités futures d’organisation ou le lieu d’implantation de la crèche, si ce n’est d’avoir acté le maintien durable et la modernisation de la crèche des agents du centre hospitalier d’Avignon ». Il précise toutefois que le bâtiment actuel « ne répond plus à tous les besoins (structure vieillissante, mise aux normes nécessitant des travaux estimés à plus d’un million d’euros) et que l’établissement ne dispose pas de ce financement, sa priorité d’investissement restant les équipements médicaux et le projet architectural des services de soins. »

  • Avignon : Olivier Galzi en porte-voix des élus de la France d’en bas

    Avignon : Olivier Galzi en porte-voix des élus de la France d’en bas

    Des « Olivier, Olivier » qui fusent, quelques huées lorsque le nom du député (LFI) Raphaël Arnault est évoqué, même musique d’entrée que lors des municipales… Il soufflait comme un air de campagne, ce jeudi soir, à la Scala. Ce théâtre du centre-ville déjà investi par Olivier Galzi, fin janvier, pour présenter son programme. Élu maire (DVD) depuis, l’ex-journaliste officialise le lancement de son mouvement « Le bon sens des territoires », vendu comme un modèle duplicable de sa campagne avignonnaise.

    Avec déjà une échéance électorale imminente, les sénatoriales du 27 septembre, où Anaïs Hausmann, sa compagne et adjointe, portera la liste. Olivier Galzi, tenu par la règle des comptes de campagne, n’en dira que quelques mots. Mais lourds de sens. « Ses colistiers [ceux d’Anaïs Hausmann] ont eu le courage de braver les pressions et de ne pas céder aux menaces », souligne le maire, en déplorant « des chantages à la subvention ». Si, plus tard devant la presse, Olivier Galzi niera toute allusion à la liste de Jean-Baptiste Blanc (LR) et de la présidente du Département Dominique Santoni, difficile de ne pas faire le lien. « Je ne suis pas là pour donner des leçons et ne suis en guerre avec personne », assure-t-il.

    Son propos serait donc bien plus large, visant « un système dont plus personne ne veut et qui a cessé depuis longtemps de servir l’intérêt général ». Il verse aussi dans l’anaphore « J’accuse » pour vitupérer contre la loi sur le non-cumul des mandats, « qui a participé au déclin de nos territoires ». Comme lors des municipales, son mouvement, « qui dérange un ordre bien établi », entend dépasser les clivages et étiquettes pour mettre au cœur du réacteur les maires et élus locaux.

    Un discours aux atours des débuts macronistes, où le président de la République entendait balayer « le vieux monde ». Mais en version inversée cette fois, où le salut viendrait du bas plutôt que de Jupiter. Olivier Galzi jure que « Le bon sens des territoires » s’investira partout aux législatives – il jure qu’il ne sera pas, lui, candidat -, départementales et régionales. Dans la salle, des élus d’une « quarantaine » de communes, huit départements et cinq régions, dont les maires des Angles, Pujaut, Vedène et Caumont. Mais aussi Danielle Milon, maire (DVD) de Cassis. « Je connais Olivier depuis 25 ans, je l’avais même marié », nous indique-t-elle. La vice-présidente du Département des Bouches-du-Rhône se retrouve pleinement « dans les valeurs, un homme de terrain, qui ne fait pas de politique politicarde et ne magouille pas pour écraser les autres ».

  • L’arrêté contre l’occupation de l’espace public suspendu à Avignon

    L’arrêté contre l’occupation de l’espace public suspendu à Avignon

    L’arrêté de la ville d’Avignon, pris le 31 juillet et interdisant, sous certaines conditions, « l’occupation de manière prolongée en station debout, assise ou allongée des voies publiques », dans une trentaine de rues du centre-ville, a été suspendu par le juge des référés du tribunal administratif de Nîmes ce vendredi 11 septembre.

    Dans une ordonnance que La Marseillaise a pu consulter, le juge motive sa décision par l’imprécision de plusieurs paramètres géographiques et temporels. Estimant dans un premier temps que « les interdictions édictées à ce titre doivent être strictement proportionnées à leur nécessité », il poursuit en relevant que « l’arrêté litigieux n’indique pas davantage quelles occupations prolongées de la voie publique porteraient atteinte, par leur nature même, à la libre circulation des personnes, à la sécurité publique ou à la salubrité publique, si ce n’est l’émission de bruit, mais dont il ne fixe ni la durée, ni l’intensité ».

    Le magistrat rappelle toutefois que la commune d’Avignon « invoque des troubles nombreux et réitérés ». Il ajoute ensuite que « l’article 2 de l’arrêté contesté n’est pas plus précis quant à la portée de l’interdiction du “stationnement prolongé” des regroupements de chiens sur la voie publique ». En conséquence, estime-t-il, « le caractère nécessaire de cette mesure de police n’est pas démontré » et « est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de cette interdiction ».

    La commune d’Avignon doit également verser 1 000 euros à la Ligue des droits de l’Homme et à la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une audience sur le fond est prévue dans les prochains mois.

    « Ouf de soulagement »

    « C’est un ouf de soulagement pour les associations et les travailleurs sociaux qui travaillent sans relâche », confie Thierry Mila, président de la FAS Paca. Il remet sur la table sa proposition de rencontre entre les équipes municipales et les structures sociales. Un courrier doit être adressé dès lundi afin de « demander à travailler ensemble, en toute intelligence, pour une solution digne, pérenne et non répressive ».

    De son côté, le maire d’Avignon Olivier Galzi (DVD) a réagi dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Il y critique la décision du tribunal : « On nous a dit que l’on n’avait pas assez qualifié plusieurs paramètres comme le niveau sonore. Il faut imaginer que les policiers municipaux doivent venir avec des sonomètres », ironise-t-il. « Vous voyez bien, à travers cette histoire ahurissante, que le système ne va pas dans le bon sens », poursuit-il, reprenant au passage son slogan politique. Il estime que « le bon sens », selon lui, consiste à agir lorsqu’un problème est identifié et que « tout le monde est d’accord pour le résoudre ». Tout en confirmant que la décision de justice sera respectée, l’édile assure que l’arrêté sera retravaillé : « Nous ne renoncerons pas ».