Tag: Occitanie

  • La Boule Barquaise et La Boule Baterelloise en imposent

    La Boule Barquaise et La Boule Baterelloise en imposent

    Le comité des Bouches-du-Rhône avait trois fers au feu dans cette phase finale du championnat des clubs Jeunes 2025 qui s’est déroulé le week-end dernier à St Livrade-sur-Lot dans la région toulousaine.

    Les minimes et juniors de la Boule Barquaise-Fuveau respectivement finalistes et demi-finalistes et les Cadets de la Batarelle, quart de finalistes.

    Un grand bravo à ces trois équipes qui ont brillamment représenté le comité des Bouches-du-Rhône, avec des parcours qui en impose.

    L’effectif des Marseillais Anthony Vierjon, Liam Conti, Thibault Monjo, Nathan Alzerra accompagnés par leur président André Roman et leur dirigeant Yves Fouque.

    Quant à la Boule Barquaise-Fuveau la formation minimes était composée de Lounes Kralfa, Modeste et Santiago Gomez, Anthony Bajolle, Meysson Herlemann, Esaie Cortes sous la direction d’Eve et Manu Molina.

    Cédric Géréaud, le coach des juniors, comptait lui, sur Louanne Bannuls, Léon Rodriguez Pinto, Lucas Bitan, Joseph Torrence, Meyss Winaud Tumbach

    Résultats

    Benjamins

    Demi-finales : Buche bat Tiago Pettini 13 -5 // Baudino – Léandro Tassis 13 – 10

    Finale : Eyden Baudino (B. Pelican) bat Wyatt Buche (B. Pelican) 13 à 4

    Minimes

    Quarts de finale : Emmerich bat Modeste Gomez 13 – 4 // Chandelier bat Malone Gascon 13 – 2 // Linares bat Anthony Bajolle 9 – 13

    Cortes bat Gabriel Verdoïa 13 – 7

    Demi-finales : Cortes bat Anthony Bajolle 13 – 5 // Chandelier bat Noé Emmerich 13 à 7

    Finale : Jules Chandelier (Amis de St Julien) bat Essaie Cortes ( B. Barquaise)13 – 8

    Cadets

    Quarts de finale : Rigaud bat Nathan Garcia 13 – 9 // L. Szczotkowski bat Mylan Terryn 13-7 // Alzerra bat Fabio Tola 13-4 ; N. Szczotkowski bat Thibault Monjo 13 -5

    Demi-finales : Alzerra bat Loni Szczotkowski 9 – 13 ; N. Szczotkowski bat Julien Rigaud 13 à 3

    Finale : Nathan Alzerra (B. Batarelloise)- Naïs Szczotkowski (B. Aixoise)13 – 9

    Juniors

    Demi-finales : Seignouret bat Joseph Torrence 13 à 11 // Alazay bat Sony Guermoud 13 à 10

    Finale : Gianni Seignouret (B. Barquaise) – Enzo Alazay (B. Aixoise) 13 – 12

  • La Région Occitanie en lutte contre le racisme et l’antisémitisme

    La Région Occitanie en lutte contre le racisme et l’antisémitisme

    En 2015, la France est frappée par une série d’attentats qui plongent le pays en deuil. « Dans les mois qui suivent, on se rend compte que l’antisémitisme émerge de manière spectaculaire dans notre société, tout comme le racisme. Parce que l’antisémitisme, c’est une parole qui se libère, ce sont des agressions. Et parallèlement, on a une montée aussi du racisme, certains considérants que tous les Arabes sont musulmans et que tous les musulmans sont islamistes et fanatiques. Et ils finissent par amalgamer toute la population musulmane », soupire Hussein Bourgi, sénateur PS de l’Hérault et conseiller régional.

    Pour faire reculer ces actes, la Région Occitanie s’est lancée dans une série de consultations destinées à faire émerger un plan d’actions. Pendant un an et demi, les conseillers Hussein Bourgi et Marie Piqué ont mené des auditions auprès d’associatifs, de représentants de la justice, de l’Éducation nationale, etc. Ainsi, en 2020, était présenté un plan de lutte contre l’antisémitisme et le racisme, courant jusqu’en 2024 et se déclinant autour de trois objectifs : la déconstruction des préjugés en éduquant à l’antiracisme et l’antisémitisme ; la transmission de l’Histoire et de la mémoire – notamment via le mémorial de Rivesaltes ou encore la visite des camps d’Auschwitz, plus de 1 000 lycéens emmenés depuis 2019. Enfin, la collectivité dirigée par la socialiste Carole Delga soutient les initiatives des associations. « Par exemple, la Ligue de l’enseignement réalise depuis plusieurs années un DVD “Discrimétrage” avec des lycéens qui vont écrire un scénario puis le réaliser. La Région va accompagner financièrement le tournage, le montage. Il nous a semblé intéressant de parler de la question de l’intolérance et des discriminations, non pas à travers un propos très académique, une parole qui peut parfois apparaître comme moralisatrice, mais plutôt d’utiliser leurs mots, leur vécu », illustre Hussein Bourgi.

    Accompagner les victimes

    Pour ce faire, la Région a mobilisé pas moins de 11,8 millions d’euros qui ont bénéficié à 3,5 millions de personnes. Fière de son engagement, la collectivité ambitionne de lancer un second acte de ce plan pour la période 2025-2029. Une des premières actions devrait être l’hommage rendu aux Justes parmi les Nations avec le dévoilement de plaques commémoratives – Montagnac étant la première commune héraultaise à le faire, le 11 novembre prochain.

    « Aujourd’hui on réactualise, parce que le racisme, l’antisémitisme, ça bouge. L’antisémitisme et le racisme flambent sur les réseaux sociaux, sur des sites et des forums de certains médias et donc nous voulons vraiment sensibiliser les médias à la nécessité de modérer, tout comme les Gafam », fait valoir le sénateur. Cette seconde phase priorisera donc les réseaux sociaux, mais également un meilleur accompagnement des victimes et la création d’espaces de résistance, de lutte.

    Un combat crucial à l’heure où l’extrême droite dédiabolisée infuse dans toutes les strates de la société pour véhiculer son discours raciste et antisémite. « Les époques changent mais l’idéologie de l’extrême droite, elle, reste la même. »

    « Les époques changent mais l’idéologie reste la même. »

  • La Région Occitanie en lutte contre le racisme et l’antisémitisme

    La Région Occitanie en lutte contre le racisme et l’antisémitisme

    En 2015, la France est frappée par une série d’attentats qui plongent le pays en deuil. « Dans les mois qui suivent, on se rend compte que l’antisémitisme émerge de manière spectaculaire dans notre société, tout comme le racisme. Parce que l’antisémitisme, c’est une parole qui se libère, ce sont des agressions. Et parallèlement, on a une montée aussi du racisme, certains considérants que tous les Arabes sont musulmans et que tous les musulmans sont islamistes et fanatiques. Et ils finissent par amalgamer toute la population musulmane », soupire Hussein Bourgi, sénateur PS de l’Hérault et conseiller régional.

    Pour faire reculer ces actes, la Région Occitanie s’est lancée dans une série de consultations destinées à faire émerger un plan d’actions. Pendant un an et demi, les conseillers Hussein Bourgi et Marie Piqué ont mené des auditions auprès d’associatifs, de représentants de la justice, de l’Éducation nationale, etc. Ainsi, en 2020, était présenté un plan de lutte contre l’antisémitisme et le racisme, courant jusqu’en 2024 et se déclinant autour de trois objectifs : la déconstruction des préjugés en éduquant à l’antiracisme et l’antisémitisme ; la transmission de l’Histoire et de la mémoire – notamment via le mémorial de Rivesaltes ou encore la visite des camps d’Auschwitz, plus de 1 000 lycéens emmenés depuis 2019. Enfin, la collectivité dirigée par la socialiste Carole Delga soutient les initiatives des associations. « Par exemple, la Ligue de l’enseignement réalise depuis plusieurs années un DVD “Discrimétrage” avec des lycéens qui vont écrire un scénario puis le réaliser. La Région va accompagner financièrement le tournage, le montage. Il nous a semblé intéressant de parler de la question de l’intolérance et des discriminations, non pas à travers un propos très académique, une parole qui peut parfois apparaître comme moralisatrice, mais plutôt d’utiliser leurs mots, leur vécu », illustre Hussein Bourgi.

    Accompagner les victimes

    Pour ce faire, la Région a mobilisé pas moins de 11,8 millions d’euros qui ont bénéficié à 3,5 millions de personnes. Fière de son engagement, la collectivité ambitionne de lancer un second acte de ce plan pour la période 2025-2029. Une des premières actions devrait être l’hommage rendu aux Justes parmi les Nations avec le dévoilement de plaques commémoratives – Montagnac étant la première commune héraultaise à le faire, le 11 novembre prochain.

    « Aujourd’hui on réactualise, parce que le racisme, l’antisémitisme, ça bouge. L’antisémitisme et le racisme flambent sur les réseaux sociaux, sur des sites et des forums de certains médias et donc nous voulons vraiment sensibiliser les médias à la nécessité de modérer, tout comme les Gafam », fait valoir le sénateur. Cette seconde phase priorisera donc les réseaux sociaux, mais également un meilleur accompagnement des victimes et la création d’espaces de résistance, de lutte.

    Un combat crucial à l’heure où l’extrême droite dédiabolisée infuse dans toutes les strates de la société pour véhiculer son discours raciste et antisémite. « Les époques changent mais l’idéologie de l’extrême droite, elle, reste la même. »

    « Les époques changent mais l’idéologie reste la même. »

  • Déambulation photographique à Béziers

    Déambulation photographique à Béziers

    « Il y a bien sûr une ambition artistique, mais également une ambition de convivialité et d’animation de la ville », explique Thomas Langlois, président de l’association Hors cadre, par ailleurs patron des Ostals, l’un des nombreux lieux participants.

    La première édition, en 2024, a rassemblé 25 photographes dans
    17 lieux de Béziers et attiré près de 10 000 visiteurs. Pour cette deuxième édition, « la manifestation s’étoffe et se structure », souligne Thomas Langlois. Outre une déambulation dans 18 lieux très différents (les Ostals, la Colonie espagnole, l’Hôtel de la prison, le Cirdoc, la Gorge fraîche, l’IUT de Béziers, la médiathèque Malraux…) à la découverte des univers photographiques qu’ils auront choisis d’exposer, une nouvelle proposition artistique baptisée Focus sera présentée au 26 Riquet, sur les allées du même nom (du jeudi au samedi, 15h-19h.) Le travail de 3 photographes professionnels, sélectionnés parmi une vingtaine de candidatures par un jury indépendant (constitué des directeurs de l’association Visa pour l’image à Perpignan, du Musée régional d’art contemporain (Mrac) situé à Sérignan
    et de la déléguée générale de Mécènes du sud, une association privée de collectionneurs), y sera exposé. Les lauréates sont trois femmes : Elsa Beaumont (Gard), Caroline Peyronel (Lot) et Sonia Reveyaz (Hérault).

    À découvrir également cette année, les images de 20 photographes amateurs sélectionnés parmi une cinquantaine, qui investiront le Korrigan (9, rue Paul-Riquet, du jeudi au dimanche à partir de 15h). Les visiteurs pourront voter pour leur artiste préféré(e) (remise des prix les 24 et 30 octobre) !

    A.G.

    horscadrebeziers.fr

  • [Quoi de neuf] Boris Chenaud : « La physique quantique on ne la comprend pas mais on s’habitue ! »

    [Quoi de neuf] Boris Chenaud : « La physique quantique on ne la comprend pas mais on s’habitue ! »

    Le prix Nobel de physique 2025 a été décerné mardi 7 octobre au Britannique John Clarke, à l’Américain John M. Martinis et au Français Michel H. Devoret pour leurs travaux dans la mécanique quantique. Un Nobel qui a mis en joie Montpellier et l’équipe métrologie quantique du Laboratoire Charles Coulomb dont le domaine de recherche porte également sur les circuits quantiques, de l’effet tunnel aux qubits. Explication avec le physicien Boris Chenaud*.

    Françoise Verna : Ce prix Nobel de physique est l’aboutissement d’une recherche fondamentale qui remonte à combien de temps ? Et, question complémentaire, dans quel domaine on se situe avec cette découverte, je cite, « de l’effet tunnel quantique macroscopique et de la quantification de l’énergie dans un circuit électrique » ?

    Boris Chenaud : Cette recherche remonte au moins à une trentaine d’années ce qui montre que les choses se construisent petit à petit, brique après brique. Avec cette découverte, nous sommes vraiment à la frontière entre le monde classique et le monde quantique. Avec les circuits électriques et électroniques dont on parle là. La physique quantique, on l’étudie à l’échelle atomique. Pour donner un ordre de grandeur : la taille d’un atome c’est très très petit. Si vous avez une barre d’un mètre, vous pouvez mettre 10 000 milliards d’atomes côté à côté pour montrer comment ils sont petits. Avec ces circuits électriques, on est de l’ordre du micro-mètre, six ordres de grandeur en dessous du mètre. Mais on arrive quand même à voir des effets quantiques parce que l’on travaille à très basse température. On a les moyens expérimentaux avec des frigos un peu spéciaux, des cryostats à dilution.

    Olivier Notalle : Pourquoi faut-il une température très très basse pour étudier ces phénomènes quantiques ?

    Boris Chenaud : Parce que dans la température il y a des énergies que l’on appelle d’agitation thermique, c’est des choses qui expliquent, par exemple, le mouvement brownien, Albert Einstein avait fait un article magnifique sur ces questions en 1905. Et donc la température c’est l’agitation des atomes, des molécules. Or, si vous voulez percevoir, mesurer des phénomènes quantiques, il ne faut pas être perturbé par l’extérieur, l’environnement avec des températures trop hautes. C’est l’inverse de la physique des accélérateurs de particules. Là, on essaie d’avoir des signatures très fines de phénomènes quantiques qui ont des niveaux d’énergie très fins.

    Françoise Verna : Qu’ont pu observer les lauréats du prix Nobel de physique ?

    Boris Chenaud : Ce qu’ils ont réussi à faire il y a trente ans c’est l’électronique à un électron. C’est-à-dire de manipuler les électrons un par un pour les mettre dans des boîtes qu’on appelle des transistors à un électron et ce pour pouvoir gérer la quantité d’électrons qu’il y a dans ces boîtes. Cela a été la brique de base de leur travail qui après a donné les qubits.

    Olivier Nottale : En quoi c’est exceptionnel ?

    Boris Chenaud : L’expérience montée par les trois lauréats qui a vraiment mis le pied à l’étrier à tout un domaine, celui de l’électronique quantique où on essaie de mesurer des effets quantiques, que cela soit sur la conduction, l’inductance, l’énergie de ces circuits électriques et de les utiliser un peu comme des atomes, ce qui va nous permettre de les manipuler et d’en faire des qbits, c’est-à-dire la brique de base des ordinateurs quantiques.

    Françoise Verna: La recherche fondamentale se déroule essentiellement dans le secteur public. On sait que l’enjeu est de développer l’ordinateur quantique. Cela existe déjà ?

    Boris Chenaud : Oui et la grosse course actuelle est d’avoir le plus de qubits, le plus de cellules actives possibles. Nous, au laboratoire Charles Coulomb de Montpellier, nous avons accès grâce à un partenariat avec IBM à des ordinateurs quantiques qui ont 5 ou 9 qubits. Mais il y a des programmes de recherche avec plusieurs centaines voire quelques milliers de qubits avec d’autres grandes entreprises. Cela demande beaucoup de moyens.

    Olivier Nottale : La physique quantique a des applications en astrophysique mais votre domaine c’est la métrologie. C’est-à-dire ?

    Boris Chenaud : On participe au mouvement international qui a pour but de définir des unités le plus précisément possible. Nous ne le faisons pas comme avant avec des objets mais à partir des constantes fondamentales que sont la charge de l’électron, la constante de Planck etc.

    Françoise Verna : Quels sont vos outils pour enseigner la physique quantique difficile à conceptualiser ?

    Boris Chenaud : On dit souvent à nos étudiants, la physique quantique, comme la relativité, on ne la comprend pas vraiment mais on s’y habitue ! Notre rôle d’enseignants c’est d’essayer d’habituer nos étudiants à ces phénomènes que l’on ne croise pas au quotidien car nous sommes baignés dans le monde classique.

    * Boris Chenaud est l’auteur
    de l’ouvrage «
     1905, l’année miraculeuse d’Einstein ». Éditions ellipses.

    À écouter ici

  • L’Hérault, nouvel ambassadeur du don d’organes

    L’Hérault, nouvel ambassadeur du don d’organes

    À l’occasion de la journée internationale du don d’organes, le 17 octobre, le Département de l’Hérault s’est engagé à devenir ambassadeur de cette cause afin de sensibiliser et permettre de sauver des vies. La collectivité -une des premières en France- a signé une charte, le 13 octobre, avec l’Association française des familles pour le don d’organes (Affdo). Une manière de promouvoir ce geste, peu ou mal connu du grand public. « Chaque jour, trois personnes en attente de greffe meurent, faute de greffon. Pourtant, 80% des Français sont favorables aux dons en cas de décès. Pour donner, il faut l’accord de la famille et du défunt. Mais une fois sur deux, la famille n’en a pas parlé, ce qui équivaut à un refus. Donc on ne prélève pas », souligne Didier Hève, président de l’Affdo.

    Le manque de communication est criant. Si 6 000 greffes sont réalisées chaque année dans l’Hexagone, pas moins de 30 000 personnes sont en attente de dons. « La solution pour ne plus avoir de morts est d’en parler. Un donneur peut sauver dix vies. Il n’y a pas plus beau geste que le don de soi », poursuit Didier Hève. De plus, les organes peuvent vivre bien plus longtemps que les personnes. En ce sens, il n’y a pas de limite d’âge pour les donneurs. Et le président de l’Affdo de prendre en exemple ce qui se fait de l’autre côté des Pyrénées. « En Espagne, ils ont bien communiqué, ils n’ont plus de morts. »

    La collectivité dirigée par le socialiste Kléber Mesquida s’est donc engagée à promouvoir les actions en faveur du don. « Au-delà de l’engagement du Département d’utiliser ses canaux de communication pour porter le message sur l’importance du don d’organes, cette charte a également pour objectif de contribuer aux manifestations en faveur du don comme la journée du 17 octobre, de promouvoir la culture du don au sein de la collectivité, de contribuer à l’information au sein des collèges, car la jeunesse est concernée », liste Nicole Morère, vice-présidente déléguée à l’administration générale et aux moyens. La mesure a été approuvée à l’unanimité.

  • Des PFAS présents dans l’air dans toute la région Occitanie

    Des PFAS présents dans l’air dans toute la région Occitanie

    Gendarme de la pollution
    atmosphérique, l’Atmo Occitanie analyse régulièrement la qualité de l’air dans la région. Un enjeu de santé majeur, la pollution de l’air étant responsable de 40 000 décès chaque année, d’après Santé publique France. « Le coût pour la Sécurité sociale est évalué à plus de 100 milliards d’euros. Donc il y a un certain nombre d’actions qui peuvent être mises en œuvre avec les données que nous produisons », souligne Émilie Dalix, présidente d’Atmo Occitanie.

    Si l’observatoire mesurait jusque-là la présence de pesticides, cette année -c’est la nouveauté- l’étude prend également en compte la détection des perturbateurs endocriniens (PE) et des Pfas, polluants éternels. « Les perturbateurs endocriniens sont issus de la combustion, de la dégradation de matières comme les plastiques ou encore les répulsifs anti-moustiques. Nous avons voulu suivre les Pfas dans les retombées de poussière et de pluie puisque des réglementations sont en train de se déployer. Nous souhaitons faire des premières évaluations pour avoir des éléments d’échange sur ce que l’on peut respirer », détaille Dominique Tilak, directrice d’Atmo Occitanie. Pas moins de 192 molécules (88 pesticides, 56 PE et 50 Pfas, deux molécules étant recherchées dans les pesticides et les PE) ont été analysées sur dix sites de la région.

    Des Pfas sur tous les sites

    Ainsi, ce ne sont pas moins de 105 molécules qui ont été retrouvées dans l’air occitan (47 pesticides, 50 PE et 10 Pfas). « Au niveau des pesticides, on retrouve depuis plusieurs années fréquemment le prosulfocarbe, le Folpel, fongicide utilisé sur les vignes et le pendimethaline, un désherbant que l’on retrouve dans les grandes cultures », poursuit Dominique Tilak. Une tendance à la baisse est observée sur la plupart des sites, sauf le Gard viticole « mais la concentration cumulée est basse ». Les zones urbaines ne sont pas épargnées par les pesticides puisque dix ont été retrouvés à Montpellier -50 PE et 10 Pfas – et 14 à Toulouse – 56 PE et 6 Pfas. Les polluants éternels sont donc présents sur l’ensemble des sites (10 ont été enregistrés sur le site gardois urbain -mais le TFA, produit à Solvay n’était pas recherché). « C’est une première en France. Quel que soit l’endroit ou le moment, nous respirons des PE et des Pfas dans les environnements suivis. Nous sommes au début d’une étude qui durera au moins trois ans. On espère pour pouvoir continuer et voir les évolutions. »

  • [Entretien] Eddie Jacquemart : « La Sécurité sociale du logement, c’est du gagnant gagnant »

    [Entretien] Eddie Jacquemart : « La Sécurité sociale du logement, c’est du gagnant gagnant »

    La Marseillaise : Dans quelle ambiance s’est déroulé ce congrès ?

    Eddie Jacquemart : Nous avons eu des débats très intéressants qui étaient globalement assez techniques. Mais il y a de l’inquiétude autour des financements et notamment du financement de l’Anru [Agence nationale pour la rénovation urbaine, Ndlr]. C’est un secteur où il y a beaucoup d’idées mais où les acteurs se sentent freinés par le poids de l’État.

    Comment qualifieriez-vous
    la situation du logement aujourd’hui ?

    E.J. : La situation du logement est dramatique. Ceux qui galèrent au niveau du boulot, au niveau du pouvoir d’achat, sont désabusés parce que personne ne répond à leur problème. Nous avons un Président qui veut finir le boulot qu’il a commencé au lendemain de sa première élection quand il voulait baisser de 5 euros les APL.

    Que pensez-vous de Vincent Jeanbrun, le nouveau ministre du Logement ?

    E.J. : Il est dans la lignée de Guillaume Kasbarian, qui voulait virer les pauvres des HLM pour mettre des gens encore plus pauvres. Malgré le résultat des élections après la dissolution, le Président ne change pas de politique. On sait donc ce que ça va donner avec un gouvernement qui repart bien à droite et ça m’inquiète pour la situation du logement.

    Qu’allez-vous lui demander ?

    E.J. : Nous allons lui demander de supprimer la RLS (Réduction de loyer de solidarité) qui est une ponction de 1,3 milliard sur les budgets des organismes sociaux. Si on redonne 1,3 milliard d’oxygène aux bailleurs sociaux, ils ne vont pas les mettre de côté. Ils vont construire, entretenir, rénover et ça va donc relancer la machine économique. Aujourd’hui, nous sommes dans un moment où il faut relancer la machine économique et quoi de mieux que d’investir dans le logement pour cela ? Si l’on construit beaucoup, on va avoir des entreprises du bâtiment qui vont avoir du boulot, des ouvriers locaux qui vont pouvoir travailler, il va y avoir du chiffre d’affaires et du PIB. Donc allons-y ! Construisons du logement social. On va résoudre à la fois la crise du logement et la crise économique. Mais pour cela, il faut accepter de faire de l’investissement.

    Que proposez-vous contre les maires qui ne respectent pas le nombre légal de logements sociaux ?

    E.J. : Aujourd’hui, la loi de la République prévoit des amendes. Je pense qu’il faut supprimer la possibilité d’amende et mettre en place l’inéligibilité des maires récalcitrants. Il faut les obliger à construire. Il faut changer la loi SRU pour enlever la possibilité de payer des amendes, sauf dans les cas exceptionnels de villes de littoral qui n’ont plus de terrain par exemple. Nous avons donné consigne à nos fédérations d’être très attentives sur cette question lors des prochaines élections municipales.

    Comment fonctionnerait la sécurité sociale du logement que vous portez ?

    E.J. : La sécurité sociale du logement ne coûtera quasiment rien à l’État car il y a deux volets. Le premier se compose d’une caisse de solidarité nationale comme pour la sécurité sociale de la santé. Nous la finançons en centralisant tous les dispositifs qui existent actuellement comme le Fonds de solidarité logement (FSL) des départements, l’argent des CCAS ou celui des bailleurs sociaux qui ont aussi des fonds de solidarité. On rajoute une petite taxe sur les bailleurs : de 2% pour le privé et 1% pour le conventionné. On va ensuite donner une indemnité sociale aux locataires qui seront dans des situations d’accident de la vie comme la perte d’un proche, perte d’un travail, maladie grave, arrêt de travail de plus de X mois. Cette aide est dégressive tous les six mois car en parallèle, on aide le locataire à trouver une solution à sa situation. Ça coûtera bien moins cher que l’hébergement hors structure et permettra de limiter l’hébergement d’urgence qui coûte très cher à la société. Le deuxième volet consiste à sanctuariser tous les dispositifs existants qui sont protecteurs pour l’habitant, comme l’encadrement des loyers, les DPE (Diagnostic de performance énergétique), le permis de louer, etc. pour créer un véritable service public du logement. La Sécurité sociale du logement, c’est du gagnant-gagnant pour tout le monde.

  • En Occitanie, des PFAS présents dans l’air

    En Occitanie, des PFAS présents dans l’air

    Gendarme de la pollution
    atmosphérique, l’Atmo Occitanie analyse régulièrement la qualité de l’air dans la région. Un enjeu de santé majeur, la pollution de l’air étant responsable de 40 000 décès chaque année, d’après Santé publique France. « Le coût pour la Sécurité sociale est évalué à plus de 100 milliards d’euros. Donc il y a un certain nombre d’actions qui peuvent être mises en œuvre avec les données que nous produisons », souligne Émilie Dalix, présidente d’Atmo Occitanie.

    Si l’observatoire mesurait jusque-là la présence de pesticides, cette année -c’est la nouveauté- l’étude prend également en compte la détection des perturbateurs endocriniens (PE) et des Pfas, polluants éternels. « Les perturbateurs endocriniens sont issus de la combustion, de la dégradation de matières comme les plastiques ou encore les répulsifs anti-moustiques. Nous avons voulu suivre les Pfas dans les retombées de poussière et de pluie puisque des réglementations sont en train de se déployer. Nous souhaitons faire des premières évaluations pour avoir des éléments d’échange sur ce que l’on peut respirer », détaille Dominique Tilak, directrice d’Atmo Occitanie. Pas moins de 192 molécules (88 pesticides, 56 PE et 50 Pfas, deux molécules étant recherchées dans les pesticides et les PE) ont été analysées sur dix sites de la région.

    Ainsi, ce ne sont pas moins de 105 molécules qui ont été retrouvées dans l’air occitan (47 pesticides, 50 PE et 10 Pfas). « Au niveau des pesticides, on retrouve depuis plusieurs années fréquemment le prosulfocarbe, le Folpel, fongicide utilisé sur les vignes et le pendimethaline, un désherbant que l’on retrouve dans les grandes cultures », poursuit Dominique Tilak. Une tendance à la baisse est observée sur la plupart des sites, sauf le Gard viticole « mais la concentration cumulée est basse ». Les zones urbaines ne sont pas épargnées par les pesticides puisque dix ont été retrouvés à Montpellier -50 PE et 10 Pfas – et 14 à Toulouse – 56 PE et 6 Pfas. Les polluants éternels sont donc présents sur l’ensemble des sites (10 ont été enregistrés sur le site gardois urbain -mais le TFA, produit à Solvay n’était pas recherché). « C’est une première en France. Quel que soit l’endroit ou le moment, nous respirons des PE et des Pfas dans les environnements suivis. Nous sommes au début d’une étude qui durera au moins trois ans. On espère pour pouvoir continuer et voir les évolutions. »

  • [Le Grand entretien] Juliette Trey : « Un des plus grands musées en région »

    [Le Grand entretien] Juliette Trey : « Un des plus grands musées en région »

    Parcours

    La Marseillaise : Quel est votre parcours avant votre arrivée
    au musée Fabre ?

    J.T. : En tant que conservatrice du patrimoine de la fonction publique d’État, j’ai jusqu’ici toujours travaillé dans les grands établissements publics du ministère de la culture : au château de Versailles, au musée du Louvre puis, à partir de 2019, à l’Institut national d’histoire de l’art (Inha), où j’ai supervisé des projets de recherche en histoire de l’art.

    Parallèlement, j’ai assuré le commissariat de plusieurs expositions en France mais aussi à l’étranger (en Pologne) ou en collaboration avec des musées étrangers. J’ai pour autant toujours eu envie de travailler en région, dans une collectivité territoriale. C’est pour ça que j’avais envie de rejoindre Montpellier.

    L’identité du musée

    La Marseillaise : Le musée Fabre a-t-il une identité particulière ?

    Juliette Trey : C’est important de noter que ce n’est pas le musée des Beaux-Arts de Montpellier. Il porte le nom de son grand fondateur et collectionneur, François-Xavier Fabre, qui a fait sa donation en 1825. C’est pour cela qu’on fête le bicentenaire du musée en ce moment pour les 3 prochaines années, le musée ayant ouvert en 1828. Cette donation Fabre a donné le tempo de toute une série de donations. C’est ça qui fait l’identité de ce musée : il est forgé par ses donateurs, avec notamment une collection d’art néoclassique extrêmement riche. On a également une collection Support-surface très importante, parce que les artistes qui ont créé le mouvement étaient très liés à Montpellier et ont fait énormément de donations. Sans oublier la donation Soulages, en 2005.

    L’an dernier, la donation Depardon a aussi fait entrer la photo dans les collections ?

    J.T. : C’est vrai que le musée Fabre est essentiellement un musée de peinture. On a très peu de sculptures, pas de photos. Une belle collection de dessins, c’est vrai. Un peu d’arts décoratifs également, avec l’hôtel Sabatier d’Espeyran. Ce sont des aspects qu’on voudrait développer : les arts décoratifs jusqu’au design, la photo, la sculpture… pour donner à voir la création d’une manière plus large.

    Que représente le musée Fabre au niveau national ?

    J.T. : C’est un des plus grands musées en région. C’est celui qui a le plus important budget d’acquisition et il est extrêmement dynamique sur le marché de l’art. Il a un rayonnement national et international important. Et c’est dans cette dynamique que je voudrais continuer à travailler.

    Diversifier les publics

    La Marseillaise : Vous affichez votre volonté d’attirer de nouveaux publics…

    J.T. : Oui, renouveler les publics et faire évoluer l’image du musée. On a la chance que 33% de nos visiteurs aient entre 18 et 24 ans. C’est à l’image de la population à Montpellier, qui est une ville très étudiante. Mais on a plus de difficulté à toucher les trentenaires et les adolescents. C’est donc important de montrer que tout le monde peut trouver sa place au musée. À travers les expositions, bien sûr, comme celle de l’été prochain autour de Pierre Paulin, qui sera la première expo de design présentée au musée Fabre, mais aussi à travers tout ce qu’on fait avec le service des publics.

    Le musée Fabre est un musée très engagé vers le jeune public…

    J.T. : On a vraiment une expertise pour la petite enfance (0-6 ans). On a développé des visites très tôt pour les tout-petits. On a également un projet spécifique à Montpellier sur le jeune public qui s’appelle les enfants ambassadeurs.

    C’est la deuxième année qu’on le met en place. Il permet à chaque classe ou groupe d’enfants (cela peut aussi concerner les crèches ou les centres de loisirs) d’adopter ou de parrainer une œuvre. En début d’année, chaque groupe choisit une œuvre. On fournit un kit pédagogique à destination des enseignants pour présenter cette œuvre et bien sûr, on accueille les classes au musée. Les enfants imaginent une manière de présenter l’œuvre ou de se l’approprier : dessins, rédaction de cartels, création dansée… Et au printemps, on les invite tous, le temps d’une journée, à venir présenter leur restitution. L’objectif étant de toucher les publics qui n’ont pas l’habitude de venir au musée. C’est important que les enfants s’approprient le musée dès leur plus jeune âge et deviennent nos petits ambassadeurs.

    Extension et grandes expos

    La Marseillaise : En quoi consiste le projet d’extension dont les travaux doivent débuter en 2027 ?

    J.T. : Il y a eu une première rénovation entre 2002 et 2007 qui a déjà métamorphosé le musée. Mais les collections se sont considérablement enrichies depuis 20 ans (12 000 œuvres actuellement, dont 1 500 à 2 000 sont exposées en permanence) et on est un peu à l’étroit, surtout pour la partie art moderne et contemporain. Le projet d’extension est donc le suivant : déplacer la salle temporaire actuelle en en creusant une nouvelle sous le parvis du musée, c’est-à-dire sous l’œuvre de Buren qui conduit les visiteurs jusqu’à l’entrée. Cela va nous faire gagner presque 1 000m² d’exposition temporaire et la salle d’exposition temporaire actuelle sera, elle, utilisée pour déployer de façon permanente nos collections d’art moderne et contemporain.

    Quelle est votre ligne directrice pour les expositions
    à venir ?

    J.T. : Je voudrais continuer à porter des expositions ambitieuses l’été, idéalement avec des coproductions avec d’autres institutions françaises ou étrangères, pour faire connaître le musée des touristes étrangers qui viennent Montpellier mais aussi attirer des visiteurs français sur la route des vacances. Ces expositions seront monographiques ou traiteront de grands courants d’histoire de l’art. L’été prochain, par exemple, on proposera une exposition de design autour de Pierre Paulin. Les expositions d’hiver, elles, seront plutôt thématiques, transchronologiques. Elles s’adresseront peut-être à un public plus local. On montrera comment l’histoire de l’art ou les œuvres qu’on trouve dans les musées nous permettent de comprendre notre société contemporaine.

    PARTENARIATS PRESTIGIEUX

    J.T. : Nous avons signé un accord-cadre avec le musée du Louvre, qui nous accompagnera sur plusieurs projets  : l’exposition de l’été 2027 autour des antiquités orientales, pour montrer comment cette civilisation antique a construit notre civilisation actuelle : invention des villes, de l’État de droit, de la médecine… ; mais aussi une exposition autour de Delacroix et de la modernité, qui aura lieu en 2030.

    On espère également nouer un partenariat avec le Van Gogh museum d’Amsterdam pour une expo prévue en 2028 sur Gauguin et Van Gogh, qui étaient en 1888 à Arles et qui sont venus à Montpellier visiter le musée Fabre, avant, chacun, de se nourrir des œuvres qu’ils y ont vues.