Tag: Occitanie

  • L’Occitanie en bonne position sur le numérique

    L’Occitanie en bonne position sur le numérique

    On n’ira pas jusqu’à dire que l’Occitanie est la Silicon Valley française mais une chose est sûre. En dépit d’un léger essoufflement de l’emploi observé depuis 2022 en raison de « la hausse des taux d’intérêt, de la baisse de certains investissements et de l’incertitude », l’économie numérique se porte à merveille dans notre région, révèle une étude de l’Insee (avec la Dreets).

    Forte de 131 000 emplois numériques (dont 116 000 salariés), l’Occitanie est, hors Île-de-France, la seconde région la mieux dotée derrière Auvergne-Rhône-Alpes, le secteur pesant 7,3% des emplois marchands (5,9% en moyenne en France). En 2022, 8,1 milliards d’euros de richesse étaient ainsi générés.

    Les activités sont centrées pour les trois-quarts sur les technologies de l’information et de la communication (programmation, conseil, télécommunications, édition de logiciels…), 13% autour de la publicité et du design ; 8% sur les contenus et supports (cinéma, TV, musique, livres, journaux…), 5% pour les autres technologies (équipements scientifiques, aide à la navigation…).

    À elles seules, Toulouse et Montpellier pèsent les trois-quarts des emplois numériques. Avec des sociétés de conseil en systèmes et logiciels informatiques (Capgemini, Sopra Steria, Thales…), Toulouse abrite 74 000 emplois, soit 56% du secteur. Montpellier en compte 28 000 (21%) avec les géants Dell, Orange, Horiba, Computacenter, Septeo, Capgemini ou encore Ubisoft. Hors métropoles, l’activité est plutôt tournée vers la pub et la com’, un secteur en difficulté.

    Les métiers du numérique, souvent occupés par des hauts diplômés, sont plus rémunérateurs à Toulouse et Montpellier. Le salaire annuel net moyen s’élève à 29 000 nets par an, soit 41% de plus que pour l’ensemble de la sphère marchande régionale. Les cadres sont surreprésentés (72% contre 17% dans toute l’économie régionale) avec une forte présence de CDI. Les femmes sont peu nombreuses (24%) et gagnent 13% de moins que les hommes, un écart salarial conséquent mais moindre que dans le reste de l’économie. À noter que l’Occitanie emploie aussi 4 000 contrats d’alternance.

    La croissance du secteur numérique s’est accélérée depuis 2020 et la crise Covid en raison de plusieurs éléments : « Le développement massif du télétravail et des outils de visioconférence ainsi que le recours accru au commerce en ligne », détaille l’Insee. Depuis 2022, l’arrivée des premiers logiciels d’intelligence artificielle (IA) maintient la technologie premier plan. En Occitanie, le marché de l’IA pèse déjà 300 entreprises, qui emploient 5 000 personnes fin 2024 pour un chiffre d’affaires qui s’élevait déjà à 540 millions d’euros en 2023. Leur valeur ajoutée « repose majoritairement sur des briques d’IA qu’elles développent en interne », précise l’Insee. Plus d’un milliard d’euros ont été levés sur divers marchés dont la santé, l’aérospatial, l’industrie, l’environnement, la sécurité, défense, logistique, la ville intelligente ou l’agriculture de précision.

  • Occitanie : Robert Ménard, une dernière crèche et puis s’en va ?

    Occitanie : Robert Ménard, une dernière crèche et puis s’en va ?

    Et une atteinte de plus. Comme chaque année, le maire d’extrême droite de Béziers Robert Ménard inaugurera la crèche de la nativité dans l’enceinte de la mairie, le 29 novembre. « Il le fait sciemment, il viole en toute connaissance de cause la loi de 1905 et son article 28. Or, il a été condamné sept fois, ce qui traduit une volonté politique de porter un coup à la laïcité », soupire Christophe Benoît, de la Libre pensée. En effet, cette loi de séparation de l’Église et de l’État interdit tout symbole religieux dans les bâtiments publics. Mais l’édile persiste et signe. La dernière condamnation du multirécidiviste remonte à février 2025, le tribunal administratif de Montpellier ayant annulé un arrêté municipal pris en mai 2023 autorisant ladite installation.

    Pourtant, l’homme semble être dans les petits papiers de l’État. « Il y a un silence du préfet depuis 2019 qui laisse faire Ménard qui a pourtant été condamné trois fois depuis. Nous avons donc saisi le préfet car il est garant de la légalité des actes des collectivités locales. Il pourrait prendre un déféré préfectoral pour annuler la crèche et faire respecter la loi », poursuit Christophe Benoît. Alors, face à l’absence de réactions des pouvoirs publics, 18 organisations – à l’initiative de la LDH, la CGT, la FSU, Solidaires et l’Unsa – appellent à un rassemblement, le 29 novembre, à 16h30, devant la mairie – le même jour de l’inauguration par le maire d’extrême droite.

    « Si Robert Ménard réitère, nous déposerons un recours sur le fond cette année encore car on ne lâche pas. Sur le long terme, on voit que c’est utile puisque la jurisprudence du Conseil d’État [de 2017] permet de condamner les atteintes à l’article 28 de la loi 1905 et de donner une lecture juste de cette loi », insiste Christophe Benoît. Néanmoins, un travail de longue haleine et semé d’embûches pour ces associations. Mais, les municipales approchant et Ménard n’étant pas certain de remporter un troisième mandat, la laïcité sera-t-elle bientôt respectée à Béziers ?

  • Solidarité Paysans lance une campagne de dons

    Solidarité Paysans lance une campagne de dons

    C’est un cri d’alarme. Écartelée entre « une réduction de plus en plus importante des soutiens publics » et « une détresse qui ne cesse de grandir dans le monde agricole », résume Mélanie Vandecasteele, l’association Solidarité Paysans Occitanie n’a d’autre choix que de se tourner vers le grand public en lançant sa première campagne de dons destinée à sauvegarder ses actions.

    La structure fait partie d’un réseau national d’associations, portées pour la plupart par des bénévoles issus du milieu agricole qui accompagnent et défendent bénévolement les agriculteurs et agricultrices en difficulté qui les sollicitent. « On propose un accompagnement global car dans ce genre de profession, le plus souvent, tout est imbriqué : le personnel, le familial et le professionnel », explique Mélanie Vandecasteele. « Parfois on accompagne les gens dans des démarches administratives, des problèmes par rapport à la PAC ; ça peut aussi être des grosses difficultés économiques qui nécessitent d’aller voir le banquier. On les accompagne également devant les tribunaux en cas de redressement judiciaire, par exemple. Il y a aussi le soutien moral et les droits sociaux, car beaucoup d’agriculteurs ne demandent pas le RSA alors qu’ils y sont éligibles. Enfin parfois on intervient dans le cadre de conflits de voisinage, de séparations, de problèmes de santé… », liste la représentante de Solidarité Paysans Occitanie, qui fait état d’un mal-être grandissant : « deux-tiers des personnes qui nous sollicitent présentent des signes de souffrance psychologique ».

    La situation des agriculteurs se dégrade partout en Occitanie, « particulièrement exposée aux aléas climatiques de toutes sortes », et n’épargne aucune filière. Actuellement, l’association accompagne 350 paysans et paysannes en difficulté par an, « soit 80% de plus qu’en 2020 ». Dans l’Aude, les Pyrénées-Orientales, le Gard, l’Aveyron ou encore le Tarn, « le nombre d’accompagnements a progressé de 25% et plus ».

    Alors que l’aide apportée par Solidarité Paysans Occitanie n’a jamais été aussi nécessaire, les coupes budgétaires mettent à mal ses capacités d’action (de 55% à 26% de financements publics en 2 ans). Aussi, l’association a décidé d’interpeller directement le grand public à travers une campagne de dons* pour « aider à maintenir les fermes et celles et ceux qui nous nourrissent ».

    * Les dons peuvent être effectués sur Hello Asso : « L’agriculture sans solidarité, c’est trop dur ! » ou par chèque adressé au siège régional : 6 bis rue des Gardons 30 350 Maruéjols-lès-Gardon.

  • Un rapport sénatorial pour sortir de la crise

    Un rapport sénatorial pour sortir de la crise

    La filière est dans une situation compliquée. Il nous paraissait essentiel de faire ce travail en définissant les enjeux et – sachant que la viticulture française est très hétérogène – de trouver les moyens d’une union », s’alarme Henri Cabanel, sénateur héraultais du groupe RDSE. Épaulé par ses collègues Sébastien Pla (Aude) et Daniel Laurent (Charente-Maritime), ces derniers ont publié un rapport d’information pour sortir la viticulture de la crise.

    Une crise structurelle, tout d’abord, en témoigne la dégringolade de la consommation de vin chez les Français, passée de 135 litres par habitant en 1960 à 41 litres en 2023. À cela s’ajoute le dérèglement climatique, entraînant des périodes de sécheresse et donc de déficit hydrique dans certaines zones viticoles, impactant les récoltes. « La crise est également conjoncturelle, depuis le premier mandat de Trump, en 2020, et son litige avec Airbus, il y a eu une volonté de punir la France en la surtaxant. Puis se sont ajoutées la crise sanitaire, la guerre en Ukraine », énumère Henri Cabanel. Également pointés par les auteurs, le « manque de stratégie nationale du pays et l’affaiblissement de l’image que représente la France dans le vin au niveau mondial ».

    L’arrachage boudé

    Alors, pour pallier la situation, les sénateurs proposent 23 recommandations. Au premier rang desquelles, la question du revenu, principale revendication des agriculteurs. Les auteurs demandent donc aux négociants de publier les indicateurs des coûts de production, prévus dans la loi Egalim. « Comme ce ne sont ni les mêmes vins donc ni les mêmes coûts de production, il était difficile de trouver des moyens qui nous permettent de définir des coûts communs. Nous avons donc souhaité que certaines appellations ou bassins viticoles – notamment les IGP Pays d’Oc – se lancent là-dedans. Appliquer la loi Egalim permettra d’être au plus près du juste prix. Ça ne permettra pas de sortir les viticulteurs de l’impasse dans laquelle ils sont mais ça leur apportera un plus », soutient Henri Cabanel. Tout comme le développement de cépages résistants pour faire face au dérèglement climatique.

    Face à la chute de la consommation, les sénateurs prônent une simplification de la communication en mutualisant les interprofessions. « Malgré les efforts de la filière, le consommateur s’y perd entre les AOC, les AOP. Nous proposons de tout réunir sous une “bannière France”. On ne va pas relancer la consommation française mais il faut la stabiliser. Aussi, il faut s’adapter aux nouveaux goûts de la jeunesse, avec des vins plus légers, plus frais, plus désalcoolisés. Et à l’export, il faut chasser en meute. »

    Surtout, les auteurs du rapport plaident pour la fin de l’arrachage à outrance, fer de lance du gouvernement pour répondre à la crise. « Il y a 30 ans, nous avions 850 000 hectares de vignobles, aujourd’hui 750 000 et demain moins de 700 000. Mais la crise perdure, il faut arrêter. La consommation est au plus bas mais elle finira par remonter. Il faut donc garder un peu de réserve foncière pour planter », observe Cabanel. Des recommandations à destination des acteurs afin de définir une stratégie globale. Pour l’occasion, les parlementaires poussent à la création des Assises de la viticulture, « afin que tout le monde se parle et que tous les acteurs puissent gagner leur vie ».

    « On a arraché 100 000 ha en 30 ans. Mais la crise perdure, il faut arrêter »

  • [Expo] Être civil dans l’Hérault pendant la Seconde Guerre mondiale

    [Expo] Être civil dans l’Hérault pendant la Seconde Guerre mondiale

    Face aux horreurs des guerres, les populations civiles sont les premières impactées. Des drames et des tragédies que le Département de l’Hérault a voulu mettre en lumière avec sa nouvelle exposition au domaine Pierrevives, jusqu’au 9 mai 2026. Intitulée « Vivre la guerre en Hérault », celle-ci explore le quotidien des habitants durant la Seconde guerre mondiale. L’occupation, les rationnements, la répression, la collaboration, la résistance : aucun aspect n’est oublié, tous représentés par une multitude d’objets et de documents d’époque.

    L’exposition est découpée en quatre parties thématiques. La première, « Sauver », s’attache à montrer la défaite française sous un angle politique. « C’est une sorte de face-à-face entre Pétain et de Gaulle. On montre comment Pétain, qui au départ jouit d’une opinion plutôt favorable et est vu comme le sauveur de la France, l’homme providentiel, va au fur et à mesure devenir le traître », détaille Véronique Sassetti-Aguilera, conservatrice du patrimoine en chef aux Archives départementales de l’Hérault et commissaire de l’exposition. L’inverse de de Gaulle, vu d’abord comme un traître par les institutions avant de devenir l’homme providentiel.

    Un salon reconstitué

    Très vite, le régime de Vichy se met en place et débute avec lui la collaboration avec l’occupant allemand. Un climat de terreur s’installe et il faut donc « Survivre » pour beaucoup d’Héraultais. « On traite des difficultés de ravitaillement, on reconstitue l’intérieur d’un salon des années 1940, on expose des objets insolites comme un poste TSF, des documents de propagande », poursuit Véronique Sassetti-Aguilera. L’absence des prisonniers de guerre puis la mise en place du STO viennent compléter ce sombre tableau. « Il y a vraiment un aspect peur et discrimination puisque Vichy est une administration pléthorique qui enquête sur tout, surveille tout le monde. C’est vraiment un État autoritaire pratiquant des révisions de naturalisation, des lois antisémites, etc. », insiste la commissaire d’expo.

    Dès lors, les Héraultais se sont tournés vers la Résistance ? Pas vraiment, comme le montre la troisième partie, « Collaborer vs résister ». « C’est une période trouble, les choix de collaboration ou de résistance sont exceptionnels, la majorité de la population ne se positionne pas. Elle fait ce qu’elle peut dans un sens ou dans l’autre, en fonction des opinions, parfois par opportunisme. La contingence du quotidien peut également jouer, quand le mari est prisonnier de guerre et que l’on doit nourrir sa famille, cela peut être difficile de se positionner. C’est de la réprobation ou de l’acceptation silencieuse », observe Véronique Sassetti-Aguilera, illustrant ces propos par des Héraultais allant acclamer Franco lors de sa rencontre avec Pétain à Montpellier, en 1941 – le maréchal avait d’ailleurs pris le soin d’interner préventivement des réfugiés espagnols installés à Montpellier au camp d’Agde – tout en écoutant Radio Londres. De l’autre côté, des parcours de vie de résistants locaux sont mis en lumière – notamment Laure Moulin – afin de montrer « qu’il n’existe pas de profil type du résistant ».

    Vient ensuite la fin de la guerre, la libération du département et la « Reconstruction ». « C’est refaire société après la fracture qu’a été la Seconde guerre dans la société française. Avec le travail d’épuration judiciaire et extrajudiciaire, la création de l’État providence, le retour des déportés et des prisonniers. Enfin le droit de vote des femmes et la construction de l’Europe et la réconciliation franco-allemande », énumère Véronique Sassetti-Aguilera.

  • [Grand entretien] Samuel Hervé : « J’espère que le site de Vergèze sera maintenu »

    [Grand entretien] Samuel Hervé : « J’espère que le site de Vergèze sera maintenu »

    TAXES TRUMP

    LM : Quels sont les effets des droits de douane en Occitanie ?

    S.H. : Trump a une diplomatie économique qui n’est pas celle qu’on a connue pendant des années. Cela génère un inconfort supplémentaire. Il s’amuse avec le dollar sur les taux d’intérêt, que va-t-il se passer pour nos emprunts, nos investissements ? On est sur une inflation contenue autour de 2% mais il suffit d’une mauvaise humeur pour faire monter les taux. En France, l’agroalimentaire avec l’agriculture est le secteur qui souffre le plus des droits de douane. L’aéronautique est passée à 0% sur demande de Boeing. Les sous-traitants automobiles, les produits de luxe, les vins, fromages… sont taxés à 25%. Pour les viticulteurs c’est un vrai sujet. 6 000 emplois pourraient être perdus dans l’industrie de la beauté.

    ENTREPRISES & EMPLOI

    LM : Avec la fin des aides Covid, y a-t-il plus de défaillances d’entreprises ?

    S.H. : Au 2e trimestre 2025 en Occitanie, on a eu +19% de défaillances. Les petites entreprises et de plus de 100 salariés sont touchées dans le bâtiment, l’hôtellerie restauration. Plusieurs facteurs jouent dont la fin des prêts garantis par l’État (PGE) combinée à l’inflation qui a fait un effet ciseau.

    La verrerie pourrait fermer, êtes-vous inquiet pour l’emploi industriel ?

    S.H. : J’espère que la décision du tribunal pour Perrier va permettre à Nestlé Waters de maintenir le site et le sous-traitant à Vergèze. On est inquiet mais l’Occitanie est la seule région où le solde net d’usines (création/destruction) est positif (+9). Si on veut garder l’industrie, il faudra que la fiscalité, le coût du travail et la simplification soient abordés.

    Les délocalisations ne vous révoltent pas, c’est la loi du marché ?

    S.H. : Pardon tout le monde fait ses calculs. Vous feriez sans doute les mêmes. On peut attendre des grands groupes davantage de responsabilité sur les délais de paiement. Mais pourquoi j’irai produire plus cher ici qu’ailleurs ? Il ne faut pas leur demander de se tirer une balle dans le pied.

    Mais un jour la France ne produira plus rien…

    S.H. : On doit être fort sur les sujets qui créent une forte valeur ajoutée : la RD, l’innovation, le numérique, l’aéronautique. Vouloir garder en France des industries mondialisées, non différenciantes, c’est très compliqué. On peut aussi travailler sur des sujets de souveraineté alimentaire, de défense, de cybersécurité, du nucléaire. Stop aux petits calculs, l’État doit poser les grands enjeux.

    INSTABILITÉ & INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

    LM : Quels effets l’instabilité politique a-t-elle sur le moral et les décisions des chefs d’entreprise en Occitanie ?

    Samuel Hervé : Des études de la Banque de France en Occitanie ou le baromètre de la CCI régionale montrent que si on sort le secteur aéronautique qui tire l’économie vers le haut, on a dans les autres secteurs comme le BTP, l’hôtellerie-restauration, le numérique, les services sanitaires, social et à la personne, tous souffrent de difficultés de visibilité, de capacité à se projeter. Comparé à l’an passé, tous voient leurs chiffres d’affaires, perspectives d’investissement (à l’arrêt) et d’embauche diminuer. Quand vous ne savez pas à quelle sauce vous allez être mangés… On assiste à un grand concours Lépine de toutes les fiscalités possibles. Tout le monde attend. Le contexte international peut aussi un peu jouer quand les règles du jeu peuvent changer du jour au lendemain avec Trump.

    Voyez-vous l’IA comme un atout ou un danger pour l’emploi ?

    S.H. : Le Medef a fait un IA tour dans chaque département. On avait une centaine de chefs d’entreprise chaque fois. L’enjeu c’est de surfer sur la vague et de ne pas se faire submerger. Il faut bien connaître les valeurs de cet outil, ses forces et ses faiblesses, dans son entreprise, indépendamment de l’IA. La cité de l’économie et des métiers de demain avec le groupement Leader et l’appui de la Région ont lancé le programme « IA, on accélère ». Il y a 2 promos de 20 entreprises. On est accompagnés sur les différences d’IA (générative, prédictive…). Par exemple, dans ma PME de restauration collective j’ai une dette technologique à résorber pour récupérer des données accumulées depuis 18 ans. On peut aussi faire en sorte que les collaborateurs se concentrent sur leur cœur de métier. Il y a aussi risque de la substitution. Je ne mettrais pas des garde-fous légaux mais à la main du patron. Trouver des salariés impliqués est précieux, je ne connais pas beaucoup de patrons qui s’en séparent même si la compétence est substituable. On peut acheter de la compétence, pas de la motivation.

    TAXATIONS & RETRAITES

    LM : Vous refusez plus de fiscalité mais les profits du CAC40 sont énormes : 131 milliards en 2024. Ne faudrait-il pas taxer plus les gros et moins les petits ?

    S.H. : Si on regarde l’addition des 53 milliards d’économies, il y en a 31 sur les gros. Il y a en France un CAC40 bashing un peu terrifiant. On devrait se féliciter d’avoir des champions français, européens, ce sont des boîtes transnationales. L’activité de Total est déficitaire en France, ils pourraient s’en débarrasser mais ils la gardent. L’essentiel du prix à la pompe c’est des taxes. Par ailleurs, on demande aux grands groupes de continuer à faire de l’apprentissage alors qu’ils n’ont plus aucune aide. Opposer les grands aux petits c’est une vision idéologique. Les gros sont aussi des donneurs d’ordre. Beaucoup de PME et PTE travaillent avec les patrons du CAC40. A travers eux, on risque d’affaiblir le tissu régional. Aujourd’hui, le capital est moins bien rémunéré en France qu’en Allemagne, en Italie, en Suède. Une étude de l’OFCE montre aussi que le niveau de rémunération (des salariés) comparé à la valeur ajoutée créée par les entreprises est le plus élevée en France.

    Vous étiez dans le Conclave. Pourquoi avoir quitté la conférence sociale ?

    S.H: On est allés au Conclave alors que nos cousins n’y sont pas allés et que personne ne les a questionnés. Cette réforme des retraites était passée, ce n’était plus un objet de discussion. Ça a été remis sur le tapis pour des calculs politiciens, on n’était pas pour. On est allé plus loin que beaucoup de positions qu’on avait pu avoir : sur les carrières des femmes, la prévention de la pénibilité, des carrières longues. Là, avec la suspension, on ne fait plus de prospective, on devient instrumentalisés politiquement, on n’en a pas envie. Pareil sur l’assurance chômage, la réforme était passée il y a 2 ans. On a rouvert la boîte de pandore, c’était du pain béni pour les syndicats (salariés). Je peux concevoir que le 49-3 n’ait pas plu mais il reste un outil constitutionnel. Ce n’est pas un déni de démocratie.

    C’EST QUOI UN BUDGET RESPONSABLE ?

    S.H. : Un budget qui conjugue la capacité d’un pays à pouvoir continuer à faire de la croissance. Si on veut protéger le modèle social, la capacité des entreprises à faire de l’emploi, on ne peut pas assécher les conditions de création de valeur. Il n’y a plus d’incitation fiscale pour les entreprises à créer de la valeur. Les systèmes sont parfois confiscatoires. Ça résonne sur l’investissement, sur l’emploi ce qui fait moins de cotisations sociales qui rentrent. Taper sur les entreprises plutôt que sur les dépenses de l’État ce n’est pas responsable.

  • Une nouvelle manifestation dans l’Hérault et le Gard pour dire non à l’austérité

    Une nouvelle manifestation dans l’Hérault et le Gard pour dire non à l’austérité

    Alors que les discussions autour du budget s’éternisent chez les parlementaires, les syndicats – la CGT, la FSU, Solidaires – entendent peser sur le débat en appelant à manifester dans tout l’Hérault et le Gard* le 2 décembre prochain. Et remettre ainsi les revendications sociales à l’ordre du jour. Notamment une hausse des salaires ainsi que leur indexation sur l’inflation, dans un contexte « d’effondrement du pouvoir d’achat pour les fonctionnaires, les salariés et les retraités », soupire Stéphane Audebeau, co-secrétaire de la FSU héraultaise. La retraite sera également au centre des revendications. « Nous demandons l’abrogation de la réforme des retraites, il a été réalisé un premier petit pas avec son décalage de trois mois mais il faut aller plus loin », poursuit Stéphane Audebeau.

    Surtout, les syndicats mobilisés dénoncent la copie austéritaire du budget préparée par le gouvernement Lecornu. « Les mobilisations de la rentrée ont permis de mettre au cœur des débats une volonté de justice sociale et fiscale. Mais depuis le début de l’examen du budget au Parlement, tout a été fait pour éviter ces questions. Par exemple, le rapport sénatorial faisant état de 211 milliards d’aides publiques versées chaque année sans contrepartie est complètement mis de côté, c’est un sujet tabou, on n’y touche pas », soupire Ludovic Sigal, de la CGT 34. Une preuve selon lui que l’argent est bel et bien là. Un meilleur conditionnement de ces aides permettrait de remplir les caisses de l’État.

    Supercherie de déficit

    Pourtant, la majorité présidentielle et la droite érigent le sacro-saint déficit comme l’unique boussole justifiant de réduire drastiquement les dépenses, impactant de facto les plus précaires, au risque de creuser un peu plus le fossé des inégalités. « Le déficit, qui est utilisé pour faire la guerre aux travailleuses et aux travailleurs, est une construction politique. C’est une arme utilisée pour détruire les acquis sociaux. Le déficit est construit par les baisses d’impôt des plus riches et la hausse des subventions aux entreprises, qui ne sont jamais évaluées », fait valoir Christine Saint-Joanis, de la FSU 34. En effet, d’autres mécanismes existent réduire ce déficit : une augmentation des cotisations via une hausse des salaires et des pensions, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ou encore une taxation des plus hauts patrimoines.

    Mais force est de constater que rien de tout cela n’est retenu par le gouvernement. À l’inverse, « on subit une contre-offensive : il faut faire attention au trou de la Sécu qui va atteindre 24 milliards, notre système de retraite est à bout de souffle et il faut produire de la capitalisation. C’est inadmissible. Le 2 décembre, il y a nécessité et urgence de redonner la parole à la rue et qu’elle reprenne la main », insiste Ludovic Sigal. Une contre-offensive qui s’en prend également aux fonctionnaires. « La fonction publique va servir de variable d’ajustement budgétaire. Mais ce n’est pas un coût, c’est une richesse. Ce n’est pas à ses agents de payer les choix budgétaires qui préfèrent faire des cadeaux fiscaux aux plus aisés plutôt que de consolider les recettes », souligne Patrick Schevin, de Solidaires 34.

    Les syndicats espèrent donc que ce mécontentement se traduise en nombre mardi 2 décembre prochain, car bien que le budget final ne soit pas encore connu l’ébauche esquissée laisse craindre le pire. « Il est clair qu’une fois qu’on sera fixé, il va y avoir des réactions du monde du travail. Le 2 décembre doit être un marche-pied », espère Ludovic Sigat.

    *Bédarieux départ à 10h30 à la maison des syndicats ; Béziers départ à 10h30 à la Bourse du travail ; Clermont-l’Hérault départ 11h sur les Allées Salengro ; Montpellier départ à 10h30 à la CPAM ; Sète départ à 12h sur la place de la mairie ; Nîmes départ 14h30 à la Maison Carrée ; Alès départ 10h de la sous-préfecture.

  • [Entretien] Romane Bernies : « Je suis devenue une joueuse différente »

    [Entretien] Romane Bernies : « Je suis devenue une joueuse différente »

    La Marseillaise : La rencontre entre Montpellier et Bourges, n’est-ce pas le résumé de votre histoire ?

    Romane Bernies : Jusqu’à la fin de ma carrière, Bourges sera toujours un match un peu particulier. Je suis contente de le retrouver car cela promet un gros match.

    Vous avez débuté là-bas. Vous étiez meneuse avec Céline Dumerc. Être meneuse à ses côtés, est-ce comme être demi-mêlée en équipe de France au côté de Dupont ?

    R.B. : Oui, si on veut comparer à d’autres sports. Elle était à l’époque à l’apogée de sa carrière. C’était après les Jeux Olympiques de Londres. Elle marchait un peu sur l’eau. Elle était alors sûrement la meilleure meneuse européenne et une des meilleures mondiales. J’ai eu beaucoup de chance d’apprendre, et démarrer dans le monde pro, à ses côtés. Elle a été une source d’inspiration et m’a aidé à grandir. Il n’y avait vraiment pas meilleur modèle d’autant que je l’apprécie au-delà du basket.

    Était-il indispensable de prendre l’air ?

    R.B. : Il a fallu à un moment que je m’envole un petit peu et que j’aille chercher des responsabilités ailleurs. Céline était là et je n’étais pas encore assez étoffée pour prendre sa place. J’avais envie de sortir de cette case de doublure de Céline Dumerc. J’avais envie d’être Romane Bernies. Au bout d’un moment, je suis partie et je suis contente de ce choix. Il fallait le faire. Cela n’a pas été simple parce qu’à Bourges, on est bien, on gagne des titres. J’ai beaucoup aimé mon passage là-bas.

    En quoi vous êtes une autre joueuse aujourd’hui ?

    R.B. : En termes de confiance en soi et d’expérience, bien évidemment. J’ai beaucoup plus confiance en moi. Je sais de quoi je suis capable. Je sais par où je suis passé aussi. Quand j’étais jeune, je ne me sentais pas trop légitime. C’était des fois un petit peu compliqué. J’avais les qualités physiques et de basket, mais la confiance faisait défaut. J’ai pris en maturité. Je suis bien évidemment une joueuse un peu différente en ce sens-là.

    Depuis deux ou trois ans, votre jeu a-t-il véritablement évolué ?

    R.B. : Oui, exactement. J’ai bien évidemment beaucoup travaillé ces dernières années pour développer mon tir extérieur, qui était un peu, je ne dirais pas une faiblesse, mais qui n’était pas un point fort. Je suis devenue plus ou moins une shooteuse. C’est gratifiant personnellement, mais surtout ça aide l’équipe. Si on m’avait dit ça il y a quelques années, j’aurais eu du mal à le croire. J’étais plus référencée comme meneuse qui jouait pour l’équipe et défend. C’est quand même cool de marquer des paniers.

    Cette évolution s’est-elle faite autour de 2024 ? Est-ce un tournant de votre carrière ?

    R.B. : 2024 a été dans ma carrière une des années les plus importantes parce qu’il y a eu bien évidemment ces Jeux Olympiques et ma sélection en équipe de France. Mais, ça a commencé déjà un petit peu avant. C’est à mon retour à Montpellier et en équipe de France que j’ai commencé à me construire. Ma carrière a pris un autre tournant à ce moment-là, alors que je ne pensais pas que ce soit possible. Ça a amené à cette sélection pour les Jeux olympiques, l’apogée de ma carrière.

    Est-ce le plus beau moment de ce que vous avez connu jusqu’à présent sur un terrain de basket ?

    R.B. : Oui, bien évidemment. Il n’y a pas grand-chose d’autre en tant que sportif de haut niveau qui puisse rivaliser avec les Jeux Olympiques. J’ai vécu pourtant de très bons moments dans ma carrière à Bourges ou ailleurs. La médaille, le fait de partager ça avec mes proches, ma famille qui était là aussi pendant tout ce tournoi-là. Tout ça rend bien évidemment la chose spéciale. Mais, ma carrière n’est pas encore terminée (sourire).

    Aspirez-vous à continuer votre carrière en équipe de France ?

    R.B. : Pour le moment, oui. Tant que je me sens bien physiquement, comme je le suis à l’heure actuelle, tant que l’équipe de France m’appellera, je répondrai présente parce que pour moi, c’est un grand honneur. Pendant beaucoup d’années, je n’ai pas eu la chance d’y être.

    Est-ce que Montpellier est armé pour jouer sur les deux tableaux à l’heure actuelle ?

    R.B. : À l’heure actuelle, oui, parce qu’on a la chance de ne pas avoir de blessés. Donc, si ça reste comme ça, on est capable de jouer sur les deux tableaux. Mais s’il arrivait quelque chose à quelqu’un, ça deviendrait peut-être compliqué à sept ou huit joueuses d’enchaîner ce rythme.

    Quelle est l’ambition de Lattes cette saison ?

    R.B. : C’est de gagner un titre, quel qu’il soit. Cela manque bien évidemment. Ça fait quelques années qu’on est plus ou moins loin et que l’on n’a rien gagné. Donc, c’est vrai qu’il faut concrétiser. On est des compétitrices. Ce qu’on retient, c’est les titres. Le Championnat de France est très dense encore cette année. Donc, c’est difficile de se projeter. On a l’objectif d’aller en finale, et si on y est, de gagner. En Coupe d’Europe, ça fait quelques années qu’on échoue en quart de finale. En Coupe de France, on n’est pas très bonne depuis quelques temps.

    On a l’impression que les JO de Paris pouvaient booster justement le sport féminin. Deux ans après, on ne peut pas dire que ce soit vraiment le cas.

    R.B. : C’est malheureusement pour tout le sport français en général. C’est pas que le sport féminin.Tout le monde pensait qu’après les JO, ça aiderait énormément. Même si les JO ont été réussies, peut-être au-delà des attentes, on avait espoir que ça allait changer des choses. Un an et demi après, on voit que c’est pas le cas. C’est triste car les sportifs, qui véhiculent beaucoup de belles émotions et de belles valeurs, le méritent.

  • Hydrogène, fret : le port de Sète se modernise

    Hydrogène, fret : le port de Sète se modernise

    Sète est une île singulière mais son port (maritime, pêche, plaisance), est loin d’être isolé. 18 ans après en avoir acquis la gestion auprès de l’État, la Région Occitanie poursuit la modernisation et la décarbonation du plus grand port d’Occitanie.

    Depuis l’arrivée de Carole Delga (PS) à la tête de la Région en 2016, pas moins de 600 millions d’euros ont déjà été investis avec les partenaires privés (290 ME). Ils ont déjà permis la réfection des quais (H, Mailhol), la rénovation du môle Masselin, la modernisation de la Criée ou la réhabilitation du canal du Rhône à Sète. Résultat : un trafic doublé (6 millions de tonnes de marchandises), un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros et plus de 2 300 emplois au lieu de 1 500 en 2015.

    À en croire la présidente de Région, qui prévoit de réinjecter 150 millions d’euros dans les ports d’ici 2030 et créer 200 emplois directs, ce n’est que le début. Avec la livraison de l’usine de transformation d’hydrogène vert et l’éolien flottant à Port-la-Nouvelle (Aude), le développement du port de Sète-Frontignan forme un binôme qui s’inscrit dans une « stratégie portuaire globale cohérente » qui doit participer à l’objectif que l’Occitanie devienne la première région d’Europe à énergie positive d’ici 2050. « La transition énergétique n’est pas une contrainte mais une opportunité pour inventer le port de demain et réindustrialiser notre pays », abonde Philippe Malagola, président du port.

    Le 25 novembre, la triple inauguration a été célébrée comme un tournant. D’abord Sète s’est dotée d’une drague Hydromer capable de nettoyer les ports et petits bassins de plaisance jusqu’à 36 mètres de profondeur. Construit à Concarneau, le navire de 70 mètres de long peut transporter jusqu’à 1 500 m3 de sédiments. En service depuis un an déjà, la drague a récupéré 440 000 m3. Il s’agit d’une « drague hybride à hydrogène au top des normes environnementales », se félicite le capitaine David Lenoble. Pour amortir son coût essentiellement financé par la Région (26,75 millions d’euros sur 30), la drague sera louée 3 mois de l’année à d’autres ports de la façade méditerranéenne.

    22 500 camions de moins

    Dès l’été 2026, un dispositif hydrogène (produit à Port-la-Nouvelle) sera implémenté à la drague, d’où « une réduction de 25% des émissions de gaz à effets de serre », se réjouit Carole Delga. Un outil complémentaire de l’électrification des quais H, G et du môle Masselin (7 millions d’euros). En attendant d’équiper le quai d’Alger pour raccorder les navires de croisière, ce sont déjà 4 800 tonnes de CO2 évitées chaque année, soit l’équivalent des émissions de 1 800 foyers. « L’électrification des quais sera obligatoire en 2030, on a 5 ans d’avance », insiste Carole Delga.

    Enfin, le port de Sète-Frontignan s’est doté pour 19,4 millions d’euros d’un nouveau terminal ferroviaire. Grâce à la technologie française Modalohr, le chargement horizontal permet de se passer de grues. Autant de gain de temps et de coûts. Gérée par VIIA, l’infrastructure permettra de transporter 22 500 semi-remorques entre Sète et Calais au lieu de 15 000 jusqu’ici (objectif à terme : 40 000/an). Un report modal vers le fret ferroviaire qui, là encore, limitera les camions sur les routes et éliminera 30 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Un dispositif innovant qu’est venu saluer le nouveau patron de la SNCF, Jean Castex. L’occasion pour l’ancien Premier ministre de rappeler qu’en 2020, il avait accordé dans son plan de relance « des crédits » sur les mobilités, « en particulier le fret ».

  • La Marseillaise hebdo assoit son ancrage en Occitanie

    La Marseillaise hebdo assoit son ancrage en Occitanie

    Sept ans après la création de l’hebdo de La Marseillaise, qui avait succédé au quotidien l’Hérault du jour, c’est une nouvelle page du journal qui s’ouvre en Occitanie. Vendredi soir, au 56, rue de l’Industrie à Montpellier, La Marseillaise a confirmé son assise dans l’Hérault et le Gard en s’installant à sa nouvelle adresse. Lieu de travail, débats et rencontres, cette maison constitue aussi un « pôle médias » avec nos confrères de Divergence et Radio Clapas.

    Devant une centaine de
    fidèles lecteurs, de personnalités du monde syndical et
    associatif, des amis de La Marseillaise et d’élus de Montpellier, du Département et de la Région, la rédactrice en cheffe adjointe, Françoise Verna, a insisté, à trois mois des municipales, sur l’ambition d’être « le journal du débat public au service du droit à l’information plurielle ».

    Face aux « vents mauvais » de l’extrême droite, le directeur éditorial et président, Léo Purguette, a lui réaffirmé les valeurs progressistes de notre titre, né pour contrer l’occupation nazie. « Nous sommes le journal de la paix ». Face à la prédation des forces de l’argent et aux « fake news », il a rappelé son attachement à la « liberté de la presse, à une information vérifiée, de qualité pour éclairer les citoyens ».

    ILS ONT DIT

    Hervé Martin, adjoint au maire de Montpellier

    « La Marseillaise je l’ai connue il y a bien longtemps avec l’Hérault du jour, rue Durand, puis rue de la République. Aujourd’hui, elle s’installe dans ce quartier Restanque en plein renouveau. Ce journal est toujours resté fidèle à la parole de ceux qui sont en lutte.

    Dans les mouvements sociaux, on entend dire “enfin un média qui nous écoute sans nous tordre”. »

    Clara Gimenez, vice-présidente Montpellier Métropole

    « La Marseillaise est un journal précieux dans un contexte guerrier. On a besoin d’un journal qui défende les idées de lutte, de progrès.

    Être fidèle à ses valeurs, ne pas tordre le cou à la réalité, nous aider à défendre l’idée d’une société plus belle, un monde plus juste et pourquoi pas de nouveaux jours heureux. Bonne route et longue vie avec ce nouveau QG ! »

    Christian Bastid, vice-président Département du Gard

    « C’est un journal qui connecte les deux rives du Vidourle et avec qui nous partageons les mêmes valeurs.

    Un hebdo qui dit non à la guerre dévastatrice, oui à la paix. Nous sommes engagés sur des projets de conquête et reconquête pour les habitants et savons qu’on peut compter sur les forces vives de La Marseillaise pour lutter contre les mauvaises idées du RN. »

    Jean Almarcha, conseiller départemental de l’Hérault

    « Le président Mesquida vous avait reçus pour un débat “Protéger la République de proximité”. C’est un grand journal qui a combattu le nazisme, le fascisme et qui continue à s’engager pour la justice sociale, les libertés, la paix. À l’heure de la concentration des médias, la frontière entre l’info et la manipulation est très fine. Ce journal a toujours pris la défense des plus fragiles. »

    Christian Assaf, conseil régional d’Occitanie

    « C’est un moment joyeux et grave dans un moment dangereux. Partout où l’information disparaît, c’est la désinformation qui gagne. Les regroupements de presse aux mains de magnats comme Bolloré sont un danger pour la démocratie locale, notre République et la gauche. La Marseillaise, l’Huma ou Mediapart, qui sont du côté des invisibilisés, nous font honneur. »