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  • Mobilisés pour nettoyer le littoral

    Mobilisés pour nettoyer le littoral

    Seuls, en famille ou entre amis, de nombreux Marseillais se sont donné rendez-vous ce samedi matin à Malmousque pour ramasser des déchets. Organisé par l’entreprise marseillaise de nettoyage Onet, en partenariat avec le cercle des nageurs marseillais et l’association Un déchet par jour, l’évènement a mobilisé une centaine de personnes. Une action qu’est venu soutenir Fabrice Amedeo, grand navigateur breton qui a notamment participé au Vendée Globe. Grâce à un partenariat avec l’entreprise Onet le skipper a pu équiper son bateau de course de capteurs. « Ils mesurent le CO2, salinité, température. Ces données aident les scientifiques à mieux comprendre les conséquences du réchauffement climatique sur l’océan, précise-t-il. J’ai aussi un capteur de microplastique qui mesure toute la pollution anthropique, les pollutions humaines ».

    Engagé dans la lutte contre la pollution des océans, c’était donc tout naturel pour lui de venir aider sur cette démarche, qui est « surtout symbolique, pour sensibiliser les gens. Car la Méditerranée est magnifique mais fragile », insiste-t-il.

    Pour Lola Tertre-Dumas, chargée de sensibilisation scolaire pour l’association un déchet par jour, « ce genre d’événement sert à sensibiliser les enfants qui souvent vont influencer leurs parents qui ont parfois plus de mal à changer leurs habitudes », sourit-elle.

    Beaucoup de cigarettes

    Et ce samedi 12 septembre, les enfants sont nombreux à être venus accompagner leurs parents, comment les filles de Gilles et Anne qui ont ramassé « beaucoup de verre et de cigarettes », précise la plus jeune des deux sœurs.

    Les 94 kg de déchets que les participants ont ramassés seront ensuite presque entièrement revalorisés. Les mégots de cigarettes seront par exemple donnés à l’association Recyclop qui en fait de l’énergie, les bouchons de bouteille à une autre association qui en fait des bijoux ou des objets d’arts, et le reste dans le réseau classique de recyclage.

  • Le tourisme comme moteur économique en plein essor

    Le tourisme comme moteur économique en plein essor

    À l’embouchure du Rhône, entre terre, mer et fleuve, Port-Saint-Louis-du-Rhône est l’une des portes d’entrée de la Camargue. Érigée en municipalité distincte des territoires d’Arles et de Fos-sur-Mer en 1904, cette commune du bout du monde s’est bâtie autour de son port de transbordement. Plus de 120 ans plus tard, elle se dessine un nouveau visage en se tournant vers le tourisme, sans oublier son héritage. « Nous assumons pleinement cette histoire industrielle et maritime en la transformant en atout touristique », souligne l’adjointe au maire déléguée à l’attractivité Marion Castellani.

    Observation des flamants roses, plages naturelles, salins, randonnée, vélo, navigation entre Rhône et Méditerranée, découverte des métiers de la pêche, visite des sites portuaires et industriels en activité… La programmation, qui met en valeur les traditions camarguaises et provençales, tout comme le patrimoine ouvrier, porte ses fruits. « Port-Saint-Louis-du-Rhône confirme sa montée en puissance comme destination de nature, de littoral et de tourisme itinérant », poursuit l’élue. L’Office de Tourisme accueille chaque année plus de 5 000 visiteurs dans ses locaux, « un chiffre qui ne cesse de progresser », précise la directrice Mandy Girard-Marin. L’aire de camping-car, inaugurée en 2022, permet à elle seule d’accueillir près de 10 000 visites.

    Un tourisme

    quatre saisons

    Si la clientèle est majoritairement française (principalement issue de la région Sud, de l’Île-de-France et d’Auvergne-Rhône-Alpes), la Via Rhôna offre une visibilité européenne à Port-Saint-Louis-du-Rhône, située au terme du parcours reliant le lac Léman à la Méditerranée, avec des touristes venant d’Allemagne, des Pays-Bas ou encore d’Italie.

    Deux ports de plaisance, le port central et un partenariat avec des compagnies de tourisme fluvial permettent également d’accueillir une clientèle plus internationale. « Les Américains, les Canadiens et les Australiens », amateurs de balades sur le Rhône, sont particulièrement représentés. La Ville travaille à la création de nouvelles escales dans le cadre de la démarche Provence fluviale. Le futur Pôle Nautisme Mer, avec la réhabilitation des 300 hectares de la Presqu’Île du Mazet, doit renforcer l’accueil des plaisanciers, avec la création de 4 500 places à sec et à flot, tout en promouvant les métiers maritimes. « Ce projet repose sur deux principes : développer des activités écoresponsables et réinvestir intelligemment les friches pour valoriser le foncier disponible sans artificialisation inutile », précise Marion Castellani. Avec un objectif : « Allonger les durées de séjour tout en développant une activité touristique plus étalée sur l’année ». Le chiffre d’affaires est évalué à 220 millions d’euros, avec 570 emplois attendus à la clef.

  • Le Charles de Gaulle de retour dans la Rade après cinq mois et demi de mission

    Le Charles de Gaulle de retour dans la Rade après cinq mois et demi de mission

    L’Arsenal de Toulon a retrouvé la pièce maîtresse de sa flotte. Samedi, le groupe aéronaval (GAN) centré autour du porte-avions Charles de Gaulle a fait son retour dans le plus grand port militaire d’Europe, après cinq mois et demi en mer et 40 000 miles nautiques parcourus pour la mission « La Fayette 26 ».

    Celle-ci avait quatre objectifs : contribuer à la posture défensive et dissuasive de l’OTAN en Europe, sécuriser les frontières européennes à travers les opérations de sécurité nationales et internationales en Atlantique nord et Méditerranée, développer l’interopérabilité avec les alliés, et promouvoir un espace maritime libre et stable au profit des intérêts de la France et de ses partenaires dans le cadre du droit international.

    Une mission en trois temps

    Elle a débuté le 8 février, avec l’exercice interarmées « Orion 26 ». Basé sur un scénario fictif, il visait à éprouver les capacités du 1er corps d’armée (1er CA), corps d’armée français multinational intégré au commandement de l’OTAN, à planifier et conduire une opération multidomaine.

    Elle s’est poursuivie en mer du Nord et en Baltique, pour assurer la stabilité de cette zone stratégique, avant que le GAN ne soit déployé, à partir du 3 mars, en Méditerranée, où il a opéré sur quatre théâtres différents : protection des emprises françaises au Proche et Moyen-Orient, du territoire européen en Méditerranée orientale, le renforcement de la posture de l’Alliance sur son flanc est et en Mer noire ainsi que la surveillance du canal de Syrie sur fond de crise au Liban.

    Enfin, après le déclenchement, le 17 avril, de l’« initiative pour la navigation maritime dans le détroit d’Ormuz » (M3SoH) par le président de la République et le Premier ministre britannique, visant à y rétablir la navigation, dans une posture de neutralité à l’égard des différents belligérants, le GAN a été déployé dans l’océan Indien. Il y est resté deux mois, servant d’agrégateur des différents moyens pour répondre aux objectifs de l’initiative. Avec, en outre, la satisfaction d’avoir fait montre de l’importance de la diplomatie navale et des capacités de projection françaises.

  • Une vedette de la police au nom d’Eric Masson

    Une vedette de la police au nom d’Eric Masson

    « La police nationale et l’État se souviennent d’Éric Masson. Aujourd’hui, son nom prendra la mer », déclare Jacques Witkowski, préfet des Bouches-du-Rhône. Ce mercredi 24 juin, une navette maritime a été baptisée « Commandant Masson ». Elle rend hommage à ce brigadier de police, tué en 2021, à Avignon, dans l’exercice de ses fonctions, lors d’une opération de lutte contre le trafic de stupéfiants. Le titre de commandant lui avait été attribué à titre posthume.

    Sur le quai du stade nautique Florence-Arthaud, la famille d’Éric Masson était présente pour assister à cet hommage, en présence de Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et de Jacques Witkowski, préfet des Bouches-du-Rhône. « Baptiser cette embarcation au nom d’Éric Masson permet d’honorer d’abord ce qu’il fut et de porter son nom pour les années qui viennent sur les emblèmes de la police nationale », précise le préfet. À l’issue de la cérémonie, les proches sont montés à bord de la vedette pour procéder à son baptême, en brisant une bouteille de champagne sur la coque, selon la tradition marine. Le bateau a ensuite effectué ses premières minutes de navigation.

    Mission de surveillance en mer

    Deux embarcations, dont celle baptisée ce mercredi, ont été financées par la région pour un montant total de près de 760 000 euros, selon la Région Sud. Cet investissement s’inscrit dans une « double stratégie », selon Renaud Muselier. D’une part, depuis 2016, la collectivité régionale a consacré 51 millions au renforcement des forces de sécurité, comme l’indique la Région Sud. « Le deuxième cliquet, ce sont les Jeux olympiques : il y avait besoin de renforts importants pour aider les forces de l’ordre à avoir du matériel effectif et performant pour faire respecter les règles maritimes », complète Renaud Muselier.

    Cette nouvelle unité sera utilisée à des fins de patrouilles côtières. « Cette embarcation doit intervenir à la fois sur des missions classiques maritimes, par exemple pour aider des gens qui sont en difficulté et effectuer des patrouilles, mais aussi sur des missions de police. On a chaque année des accidents graves et pour ceux qui naviguent, on sait combien c’est difficile », explique Jacques Witkowski. « Ce sont des moyens dont nous avons besoin dans une ville maritime comme Marseille. Avec près de 50 kilomètres de linéaire côtier, il faut que la police puisse intervenir en mer », précise-t-il. Au-delà de l’hommage rendu, cette vedette doit ainsi renforcer les capacités d’intervention en mer dès la saison estivale 2026.

  • « Si je n’avais pas été secouru par l’Aquarius, je serais mort »

    « Si je n’avais pas été secouru par l’Aquarius, je serais mort »

    Quand on demande à Moussa Camara pourquoi c’est important pour lui de participer à la table ronde pour les 10 ans de l’association SOS Méditerranée, la réponse est évidente. « C’est un devoir pour moi. Car expliquer un peu mon parcours pourra peut-être sensibiliser les gens sur l’importance de cette ONG, explique le jeune homme. Car si je n’avais pas été secouru par l’Aquarius, je serais mort », soutient-il.

    Moussa Camara est né en Guinée. Encore adolescent, il se rend à Conakry, capitale du pays, pour ses études. Mais cela se passe mal et il part pour le Mali. Avec un ami ils décident ensuite de partir pour la Libye.

    Après avoir traversé le Burkina Faso et le désert nigérien, ils sont arrêtés par des milices sur la route pour Tripoli, capitale de la Libye, qui les vendent comme esclaves. Après six mois de travail gratuit, son ravisseur décide de les libérer. « Je pense qu’il a fait ça pour avoir bonne conscience, car de plus en plus de personnes mourraient. Alors il nous a tous mis sur un bateau pour traverser la Méditerranée. »

    Une centaine de personnes se retrouvent alors entassées sur cet esquif de fortune pour traverser la Méditerranée. Après deux jours de navigation, beaucoup de passagers ont déjà perdu la vie. C’est au cours de la deuxième nuit du périple que l’Aquarius arrive au secours des passagers à la dérive. « Ce soir-là, avec les personnes qui restaient, nous nous sommes dit au revoir, car nous n’avions plus l’espoir de passer la nuit », se souvient-il. Lorsque SOS Méditerranée parvient à les sortir d’affaire, ils ne sont plus que 40 survivants sur le bateau.

    Depuis cette nuit où il a échappé à la mort, Moussa s’est reconstruit. Arrivé en France en 2017, alors mineur, il parvient à obtenir un CAP d’électricien et travaille aujourd’hui à la citadelle Saint-Nicolas. Depuis l’année dernière, il a été naturalisé français et essaie du mieux qu’il peut d’aider les personnes qui connaissent la même situation que lui. Pour cela il a d’ailleurs fondé l’association Guinée à Marseille, où il accompagne des primo-arrivants, administrativement et humainement.

    Un climat anxiogène

    Bien que sa vie en France ne soit plus soumise aux aléas administratifs, il reconnaît que le climat politique est de plus en plus anxiogène. « Je n’ai jamais eu aussi peur pendant des élections que cette année. Pourtant je n’avais personnellement rien qui me mettait directement en danger, parce que j’avais mes documents, raconte-t-il. Mais je suis toujours touché par les politiques et les discours de l’extrême droite. »

    En accompagnant les jeunes avec son association, il se rend compte que les démarches sont de plus en plus difficiles et s’en inquiète. « Je voudrais que l’on voit que les arguments de l’extrême droite sont faux. Moi, j’accompagne des jeunes qui n’ont droit à aucune aide. Et moi-même je n’en ai jamais bénéficié. Mais je travaille, je cotise, je paie des impôts. Ce que l’extrême droite prône c’est l’égoïsme, alors que la France est un pays de mixité et d’humanisme. »

  • Fabrice Amadeo a amarré son laboratoire au Vieux-Port

    Fabrice Amadeo a amarré son laboratoire au Vieux-Port

    Le navigateur revient cette semaine de Lorient et a amarré depuis vendredi et jusqu’à lundi, son monocoque sur le quai d’honneur, à Marseille. Son dernier périple dépasse le simple exploit sportif. Près des côtes espagnoles et en Méditerranée, Fabrice Amadeo a testé un « capteur d’ADN environnemental », pour cartographier l’ensemble des espèces présentes, des virus aux baleines.

    En 2019, celui-ci a fondé, avec l’entreprise marseillaise Onet, son projet Ocean Calling, pour transformer son voilier en un laboratoire flottant. Température, salinité, taux de CO2, microplastiques, biodiversité marine : toutes ces données sont captées puis transmises à des instituts de recherche partenaires pour mieux comprendre l’état des écosystèmes marins. Le tout à bord d’un bateau fonctionnant uniquement à l’énergie renouvelable, sans une goutte de carburant fossile. Le skipper prévoit de déployer à plus grande échelle lors du Vendée Globe 2028. En attendant, il prépare la Route du Rhum, dont le départ est prévu en novembre prochain depuis Saint-Malo. Ancien journaliste et ancien rédacteur en chef adjoint et cofondateur du Figaro Nautisme, Fabrice Amadeo a depuis enchaîné les courses comme le Vendée Globe, en 2017 et en 2025.

  • Une régate pour porter la voix des jeunes éloignés de l’emploi

    Une régate pour porter la voix des jeunes éloignés de l’emploi

    Les pas sont parfois hésitants, parfois assurés pour monter sur les sept voiliers amarrés devant le Mucem, ce mercredi. Pour la plupart des cinquante jeunes venus de tout le bassin méditerranéen, c’est une grande première. Organisée dans le cadre de la saison Méditerranée 2026, cette régate permet notamment à des jeunes éloignés de l’emploi de découvrir la navigation et cette mer qui les sépare.

    Parmi les participants, Yussef Achour est élève à l’école de la seconde chance, qui aide les jeunes sans emploi ou sans diplôme. Le Marseillais a rejoint, il y a deux mois, la filière des métiers de la mer proposée par l’association. « C’est notre première sortie en mer aujourd’hui. J’espère devenir sapeur-pompier », confie le jeune majeur. Ils sont une dizaine de jeunes de l’école de la seconde chance, de Marseille et du Var, a avoir fait le déplacement pour participer à cette régate.

    Un événement qui permet aussi à ces jeunes de porter leur voix. Élève à l’école de la seconde chance à Marseille et ambassadrice du réseau Méditerranée nouvelle chance, Shaden Boughattas le rappelle : « Notre but est de briser les mythes. On nous appelle les NEETS, ni en emploi, ni en études, ni en formation, mais on ne se résume pas à ça. »

    Mais si la régate a attiré beaucoup de jeunes, c’est avant tout pour participer au quartier général des jeunesses méditerranéennes que la plupart des participants ont fait le déplacement jusqu’à Marseille. Du 19 au 22 mai, ces jeunes éloignés de l’emploi pourront suivre des workshops et participer à des assemblées. « Le but est que les jeunes échangent entre eux sur les bonnes pratiques. Qu’ils apprennent aussi les clés du plaidoyer pour qu’ils choisissent eux-mêmes ce qu’ils veulent dire et comment le dire », explique Sabine Bécard, coordinatrice du réseau Méditerranée nouvelle chance, qui rassemble des structures de réinsertions pour les jeunes méditerranéens éloignés de l’emploi.

    « Construire des ponts »

    Pour Ayoub Maskaoui, ambassadeur marocain de ce réseau et membre de l’association el Jisr, venir était une évidence : « On est ici pour trouver des solutions pour nous, les jeunes, et pour porter la voix de ceux ne peuvent pas le faire. » Pour Hicham Naime, venu également du Maroc, c’est aussi un moyen « de découvrir d’autres points de vue sur nos problématiques propres à chaque pays ».

    Michèle Rubirola (EELV), première adjointe au maire déléguée aux relations internationales en est sûre, ces rencontres permettront « de construire des ponts là où certains construisent des frontières ».

  • Le Cross Med lance la campagne de sécurité des loisirs nautiques

    Le Cross Med lance la campagne de sécurité des loisirs nautiques

    « La prudence c’est vous, la sécurité c’est nous. ». Telle est la devise martelée par les acteurs de la sécurité maritime à travers le pays, apanage du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée (Cross Med) dans notre région, ainsi que sur les quelque 1 700km de côtes et les neuf départements de la zone. C’est dans ses locaux de la Garde, fraîchement rénovés, et qui seront inaugurés fin mai par la ministre de la Mer et de la Pêche Christine Chabaud, qu’a été lancée, lundi, sa campagne de sécurité des loisirs nautiques et de la plaisance 2026.

    En maître mot, un sigle : PEA, soit « se préparer », « s’équiper », « alerter ». Car « les premières causes d’interventions sont l’inexpérience, l’impréparation, l’inconscience et l’irresponsabilité », souligne le vice-amiral Christophe Lucas, préfet maritime de Méditerranée, après une recrudescence en la matière en 2025 (14% d’opérations supplémentaires sur la saison haute, +6% sur l’année, et 87 décès, soit une hausse de 26%).

    De nouveaux moyens

    de communication

    La campagne 2026, qui s’étend de mai à octobre, recense trois leviers : prévention et sensibilisation, contrôle, et réglementation. Sur le volet prévention, Christophe Lucas invite les usagers à « se tenir informés des conditions météo et de baignade, connaître le milieu dans lequel ils évoluent », ainsi qu’à « vérifier leur matériel », avant chaque sortie. Un accent particulier est mis sur la pratique du paddle, toujours plus importante, et sur la plongée, qui a vu son nombre d’accidents doubler sur le mois d’avril et le premier week-end de mai par rapport à la même période l’an dernier (avec deux décès à déplorer). « Le facteur fatigue intervient dans 60% des cas d’accidents de plongée », alerte Muriel Vergne, médecin urgentiste, responsable du Samu de coordination médicale maritime Méditerranée (SCMM), qui appelle chacun à « savoir s’écouter et dire non ».

    En cas d’accident ou danger, la technologie a également un rôle à jouer, avec le traditionnel canal 16 pour les signaux de détresse radio, et le 196, numéro d’urgence téléphonique. Pour optimiser leur fonctionnement et traiter les alertes toujours plus nombreuses (5 700 en 2025, un record), quatre nouvelles stations radio, en lien avec les 19 sémaphores de la zone, ont été installées en Méditerranée (portant leur nombre à 26), et le réseau de téléphonie optique a été modernisé. Un autre outil d’alerte, déjà déployé dans l’Hérault et en Corse, qui consiste en l’envoi de SMS pour alerter sur les conditions météorologiques et maritimes, va aussi être déployé dans les mois à venir, et des messages diffusés sur les panneaux numériques autoroutiers pour informer les personnes arrivant en zone littorale. « Il y a de plus en plus en plus d’usagers, ce qui nécessite de multiplier les moyens de communication », commente Aymeric le Masne de Chermont, directeur du Cross Med.

    Si la prévention reste la priorité, les contrôles, dont le nombre (12 000) est en augmentation de 10% sur 2025 (+12% d’infractions relevées), demeurent la suite logique. « On en fait une petite moitié sur les défauts de matériel de sécurité, et une petite moitié sur la vitesse », précise le préfet maritime, qui prône la tolérance zéro quant aux comportements dangereux.

    Et pour éviter d’être mis à l’amende, connaître la réglementation est la meilleure solution. Parmi les fautes récurrentes, l’absence d’un des deux coupe-circuit obligatoires sur les bateaux, ou le non-port d’une combinaison en néoprène, réglementaire pour l’usage d’un jet-ski. Des obligations consignées dans la division 240, texte qui fixe les règles de sécurité sur les embarcations de longueur inférieure ou égale à 24 mètres, et que chacun peut consulter sur l’application Nav&Co, également conçue comme un outil d’aide à la navigation.

  • L’art contemporain sur les traces de la mémoire à Toulon

    L’art contemporain sur les traces de la mémoire à Toulon

    Des photogrammes travaillés sur du papier photosensible, grâce aux étincelles d’une disqueuse, pour créer des traces prenant la forme d’« une pluie de flammes » : une technique mise au point par Nicolas Daubanes pour le projet « Aujourd’hui, les dix hauts lieux de la mémoire nationale », proposé par l’Office national des combattants et des victimes de guerre et mené depuis 2024 par l’artiste dans les dix hauts lieux de la mémoire nationale. Son exposition « Allons voir les avions décoller », dont le vernissage a lieu ce samedi à 11h30 au Mémorial du Mont Faron, en est la conclusion.

    Celle-ci propose sept œuvres qui mettent en scène deux figures : « Le Génie de la Navigation », communément appelé « Cuverville », statut iconique du port de Toulon, et des navires bombardés lors de la Seconde guerre mondiale. Deux emblèmes évoquant l’histoire d’une ville et de son port militaire, entre sabordage et bombardements, que Nicolas Daubanes usite pour « questionner la notion de résistance ». À travers sa technique novatrice et étincelante, pensée au hasard de ses bricolages personnels, il y a « l’idée de montrer le bruit de la guerre », et « peut-être, de palper ce moment présent de la bataille ».

  • Les sauveteurs font visiter leur nouveau canot aux Nauticales

    Les sauveteurs font visiter leur nouveau canot aux Nauticales

    Entre les voiliers et les bateaux à moteur gris ou blancs, l’orange éclatant du bateau de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM) se démarque dans le nouveau port de La Ciotat. À l’occasion du salon des Nauticales, du 14 au 19 avril, la SNSM de La Ciotat a amarré son nouveau canot de sauvetage pour le faire découvrir aux curieux.

    Sur le pont, quelques bénévoles, en gilet orange attendent que des badauds montent pour leur faire visiter l’embarcation. Parmi eux, Eric Delort, bénévole depuis tout juste deux ans, explique avec le sourire le fonctionnement de ce nouveau canot « tout récent et monté en France », insiste-t-il. Sur le pont, il présente l’écope qui permet de remonter les personnes dans l’eau, ainsi que les câbles qui servent à tracter les embarcations en difficulté.

    Après le poste de navigation, et de secourisme, c’est la salle des machines que les bénévoles font découvrir en descendant dans la cale du bateau. En bas, des vivres et de quoi s’allonger pour pouvoir tenir plusieurs jours : « Parce qu’on sait quand on part mais on ne sait jamais vraiment pour combien de temps », précise Eric Delort.

    Créée en 1967, la SNSM est une association de sauvetage, composée de secouristes bénévoles, qui intervient sur le littoral et en haute mer. « Si on est missionné par la préfecture, on peut intervenir jusqu’à 50 miles nautiques [92,6 kilomètres], explique Philippe Bisson, président de la station SNSM de La Ciotat. Quand l’alarme est donnée, on a 15 minutes pour être prêt à partir en mer. »

    Composée de 35 bénévoles, c’est principalement l’été que la station ciotadenne est active. « 80% de nos sauvetages ont lieu de mai à septembre », précise Philippe Bisson. Et les volontaires viennent d’horizons différents.

    Des sauveteurs bénévoles

    « Je prends toutes les bonnes volontés, à condition de pouvoir être au canot en 15 minutes. Mais s’ils n’ont jamais navigué, on les forme, insiste le président. Dans un premier temps, les gens passent trois mois, reconnaissent un petit peu la station, les gens. Puis il y a deux, trois formations obligatoires régionales et nationales comme une de premiers secours.»

    En face du bateau, les secouristes vendent des tee-shirts, des affiches et des sacs à l’effigie de l’association. « Le but c’est de renflouer un peu les caisses de l’association, car 70% du financement de la SNSM sont des dons. »