Tag: Musique

  • Fin de grève et un accord au conservatoire de Marseille

    Fin de grève et un accord au conservatoire de Marseille

    « On est contents, c’est très positif ». Les agents d’accueil du conservatoire de Marseille, situé au Palais Carli dans le 1er arrondissement de Marseille, sortent victorieux de leur mouvement social entamé depuis une dizaine de jours. « On a obtenu une augmentation de 200 euros nets pour tous les agents d’accueil et de sécurité », relate un des grévistes. Une bonne nouvelle qui n’arrive pas seule : « Le passage en filière technique est à venir pour une prochaine instance ».

    Une forme de reconnaissance de leur travail donc, qu’ils réclamaient de pied ferme. De quoi clôturer un conflit en plusieurs actes : d’abord plusieurs heures de grève, le matin et l’après-midi, perturbant l’accueil des apprentis musiciens. Puis les agents avaient haussé le ton avec une grève totale, mercredi dernier, provoquant la fermeture du site. Et le lendemain avec une manifestation en point d’orgue qui réunissait enseignants des Beaux-Arts et petites mains de l’accueil (lire notre article du 16/01). À cette occasion, Jean-Marc Coppola, adjoint (PCF) à la culture à la mairie de Marseille et président du conseil d’administration de l’Inseamm, se disait confiant et «positif» quant à une possible sortie de conflit. Il promettait «un retour à la table des négociations». Chose promise, chose due. D’autant que les agents ont aussi obtenu « la titularisation de deux veilleurs de nuit » ainsi que « l’aménagement d’un nouveau local adéquat ».

    « Un moment de dialogue »

    Finalement, direction et grévistes ont accordé leur violon après plusieurs rounds de discussions. « On a consulté les agents, on lève la grève », conclut l’un des artisans de la grève, après signature de l’accord de fin de conflit. Retour similaire du côté de la direction. Raphaël Imbert, saxophoniste de jazz et directeur général confirme les dires des agents : « On a eu un beau moment de dialogue et d’échange. C’était important de répondre aux revendications des agents d’accueil, on a trouvé un terrain d’entente ». « L’aménagement d’un local rénové avec douche et réfectoire est acté. Les fiches de postes vont être révisées, il y a une revalorisation prévue et on travaille à mettre en place la titularisation des veilleurs de nuit », développe-t-il.

    Et concernant la colère côté enseignement, il assure qu’un « vrai travail de fond est à venir » et entend « profiter de cette situation pour améliorer la considération de tous » au sein de l’établissement. En bref, une fin de conflit «positive» pour les uns comme pour les autres.

  • L’esprit de Claude McKay éclaire » le présent à Aix

    L’esprit de Claude McKay éclaire » le présent à Aix

    « Ce n’est pas une création sur Claude McKay. Elle montre plutôt comment sa pensée peut nous éclairer aujourd’hui », prévient le réalisateur Mathieu Verdeil, créateur, aux côtés du saxophoniste et flûtiste Lamine Diagne, de Kay ! Lettres à un poète disparu, qui prend ses quartiers vendredi 16 janvier sur la scène du Théâtre du Bois de l’Aune. Un spectacle gratuit offert par la Région Sud dans le cadre de la « tournée mosaïque ».

    Irriguée par des images d’archives, cette création musicale et vidéo noue un dialogue avec l’esprit de Claude McKay, poète vagabond et fils de fermier jamaïcain débarqué en 1912 aux États-Unis, avant de fuir les persécutions raciales du Sud pour New York et agiter le mouvement de renouveau artistique et littéraire afro-américain, Harlem Renaissance, qui inspira plus tard la Négritude chère à Aimé Césaire et Léopold Senghor. Comme le rappelle Mathieu Verdeil, Kay ! Lettres à un poète disparu « met en lumière sa pensée qui questionne alors déjà la mondialisation, la colonisation. On retisse l’histoire depuis les lynchages aux États-Unis qui font écho au mouvement Black lives matter »

    Des « eaux lointaines » mais pourtant si proches

    « Si nous devons mourir, que ça ne soit pas comme des porcs. Traqués et parqués dans un enclos infâme, tandis qu’autour de nous, des chiens aboient fous de rage et de faim, se moquant de notre sort maudit », écrit en 1919, Claude McKay, dans la première strophe d’If we must die. Un poème révolté contre le Red summer, émeutes qui avaient fait des centaines de morts dans l’Amérique ségrégationniste d’alors. Le spectacle dresse ainsi en écho « le tableau des luttes pour l’émancipation des noirs aux États-Unis », résume Lamine Diagne.

    Autour de ce musicien, l’incandescence lucide du poète résonne au rythme du jazz et du hip-hop, au sein d’un quintette composé aussi du guitariste Wim Welker, du pianiste Ben Rando, du contrebassiste Christophe Lincontang et du batteur Jérémi Martinez. Le jazz, comme cette musique que Claude McKay a pu entre autres entendre sur les quais de Marseille et dans le quartier réservé, derrière le Vieux-Port, au milieu des années 1920. Dans cette « fosse », un quotidien au bouillonnement culturel et interlope où navigue « le prolétariat pittoresque venu des eaux lointaines, mer des Caraïbes, golfe de Guinée, golfe persique, golfe du Bengale, mer de Chine, archipel indien », tel qu’il l’écrit dans son roman culte Banjo (1929). Une longue escale de McKay qui apparaît évidemment dans Kay ! Lettres à un poète disparu.

    Vendredi 16 janvier à 20h30. www.boisdelaune.fr

  • Au Cratère, à Alès, les Sea Girls cassent les codes du music-hall

    Au Cratère, à Alès, les Sea Girls cassent les codes du music-hall

    Découvrir ou redécouvrir la comédie musicale depuis les coulisses. Un pari audacieux qu’ont accepté de relever les Sea Girls, trois comédiennes qui font du Music-hall depuis vingt ans, avec leur spectacle « Dérapage ». Mis en scène par Pierre Guillois, à qui on doit le succès du cabaret de carton « Les Gros patinent bien » la saison dernière, le spectacle revendique une écriture contemporaine légère, grave, sociétale et intime. Les Sea Girls y abordent, en musique et avec humour, les prises de tête en tournée, la fatigue et les discriminations liées à l’âge que subissent les comédiennes autour de 50 ans. Les deux représentations auront lieu samedi 17 janvier à 21h et dimanche 18 à 17h au théâtre éphémère le Cratère à la Prairie (Champ de foire) à Alès.

    « Le spectateur se retrouve derrière le rideau de fond de scène, plongé dans l’univers à la fois drôle, tendre et sensible des Sea Girls, détaille Olivier Lataste, le directeur du Cratère. On assiste à une fusion entre la comédie musicale et le burlesque. » Un mélange des genres qui pourrait expliquer le retour du music-hall sur le devant de la scène ces dernières années.

    Starmania, La la land ou Wicked, autant d’œuvres au succès fulgurant qui ont su capter l’attention d’un public qui boudait le genre depuis plusieurs années. « Les spectateurs ont toujours été adeptes de théâtre, de danse et de concerts. Mixer les trois, c’est apporter la légèreté et le divertissement dont ils ont besoin, notamment en ce début d’année difficile », estime le directeur.

    Si la liberté employée dans la scénographie des comédies musicales d’aujourd’hui joue un rôle majeur dans leur succès retrouvé, selon Olivier Lataste, une modernisation du genre restait essentielle. « Ce qui me frappe surtout, ce sont les moyens techniques colossaux employés. Le spectateur vit un moment féerique. »

    Du côté des Sea Girls, pas d’entracte pyrotechnique ou d’effets spéciaux de synthèse, mais un axe narratif moderne et multigénérationnel. « Un public plus âgé va venir voir le spectacle pour le côté cabaret et burlesque. Mais un public plus jeune trouvera tout autant son compte avec un côté débridé et des prises de position qui tendent vers le féminisme », explique le directeur. « C’est un mélange des genres mais aussi un croisement des générations et des milieux sociaux. »

    Et grâce à l’expertise du metteur en scène Pierre Guillois, les surprises fusent, le côté décalé l’emporte et on retrouve une dérision dominante, comme dans son dernier spectacle.

    « Leur prospérité s’apparente à un cycle »

    Si on y réfléchit bien, depuis leur apparition au début du XXe siècle, les comédies musicales n’ont jamais quitté les planches ou le grand écran. En témoigne le succès du Roi lion au théâtre Mogador, renouvelé de nombreuses fois depuis 2007 et encore joué aujourd’hui. Pour Olivier Lataste, leur prospérité s’apparente à un cycle. « Peut-être que l’enthousiasme du public va redescendre, mais les music-halls reviendront toujours. La chanson n’a jamais cessé d’être populaire. Ça ne s’arrêtera pas aujourd’hui. »

    Billetterie sur lecratere.fr. Si complet, contactez le théâtre au 04.66.52.52.64. Des places peuvent se libérer. 30€ plein tarif, 19 € réduit.

  • [Entretien] « Une mise en lumière des émotions des cheminots »

    [Entretien] « Une mise en lumière des émotions des cheminots »

    La Marseillaise : D’où vient ce film et pourquoi l’avoir fait ?

    Sébastien Gronnier : Ce film est la fin d’un processus débuté en 2021 en trois étapes. Le premier volet a été la sortie des trois BD Les Seigneurs du Rail, le second avec le livre #TousCheminots. Et enfin le film, pour mettre en lumière la manière dont les cheminots ont vécu l’arrivée de la concurrence dans la région, ce qu’elle a provoqué dans leur vie. Souvent ils sont vus comme un corps social particulier, indépendant ou corporatiste. Et nous voulions montrer qu’au contraire, ce sont des salariés comme les autres, des citoyens avec des vies personnelles. Avec ce film, on voulait donner corps au phénomène de concurrence, qui est un terme répété tant de fois que parfois on ne sait pas ce qu’il y a derrière. C’est quelque chose qui n’est pas palpable : on en entend parler mais tant qu’on ne l’a pas vécu, qu’on ne sait pas ce que ça amène, on ne se rend pas compte des réalités. Et avec le cheminot en tant qu’humain au cœur de ça. C’est une mise en lumière de vécus de citoyens sur leur condition de salariés dans une grande entreprise qui se fragmente. Il y a une forme de réhumanisation des cheminots et on l’a conçu comme une photographie historique de ce moment pour le corps social de la SNCF.

    Dans le livre, il y avait un rapport au réel et à l’émotion, est-ce que c’est ce qui ressort principalement dans l’adaptation ?

    S.G. : Au Casi, nous sommes des syndicalistes. Donc, les cheminots ne nous disent pas les mêmes choses que s’ils parlaient à quelqu’un d’autre de leur métier. Ils parlent en nous identifiant à une organisation syndicale dans une optique d’en faire une remontée à la direction. L’idée du livre, puis du film, était de mettre le cheminot dans une situation où il parle du même sujet mais autrement. On rentre dans l’intime, de comment ils ont ressenti les modifications dans l’entreprise. Pas de le mettre à nu mais qu’il parle à cœur ouvert. Et cela donne corps à notre parole de syndicaliste. Quand on alerte sur les conséquences de l’ouverture à la concurrence, en matière de risques psychosociaux, d’attachement à l’entreprise, de départ des cheminots… Tout cela prend forme avec les témoignages. On a, par exemple, un cheminot qui témoigne dans le film et qui explique avoir choisi de quitter la SNCF pour ne pas subir l’arrivée de la concurrence. Au final, ce n’est pas qu’une mise en lumière du livre.

    Comment s’est déroulé le tournage et le cheminement du projet ?

    S.G. : On n’a pas donné de cahier des charges au réalisateur, Balkan Tekelioglu. On lui a juste donné le livre, en lui demandant si c’était possible d’en faire un film. Après il y a eu des allers-retours entre lui et nous, des choix de témoignages. Et le tournage a été relativement rapide. Mais on voulait avoir son regard extérieur et sans l’influencer. Car justement, quand on fait travailler des personnes extérieures à la SNCF dans nos projets, on veut qu’ils gardent leur sensibilité. Et donc qu’ils gardent leur regard sur le corps social au sein de la SNCF. In fine, on ne gêne pas le processus créatif. Et lui-même avait un regard relativement neutre avant de lire le livre, puis a pris conscience de ce que pouvait provoquer cette ouverture à la concurrence. On ne souhaitait juste pas que les cheminots parlent seulement de risques psychosociaux ou de conditions de travail. Mais plutôt de comment ils ont perçu ce moment de l’histoire.

    Le format documentaire s’est imposé naturellement ?

    S.G. : Le format documentaire était une évidence. Si l’on commence à romancer, à en faire une fiction, ça implique un script, un scénario. Et donc avec l’idée de dénoncer volontairement des choses. Et là, ce n’était pas le but. L’idée c’était de dire : « voilà ce que pensent les cheminots, voilà ce qu’ils nous disent et voilà ce qu’ils vont dire à la caméra ». Et ça n’a donc rien à avoir avec une idéologie ou une organisation syndicale. Le tout, avec une diversité de profils justement. On ne voulait pas imposer le fait que cette ouverture est bien ou mal. C’est donc un documentaire sociologique, intemporel. Et c’est aussi une alerte : le processus qui est décrit dans le film va se reproduire à chaque fois qu’il y aura une ouverture à la concurrence, des appels d’offres. Le processus légal est le même, donc les cheminots d’autres régions vivront les mêmes choses d’année en année.

    Il n’y a pas besoin d’avoir lu le livre pour apprécier le film, ni d’être cheminot ?

    S.G. : C’est accessible au grand public, il a été réalisé par quelqu’un qui n’est pas cheminot d’ailleurs. Il faut juste venir avec un regard curieux et être prêt à déconstruire toutes les idées reçues qu’on peut avoir sur les cheminots. Pas besoin non plus d’habiter la région. On va le présenter dans des festivals et le diffuser au-delà de Paca. Du reste, l’autrice du livre a d’ailleurs été interviewée par le réalisateur dans le cadre du film. Les deux productions se recoupent et sont complémentaires. Et même si vous avez lu le livre, il y a un vrai intérêt à voir le film. Et ça marche aussi si vous ne l’avez pas lu.

    Les projections dans la région

    Le documentaire #TousCheminots va être projeté dans toute la région. Début à Marseille, le 16 janvier, au cinéma du Gyptis. Ensuite, une projection à Six-Fours le 28 janvier au Six n’étoiles. Deux jours plus tard dans le Vaucluse à Avignon, le 30 janvier, au théâtre de la Rotonde. Puis direction les Alpes-Maritimes avec une diffusion, à Nice, le 12 février, au théâtre de la Cité. Enfin, une autre diffusion est prévue le vendredi 13 février à 17h30, aux Rotatives de La Marseillaise (gratuit).

    Réservation possible pour les autres diffusions sur le site billetweb.fr

  • Un mini-festival pour un nouveau souffle rock à Marseille

    Un mini-festival pour un nouveau souffle rock à Marseille

    Rocks psyché ou hardcore, il y en a pour tous les goûts, les furieux de musique à forts décibels vont se réjouir d’une soirée aux sonorités électriques samedi 10 janvier de 18h à 4h du matin. Créée en 2013, à la suite de l’appellation « Marseille capitale européenne de la culture », l’association Phocea Rocks accompagne les artistes locaux émergents dans leur projet.

    Pour cette première édition, le mini festival hivernal de rock a programmé sept groupes : Jim Younger’s Spirit, Sovox, Binaire, Oi Star, Avee Mana, Wake The Dead et Technopolice. Une soirée qui s’annonce « d’une incroyable vigueur et d’une très grande diversité », peut-on lire sur le site internet de l’événement, la fête sera au rendez-vous avec la venue de trois DJ : Wild Cat Lou, Bonnie J et Genoux cassés.

    Une initiative collective partagée avec La Plateforme, inaugurée à l’automne 2025, située 12 Rue Urbain V, dans l’ancien Dock des Suds et qui ouvre ses portes aux artistes « issus des souterrains et hors circuits institutionnels (dans le cadre de La Plateforme du Rock) », résume Emma, bénévole pour l’association Phocea Rocks et membre du groupe Catalogue.

    Carte blanche pour l’association, l’objectif est simple, « promouvoir la scène locale, notamment de la musique extrême comme le punk et surtout la scène dite DIY, c’est-à-dire des groupes organisés en terme de répétition et de production musicale », insiste Emma.

    Nouveau bastion du rock

    Le festival affiche déjà 500 participants, un chiffre encourageant, Bertrand Brême, co-programmateur à La Plateforme espère atteindre la barre des 800 billets vendus avant samedi. Depuis son installation dans l’ancien Dock des Suds, l’espace revêt un véritable succès, « je souhaite que l’ancien Dock revive avec une esthétique éclectique de qualité », s’enthousiasme le co-programmateur.

    La Plateforme accueillera la première scène rock indépendante de la saison, avec la conviction de réinventer cet espace, autrefois temple de la musique du monde, en un lieu d’apprentissage, de culture et de partage. Une volonté de suivre l’héritage laissé par l’ancien Dock. « On essaye d’emmener des gens qui vivent autour de ce lieu, montrer à ces publics que ça existe », témoigne le co-programmateur.

    La scène marseillaise est en pleine effervescence, La plateforme qui abrite actuellement l’école du numérique souhaite « avoir une scène et des conditions professionnelles », pour accueillir des publics divers se réjouit Bertrand Brême.

    L’association Phocea Rocks mise sur la nouveauté, « l’objectif n’est pas de programmer un artiste deux fois, mais de permettre aux artistes émergents de trouver leur public », c’est toute la particularité de l’événement se réjouit Emma. L’association espère pérenniser ses actions et faire découvrir davantage les talents locaux, cependant, cette dernière ne ferme pas la porte à la programmation d’artistes déjà connus du public.

    Depuis 2024, l’association fait battre le cœur de la place Jean Jaurès avec le Festival « La Plaine du Rock », après s’être vu contraint de retirer la programmation de ses précédentes éditions (2012-2019) de la célèbre déambulation musicale Rue Consolat à la suite de complications face à la crise du Covid-19.

    La deuxième édition du Festival « La Plaine du Rock » avait affiché 4 000 participants, une belle participation qui souligne l’intérêt toujours plus croissant pour la musique locale indépendante.

    Entrée payante à partir de 10€

  • Le Festival de Nîmes monte le son

    Le Festival de Nîmes monte le son

    Cent-cinquante-mille spectateurs en 2025 mais la 29e édition risque de battre tous les records avec 30 concerts et spectacles prévus du 11 juin au 26 juillet dans les Arènes.

    Le festival s’amorce en beauté le 11 juin avec un concert de Théodora. Dès le 12, on retrouve Gaëtan Roussel et Vanessa Paradis puis Feu! Chatterton et Benjamin Biolay le 14. Le 17 juin, place au groupe suédois de heavy metal Sabaton pour une escale de son « Legendary tour », suivi d’un concert de l’icône folk-rock Neil Young le 22, des Black Eyed Peas le 23 et de Lenny Kravitz le 24.

    Le 26 juin, les Arènes accueillent « Gladiator live », une interprétation par l’orchestre national de Montpellier Occitanie de la bande originale du film de Ridley Scott. Le 28 juin, le compositeur Joe Hisaishi dirigera les musiques tirées des films du studio Ghibli et Miyazaki. Le 1er juillet, place au rappeur Damso, suivi de Jamiroquai le 2, du pianiste Ludovico Einaudi le 3, du Gardois Julien Doré le 4 et de Sting le 6. Le 7 juillet, The Pixies célébrera ses 40 ans de carrière, Marilyn Manson fera vibrer Nîmes le 8, suivi d’une représentation du Béjart Ballet de Lausanne le 10.

    Le 11 juillet, Katy Perry fera ses premiers pas sur la scène nîmoise (complet), suivie le 13 par Lorde, puis par Nick Cave & the bad seeds le 14. Le 16 juillet, les toulousains Big Flo & Oli feront leur retour dans les Arènes, tout comme Christophe Maé le 17. Le 18, place à Charlotte Cardin, suivie de Tom Odell le 20. Gims donnera un concert déjà complet le 21 et Orelsan deux représentations les 22 et 23. Le festival s’achèvera sur trois dates de The Cure les 24, 25 et 26 juillet.

  • Portrait d’une époque avec les photos des « idoles des jeunes » à Allauch

    Portrait d’une époque avec les photos des « idoles des jeunes » à Allauch

    « Tout ce que je te demande, c’est que ça ne plaise pas aux parents. » Voici l’unique consigne que Daniel Filipacchi, alors patron de la revue Salut les copains, donne en 1962 à Jean-Marie Périer, lorsqu’il l’engage pour photographier « les idoles des jeunes ».

    « Avant, quand on était adolescent, on avait des boutons sur la figure, c’est tout. Là, tout à coup, les ados avaient leur musique, leur façon de danser, de s’habiller, leur argent de poche… Au fond, la parole leur était enfin donnée grâce à la musique partout dans le monde », relate, samedi par téléphone, le photographe. De cette époque, il se souvient « d’une liberté totale. Je n’avais aucune limite de moyens. Je me retrouvais à 22 ans le roi de la planète. »

    Insouciance

    « Je n’avais devant moi que des mômes qui avaient entre 16 et 20 ans et qui débutaient. On avait des rapports très directs. Ils avaient une totale confiance en moi parce qu’ils voyaient bien que mon but était de les mettre en valeur. Mes photos étaient faites pour être affichées au mur des chambres des adolescents », décrit-il.

    Près de 6 000 visiteurs sont déjà venus voir l’exposition proposée depuis le 22 novembre par la Ville, à l’initiative de Jacqueline Fabre, adjointe à la culture. à découvrir jusqu’au 29 mars.

    Plus de 100 photos, en noir et blanc comme en couleur, très bien scénographiées, présentent les stars des sixties. Sylvie Vartan en nattes blondes, des marguerites dans les cheveux, Françoise Hardy dans sa robe si sexy signée Paco Rabanne, Johnny Hallyday dans sa Ferrari qu’il va bousiller quelques minutes plus tard avant d’en racheter une illico, Jacques Dutronc, les Beatles, Mick Jagger, Chuck Berry, James Brown, Bob Dylan… Jean-Marie Périer saisit dans son objectif non seulement des visages, mais aussi toute l’insouciance d’une époque.

  • [Grand entretien] Robert Rossi : « Je ne retrouve plus ma gauche »

    [Grand entretien] Robert Rossi : « Je ne retrouve plus ma gauche »

    Robert Rossi : C’est l’histoire d’un macho, un tombeur d’origine italienne, qui est arrivé à Marseille à l’adolescence et qui s’est lié d’amitié avec un futur musicien. Ils ont tout deux dépassé la soixantaine. L’un enchaîne les petits boulots, tandis que l’autre est sûr de lui avec un métier qui consiste à tomber les femmes. Tous les deux sont diamétralement opposés. Le musicien est très respectueux des femmes, il a une éthique politique, artistique et il porte d’ailleurs un regard très critique sur son ami. Tandis que le héros est tout le contraire. Ce qui est intéressant dans ce bouquin, c’est que l’on confronte les attitudes, les idées et les positionnements dans la vie.

    De quoi ou de qui vous êtes-vous inspiré pour écrire ce livre ?

    R.R. : Pour l’essentiel, ce sont des personnes que j’ai réellement connues. Ce qui m’a plu, c’est que tout en dénonçant le masculinisme, c’est quand même le sujet du bouquin, on est dans la faconde italo-marseillaise avec des passages complètement abracadabrants. Il y a quand même des passages que j’ai trouvés truculents, que j’ai connus et que j’ai essayé de placer à l’intérieur. C’est beaucoup d’expériences personnelles et j’ai utilisé les caractères ou attitudes de plusieurs personnes pour n’en créer qu’un, le personnage principal, avec des anecdotes qui sont pour la grande majorité réelles.

    Pourquoi c’était important pour vous de dénoncer ce masculinisme ?

    R.R. : ça faisait un moment que le sujet me trottait dans la tête et ce qui m’a décidé, ce sont ces passages truculents marseillo-marseillais dont je parlais et à la fois ce phénomène qui est de plus en plus dénoncé. Malgré les dénonciations et mouvements féministes, je trouve, d’un point de vue personnel, qu’il est en mauvaise posture. Je ne sais pas si les jeunes générations sont si évoluées que ça, j’entendais sur France Inter qu’un sondage montrait que les jeunes sont encore plus masculinistes que leurs aînés… J’ai l’impression qu’avec la politique générale, le masculinisme est encore au goût du jour. ça ne va pas en s’arrangeant. Sans oublier ces jeunes qui apprennent ce que sont les relations amoureuses sur les sites pornos, ça ne présage rien de très intéressant, c’est même plutôt dramatique…

    Pourquoi Gino, personnage principal, est-il d’origine italienne ? Est-ce pour jouer sur le cliché de l’Italien, marseillais dragueur avec humour ?

    R.R. : Oui, bien évidemment, mais il est bien plus que dragueur, c’est le tombeur par excellence qui sait comment s’y prendre pour arriver à ses fins. Mais, au-delà de ça, ce qui m’intéressait, étant d’origine italienne et en y allant souvent, c’est que j’ai observé qu’en France, il y a toute une campagne d’extrême droite qui dit que si on avait pas Macron, mais plutôt une femme comme Giorgia Meloni, une femme qui en a, le pays irait beaucoup mieux. Alors que moi, ce que je vois là-bas, c’est le contraire, par exemple maintenant pour se faire avorter en Italie, il faut aller à l’étranger. La loi existe toujours, mais les médecins qui la pratique sont très rares avec la remontée du catholicisme… Quand j’étais ado, je pensais que ce pays allait évoluer, mais au final, c’est un pays qui était fasciste et qui est redevenu fasciste. Je me demande finalement si ce n’est pas dans son ADN…

    Au-delà de la politique italienne, quel regard portez-vous sur la politique en France, mais aussi au niveau local avec l’arrivée imminente des municipales ?

    R.R. : Comme sur le territoire national, je sens une poussée RN gigantesque. Je le vois par exemple sur les réseaux sociaux. Même si je n’ai que Facebook et des amis qui sont carrément de gauche, mon mur est envahi de liens d’extrême droite, alors que l’algorithme ne devrait pas me présenter ça. Ça veut donc dire qu’ils y vont fort, qu’ils nous envahissent et le truc qui me fascine aussi, c’est que je ne pensais pas qu’on puisse aujourd’hui encore avoir autant le culte de la personnalité. Je ne pensais pas non plus que les gens seraient à ce point perméables à toutes ces idées horribles. Évidemment, mes parents m’ont parlé de la guerre, de la résistance ou de la lutte sociale, mais qui maintenant va parler de tout ça aux jeunes ? Personne. On leur parle de choses tout à fait différentes et ça fonctionne malheureusement. Je suis toujours assez pessimiste, mais j’essaie tout de même de voir ça avec le second degré, au moins dans le rapport artistique et littéraire.

    Vous avez toujours été proche de « La Marseillaise » et avez participé à
    de nombreux événements avec Quartier Nord. Ce lien avec le journal et son histoire est important pour vous
     ?

    R.R. : Je trouve aujourd’hui que c’est quasiment fondamental parce qu’honnêtement, je suis comme beaucoup de gens, je ne retrouve plus ma gauche. Il y a la gauche que certains ont nommé à juste titre de droite complexée et de l’autre les insanités et alliances que je répugne de l’extrême gauche, d’ailleurs, je ne sais pas si on peut vraiment l’appeler ainsi parce que pour moi, quand on est allié aux Frères Musulmans, c’est la pire des choses qui soit. Il y a plein de choses sur lesquelles je suis en désaccord avec le Parti communiste, mais pour moi, c’est le socle, c’est ce qu’il faut défendre bec et ongles.

  • A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    Marseille : jeudi 1er janvier 2026 à 12h. Plage Prado-Nord, lieu dit plage du Petit-Roucas blanc (13008).

    Organisée par les Libres nageurs et les Nageurs du Prado, un bain populaire, gratuit et festif, accessible à tous, attend les plus courageux pour sa 2eme édition.

    Bain de pieds, trempette ou petite baignade, rien de tel pour « réveiller les sens et la santé, et se serrer les coudes pour l’an qui vient », annonce l’association, sur le ton joyeux qui les caractérise.
    Un détail ? C’est « esprit carnaval » ! Les bonnets de bain de « Papa Noël » ou chapeaux pointus, langues de belles mères sont les bienvenus. Plumes et paillettes aussi !

    Un pique-nique sur les estrades en haut de la plage après le bain clôture l’initiative. A chacun d’amener des victuailles.

    Attention, aucun encadrement n’est prévu dans l’eau, aucune nage loin du rivage n’est autorisée.

    Marseille: jeudi 1er janvier à 12h. Plage des Catalans (13007)

    Comme chaque année, les Fronts runners Marseille (FRM) association sportive LGBT+ se réunissent à la plage des Catalans pour le premier bain de l’année !

    Pour commencer cette nouvelle année sous le signe du partage, un apéro festif est prévu sur la plage.
    Boissons chaudes et variées. De quoi grignoter aussi pour tous les goûts.

    Marseille : samedi 3 janvier 2026 à 12h. Cercle des nageurs. 140-150 Bd Charles Livon (13007).

    Le bain du 1er samedi de l’année au CNM est un des plus anciens, et des plus renommés de la ville. Il est suivi d’un verre de vin chaud bien mérité.
    Attention seul les membres du cercle sont invités pour ce bain un brin select.

    Martigues : dimanche 11 janvier 2026 à 11h – Plage de la Couronne.

    Soupe, et échauffement en musique, pour une ambiance festive.

    Toulon : 1er janvier à 10h30. Anse des Pins, plages du Mourillon. Séance d’échauffement et top départ du Grand bain.

    Venez- vous jeter à l’eau dans la joli anse des Pins et profiter des bienfaits de la mer poussé par l’élan collectif. Un diplôme attestant de la participation sera remis à tous, avant de partager un chocolat chaud, un café et une petite collation pour se réchauffer.

    La Seyne-sur-Mer: samedi 3 janvier 2026à 10h – Esplanade Boeuf – les Sablettes.

    Vin chaud et récompenses à la clé.

  • Et dans ce clair-obscur surgissent les drones à Martigues

    Et dans ce clair-obscur surgissent les drones à Martigues

    C’était la cohue en centre-ville. Les spectateurs, venus en famille parfois depuis Marseille, ont investi la place des Aires, le jardin de la Rode, le pont bleu et jusqu’au pont levant pour profiter du spectacle de drones son et lumière offert par la Ville pour marquer la fin de la période de Noël, devenu depuis quelques années une institution martégale.

    À 18h samedi, la musique électronique démarre alors que décollent les centaines de petites torches lumineuses, entamant leur ballet étoilé au-dessus de l’étang de Berre. Les enchaînements révèlent plusieurs figures en deux mais aussi en trois dimensions, comme des dessins animés dans le ciel martégal.

    Un rendez-vous familial

    À chaque nouvelle figure, Elisabeth et sa camarade Estrelia y vont de leurs devinettes à voix haute. « Un pêcheur ! » crie l’une à la vue d’un personnage et sa cane, « une mouette ! » lance l’autre face à un gabian au bec jaune battant des ailes dans le ciel. Une boussole aux aiguilles tournant en trois dimensions, une bouteille de vin se déversant dans un verre ou encore un voilier passant sous le pont levant complètent le tableau dressé par les drones.

    Les deux jeunes filles ne sont pas venues seules, mais en famille. « On ne voit pas souvent ce genre de spectacles, ça laisse à imaginer » commente Raphaël Ramage, père d’Estrelia venu de Saint-Chamas. « L’enchaînement est agréable et le fait que ça soit gratuit est super aussi », estime-t-il.

    Caroline Demeurant, du même groupe, est venue de Fos-sur-Mer. « Le terme d’ensemble marche bien » considère la spectatrice, après avoir vu les drones dessiner le mot dans le ciel. Comme inspirée par la magie du Noël martégal.