Tag: Musique

  • [Week-end] La tournée d’été enflamme Port-de-Bouc au son de Johnny

    [Week-end] La tournée d’été enflamme Port-de-Bouc au son de Johnny

    Tout le quartier de la Lèque a vibré au son de la tournée d’été pour bien commencer le week-end. Vendredi soir. Tantôt disco, tantôt rock’n’roll, les Port-de-Boucains ont dansé sur la place Lazzarino, au rythme des riffs de guitare et de la batterie percutante du groupe Jukebox qui, comme à son habitude, a repris les grands succès réclamés par le public via un QR code. Ils l’ont plébiscité pendant l’introduction de Laurent Menel, ils l’ont eu : Johnny Hallyday est revenu l’espace d’un instant sur scène avec Jukebox, qui a entonné « Le bon vieux temps du rock’n’roll », aux côtés d’Eddy Mitchell avec « Pas de boogie-woogie » et de France Gall avec « Besoin d’amour ».

    Les années 80 sont à l’honneur aussi avec Fahrenheit, le groupe de reprises de variété, funk et disco mené par Philip Sanders, le batteur. « Ça fait 30 ans qu’on fait ça, cette musique ne se démode pas », confie le meneur avant de monter sur scène reprendre des « grands classiques  » de Cookie Dingler, de Jean-Jacques Goldmann ou Gilbert Montagné.

    Des chansons qui « appartiennent à notre patrimoine populaire » pour David Guiot, adjoint (PCF) de la Ville aux festivités, d’une époque « d’espoir, de solidarité », signe « de grands moments partagés ». « La tournée d’été de La Marseillaise enrichit les festivités d’été de la Ville », estime l’élu, qui rappelle que « nous accueillerons La Marseillaise Breaking Cup le 12 septembre sur le cours Landrivon ».

    En l’attendant, rien ne vaut de twister sur la place.

  • 35e édition du Festival du rythme en Cévennes

    35e édition du Festival du rythme en Cévennes

    Depuis 35 ans, le Festival du Rythme en Cévennes propose chaque année un week-end entier de concerts gratuits, dans la commune de Saint-Jean-du-Pin, dans le Gard. « Le principe est d’offrir trois concerts par soir de musiques variées, mais qui donnent toujours le sourire », affirme Karine Lopez, présidente de l’Office municipal de la culture de Saint-Jean-du-Pin, qui organise la manifestation. Environ 3 000 personnes sont attendues, dans un village qui compte seulement 1 500 habitants. « Depuis le départ, nous réunissons une équipe d’une centaine de bénévoles du village, de 18 à 80 ans. »

    Une variété de genres

    Cette année encore, la programmation est éclectique. Le vendredi 24 juillet, à partir de 19h, c’est le groupe de rock Sham’Rock Music qui inaugurera le week-end, avant de laisser place à un concert de blues Mississippi par le trio Joharpo. Le groupe Guilty Delight clôturera la soirée, avec des morceaux de blues et de soul des années 1960. Le lendemain, la soirée du samedi mettra à l’honneur les groupes The Garlic Heads (reprises pop-rock), Chicharron (cumbia afro­t-ropicale et rock psychédélique) et enfin Zarhzä (chansons urbaines balkano-latines).

    Comme chaque année, le festival proposera de quoi se restaurer ainsi qu’une buvette. « La priorité pour nous est que ce festival reste gratuit et pour cela, il faut rassembler le plus de personnes possible pour continuer de faire vivre la culture », conclut Karine Lopez.

  • [C’est l’été] Premier festival des Arts

    [C’est l’été] Premier festival des Arts

    Le Château de Berne lance son tout premier festival des Arts et investit l’amphithéâtre à ciel ouvert du domaine, entre vignes et oliviers, pour proposer une programmation éclectique mêlant expositions photographiques, théâtre en plein air, concerts et performances musicales. Nicolas Reyes vous y attend pour un concert.

    Infos sur le site du château

  • [C’est l’été] Gardan’Party

    [C’est l’été] Gardan’Party

    Pas un mot sur les réseaux sociaux, pas une interview, pas une apparition télévisée. Des nuits blanches à écrire et à composer, à coucher sur le papier ses blessures, ses peines, ses forces, ses faiblesses et ses vérités. Dans le cadre du festival Gardan’Party, elle vous donne rendez-vous à 21h sur le cours de la République pour un concert unique.

    Gratuit.

  • [C’est l’été] Entretien : DJ Bobzilla « prend du plaisir à voir les gens danser »

    [C’est l’été] Entretien : DJ Bobzilla « prend du plaisir à voir les gens danser »

    Bobzilla succédera ce vendredi soir aux groupes de reprises JukeBox et Tribute Fahrenheit pour clôturer la soirée et faire danser petits et grands jusqu’au bout de la nuit.

    La Marseillaise : Qui est Bobzilla ?

    Bobzilla : Je mixe depuis que j’ai 17 ans ! Je suis passionné de musique depuis très longtemps, j’ai commencé à la base à travailler en restauration après une école hôtelière, puis je suis parti en saison. Je mixais le soir en parallèle dans des bars et des soirées, surtout vers Arcachon. J’ai aussi beaucoup travaillé la nuit pour animer des soirées dans Marseille. Plus tard, j’ai même eu l’occasion de m’exporter pour mixer en Belgique, à Montréal, et même à Los Angeles. Je continue quand même d’animer des soirées, chaque mercredi soir, à la Dame du mont, et une fois par mois au bar La cane bière, à Marseille, et au Café pop, à Auriol.

    Dans mon parcours, j’ai aussi fait un crochet par le cinéma. J’ai joué dans un premier film, Les Collègues, sorti en 1999. J’incarnais un personnage d’une équipe de foot, Michel, et en référence, j’ai même créé une bière brassée à Marseille, La Miche. Aujourd’hui, je continue de faire des apparitions dans des films et quelques pubs. J’ai aussi ouvert un restaurant avec mon ami Olivier, le Bobolivo, au Panier.

    Est-ce que le pseudo Bobzilla a une histoire ?

    Bobzilla : Bien sûr ! Quand j’étais plus jeune, je partais beaucoup en saison, c’est là-bas que c’est né. Quand je mixe, j’ai tendance à être à fond dans ce que je fais, à me laisser emporter dans l’ambiance et à beaucoup crier, je suis comme un fou. De ce fait, mes amis ont commencé à m’appeler « Bobzilla » et à Arcachon, où j’étais en saison, j’avais même un cocktail à mon effigie dans un bar local ! Quand le surnom a continué à se répandre, je me suis dit qu’il fallait que je l’adopte.

    Quel est votre style de musique ?

    Bobzilla : Je suis de la vieille école, je n’ai pas forcément de style en particulier. Quand je mixe, je ne le fais pas pour moi seulement, je le fais avant tout pour le public. Ce que je veux, c’est m’adapter à l’ambiance, m’adapter à ce que les gens aiment et leur donner ce que eux veulent pour passer une bonne soirée. S’ils passent une bonne soirée, je le vois à leurs sourires, je les vois danser et c’est ce qui me fait plaisir.

    Comment vous préparez-vous pour une soirée comme celle-ci à Port-de-Bouc ?

    Bobzilla : Je ne prépare jamais rien en termes de musique. J’ai un disque dur bien garni, alors je regarde le public et j’essaie de voir ce à quoi ils sont réceptifs, j’essaie de capter l’ambiance. Selon la soirée, je peux passer du tout au tout ! Encore aujourd’hui, je n’ai aucune idée de ce que je jouerais demain ! Tout dépendra du public et de l’ambiance le moment venu. J’aime quand il y a de la surprise aussi.

    Quels sont les signes d’une soirée réussie ?

    Bobzilla : Pour moi, c’est facile à savoir, je sais que ça marche à partir du moment où les gens crient, dansent, chantent, quand je vois que le public a le sourire, qu’il se sent bien et oublie ses tracas. C’est là que je sais que j’ai accompli ma mission et c’est un bonheur.

    Est-ce la première tournée d’été La Marseillaise à laquelle vous participez ?

    Bobzilla : Oui ! Je ne sais pas du tout à quoi m’attendre, mais encore une fois, ça sera la surprise ! J’espère simplement avoir un bon accueil, que les gens soient détendus et prêts à faire la fête, mais je ne suis pas inquiet.

    Qu’est ce qui diffère le plus entre de grands événements et des fêtes populaires comme celles-ci ?

    Bobzilla : Honnêtement, rien du tout ! Que ce soit une soirée à 100 ou 10 000 personnes, l’objectif reste le même : faire plaisir aux gens, les faire sourire et les moyens pour y arriver ne changent pas non plus.

    Qu’est ce qui vous motive à mixer depuis vos 17 ans ?

    Bobzilla : Je prends du plaisir à voir les gens danser, s’amuser, j’aime être à l’origine de ça, et quand je m’amuse moi aussi, c’est là que je me rappelle pourquoi je mixe.

    Propos recueillis par Louis Golliot

    La tournée d’été La Marseillaise débutera ce vendredi à partir de 19h, place Henri-Lazzarino, à Port-de-Bouc. Accès libre.

  • Pop, rap et chanson française à Martigues

    Pop, rap et chanson française à Martigues

    Le Martigues Summer festiv’halle pose ses valises sur l’esplanade de la Halle pour sa 8e édition. Sur la rive du canal de Caronte, trois soirées de concerts à ciel ouvert qui « attirent chaque année un public toujours plus large et intergénérationnel », affirme son organisateur, Sud Concerts.

    Un grand spectre attisé par une programmation qui s’élancera ce vendredi 24 juillet par une affiche aux accents pop. Un plateau féminin matérialisé par Styleto, chanteuse ayant émergé sur YouTube il y a une quinzaine d’années et récemment à l’origine d’un premier album intitulé Fille lacrymale, puis Helena, elle aussi auteur d’un premier opus du nom d’Hélé.

    Intergénérationnel

    Le lendemain, charge à Black M de prendre le relais. Depuis sa révélation au sein du groupe Sexion d’assaut à la fin des années 2000, le rappeur parisien poursuit sa carrière en solo, « marquée par son style musical entre hits populaires, titres techniques, nostalgiques et avant-gardistes », résume-t-on du côté de Sud Concerts. C’est à Jean-Louis Aubert que reviendra la tâche de clore la 8e édition du Martigues Summer Festiv’Halle, dimanche 26 juillet.

    L’ancien leader du groupe Téléphone, 71 ans au compteur, est programmé pour un « moment fort et fédérateur », des tubes tels que « Locataire » ou « Juste une illusion » dans la besace.

    Web : martigues-summerfestivhalle.com

  • [C’est l’été] Jazz au Ranquet revient pour trois soirées gratuites à Istres

    [C’est l’été] Jazz au Ranquet revient pour trois soirées gratuites à Istres

    Cet événement dédié au jazz revient cette année encore sur les plages du Ranquet pour offrir au public trois soirées de concerts au bord de l’eau, les pieds dans le sable.

    Initié il y a quelques années par la municipalité, Jazz au Ranquet a su s’imposer comme un rendez-vous incontournable de l’été istréen. Chaque année, le festival rassemble de nombreux curieux et passionnés, vacanciers comme habitants de la région. Ici, les mélodies et le bruit des vagues s’entremêlent pour créer une atmosphère unique, à partager en famille ou entre amis.

    Un orchestre

    de 21 musiciens

    Du côté de la programmation, les festivités débuteront ce vendredi à 20 h avec le Nitcho Reinhardt Quartet. Autodidacte passionné, Nitcho Reinhardt n’a jamais cessé d’enrichir son univers musical. Il sera sur scène aux côtés de ses deux frères, à la guitare rythmique, et accompagné du contrebassiste parisien Thierry Chanteloup. Ensemble, ils présenteront « La vie en cordes ».

    À partir de 22 h, le Big Band de Pertuis prendra le relais. Fondé en 1984, l’ensemble réunit des musiciens professionnels et amateurs chevronnés, passionnés de jazz et de musique latino-américaine. Cet orchestre de 21 musiciens interprète les plus grands standards du genre, de Count Basie à Duke Ellington, entre autres.

    Samedi, la première partie de soirée sera consacrée à un hommage à Michel Petrucciani proposé par Marc Cicero.

    En seconde partie, Ronald Baker et ses fidèles sidemen revisiteront un hard-bop groovy aux racines solidement ancrées dans la tradition du jazz. Une prestation qui promet de ravir les amateurs du genre.

    Enfin, dimanche, une soirée organisée en partenariat avec le Marseille Jazz des Cinq Continents viendra clôturer le festival. À partir de 21 h, Pierre Bertrand et La Caja Negra monteront sur scène. Le groupe, qui a sillonné la France et l’Amérique du Sud, partagera avec le public son identité musicale singulière à travers une musique vibrante, vivante et généreuse.

    Informations auprès de l’office de tourisme au : 04.42.81.76.00

  • Un 80e Corso de la Lavande haut en couleurs se prépare

    Un 80e Corso de la Lavande haut en couleurs se prépare

    Dans le hangar des chars du Corso de La lavande, des dizaines de bénévoles s’activent depuis des mois pour préparer les seize chars de cette édition, qui célébrera les 80 ans de la fête traditionnelle du Pays Dignois.

    « Je travaille sur la préparation de cette édition depuis mars. En mars, on commence à préparer les grosses structures en bois et en métal, puis en mai, on commence à coller », explique Aurélien, 15 ans, bénévole depuis déjà cinq ans. Chaque char est préparé par une équipe d’une quinzaine de bénévoles, qui choisissent un thème libre chaque année. Cette année, pour les 80 ans, on retrouve un char bisounours, un sur le thème des montgolfières, un sur le groupe ABBA, sur les années 80, le tour du monde en 80 jours ou encore sur le film Dragons. En plus des huit chars entreposés dans le hangar pendant leur préparation, huit autres chars sont en plein montage chez les pompiers, à l’hôpital ou encore à la préfecture. Les bénévoles profitent de tracteurs prêtés par des paysans de la région pour tirer leurs chars.

    « Cette année, il y a beaucoup de mécanismes de mouvement qui ont été installés pour que les papillons ou encore les dragons puissent battre des ailes », se réjouit Julien Di Benedetto, maire de Digne et participant au Corso depuis son plus jeune âge, pendant qu’une bénévole installe une guirlande lumineuse pour le défilé nocturne sur son char bisounours.

    Une histoire de famille

    Le Corso est un rendez-vous annuel primordial pour les Dignois depuis des décennies. « à une époque, chaque quartier faisait son propre char », se rappelle Julien Di Benedetto. « Dans ma famille, il était hors de question de partir en vacances pendant le Corso, cela aurait fait scandale ! Souvent, toute la famille vient même à Digne pour la fête », raconte-t-il, tout ému de vivre son premier Corso en tant que maire. Car le Corso, c’est avant tout une histoire de famille. Les enfants dignois baignent dedans depuis tout petit. « Avec l’actuel premier adjoint, mon ami d’enfance, on traversait la ville à vélo pour coller sur les chars tous les après-midi de juillet, c’était incroyable », se rappelle Julien Di Benedetto, qui participe depuis ses 7 ans.

    Cette année, pour le 80e anniversaire du Corso, le nouveau maire a voulu viser grand en proposant à Cyril Féraud, célèbre animateur de télévision, d’être le parrain de cette édition. « C’est un vieux copain, on était à l’école ensemble. Son papa, décédé il y a sept ans, faisait les plus gros chars du Corso », explique Julien Di Benedetto.

    Cette année marque aussi le premier partenariat avec la marque provençale iconique L’Occitane. « Comme c’était leurs 50 ans et qu’ils venaient de sortir une nouvelle gamme lavande, je leur ai dit qu’il y avait quelque chose à faire », détaille le maire.

    « Une autre nouveauté depuis deux ans, c’est que les chars sont conservés et ressortent pour Halloween et pour Noël. Cela leur permet d’avoir une vie plus longue que pendant les quelques jours du Corso », explique Julien Di Benedetto.

  • [C’est l’été] Concert à Cavalaire

    [C’est l’été] Concert à Cavalaire

    Révélée par son interprétation du rôle d’Esmeralda dans la comédie musicale à succès Notre-Dame de Paris et par le duo Vivo per lei avec le ténor italien Andrea Bocelli, elle est devenue la chanteuse préférée des Français en 2001.

    à partir de 21h30.

    Gratuit.

  • [C’est l’été] La jeunesse au sommet pour le dernier soir du Festival d’Aix

    [C’est l’été] La jeunesse au sommet pour le dernier soir du Festival d’Aix

    C’est une dernière ovation debout qui a clos, lundi soir au Grand Théâtre de Provence, le Festival d’Aix 2026. Ultime soirée illuminée par la fougue et l’enthousiasme de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, dirigé par sa cheffe Sora Elisabeth Lee. Le public goûte toujours avec le même engouement ce rendez-vous traditionnel. Tous ces jeunes interprètes venus des rives proches et lointaines de Mare Nostrum offrent chaque saison le meilleur de ce qu’un orchestre, même parmi les plus aguerris, est capable de délivrer.

    Il est acquis que la valeur n’attend pas le nombre des années, et ces jeunes musiciens, épaulés par des mentors du London Symphony Orchestra, ne démentent pas le sage propos de Corneille. Le programme, centré autour d’une composition collective de l’orchestre, emmenait l’auditeur vers une Europe orientale, hongroise avec Kodály et Dohnányi, puis russe avec Moussorgski.

    La composition collective est toujours très attendue, car elle est synonyme d’émotion pure. Toujours encadrée par le compositeur Fabrizio Cassol, elle met cette année en avant un quintette particulièrement divers : les voix d’Amena El Bad et de Saber Radhouni pour des mélopées proche-orientales, le oud virtuose d’Akram Ben Romdhane, le trombone non moins agile de Jules Regard et le piano d’Elrini Alisa. Entre grands élans orchestraux et couleurs plus intimes, c’est tout le destin de notre planète, toute la fragilité de l’humanité que l’orchestre a voulu exprimer.

    Sérieux et qualité

    Ce que l’on retient de cette session, c’est à la fois le sérieux professionnel de l’orchestre et la qualité expressive de chaque pupitre. Sora Elisabeth Lee est une cheffe rigoureuse dans la battue et parfaite architecte de compositions dont la complexité pourrait effrayer. Les Danses de Galánta, de Zoltán Kodály, sont propices à la démonstration de ces traits d’orchestre (un cor solo magnifique) qui signent une phalange de qualité. Les Variationen über ein Kinderlied d’Ernö Dohnányi, composée en 1914, sont un jeu de contraste amusant entre un orchestre à l’épaisseur post romantique, très « lisztienne », et de variations ébouriffantes au piano autour de « Ah ! vous dirais-je maman », dont Mozart s’était déjà amusé. Aris Alexander Blettenberg s’en amuse tout autant avec un humour virtuose.

    S’il y a une œuvre orchestrale propre à mettre en valeur les talents réunis de chaque section, ce sont bien les Tableaux d’une exposition de Moussorgski, orchestré par Maurice Ravel. La visite de l’exposition du peintre Viktor Hartmann est une promenade sonore qui conduit aux fastes de la Grande porte de Kiev. Les teintes apposées par Ravel sur le piano du russe méritent de bons coloristes.

    Le solo de saxophone évoquant Le Vieux Château, le cor mélancolique de Bydlo et sa mélodie déchirante, les bois en folie qui piaillent dans le Ballet des poussins dans leurs coques, les cuivres qui descendent aux catacombes et surtout, très exposée, la trompette piccolo qui assume magistralement le son geignard, acide et incisif de Schmuÿle dans sa conversation avec Samuel Goldenberg.

    Tout explose au final. La grande section des percussions est à la fête. On en redemande de cette jeunesse toute proche, qui prouve que la musique est un art vivant et qu’un concert symphonique est aussi un spectacle et une de ces hautes marques de civilisation qui honore l’humanité.