À l’occasion de la 35e édition, elle revient sur le bilan de l’événement et ses perspectives.
La Marseillaise : Quel bilan tirer de la Fête de la science 2026 ?
Solène Merer : Cette édition était super agréable, de plus en plus de structures s’associent à nous pour participer à l’événement. Le festival s’inscrit durablement dans le paysage. Du côté du public, on constate qu’il vient, revient, prend plaisir. Nous avons créé un système d’évaluation participative qui nous a permis de beaucoup discuter à la fin du week-end. Ils devaient voter, du coup, on a eu le temps de discuter. Je leur ai demandé quel stand ils avaient préféré. La réponse quasi systématique est qu’il est hyper dur de choisir car il y a plein de choses chouettes et très différentes. Le plaisir et la variété des découvertes dominent avec le critère qualité.
Quelle est la tendance de cette année ?
S.Me. : On a travaillé particulièrement sur le volet festif. Par exemple, avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD) qui a eu un succès fou avec son stand de dégustation d’insectes. Ou bien le jeu spectacle « Fortuna et les déesses de la moula » de l’association le Tamis, qui offrait une prise de recul ludique sur la fabrique des inégalités économiques. Ce sont des moments marquants qui embarquent le public hors de ses habitudes. Sans oublier les filles qui avaient un stand sur l’archéologie de l’alimentation elles ont fabriqué et fait déguster du pain préhistorique. Jouer sur le plaisir et l’inattendu pour appuyer la thématique sont nos nouveaux axes de développement.
En quoi votre action est unique sur la Fête de la science ?
S.Me. : L’association les Petits Débrouillards est coordinatrice régionale et c’est unique. On a plus l’habitude de retrouver à ce poste des musées ou bien des centres de culture scientifique et technique partout ailleurs. Ou encore les centres de recherches eux-mêmes, soit les universités. Du coup, nous arrivons à mobiliser de façon plus large, comme cette année, où nous avions une cinquantaine de bénévoles autour de nous. Ils ont participé toute la semaine de 8h à 21h bien souvent, ils ont donc été plus impliqués. C’est un mix entre les jeunes plutôt sur la plateforme « je veux aider » et les moins jeunes depuis Bénévoles Marseille. L’objectif est de rajouter notre touche éducation populaire, expérience, diversité… Le phénomène surprise en plus des stands. On a dépassé l’époque du flyer unique, tout le monde propose désormais des animations nouvelles chaque année sur son stand.
Depuis six ans, les chercheurs et les enfants échangent dans le cadre du « Dis-moi pourquoi ? ». Suels sont les retours ?
S.Me. : J’adore cette initiative car elle est en lien avec notre quotidien. Les sciences, c’est partout et tout le temps dans notre vie. Pas que des éprouvettes, dans un labo. Cette initiative entre les chercheurs, les enfants et votre journal rappelle que derrière toute question naïve, il y a une curiosité sur le monde et il y a une science pour l’étudier. C’est génial de partir d’une question, car la science, c’est ça. Avant d’avoir une réponse, c’est d’abord des questions. Ce n’est pas toujours évident pour les chercheurs, mais ils y prennent tous beaucoup de plaisir. C’est un super exercice pour résumer leur pensée, mais aussi pour contribuer, notamment quand ils ne peuvent pas être disponibles physiquement.







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