Tag: musées

  • L’ultime acte de Terre de culture veut attirer les derniers curieux

    L’ultime acte de Terre de culture veut attirer les derniers curieux

    Dans six mois, Cécile Helle ne sera plus maire d’Avignon. Mais elle souhaite fortement que le concept de Terre de culture 2025 s’inscrive dans la durée. « Il faudrait pouvoir continuer à fêter régulièrement l’anniversaire d’Avignon capitale européenne de la culture », propose Cécile Helle au moment, vendredi soir, de présenter la programmation du 3e et ultime acte de cette année dite de « Curiosités »*, lancée pour célébrer les 25 ans du label. « En dehors du mois de juillet, il est important de faire vivre la culture et la remettre dans les pratiques des habitants partout et dans tous les quartiers », martèle la maire.

    Pour ces quatre derniers mois déjà entamés, l’accent est mis d’abord sur l’exposition à l’église des Célestins, lancée ce vendredi. Un hors les murs du muséum Requien, temple d’histoire naturelle, où quelque 6 000 spécimens, habituellement dans les réserves du musée, sont exposés jusqu’au 11 novembre. Toujours côté expositions, l’artiste de street art Mifamosa montrera son travail, du 8 novembre au 30 décembre, au cloître Saint-Louis. Volontairement discret, l’artiste s’est déjà distingué à Avignon en illustrant le nom de rues par des mosaïques pixélisées. Enfin, les archives municipales proposent, jusqu’en avril, une sélection d’archives privées dont certaines visibles H24 sur les murs des archives en centre-ville.

    Rapidement s’avance un événement d’envergure, dans le sillage du curieux banquet, le 14 septembre. Place à la curieuse parade, le samedi 11 octobre. Depuis la maison commune Nord (14h30) jusqu’à la place Pie (17h), une dizaine de chars défileront sur 75m. Un événement piloté par des acteurs locaux – compagnie Deraïdenz, le collectif la Sauceau Clown (LSC), l’atelier Métissé et le musicien Maescyn – « pour imaginer ensemble un projet artistique hors du commun, dont la réflexion et les premiers échanges ont débuté il y a 18 mois ». Plusieurs associations, structures sociales ou établissements scolaires se sont joints au projet.

    Outre la traditionnelle semaine italienne (4 au 19 octobre), une première semaine ultramarine (3 au 8 novembre) sera consacrée aux territoires d’outre Mer par le biais d’animations, ateliers cuisine ou spectacles à la chapelle du Verbe incarné. Une 4e Maison folie verra le jour, le 27 septembre, à Champfleury pour un nouvel espace de vie et création culturelle.

    Le dernier mois sera consacré aux festivités de fin d’année qui s’annoncent encore plus scintillantes et historiques. Ainsi, pour fêter les 30 ans du classement par l’Unesco au patrimoine mondial, le palais des Papes revêtira un nouvel habit de lumière. Quant aux remparts, un parcours-découverte sera dévoilé. Quatre soirées sons et lumières sont actées du 19 au 22 décembre. Symboles de la fête des Lumières à Lyon, des Anooki (statues géantes d’esquimaux) paraderont le 29 novembre puis s’accrocheront à la façade de l’église des Célestins jusqu’au 27 décembre. Le traditionnel feu d’artifice du 23 décembre prendra des allures de grande clôture de l’année Terre de culture.

  • La droite veut (encore) rendre le château de la Buzine à Nicolas Pagnol

    La droite veut (encore) rendre le château de la Buzine à Nicolas Pagnol

    Pour une énième fois ce vendredi, la droite marseillaise avait donné rendez-vous à la presse devant les grilles du château de la Buzine (11e arr.) pour tirer le bilan du Printemps en matière de protection du patrimoine. Face au 1/9e de page consacré au sujet dans le bilan municipal qui en comptait 144, Romain Simmarano, président du collectif Une Génération pour Marseille, attaque : « Ce n’est pas à la hauteur de la 2e ville de France ! » Pour le maire (LR) des 11-12 Sylvain Souvestre, la Buzine, où la droite avait ses entrées et qui est désormais reprise en régie, est « le symbole de l’échec en termes de culture ». Il évoque une baisse de la fréquentation de 40% depuis la reprise, quitte à comparer les goûters payants alors proposés aux enfants avec l’usine à films qui depuis a accueilli près de 16 500 personnes, rit-on à la municipalité. Mais le maire de secteur insiste : « Ce que nous voulons, c’est redonner la Buzine à Nicolas Pagnol [le petit-fils de Marcel Pagnol, Ndlr]. »

    La droite a cependant d’autres propositions. « Des villes comme Nice ont des brigades anti-tag qui interviennent dans les 24 heures », avance Sandra Blanchard, la secrétaire générale du collectif. Lequel propose aussi un guichet unique du patrimoine, la création d’un musée de la marine avec les collections de la CCI, une nouvelle exposition pour le musée d’histoire consacrée aux communautés qui ont fait Marseille, la demande d’une protection patrimoniale de la digue du large. Maltraité par la droite lorsqu’elle était à la mairie, le patrimoine marseillais bénéficierait-il alors de moyens renforcés ? « L’idée, ce n’est pas de mettre plus de moyens, c’est un meilleur pilotage des équipes », répond Sandra Blanchard.