Tag: Municipales

  • À Avignon, Mathilde Louvain prône la concertation

    À Avignon, Mathilde Louvain prône la concertation

    Il est 16h30 et la sonnerie vient de retentir à l’école des Grands Cyprès. Sous la pluie, des dizaines de parents attendent leurs enfants tandis que la candidate insoumise aux municipales, Mathilde Louvain, attend à quelques pas des parents d’élèves pour évoquer le sujet des travaux devant l’établissement. « Il n’y a pas eu une vraie concertation avec les habitants », assure-t-elle.

    Elle est confortée par les témoignages de deux mamans et d’un employé qui se tiennent à ses côtés. « On vit dans la boue. Les engins ne devaient pas fonctionner lors des entrées et sorties de nos enfants, mais c’est finalement le cas et on n’est pas sereins », regrette Asma, représentante des parents d’élèves. En cause, la refonte de la place du marquis de Calvières, qui servait auparavant de parking, pour en faire un bassin de rétention d’eau afin de « protéger le quartier contre les inondations », précise la fiche explicative collée dans les bâtiments. Des aménagements qui devraient être terminés fin avril.

    « Mais on ne peut pas tout lancer d’un coup comme ça. On n’a pas l’impression d’avoir été consultés. C’est nous qui en pâtissons », regrette une autre maman. La candidate lui emboîte le pas et exprime la volonté, « en tant que force de terrain », de « prendre la mesure de ce qui est dysfonctionnel quand on parle d’aménagements du territoire et qu’il y a un manquement dans la concertation ».

    Intégration les usagers

    Elle estime que ce regard critique est son « rôle » pour améliorer la situation « pour le quotidien des enfants, des enseignants et des habitants ». Pour, plus tard, envisager « l’intégration des usagers et usagères dans les commissions, les temps de réunion, dans le choix des aménagements ».

    Contactée par La Marseillaise, la municipalité n’a pas précisé si un processus de consultation avait été mis en place, ni sous quelle forme.

  • La France insoumise dévoile ses treize priorités pour Aix

    La France insoumise dévoile ses treize priorités pour Aix

    Ils avaient été déasavoués en appel, la justice donnant finalement raison aux militants insoumis qui accusaient la direction du mouvement d’avoir « confisqué » la décision d’investiture. Mais ils avaient confirmé leur volonté de rester et de faire appel de la décision, le mouvement assurant que le choix des têtes de liste n’était pas une décision locale mais celle du comité électoral. De fait, ce sont bien Julie Boronad, et Guillaume Dalla Costa qui ont, vendredi, présenté les grands axes du programme de leur liste insoumise Aix en commun.

    Long de 165 propositions d’après les têtes de liste, le projet se structure autour de quatre engagements : rendre le pouvoir aux habitants, faire face à l’urgence écologique, répondre aux besoins essentiels et assurer l’égalité entre citoyens.

    De ces piliers émergent treize priorités, parmi lesquelles le retour d’une vraie « démocratie locale ». Un objectif que les insoumis proposent d’atteindre grâce à la mise en place d’une « communication transparente » et d’une « garantie d’accès aux documents municipaux ». Mais aussi avec l’instauration du droit de pétition (si elle réunit plus de 5% des habitants, est défendue au conseil municipal) et du référendum d’initiative citoyenne.

    Le logement est également érigé en point clé du programme, avec l’ambition de construire 450 logements par an, dont 40% « très sociaux ». La planification de la « bifurcation écologique » arrive elle aussi en haut des priorités avec l’idée, notamment, de créer une délégation dédiée, de lancer des plans d’éducation populaire à l’écologie ou de déployer « une stratégie ambitieuse » de végétalisation et ventilation naturelle.

    Côté transports, les insoumis proposent de rallonger les horaires et de renforcer les fréquences de passage. Ils projettent aussi d’étendre la gratuité au moins de 26 ans et de mettre en place un programme accéléré de mise aux normes PMR.

  • Marseille se prépare à un double scrutin inédit

    Marseille se prépare à un double scrutin inédit

    À un mois des élections (15 et 22 mars), la Ville de Marseille peaufine l’organisation du double scrutin mairie centrale / mairie de secteur, imposé par la réforme de la loi PLM afin d’élire directement le maire. Ce défi logistique et humain n’est pas une nouveauté puisqu’en 2021, régionales et départementales s’étaient tenues concomitamment. Cette première pour des municipales nécessite toutefois un effort pédagogique.

    « Le but est d’avoir un flux régulé dans l’accès aux bureaux pour que les électeurs ne se sentent pas perdus et de garantir la sérénité du vote », explique Marylène Caire, directrice du pôle élections et état civil de la Ville. Elle présentait jeudi le dispositif dans un bureau de vote factice avec Sophie Roque (PS), adjointe chargée de l’état civil. Première nouveauté, un secrétaire adjoint, sorte d’agent d’accueil, sera présent autour de chaque bureau pour vérifier l’inscription, orienter les électeurs dans une file hors du bureau et rappeler les modalités de vote.

    Enveloppe kraft et bleue

    À l’intérieur, l’électeur suivra « deux parcours dissociés », organisés autour d’isoloirs en marguerite suivant la règle d’un pour 300 inscrits. Le premier sera dédié au vote pour la mairie centrale (111 conseillers municipaux). Il se fera dans une enveloppe couleur kraft de manière classique : prise de bulletin (deux minimums), passage par l’isoloir, vérification d’identité devant l’urne, vote, émargement et tampon sur la carte d’électeur qui « n’est pas obligatoire pour voter », rappelle Marylène Caire.

    Dans la foulée et la même pièce, le second circuit conduira vers l’urne de la mairie de secteur (25 à 53 conseillers d’arrondissements), suivant la même procédure. Seule l’enveloppe (bleue) sera différente, « pour un maximum de clarté », insiste-t-elle évoquant de l’affichage et un balisage empêchant de prendre tous les bulletins en une fois. « Pour cela, il faudrait s’insérer dans un schéma de circulation qui ne sera pas naturel », reprend la directrice, soulignant le rôle du secrétaire adjoint à l’entrée.

    « Ce choix des deux urnes dans une pièce, permet un vote fluide et évite les déperditions. L’électeur engagé dans le vote, le poursuit plus naturellement que s’il doit changer de salle. C’est du confort, on le met dans les meilleures conditions pour qu’il exerce son vote sans être contraint, sans se dire : je ne vais pas voter sur le deuxième scrutin parce que je dois refaire la queue », justifie Sophie Roques.

    Un président par bureau

    Pour y arriver, onze bureaux ont été délocalisés dans de nouvelles écoles, quatre l’ont été pour un accès PMR et quatre autres par manque de place. Un seul bureau aura deux pièces distinctes. Une communication est prévue à destination des 40 000 électeurs concernés. Pour assurer cette mécanique, la municipalité devra aussi mobiliser. 555 000 électeurs sont attendus dans ses 497 bureaux. À la tête de chacun, la Ville a choisi de ne placer qu’un président, en général un des 303 élus de la ville. S’y ajoutent pour chaque urne, deux secrétaires et deux assesseurs minimums, ces derniers étant désignés par les candidats. Charge à la municipalité de combler les manques. Pour cela, elle est prête à mobiliser 3 000 agents dont ces fameux secrétaires adjoints. Depuis décembre, des fonctionnaires de catégorie B et C se forment donc au code électoral et aux spécificités de ce scrutin. L’effort financier est aussi conséquent. Pour un agent, la rémunération est de 450 euros pour un président, 400 pour un secrétaire et 300 pour un secrétaire adjoint. La ville table sur une hausse de 25% du montant (1,8 million habituellement), dont 835 000 euros par tour en ressources humaines.

  • Transportés

    Transportés

    Accès à l’emploi, à la formation, aux loisirs, aux biens de consommation… Qui n’a pas accès aux transports aujourd’hui dans une société où les déplacements sont devenus essentiels est victime d’une véritable ségrégation spatiale qui devient rapidement sociale.

    À l’heure où le temps de la sainte bagnole individuelle semble condamné, la question des transports, question de proximité s’il en est, est partout l’un des enjeux majeurs de la campagne des municipales qui entre dans sa dernière ligne droite. Même si ce sont
    les Métropoles et les intercommunalités,
    voire les Régions et l’État, qui en ont la charge.

    Des usagers
    en demande

    Bénéficier de moyens de transport collectifs proches, rapides, efficaces à des tarifs accessibles, voire gratuits au moment où les heures de pointe sur les réseaux autoroutiers et routiers sont de plus en plus larges est une urgence. Écologique bien sûr, mais aussi sociale quand le temps de transport se rajoute au temps de travail ou d’étude, et économique, aucune activité ne pouvant se développer avec des routes engorgées en permanence.

    L’étude « Les Français et les transports publics » de l’Union des transports publics ferroviaires (UTPF) montre que dans notre région les usagers sont en attente et prêts
    à franchir le pas de la diminution de la part de la voiture individuelle. Reste maintenant aux pouvoirs publics de leur faire des propositions de transports qui répondent réellement à leurs attentes et à leurs besoins. Les candidats aux municipales, qui élus pourront faire pression sur les intercommunalités et Métropoles, sont aussi attendus sur ce dossier essentiel de la vie quotidienne.

  • L’extension du tramway d’Aubagne à La Bouilladisse voit le bout du tunnel

    L’extension du tramway d’Aubagne à La Bouilladisse voit le bout du tunnel

    C’était autrefois le train des mines, qui amenait les travailleurs de la vallée de l’Huveaune et d’Aubagne à Gardanne… Envisagée dès 2007, la remise en service de l’ancienne voie ferrée de Valdonne a été relancée en 2019, non sans débat. Plutôt qu’un train-tram, capable de rouler sur les rails de la SNCF, la Métropole a fait le choix du tramway, comme celui développé à Aubagne intra-muros. Au-delà des polémiques, des réticences de Gérard Gazay, le maire (LR) d’Aubagne, lors de son premier mandat, qui se « félicite » aujourd’hui de cette réalisation… Les communes qui vont être desservies d’ici la fin de l’année – Roquevaire, Auriol, La Destrousse et La Bouilladisse- vont pousser un gros « ouf » de soulagement. Les axes routiers de la vallée sont saturés avec près de 20 000 véhicules par jour, l’infrastructure d’un coût de 130 millions d’euros et figurant dans le volet transport de Marseille en grand devrait permettre à la fois de désengorger la route et de grandement faciliter l’accès à tous les services publics d’Aubagne et du territoire. Parkings relais et aménagements sont également prévus au fil du tracé et des onze nouvelles stations pour optimiser le Valtra, ce nouveau mode de transport à haute fréquence qui devrait être disponible d’ici la fin de l’année. Reste d’autres enjeux à relever comme son extension vers La Penne-sur-Huveaune. 15 000 voyageurs par jour sont attendus.

  • La mobilité, priorité de nombre d’électeurs

    La mobilité, priorité de nombre d’électeurs

    Des propositions comme un véritable « manifeste ». Se basant sur un baromètre réalisé du 23 au 30 janvier par le CSA sur le thème « Les Français et les transports publics : attentes, usages et priorités municipales », l’Union des transports publics ferroviaires (UTPF) a fait sien un des premiers enseignements : la question reste un sujet important pour les électeurs.

    « On ne va pas commenter ce que font les candidats », prévient d’emblée Florence Sautejeau, déléguée générale de l’UTPF, mais « on a des messages forts à faire passer sur la mobilité ». Au nom des 170 réseaux urbains du territoire mais aussi des opérateurs du ferroviaire, y compris du fret et des gestionnaires d’infrastructures, qu’elle représente, (à noter que la RTM est adhérente), elle entend faire comprendre aux maires le rôle qu’ils ont à jouer dans cette affaire. Si l’autorité organisatrice des transports reste l’intercommunalité ou la Métropole, ces derniers vont y siéger et donc peser sur les décisions, estime-t-elle.

    « Pour que les gens lâchent leur voiture, il n’y a pas d’autre solution qu’une offre importante, de qualité, confortable… », pose-t-elle, rappelant que 15 millions de personnes sont en « précarité de mobilité » dans le pays, 830 000 dans la région Sud. Un chiffre à mettre en regard des 87% de sondés pour qui les transports constituent un sujet important dans le cadre des municipales, 94% en Paca.

    Actionner

    le « levier tarifaire »

    Sur la question du pouvoir d’achat, le tarif est, pour 50% des sondés, adapté. En Paca, 21% d’entre eux estiment néanmoins qu’il est trop élevé. Sur la sécurité, autre sujet de préoccupation, 74% des sondés se sentent sereins dans les transports, Paca atteignant les 86%. Enfin, 62% des sondés en France sont prêts à réduire l’usage de la voiture contre 82% en Paca.

    Autant d’éléments qui ont permis à l’UTPF d’étayer ses huit propositions. D’abord, penser à l’échelle d’un bassin de vie. « Il est important que les élus prennent en compte la réalité des flux », précise Jean-Philippe Peuziat, directeur des affaires publiques de l’UTPF.

    Les opérateurs comptent également sur les édiles pour assurer la sécurité des voyageurs. Et Florence Sautejeau de se féliciter de la loi Tabarot qui permet de la renforcer, avec la possibilité d’équiper les verbalisateurs de caméras piétons. La présidente de la Métropole, Martine Vassal, aujourd’hui candidate de la droite et du centre, s’en était emparée. La RTM, étant pionnière en la matière en testant ces équipements, les a adoptés. Développer les transports publics, c’est aussi répondre à une « transition démographique », avec le « vieillissement de la population », enchaîne Florence Sautejeau. En clair, permettre à papi et mamie de lâcher la voiture sans rester confinés, avec des bus accessibles, des éclairages, des bancs… Parmi les autres propositions : mettre en cohérence développement urbain et transports, permettre aux bus d’augmenter leur vitesse commerciale avec notamment des voies séparées des vélos, penser au ferroviaire pour développer la logistique urbaine.

    Vient le nerf de la guerre : l’argent. Et le moment d’actionner le « levier tarifaire », un des trois piliers du financement des transports avec le versement mobilité des entreprises, « au maximum chez vous », commente la déléguée générale de l’UTPF et les investissements des collectivités locales. Et un constat : alors que la France est le pays d’Europe avec les plus faibles ressources en provenance des usagers, « les gens sont prêts à payer pour avoir de l’offre », assure-t-elle. Quand on lui objecte que la gratuité a pourtant convaincu les Aubagnais depuis bien longtemps, elle répond tarifs « solidaires et sociaux » auxquels l’UTPF est « très attachée » avant de convenir qu’il s’agit d’un vrai choix politique quand « rien n’est gratuit. »

    Mais l’UTPF ne voit pas de problème à réclamer « une sorte de flexibilité » à la commission européenne qui impose aux constructeurs de bus de passer d’ici 2030 à 90 % de leur production en électrique et hydrogène. Plaidant pour le mix énergétique, Florence Sautejeau craint que le coût du nouveau matériel de 280 000 euros à 420 000 l’unité, n’impacte le développement de l’offre…

  • Olivier Faure interloqué par l’exclusion sociale à Toulon

    Olivier Faure interloqué par l’exclusion sociale à Toulon

    « Il y a des situations difficiles dans nombre de communes, mais le cumul, ici, est assez exemplaire. » En visite au à Toulon, samedi, pour soutenir la tête de liste de Toulon en Commun Magali Brunel, le premier secrétaire du PS Olivier Faure en a profité pour rencontrer des acteurs associatifs de la solidarité. Une réunion qui lui a permis de se saisir des réalités sociales d’une ville marquée par « une politique clientéliste, dirigée vers certaines populations, délaissant complètement les autres. On est face à des ghettos sciemment organisés par la municipalité, qui a mis sous le tapis la mixité sociale, le scolaire et le logement. »

    Il a notamment mentionné l’absence de « structure d’accueil pour femmes victimes de violences, qui sont dans des situations très précaires », et s’est étonné de la situation du « quartier de la Beaucaire, composé de 47% de familles monoparentales, où 57 % vivent sous le seuil de pauvreté. Comment lutter contre le narcotrafic quand on laisse à l’abandon des quartiers entiers ? Dans ce contexte, les enfants sont des proies faciles. »

    Une situation qu’Olivier Faure dit plus alarmante qu’ailleurs, « où des choses sont inscrites par les municipalités. Tout ne se fait pas en deux jours, mais là, il n’y a rien qui émerge. » Et cela va, selon lui, dans le sens de « l’extrême droite, qui ne cherche pas à traiter les causes, mais les effets, superficiellement, et entretient ces oppositions pour se maintenir. »

    « L’extrême droite utilise le communautarisme »

    Face à ces situations naît, comme lui a décrit une militante, une difficulté à se sentir français. « L’extrême droite utilise le communautarisme pour exclure certaines populations. Quand on pousse les gens au même endroit et qu’on leur dit qu’ils sont communautaristes, on se fout du monde. Ce mot renvoie la faute sur ceux qui n’ont jamais pu connaître la mixité », accuse le député de Seine-et-Marne. Même raisonnement pour les violences urbaines, qui « ont lieu dans les quartiers où on vit mal, avec le sentiment que l’État ne fait rien. Quand on veut traiter ces questions-là, il faut le faire réellement, pas en bout de chaîne. » Pour apporter des solutions, Magali Brunel promet de « s’attaquer aux causes en profondeur », avec, entre autres, un projet axé sur le logement social, l’éducation, une refonte de la carte scolaire, ou encore le tramway, « en renonçant au fatalisme dans lequel on baigne les Toulonnais. »

  • [Entretien] Florence Bouis : « Ce n’est pas par le chaos qu’on trouve des solutions »

    [Entretien] Florence Bouis : « Ce n’est pas par le chaos qu’on trouve des solutions »

    La Marseillaise : Pourquoi vous être engagée et quel bilan tirez-vous de ce premier mandat ?

    Florence Bouis : Je n’étais pas du tout issue d’un milieu politique. À la base, c’était un constat : un village qui se dépeuplait, qui s’endormait, après la fermeture de la dernière usine il y a une vingtaine d’années. À un moment, soit on râle, soit on agit. Le mandat a commencé dans des conditions compliquées, avec le Covid, sans formations possibles. On a appris sur le tas. . Notre priorité a été de redresser les finances, de désendetter la commune et d’agir sur le quotidien : un village propre, entretenu, sans grands projets coûteux. Aujourd’hui, avec l’expérience et des formations dédiées aux élus ruraux, je me sens plus solide pour la suite.

    Quels sont vos grands axes de travail pour Molières-sur-Cèze ?

    F.B. : Le cœur du projet, c’est l’habitat. Molières est une ancienne commune minière avec beaucoup de logements sociaux. Les bailleurs se désengagent et cela crée des logements vacants au cœur des quartiers. Il faut redynamiser pour attirer des couples d’actifs avec enfants. La mobilité est l’autre enjeu majeur : tout le monde n’est pas véhiculé, on est à trente minutes d’Alès, et on mise beaucoup sur la réouverture de la ligne ferroviaire Alès-Bessèges et sur les mobilités douces. Notre projet s’articule autour de quatre axes : habitat, mobilité, transition énergétique et bien-vivre ensemble, avec aussi un volet sur la souveraineté alimentaire et le lien social.

    Comment analysez-vous la montée de l’extrême droite dans le Gard et localement ?

    F.B. : Oui, c’est un vrai risque. On assiste à une banalisation, parfois cachée derrière des listes dites “sans étiquette”. Pourtant, localement, les enjeux ne sont pas l’immigration ou l’insécurité, mais le logement, le travail, la mobilité. Ce qui me frappe, c’est le paradoxe : Molières est une commune de brassage depuis plus d’un siècle, avec une histoire minière, des Italiens, des Espagnols, des Polonais, des réfugiés bosniaques. Malgré cela, l’extrême droite progresse sur les scrutins nationaux. On joue sur la peur, sur le sentiment de perte. Moi, je ne crois pas que ce soit par le chaos qu’on trouve des solutions. Je crois au local, aux initiatives de terrain. Tant que je resterai positive, je continuerai.

  • Pragmatique ou dogmatique : la bataille écolo lancée à Montpellier

    Pragmatique ou dogmatique : la bataille écolo lancée à Montpellier

    Les uns dans le cadre bucolique des bords du Lez à Agropolis, les autres dans le brouhaha du rond-point de « Paulette » sur le tracé du futur Contournement ouest de Montpellier (COM). Lundi 9 février, les équipes de Michaël Delafosse (PS) et de Nathalie Oziol (LFI) ont dévoilé leurs programmes écologiques respectifs aux deux extrémités de la 5e ligne de tramway. Un hasard de la campagne qui illustre deux stratégies aux antipodes sur le plan écologique. Pragmatique d’un côté, plus idéologique de l’autre.

    Dans la lignée des 50 000 arbres plantés depuis 2020, la liste de Michaël Delafosse veut faire de Montpellier une « ville parc  », une ville « marchable avec de grands corridors de fraîcheur qui protègent de la canicule et reconnectent à la nature », résume le maire socialiste. Il promet de doubler les surfaces à désimperméabiliser (40 hectares), de continuer à planter des arbres y compris dans les parcelles privées, de poursuivre les végétalisations en encourageant les bons de végétalisation. Parce qu’il se dit « débordé de demandes de gens qui veulent cultiver un jardin »,
    M. Delafosse propose de créer un millier de nouvelles parcelles de jardins familiaux. Des terrains sont à l’étude à « Grammont, aux Aubes, à l’agriparc des Bouisses ou aux Grisettes », précise l’adjointe écologiste Marie Massart.

    Un Lez Montpellier plage

    D’ici 2032, dix parcs doivent être créés (République), agrandis (Bouisses) ou aménagés (Lunaret, coteau de Malbosc, Montcalm…). Trois projets phares de promenades ombragées visent à magnifier le « chemin de l’eau ». Le premier en végétalisant 5 km le long de l’aqueduc des Arceaux. Le second via 2 km de « coulée verte » le long du Verdanson, du stade Philippidès au CHU Lapeyronie. Le troisième vise à réaliser un cheminement en bois le long du Lez entre Agropolis et l’espace Lavalette. Comme du temps du peintre Frédéric Bazille, le maire rêve de refaire de Lavalette un lieu de baignade convivial. « Ce sera Montpellier plage ! On ne peut pas se résoudre à laisser le Lez pollué, on sera vigilant sur la qualité des eaux. »

    Trois heures plus tard, changement de décor. À l’autre bout de la 5e ligne de tramway, les Insoumis sont postés devant les arbres déracinés du futur Contournement routier ouest (COM). Pour Nathalie Oziol, c’est le symbole d’un « PS bétonneur ». « C’est la même stratégie que sur l’A69 à Toulouse : 12 exploitations et 70 hectares seront détruits. Ce projet d’autoroute de Vinci est écocide », dénonce la tête de liste Insoumise qui cible la majorité sortante. « Une liste qui défend le COM et les Zones à faibles émissions (ZFE) ne peut être écologiste ». La députée LFI oppose une « écologie de rupture avec le modèle libéral ». C’est-à-dire davantage de trams et de bus, une étoile ferroviaire, un boulevard urbain limité à 70 km/h plutôt qu’une autoroute à 10 voies. « L’étalement urbain est une impasse écologique, sociale et démocratique », abonde Alain Bertrand (LFI), favorable aux projets agroécologiques « de la terre à l’assiette » pour « nourrir les Montpelliérains ». Julia Mignacca, qui vient de quitter Jean-Louis Roumégas pour Nathalie Oziol, théorise le concept d’écologie populaire. « Il ne faut pas faire culpabiliser les gens, les laisser de côté ». N. Oziol promet une « planification écologique » avec une « grande convention de l’écologie populaire », ajoute Alenka Doulain.

    Deux autres gros dossiers illustrent ces deux visions divergentes : l’énergie et les déchets. Julia Mignacca souhaite créer une régie publique de l’énergie à Montpellier, avec une tarification sociale. « Rien n’a été fait sur le solaire. L’énergie doit être un bien commun, pas un outil spéculatif. » Du côté de la liste Delafosse, qui veut développer le « réseau de chaleur », le nouvel arrivant Grégoire Delforge promet « d’aider 3 000 particuliers à l’isolation thermique » et de créer une « académie du climat et de la biodiversité ».

    Déchets : sortir de l’échec

    M. Delafosse propose une solution pour arrêter l’exportation coûteuse des déchets : transformer l’usine de méthanisation Ametyst en chaudière CSR (combustibles solides de récupération). Si J.-L. Roumégas (Les Écologistes), Mohed Altrad (divers droite) ou Isabelle Perrein (divers droite) s’y opposent catégoriquement en raison du principe de précaution sanitaire, les Insoumis, divisés sur le sujet, veulent en débattre via une « convention populaire avec votation citoyenne ». D’ici là, ils prônent la réduction des déchets à la source (qui a semblé montrer ses limites) avec des « ressourceries et recycleries ». À l’orée des premiers débats, le maire réclame de la clarté, y compris à Philippe Saurel qui avait fermé le 3e casier de la décharge de Castries sans aucun plan B : « L’incinérateur de Lunel-Viel ne veut plus de nous. Ceux qui veulent une décharge ou un incinérateur, qu’ils disent où ! »…

  • [Rue de la République] Jérémy Bacchi : « Le communisme municipal, c’est une réalité au service des habitants »

    [Rue de la République] Jérémy Bacchi : « Le communisme municipal, c’est une réalité au service des habitants »

    les municipales

    Didier Gesualdi : Quelles sont les ambitions du PCF dans les Bouches-du-Rhône pour ces municipales ?

    Nos ambitions sont claires : à la fois conserver l’ensemble des municipalités où nous sommes en gestion. Il y a 9 communes communistes ou apparentées dans le département. Progresser dans l’ensemble des communes. En gagner de nouvelles, bien sûr, je pense à Arles ou Aubagne où des bascules sont possibles avec des rassemblements de la gauche conduits par des communistes ou des candidats qui nous sont proches. Nous avons construit dans ce département, face au danger de l’extrême droite, un rassemblement assez inédit, historique, avec socialistes, écologistes, Place publique, Génération.s, GRS, l’Après, Debout… Dans presque 60 communes du département, des listes de rassemblement se présenteront aux électeurs pour gagner à gauche et empêcher l’extrême droite de ne gagner ne serait-ce qu’une seule commune. Pas une seule mairie entre les mains de l’extrême droite !

    Didier Gesualdi : Comment expliquez-vous que vous êtes capables de vous entendre au niveau local et pas national ?

    Je ne vais pas dire qu’ici on est meilleur que les autres, ce serait présomptueux. Mais nous avons réussi avec nos partenaires de gauche, je les salue, parce que chacun a su faire preuve d’intelligence. Tout en respectant son propre ADN, en tenant compte des intérêts propres à chaque organisation, nous avons mis l’intérêt général, celui de la Métropole et du Département au-dessus, pour construire de manière équilibrée, respectueuse, des listes qui sont en capacité de gagner. Ça a été un travail de longue haleine, plus d’un an de discussions, semaine après semaine, quasi quotidiennement dans les trois derniers mois pour aboutir à un accord historique. J’espère qu’il se transformera en résultat historique pour la gauche et les forces vives de notre département.

    LA FRANCE INSOUMISE

    Léo Purguette : Il y a des listes d’union, mais pratiquement partout où elles existent, des listes LFI sont présentes. Comment l’expliquez-vous ? Est-ce que ça va se prolonger au second tour ?

    Nous verrons s’il y aura des listes insoumises réellement déposées dans toutes les communes…

    Didier Gesualdi : … Vous en doutez ?

    Oui, j’en doute clairement. Il y a des communes où les insoumis ont annoncé qu’ils avaient une liste et, en même temps, ils nous appellent pour nous dire qu’ils n’arrivent pas à la boucler et savoir si on est en capacité de rentrer à la table des négociations. C’est quand même assez curieux comme méthode. Fracturer l’union de la gauche et les dynamiques locales pour ensuite rétropédaler quand vous n’avez pas assez de noms pour composer la liste. Mais pourquoi ? Parce que dans de nombreuses communes, la dynamique d’union de la gauche est déjà à l’œuvre, donc les gens sollicités pour figurer sur une liste différente ont tendance à refuser, considérant qu’il ne faut pas jouer le jeu de la division. Sur le second tour, cela voudrait dire que ces listes feraient plus de 5% pour fusionner ou plus de 10% pour se maintenir. De mon point de vue, ça n’arrivera peut-être pas dans l’ensemble des communes. Les électrices et électeurs trancheront.

    Léo Purguette : À Marseille, il y a eu des mots échangés entre Sébastien Delogu et Benoît Payan. La fracture est-elle irrémédiable ?

    C’est au maire de Marseille de le dire. J’observe que Sébastien Delogu mène une campagne plutôt tournée contre le maire, alors que le véritable danger, c’est une victoire potentielle de l’extrême droite. Je regrette que des candidats se réclamant de la gauche tapent sur d’autres candidats de gauche que le RN. Je ne le ferai donc pas moi-même.

    LE BILAN

    Didier Gesualdi : Vous voulez conserver le pouvoir, mais vous en avez fait quoi dans les communes où vous l’avez ?

    Je ne dirais pas le pouvoir, mais la gestion car, précisément, ce qui fait réussir dans nos communes, c’est l’implication citoyenne et la proximité avec les habitants. Il y a une dimension de restitution du pouvoir dans nos communes. On a longtemps parlé de communisme municipal mais c’est une réalité. J’ai rencontré encore récemment, à Châteauneuf-les-Martigues, des habitants pas communistes pour un sou me disant « on aimerait avoir comme au Rove ou à Martigues un maire communiste parce qu’on voit qu’en matière de services publics, de culture, d’accès au sport, de solidarité, il n’y a pas mieux ». Nos communes le font en étant prises à la gorge par la baisse des dotations de l’État. Elles arrivent à opérer des arbitrages en faveur des intérêts de la population. C’est là notre marque de fabrique.

    Didier Gesualdi : À Marseille, vous défendez aussi le bilan ? Il est très critiqué par la droite et l’extrême droite sur les écoles, les déchets, la propreté…

    Que des opposants politiques attaquent la gauche en période électorale, quoi de plus normal ? Si on est un peu sérieux l’espace d’un instant, nul doute que la gestion municipale du Printemps marseillais a fait changer d’ère la Ville de Marseille. Toutes les enquêtes d’opinion démontrent que cette perception est partagée par les Marseillais et que le total gauche a progressé depuis 2020. Sur les écoles, un travail formidable a été fait, certes grâce aussi au plan « Marseille en grand », mais il a fallu aller chercher l’argent. Sur les déchets, la propreté, vous le savez, il y a la responsabilité de la Métropole.

    LE NARCOTRAFIC

    Léo Purguette :Vous aviez initié « l’appel de Marseille » contre le narcotrafic. Que peut une Ville face à la mafia ?

    Ce n’est pas à la Ville de répondre en priorité. On voit bien le niveau où se joue cette question : c’est l’échelle internationale avec les pays producteurs, les têtes de réseaux planquées dans des pays du Maghreb ou des Émirats… Cela dit, les municipalités, je crois que la Ville de Marseille le fait assez bien, sont des amortisseurs pour les familles, les personnes en première ligne face au narcotrafic. Quand vous doublez les effectifs de police municipale, ce n’est pas pour se substituer à la police nationale. C’est pour effectuer un travail de terrain qui ressemble bien plus à ce que faisait la police de proximité avant que Nicolas Sarkozy ne la supprime. Cette présence crée du lien social, assure la tranquillité, empêche des bascules dans les réseaux mafieux… Sur le volet prévention, une commune peut aider à sortir d’une addiction ou empêcher d’y tomber.

    L’EXTREME DROITE

    Didier Gesualdi : Il y a une montée du RN, de ses idées. Beaucoup d’habitants se disent « on ne les a pas essayés », pourquoi pas finalement ?

    Je ne sais pas si, aujourd’hui, il y a une montée du RN.

    Didier Gesualdi : Dans les enquêtes d’opinion en tout cas.

    Oui, mais je me souviens des législatives où on nous a annoncé une flambée du vote RN, une majorité absolue pour l’extrême droite, et les mêmes nous expliquaient au soir des résultats leur surprise. Deux choses : soit on a réussi collectivement à désamorcer cette poussée, soit il y a un petit décalage entre ce qui est déclaré et la réalité. Je crois qu’il y a un peu des deux. La meilleure réponse au RN, c’est de dénoncer sa supercherie. Le RN a voté 5 milliards de baisses de dotations aux collectivités. Ce sont les mêmes députés qui viennent se présenter aux municipales ! La meilleure façon de faire baisser le RN, c’est la réponse aux besoins. Quand vous avez des municipalités qui font un bon travail sur les services publics, l’éducation, la santé, la proximité, la démocratie, la culture… le RN recule. Je le dis tranquillement : quand vous prenez les chiffres de la présidentielle sur n’importe quelle commune de gauche du département, et ceux des municipales de 2020, vous voyez que des électeurs qui peuvent voter RN sur un scrutin national plébiscitent le maire communiste ou de gauche, parce que leur gestion municipale est le meilleur rempart contre l’extrême droite.

    Léo Purguette : « La Marseillaise » a publié une enquête collective sur les municipalités d’extrême droite dans le sud de la France. Quel regard portez-vous sur leur bilan ?

    Dans notre région, leur bilan est catastrophique. On se souvient des plus anciennes : Toulon, Vitrolles, Marignane… Ce fut des échecs retentissants. On a un RN qui a entamé une mue, essaye d’apparaître plus lisse. Mais le bilan est toujours le même : des villes de plus en plus fracturées, où une partie de la population est opposée à une autre, avec une pratique du pouvoir autoritaire.

    Léo Purguette : Il y a aussi des condamnations, des affaires en cours. C’est vrai au plan national avec Marine Le Pen et au plan local. Comment expliquez-vous que cela ne pèse pas sur les intentions de vote ?

    C’est assez désolant. La question de la probité est importante. Mon analyse personnelle c’est que des gens s’identifient beaucoup plus à une étiquette qu’aux individus qui la représentent. Il y a eu des enquêtes qui démontrent que des électeurs RN sont incapables de citer le nom du candidat pour lequel ils ont voté.

    LA METROPOLE

    Léo Purguette : Avec les municipales, c’est également la Métropole qui se joue.

    Souhaitez-vous un changement de gouvernance ? Une Métropole à gauche est-elle possible ?

    Je suis un communiste, un homme de gauche depuis toujours, je crois à la nécessité que la gauche puisse emporter la Métropole. Ça ne sera pas possible qu’avec Marseille, c’est la raison pour laquelle l’accord des forces de gauche et écologistes est conçu pour faire basculer d’autres villes à gauche. Ceci étant dit, au-delà de la sensibilité du président ou de la présidente de la Métropole, la question de la gouvernance devra se poser demain. La question, c’est une Métropole pour quoi faire ? Dans la dernière période, avec la suppression des conseils de territoire, il y a eu une forme de recentralisation. Les habitants des 92 communes de la Métropole lui reprochent d’avoir des centres de décision trop éloignés des citoyens. Il est nécessaire, quelle que soit la couleur de la Métropole demain, de se poser cette question de la gouvernance.

    LA QUESTION DES LECTEURS

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Joël Faudot :

    La situation internationale oblige chacun. Ce qu’on découvre c’est la réalité des États-Unis, sa sauvagerie sans scrupule, mais également la véritable nature de la construction européenne. Le PCF doit être à la hauteur de l’enjeu, en finir avec les discours confus, le monde attend un discours qui brise la glace.

    Le PCF a toujours eu, dans son ADN, la défense des valeurs de paix. Je le dis avec force : c’est une position courageuse qui n’a rien à voir avec de l’angélisme. On a aujourd’hui un basculement du monde avec des États-Unis et un président Trump interventionnistes plus que jamais. La France, dans ce schéma-là, a un rôle majeur à jouer. Et pourtant, on voit comment la diplomatie française a reculé au cours des 20 dernières années, à la fois avec un alignement sur les États-Unis, tout en se coupant du monde arabe, des grandes puissances comme la Russie, la Chine… et se retrouve isolée et à la botte des États-Unis. Dans la dernière séquence, on a vu comment le président de la République a emboîté le pas de Trump pour soutenir le kidnapping du président Maduro, quoi qu’on pense de lui personnellement. Je ne sais pas ce qu’espérait le président de la République en agissant de la sorte, la réponse de Trump a été de divulguer des SMS privés qu’Emmanuel Macron lui avait envoyés. On voit bien que la France est devenue la risée du monde. Elle est incapable d’être un arbitre pour la paix. On paye cet alignement sur les États-Unis. Il est temps de réaffirmer avec force la nécessité de la sortie de l’Otan. C’est une organisation qui n’a plus de raison d’être et même un objet de conflits en capacité de mettre le feu aux poudres.

    LE MONDE DU TRAVAIL

    Léo Purguette : Vous étiez au meeting de Sophie Binet à la centrale de Gardanne, vendredi. Comment le PCF entend-il faire passer les revendications du monde du travail dans ces échéances municipales ?

    Dans les programmes que nous défendons. Nous dirigeons des municipalités qui ont toujours été du côté des travailleurs, mais aussi de la défense de l’outil industriel et productif. C’est important de pouvoir créer de la richesse et répondre aux besoins de la population ici. En lien avec les questions d’impact environnemental. Les municipalités et singulièrement les municipalités communistes sont un amortisseur des difficultés sociales et de pouvoir d’achat que rencontrent les travailleurs, grâce à leur politique culturelle, sportive, solidaire.

    Léo Purguette : Pour ou contre la ligne à très haute tension ?

    Pour, philosophiquement. Il faut trouver le meilleur tracé, l’enfouissement nécessaire… Je crois à l’implantation d’une industrie décarbonée. Il faut l’alimenter en énergie.