Tag: Municipales 2026

  • Le collectif Tous orangeois entre vraiment en campagne

    Le collectif Tous orangeois entre vraiment en campagne

    Ils tenaient à marquer le coup avant les fêtes. Créé l’hiver dernier avec l’ambition de bâtir une large liste citoyenne et républicaine pour les municipales afin de mettre fin aux 30 ans d’extrême droite, le collectif Tous orangeois a acté son entrée en campagne ce vendredi. « C’est une période grave et historique à Orange, nous voulons apporter un peu de joie et bonne nouvelle entre le procès Bompard et les Chorégies, et prouver ensemble qu’il est possible de faire triompher une liste citoyenne représentative de tous les Orangeois », expose Gilles Taillardas, libraire et l’une des figures de proue du collectif.

    Si un vote interne a acté qui sera la tête de liste, celle-ci ne sera dévoilée que début janvier. La liste prendra le nom de « Orange cœur citoyen ». Le collectif, qui ne souhaite aucun soutien officiel de partis politiques bien qu’être encarté ne soit pas interdit pour être sur la liste, regroupe majoritairement des novices en politique mais comptera trois élus, anciens ou actuels, de gauche, à l’instar de Patrick Savignan qui siège aujourd’hui dans l’opposition. Dans l’attente du verdict du procès Bompard le 26 janvier, Tous orangeois est la 3e liste déclarée après celle du RN Jean-Dominique Artaud et de la macroniste et élue d’opposition, Carole Normani. Un temps moteur du collectif, Gilles Laroyenne (UDI) l’a depuis quitté, l’estimant trop à gauche.

    « Nous prônons la liberté idéologique, la coconstruction et l’intelligence collective », défend Gilles Taillardas. Rétablir de « la vie démocratique » est un mantra du collectif. « Il faut une politique apaisée, à l’écoute de tous », fait savoir Hinda Aït-Lalamma, souffrante vendredi mais très active dans la campagne. « Nous voulons gagner pour instaurer une action publique plus humaine, rendre Orange plus désirable et rétablir une sérénité politique », avance Antoine Boudet, ostéopathe, investi aussi dans la vie associative sportive. Difficile pour les futurs colistiers de ressortir une mesure prioritaire ou d’urgence. Valérie Féral, assistante dentaire, cible « la jeunesse mais aussi l’accès aux soins et la sécurité ». Plusieurs réunions thématiques sont prévues à partir de janvier, afin de dévoiler le programme issu d’enquêtes de terrain menées depuis 10 mois par le collectif.

  • Aubagne en commun veut revitaliser le centre-ville

    Aubagne en commun veut revitaliser le centre-ville

    « Si nous arrivons à être aux manettes, amorce la tête de liste Jean-Pierre Squillari, nous espérons inverser la tendance, que les commerces rouvrent et que les gens vivent bien à Aubagne. » Il est entouré par 8 personnes de son équipe (gauche et citoyens, sans LFI). Le « dépérissement d’Aubagne n’est pas une fatalité. Le centre-ville ne manque ni de potentiel, ni d’atouts. Il manque une direction claire », estime la tête de liste. David Chiousse, directeur de campagne, observe : « Les commerces ne ferment pas s’il y a de la fréquentation. Un des enjeux est de redonner de l’attractivité au centre-ville. »

    « Ce sera financé »

    Parmi les leviers envisagés, la création d’une halle, « avec producteurs locaux, artisans, concerts (…) ». Elle pourrait être implantée cours Voltaire, là où reviendrait le marché, et où serait abandonnée la construction de l’Office de tourisme, dans le secteur Grimaud ou sur la friche du Palace. Pour Jean-Pierre Squillari, la halle, « locomotive économique et culturelle », sera un des moteurs pour l’attractivité du centre-ville. De même que le « parc urbain », qu’Aubagne en commun veut réaliser au Bras d’Or. Dans ce « poumon vert », l’équipe veut « reconstruire la piscine ». Elle serait non couverte, mais pourrait être chauffée. Pour Jean-Pierre Squillari, l’actuelle piscine Alain-Bernard, très utilisée par les écoles, offre peu de créneaux au grand public. L’équipe veut aussi une ville plus fraîche l’été, avec de l’ombre et de l’eau dans les fontaines. « Ce n’est pas un catalogue de promesses, ce sera financé », assure Jean-Pierre Squillari. Aubagne en commun propose en effet de renégocier la concession d’aménagement du centre-ville d’Aubagne par la Soleam (société publique locale d’équipement), pour laquelle « 10 millions d’euros ont déjà été versés ».

  • [Rétro 2025] Bassin de Thau : séisme après la chute de F. Commeinhes

    [Rétro 2025] Bassin de Thau : séisme après la chute de F. Commeinhes

    Sur l’île singulière, 2025 restera l’année du séisme politique. Après 24 ans de règne sans partage, François Commeinhes a brusquement tout perdu : la mairie de Sète, la présidence de l’Agglomération et son statut de notable respectable.

    Pour le gynécologue de profession qui jusqu’ici paraissait intouchable, la dégringolade fut brutale, dans la lignée de celle de son voisin agathois de droite, Gilles d’Ettore, contraint l’an passé de quitter le pouvoir dans l’attente de son procès dans l’affaire de la voyante.

    Pour François Commeinhes, qui n’avait plus sa carte des Républicains depuis 2017, point de conversation ésotérique avec l’au-delà mais là encore une affaire de « détournement de fonds publics ». Fin avril, l’édile était définitivement condamné en cassation pour avoir versé, entre 2016 et 2019, des rémunérations indues à son ancien directeur général des services, Patrice Millet, pour la coquette somme de 99 000 euros. Quand bien même la Cour de cassation reconnaissait que F. Commeinhes ne s’était pas lui-même enrichi de la manœuvre dont il a toujours nié avoir eu connaissance, la Justice confirmait ainsi le jugement de la Cour d’appel de Montpellier. Condamné à un an de prison avec sursis, 15 000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité avec interdiction de droit de vote, F. Commeinhes, 76 ans, prenait acte de la sanction jugée « disproportionnée sur le fond ». Dans une vidéo Facebook postée le 30 avril, il annonçait aussitôt sa démission de tous ses mandats sans désigner d’héritier politique.

    Linarès récupère l’Agglo

    En dépit de la secousse, la Ville de Sète est restée à droite. Du conclave de la majorité municipale, c’est finalement avec le nom d’Hervé Marquès que sort la fumée blanche le 5 mai avant le vote de confirmation le 12 mai. Salué pour sa connaissance des dossiers et sa personnalité, l’ancien adjoint aux sports fait consensus et coiffe sur le poteau d’autres postulants (François Escarguel, Jeanne Corporon, Hervé Merz…). Depuis, le maire par intérim, qui n’a pas encore déclaré sa candidature en 2026, s’efforce de terminer le mandat dans les pas de son mentor, sans faire trop de vagues ni coup d’éclat.

    En revanche, l’histoire a pris un tout autre cours dans le Bassin de Thau. Le 13 mai, Jean-Guy Majourel (22 voix), le candidat envoyé par la municipalité sétoise, était battu à la présidence de Sète Agglopôle. Après 3 tours d’un scrutin indécis, Loïc Linarès (PS), jusque là deuxième vice-président du maire de Frontignan, Michel Arrouy (PS), prenait la main (24 voix). Avec une majorité relative fragile, Loïc Linarès s’est immédiatement promis d’agir dans un « esprit de coopération sincère en respectant les sensibilités et en assurant une gouvernance claire, partagée et respectueuse de l’intelligence collective ». Si la gauche conserve Frontignan en 2026, voilà qui ouvre des perspectives.

  • Barles et LFI ont lancé leur campagne dans les 1er et 7e arrondissements de Marseille

    Barles et LFI ont lancé leur campagne dans les 1er et 7e arrondissements de Marseille

    Souffrant, Sébastien Delogu n’était pas là. Mais le portrait du député-candidat LFI à la mairie de Marseille trônait partout, vendredi, pour le lancement de campagne de la liste insoumise dans le 1er secteur où Sébastien Barles (Vaï) sera la tête de liste. à ses côtés, le député Manuel Bompard et Charlotte Deweerdt, la cheffe de la France insoumise sur ces 1er et 7e arrondissements.

    Suppléante d’Allan Popelard, candidat LFI du NFP lors des législatives de 2024 sur la 5e circonscription remportée par Hendrik Davi, le député sortant purgé de la France insoumise, la jeune femme est médiatrice culturelle, programmatrice, notamment sur le festival Aflam consacré au cinéma arabe, et historienne. Elle a travaillé sur le volet école de l’enquête « Marseille en vrai », réponse de la France insoumise au Plan Marseille en grand.

    Face à une cinquantaine de militants réunis au Theatri Afriki Djigui, au cœur de Belsunce, le duo a livré les grandes lignes de leur campagne, sur fond de réquisition des logements vacants et de lutte contre Airbnb. LFI vise l’ouverture d’une école au cœur de Noailles, et celle, au public, du toit terrasse des Galeries Lafayette transformés en vitrine des associations. Les candidats portent aussi la création d’un conseil de quartier, d’une halte soins addictions et entendent débaptiser le boulevard Dugommier pour le nommer Louise Michel.

    En janvier, une agora populaire permettra de décliner le programme municipal à l’échelle du secteur. Ce sera le cas dans d’autres arrondissements. Samedi à Frais Vallon, LFI lance la campagne de Mohamed Bensaada, candidat sur les 13-14 en 2020, et dimanche, celle de Léa Bijaoui dans les 4-5. Autre nom dévoilé, celui de Victoire Diethelm dans les 6-8.

  • Le maire Gérard Gazay porte plainte pour diffamation

    Le maire Gérard Gazay porte plainte pour diffamation

    Dans un communiqué daté du 17 décembre, la Ville d’Aubagne indique avoir « déposé plainte contre M. Squillari, qui a accusé le maire et les services de la Ville d’utiliser les moyens de la collectivité pour faire campagne, ce qui est entièrement faux. (…) Cette allégation nuit à l’intégrité, à la crédibilité du maire et à la neutralité des services de la Ville. Depuis le 1er septembre dernier en effet, la Ville a pris les mesures nécessaires pour respecter scrupuleusement la législation en la matière en période électorale. » Le 24 octobre dernier, les directeurs de campagne des candidats Jean-Pierre Squillari (Aubagne en commun) et Giovanni Schipani ont annoncé avoir saisi la Commission nationale des comptes de campagne et de financements politiques.

    « Procédure bâillon »

    « On est très sereins », assure David Chiousse, le directeur de campagne de Jean-Pierre Squillari. « Parce que saisir une commission de contrôle, ce n’est pas une diffamation, c’est juste vouloir s’assurer que les actions du candidat Gérard Gazay sont légales, ou qu’elles ne le sont pas. Si on a saisi la commission, c’est bien parce qu’on pense qu’il y a des irrégularités. » Notamment, évoque-t-il, « l’utilisation par Gérard Gazay de son compte Facebook de maire, avec 10 000 abonnés, contre 1 000 sur son compte de campagne. » Il analyse : « Il faut bien comprendre que c’est une manœuvre du candidat Gérard Gazay pour judiciariser la campagne électorale. La droite souvent fait ça, et puis c’est une tendance aussi des grandes entreprises. C’est ce qu’on appelle les procédures bâillon, c’est-à-dire essayer par une action judiciaire de faire taire ceux qui s’opposent et d’empêcher le débat démocratique. Beaucoup de personnes en ont été victimes à gauche. » Il corrige : « Et puis c’est pas la Ville d’Aubagne qui porte plainte, c’est Gérard Gazay, son maire, c’est pas tout à fait la même chose. » Jean-Pierre Squillari renchérit : « Gérard Gazay dit que c’est sa fonction de maire qui a été outragée. Mais je constate quand même que c’est lui, Gérard Gazay, qui me demande 13 000 euros de dommages et intérêts. » David Chiousse observe : « Le maire aurait pu prendre un avocat, ou même le faire payer par sa campagne électorale pour attaquer. Mais non, il demande la protection fonctionnelle, c’est-à-dire que ce sont les Aubagnaises et les Aubagnais qui vont payer… ». « La justice tranchera », réagit Jean-Pierre Squillari.

  • Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Régulièrement, depuis qu’il s’est positionné dès le printemps dans la course aux municipales (15 et 22 mars), on entend dire que Joël Peyre n’ira pas au bout. L’actuel élu municipal en charge des finances a toujours démenti. Ce mercredi soir, il a apporté une preuve cinglante qu’il fallait bien compter sur lui en inaugurant son local de campagne, boulevard Saint-Roch. À la tête du Printemps des Avignonnais, Joël Peyre conduit un attelage un peu fourre-tout intitulé « rassemblement des citoyens de gauche, démocrates, féministes, progressistes, écologistes, humanistes et des femmes et des hommes de bonne volonté pour Avignon ». Comme une sorte de réponse à distance à son principal concurrent à gauche, David Fournier (PS), qui a reçu le soutien de plusieurs partis (Génération écologie, Les Écologistes, l’Après, le Parti animaliste).

    Une centaine de personnes était réunie mercredi soir, dont une dizaine d’élus de la majorité sortante. À trois jours du dernier conseil municipal du mandat, l’héritage de Cécile Helle a été évoqué. Nul doute que samedi en séance, au moment de présenter le budget 2026, Joël Peyre aura un mot chaleureux à l’endroit de la maire sortante qui en a fait son monsieur finances pendant douze ans. Cécile Helle, qui « a une préférence » pour prendre sa relève, devrait s’exprimer en janvier pour dévoiler vers qui va son soutien. Dans le camp de Joël Peyre, on est certain qu’il est l’élu. Sans s’avancer là-dessus, le candidat se pose dans le droit fil de la politique menée pendant deux mandats. « Je regrette que Cécile Helle s’arrête et tiens à la remercier pour sa sagesse et son courage dans la fonction de maire, son action sera une source d’inspiration », salue Joël Peyre, assumant de « s’inscrire pleinement dans la continuité ». Ce qui ne veut pas dire immobilisme », précise-t-il, sans s’appesantir sur son projet, dont il a déjà dévoilé quelques thématiques autour de la santé ou des mobilités.

    « Nous refusons

    les extrémismes »

    Joël Peyre pense tenir sa légitimité par son expérience et son sens des responsabilités, après avoir « assaini » les finances de la Ville. « Nous refusons les extrémismes affichés ou larvés et nous ne laisserons pas faire les professionnels de la parlote, ceux qui veulent accaparer Avignon au profit d’un camp par quelques petits arrangements inavouables d’arrière-boutique », prévient-il. Manière d’englober un peu tous les opposants. Autour de lui, plusieurs élus, ou l’ex-candidat DVG aux législatives Philippe Pascal, ont vanté les mérites d’un « vrai bosseur », « intelligent », « honnête et intègre », « raisonnable ».

    À moins de trois mois du premier tour, chacun a conscience à gauche de l’urgence à s’unir, mais personne ne semble prêt à s’effacer. Au local de Joël Peyre, certains misent sur une entente avec Avignon collectif, poussé par l’adjointe (PS) aux sports, Zinèbe Haddaoui, le PCF et Génération.s. La parution à venir, ce samedi dans La Provence, d’un sondage, devrait permettre à chacun de se compter.

  • Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Régulièrement, depuis qu’il s’est positionné dès le printemps dans la course aux municipales (15 et 22 mars), on entend dire que Joël Peyre n’ira pas au bout. L’actuel élu municipal en charge des finances a toujours démenti. Ce mercredi soir, il a apporté une preuve cinglante qu’il fallait bien compter sur lui en inaugurant son local de campagne, boulevard Saint-Roch. À la tête du Printemps des Avignonnais, Joël Peyre conduit un attelage un peu fourre-tout intitulé « rassemblement des citoyens de gauche, démocrates, féministes, progressistes, écologistes, humanistes et des femmes et des hommes de bonne volonté pour Avignon ». Comme une sorte de réponse à distance à son principal concurrent à gauche, David Fournier (PS), qui a reçu le soutien de plusieurs partis (Génération écologie, Les Écologistes, l’Après, le Parti animaliste).

    Une centaine de personnes était réunie mercredi soir, dont une dizaine d’élus de la majorité sortante. À trois jours du dernier conseil municipal du mandat, l’héritage de Cécile Helle a été évoqué. Nul doute que samedi en séance, au moment de présenter le budget 2026, Joël Peyre aura un mot chaleureux à l’endroit de la maire sortante qui en a fait son monsieur finances pendant douze ans. Cécile Helle, qui « a une préférence » pour prendre sa relève, devrait s’exprimer en janvier pour dévoiler vers qui va son soutien. Dans le camp de Joël Peyre, on est certain qu’il est l’élu. Sans s’avancer là-dessus, le candidat se pose dans le droit fil de la politique menée pendant deux mandats. « Je regrette que Cécile Helle s’arrête et tiens à la remercier pour sa sagesse et son courage dans la fonction de maire, son action sera une source d’inspiration », salue Joël Peyre, assumant de « s’inscrire pleinement dans la continuité ». Ce qui ne veut pas dire immobilisme », précise-t-il, sans s’appesantir sur son projet, dont il a déjà dévoilé quelques thématiques autour de la santé ou des mobilités.

    « Nous refusons

    les extrémismes »

    Joël Peyre pense tenir sa légitimité par son expérience et son sens des responsabilités, après avoir « assaini » les finances de la Ville. « Nous refusons les extrémismes affichés ou larvés et nous ne laisserons pas faire les professionnels de la parlote, ceux qui veulent accaparer Avignon au profit d’un camp par quelques petits arrangements inavouables d’arrière-boutique », prévient-il. Manière d’englober un peu tous les opposants. Autour de lui, plusieurs élus, ou l’ex-candidat DVG aux législatives Philippe Pascal, ont vanté les mérites d’un « vrai bosseur », « intelligent », « honnête et intègre », « raisonnable ».

    À moins de trois mois du premier tour, chacun a conscience à gauche de l’urgence à s’unir, mais personne ne semble prêt à s’effacer. Au local de Joël Peyre, certains misent sur une entente avec Avignon collectif, poussé par l’adjointe (PS) aux sports, Zinèbe Haddaoui, le PCF et Génération.s. La parution à venir, ce samedi dans La Provence, d’un sondage, devrait permettre à chacun de se compter.

  • Un budget 2026 voté sur fond de fin de cycle politique

    Un budget 2026 voté sur fond de fin de cycle politique

    Ce samedi 13 décembre, les élus nîmois ont clôturé l’année politique par une séance de conseil municipal dense, avec 56 délibérations à l’ordre du jour. Moment fort de la matinée : l’adoption du budget primitif 2026, dernier de la mandature de Jean-Paul Fournier, dans un climat de plus en plus marqué par les échéances électorales à venir.

    Porté par l’adjoint aux finances Frédéric Escojido, ce budget affiche 402 M d’euros de dépenses consolidées, dont 125,8 M€ pour l’investissement. Il vise à poursuivre les projets structurants en matière d’urbanisme, d’éducation, de sécurité et de transition écologique, tout en maintenant un ratio de désendettement à cinq ans. « Ce budget est rigoureux, sincère, et assure la continuité de l’action municipale », a-t-il défendu. Mais à gauche, Vincent Bouget a dénoncé un « faux équilibre », pointant notamment « une baisse de plus de 2 M d’euros pour les associations ».

    Des débats électriques

    Les tensions se sont aussi cristallisées sur le financement des centres sociaux. François Courdil (adjoint) a accusé le Département de n’avoir soutenu qu’un seul centre cette année. Sur un autre front, l’élue d’opposition Sylvette Fayet a vivement critiqué l’augmentation de 50 centimes des places PMR pour les corridas, dénonçant une mesure « absurde et honteuse ». L’adjoint à la tauromachie Frédéric Pastor a répliqué que l’accompagnant bénéficie du même tarif réduit.

    Enfin, la Ville a réaffirmé son engagement pour l’égalité femmes-hommes, avec un index de 78/100 et des mesures de prévention accrues, notamment via le dispositif Angela ou la distribution de capuchons anti-GHB. À trois mois du scrutin, cette séance aura résumé en une matinée les enjeux d’un basculement politique en gestation.

  • [Municipales] A Roquefort-la-Bédoule, Marc del Grazia : « Nous allons terminer ce que nous avons commencé »

    [Municipales] A Roquefort-la-Bédoule, Marc del Grazia : « Nous allons terminer ce que nous avons commencé »

    En 2020, il avait remporté l’hôtel de ville de cette commune d’environ 6 000 habitants grâce à 30 voix en sa faveur par rapport à la liste de Jérôme Orgeas (DVD), l’ex édile.

    La Marseillaise : Pourquoi vous présenter à nouveau ?

    Marc del Grazia : Sur le premier mandat, nous avons commencé d’importantes réalisations comme la construction d’une école primaire de 16 classes, dont le chantier est en cours. L’actuelle école était trop petite, et n’était plus aux normes. Elle devrait être livrée en 2027. Nous avons aussi lancé, en 2022, avec la Ville et le bailleur social Erilia, le projet d’une maison intergénérationnelle sociale qui permet aux personnes âgées de bénéficier d’appartements, 59 logements adaptés, et 30 logements pour les jeunes, avec une crèche à l’intérieur. En dépit de concertations, le permis a été attaqué par les voisins. La Ville a gagné en première instance au tribunal administratif mais les opposants ont souhaité aller en appel. Je ne me présente pas sous une étiquette politique. Je suis là pour rassembler le plus large possible, simplement des gens qui ont envie de travailler pour la commune.

    Comment concevez-vous votre rôle de maire ?

    M.d.G. : Travailler, travailler, toujours travailler, essayer de comprendre les habitants et être attentif aux besoins de la population. Je me déplace souvent à pied dans la commune pour rentrer chez moi, donc ça fait que je suis en contact permanent avec la population.

    Que vous demandent les habitants ?

    M.d.G. : Un des problèmes est celui des transports. On les a pas mal améliorés, mais on pourrait mieux faire, avec par exemple des rapprochements avec Aubagne ou La Ciotat. Et puis la sécurité. Les habitants souhaitent que les moyens soient mis en place pour qu’ils se sentent en sécurité. Nous avons beaucoup de pavillonnaire, des maisons relativement isolées, sujettes à des cambriolages, par périodes. D’autres communes des environs, comme Cassis, Carnoux, jusqu’à Ceyreste connaissent cela. Depuis que je suis élu, les caméras de vidéosurveillance sont passées d’une vingtaine à 55. Cela aide à la résolution des affaires.

    Quels thèmes allez-vous privilégier durant cette campagne ?

    M.d.G. : Surtout, terminer ce qu’on a commencé, éviter de faire du suréquipement, améliorer les équipements qu’on a. Par exemple, aménager les espaces autour de la future école. Nous avons quand même un grand projet en collaboration avec la Métropole Aix-Marseille, celui de créer une médiathèque.

    Quels sont les défis à relever dans votre commune ?

    M.d.G. : C’est déjà préserver notre environnement. Le deuxième défi, c’est développer notre viticulture puisque Roquefort-la-Bédoule a une place privilégiée dans le monde du vin. Dans le prochain Plan local d’urbanisme (PLU), que l’on doit commencer à réviser fin 2026, on veut pouvoir donner des espaces aux viticulteurs pour planter des vignes.

  • La gauche relève le défi des mobilités durables

    La gauche relève le défi des mobilités durables

    L’équipe de Stéphane Sacco, tête de liste du mouvement « Uni.e.s à gauche pour La Seyne », poursuit ses rencontres avec les habitants afin de peaufiner avec eux sa ligne programmatique. Ce jeudi soir, la réflexion va porter sur l’immense défi que représente les mobilités urbaines. Le rendez-vous est donné à 18h au local de campagne, rue Cyrus-Hugues.

    Fluidification du trafic

    L’ex-Cité des Chantiers est en effet en proie depuis des décennies à de graves problèmes de déplacements et d’aménagement de ses axes de circulation, rappelle le candidat, soutenu par la GRS, le PCF, L’Après et le MRC.

    Un chantier d’envergure qui consiste donc à s’attaquer, pour commencer, au problème de la traversée du port, constamment saturé aux heures de pointe. Un axe pourtant incontournable pour rejoindre notamment les Sablettes et Saint-Mandrier, mais qui n’a pas été conçu pour absorber une telle quantité de trafic. Quelles solutions pour y remédier ?

    Le sujet de la corniche Tamaris, qui relie le centre-ville aux quartiers balnéaires et aux plages, est également sur la table. Cette route sinueuse et étroite n’est pas adaptée à sa fréquentation lors de l’afflux touristique et se retrouve elle aussi régulièrement congestionnée.

    Face à ces problématiques, la gauche planche sur la fluidification du trafic, mais aussi – et surtout – à l’amélioration des transports en commun, à l’extension des zones piétonnes et à l’aménagement d’espaces dédiés aux vélos, afin de redonner de la place aux mobilités douces.

    Sur tous ces sujets, et sur bien d’autres, chacun pourra apporter sa contribution ce soir, rue Cyrus-Hugues. De quoi nourrir le débat et faire fonctionner l’intelligence collective, essentielle pour répondre aux défis des mobilités durables et solidaires.