Tag: Municipales 2026

  • Martine Vassal veut rassurer la communauté juive

    Martine Vassal veut rassurer la communauté juive

    Elle l’avait annoncé en conseil métropolitain lors de l’hommage aux victimes de la fusillade de Bondi à Sydney. Martine Vassal, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, a présenté mercredi une série de mesures programmatiques pour lutter contre l’antisémitisme. « Au moment où la communauté juive subit des attaques aux quatre coins du monde », la candidate à la mairie de Marseille estime que cette lutte doit être « une cause majeure pour une municipalité ».

    Référents, charte et tolérance zéro

    Annonçant qu’elle prendra la présidence de Marseille espérance si elle est élue, Martine Vassal promet de mettre tout en œuvre pour y faire revenir le grand rabbin de Marseille qui a quitté cette association créée en 1990 pour œuvrer au dialogue interreligieux, depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023.

    Le plan d’action en lui-même se décline en quatre volets : éducatif, administratif, sécuritaire et culturel. Pour les élèves du primaire, elle propose des partenariats avec des associations, des visites du Camp des Milles et la mise en place de « référents antisémitisme ». Le référent laïcité n’a qu’à bien se tenir.

    Elle plaide aussi pour une « administration exemplaire » en proposant une sanction immédiate pour tous propos et soutiens à des actes terroristes, et le contrôle stricte des subventions. Martine Vassal met aussi sur la table la signature par chaque agent et élu municipal d’une charte contre l’antisémitisme. Et qu’importe si pour l’heure un tel document n’existe pas dans la collectivité départementale qu’elle préside.

    Côté sécurité, c’est « tolérance zéro » contre les « tagueurs antisémites » avec des travaux d’intérêt général pour leur apprendre l’histoire de la Shoah, et le renforcement des contrôles et de la police autour des écoles. Rayon culture, elle veut redonner un élan au Mémorial de la déportation, « délaissé par l’équipe municipale actuelle », pour en faire un lieu qui vive et fasse vivre la mémoire, et lancer un grand cycle culturel festif israélite, dans le cadre du jumelage avec Haïfa.

    « Il faut que la communauté juive retrouve sa place dans la 2e ville de France », martèle Martine Vassal. « Ce plan a un sens politique », glisse le macroniste Romain Simmarano arguant que le Printemps marseillais n’a pas acté qu’il ne ferait pas d’alliance avec LFI au 2e tour des municipales. Pour la droite locale, surtout, il a d’autant plus de sens que le vote RN n’a jamais autant séduit la communauté juive.

  • Avignon : Cécile Helle « inquiète » face à la désunion à gauche

    Avignon : Cécile Helle « inquiète » face à la désunion à gauche

    Dix mois après avoir renoncé à briguer un 3e mandat, Cécile Helle voit toujours sa majorité se disputer sa succession à trois mois des municipales (15 et 22 mars). Avec, à ce stade, quatre possibilités (David Fournier, Paul-Roger Gontard, Joël Peyre et Avignon collectif) voire cinq avec Benoît Belvalette (Place publique), soutenu par le premier adjoint.

    « Je suis inquiète », nous confie-t-elle. Un sujet encore abordé, lundi dernier, en réunion de majorité préparatoire au conseil municipal.

    « Je ne comprends pas la difficulté qu’on a à se rassembler. Oui, il y a des ambitions, mais fondamentalement, les projets seront les mêmes, à quelques exceptions près, et dans la continuité de ce qu’il s’est fait, en approfondissant ou en faisant différemment certaines choses. Cela empêche aussi de revendiquer le bilan, sur les écoles et les solidarités par exemple, et les valeurs auxquelles nous sommes profondément attachés », prévient la maire.

    « Une dynamique de rassemblement doit absolument se mettre en place au risque de perdre la ville », redoute-t-elle. Quant à son choix parmi les prétendants, « j’ai ma préférence », glisse-t-elle, sans vouloir se prononcer, même si plusieurs bruits se tournent vers Joël Peyre.
    « Je vais m’exprimer », assure Cécile Helle. Certainement en janvier.

    Plus d’informations sur le 94e et dernier conseil municipal en tant que maire d’Avignon de Cécile Helle, à lire ce jeudi dans La Marseillaise.

  • Joseph Minniti confirme être candidat à sa succession à La Seyne-sur-Mer

    Joseph Minniti confirme être candidat à sa succession à La Seyne-sur-Mer

    Son âge lui avait permis, en mai dernier, de prendre la succession de Nathalie Bicais, dont il était le premier adjoint, au terme d’un scrutin fermé au conseil municipal qui n’avait pas pu le départager de l’autre candidat, Jean-Pierre Colin. Et ses 82 printemps ne l’empêcheront pas de proposer sa candidature pour poursuivre son action en mars prochain. Après avoir pourtant annoncé, lors de son élection, qu’il n’irait pas plus loin que ce mandat d’intérim, Joseph « Jo » Minniti a changé d’avis, poussé par les leaders républicains du département – Jean-Louis Masson, président du conseil départemental, et François de Canson, vice-président de la région Sud, en tête -, et par les maires des communes alentour, qui voient en lui l’homme qui a su « apaiser le débat au conseil municipal, où les séances étaient très agitées. On est pourtant dans une période préélectorale, mais le dernier conseil s’est déroulé dans une ambiance constructive », se félicite-t-il.

    Les volte-face de Pontone et Onteniente

    S’il affirme pourtant ne pas être en campagne et se consacrer à l’action municipale, Jo Minniti s’appuie sur 14 membres de la majorité élue en 2020, modelée au fil du mandat puis scindée en deux suite aux déboires de Nathalie Bicais. En son sein, Lydie Onteniente et Ludovic Pontone, qui avaient fait allégeance à Jean-Pierre Colin – lui aussi candidat – en mai dernier. « Ce choix n’était pas contre M. le Maire, nous voulions sortir d’un système qui ne nous convenait plus, sur les plans humain et politique. Ce temps nous a permis de voir un apaisement, de nouvelles façons de travailler, une vraie rupture », justifie Lydie Onteniente, qui avait elle-même brigué l’investiture LR en juillet.

    Les deux conseillers départementaux veulent définitivement tourner la page Bicais : « Les décisions revenaient à la maire. Là, c’est facile de travailler avec un maire qu’on peut avoir en direct. On a des discussions, il n’y a plus cette façon de faire où on était de côté », soutient Ludovic Pontone. Cela implique aussi une rupture avec certains ex-colistiers, aujourd’hui aux côtés de Jean-Pierre Colin, ou faisant cavalier seul comme Cheikh Mansour, investi par Horizons, soutenu par Basma Bouchkara et Stéphane Lancelotta, élus à gauche en 2020 : « En tant que présidente de la commission départementale d’action sociale, et lui chargé de la politique de sécurité de la ville, ça a été très compliqué de travailler avec lui, avec des personnes fermées, pas à l’écoute des Seynois en situation de précarité. Il a une délégation sur le handicap, je ne l’ai jamais vu sortir une résolution. Il ne connaît pas les valeurs que doit avoir un élu », pointe Lydie Onteniente. Voilà qui promet de prochaines semaines animées, avec pas moins de huit listes candidates à la mairie (trois à gauche, quatre à droite, une à l’extrême droite).

  • À Béziers, la gauche veut tourner la page Ménard

    À Béziers, la gauche veut tourner la page Ménard

    Tourner la page Robert Ménard. À Béziers, à trois mois des élections municipales, beaucoup espèrent ravir le fauteuil de maire à l’édile d’extrême droite après deux mandats ayant fait des dégâts dans la cité de Paul-Riquet. À gauche d’abord. Le Printemps de Béziers, liste composée de neuf partis et menée par l’écologiste Thierry Antoine, fait valoir son rôle de rassembleur. « Nous avons fait le choix de mettre en avant notre diversité, de travailler non pas uniquement autour d’une seule tête de liste mais d’un quatuor [T. Antoine, Évelyne Coulouma de Place publique, Marie Laloma du PS et Nicolas Cossange pour le PCF, Ndlr] pour montrer qu’au-delà de la gestion, c’est aussi une logique que l’on veut différente. Il n’y a pas une mairie qui tourne autour des desiderata d’un seul homme mais d’une équipe dans sa diversité », soutient Nicolas Cossange.

    Cavalier seul côté mélenchonistes

    Et ainsi prioriser « l’emploi, les transports, l’éducation, ces questions font partie de ce que l’on veut démontrer, qu’une autre gestion est possible que celle à l’œuvre depuis 30 ans [et le premier mandat de Courderc, Ndlr] inefficace et responsable de l’état actuel de Béziers et de son statut d’une des villes les plus pauvres de France ».

    Mais le Printemps devra faire sans LFI qui a décidé de faire cavalier seul pour le scrutin. Les Insoumis ont désigné deux têtes de liste, David Ocard, professeur et Wissal El Jarrari, assistante parlementaire de la députée Sylvie Ferrer. Le duo veut incarner une « gauche de rupture » face à Ménard avec un projet s’articulant autour de la justice sociale, la transition écologique, la démocratie locale et la lutte contre les discriminations.

    Ce ne sont pas les deux seules listes à vouloir tirer leur épingle du jeu. Thierry Mathieu, conseiller régional de la majorité -mais pas encore soutenu par la présidente PS Carole Delga- était entré dans l’arène en proposant de remunicipaliser les Halles, privatisées par Ménard. Mais pas que. « À Béziers, les écoles sont extrêmement différenciées, l’indice de position sociale est très faible. Nous voulons remettre des moyens pour les écoles publiques à travers deux packs : un pack scolaire où nous financerons les fournitures et une réussite avec des heures de soutien gratuites. La réussite éducative repasse par le travail », soutient le directeur de la CAF de l’Hérault, qui présentera son programme en 2026, issu « d’un travail de 12 commissions avec les acteurs locaux et de 3 500 formulaires de Biterrois ». Face à une droite déchirée et une extrême droite divisée (le RN aura sa propre liste), la gauche a une carte à jouer.

  • Face à la menace RN, un appel à l’union de la gauche et des démocrates à Bagnols-sur-Cèze

    Face à la menace RN, un appel à l’union de la gauche et des démocrates à Bagnols-sur-Cèze

    Elle a beau s’être désintéressée* du sort de ses habitants durant tout le mandat qui s’achève, Pascale Bordes fait figure d’épouvantail à Bagnols-sur-Cèze. En 2022, cette avocate d’extrême droite faisait main basse sur la 3e circonscription du Gard. Aux législatives de l’an passé, elle y était encore mieux réélue raflant plus d’un millier de voix supplémentaires. Et voilà que le RN vient de l’investir candidate aux municipales (15-22 mars 2026).

    « Il ne s’agit pas d’agiter une peur, le RN peut gagner la ville », alerte Elian Cellier, le secrétaire de la cellule PCF locale qui (re)lance un grand appel pour « l’union de gauche et de tous les démocrates ». Sans liste de rassemblement, « les candidatures de gauche seraient mort- nées », redoute le socialiste Vincent Poutier qui relaie l’appel de son homologue communiste. Alors que « quand on est unis, on score ! Le NFP l’a prouvé. »

    PCF et PS sur la même longueur d’onde ? Pas si simple. Le travail partenarial n’ayant pas abouti, les socialistes ont désigné leur chef de file (Sylvain Hille) et semblent pencher vers Michel Cegielski, un ancien adjoint du maire macroniste Jean-Yves Chapelet. La position définitive du PS sera donnée en janvier mais V. Poutier concède une « proximité » avec Cegielski. Les communistes, eux, devraient soutenir Philippe Broche. Petit chef d’entreprise dans l’imprimerie, il est connu pour avoir fait ses preuves à la CCI. « On a déjà travaillé avec lui à la réouverture de la ligne de la rive droite du Rhône », insiste Elian Cellier comme gage de confiance. Enfin, sous la bannière « Unitaires 30 », l’élu d’opposition Jérôme Jackel, pro François Ruffin, veut repartir avec une « liste citoyenne ».

    Une ville de 18 000 habitants

    Si l’on ajoute que le maire Jean-Yves Chapelet, bien que décrit par ses opposants comme « affaibli », devrait briguer un nouveau mandat, cela fait beaucoup. Probablement trop dans une ville de 18 000 habitants qui va mal. Après avoir connu son âge d’or grâce à la centrale de Marcoule, Bagnols est une commune « paupérisée, gangrenée par le narcotrafic et le communautarisme », déplore Elian Cellier. Avec l’affaire de l’imam Mahjoubi expulsé ou de la pharmacienne assassinée, le RN pourrait y faire son terreau. D’où l’urgence pour les forces progressistes de prendre leurs responsabilités.

    * En 6 ans, l’élue d’opposition n’a jamais mis un pied au conseil municipal de Bagnols.

  • Quatre grands projets dans l’esprit de Laurent Belsola

    Quatre grands projets dans l’esprit de Laurent Belsola

    Le square Agard-Escavi était bien rempli samedi matin, alors que près de 300 personnes sont venues assister à l’inauguration du local de campagne du maire communiste sortant Laurent Belsola, situé quelques mètres plus loin au 22 rue Charles-Nédelec et avec la présence notable du maire (DVG) de Fos-sur-Mer René Raimondi.

    Laurent Belsola s’appuie sur « plus de 10 000 permanences, 45 rencontres dans les quartiers et des week-ends entiers passés à vos côtés » pour son bilan mais aussi pour construire son projet électoral.

    Ouverture d’un collège Michel-Vaxès

    Avant de finir son premier mandat de maire, Laurent Belsola a « à cœur de parachever quatre projets » après mars 2026. Au premier rang desquels le contournement autoroutier de Martigues-Port-de-Bouc « que nous avons arraché grâce à un combat mené par les élus, les syndicats et la population durant plus de 50 ans ». « Il faudra repenser notre mobilité et réaménager la RN568 en boulevard urbain », indique le candidat.

    D’autre part, l’élu cite la rénovation des quartiers des Comtes, de la Lèque, des Aigues Douces, du Tassy et de Bellevue, « les premières démolitions auront lieu dès 2026 ». La création d’un tout nouveau cimetière dans le nord de la commune est aussi à l’ordre du jour.

    L’ouverture du collège Michel-Vaxès [député-maire communiste 1940-2016] figure à l’agenda. « Nous travaillons avec les services du Département pour améliorer les conditions d’accueil et d’apprentissage de nos collégiens » affirme Laurent Belsola, qui convie la population à un premier atelier citoyen sur la santé et l’environnement le 8 janvier 2026 à 18h salle Gagarine.

  • Gaby Charroux a inauguré son local de campagne électorale

    Gaby Charroux a inauguré son local de campagne électorale

    Nous voulons garder une mairie à gauche et un maire communiste qui doit être Gaby Charroux » lance Marc Beltran à plus de 500 autres soutiens de Gaby Charroux rassemblés dans la cour du local de campagne du 1 bd Gérard-Philipe, devenue amphithéâtre le temps d’une inauguration aux allures de meeting.

    Les soutiens au maire sortant ont eu l’occasion d’exprimer leur vision de la campagne. À l’instar de la photographe Caroline Malatrait, autrice d’un travail de mémoire sur la famille Zavattoni et pour qui Gaby Charroux « est le garant de l’histoire sociale et humaine de Martigues, ville façonnée par le travail, la solidarité, non par la spéculation ou l’exclusion ». Et abonde : « Nous sommes saturés de discours simplistes et de peurs instrumentalisées, noyés dans les réseaux sociaux et la désinformation. Il suffit de sortir et de regarder autour de nous pour constater que Martigues a avancé, s’est transformée, sublimée année après année », affirme Caroline Malatrait.

    L’ancien proviseur du lycée Langevin, Marc Beltran, part d’une expérience toute personnelle, mais prise pour exemple. « Comme tout malvoyant de France, on a droit à une télécommande fournie par les Villes » pour le guidage sonore des piétons. « À Martigues, non seulement le service vous donne rapidement l’équipement mais en plus il vous demande votre itinéraire pour vous accompagner ! » souligne l’ancien fonctionnaire.

    Le candidat Gaby Charroux veut toujours plus pour la ville. L’actuel maire l’annonce : « Nous allons demander à récupérer la propreté urbaine et la régie des eaux à la Métropole car on faisait mieux » face au mécontentement des usagers. « Nous refusons la résignation » lance l’édile, dans « un moment charnière où deux visions du monde s’affrontent » au local comme à l’international. Et à 83 ans, « s’il n’y a que mon âge à me reprocher, alors tout va bien ».

    « Son optimisme et son expérience inspirent »

    Il y a de tous les âges dans le public. Marc Beltran parlait d’ailleurs d’« une ville qui a investi dans sa jeunesse ». Selma Bechagra, 21 ans, en atteste. « Le maire nous a aidés dans l’obtention du Bafa avec des stages payés. Ça a été une vraie première expérience professionnelle avec salaire, surtout que je passais en même temps le permis », raconte cette travailleuse sociale de métier. « Notre maire écoute ses citoyens, est proche d’eux et ça fait la différence », assure-t-elle.

    Eddy Dekkiche, étudiant en droit, partage. « Son optimisme et son expérience m’inspirent, comme sa capacité à répondre aux besoins de la ville qui évoluent » relate le juriste, qui s’estime « chanceux d’avoir grandi avec l’éducation, la culture et le sport pour s’épanouir dès le plus jeune âge ».

    Le prochain atelier de la campagne a lieu mercredi 17 décembre à 18h, salle Dufy.

  • Municipales : Nicolas Bouland, candidat dans les pas de Jean-Pierre Giorgi

    Municipales : Nicolas Bouland, candidat dans les pas de Jean-Pierre Giorgi

    Être maire, c’est écouter, protéger, accompagner, agir avec bon sens et lucidité. Être maire, c’est être présent. C’est être attentif. C’est être en première ligne, au plus près des habitants », a assuré, mercredi 10 décembre, Nicolas Bouland lors de la soirée de lancement de sa campagne aux municipales.

    Inspecteur de l’Éducation nationale à Marseille, ce Carnussien de 48 ans est, depuis 2020, premier adjoint du maire sortant Jean-Pierre Giorgi. Auparavant, il a été adjoint au sport, à la jeunesse et à la vie associative dans cette même commune de près de 7 000 habitants. « Après quatre mandats de maire, Jean-Pierre Giorgi, qui aura 80 ans en 2026, a décidé de ne pas se représenter. Il m’a demandé de porter la majorité municipale sortante car il sait que ma ville, c’est ma passion. » Et d’esquisser « la philosophie » de son programme, « car je veux que ce dernier soit participatif ».

    Gestion « raisonnable »

    Tout comme le maire sortant, « je veux poursuivre sa gestion financière et fiscale raisonnée. Je veux que notre ville conserve sa tranquillité publique. Et dynamiser l’envie de vivre-ensemble. Les associations sont la pierre angulaire de notre commune. Je veux les accompagner au niveau financier, logistique… ». Il proposera aux habitants des ateliers de concertation au Coworking 470 les 19 et 20 janvier en soirée, puis, à partir de février, des réunions de quartier. Nicolas Bouland a fait sa thèse d’histoire sur Carnoux, « l’une des plus jeunes communes des Bouches-du-Rhône, qui aura 60 ans l’an prochain ».

  • Jean-Pierre Meyer fixe les enjeux de la liste de gauche

    Jean-Pierre Meyer fixe les enjeux de la liste de gauche

    Candidat de la gauche aux élections de 2020, ce qui lui avait permis de glaner un poste au conseil municipal, Jean-Pierre Meyer ne va pas tout bouleverser en 2026, mais tout de même apporter quelques retouches à sa liste. Celle-ci, et les 33 colistiers, s’inscrivent dans la continuité de la précédente, tout en s’offrant un vent de fraîcheur nécessaire, et parfois contraint : « C’est une liste renouvelée à plus de 50%. Un certain nombre de personnes qui étaient avec nous en 2020 nous ont quittés, d’autres sont partis. Mais il était évident de prendre appui sur ceux qui, depuis 2020, m’accompagnent dans cette mission. Je ne sais pas s’il faut les citer, mais il y a un noyau dur très diversifié de citoyens encartés ou pas », décrit l’élu de 70 ans.

    Une continuité qui s’exprime également dans les orientations du projet politique, qui « s’appuie sur celui de 2020, qui n’a pas pris une ride. Il est en cours de finalisation. On se donne jusqu’au 19 février, date de la réunion de présentation du programme, pour l’affiner », explique-t-il. Avec une volonté affirmée de favoriser la démocratie de proximité : « Il s’inscrit dans une vision municipale qui associe les citoyens à la vie de la cité. On veut favoriser la participation citoyenne. Nous voulons réconcilier les gens avec la vraie politique, pas celle qui consiste en des intérêts personnels, mais celle qui agit pour concrétiser un slogan qui nous est cher : mieux vivre tous ensemble à Sanary. Il y a également toute une série de propositions qu’on va réactualiser, car certaines de 2020 se réalisent, comme le projet d’accession sociale à la propriété, un sujet sensible notamment pour la jeunesse qui a du mal à rester à Sanary eu égard aux prix des logements. »

    « Rééquilibrage générationnel »

    La jeunesse, un facteur important pour Jean-Pierre Meyer, pour qui ce sera la dernière campagne : « La campagne et le mandat seront ceux de la relève. On doit laisser notre place aux plus jeunes car ils constituent l’avenir. Nous aurons donc une représentation des 35-45 ans. Ce ne sont pas des tout jeunes, ils sont encore en nombre insuffisant, mais nous comptons sur eux pour gagner des personnes de leurs générations et de celles qui les précèdent. Il faut qu’ils soient en situation de prendre de plus en plus la parole pour porter leur vision de la place que doit avoir la jeunesse à Sanary. Ça fait partie de nos objectifs : créer les conditions du rééquilibrage générationnel. On a ce problème à Sanary comme dans beaucoup de stations balnéaires méditerranéennes, à cause des prix et l’insuffisance des infrastructures pour la petite enfance, le manque de transports en commun. L‘échelon municipal nous paraît être le plus évident pour permettre de renouer entre citoyens et politiques, car les communes ont encore assez de pouvoirs pour mettre en place des décisions proches de la volonté populaire », veut croire l’élu.

    Enfin, la liste revendique une vertu, sa transparence : « Comme en 2020, nous avons opté pour une liste de rassemblement de citoyens et de citoyennes adhérents ou pas à un parti politique, mais soutenus par le PCF, les Écologistes et le PS, et qui ont le même idéal progressiste et écologique. Et nous avons tous considéré qu’il était primordial de dire aux électeurs qui nous sommes et qui nous soutient. Contrairement aux six listes qui risquent de se présenter en face, qui sont soit DVD, soit sans étiquette. Nous, on fait le choix de marcher à visage découvert, c’est la moindre honnêteté qu’on doit aux électeurs », conclut la tête de liste de Renouveau pour Sanary.

  • Génération.s repart avec la gauche unie

    Génération.s repart avec la gauche unie

    Après les communistes, les socialistes, MadMars et, cette fois, les Écologistes, c’est au tour des militants de Génération.s d’approuver l’union à gauche pour les municipales. Ce jeudi soir, une quarantaine de participants ont approuvé à l’unanimité la reconduction de leur participation au sein du Printemps marseillais. « Au regard du danger que représente le RN dans beaucoup de communes, nous avons dégagé une doctrine au niveau du département : le rassemblement partout où il est possible, et le plus large possible à gauche », explique William Leday, membre de la direction nationale. Et donc une alliance à Marseille avec Sébastien Delogu ? « À l’impossible nul n’est tenu, nous souhaiterions que les Insoumis convergent, répond le coresponsable départemental. Mais quand on passe son temps à taper sur le maire de Marseille plutôt que sur l’extrême droite, c’est problématique, avec des accusations gravissimes. »

    « J’ai au travers de la gorge l’accusation de corruption, ça a été une de nos batailles, la lutte contre le clientélisme », réagit vivement l’adjoint à l’éducation des 1-7, Julien Soret. Témoignant justement de la surprise d’habitants renvoyés vers les dispositifs réguliers lorsqu’ils venaient réclamer qui un logement, qui un emploi.

    Pour le parti qui compte quatre élus à Marseille dont le président du groupe Printemps marseillais Pierre Huguet, l’heure n’est pas encore à la campagne et les places sur les listes sont encore en discussion. « Nous avons des candidatures à faire valoir », reconnaît William Leday. Surtout, ils comptent peser sur les programmes, avec 70 propositions élaborées au niveau départemental, « le fruit d’un travail collectif fait par l’ensemble des militants, élus et des citoyens », met en avant Fabio Chikhoune, chef de file à Aubagne. Et en ligne de mire notamment, le « verrou métropolitain ». « Il y a un déséquilibre complet qui met Marseille en difficulté », déplore la coresponsable départementale Wassila Hamache.