Tag: Municipales 2026

  • Choc à gauche, Joël Peyre se retire de la course aux municipales à Avignon

    Choc à gauche, Joël Peyre se retire de la course aux municipales à Avignon

    Quelle que soit l’issue du scrutin des municipales (15 et 22 mars), voilà une décision majeure à gauche dans sa quête d’unité. Joël Peyre (PRG) annonce, ce lundi dans un communiqué, son retrait de la course des municipales. « Dans un esprit de responsabilité, j’ai pris la décision de ne pas conduire de liste, ni d’être candidat », indique l’actuel élu aux finances de Cécile Helle. Il était l’un des premiers pourtant au sein de la majorité à s’être lancé pour prendre le relais de la maire (PS) sortante qui, il y a 11 mois, avait renoncé à briguer un 3e mandat.

    « L’heure est venue de constater que nous n’avons pas su ou pu créer une dynamique de rassemblement. Une telle dynamique aurait permis de poursuivre et même d’amplifier les succès des deux derniers mandats, et de répondre aux nouvelles attentes durant les 6 prochaines années », justifie Joël Peyre, qui, parmi les prétendants à gauche, revendiquait le plus l’héritage de Cécile Helle. Si la première magistrate n’a pas encore pris position pour son successeur, le nom de Joël Peyre revenait avec insistance. La décision de Joël Peyre, « sans amertume, mais non sans regrets » a mûri pendant les fêtes et a été actée ce vendredi soir en collégialité avec son équipe de campagne et de soutiens, dont une dizaine d’élus de la majorité.

    « Je ne pouvais pas partir seul avec un sondage comme ça », confie, à La Marseillaise, Joël Peyre. Juste avant Noël, la parution, dans La Provence, d’une étude d’opinion le créditant de 5%, très loin derrière David Fournier (PS) à 18%, a largement pesé dans la balance. Mi-décembre lors de l’inauguration de son local de campagne, beaucoup attendaient d’ailleurs les résultats du sondage pour se compter. C’est chose faite. Mais le renoncement de Joël Peyre ne vaut pas soutien à David Fournier ou encore à Paul-Roger Gontard, adjoint (La Convention) à l’urbanisme, toujours en lice (lire leurs réactions ci-dessous).

    Aucun soutien prévu avant le premier tour

    « Malgré de nombreux appels au dialogue et à l’unité, certains acteurs ont persisté dans des positions irréconciliables, préférant défendre des intérêts personnels, de clans ou de partis plutôt que de rechercher le compromis, développe le Monsieur budget d’Avignon. Afin de ne pas ajouter de la confusion à la confusion, nous ne participerons pas à une course à l’échalote vide de sens. » Joël Peyre nous confirme que si l’union n’a pu se faire jusque-là, c’est que « chacun était persuadé de pouvoir être l’incarnation du rassemblement ». « J’en prends ma part », poursuit-il, soulignant que « l’impossibilité de s’accorder mènerait à une défaite inévitable ».

    Dans son communiqué, Joël Peyre appelle tout de même à « défendre nos valeurs communes, celle d’une gauche progressiste, humaniste et courageuse » mais pique ses ex-alliés potentiels avec qui le dialogue a été permanent. Il prévient qu’il ne faut pas « céder ni aux diktats de l’air du temps ni à la pression d’intérêts extérieurs à Avignon ou d’états-majors parisiens ». Parmi ses soutiens membres de la majorité, Bernard Autheman « partage le constat que l’union n’était pas possible ». « J’ai l’intime conviction que Joël aurait été un bon maire, je regrette que le passage de relais [en mairie] n’ait pas été mieux anticipé et organisé », note l’élu aux musées et bibliothèques.

    Le choix de Joël Peyre marque la fin de son aventure politique. « Cela aurait été mon dernier mandat », assure celui qui était élu depuis 2001, enchaînant deux mandats dans l’opposition et deux comme élu en charge des finances. Questionné pour savoir s’il compte prendre position in fine pour un candidat, l’élu est catégorique : « Non, ou après le 15 mars. On était en contact et ça n’a pas fonctionné, donc je ne vois pas pourquoi ça fonctionnerait maintenant », conclut-il. Ou quand les électeurs auront déjà bien réduit les perspectives.

  • Face au sursaut fasciste et impérialiste, le PCF veut incarner l’espoir à Port-de-Bouc

    Face au sursaut fasciste et impérialiste, le PCF veut incarner l’espoir à Port-de-Bouc

    Alors qu’« aux quatre coins du globe, l’impérialisme guerrier et les atteintes populistes de l’extrême droite resurgissent », la section port-de-boucaine du PCF place ses vœux sous le signe « de l’espoir, de la solidarité, de l’amitié entre les peuples et de la fraternité », affirme l’un des membres de l’exécutif, Mathias Escalante.

    Sur le plan international, les conflits se multiplient, en Ukraine, en Palestine ou au Nigeria. La récente violation du droit international de Donald Trump est une tentative de « piller les richesses notamment pétrolières du [Venezuela] (…) et poursuivre la droitisation de l’Amérique Latine ». « Ces conflits, alimentés par la complaisance des marchands d’armes et des États-Unis (…) font monter chaque jour d’un cran les tensions géopolitiques qui menacent l’équilibre de nos sociétés », affirme le représentant de la section.

    Au niveau national, le RN « poursuit son entreprise de dédiabolisation », et les gouvernements successifs « tentent d’imposer une cure d’austérité sans précédent », cassant « les services publics ».

    Dans ce « chaos », la section renouvelle sa confiance à Laurent Belsola, maire sortant et candidat à sa succession. « On se rend bien compte de l’importance des élus locaux pour protéger les habitants. Avoir des élus de proximité, comme Laurent et son équipe, ayant fait leurs preuves et ayant la capacité de porter des projets malgré les baisses de dotation de l’État et de la Métropole, c’est quand même quelque chose de très rassurant. » Ce soutien, la section l’appuie sur un bilan « solide » et un « travail rigoureux » ayant mené, point d’orgue du mandat, à l’obtention du contournement autoroutier.

  • Les communistes font vœu d’une année de victoire à Martigues

    Les communistes font vœu d’une année de victoire à Martigues

    « La camaraderie et la fraternité » ont réuni les communistes de Martigues à la Salle Dufy lundi soir, comme le caractérise le maire et candidat Gaby Charroux à l’occasion des vœux de la section du PCF.

    Des vœux qui se sont déroulés juste après le rassemblement en soutien au Venezuela, auquel le PCF a appelé à participer. « l’intervention impérialiste de Donald Trump au Venezuela marque un recul démocratique et humain terrifiant » selon le secrétaire du PCF de Martigues Axel Samuel, pour qui « le combat pour la justice sociale ici est indissociable du combat pour la paix là-bas ».

    Et pour cause, « la brutalité internationale trouve un écho dans la politique que nous subissons », affirme le responsable, au travers d’un « budget d’austérité aveugle » qui « sabre nos communes, dernière ligne de défense de la démocratie et du service public ». Axel Samuel considère que face au déficit invoqué comme raison d’économie, « le véritable déficit est celui de l’humanité et de la justice sociale, et à Martigues nous leur disons que nos services publics ne sont pas des variables d’ajustement mais notre bien commun ».

    « Une perspective communiste à Martigues »

    Le maire communiste Gaby Charroux partage l’analyse. « Le macronisme à bout de souffle persiste à vouloir imposer un budget austéritaire parmi les plus violents au niveau social », tance l’édile, « alors même que plus de 211 milliards d’euros sont versés chaque année aux entreprises sans contrôle ni contreparties ».

    Face aux « logiques marchandes et au recul des services publics » induits par cette politique, le maire oppose la perspective du « modèle martégal, où nous faisons le choix de l’investissement humain, de la solidarité et de l’intérêt général ». Gaby Charroux affirme que le PCF et ses élus « ont fait le choix de protéger » Martigues et ses habitants des « effets de l’inflation, des crises internationales et du désengagement de l’État ». En réponse, « la proximité, l’écoute, et par une démocratie locale vivante et exigeante », ainsi qu’une politique « d’accès à la culture, à l’éducation, au sport, aux loisirs, aux vacances, pensée comme un droit et pas comme un privilège », selon le maire.

    Une ambition double de l’élu, pour que « 2026 soit une année de victoire » aux élections municipales, mais aussi pour « faire vivre la mémoire des 90 ans du Front populaire ».

    Et de la dissolution des ligues fascistes la même année.

  • Avignon : Joël Peyre se retire de la course aux municipales

    Avignon : Joël Peyre se retire de la course aux municipales

    Joël Peyre était l’un des premiers à s’être positionné au sein de la majorité pour prendre la suite de Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon, à l’Hôtel de ville. Mais l’actuel élu aux finances annonce, ce lundi, son retrait de la course aux municipales des 15 et 22 mars.

    « Dans un esprit de responsabilité, j’ai pris la décision de ne pas conduire de liste, ni d’être candidat aux élections de mars 2026 », indique Joël Peyre, « sans amertume, mais non sans regrets », dans un communiqué ce lundi. « L’heure est venue de constater que nous n’avons pas su ou pu créer une dynamique de rassemblement », justifie-t-il. Malgré de nombreux soutiens au sein de la majorité et l’inauguration de son local de campagne le 18 décembre, le sondage paru le 20 décembre dans La Provence ne le créditant que de 5% -très loin derrière David Fournier (PS) à 18%- a certainement pesé dans ce retrait.

    Cette décision est un acte fort en vue de l’unité de la gauche alors que Benoît Belvalette (Place publique), a opéré un rapprochement avec David Fournier. Preuve que les discussions étaient compliquées avec l’adjoint à l’administration municipale, Joël Peyre ne lui apporte pas son soutien. « Malgré de nombreux appels au dialogue et à l’unité, certains acteurs ont persisté dans des positions irréconciliables, préférant défendre des intérêts personnels, de clans ou de partis plutôt que de rechercher le compromis. Devant ces perspectives, et pour le bien commun de notre ville et de ses habitants, afin de ne pas ajouter de la confusion à la confusion, nous ne participerons pas à une « course à l’échalote » vide de sens», livre Joël Peyre.

    Plus d’infos à lire dans La Marseillaise du mardi 6

  • Gard : tourner la page des barons, unir les forces face à l’extrême droite

    Gard : tourner la page des barons, unir les forces face à l’extrême droite

    Vingt-cinq ans de Fournier à Nîmes, trente et un ans de Roustan à Alès : en 2026, deux villes clefs du Gard tournent la page de mairies verrouillées à droite. À Nîmes, Jean-Paul Fournier (LR) se retire après quatre mandats. La droite laisse un paysage en friche, fracturé entre les ambitions concurrentes de Julien Plantier, ancien premier adjoint, et de Franck Proust, patron de Nîmes Métropole, adoubé par LR, l’UDI… et plus récemment Horizons. À côté, Renaissance tente d’exister, au prix de combinaisons illisibles pour beaucoup de Nîmois. Quant au RN en embuscade, il laisse planer la rumeur Julien Sanchez.

    En face, la gauche a tiré les leçons de 2020. Avec Nîmes en Commun, Vincent Bouget (PCF) conduit une union large – PS, EELV, PP – nourrie par une démarche participative au long cours : des réunions de quartiers et un questionnaire où plus de 3 000 habitants ont pris la parole. Dans une ville où la droite a confisqué les décisions pendant un quart de siècle, le message est clair : redonner la ville à celles et ceux qui l’habitent.

    À Alès aussi, c’est la fin d’une époque. Max Roustan, figure de la droite locale depuis les années 1990, a passé la main à son fidèle compagnon de route, Christophe Rivenq. Une continuité revendiquée, au moment même où l’extrême droite engrange des victoires dans les circonscriptions alentour. Le RN rêve de transformer l’ancienne « capitale des Cévennes rouges » en vitrine de sa normalisation. La gauche, elle, tente de reconstituer un front commun pour « reprendre la maison » via le mouvement du Printemps alésien et son chef de file Paul Planque (PCF).

    Mais l’enjeu dépasse les seules préfecture et sous-préfecture. Dans les villages viticoles et les petites villes, le RN lorgne sur les mairies (Bagnols-sur-Cèze, Pont-Saint-Esprit, Vauvert…). Là où les services publics se retirent, où les loyers flambent et où les fins de mois se tendent, c’est aussi le terrain de jeu des discours de haine et des clientélismes opaques. En 2026, le Gard joue donc gros. Soit les forces de gauche et du mouvement social parviennent à transformer les colères en projets, les citoyens en contre-pouvoirs locaux. Soit l’extrême droite continue d’essaimer, de Beaucaire à Vauvert, d’Alès aux hameaux des Cévennes, profitant des divisions et des rancœurs personnelles.

  • Cécile Helle souhaite la rupture dans la continuité

    Cécile Helle souhaite la rupture dans la continuité

    Il y a pile un an, au moment d’adresser ses vœux pour 2025, Cécile Helle parlait d’une « année de curiosités », en écho au riche programme consacré à Terre de culture pour célébrer les 25 ans d’Avignon capitale européenne de la culture et les 30 ans de l’inscription du palais des Papes et du pont d’Avignon au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais 2025 a aussi été une curieuse année politique où, très tôt début février, la maire (PS) annonçait sa volonté de ne pas briguer un 3e mandat pour les municipales des 15 et 22 mars.

    Depuis, la curiosité politique s’est étoffée avec trois à quatre actuels élus de la majorité sortante qui se sont positionnés pour prendre la succession. Ce mercredi, dans ses vœux 2026 aux Avignonnais, Cécile Helle ne prend toujours pas parti officiellement pour l’un ou l’autre. « L’année qui s’annonce constituera donc assurément une nouvelle étape, dont je souhaite personnellement qu’elle s’inscrive dans la continuité de ce qui a été impulsé depuis 2014, avec une ville qui place, en son cœur, l’émancipation dès le plus jeune âge, la bienveillance envers nos aînés et les plus fragiles, l’invention de moments fraternels qui font du bien à tous », écrit l’édile.

    Rendez-vous tout

    le mois dans les quartiers

    Dans nos colonnes, il y a deux semaines, la première magistrate implorait à ce qu’une « dynamique de rassemblement se mette absolument en place au risque de perdre la ville », assurant avoir « une préférence » parmi les prétendants.

    Cécile Helle formule deux autres vœux, comme continuum de sa politique : « Espérer que les services publics municipaux et celles et ceux qui l’incarnent chaque jour continuent d’être présents en nombre auprès de vous » et également « que la ville nature et d’eaux continue de grandir », écho au développement d’îlots de fraîcheur de végétalisation. Cet ultime message de vœux permet aussi à Cécile Helle une introspection sur le rôle de maire, quelqu’un qui « plus que jamais croit en sa ville et en éveille ses forces et ses atouts, qui loin des discours et des postures, rêve, imagine, invente et propose à ses habitants d’incroyables voyages ». Et de donner rendez-vous aux diverses cérémonies de vœux dans les quartiers en janvier, des moments qu’elle affectionne. Les deux premières auront lieu quartier Nord, le mardi 6 (18h30, maison commune Nord), puis, le lendemain, à destination des îles Piot et de la Barthelasse (18h30, société Nautique d’Avignon).

  • [Cap sur 2026] Ensemble, emmenons «La Marseillaise» aux sommets

    [Cap sur 2026] Ensemble, emmenons «La Marseillaise» aux sommets

    Chère lectrice, cher lecteur,
    nous vous adressons, ainsi qu’à vos proches, nos meilleurs vœux pour l’année 2026 qui s’ouvre.

    De nouveaux défis se présentent à nous après une année très riche en événements pour La Marseillaise, puisqu’au-delà de nos traditionnels rendez-vous sportifs et festifs qui ont battu tous les records de participation en 2025, nous avons inauguré la place du journal La Marseillaise devant notre siège à Marseille, le collège Jean De Bernardy, du nom de l’un de nos cofondateurs, résistant communiste tombé face à l’ennemi, puis nos locaux historiques rénovés et enfin le nouveau siège de La Marseillaise Hebdo d’Occitanie à Montpellier.

    Un défi de développement d’abord. En 5 ans, depuis la reprise de La Marseillaise à la barre du tribunal de commerce après la liquidation de sa précédente société éditrice, emportée par la crise covid, nous sommes allés au-delà du projet défendu par les Amis de La Marseillaise, les salariés et leur syndicat CGT. Nos effectifs ont augmenté : nous étions 49, nous sommes plus de 60, 70 en comptant nos amis de Zébuline. Nous avons maintenu notre zone de diffusion et nous sommes revenus en Vaucluse. Notre offre éditoriale s’est densifiée avec La Marseillaise week-end, Zébuline le mercredi et dans l’hebdo, nos magazines thématiques et historiques… Nous avons lancé une application mobile tout en continuant de miser sur le papier. Nous avons progressé de 10% en ventes en kiosques dans la dernière période. Un chiffre qui détonne dans une presse en crise et qui nous rend fier en témoignant des efforts accomplis par la rédaction. Nous avons fait progresser notre chiffre d’affaires de 48% entre 2020 et 2025, preuve du dynamisme du service commercial et du pôle événementiel. Si ces résultats nous donnent du courage et de l’ambition pour l’avenir, nos finances restent aussi fragiles que de la porcelaine. C’est dans ce contexte qu’une mobilisation, sans doute inédite dans le monde de la presse, se développe dans les Alpes pour que La Marseillaise étende sa zone de diffusion au 04 et au 05. La création d’un comité des Amis de La Marseillaise et un banquet très réussi en novembre, aux Mées, nous obligent. Ils démontrent une envie de Marseillaise, de pluralisme et une confiance qui nous honorent dans un territoire situé au cœur des enjeux des Jeux olympiques d’hiver de 2030, propice au développement de nouveaux événements La Marseillaise. Pour relever ce défi sur lequel nos instances de décision auront très prochainement à se prononcer, nous avons absolument besoin de votre soutien. Il sera déterminant à la fois pour l’arrivée de notre journal dans ces départements, mais aussi pour l’avenir de l’ensemble du groupe La Marseillaise qui dépend de sa capacité à rayonner et à avancer. Pour cela, nous faisons appel à votre mobilisation pour verser à la souscription déductible à 66% de vos impôts.
    Ensemble, nous avons déjà soulevé des montagnes depuis 5 ans. À présent, j’en suis convaincu, nous allons les gravir.

    En 2026, il nous faudra relever également un défi éditorial : celui des municipales. Un rendez-vous essentiel pour un journal régional comme le nôtre. La Marseillaise mettra toute son énergie à vous informer, à décrypter les enjeux, confronter les idées et faire avancer les débats. Elle organisera des « face aux lecteurs » auxquels vous serez appelés à participer, testera l’opinion et contribuera au débat public, fidèle à ses valeurs de progrès héritées du Conseil national de la Résistance, à son attachement aux intérêts du monde du travail et à son refus des projets politiques mûs par la haine.

    Enfin, un défi démocratique est devant nous. Il est à la croisée des deux précédents. Dans une France où le pluralisme de la presse est en danger de mort, où la plupart des médias sont détenus par des milliardaires dont certains affichent une feuille de route au service de l’extrême droite, l’existence de La Marseillaise est une bataille de chaque instant et un enjeu démocratique considérable. Une Marseillaise dynamique, offensive, qui trouve la force de regarder l’avenir est un point d’appui pour toutes celles et ceux qui, dans le sud de la France, aspirent à une information libre et à une société plus juste. Dans cet esprit, nous développerons des coopérations avec nos amis du Travailleur Catalan dans les Pyrénées-Orientales et du Patriote Côte d’Azur dans les Alpes-Maritimes, avec lequel nous partageons notre tout premier fondateur, Pierre Brandon. Soyez sûrs, chère lectrice, cher lecteur, de notre détermination à porter votre journal toujours plus loin, toujours plus haut. Avec votre confiance et votre engagement, j’en suis convaincu, nous y parviendrons.

    La Marseillaise, c’est vous !
    Léo Purguette

    Des événements pour toute l’année à venir
  • Gilles Collomb, candidat dans les pas du maire sortant de Belcodène

    Gilles Collomb, candidat dans les pas du maire sortant de Belcodène

    « Je suis du terroir », revendique Gilles Collomb. Ce retraité de fraîche date -il a fait valoir ses droits à la retraite pour carrière longue cet été-, marié, trois enfants d’une famille recomposée, né en 1964, indique avoir « a grandi entre Gréasque et Belcodène ».

    Du côté de son père, les Collomb sont Belcodénois depuis le XVIIe siècle. Une grande partie des consuls de la commune sous l’Ancien Régime, puis des maires après la Révolution française, portaient d’ailleurs ce nom. Quant à son grand-père maternel, il était « communiste, Résistant et mineur », campe celui qui dit avoir « de l’empathie pour le social ». Gilles Collomb est toujours trésorier départemental du syndicat Unsa Bouches-du-Rhône et conseiller prud’homal depuis 2018.

    Maire de cette commune d’environ 2 000 habitants depuis 1995 et auparavant conseiller municipal depuis 1989, Patrick Pin a choisi de ne pas briguer un nouveau mandat. Il explique : « J’ai 69 ans. C’était le bon moment pour que je passe la main et pour qu’il y ait une suite logique à la politique menée jusqu’à présent à Belcodène. » Dans une lettre envoyée en août aux habitants du village, il écrit : « Mon ami et conseiller municipal Gilles Collomb, dont je loue l’intégrité et les compétences, conduira cette liste pour laquelle je vous demande une nouvelle fois votre confiance. »

    Sous le slogan « Poursuivons l’élan pour Belcodène », Gilles Collomb, dans une commune « qui attire beaucoup de jeunes cadres avec enfants », veut poursuivre une politique en faveur de la jeunesse, de l’école et des équipements sportifs. Il continuera notamment à préempter des maisons du village pour y créer des logements sociaux destinés aux jeunes couples ou personnes âgées souhaitant rester à Belcodène.

    Il sait déjà qu’il affrontera, pour ce scrutin, la cheffe de l’opposition, Claudia Cuordifede, qui avait obtenu 40% des voix aux municipales de 2020, contre 59% pour Patrick Pin.

  • Face au RN, Jean-Firmin Bardisa affiche ses colistiers au Pontet

    Face au RN, Jean-Firmin Bardisa affiche ses colistiers au Pontet

    Et si Le Pontet était perdu par l’extrême droite ? La commune centenaire voisine d’Avignon pourrait être gagnée par Jean-Firmin Bardisa. L’actuel élu d’opposition, classé initialement DVD, mène depuis plusieurs mois la construction d’une large liste républicaine, allant du PCF à l’UDI. Une condition sine qua none pour espérer faire chuter Joris Hébrard, maire RN briguant un 3e mandat. D’autant que l’édile aura face à lui son 1er adjoint, Patrick Suisse, qui conduira une liste également.

    Il y a deux semaines, devant l’Hôtel de ville, Jean-Firmin Bardisa a présenté sa première affiche de campagne de la liste, « Le Pontet c’est vous », mais aussi plusieurs colistiers : Christophe Roux, candidat UDI en 2020, Michel et Graziella Lovera (PCF), Simone Guys, Aïssetta Samba, Vincent Montagard ou André Beraha. « Cette présentation marque une étape forte du lancement de la liste, symbole d’un travail collectif et d’une ambition claire : permettre aux Pontétiens de se réapproprier leur ville en lui redonnant un nouveau souffle citoyen », souligne Jean-Firmin Bardisa. Le groupe entame désormais une série de rencontres afin de présenter son projet. Un apéritif citoyen aura lieu le vendredi 23 janvier, à partir de 18h, à la salle Saint-Louis, rue des Épées.