Tag: mobilités

  • Alès-Bessèges : le retour du train sur les rails

    Alès-Bessèges : le retour du train sur les rails

    Il y a quatorze ans, les trains s’arrêtaient et les rails commençaient à disparaître sous les herbes. Aujourd’hui, la ligne Alès-Bessèges revient peu à peu dans le paysage. Après trois mois de consultation publique, la première phase du projet, entre Alès et Saint-Ambroix, a franchi une nouvelle étape. Sur 557 observations recueillies, 459 sont favorables à la réouverture de la ligne, contre 98 défavorables. Plus de 6 000 visites ont par ailleurs été enregistrées sur le dossier numérique.

    Un résultat qui donne du souffle à un projet porté de longue date par la Région Occitanie, les associations d’usagers et de nombreux élus locaux. Mais derrière la promesse de revoir circuler des trains se cache un chantier conséquent. Près de 40 millions d’euros doivent être mobilisés pour régénérer les 19 kilomètres de cette première portion : renouvellement complet des voies, remise en état de près de 130 ouvrages d’art, sécurisation des passages à niveau, nouveaux équipements de signalisation et rénovation des haltes de Salindres, Saint-Julien-de-Cassagnas et Saint-Ambroix. Une nouvelle halte est également prévue près du lycée Jean-Baptiste-Dumas, à Alès.

    25 minutes pour rejoindre Alès

    Pour la Région, les 40 millions ne constituent pas seulement une dépense, mais un investissement de long terme. La ligne rénovée est conçue pour durer au moins cinquante ans. Surtout, elle doit offrir une alternative crédible à la voiture : 25 minutes seraient nécessaires entre Saint-Ambroix et Alès, contre près de 40 minutes aux heures de pointe par la route. Les études tablent sur 650 à 750 voyageurs quotidiens en semaine scolaire, avec sept allers-retours par jour.

    Les défenseurs du projet espèrent aussi rapprocher le nord du bassin cévenol des lycées, de l’hôpital, des emplois et des formations d’Alès, et ainsi désenclaver le territoire. Des pôles d’échanges multimodaux sont prévus à Salindres et Saint-Ambroix. « C’est une augmentation de la valeur des territoires qui est évidente », défend Jean-Luc Gibelin, vice-président régional chargé des transports. Le chantier devra aussi composer avec un milieu naturel qui a repris ses droits depuis 2012. Chauves-souris, papillons protégés et zones humides feront l’objet de mesures spécifiques. Des rails soudés doivent limiter bruit et vibrations.

    Le dernier mot revient à l’État. Après le rapport de Nicole Pulicani, la préfecture devra se prononcer sur l’autorisation environnementale. La Région conserve son cap : Saint-Ambroix en 2028, puis Bessèges en 2030. Le retour du train n’est pas acquis, mais il se dessine.

  • [C’est l’été] La voie de Valdonne et ses fantômes

    [C’est l’été] La voie de Valdonne et ses fantômes

    « Le charbon descendait par charrettes, à dos de mulet sur Marseille. Il y avait des convois pour les savonneries, les huileries… Il y avait 500 à 600 muletiers qui descendaient tous les jours à Marseille, car à l’époque c’était le seul moyen de transport et de livraison du charbon », expliquent les témoins rencontrés au fil des entretiens par Marie d’Hombres, fondatrice de l’association Récits et auteure de Les portes de Valdonne. Un ouvrage publié en 2012, et réalisé en partenariat avec la communauté
    d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, pour rendre compte de l’histoire de cette ligne de chemin de fer, étroitement liée aux mines et au développement industriel de la vallée de l’Huveaune.

    Sauf que face à la concurrence de la houille anglaise et gardoise qui arrivait par bateau et en train à Marseille, les patrons des mines ont exigé de la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), la réalisation d’une ligne pour relier dans un premier temps Valdonne et Aubagne, afin d’acheminer le lignite par wagon entier. Les 17 km de ce premier tronçon sont inaugurés en 1868 pour charger la production des mines de Valdonne, Peypin, Saint-Savournin… Des mines à l’ancienne, travaillées à la main et à la pioche. « Et quand les mines se sont déplacées vers le nord du bassin minier, comme à Gréasque, la ligne a été prolongée », reprennent les témoins. Un nouveau tronçon est inauguré en 1904, faisant la jonction entre Valdonne et Fuveau. « Il existait le long de cette section plusieurs autres mines d’extraction de lignite ou de ciment », renseigne un historique réalisé dans le cadre de la rénovation de la ligne. En parallèle des trains de transport, la ligne assurait aussi une desserte pour les voyageurs des différentes villes et villages. Celle-ci effectuait quatre allers-retours par jour, suivant notamment le rythme des trois-huit appliqué dans les puits. Pourtant, dès 1939, la ligne de voyageurs ferma une première fois, victime de la trop forte concurrence des autobus, notamment entre La Bouilladisse et Marseille. Elle reprit du service avec un « train de mineurs » quotidien qui reliait Aubagne à Cadolive. Puis le train fit le chemin en sens inverse, au rythme des fermetures de mines. Le transport de marchandises s’arrêta entre la section de Valdonne et La Barque en 1964, puis c’est la fermeture définitive en 1987 du trafic de marchandises sur la section Aubagne-Valbonne.

    Du bleu de chauffe

    aux cols blancs

    « Elle a continué à tourner vers 1987 en approvisionnant la maison de Valdonne – fabriquant des célèbres sirops éponymes – en bouteilles vides, c’était le fameux train des bouteilles », rappelle Jean Pugens, administrateur de l’association Se déplacer en Liberté (ASDEL), qui milite de longue date pour la réouverture de cette ligne. La dernière locomotive est passée. Puis la rouille est venue ronger les rails tandis que les herbes hautes ont commencé à recouvrir la voie tombée, au fil des décennies, en désuétude. Au milieu des années 70, la construction de l’autoroute passant par Aubagne et reliant Aix à Marseille parachève le réseau autoroutier. Jusqu’à l’asphyxie. La route traversant la vallée de l’Huveaune culmine à plus de 17 000 véhicules par jour traversant les villages de La Bouilladisse à Roquevaire jusqu’à Aubagne. L’autoroute est également saturée. C’est dans ce contexte que « dès 2012, nous avons mis en chantier un collectif citoyen pour réfléchir à la réutilisation de cette voie, explique Jean Pugens. La ligne pouvait potentiellement aller jusqu’à Gardanne et, de l’autre côté, vers Canjuers », souligne-t-il… L’association préférait à l’époque la solution du « Tram-Train » au « Val’Tram », validée par la Métropole aujourd’hui. Celui-ci aura le grand mérite, dès 2027, si le calendrier des travaux est respecté, de redonner vie à cette voie sur 14 kilomètres et de relier les communes de La Bouilladisse, La Destrousse, Auriol, Roquevaire et Aubagne au fil des 11 stations prévues.

  • Le double sens porte Saint-Lazare inquiète des riverains d’Avignon

    Le double sens porte Saint-Lazare inquiète des riverains d’Avignon

    Alors que la mini-pelle a déjà commencé à buriner le goudron devant la porte Saint-Lazare d’Avignon pour permettre aux voitures de rentrer à nouveau dans les remparts, une vingtaine de personnes se sont rassemblées à quelques mètres pour s’opposer à cette décision.

    Didier Bally, membre du collectif Saint-Lazare, dénonce une « décision irréfléchie ». Il s’interroge ainsi sur la « précipitation » de cette opération qui fait partie d’un plan plus large. « Il n’y a aucun avantage, si ce n’est défaire pour défaire ce qui a été fait », insiste-t-il, estimant que cela augure « une modification plus importante de la circulation en intra-muros ».

    Il pointe également que cette circulation ne pourra emprunter, pour l’heure, la rue du Rempart-Saint-Lazare. Et que les véhicules vont croiser ceux descendant de la rue Carreterie, ainsi que les piétons et les cyclistes. « Ce qui pose aussi un problème de sécurité », estime-t-il.

    Modifications possibles

    Contacté par La Marseillaise, l’adjoint au maire délégué aux mobilités, Nicolas Donnadille, assure que cette mesure, qui fait partie du démantèlement du plan Faubourg, permet « d’ouvrir un accès supplémentaire au secteur nord-est d’Avignon intra-muros », estimant que les deux ouvertures existantes, que sont la porte Thiers et la porte Saint-Joseph, ne suffisaient pas. Tout en rappelant que « c’était un engagement de campagne ». Et que des évolutions sont possibles en apportant des « aménagements de sécurité ou de réduction de vitesse » pour dissuader ceux qui aimeraient se servir de ce nouveau passage pour éviter les embouteillages. Et d’assurer que des évolutions sont possibles si les retours des riverains sont négatifs.

    Pétition sur onparticipe.fr

  • Succès de la navette Avignon TGV-Valréas

    Succès de la navette Avignon TGV-Valréas

    « Sa fréquentation est en constante évolution, passant de 930 voyageurs en janvier 2025 à 1 979 voyageurs en juin 2026 », se félicite la Région qui a dressé un bilan la semaine dernière à Malaucène. Ainsi, un véhicule de grande capacité de plus de 50 places, accessible aux personnes à mobilité réduite, a remplacé depuis le 1er septembre le car de 22 places initialement affecté au service. Cette ligne 924 circule toute l’année à raison de 2 allers-retours quotidiens du lundi au dimanche, y compris les jours fériés (sauf les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre).

  • Un appel aux habitants pour intégrer le comité mobilité du Grand Avignon

    Un appel aux habitants pour intégrer le comité mobilité du Grand Avignon

    Alors que la mandature qui s’est achevée laisse justement un goût d’inachevé sur les questions de transport et notamment les projets structurants, le Grand Avignon doit, d’ici à la fin de l’année, dresser une nouvelle feuille de route en la matière. Pour ce faire, l’agglomération dispose d’un comité des partenaires de la mobilité, réunissant des employeurs, des usagers ainsi que des représentants d’organisations patronales et syndicales.

    Et bientôt deux habitants. Le Grand Avignon vient en effet d’ouvrir pour un mois et jusqu’au 9 août, un appel à candidatures* pour intégrer ce comité, « espace de collaboration dynamique qui se réunira au moins 2 fois par an ». Conformément à la loi, le comité doit être composé de deux habitants, une femme et un homme, résidant parmi les 16 communes de l’agglo et qui seront tirés au sort. « Vous souhaitez participer aux réflexions autour des questions de transport et de mobilité sur le territoire, apporter vos idées pour améliorer les déplacements ? », enjoint le Grand Avignon dans son invitation.

    Une première réunion

    le 9 septembre

    Sous la présidence de Paul Mély, vice-président délégué aux transports et aux infrastructures, ce comité aborde plusieurs thématiques clés : l’évolution de l’offre de mobilité et de la tarification ; la qualité des services et l’information des usagers ; l’évaluation de la politique de mobilité ; les projets de mobilité structurants. À l’issue de l’appel à candidatures, un tirage au sort de deux habitants sera réalisé le 10 août, avant la tenue d’une première réunion le mercredi 9 septembre au siège du Grand Avignon, zone d’Agroparc.

    Ce comité est composé au total de 40 membres (CCI Vaucluse et Gard, Chambres des métiers, d’agriculture, Medef, CPME, zones d’activités économiques, mission locale, comité d’usagers Orizo et des TER, Inter’asso étudiante, festival Off, Atmo Sud mais aussi CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC). Rappelons qu’une grande enquête mobilité a aussi été menée de novembre à avril dernier auprès de 10 000 habitants, sur l’ensemble du bassin de vie d’Avignon. En vue notamment du projet de RER métropolitain (Serm) et dont les résultats sont attendus à la fin de l’année.

  • Quasi unanimité pour le futur Service express métropolitain

    Quasi unanimité pour le futur Service express métropolitain

    Michaël Delafosse (PS) espérait « l’unanimité » pour « donner de la force » au projet de Service express régional métropolitain (Serm). Le président de la Métropole de Montpellier a été entendu. Mardi 23 juin, à l’exception de l’abstention de LFI, le Conseil de Métropole a voté sa feuille de route qui va être aussitôt transmise au ministère des Transports dans l’espoir que le grand Montpellier soit retenu parmi l’un des 10 projets de Serm en France (lire aussi page 16).

    Autour des grandes villes, il s’agit de bâtir un réseau de transports en commun qui maille les territoires avoisinants, une sorte de « RER métropolitain », selon le souhait d’Emmanuel Macron exprimé fin novembre 2022. Ici, le ferroviaire occupe une place de choix. En raison de la saturation de l’axe littoral Montpellier-Sète, la réalisation de la Ligne à grande vitesse (LGV) Montpellier-Perpignan (horizon 2034 jusqu’à Béziers et 2040 vers Perpignan), jugée indispensable par Julie Frêche, sera la pierre angulaire. « Elle permettra de libérer des sillons sur la ligne historique avec 4 à 6 TER par heure. Les trois gares de Nîmes (centre, Saint-Césaire et Pont du Gard) seront associées pour travailler sur les RER entre Nîmes et Sète », précise la vice-présidente aux transports. « La ligne nouvelle n’a été que trop retardée. N’oublions pas le fret. La question du lien avec le port de Sète reste entière », rappelle l’élu PCF, Fabrice Lecomte. Enfin, Julie Frêche mise sur les pôles d’échanges multimodaux (PEM).

    Si elle souhaite « réduire la forte dépendance à la voiture » (90% des déplacements), l’élue PS songe aussi à améliorer le trafic routier, notamment les trajets domicile travail (150 000 quotidiens à Montpellier). Outre le Lien cher au maire de Saint-Géniès-des-Mourgues, Yvon Pellet (PS), le dossier prévoit la réalisation du contournement routier ouest (COM) de Vinci censé « sortir le trafic de transit des quartiers et communes » mais décrié par l’écologiste Delphine Esselin qui préférerait une « deux fois deux voies limitées à 70 km/h » plutôt qu’une liaison autoroutière entre l’A709 au Sud et l’A750 au Nord. Un serpent de mer qui affole aussi l’élue Emmanuelle Mysona (DVD). « En passant de 25 000 à 95 000 véhicules par jour, St-Jean de Védas sera sacrifiée. Il faut requalifier ce projet ».

    Un rare consensus

    Quoi qu’il en soit, l’A709 doit être requalifiée avec des sorties et entrées supplémentaires (déjà promises lors du doublement de l’A9 !) afin de « désaturer les ronds-points du Zénith et des prés d’arènes », expose J. Frêche. Pour relier Balaruc-le-Vieux à Garcia Lorca ou Baillargues à la gare Sud de France (…), des lignes de cars sur voies réservées sont prévues toutes les 10-15 minutes en heures de pointe (20-30 minutes le reste du temps de 5h à 23h). Les 4 lignes de bustrams restantes compléteront le maillage à l’Est (Le Crès, Vendargues, Castries) et à l’Ouest (Pignan, Lavérune, Cournonterral). De quoi ravir les maires sans étiquette de Cournonsec (Richard Paul) ou Saussan qui pointe les temps de trajets excessifs pour les lycéens. « Plus de pistes cyclables, c’est aussi moins de voitures sur les routes », insiste Sandrine Esserméant.

    Tout en se disant « pas opposé au Serm », Antoine Bertrand et les Insoumis de Montpellier se sont abstenus, Rhany Slimane pointant une « vision incomplète, injuste et myope ». « On nous présente un projet déjà conclu qui s’appuie au moins autant sur la voiture que sur le train », regrette Nathalie Oziol, favorable à une véritable « étoile ferroviaire » et opposée au COM. La députée parle d’une « coquille vide » en raison de l’incertitude des financements de l’État. Si Michaël Delafosse (PS) ne nie pas le sujet, il retient le positif. « Cette carte est le fruit d’un travail colossal entre 9 intercommunalités*. Quand avons-nous obtenu un document qui faisait autant consensus ? ». Une référence à Georges Frêche qui avait échoué à faire sortir le tramway de la Métropole. Une hypothèse désormais possible. « Des échanges sont prévus avec Stéphan Rossignol [président du Pays de l’Or] cet été…».

    * Sète Agglo, Pays de l’Or, Lunel Agglo, Lodévois Larzac, Clermontais, Vallée de l’Hérault, Pic-Saint Loup, Nîmes Métropole et Montpellier Métropole (avec la Région Occitanie ou la SNCF)

  • La Région Sud lance son plan canicule dans les gares

    La Région Sud lance son plan canicule dans les gares

    «Madame, un chapeau ou un éventail ? C’est la Région qui vous l’offre », demande éric, responsable satisfaction client, occupé à distribuer des équipements aux voyageurs sur le quai de la gare Saint-Charles. Ce lundi 22 juin, alors que Météo France a placé une large partie territoire en alerte orange canicule, la Région Sud a déclenché son plan canicule dans les trains régionaux pour informer et accompagner les usagers confrontés aux fortes chaleurs.

    Jean-Pierre Serrus, vice-président de la Région Sud en charge des transports et de la mobilité durable, est venu présenter le dispositif. « Ce plan canicule, comme son nom l’indique, est activé chaque fois qu’on est dans des conditions de canicule, explique-t-il. Nous adaptons nos dispositions selon les alertes Météo France. »

    Pour l’occasion, les agents de gare distribuent des chapeaux, des gourdes et des éventails sur les quais des trains régionaux. Des bouteilles d’eau sont également mises à disposition à bord des trains. « On a reçu tout le matériel avant même qu’on sache qu’il y avait une canicule. Dès qu’il y a de fortes chaleurs et que la Région donne son feu vert, on vient distribuer des éventails, des chapeaux et des gourdes. Des réassorts sont prévus pour avoir de quoi faire pendant la canicule », précise Éric.

    Des messages de prévention sont également diffusés sur les écrans de la gare pour rappeler les bons comportements à adopter, indique la Région. Toujours selon elle, des brumisateurs sont installés sur certains sites et huit gares régionales disposent désormais de fontaines à eau.

    Le dispositif semble bien accueilli par les voyageurs, selon Gaëlle, venue en renfort pour la distribution : « Ils ont tous le sourire, ça se voit que le dispositif est apprécié. » Jean-Louis, voyageur, confirme ce constat : « On vient d’arriver en train et on reste 48h à Marseille. Je trouve que c’est une bonne initiative de faire ça. Avec ma compagne, on n’avait qu’une gourde pour deux et maintenant, on en a une chacun ! »

    Des réponses aux fortes chaleurs

    Pour Jean-Pierre Serrus, ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large d’adaptation de la Région au changement climatique : « Nous sommes ce lundi matin aux côtés des usagers, mais cela fait dix ans que nous travaillons sur cette transition. Le plan climat repose sur deux temps d’action : d’abord l’adaptation des gares et du réseau aux températures, puis l’atténuation afin de réduire l’impact de notre activité sur le climat. »

    L’élu insiste également sur les investissements nécessaires pour améliorer le confort en cas de fortes chaleurs. « Aujourd’hui, il faut que les trains soient climatisés, que les gares soient aménagées avec des ombrières et des salons où l’on peut se rafraîchir. Évidemment, il faut que les rails et les infrastructures soient les plus résilients possibles en cas d’augmentation anormale de la température. »

    La Région poursuit le déploiement de son plan canicule en gare d’Avignon Centre, ce mardi matin.

    EN BREF

    Aubagne

    La Ville prend des mesures exceptionnelles « jusqu’au vendredi 26 juin inclus ». Si l’école est maintenue, la municipalité recommande aux parents « de récupérer leurs enfants l’après-midi ».

    Des lieux sont mobilisés pour permettre aux habitants de se rafraîchir, comme la Maison du Partage, ouverte et climatisée de 14 à 18h, et le parc Jean-Moulin, accessible jusqu’à 23h. Pour les agents, la Ville annonce le « décalage des horaires de travail et une limitation des tâches physiques ». La question du maintien de la grande braderie, le 28 juin, reste en suspens.

    Avignon

    La Ville ouvre exceptionnellement ses parcs et jardins jour et nuit jusqu’au 31 août pour offrir des espaces de fraîcheur. Les parcs de la Croix de Noves, de la Cantone et le jardin des Doms ne sont pas concernés et restent ouverts jusqu’à 22h.

    Toutes les déchetteries du Grand Avignon passent en horaires « canicule ». Celles de Caumont, de Sauveterre, de Vedène et de Velleron sont accessibles de 7h à 12h30 sur leurs jours d’ouverture. Les déchetteries de Courtine, d’Entraigues et de Montfavet ferment leurs portes à 14h.

    Bollène

    À compter de ce mardi, la Ville indique que les écoles sont ouvertes uniquement le matin, la piscine gratuite l’après-midi et la veille sanitaire auprès des publics fragiles activée.

    Les activités sportives et extrascolaires sont suspendues durant l’alerte.

    Toulon

    La Ville et le CCAS ont lancé leur dispositif de veille saisonnière le 2 juin, pour accompagner les personnes vulnérables et isolées face à la chaleur. Celui-ci prévoit des appels, SMS et interventions à domicile pour les personnes dites à risque, en cas de canicule. La démarche d’inscription s’effectue par téléphone auprès du CCAS (04.94.24.65.25), et peut être réalisée par les proches des personnes concernées.

    Draguignan

    La mairie met à disposition des habitants une salle climatisée à la Résidence autonomie de l’Îlot de l’Horloge, un établissement d’hébergement pour les personnes âgées autonomes. Elle est accessible de 12h à 21h, au 130 rue de la Juiverie.

  • Après la gronde, Montpellier ne fait plus de zèle

    Après la gronde, Montpellier ne fait plus de zèle

    On les pensait enterrées et voici que les Zones à faibles émissions (ZFE) pourraient refaire surface. Bien que mises aux oubliettes par l’Assemblée nationale, les ZFE pourraient ressurgir à la faveur de la décision du conseil constitutionnel. « 9 Sages [les 9 membres du Conseil constitutionnel, Ndlr] ont décidé de piétiner les votes de l’Assemblée nationale, du Sénat et l’avis de 8 Français sur 10 », rumine Laurent Jaoul (sans étiquette). Opposant de la première heure à ce dispositif qui devait améliorer la qualité de l’air grâce à un système n’autorisant que les véhicules les moins polluants à circuler dans les métropoles et grandes agglomérations, le maire de Saint-Brès n’est pas pour autant surpris par ce revirement. « Je m’en doutais parce que les Sages sont à la botte de Macron, qui est favorable aux ZFE. »

    Pour autant, au motif que les ZFE constitueraient une entrave au principe de se déplacer librement voire une sorte d’assignation à résidence pour les foyers n’ayant pas les moyens financiers de changer de véhicule, Laurent Jaoul ne croit pas à un retour immédiat sous cette forme. Après une première fronde qui a conduit à une mise au placard des ZFE, « je ne vois pas comment les maires les mettraient en place ». Le maire de Saint-Brès apporte une précision importante. « Durant sa tournée des 31 communes, le président de la Métropole, Michaël Delafosse (PS), est venu me voir. Il m’a clairement dit qu’il ne voulait plus entendre parler des ZFE », affirme Laurent Jaoul.

    Les « Gueux » sortent une application référendaire

    Officiellement, aucune annonce de ce type n’a été formulée par Michaël Delafosse. Mais sa vice-présidente qui, à l’origine, tenait à la mise en place du dispositif d’État le plus tôt possible, semble beaucoup plus souple désormais. « Nous sommes dans un État de droit. Le Conseil constitutionnel a décidé, on attend la clarification de l’État », résume Julie Frêche. L’élue socialiste rappelle que les ZFE faisaient partie de la stratégie mobilités de la Métropole parce qu’elles étaient « une obligation pour les territoires de plus de 150 000 habitants ». Si elle compte continuer à « prendre sa part » dans la lutte contre la pollution, Julie Frêche ne met plus forcément les ZFE en première ligne. « Il n’y avait aucune harmonisation, le dispositif était mal pensé. Il faudrait des mesures d’accompagnement pour les personnes en difficulté. »

    Pour elle, ce sujet complexe nécessite d’y mettre de la nuance. « Il faut le traiter avec sérieux, rigueur. Et prendre en compte la grogne. » Pour autant, Julie Frêche rappelle que « la France va devoir se positionner sur le sujet, c’est une demande de l’Europe ». Allergique aux vignettes Crit’Air, Laurent Jaoul ne l’entend pas de cette oreille. Le collectif des « Gueux », qu’il avait monté avec le metteur en scène Alexandre Jardin, reprend du service. « On va lancer une application référendaire pour permettre aux citoyens de s’exprimer sur les grands sujets », confie Laurent Jaoul. Et devinez quoi ? Le questionnaire sur les ZFE sera l’un des premiers proposés ainsi qu’un autre sur les prix à la pompe.

  • Une nouvelle piste cyclable réversible aux Aigues-Douces

    Une nouvelle piste cyclable réversible aux Aigues-Douces

    Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Il en va de même en matière de transition écologique. « Chaque effort, aussi infime puisse-t-il paraître, pèse dans la balance pour engager un réel changement de paradigme et ralentir le changement climatique », affirme le maire (PCF), Laurent Belsola, lors de l’inauguration de la nouvelle piste cyclable des Aigues-Douces.

    Longeant l’avenue du Golfe, le long du littoral, cet aménagement d’environ 400 mètres est totalement réversible grâce à des matériaux modulaires et démontables, permettant de modifier, déplacer ou retirer la piste à l’avenir, selon l’évolution des besoins du quartier.

    L’infrastructure se raccorde au couloir cyclable existant, l’objectif étant, à terme, de créer « une boucle qui permettra de desservir la gare, de faire le tour de la presqu’île et de rejoindre le port de plaisance en toute sécurité, apprend Laurent Belsola. Nous souhaitons que jeunes et moins jeunes s’approprient cette piste afin de se rendre au collège Frédéric-Mistral, sur nos plages et au parc de la presqu’île. »

    Pour l’édile, « engager une démarche de développement durable de grande ampleur dans nos quartiers populaires est un impératif. (…) Nous devons abandonner la bétonisation pour créer des lieux où le végétal et les matériaux naturels permettent le rafraîchissement des lieux de vie. » En l’occurrence, cette nouvelle piste semi-perméable favorise la gestion naturelle des eaux pluviales et intègre des matériaux recyclés réemployés provenant d’autres chantiers locaux. La plantation d’une micro-forêt expérimentale d’essences littorales, visant à créer des îlots de fraîcheur, s’y est adossée.

  • Au Rove, la Coop des élus communistes et républicains se renouvelle

    Au Rove, la Coop des élus communistes et républicains se renouvelle

    La Coop 13, Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens des Bouches-du-Rhône, s’est réunie dans le village du Rove. Une cinquantaine d’élus des communes du département étaient présents pour échanger sur les objectifs de la Coop 13.

    Renforcée en nombre après les élections municipales et communautaires, la Coop 13 a dressé un bilan de son activité et s’est projetée dans l’agenda politique prochain avec notamment les sénatoriales qui doivent renforcer le pôle de gauche au Sénat.

    Pour les membres de la Coop 13, les enjeux politiques actuels sont déterminants pour l’avenir proche. De la Métropole au Département en passant par la Région Sud, la Coop 13 veut faire entendre sa voix ; l’activité doit prendre en compte la situation des habitants, des familles.

    Désireux d’être aux côtés de toutes celles et tous ceux qui sont victimes, à différents degrés, de la situation politique du moment : logement, emploi, insécurité, mobilité, bien vivre… Les élus s’inquiètent du contexte alarmant qui affecte la vie des personnes dans nos villes et villages et pour lequel ils restent mobilisés.

    Proximité avec

    les habitants

    Face à un Rassemblement national sans complexe et au plus haut, ils ont fait part de leur détermination de le combattre sur tous les fronts pour construire des espaces de dignité, de solidarité et de lutte avec la population.

    Résolument engagés au plus près des habitants pour défendre les acquis et en gagner de nouveaux, la Coop 13 s’est dotée d’un nouveau collectif de travail composé d’une trentaine de personnes représentantes d’une vingtaine de communes dans la diversité du département ; des élus inscrits dans les majorités municipales, mais aussi dans les oppositions, une nécessité pour être en lien avec les différentes réalités du terrain.

    Sur proposition de Florian Salazar-Martin, maire-adjoint à Martigues et président en titre, l’assemblée a élu à l’unanimité Paul Sabatino, maire du Rove, en tant que président, Florian Salazar-Martin devenant le secrétaire général de l’association et pour compléter le bureau départemental : Sophie Celton maire-adjointe à Septèmes-les-Vallons, membre du bureau national de la Coop ; Marie Claude Bonnet, maire-adjointe au Rove ; Ibrahim Mze, conseiller municipal des 15-16 à Marseille et Audrey Cermolacce, maire-adjointe de Septèmes-les-Vallons.

    La rencontre s’est terminée dans la convivialité avec un appel lancé à tous les élus progressistes par le président Paul Sabatino, pour adhérer à la Coop 13 ; une ambition partagée par l’assemblée pour peser partout dans le département pour mieux vivre.