Tag: mobilisation

  • Bourses et voyages gelés, à Marseille le collège Katherine-Johnson mobilisé

    Bourses et voyages gelés, à Marseille le collège Katherine-Johnson mobilisé

    Au collège Katherine-Johnson (15e), le problème révolte presque à l’unanimité : ce jeudi, 83% du personnel était en grève pour dénoncer l’absence d’un gestionnaire à temps plein, indispensable pour que « les dépenses courantes soient convenablement assurées ».

    Depuis septembre, le bon fonctionnement de l’établissement est empêché par un manque de personnel dans le service de gestion, pour l’instant géré par une seule personne en temps partiel. Une situation insoutenable que professeurs, élèves et parents dénoncent. Un rassemblement s’est tenu à 10 heures devant les grilles du collège. « On ne demande pas de traitement de faveur, on ne demande pas de moyens supplémentaires par rapport aux autres établissements, s’agace Julien Marec, professeur d’histoire et représentant du Snes-FSU, plus grand syndicat du second degré. On demande juste à avoir un poste de gestionnaire complet, comme partout, pour que le collège tourne. »

    « Des familles galèrent,

    ce n’est pas normal »

    Car le dysfonctionnement du service de gestion a de sérieux impacts sur le quotidien des élèves, enseignants et autres personnels. « Le gestionnaire, c’est celui qui s’occupe de tout ce qui est financier, souligne Mathilde Tailleu, professeure de mathématiques. Dès qu’il faut signer une facture, payer des fournitures à l’infirmerie pour que l’infirmière puisse travailler correctement, distribuer les bourses aux élèves, c’est par lui que ça passe. »

    Alors, faute d’une gestion correctement pourvue, des « bourses se retrouvent retardées, voire gelées », et des voyages scolaires suspendus. « On est dans un collège d’éducation prioritaire renforcée, c’est-à-dire qu’il y a beaucoup de familles boursières. La situation n’est pas acceptable, dénonce l’enseignante. Et il y a aussi la question des voyages. Nous avions obtenu, grâce à un long travail des professeurs, une bourse Erasmus + qui devait nous permettre d’organiser trois voyages scolaires, en Grèce, en Italie et en Espagne. Pour l’instant, la situation est gelée. »

    Les surveillants, eux aussi présents au rassemblement de jeudi, s’inquiètent. « On fait la grève avant tout pour les bourses. Déjà qu’il y a des situations compliquées, que des familles galèrent, ce n’est pas normal », souffle l’un d’entre eux. Et Elias, en classe de troisième dans le collège Katherine-Johnson, d’ajouter : « C’est dommage parce qu’on reste tout le temps ici, dans nos quartiers. On aimerait bien voyager, pour changer d’air. »

    Hedi Ramdane, conseiller municipal (DVG) du secteur des 15e et 16e arrondissements, était lui aussi sur place pour appuyer la mobilisation. « On rajoute de la pauvreté à la pauvreté, c’est inadmissible », s’indigne-t-il. Sollicité depuis novembre par les personnels du collège, le rectorat a fini par répondre au Snes-FSU, jeudi matin, promettant un rendez-vous dans la semaine de la rentrée. Samia Ghali, conseillère municipale (DVG), a elle aussi demandé à ce qu’un entretien soit organisé en présence de représentants du corps enseignant et des parents d’élèves.

  • La CGT se mobilise dans les Hautes-Alpes pour soutenir les saisonniers

    La CGT se mobilise dans les Hautes-Alpes pour soutenir les saisonniers

    Un an après la venue de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, au front de neige de Vars, le syndicat poursuit son soutien aux saisonniers, ce vendredi à 10h. « Tous les ans, on tient un stand sur un parking. On tourne en équipe et on va dans les boutiques qui entourent Vars. Parfois, on envoie des camarades sur les pistes quand on est assez nombreux, ils vont à la rencontre des restaurants d’altitude et des perchmans », confie Julien Bouillé co-secrétaire de la CGT des Hautes-Alpes.

    Les résultats du rapport de l’Institut de recherche économique et sociale (Ires), paru en 2024, indiquent que les saisonniers sont en situation de fragilité. D’abord du côté du logement. « Comment prétendre à la propriété d’un logement avec un statut de saisonnier aujourd’hui ? Comment accéder à la location avec des alternances d’emploi et de chômage ? », interroge l’Institut. Cette fragilité s’observe aussi du côté de la santé. L’Ires constate : « Avec une couverture santé discontinue et des changements de territoires réguliers ne permettent pas un suivi médical régulier. » L’Institut évoque aussi « certaines personnes au RSA durant l’intersaison depuis plusieurs années, y compris en travaillant en saison ».

    Un guide pour accompagner

    Julien Bouillé explique : « Souvent, ce sont des jeunes travailleurs qui arrivent dans le monde du travail. Ils font le choix du travail en saisonnalité pour peut-être se sentir plus libres, mais sont souvent assez peu renseignés. » Selon le syndicat, 65% des travailleurs saisonniers affirment ne pas connaître leurs droits. Face à ce constat, la CGT propose « un guide des saisonniers » pour informer ces travailleurs de leurs droits et leur « proposer un accompagnement concret ». Le rapport de l’Ires rappelle que les saisonniers sont très souvent exposés à la pénibilité du travail, ne sont que rarement suivis par la médecine du travail, mais semblent avoir intériorisé cette situation et n’en font pas un sujet de revendication.

    Julien Bouillé dénonce : « Souvent, les garants des notions de ressources humaines pour les petites entreprises, ce sont les comptables. Un comptable à une formation comptable, pas RH, et ça pose un problème. » Les saisonniers travaillent sur la base de contrats à durée limitée et bénéficient d’une protection sociale régie par la règle du contrat de travail stable à temps plein, alors que leur travail est par essence discontinu. Comme le rappelle le syndicaliste, « un saisonnier aujourd’hui est soumis à la même législation qu’un travailleur non saisonnier, mais il n’a pas la prime de précarité, et une saison dans les Hautes-Alpes dure quatre mois, alors qu’il faut six mois de travail que pour pouvoir bénéficier des droits au chômage ».

    Pour Julien Bouillé, c’est la même problématique qui touche tous les travailleurs : « Il faut une prise de conscience des situations à risque auxquelles ils sont exposés dans les entreprises où ils peuvent être malmenés. » La CGT continue de demander la création d’un statut de saisonnier qui permettrait de reconnaître la particularité de l’activité et de réfléchir à de nouveaux droits pour ces salariés. Il insiste sur le collectif : « Il faut qu’on leur fasse comprendre que l’adhésion à la CGT leur permet aussi de connaître leurs droits. Ça donne accès à des formations et à un collectif. C’est ça le plus important, parce qu’un saisonnier est parfois seul. »

  • À Marseille, ils refusent une formation sociale au rabais

    À Marseille, ils refusent une formation sociale au rabais

    « Depuis plusieurs mois, on assiste à des changements dans l’organisation de l’association qui impactent directement notre apprentissage », explique Romane. Futurs éducateurs spécialisés, assistants de service social ou moniteurs éducateurs, ils se sont mobilisés devant les portes de l’établissement à Saint-Just pour se faire entendre de la direction de l’IMF RIS.

    Des « minutes de retard qui se traduisent en absence d’une demi-journée, soit à une perte de salaire pour les étudiants en alternance, alors qu’on ne vient pas tous de Marseille, qu’on est confronté aux aléas des transports », des « heures de régulation de proximité, qui sont un temps d’échange avec nos formateurs, supprimées », ce qui représente « un suivi dégradé », des « intervenants extérieurs qui n’ont pas été payés durant des mois. Or ce sont aussi des directeurs de mémoire », listent Noémie, Oriana et Garance. « On a des semaines à tous, mal organisées, sans temps réel de préparation pédagogique », déplore également une future travailleuse sociale. « Lors d’un examen, il y a eu des différences de traitements entre l’IMF d’Avignon et celui de Marseille », n’admet pas un autre.

    À Marseille, l’ancienne bâtisse du diocèse avait servi durant plus d’un an de refuge pour les mineurs isolés et les familles avec enfants sans solution d’hébergement avant qu’un incendie en 2020 n’aboutisse à l’évacuation de tous ses occupants. Ouvert en 2023, l’IMF RIS fait déjà front à des remaniements qui « mettent en cause la qualité de notre formation », craignent les étudiants, et interviennent dans un contexte de réductions budgétaires tout terrain. La Région, essentiel soutien de l’association a « baissé ses crédits » assure un autre étudiant, « mais nous ne pouvons pas être la variable d’ajustement. Le manque de moyens ne doit pas être l’excuse à des décisions sur l’organisation des cursus qui dégrade nos études et nos métiers. » Sollicitée, la direction n’a pas souhaité s’exprimer mais a accepté de recevoir une délégation d’étudiants.

  • Fibre Excellence : les salariés passent à la vitesse supérieure

    Fibre Excellence : les salariés passent à la vitesse supérieure

    « On envoie le message qu’il faut être solidaire, qu’il faut se battre pour le maintien des emplois. On veut montrer qu’on est soutenus et que c’est une question de survie. » Laurent Quinto, représentant de la CGT de Fibre Excellence Tarascon, attend du soutien, ce mardi, pour la mobilisation, devant le site, lancée à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT).

    Pour rappel, l’usine de pâte à papier est en sursis suite à des alertes de sa direction et une situation financière intenable (lire notre article du 26/01), avec une menace de placement en redressement judiciaire d’ici la mi-mars. « La direction nous a rappelé qu’elle prendrait des décisions lapidaires s’il n’y avait pas de mesures de soutien prises entre le 15 février et fin mars », relate Laurent Quinto. D’où le timing de la mobilisation : à la veille d’une réunion à Paris avec le Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri), auprès duquel les réunions s’enchaînent depuis décembre. « On veut des réponses rapidement, on attend beaucoup de cette réunion à Bercy », résume le syndicaliste. Dans le viseur ? Obtenir une révision du prix de vente de l’électricité produite sur le site. « C’est la seule mesure qui pourrait sauver le site immédiatement », insiste la CGT.

    C’est dans cet objectif que l’intersyndicale rencontre des élus du territoire depuis des semaines. Juan Martinez (PS), maire de Bellegarde, Lucien Limousin (DVD), maire de Tarascon, ou encore Patrick de Carolis (Horizons), maire d’Arles, sont attendus par les salariés sur le site pour le rassemblement de mardi. Et la semaine dernière, l’intersyndicale a rencontré la présidente de Région d’Occitanie, Carole Delga (PS). Le site étant frontalier avec le département de Gard et son usine sœur se situant à Saint-Gaudens en Haute-Garonne (31). « Elle nous a confirmé que des négociations, entre les ministères, la direction et EDF sont en cours sur la revente d’électricité. Les portes sont ouvertes », développe Laurent Quinto. Avant de noter positivement : « Elle se mobilise pour que les choses avancent ! »

    « On est solidaire de la Centrale de Gardanne »

    Et si certains tentent d’opposer la Centrale de Gardanne et Fibre Excellence sur la question des tarifs de vente d’électricité, la première revendant à des prix bien plus élevés que la deuxième, la CGT du site tarasconnais est claire : « On est solidaire de la Centrale de Gardanne, on ne veut pas léser le site. Le problème ne vient pas de Gardanne, mais bien de l’État. C’est lui qui fixe les tarifs de vente d’électricité et c’est avec lui qu’on négocie. » Même discours au plus haut niveau de la CGT, puisque Sophie Binet a rédigé un courrier à l’adresse du ministre de l’Industrie, le 23 janvier, qui réclamait un « plan d’urgence » pour les usines de pâte à papier, et une « nationalisation si nécessaire ».

  • Une réforme de la police au cœur du scrutin

    Une réforme de la police au cœur du scrutin

    Une procédure accélérée pour une adoption avant les municipales, afin de permettre aux futurs maires de disposer d’une toute nouvelle « boîte à outils ». Voilà comment le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a vendu le projet de loi sur la réforme de la police municipale dont l’examen a démarré le 3 février au Sénat, le vote devant avoir lieu ce mardi 10 février. En fait d’outil, c’est la boîte de Pandore qui a été ouverte, renforçant une « municipalisation de la sécurité », au détriment de l’État de droit, analyse dans une note circonstanciée la CGT Intérieur Police.

    Concrètement, le texte soumis au Parlement s’appuie sur une mission d’information de la commission des lois, pilotée en 2024 par le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur d’alors, François-Noël Buffet (LR), en parallèle d’un « Beauvau de la police municipale ». Dont les syndicats ont dénoncé au passage l’absence de mesures sociales… Mais, au nom du fameux « continuum de sécurité », policiers municipaux et gardes champêtres se verraient attribuer des compétences judiciaires élargies. Outre la possibilité de relever une identité, ils seraient à même de dresser des amendes forfaitaires délictuelles (AFD) – dont le taux de recouvrement atteint péniblement les 31% – pour au moins neuf délits « de l’insécurité du quotidien ». Les membres de la majorité de droite, pris dans un enthousiasme tout sécuritaire, en ont rajouté. Sous certaines conditions, les agents pourraient procéder à des fouilles, utiliser des drones « à titre expérimental », auraient accès à de nouveaux fichiers. Tout ça restant au bon vouloir des maires, se prévaut le gouvernement.

    Pas de doctrine nationale

    « C’est tout simplement une atteinte à la démocratie », résume Anthony Caillé, secrétaire général de la CGT-Intérieur Police. Avec ce « ballon d’essai » de transfert d’une compétence régalienne au local, il estime le risque constitutionnel « sérieux » et alerte sur l’absence de doctrine nationale sur la municipale. « Comment on les arme ? Comment doivent-ils rendre des comptes ? À qui ? Quelles sont leurs missions ? » interroge-t-il. Pour lui, la mise en place d’une mission de contrôle des polices municipales, commune aux inspections générales du ministère de l’Intérieur prévue dans le texte, reste insuffisante. Au nom de la libre administration territoriale, le droit des citoyens est mis à mal, dans un contexte de « montée des discriminations », estime la CGT. Sur les AFD, le syndicaliste rappelle que le droit est déjà bafoué, le policier se faisant juge : « C’est une inscription au casier, direct, alors qu’un délit, c’est une enquête à charge et à décharge, un droit à la défense… »

    La CGT craint une « pénalisation territorialisée », avec un maire qui peut utiliser sa police sur des zones « à forte mobilisation électorale ». À l’inverse, le pouvoir de la police municipale sur l’édile s’en trouverait renforcé. « On l’a vu à Bordeaux, où le maire écologiste ne voulait pas les armer », illustre-t-il. Résultat : une police municipale équipée de semi-automatique, cet été, « après trois semaines de grève ».

    Sans attendre la fin de la navette parlementaire, la CGT a fait parvenir sa note « à tous les députés et sénateurs, sauf le RN ».

    Repères

    Des prérogatives élargies

    Vente à la sauvette, vol, usage de stupéfiants, occupation illicite de halls d’immeuble, vente d’alcool aux mineurs… Au moins neuf nouveaux délits pourraient être sanctionnés par la police municipale d’une amende forfaitaire délictuelle. Les sénateurs ont déjà proposé d’ajouter la conduite sans permis, sans assurance ou encore le port d’armes blanches.

    45%

    de hausse. Le nombre de policiers municipaux est passé de 19 405 en 2012 à 28161 en 2023. En 2026, 11000 agents devaient être recrutés, selon le Centre national de la fonction publique territoriale.

    Drones et caméras embarquées

    La police municipale pourrait être autorisée à utiliser des drones à titre expérimental durant 5 ans sur cinq segments précis, des grands rassemblements à la protection des bâtiments communaux.

    Sur 5 ans aussi, des caméras embarquées équiperaient les véhicules.

  • Mobilisation devant le collège Gabriel-Péri

    Mobilisation devant le collège Gabriel-Péri

    Dès 7h devant le collège Gabriel-Péri, une vingtaine de parents d’élèves se sont mobilisés ce vendredi. La raison : l’absence régulière, et non remplacée, d’une professeure de français, précisent les parents d’élèves. « Sur l’académie, il faut avoir trois semaines d’arrêt complet pour avoir un remplacement, donc nos élèves se retrouvent sans cours », rapporte une mère parmi l’Association de parents d’élèves, à l’appel de l’action. Sa fille, est en 5e. Cette mère estime que la situation ne s’arrête pas seulement à cette enseignante. Il serait question d’une professeure de sport absente pendant trois mois, « qui vient seulement d’être remplacée ».

    « On nous dit qu’il n’y a plus de subventions, plus d’argent, plus de contractuels. Mais pour nos enfants, qui perdent des heures de cours ? poursuit cette parent d’élève. On demande à ce que dans ces cas-là il y ait au moins un doublon. » De son côté, le rectorat assure que « la situation est déjà prise en charge par les services académiques. Une enseignante titulaire remplaçante sera en poste à compter de la semaine prochaine ».

  • Plusieurs organisations mobilisées contre la guerre à Aix-en-Provence

    Plusieurs organisations mobilisées contre la guerre à Aix-en-Provence

    Philippe Sénégas, de la Ligue des droits de l’Homme, a pris la parole au nom des organisateurs pour dénoncer les conflits meurtriers à Gaza, en Ukraine, ainsi que les violences en Iran et en Syrie, évoquant également les tensions ravivées par l’offensive impérialiste menée contre le Venezuela par le président américain, Donald Trump.

  • Passe d’armes entre la Ville et l’intersyndicale des taxis

    Passe d’armes entre la Ville et l’intersyndicale des taxis

    Le bras de fer entre la mairie de Marseille et les taxis n’est pas près de finir. Après une première opération escargot, mardi dernier, partie de l’hôtel de ville jusqu’à la préfecture, l’intersyndicale (Syndicat des taxis marseillais, Alliance-Fédération des taxis indépendants et Taxis en route 13) appelle à une nouvelle mobilisation, pour ce mardi 3 février.

    Les organisations dénoncent toujours « des blocages administratifs avec les nouvelles dispositions sur la location-gérance ». Pour rappel, la location-gérance permet au titulaire d’une autorisation de stationnement (ADS) de confier l’exploitation de sa licence et d’un véhicule associé à un tiers. « La Ville souhaite maintenir une exigence selon laquelle le titulaire de l’ADS devra obligatoirement être le propriétaire du véhicule », dénonce l’intersyndicale, en référence à un nouveau texte réglementaire instauré par la mairie. Lequel a été pris « suite au constat d’un grand nombre de pratiques non conformes », selon la Ville (lire notre article du 28/01). Mais, pour l’intersyndicale, et malgré un cycle de réunion tripartite débutée dans la foulée de la mobilisation, « la réglementation a été interprétée de manière excessive et contestable ».

    « Des mensonges »

    Dans un communiqué de presse de réponse à l’intersyndicale, la mairie juge que « l’affirmation est inexacte ». Pour elle, le propriétaire d’une ADS « doit disposer lui-même du véhicule » dans le cadre de la location-gérance. À l’inverse, l’intersyndicale reste sur ses positions : « Le locataire peut être propriétaire de son propre véhicule ». Le conseiller municipal délégué aux taxis, Sami Benfers, va plus loin en dénonçant « des mensonges » des organisations. « Il y a une instrumentalisation politique et électoraliste de la droite à l’égard des taxis, alors même qu’elle les a oubliés pendant des dizaines d’années », tonne-t-il. En référence notamment à une vidéo de Martine Vassal et Bruno Gilles faisant part de leur soutien à la mobilisation des taxis.

  • Aix, ils se mobilisent pour dire « non ! » aux guerres dans le monde

    Aix, ils se mobilisent pour dire « non ! » aux guerres dans le monde

    Si les collectifs, partis politiques, associations et syndicats ont plutôt pour habitude de répondre aux appels nationaux à manifester – ou de rejoindre les cortèges marseillais – l’initiative est, cette fois, entièrement organisée par les figures locales. Ce samedi 31 janvier, ils seront bon nombre à se mobiliser pour dire « Non à la guerre ! ».

    L’appel à défiler est conjointement lancé par le collectif contre l’extrême droite et nombre d’associations, en passant par la Cimade, le collectif Aixois Palestine en passant par la Ligue des droits Humains (LDH), Aix Solidarité ou le Comité de soutien antifasciste, rejoint par les forces de gauches locales (Parti communiste, Parti socialiste, la France insoumise, la Gauche écosocialiste, la gauche républicaine et socialiste, Génération.s, Place publique, Partit occitan…), les déclinaisons « jeunes » de plusieurs de ces partis et les forces écologistes (Génération écologie, les Écologistes et les jeunes). Aux partis et forces politiques s’ajoutent les syndicats, parmi lesquelles la CGT, la FSU aixoise, mais aussi le Syndicat des avocats de France.

    Non « à l’impérialisme »

    La décision de manifester, annoncée et expliquée au cours des cérémonies de vœux tenues par les participants, est le résultat d’un constat : « Partout, les impérialismes veulent faire la loi au mépris du droit international », expliquent les organisateurs, dans un communiqué conjoint. Ensemble, ils appellent à « réagir et agir pour montrer à nos gouvernants que nous voulons la justice, garante de la paix, refusons la loi du plus fort et exigeons la préservation et le respect du droit international, patiemment construit par la société tout entière ». La guerre en Ukraine qui approche de sa quatrième année, « l’offensive génocidaire » en cours en Palestine depuis plus de deux ans, la « démonstration de force brutale et l’enlèvement du président » au Venezuela, plus largement, la politique de Donald Trump, président des États-Unis… Autant de constats qui poussent les organisateurs à dire « Non à l’impérialisme, au colonialisme, sous toutes ses formes, non à la guerre », mais « oui au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, oui à la justice et à la paix ! » « Nous ne sommes pas à l’origine de la mobilisation, mais notre responsabilité est grande, sans paix, il n’y a ni liberté, ni progrès social. La guerre, ça n’a jamais profité aux travailleurs », estime de son côté François Canu, secrétaire de l’Union CGT locale. Le départ du cortège est prévu à 16h, de la place de la Rotonde, jusqu’à la mairie.

  • Les travailleuses sociales en quête de reconnaissance à Marseille

    Les travailleuses sociales en quête de reconnaissance à Marseille

    « Ce mouvement est inédit. » Ce jeudi, devant la préfecture des Bouches-du-Rhône à Marseille, les travailleuses sociales de la région mettent les bouchées doubles pour se faire entendre des pouvoirs publics. La sono du camion de la CGT pousse les décibels à fond et elles redoublent de slogans autour d’une demande unanime : « La reconnaissance de nos métiers. »

    La mobilisation est en effet inédite à plusieurs titres. D’abord, elle rassemble des assistantes sociales, éducateurs spécialisés ou conseillers de plusieurs organismes sociaux, des caisses d’allocations familiales (CAF), des caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) et des mutualités sociales agricoles (MSA). Ensuite, car elle est à l’initiative « des agents » réunis en collectifs pour une grève nationale, appuyée par les syndicats, CGT et FO localement. Enfin, puisque « le mouvement est particulièrement bien suivi avec des services en grève à 100% », comme le résume Béatriz Marques, responsable régionale de la fédération CGT des organismes sociaux. Il faut dire que les travailleuses sociales ont de quoi revendiquer. « Elles ont des Bac+3, mais sont reconnues comme des Bac+2 dans la classification professionnelle, ça a un impact négatif sur le niveau de rémunération qui ne correspond pas à leur diplôme », explique la syndicaliste.

    Des centaines d’euros de manque à gagner

    Selon les calculs syndicaux, le manque à gagner de cette mauvaise reconnaissance dépasse les 600 euros mensuels, a minima, en comparaison avec des travailleurs sociaux de collectivités territoriales. « On a une différence de presque 1 000 euros avec nos homologues de la fonction publique territoriale ou hospitalière pour une ancienneté similaire », abonde Isabelle Becchere, secrétaire générale de la CGT cadres et employés à la Carsat Sud-Est. De quoi pointer « un double discours » : « D’un côté, on nous dit que les travailleurs sociaux sont l’entrée essentielle dans la vie sociale pour les assurés précaires. Mais de l’autre, les budgets sont réduits. » Et surtout, c’est l’illustration d’un manque global de reconnaissance de leur métier. L’exemple de la « prime Ségur », résume à leurs yeux le manque de considération auxquelles elles font face. « Elle a été étendue aux métiers du social et du médicosocial suite à la deuxième version du Ségur. Mais les travailleurs sociaux de nos organismes en sont exclus », pointe Adeline Constantino, assistante sociale et représentante de la CGT CAF 13. Une situation ubuesque alors que des travailleurs sociaux de certaines collectivités y ont droit. « Il y a une fin de non-recevoir de nos ministères de tutelles pour nous y inclure », rajoute Sabrina Jorda, toujours pour la CGT CAF 13.

    Forcément, le refus de la revalorisation unanimement demandée est vécu comme « une injustice ». « On fait pas un métier anodin, on a des missions difficiles avec de l’épuisement professionnel », insiste Florence, du service social de la Carsat d’Aubagne. Sabrina Jorda conclut : « Au-delà de nous et de nos salaires, c’est une question de choix de société. Au travers du manque de reconnaissance de nos métiers et du manque de reconnaissance, c’est la rupture avec le système de solidarité voulu par le Conseil national de la Résistance dont sont issus nos organismes. »