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  • Une convention entre Action Logement et l’État pour loger les futurs salariés de l’industrie de Défense

    Une convention entre Action Logement et l’État pour loger les futurs salariés de l’industrie de Défense

    Signée il y a deux semaines par le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou et la ministre de la Défense Catherine Vautrin, la feuille de route André Jubelin a vocation à mettre en place 35 mesures pour le développement de la filière de l’industrie de Défense, dans le cadre de l’augmentation de la loi de programmation militaire (36 milliards d’euros investis entre 2024 et 2030). Celle-ci prévoit, entre autres, le recrutement de 10 000 personnes à horizon 2030. De futurs salariés qu’il faudra loger, dans un département qui connaît une crise importante en la matière.

    Un quota de logements sociaux pour ces salariés

    C’est dans cette optique que le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun, le préfet du Var Simon Babre, la maire de Toulon Josée Massi et Action Logement ont signé une convention, jeudi. Son principe : accorder, dans la Métropole toulonnaise, un quota de logements sociaux aux salariés recrutés par les entreprises de Défense (pris en partie sur le quota des salariés d’État, abaissé de 30 à 25 %, sans toucher aux 25 % dédiés aux publics prioritaires), ainsi qu’une priorité de candidature de cinq jours sur les logements sociaux et intermédiaires.

    Si les estimations de demandes ne sont pas fixées, le nombre de logements disponibles dans le parc social du territoire (4 700 attributions annuelles pour 45 000 demandes, soit plus de dix demandes par logement) est encore largement insuffisant. « La situation deviendrait encore plus critique si on laissait arriver 10 000 salariés sans avoir anticipé », justifie Vincent Jeanbrun, qui prévoit, pour satisfaire les besoins, « de produire du logement, de construire du neuf ou de réhabiliter, comme dans cette copropriété dégradée de plus de 250 logements que l’on a visités jeudi matin ». « On souhaite faire de l’habitat diffus. On a retravaillé le prochain contrat de mixité sociale, abonde Josée Massi. On a pris une délibération où chaque construction doit intégrer 30 % de logements d’intérêt général. On en a déjà produit 1 000 en trois ans. » Autrement dit, des logements sociaux et intermédiaires.

    Pour y accéder, les salariés devront toutefois remplir les conditions sociales d’attribution, alors que d’autres accompagnements (accès social à la propriété, logement privé classique) sont en réflexion.

  • Les ports de Beyrouth et Marseille partenaires

    Les ports de Beyrouth et Marseille partenaires

    « Ici, l’identité méditerranéenne est une réalité », vante Christophe Castaner, président du Conseil de surveillance du Grand port maritime de Marseille (GPMM). Il accueillait, ce mardi 21 juillet, le ministre libanais des Transports, Fayez Rasamny, et son homologue français, Philippe Tabarot, venus signer le renouvellement d’une étroite coopération entre le port de Marseille et celui de Beyrouth, déjà engagée en 2022.

    Sous les pieds de la délégation, une photographie des installations portuaires des bassins Est et Ouest aide les visiteurs à se repérer. Pas moins de 75 millions de tonnes de trafic de marchandises en 2025, développement de l’activité croisière avec 2,5 millions de visiteurs, investissement dans des projets de décarbonation, hub logistique… La direction du port trace à grands traits l’état des lieux à un ministre libanais très attentif. Nommé en janvier 2025 sur proposition du Parti socialiste progressiste, ce dernier est aussi un homme d’affaires, PDG de Rymco, une entreprise leader dans le secteur automobile au Liban.

    Explorer de nouveaux corridors d’échange

    Il est venu chercher des savoir-faire et des débouchés économiques pour un site en pleine reconstruction, six ans après l’explosion qui a ravagé une partie de la capitale libanaise le 4 août 2020 et fait plus de 220 morts et 7 000 blessés. En cause, un incendie dans un entrepôt stockant 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium. Le tout dans un pays touché de plein fouet par la guerre au Moyen-Orient. Interrogé sur l’état des infrastructures portuaires, Fayez Rasamny assure : « On a fait beaucoup de changements », insistant sur l’embauche de gens compétents quand l’accident est imputé à « des erreurs humaines et plusieurs autres choses ». « La signature de cette convention marque une nouvelle étape. Au-delà d’un simple accord, elle exprime une ambition commune : bâtir un partenariat concret, durable et tourné vers l’avenir », pose le ministre libanais.

    Et de rappeler l’objectif : « Faire du port de Beyrouth un port plus moderne, plus performant, plus transparent et pleinement intégré aux grands réseaux et au commerce international. » Il insiste sur son souhait de « développer des échanges commerciaux » et « explorer les opportunités offertes par les nouveaux corridors économiques reliant le Moyen-Orient, la Méditerranée et l’Europe, notamment dans le cadre des initiatives comme l’IMEC [Corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe, Ndlr.] ». Bref, « être prêt pour le futur ».

    Ce partenariat avec Marseille reste aussi diplomatique. « Personne ne doute que le sujet n’est pas seulement celui de la stabilité libanaise, parce qu’il n’y a pas d’instabilité au Liban sans une instabilité beaucoup plus large de l’ensemble de la Méditerranée orientale », estime Christophe Castaner. Le ministre des transports français enfonce le clou. « Depuis le début du conflit au Proche et au Moyen-Orient, la France se tient une nouvelle fois aux côtés du gouvernement libanais pour soutenir les forces armées libanaises, avec notamment l’envoi de véhicules de transports blindés pour répondre aux besoins de populations déplacées », a précisé Philippe Tabarot. Et de porter le message d’Emmanuel Macron, qui a assuré que « la France continuera à apporter son soutien aux efforts déterminés des autorités libanaises pour garantir la souveraineté de l’État, le seul à même d’assurer la stabilité, l’intégrité territoriale du Liban et de répondre aux besoins des populations ». Un cessez-le-feu « robuste et durable » étant « à ce titre indispensable ».

  • Un policier grièvement blessé suite à un refus d’obtempérer

    Un policier grièvement blessé suite à un refus d’obtempérer

    Gravement blessé, mais ces jours ne sont plus en danger… Un policier a été victime, dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juillet, d’un refus d’obtempérer, percuté par un véhicule a priori volé, sortant de la cité Benza, à Pont-de-Vivaux, dans le 10e arrondissement, indique-t-on de sources policières.

    La voiture a été repérée vers 23h50 par un équipage de la BAC qui envoie un signal radio. Signal entendu par un équipage de la compagnie départementale d’intervention dans les parages et qui décide d’intervenir en renfort. L’un des gardiens de la paix tente alors d’arrêter la voiture qui arrivait en direction de l’équipage « à vive allure », au moyen du dispositif « stop stick ». Une sorte de herse portable pour percer les pneus des véhicules qui passent dessus.

    Cherchant à éviter le dispositif, la voiture poursuivie percute un terre-plein, happant le policier qui est alors violemment projeté sur plusieurs dizaines de mètres. Dans sa course dans les airs, il arrache un grillage et termine en chutant lourdement sur le parking d’un concessionnaire automobile Mercedes. Polytraumatisé, le policier sera pris en charge par les marins-pompiers et le Smur, transporté en réanimation à l’hôpital de la Timone. Si son pronostic vital n’est plus engagé, il aurait été gravement touché à une jambe. La voiture en fuite, elle, percutera également une barrière avant de finir dans un arbre.

    Un acte criminel très grave pour Laurent Nuñez

    Les quatre occupants du véhicule, qui tentaient de s’enfuir à pied, ont été interpellés et placés en garde-à-vue, précise-t-on. Le conducteur n’avait pas de permis de conduire.

    Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a dénoncé sur les réseaux sociaux « un acte criminel très grave », estimant que « ceux qui s’en prennent à nos policiers doivent être sévèrement punis ». Sur ces mêmes réseaux, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, a adressé son « plein soutien » au policier, à ses proches et à l’ensemble de ses collègues. Pour lui, « rien ne justifiera jamais ces comportements meurtriers contre ceux qui nous protègent ».

    Du côté des syndicats policiers, Bruno Bartocetti, secrétaire national du syndicat Unité zone-sud, a déploré la situation, tandis qu’Alliance a fait le lien avec l’adoption d’une loi, début juillet, instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, assimilée par ses opposants à « un permis de tuer ». Le syndicat lui estime que « l’impunité XXL a des conséquences bien réelles. »

    Selon un rapport du service statistique du ministère de l’Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l’année précédente, alimentée notamment par les refus d’obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28 100 refus d’obtempérer pour 2025).

  • Un changement de dates du festival d’Avignon sur la table

    Un changement de dates du festival d’Avignon sur la table

    « Peut-être qu’un jour, on envisagera de faire le festival d’Avignon à Pâques ou à la Toussaint », s’est risquée la ministre de la Culture, Catherine Pégard lors de sa venue à l’ouverture il y a deux semaines. Une éventualité assez lointaine, alors que le festival s’est déjà doté d’un protocole canicule important, avec un travail de nuit pour les techniciens et la multiplication de points d’eaux et d’ombres.

    Un rendez-vous

    « des congés payés »

    Jeudi dernier, lors d’un échange en amont des états généraux de la culture, Tiago Rodrigues a reposé les conditions d’un tel bouleversement dont on comprend, en creux, qu’il n’est pas fan : « Ce n’est pas un festival d’été mais un festival de congés payés et de vacances scolaires qui répond aux enjeux de décentralisation, martèle le directeur du festival d’Avignon. Il commence le premier jour des vacances pour proposer une aventure culturelle inouïe qui n’est pas possible le reste de l’année », rappelle-t-il sur le fond.

    Autrement dit, s’il faut changer les dates du festival c’est à condition de faire évoluer en même temps le calendrier des grandes vacances. « à partir du moment où le code génétique du festival est respecté et que l’on change les congés d’été, oui, sinon cela ne se fera pas avec la même direction », prévient Tiago Rodrigues. L’artiste portugais dirige le festival depuis 2022 et a été reconduit, fin septembre, dans ses fonctions jusqu’en 2030.

  • Les universités vers plus d’autonomie

    Les universités vers plus d’autonomie

    Les quatre universités de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur vont vers plus d’autonomie et vers une stratégie propre à leur développement. C’est en tout cas le sens des Contrats d’objectifs de moyens et de performance (Comp) signés ce jeudi, au rectorat d’Aix-en-Provence, entre Philippe Baptiste, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace et les présidents des universités d’Aix-Marseille (AMU), d’Avignon, de Toulon mais aussi de l’Université de la Côte d’Azur. C’est au rectorat d’Aix-en-Provence que les parties se sont retrouvées pour signer ces contrats, vingt ans après la loi dite Pécresse, actant l’autonomie des universités. Le lieu signe « une marque de confiance », pour le recteur, Benoit Delaunay. La signature de ces COMP – qui engage l’état pour une durée de cinq ans – est une première, en France, qui emboîte le pas à « une phase de préfiguration » lancée en 2025. Le 7 juillet dernier, le Ministre s’était rendu en Nouvelle-Aquitaine, pour signer les six premiers contrats de cette stratégie qui vise à s’étendre sur tout le territoire national.

    « Caps à long terme »

    « Ce qu’on fait, c’est s’adresser à chaque université. On leur demande d’afficher leur stratégie : que voulez-vous faire dans les années qui viennent ? Il n’y a pas deux universités qui sont pareilles. On acte le fait que les universités sont toutes différentes (…) Là on a des différenciations qui sont très fortes, qu’on assume pleinement au travers de ces contrats », déroule Philippe Baptiste face à la presse. Cette stratégie prend en compte, notamment, le modèle économique, la vie étudiante, mais aussi la carte de formation. « C’est pour cela que l’on discute avec la Région, qui est autour de la table et qui vient expliquer quelles sont ses priorités en termes de formation », précise le Ministre de l’enseignement supérieur, qui précisera : « Aujourd’hui, il y a des dotations qu’on donne tous les ans aux universités. En plus de ces dotations, pour ces Comp, il y a une sorte de bonus contractuel en plus, pas loin de 14 millions d’euros, mis sur la table aujourd’hui et qui sera rediscuté, renégocié chaque année (…) Au lieu de faire des pilotages annuels, ou l’on règle les problèmes les uns après les autres, c’est fixer des caps de long terme. Les universités décident ensuite des manières dont elle va utiliser ces ressources additionnelles ». Le ministre insiste : « si on regarde sur les dix dernières années il y a eu un effort budgétaire annuel de l’état qui a cru de manière extrêmement significative. » Du côté de la Région, représentée par Georges Leonetti, conseiller régional spécial délégué à la santé, de la lutte contre la pandémie, de l’enseignement supérieur et de la recherche, on salue « une petite révolution dans le monde universitaire ». à noter que les Crous d’Aix-Marseille et de Nice-Toulon, l’ARS, mais aussi des organismes nationaux de recherche s’investissent dans ce partenariat. « Nous croyons en la décentralisation. Elle sera réussie pour l’enseignement supérieur », ajoute Georges Leonetti. Quand Eric Berton, rappelle qu’AMU, dont il tient la présidence, « a toujours été une université expérimentatrice. Je n’ai pas hésité à aller sur les Comp, parce que je savais avec l’équipe politique et l’équipe administrative que nous allons réussir à atteindre les objectifs. » Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, d’ici la fin de l’année 2026, « l’École Centrale Méditerranée et Sciences Po Aix signeront à leur tour leur Comp, tandis que s’ouvre pour le rectorat la phase de suivi des contrats des quatre universités. »

  • À Marseille, une journée d’hommage aux agents de police

    À Marseille, une journée d’hommage aux agents de police

    Gaaaaaaaaaarde à vous, au drapeau. » Sur l’esplanade de la Major tôt le matin ce vendredi 10 juillet, du Raid aux douanes en passant par la PJ et la sécurité publique, toutes les forces de police et de gendarmerie sont représentées pour une journée nationale mise en place voilà cinq ans. Une cérémonie au cours de laquelle ont été remises des décorations pour faits de bravoure notamment, comme des médailles de la police nationale échelon or ou bronze ou celle de l’ordre national du mérite, mais aussi un moment pour rendre hommage aux policiers décédés.

    Il s’agit de « mettre à l’honneur les 153 000 femmes et hommes qui, tous les jours de l’année, se mettent au service de la République et de la sécurité de nos concitoyens », indique le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, donnant lecture d’un message du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez.

    L’occasion « que tous se rappellent l’exigence de la vocation que vous avez embrassée, ce métier qui ressemble souvent à un sacerdoce et qui, pour certains de vos collègues, a revêtu la forme du sacrifice », estime-t-il

    « Une montée

    de l’hyper-violence »

    Il rappelle que « depuis le début de l’année 2026, déjà cinq policiers qui ont perdu la vie en mission ou en service. Ils viennent allonger la trop longue liste des 39 agents de la police nationale décédés depuis 2021, année où cette journée a été instituée aussi et avant tout pour faire mémoire de leur nom et de leur engagement ». Sans compter les blessés : 1 100 chaque mois en moyenne 2026.

    Cette journée c’est aussi « un moment de célébration. Célébration de la beauté de votre devise, de la noblesse de vos valeurs et du sens profond de votre vocation », poursuit le préfet. Et de revenir sur un « contexte de montée indéniable de l’hyper-violence ». « Nos forces de sécurité sont, par ailleurs, constamment défiées. Ne pas obtempérer à leurs injonctions devient une option, discuter leur monopole de la force légitime, une habitude, s’en prendre à leur intégrité physique, de moins en moins rare », note le ministre dans son discours, considérant que « quelques-uns veulent faire oublier qu’aux racines de l’engagement [des policiers] se trouve la protection des plus vulnérables, le secours aux victimes et la sécurité de chacun de nos concitoyens ».

    Alors qu’il entend renforcer l’arsenal légal vers le tout sécuritaire, Laurent Nunez en profite pour enfoncer le clou, estimant que l’action des policiers s’inscrit « dans le cadre des lois républicaines et des règles déontologiques toujours nécessaires, toujours proportionnées, toujours exemplaires ».

  • Catherine Pégard visite le patrimoine culturel local

    Catherine Pégard visite le patrimoine culturel local

    Il est de coutume que les officiels passent par le Festival d’Art Lyrique. Pour la représentation du Requiem de Mozart de Raphaël Pichon, vendredi soir, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, comptait parmi les présents. Avant le rendez-vous nocturne, elle s’est d’abord rendue au Centre International des Arts et Mouvements (CIAM), lieu qui se veut « ouvert au plus grand nombre », introduisait Maïté Chanay, responsable des relations pour le CIAM. « Il n’y a aucun lieu comme celui-ci en France », appuyait de son côté Philippe Delcroix, directeur technique du Festival d’Art Lyrique et Président du CIAM.

    « Encourager » le dispositif

    La ministre, entourée de la maire d’Aix, Sophie Joissains et du sous-préfet, Mathieu Gatineau, a fait le tour du site, étendu sur cinq hectares, mais s’est surtout attablée pour écouter les bénéficiaires du dispositif Orféo Vacilla, projet artistique faisant passerelle entre l’opéra et le cirque et mêlant ces deux arts pour (re)donner vie au mythe d’Orphée. Les chœurs, ont été assurés par Ev’Amu, un ensemble vocal amateur de l’université d’Aix Marseille, fondé en 2019. La pièce a été présentée gratuitement pendant une semaine, au mois de juin, sur le site du CIAM, suivant la volonté du Festival : celle de rendre l’opéra accessible à tous, populaire, ont réexpliqué les équipes face à Catherine Pégard. « Le mélange des publics se fait rare », pointait Marie Molliens, artiste de cirque associée au CIAM et directrice artistique de la compagne Rasposo et en charge de la direction d’Orféo Vacilla. Le travail, a été félicité par la ministre, qui souligne une « approche tout à fait différente de l’opéra ». « On ne peut qu’encourager cela, c’est aussi rendre accessible à ceux qui en ont le moins l’habitude le fait de venir voir un spectacle », appuie la ministre. Mais en toile de fond de cette visite, les inquiétudes budgétaires qui planent autour du monde culturel. Un sujet qui n’a pas été abordé dans les échanges, mais sur lequel la ministre a tout de même été interrogée, entre deux visites. Consciente des « difficultés qui sont celles de tous les théâtres, tous les opéras », elle a estimé que ces difficultés « ne sont pas le sujet aujourd’hui. Le sujet aujourd’hui est de réfléchir à la manière de faire les choses le mieux possible, et de faire les choses dans l’ordre en discutant avec ceux qui les font, les artistes, les directeurs de théâtres et d’institutions. C’est mon travail, c’est ce que je suis en train de faire et pour l’instant on ne peut dire des choses définitives, puisque justement, on travaille à faire mieux que ce qui est dit dans les rumeurs. » Samedi dernier, la ministre a affirmé, auprès de l’AFP, « se battre » pour que tous les financements prévus pour le deuxième semestre en 2026 passent. Après le CIAM, Catherine Pégard a ensuite visité la Bastide du Jas de Bouffan, qui vient de rouvrir ses portes.

    « Faire mieux que ce qui
    est dit dans
    les rumeurs »

  • Vincent Jeanbrun veut simplifier les normes pour relancer l’investissement locatif

    Vincent Jeanbrun veut simplifier les normes pour relancer l’investissement locatif

    C’est une loi attendue par les professionnels de l’immobilier et par les propriétaires. Le projet de loi « Relance Logement » dit « Dispositif Jeanbrun » – en écho au nom du ministre de la Ville et du Logement – a été adopté en première lecture par le Sénat mercredi. Objectif : relancer l’investissement locatif et créer 2 millions de logements d’ici 2030. Avant son passage devant l’Assemblée nationale en octobre, Vincent Jeanbrun est venu en discuter avec les professionnels du secteur, à Hyères, jeudi, dans les locaux de « la Boîte Immo ».

    Il y a découvert les pratiques de cette entreprise technologique au service de 14 000 agences immobilière grâce à une plateforme logistique basée sur l’utilisation de l’intelligence artificielle. « Les outils d’IA sont nécessaires et très pertinents, car ça permet de gagner du temps, et surtout, ça opère une véritable révolution, qui limite le temps où un logement reste vacant », abonde Vincent Jeanbrun. Et cela va dans le sens de son projet de loi, qui se veut être « un choc de simplification ».

    « Figer les règles du jeu »

    Une notion qui revient souvent à droite et qui ressemble parfois à une volonté de contourner les lois. Et d’éviter « que la grenouille argentée » ne vienne entraver des projets, a illustré le ministre au cours d’une table ronde organisée avec les professionnels dans la foulée de la visite. Derrière cette pique aux défenseurs de l’environnement, une disposition de la loi qui fait débat, surtout à gauche : celle qui vise à permettre au préfet de « figer les règles du jeu » pour éviter tout obstacle entre le début et la fin du projet. « Ce texte de loi est dérogatoire sur les procédures administratives. L’ambition environnementale est maintenue. C’est essentiel », s’est défendu Vincent Jeanbrun.

    De manière plus large et toujours dans la même logique, le projet de loi, qui s’adresse d’abord aux 6 millions d’habitants des quartiers prioritaires, est conçu pour permettre un accès plus rapide au logement : abaissement du seuil minimal de travaux de 30% à 20% du prix du logement pour les rénovations, avec un DPE minimum de D à atteindre (contre B auparavant) pour les 700 000 logements classés F et G, aide à la rénovation pour produire 125 000 logements sociaux par an, déduction des revenus locatifs d’une partie du prix d’achat pour les propriétaires ainsi que des charges liées à la location…

    Le « comble du cynisme »

    Cette annonce phare du projet a été très décriée lors des débats, car la disposition pourrait remettre des centaines de milliers de passoires thermiques sur le marché de la location, sous condition d’une promesse ou d’un engagement à faire les travaux… « Pendant que la France étouffe (…), Vincent Jeanbrun a trouvé sa priorité : sauver les bouilloires thermiques », accuse la Confédération nationale du logement (CNL) tandis que pour Greenpeace, c’est « le comble du cynisme » que de faire une pareille mesure en pleine canicule…

    Autre principe défendu par le ministre, celui de la décentralisation, avec la création d’un nouvel outil : les Opérations d’intérêt local (OIL). Sur des périmètres établis par les maires et validés par les Préfets, la mise en conformité des documents d’urbanisme ne sera plus nécessaire.

    Suffisant pour répondre aux problématiques varoises ? Notamment celles sur le logement des travailleurs, notion sur laquelle le ministre a été interrogé, et en particulier les saisonniers ? « Il faut une réponse spécifique », a-t-il répondu, évoquant « des résidences emploi, qui permettraient de réserver de façon périodique ».

    « Un texte de loi dérogatoire sur les procédures administratives »

  • Le Festival d’Avignon ouvert sous le signe de la création et des inquiétudes budgétaires

    Le Festival d’Avignon ouvert sous le signe de la création et des inquiétudes budgétaires

    Dans la cité papale, des comédiens des compagnies du Festival Off, en costumes et chapeaux, affiches de leur spectacle sur le dos, déambulaient dans les rues, tractant auprès des premiers spectateurs, tandis que démarraient les premières pièces. « Il y a des spectacles pour tous les goûts », déclare le directeur du Festival Tiago Rodrigues. Selon lui, cette édition se veut une « célébration des arts vivants ».

    En marge de l’ouverture, plusieurs organisations professionnelles se sont inquiétées, dans une lettre à Emmanuel Macron, de voir les dotations prévues pour le second semestre annulées par l’État pour 28 structures du spectacle vivant, dont des opéras, deux théâtres parisiens, quatre orchestres. « Il n’y aura pas d’annulation de crédit. Il ne pourrait y avoir que des reports, a déclaré la ministre de la Culture, Catherine Pégard. Mais pour l’instant, nous nous battons pour que ça n’arrive pas. »

    La ministre était présente, ce week-end, enchaînant les rendez-vous (visite de FabricA, de la micro-école Inspire, de la Maison Jean-Vilar…). En présence d’António Costa, président du Conseil européen, Catherine Pégard a découvert l’installation « Relatum » de Lee Ufan, au Palais des Papes, avant d’assister à la première de Maldoror de Julien Gosselin, à la Cour d’Honneur. Programme qui tranche avec la visite éclair, l’an passé, de Rachida Dati, alors ministre de la Culture.

  • Innovation et emploi au menu des rencontres économiques

    Innovation et emploi au menu des rencontres économiques

    Sophie Joissains. La maire (UDI) d’Aix a donné le coup d’envoi de la deuxième journée des rencontres, lors du petit-déjeuner du monde économique. L’occasion aussi pour l’édile de donner son traditionnel discours, aux côtés de Jean-Hervé Lorenzi, fondateur des Rencontres économiques. Un discours adressé aux entrepreneurs… et politique. « Ce matin, je voudrais dire ma reconnaissance, ma considération, mon admiration et vous féliciter d’avoir cette flexibilité. Aujourd’hui, vous investissez, vous continuez alors que les cycles économistes raccourcissent, vous recrutez dans un contexte ou les métiers évoluent de manière inédite, vous innovez tandis que les technologies bouleversent tous les modèles établis », pose Sophie Joissains, qui félicite la « capacité d’adaptation » des entrepreneurs et dirigeants d’entreprise face à elle. « Elle mérite d’être accompagnée justement par les territoires. Je suis convaincue qu’une politique locale, économique, réfléchie, ne consiste pas à se substituer à vous ou penser à votre place. Mais qu’elle doit contribuer à créer un environnement favorable pour anticiper dans un monde ou les repères s’effacent et se brouillent, poursuit la maire. C’est cette conviction qui guide notre action à travers une feuille de route économique qui vise à structurer dès aujourd’hui les filières qui feront notre compétitivité de demain. » À Aix, estime la maire, cette position se reflète notamment dans l’essor des Tech et Energy Valley, le développement du Technopôle de l’Arbois et du Pôle d’activité, les partenariats académiques…

    Aurore Bergé sur place

    La journée a ensuite été jalonnée de débats avec les participations du président François Hollande ou de Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle et ex-ministre. Les Rencontres ont aussi accueilli Aurore Bergé parmi le panel de responsables politiques. Dans la continuité du lancement de Talents de France, en janvier dernier, la ministre à l’Égalité des chances, est venue participer à l’atelier Patrons dans ma ville, initié par la Communauté des entreprises qui s’engagent. Habituellement, le format permet aux patrons et dirigeants de rencontrer des jeunes en recherche d’emploi. Ce vendredi, ce sont des jeunes accompagnés par la Région Paca ou élèves de l’École de la deuxième chance. Chacun a pu, face à un parterre de responsables, raconter son parcours, ses particularités, ses réorientations et ses ambitions. Côté dirigeants, l’on retrouve Sylvie Jéhanno, directrice générale de Dalkia ou Thibaut Guilluy, directeur général de France Travail. Talents de France, rappellera la ministre, est né du constat « qu’il y a à la fois un immense gâchis humain, à la fois des femmes et des hommes qui restent à la porte des opportunités professionnelles pour de mauvais critères : leur origine, sociale géographique, ethnique, le fait d’être un homme ou une femme… » Mais aussi celui d’une « aberration économique, parce que les entreprises ne cessent de dire qu’elles cherchent à recruter ». « L’objectif de Talents de France, c’est d’avoir des propositions très concrètes, opérationnelles, et d’engager massivement les entreprises, d’où ma présence aujourd’hui. Ce matin on a franchi le cap de plus de 1 000 entreprises françaises qui ont accepté de signer la charte d’engagement, rappelle Aurore Bergé. Elles s’engagent à avoir 8% de recrutement de personnes issues de QPV et des territoires ruraux, 15% de stagiaires issus de [ces mêmes quartiers] (…) On est sur des objectifs très clairs et très chiffrés qui ont été pris par les entreprises, qui vont du CAC40, des établissements publics jusqu’aux PME (petites et moyennes entreprises) des ETI (entreprises de taille intermédiaire) qui veulent s’engager ici. L’idée, c’est de recruter ici, tout au long du week-end. »