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  • Des CRS bien occupés assurent la sécurité sur la plage des Catalans

    Des CRS bien occupés assurent la sécurité sur la plage des Catalans

    Venue du Sud Ouest, la CRS 14 assure depuis le 14 juillet la surveillance d’une des plages les plus fréquentées de la ville, les Catalans. Les 5 policiers, maîtres-nageurs sauveteurs et Vttiste ont fort à faire, ont-ils expliqué ce mercredi 5 août à la préfète de police déléguée, Corinne Simon, venue leur rendre visite.

    Pas moins de 200 amendes forfaitaires spécifiques, des vols, des malaises et beaucoup d’incivilités, dont les enceintes à fond, le tout par 31 à 38 degrés, sept jours sur sept, de midi à 19h30, raconte le brigadier-chef Jean-François. Dans un seau, il a rassemblé un tas de matériel confisqué, destiné à la consommation de stup’, sur le mois. Quelques minutes auparavant, un homme complètement ivre et sous l’emprise de drogue a été arrêté.

    « Jusqu’à présent, il y avait deux plages surveillées par les CRS, Sormiou et La Ciotat », explique la préfète, « une demande a été faite auprès du cabinet du ministre de l’Intérieur pour avoir des effectifs supplémentaires parce qu’à chaque bilan que nous faisons en fin de saison, on s’aperçoit que la plage des Catalans est énormément fréquentée, il était important de mieux sécuriser ». Les CRS travaillent en partenariat avec la police municipale, précise Joël Canicave (PS), adjoint au maire en charge des finances. À l’ombre du mur du poste de secours, Simone, Albert, Pierrette, Corinne, Chantal, Lucie et Sabrine, qui « viennent là depuis 50 ans » sont ravis. « Cela fait du bien de les avoir, on va les regretter », déplore la bande de copines.

  • Un transfert de la facture aux mutuelles… et aux assurés

    Un transfert de la facture aux mutuelles… et aux assurés

    Le gouvernement a présenté de nouveaux transferts de remboursements de l’Assurance maladie vers les complémentaires santé. Concrètement, la Sécurité sociale remboursera moins les consultations chez le chirurgien-dentiste (50% contre 60%), les transports sanitaires (55% contre 50%) et les médicaments jugés « les moins efficaces ».
    La Mutualité française, qui regroupe 500 mutuelles, estime que les complémentaires devront absorber entre 1,5 et 1,7 milliard d’euros de dépenses supplémentaires. Interrogée par Franceinfo sur une éventuelle hausse des cotisations, la ministre de la Santé, assure que « la répercussion sur le prix n’est pas automatique », tout en reconnaissant ne pas pouvoir imposer un gel tarifaire.

    « Les assurés vont payer plus »

    Un discours que conteste Hélène Gaufichon, secrétaire générale de Solimut : « Les assurés vont payer plus à cause d’une augmentation mécanique de leur cotisation mutualiste ». Sur la méthode, Hélène Gaufichon dénonce « un déni de démocratie réalisé en plein cœur de l’été par le biais de décrets, qui enlèvent la parole au Parlement ». Le projet, transmis au Conseil de l’Assurance maladie, a d’ailleurs reçu, mardi, un avis défavorable.

    Au-delà de l’impact financier, la secrétaire générale de Solimut y voit « une attaque d’envergure contre la Sécurité sociale et contre l’accès aux soins ». « On a fêté les 80 ans de la Sécurité sociale et, plutôt que de la renforcer, le gouvernement la détruit un peu plus », fustige-t-elle. Les mutuelles ont lancé la plateforme defendonslasecu.fr pour interpeller les parlementaires et tenter d’obtenir le retrait de cette mesure dès la rentrée.

  • Vent de colère après l’annonce d’économies sur la santé

    Vent de colère après l’annonce d’économies sur la santé

    Le débat, déjà rejeté à l’Assemblée à l’automne dernier, revient sur la table pour freiner les dépenses de santé. En 2024, le gouvernement avait déjà doublé les franchises médicales, passant de 0,50 à 1 euro. Aujourd’hui, leurs montants unitaires restent inchangés, avec 2 euros par consultation et 1 euro par boîte de médicaments. Jusque-là plafonné à 50 euros par an chacun, le plafond pourrait doubler avec la nouvelle mesure. Un rapport de la Cour des comptes, publié en mai, chiffre à 48 millions le nombre d’assurés concernés. Les mineurs, les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire ou de l’aide médicale d’État, ainsi que les femmes enceintes en fin de grossesse en restent dispensés.

    Selon la ministre de la Santé, la mesure représente seulement « un petit effort extrêmement mesuré à ceux qui achètent plus de cinquante boîtes de médicaments par an et qui vont plus de vingt-cinq fois chez le médecin ». Un discours que rejette Valérie Ollier, présidente du Syndicat général des pharmaciens des Bouches-du-Rhône. Elle dénonce une mesure qui « pointe du doigt tous ceux qui consomment, alors que la plupart en ont besoin, en particulier les personnes âgées et celles qui ont des pathologies avec des douleurs ».

    Elle prend l’exemple d’une patiente en oncologie : « À chaque fois qu’elle fait un traitement, elle a une visite obligatoire chez le médecin. Donc, parfois, c’est deux ou trois visites dans la semaine. Le message qu’on donne à cette personne, c’est qu’elle coûte cher à la société, c’est culpabilisant ». Pour la pharmacienne, « une solution plus judicieuse » reposerait sur la Sécurité sociale qui « pourrait, avec les systèmes informatiques actuels, déceler qui est le “superconsommateur” qui coûte cher et vérifier pourquoi il coûte si cher ».

    « C’est un plafond que les Français, en moyenne, n’atteignent pas. En moyenne, ça fera 18 euros en plus pour les Français », tentait de rassurer Stéphanie Rist en fin de semaine sur Franceinfo. Pourtant, à la pharmacie du Grand Pavois, où exerce Valérie Ollier, plusieurs clients dépassent déjà le seuil des 50 boîtes par an.

    Un coût supplémentaire pour les patients

    C’est le cas d’une cliente de 86 ans, atteinte de Parkinson, qui achète six boîtes par mois. Après la mesure, 22 boîtes ne lui seront plus remboursées, soit 22 euros de dépenses en plus par an. « Ça arrange peut-être le gouvernement, mais c’est nocif pour nous. En plus, on est mal informés à ce sujet », réagit la patiente. Sa pharmacienne s’indigne du poids que l’on fait peser sur ses épaules : « Son traitement mensuel a été prescrit par un spécialiste. Il faut à tout prix qu’elle le prenne pour pouvoir vivre normalement. Les politiques ne se rendent pas compte de ce que c’est que de vivre avec une maladie chronique ».

    Pour Valérie Ollier, le raisonnement du gouvernement « n’est pas fait dans le bon sens » : « Il y a certainement des mesures à prendre au niveau financier, mais ce n’est pas parce que les gens consomment plus. Si on la compare aux autres pays européens, la France n’est pas en surconsommation, le nombre de boîtes de médicaments est même en recul depuis quatre ans dans l’hexagone. Ce sont les nouveaux traitements, très chers, qui font exploser le budget de la Sécurité sociale. Il vaudrait mieux que l’État voit avec les laboratoires pourquoi ces médicaments sont si chers. Ce n’est pas la boîte de Doliprane à 2 euros qui va changer la donne ». Et de synthétiser : « on est là pour soigner, pas pour faire le percepteur de l’état ».

    Même inquiétude chez Stéphanie Gauthier, 55 ans, suivie pour une hypothyroïdie, une tension oculaire et une dépression.

    « Sans mon traitement, je meurs, tout simplement »

    Elle dépasse déjà le plafond actuel. « Je vais payer davantage mes médicaments car le remboursement sera moindre, mais je n’ai pas choisi d’avoir ça ! Ce n’est pas normal », s’offusque-t-elle. La patiente dénonce aussi un coût élevé des franchises par boîtes qui contiennent déjà peu de comprimés : «J’ai besoin de 30 comprimés par mois, c’est complètement illogique de faire des boîtes à seulement 10 comprimés. Je suis prête à payer un petit peu, mais là 1 euro par boîte… »

    Les syndicats, déjà mobilisés en septembre dernier, dénoncent aujourd’hui un « passage en force pendant l’été ». Valérie Ollier insiste sur les inégalités d’accès aux soins qu’engendre la mesure : « On a choisi un système où tout le monde paie en fonction de ses moyens. Si c’est comme ça, on change de système, comme aux États-Unis ou en Angleterre ».

    Andréa Goyard de Castro

  • L’État lance une mission sur l’avenir de la Métropole Aix-Marseille-Provence

    L’État lance une mission sur l’avenir de la Métropole Aix-Marseille-Provence

    Une mission « indépendante », « d’analyse et de propositions sur la situation et le devenir de la Métropole Aix-Marseille-Provence » alors qu’elle « traverse une période difficile et inédite depuis sa création en 2016 », a été lancée par le gouvernement ce 29 juillet. Confiée à Dominique Busserau, ancien ministre, et à Jean-François Debat, président du Comité des finances locales, elle entend « proposer des évolutions » pour « renforcer l’efficacité de l’action publique ». Et débutera ses travaux fin septembre, histoire de « respecter la séquence budgétaire actuellement engagée » par la collectivité.

    Pour ce faire, ils se pencheront sur l’organisation institutionnelle, la « gouvernance », les compétences, les relations avec les communes qui la composent, les mécanismes financiers, la lisibilité et l’efficacité de l’action publique.

    Un « cri d’alarme »

    Si le président d’Aix-Marseille-Provence estime que cette mission est « une première étape pour trouver des solutions concrètes et durables » rappelant que ce territoire de deux millions d’habitants, est « quatre fois plus étendu que le Grand Paris et riche d’une diversité géographique unique en France », Nicolas Isnard (LR) persiste à demander des moyens pour « assumer nos responsabilités, renforcer l’attractivité et le dynamisme économique de notre métropole et améliorer la vie quotidienne de leurs habitants ». Un « cri d’alarme de l’ensemble des métropoles que le gouvernement doit entendre » martèle-t-il quand leurs missions sont « de plus en plus importantes, en matière de transports et d’aménagement du territoire notamment » et que « les différentes lois de finances n’ont cessé d’assécher [les] finances ».

  • Marseille 1943, la justice s’achemine vers la reconnaissance des crimes

    Marseille 1943, la justice s’achemine vers la reconnaissance des crimes

    Bientôt huit ans après le dépôt de plainte du 17 janvier 2019 sur la rafle du Vieux-Port, la justice se dirige vers la reconnaissance des crimes perpétrés à Marseille en 1943. C’est l’aboutissement du long combat « pour la mémoire des disparus et la conscience des vivants » mené par le Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943, son président Antoine Mignemi, 88 ans, rescapé des rafles, et l’avocat Pascal Luongo.

    Ce drame de la Seconde Guerre mondiale a longtemps été occulté. L’opération Sultan a été ordonnée par Hitler et exécutée avec le concours du régime de Vichy et de la police française, du 22 janvier au 17 février 1943. Cette collaboration s’incarne dans un cliché mettant en présence Bernhard Griese, le chef des SS, et René Bousquet, le secrétaire général de la police de Vichy.

    « Je suis extrêmement heureux, confirme Me Luongo, dont le grand-père et les siens furent raflés. C’est une formidable nouvelle que nous avons annoncée aux victimes, aux membres du collectif, car en plus du crime contre l’humanité des rafles du Vieux-Port, les crimes de guerre de la destruction des Vieux-Quartiers sont reconnus aussi. »

    Selon le Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943, des magistrats du Parquet national anti-terroriste (PNAT) viendront, fin septembre, présenter aux plaignants cette décision historique à l’occasion d’une réunion publique exceptionnelle au Palais Monthyon. Des magistrats expliqueront aux parties civiles les conclusions du long travail d’enquête mené par le pôle crimes contre l’humanité, crimes et délits de guerre. Depuis mai 2019, les investigations ont été confiées aux enquêteurs spécialisés de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH), rattaché à la Gendarmerie nationale. Cette réunion doit être suivie d’une commémoration organisée par la Ville de Marseille.

    Interrogé, le Parquet national anti-terroriste en charge de l’enquête, au tribunal de Paris, s’est refusé à confirmer l’information. « Nous sommes en fin d’investigation. Nous travaillons sur une décision qui n’est pas encore prise. Cette décision ne sera matérialisée qu’à partir du moment où les victimes seront informées. »

    « 12 000 Marseillais ont été chassés des quartiers Saint-Jean et de l’Opéra et transférés à Fréjus. 1 500 d’entre eux furent déportés vers les camps de la mort, et parmi eux plus de 804 déportés parce que juifs », avait déclaré le ministre de l’Intérieur, à l’occasion du premier hommage national rendu le 29 janvier 2023 pour les 80 ans des rafles des 22, 23 et 24 janvier 1943. Gérald Darmanin était venu, au nom du président de la République, « réparer cette injustice et signifier sa portée nationale ». L’État reconnaissait que cet épisode sombre de la Seconde Guerre mondiale était « bien trop peu relaté dans les livres d’histoire », un épisode dont il avait reconnu qu’il était « à la croisée de la grande histoire et des destins individuels, à la croisée de la honte de la collaboration et de la fierté de la Résistance ».

    Une mémoire occultée

    En mai 2019, le Pnat avait jugé « recevable » la plainte de 24 pages déposée au nom de huit Marseillais survivants et descendants (deux sont décédés en cours d’instruction) de la rafle du 24 janvier 1943 pour crime contre l’humanité. La plainte visait « toute personne ayant commis le crime contre l’humanité à Marseille, Fréjus et Oranienbourg (Allemagne), à l’encontre de la population civile du Quartier Nord du Vieux-Port, à Marseille, entre le 24 janvier 1943 [et] le 19 février 1943 et courant années 1944 et 1945, et en tout cas pour un temps non prescrit, en raison d’une atteinte volontaire à la vie, du transfert forcé de population, de la privation grave de liberté physique et des actes inhumains causant intentionnellement de grandes souffrances et des atteintes graves physiques et psychiques ».

    La plainte détaillait combien la population civile, ces familles pauvres issues pour la plupart de l’immigration italienne et en particulier napolitaine, « a été ciblée pour son lieu d’habitation et ses origines, a vécu des arrestations arbitraires, des persécutions, des transferts forcés, des déportations et des atteintes volontaires à la vie, autant d’actes inhumains dans un plan concerté pour le compte d’un État, l’Allemagne nazie, mais aussi de l’État français de Vichy ».

  • Une convention entre Action Logement et l’État pour loger les futurs salariés de l’industrie de Défense

    Une convention entre Action Logement et l’État pour loger les futurs salariés de l’industrie de Défense

    Signée il y a deux semaines par le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou et la ministre de la Défense Catherine Vautrin, la feuille de route André Jubelin a vocation à mettre en place 35 mesures pour le développement de la filière de l’industrie de Défense, dans le cadre de l’augmentation de la loi de programmation militaire (36 milliards d’euros investis entre 2024 et 2030). Celle-ci prévoit, entre autres, le recrutement de 10 000 personnes à horizon 2030. De futurs salariés qu’il faudra loger, dans un département qui connaît une crise importante en la matière.

    Un quota de logements sociaux pour ces salariés

    C’est dans cette optique que le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun, le préfet du Var Simon Babre, la maire de Toulon Josée Massi et Action Logement ont signé une convention, jeudi. Son principe : accorder, dans la Métropole toulonnaise, un quota de logements sociaux aux salariés recrutés par les entreprises de Défense (pris en partie sur le quota des salariés d’État, abaissé de 30 à 25 %, sans toucher aux 25 % dédiés aux publics prioritaires), ainsi qu’une priorité de candidature de cinq jours sur les logements sociaux et intermédiaires.

    Si les estimations de demandes ne sont pas fixées, le nombre de logements disponibles dans le parc social du territoire (4 700 attributions annuelles pour 45 000 demandes, soit plus de dix demandes par logement) est encore largement insuffisant. « La situation deviendrait encore plus critique si on laissait arriver 10 000 salariés sans avoir anticipé », justifie Vincent Jeanbrun, qui prévoit, pour satisfaire les besoins, « de produire du logement, de construire du neuf ou de réhabiliter, comme dans cette copropriété dégradée de plus de 250 logements que l’on a visités jeudi matin ». « On souhaite faire de l’habitat diffus. On a retravaillé le prochain contrat de mixité sociale, abonde Josée Massi. On a pris une délibération où chaque construction doit intégrer 30 % de logements d’intérêt général. On en a déjà produit 1 000 en trois ans. » Autrement dit, des logements sociaux et intermédiaires.

    Pour y accéder, les salariés devront toutefois remplir les conditions sociales d’attribution, alors que d’autres accompagnements (accès social à la propriété, logement privé classique) sont en réflexion.

  • Les ports de Beyrouth et Marseille partenaires

    Les ports de Beyrouth et Marseille partenaires

    « Ici, l’identité méditerranéenne est une réalité », vante Christophe Castaner, président du Conseil de surveillance du Grand port maritime de Marseille (GPMM). Il accueillait, ce mardi 21 juillet, le ministre libanais des Transports, Fayez Rasamny, et son homologue français, Philippe Tabarot, venus signer le renouvellement d’une étroite coopération entre le port de Marseille et celui de Beyrouth, déjà engagée en 2022.

    Sous les pieds de la délégation, une photographie des installations portuaires des bassins Est et Ouest aide les visiteurs à se repérer. Pas moins de 75 millions de tonnes de trafic de marchandises en 2025, développement de l’activité croisière avec 2,5 millions de visiteurs, investissement dans des projets de décarbonation, hub logistique… La direction du port trace à grands traits l’état des lieux à un ministre libanais très attentif. Nommé en janvier 2025 sur proposition du Parti socialiste progressiste, ce dernier est aussi un homme d’affaires, PDG de Rymco, une entreprise leader dans le secteur automobile au Liban.

    Explorer de nouveaux corridors d’échange

    Il est venu chercher des savoir-faire et des débouchés économiques pour un site en pleine reconstruction, six ans après l’explosion qui a ravagé une partie de la capitale libanaise le 4 août 2020 et fait plus de 220 morts et 7 000 blessés. En cause, un incendie dans un entrepôt stockant 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium. Le tout dans un pays touché de plein fouet par la guerre au Moyen-Orient. Interrogé sur l’état des infrastructures portuaires, Fayez Rasamny assure : « On a fait beaucoup de changements », insistant sur l’embauche de gens compétents quand l’accident est imputé à « des erreurs humaines et plusieurs autres choses ». « La signature de cette convention marque une nouvelle étape. Au-delà d’un simple accord, elle exprime une ambition commune : bâtir un partenariat concret, durable et tourné vers l’avenir », pose le ministre libanais.

    Et de rappeler l’objectif : « Faire du port de Beyrouth un port plus moderne, plus performant, plus transparent et pleinement intégré aux grands réseaux et au commerce international. » Il insiste sur son souhait de « développer des échanges commerciaux » et « explorer les opportunités offertes par les nouveaux corridors économiques reliant le Moyen-Orient, la Méditerranée et l’Europe, notamment dans le cadre des initiatives comme l’IMEC [Corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe, Ndlr.] ». Bref, « être prêt pour le futur ».

    Ce partenariat avec Marseille reste aussi diplomatique. « Personne ne doute que le sujet n’est pas seulement celui de la stabilité libanaise, parce qu’il n’y a pas d’instabilité au Liban sans une instabilité beaucoup plus large de l’ensemble de la Méditerranée orientale », estime Christophe Castaner. Le ministre des transports français enfonce le clou. « Depuis le début du conflit au Proche et au Moyen-Orient, la France se tient une nouvelle fois aux côtés du gouvernement libanais pour soutenir les forces armées libanaises, avec notamment l’envoi de véhicules de transports blindés pour répondre aux besoins de populations déplacées », a précisé Philippe Tabarot. Et de porter le message d’Emmanuel Macron, qui a assuré que « la France continuera à apporter son soutien aux efforts déterminés des autorités libanaises pour garantir la souveraineté de l’État, le seul à même d’assurer la stabilité, l’intégrité territoriale du Liban et de répondre aux besoins des populations ». Un cessez-le-feu « robuste et durable » étant « à ce titre indispensable ».

  • Un policier grièvement blessé suite à un refus d’obtempérer

    Un policier grièvement blessé suite à un refus d’obtempérer

    Gravement blessé, mais ces jours ne sont plus en danger… Un policier a été victime, dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juillet, d’un refus d’obtempérer, percuté par un véhicule a priori volé, sortant de la cité Benza, à Pont-de-Vivaux, dans le 10e arrondissement, indique-t-on de sources policières.

    La voiture a été repérée vers 23h50 par un équipage de la BAC qui envoie un signal radio. Signal entendu par un équipage de la compagnie départementale d’intervention dans les parages et qui décide d’intervenir en renfort. L’un des gardiens de la paix tente alors d’arrêter la voiture qui arrivait en direction de l’équipage « à vive allure », au moyen du dispositif « stop stick ». Une sorte de herse portable pour percer les pneus des véhicules qui passent dessus.

    Cherchant à éviter le dispositif, la voiture poursuivie percute un terre-plein, happant le policier qui est alors violemment projeté sur plusieurs dizaines de mètres. Dans sa course dans les airs, il arrache un grillage et termine en chutant lourdement sur le parking d’un concessionnaire automobile Mercedes. Polytraumatisé, le policier sera pris en charge par les marins-pompiers et le Smur, transporté en réanimation à l’hôpital de la Timone. Si son pronostic vital n’est plus engagé, il aurait été gravement touché à une jambe. La voiture en fuite, elle, percutera également une barrière avant de finir dans un arbre.

    Un acte criminel très grave pour Laurent Nuñez

    Les quatre occupants du véhicule, qui tentaient de s’enfuir à pied, ont été interpellés et placés en garde-à-vue, précise-t-on. Le conducteur n’avait pas de permis de conduire.

    Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a dénoncé sur les réseaux sociaux « un acte criminel très grave », estimant que « ceux qui s’en prennent à nos policiers doivent être sévèrement punis ». Sur ces mêmes réseaux, le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, a adressé son « plein soutien » au policier, à ses proches et à l’ensemble de ses collègues. Pour lui, « rien ne justifiera jamais ces comportements meurtriers contre ceux qui nous protègent ».

    Du côté des syndicats policiers, Bruno Bartocetti, secrétaire national du syndicat Unité zone-sud, a déploré la situation, tandis qu’Alliance a fait le lien avec l’adoption d’une loi, début juillet, instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, assimilée par ses opposants à « un permis de tuer ». Le syndicat lui estime que « l’impunité XXL a des conséquences bien réelles. »

    Selon un rapport du service statistique du ministère de l’Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l’année précédente, alimentée notamment par les refus d’obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28 100 refus d’obtempérer pour 2025).

  • Un changement de dates du festival d’Avignon sur la table

    Un changement de dates du festival d’Avignon sur la table

    « Peut-être qu’un jour, on envisagera de faire le festival d’Avignon à Pâques ou à la Toussaint », s’est risquée la ministre de la Culture, Catherine Pégard lors de sa venue à l’ouverture il y a deux semaines. Une éventualité assez lointaine, alors que le festival s’est déjà doté d’un protocole canicule important, avec un travail de nuit pour les techniciens et la multiplication de points d’eaux et d’ombres.

    Un rendez-vous

    « des congés payés »

    Jeudi dernier, lors d’un échange en amont des états généraux de la culture, Tiago Rodrigues a reposé les conditions d’un tel bouleversement dont on comprend, en creux, qu’il n’est pas fan : « Ce n’est pas un festival d’été mais un festival de congés payés et de vacances scolaires qui répond aux enjeux de décentralisation, martèle le directeur du festival d’Avignon. Il commence le premier jour des vacances pour proposer une aventure culturelle inouïe qui n’est pas possible le reste de l’année », rappelle-t-il sur le fond.

    Autrement dit, s’il faut changer les dates du festival c’est à condition de faire évoluer en même temps le calendrier des grandes vacances. « à partir du moment où le code génétique du festival est respecté et que l’on change les congés d’été, oui, sinon cela ne se fera pas avec la même direction », prévient Tiago Rodrigues. L’artiste portugais dirige le festival depuis 2022 et a été reconduit, fin septembre, dans ses fonctions jusqu’en 2030.

  • Les universités vers plus d’autonomie

    Les universités vers plus d’autonomie

    Les quatre universités de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur vont vers plus d’autonomie et vers une stratégie propre à leur développement. C’est en tout cas le sens des Contrats d’objectifs de moyens et de performance (Comp) signés ce jeudi, au rectorat d’Aix-en-Provence, entre Philippe Baptiste, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace et les présidents des universités d’Aix-Marseille (AMU), d’Avignon, de Toulon mais aussi de l’Université de la Côte d’Azur. C’est au rectorat d’Aix-en-Provence que les parties se sont retrouvées pour signer ces contrats, vingt ans après la loi dite Pécresse, actant l’autonomie des universités. Le lieu signe « une marque de confiance », pour le recteur, Benoit Delaunay. La signature de ces COMP – qui engage l’état pour une durée de cinq ans – est une première, en France, qui emboîte le pas à « une phase de préfiguration » lancée en 2025. Le 7 juillet dernier, le Ministre s’était rendu en Nouvelle-Aquitaine, pour signer les six premiers contrats de cette stratégie qui vise à s’étendre sur tout le territoire national.

    « Caps à long terme »

    « Ce qu’on fait, c’est s’adresser à chaque université. On leur demande d’afficher leur stratégie : que voulez-vous faire dans les années qui viennent ? Il n’y a pas deux universités qui sont pareilles. On acte le fait que les universités sont toutes différentes (…) Là on a des différenciations qui sont très fortes, qu’on assume pleinement au travers de ces contrats », déroule Philippe Baptiste face à la presse. Cette stratégie prend en compte, notamment, le modèle économique, la vie étudiante, mais aussi la carte de formation. « C’est pour cela que l’on discute avec la Région, qui est autour de la table et qui vient expliquer quelles sont ses priorités en termes de formation », précise le Ministre de l’enseignement supérieur, qui précisera : « Aujourd’hui, il y a des dotations qu’on donne tous les ans aux universités. En plus de ces dotations, pour ces Comp, il y a une sorte de bonus contractuel en plus, pas loin de 14 millions d’euros, mis sur la table aujourd’hui et qui sera rediscuté, renégocié chaque année (…) Au lieu de faire des pilotages annuels, ou l’on règle les problèmes les uns après les autres, c’est fixer des caps de long terme. Les universités décident ensuite des manières dont elle va utiliser ces ressources additionnelles ». Le ministre insiste : « si on regarde sur les dix dernières années il y a eu un effort budgétaire annuel de l’état qui a cru de manière extrêmement significative. » Du côté de la Région, représentée par Georges Leonetti, conseiller régional spécial délégué à la santé, de la lutte contre la pandémie, de l’enseignement supérieur et de la recherche, on salue « une petite révolution dans le monde universitaire ». à noter que les Crous d’Aix-Marseille et de Nice-Toulon, l’ARS, mais aussi des organismes nationaux de recherche s’investissent dans ce partenariat. « Nous croyons en la décentralisation. Elle sera réussie pour l’enseignement supérieur », ajoute Georges Leonetti. Quand Eric Berton, rappelle qu’AMU, dont il tient la présidence, « a toujours été une université expérimentatrice. Je n’ai pas hésité à aller sur les Comp, parce que je savais avec l’équipe politique et l’équipe administrative que nous allons réussir à atteindre les objectifs. » Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, d’ici la fin de l’année 2026, « l’École Centrale Méditerranée et Sciences Po Aix signeront à leur tour leur Comp, tandis que s’ouvre pour le rectorat la phase de suivi des contrats des quatre universités. »