Tag: Métropole Aix-Marseille

  • Logement social à Aubagne : la Maison de l’habitat en première ligne

    Logement social à Aubagne : la Maison de l’habitat en première ligne

    Effet de la tension sur le logement, la Maison métropolitaine de l’habitat*, ouverte à Aubagne le 17 mars 2025 suite à une convention entre la Ville et la Métropole Aix-Marseille, a enregistré 1 119 sollicitations jusqu’en décembre dernier, détaille la Métropole. Cette structure a vocation à constituer un guichet unique, offrant information, orientation et accompagnement pour l’ensemble des démarches liées au logement. L’an dernier, l’essentiel des demandes ont concerné « le logement social, avec 533 sollicitations, portant sur le suivi des dossiers, les démarches et les délais d’attribution », nous a répondu la Métropole.

    Une offre étoffée en 2026

    Les questions juridiques arrivent en second, avec 337 demandes liées aux rapports locatifs (droits et obligations, dettes, charges, conflits). 77 signalements ont été transmis sur le mal-logement. Enfin, la Maison de l’habitat a accompagné des usagers dans leurs projets de réhabilitation, notamment pour l’accès aux aides de l’Agence nationale de l’habitat (121 sollicitations). Elle s’appuie sur un accueil physique et téléphonique, ouvert à tous. Afin d’apporter des réponses fiables et adaptées, elle mobilise un réseau de partenaires spécialisés, tels que Action logement, des associations sociales (…).

    Des permanences sur rendez-vous permettent un accompagnement personnalisé, notamment juridique, ou pour le montage de dossiers complexes. La Maison de l’habitat a observé « une hausse de demandes d’accompagnement » à partir de septembre dernier. De nouvelles permanences et un renforcement de l’offre d’accompagnement devraient être proposés cette année.

    * 71, allée des Verriers.
    Tél : 04.42.62.80.90.

  • À Salon, Nicolas Isnard est candidat pour « rassembler »

    À Salon, Nicolas Isnard est candidat pour « rassembler »

    Je suis candidat aux élections municipales. » Nicolas Isnard, actuel maire (LR) de Salon-de-Provence, était attendu pour cette déclaration de candidature ce mardi matin, à l’occasion d’une conférence de presse donnée dans la permanence électorale du
    48, cours Carnot.

    Le désormais candidat à sa succession souhaite « finaliser les chantiers » en cours, tels que le demi-échangeur de l’A7 ou le futur hôpital, mais aussi en réaliser de nouveaux qui seront détaillés le 10 février, lors de la présentation de la liste et du projet. Une liste renouvelée à moitié, « qui ressemble aux Salonnais », affirme le candidat, formée d’« un panel représentatif de la richesse de Salon ».

    Nicolas Isnard s’annonce résolument tourné vers le local, dans cette élection. Et ne manque pas de critiquer les trois autres listes déclarées. « Les partis politiques ont voulu nationaliser cette campagne (…) en représentant M. Mélenchon ou Mme Le Pen. C’est une élection locale, où il faut parler fiscalité, aménagement, enjeux locaux », tance le candidat, qui reste « LR de toujours » dans une équipe « à 90% sans carte ».

    « Je porterai l’apaisement de la Métropole »

    L’insistance sur les enjeux locaux de Nicolas Isnard cache-t-elle une ambition métropolitaine, comme pressenti en 2020 ? À cette question, l’actuel maire répond : « Ma seule mission et mon unique ambition est d’être maire de Salon avec mon équipe. » Mais la réflexion est quand même là. « Si je suis maire je porterai une voix : la Métropole doit s’apaiser sur la forme et sur le fond. Il faut voir la Métropole différemment, comme un outil au service des 92 communes qui la composent », affirme Nicolas Isnard.

    De la même manière que pour la Métropole, le maire-candidat le réitère, « je présente une liste d’intérêt local qui ne servira pas de tremplin pour des élections nationales futures ».
    « Je ne briguerais aucune responsabilité, ni aucun mandat qui ne me ferait quitter mon poste pour les six années à venir », assène le candidat. Même si rien n’empêche un maire d’être président de la Métropole.

    L’agenda de Nicolas Isnard prévoit l’inauguration de sa permanence samedi 24 janvier à 11h. S’en suit une matinée d’échanges au domaine de Roquerousse le samedi 31 janvier avant la présentation du programme et de la liste le 10 février à 18h, espace Charles-Trenet.

  • Explorations des paysages dans les bibliothèques

    Explorations des paysages dans les bibliothèques

    Quatre-vingt-dix auteurs et artistes donnent rendez-vous jusqu’au 14 février dans 70 bibliothèques de la Métropole. Une démesure au diapason d’un thème aux évocations infinies, intitulé « Sur les chemins ». « La possibilité d’admirer différents paysages culturels : performance vocale, projection, exposition, spectacle pour susciter la curiosité des petits et grands », écrit dans un édito la présidente de la Métropole. Top départ mardi, avec « Sur la route de l’exil » à la médiathèque Jean-Claude Izzo de Châteauneuf-les-Martigues. Visible jusqu’à la fin du mois, une exposition du plasticien Peshawa Mahmood, qui raconte avec cette mosaïque son trajet d’Irak jusqu’à Marseille.

    « Flânerie »

    Autre parcours à l’œuvre, du côté de Pertuis, à la médiathèque les Carmes, « Vérité en deçà… et au-delà », du photographe Sébastien Normand. « Guidé par des cartographies et s’inspirant du pyrénéisme, mouvement du XIXe alliant arpentage sportif et création artistique », indique le programme, il « interroge les émotions suscitées par les reliefs des Pyrénées ».

    Parmi d’autres propositions imminentes, la création de Rossinante, magazine d’expéditions et autres cartes postales auxquels contribueront le 21 janvier à 15h, les minots de la médiathèque Salim-Hatubou, à Marseille, ou encore une rencontre littéraire avec Jean-Christophe Bailly, auteur prônant « la flânerie comme manière de faire l’expérience vivante et concrète de la ville », le 23 janvier à la bibliothèque les Méjanes, à Aix.

  • Bouches-du-Rhône : trois plans de massif à revoir pour mieux prévenir les feux

    Bouches-du-Rhône : trois plans de massif à revoir pour mieux prévenir les feux

    La Métropole Aix-Marseille-Provence programme des études d’actualisation de trois nouveaux plans de protection de la forêt contre les incendies. Ces Plans de Massif pour la Protection des forêts contre l’incendie (PMPFCI) sont la déclinaison opérationnelle d’une stratégie globale définie par le plan départemental de Protection des forêts Contre l’incendie (PDPFCI) pour la décennie 2023-2032.

    Avec 24 massifs forestiers, les Bouches-du-Rhône sont l’un des départements français soumis au plus fort risque d’incendie de forêt sur la région méditerranéenne. Le département compte 185 000 ha de surfaces boisées, soit près de 30% de son territoire. Le mois de juillet 2025 a été particulièrement dévastateur avec le grand incendie des Pennes-Mirabeau qui a ravagé 750 ha et détruit ou endommagé 90 maisons, ou les incendies de Martigues des 17 et 20 juillet qui ont parcouru 240 ha de zones boisées. Les risques ne cessent de croître. On dénombre 250 départs de feux par an pour une surface brûlée de 1 900 ha par an, environ, dans le département. Près de 90% des départs de feu ont une origine humaine, accidentelle ou criminelle. En 2022, 477 feux avaient détruit 1 830 ha.

    Les études programmées par la Métropole porteront sur trois massifs implantés au nord, nord-est et nord-ouest d’Aix-en-Provence : d’abord le plus vaste avec 50 000 ha, le massif du Concors Sainte-Victoire labellisé Grand site de France. Sa dernière étude réalisée par l’Office National des Forêts (ONF) remonte à 2014. Cet ensemble paysager s’étend sur 17 communes et bénéficie d’une inscription Natura 2000 pour ses espèces et son habitat exceptionnels. Le grand incendie de la Sainte-Victoire d’août 1989, qui avait ravagé 5 000 ha, avait suscité une émotion nationale et marqué une prise de conscience sur la nécessité de refonder et de renforcer les moyens de prévention.

    Le massif des Quatre Termes, compris entre les communes de Lambesc, Pélissanne, Coudoux, Éguilles et Saint-Cannat, fait l’objet d’un plan à partir d’études de l’ONF en 2012. C’est l’un des massifs sensibles statistiquement le moins touché par les départs de feu.

    Le plan de massif des Collines de Lançon lié au précédent a été étudié en 2018. Très exposé au mistral, il présente un risque élevé, d’où son compartimentage et son fort maillage en pistes DFCI.

    Prévenir les mégafeux

    Pour ces trois massifs, il s’agit de dresser l’historique des feux et une cartographie sur les trente dernières années, avec l’analyse des départs de feu et les retours d’expérience sur les incendies marquants, l’état de ses ouvrages DFCI (pistes, citernes, vigies) ou encore l’examen des couloirs potentiels de propagation. Un état du milieu naturel comprenant la cartographie des obligations légales de débroussaillement et un inventaire de tous les équipements et travaux de DFCI sont requis.

    Cette actualisation doit permettre d’intégrer l’évolution du risque incendie dans les dix prochaines années au regard du changement climatique et de l’apparition des mégafeux supérieure à 1 000 ha qui ont un impact profond et durable sur les zones urbaines et économiques.

    Les orientations stratégiques devront déboucher sur un programme d’actions DFCI qui fera l’objet d’une concertation la plus large possible avec les acteurs locaux et départementaux : DDTM, conseil départemental, ONF, communes, Métropole, propriétaires forestiers, CCFF, sociétés de chasse, associations locales environnementales et autres usagers de la forêt.

  • Les essais du Val’Tram s’accélèrent à Aubagne pour une mise en service cet été

    Les essais du Val’Tram s’accélèrent à Aubagne pour une mise en service cet été

    Un voyageur de passage, arrêté en gare d’Aubagne, aurait pu croire la scène banale. Mais non. Entre deux averses, ce vendredi 19 décembre, le maître d’ouvrage du Val’Tram, la Métropole Aix-Marseille- Provence, et ses maîtres d’œuvre pour la réalisation de l’infrastructure, opèrent, depuis la veille, « la première phase des essais d’ouverture de ligne avec les rames du Val’tram sur un premier tronçon, entre la gare d’Aubagne et Napollon », explique ce jour-là la cheffe de projet.

    « Ces essais nous permettent de vérifier que les roues du tramway s’insèrent correctement dans les rails, que le tram capte bien l’électricité délivrée par la ligne aérienne de contact et que les carrefours routiers réagissent bien à l’arrivée du tramway, c’est-à-dire stoppent les véhicules pour permettre le passage du tramway », détaille-t-elle. Elle poursuit : « Nous effectuons des essais sur ce tronçon jusqu’en février, et ensuite, on les poursuivra jusqu’à La Bouilladisse. On enchaînera par une phase de marche à blanc où, pendant un mois, l’exploitant fera circuler le tram sans voyageurs, mais en conditions réelles d’exploitation. Les essais vont donc durer six mois. »

    Fin décembre, la cheffe d’opération dressait l’état des lieux des travaux : « On a quasiment achevé toute la pose de la voie ferrée entre Napollon et La Bouilladisse. Début janvier, l’électrification de la ligne va se poursuivre. Ensuite, il y aura toute la phase d’installation des systèmes de sécurité destinés à contrôler le tramway, pour notamment empêcher que deux rames s’engagent sur une même portion de voie unique. »

    Bouffée d’oxygène

    pour le territoire

    Après plusieurs faux départs et atermoiements politiques (lire ci-dessous), le projet de Val’Tram -aujourd’hui chiffré à 180 millions d’euros, dont 30 millions apportés par le Département des Bouches-du-Rhône- a été relancé en février 2019 par Martine Vassal, arrivée à la présidence de la Métropole Aix-Marseille en septembre 2018. « Le Val’Tram offrira de nouvelles opportunités de déplacement sur l’axe La Bouilladisse-Aubagne, particulièrement chargé aux heures de pointe, et contribuera au renforcement de l’attractivité du territoire grâce à une meilleure intermodalité. Tout autour du tracé, l’espace public sera requalifié pour offrir plus de place aux piétons et cyclistes. Ce projet va considérablement améliorer le quotidien des habitants de l’Est du territoire métropolitain ! », se félicitait l’élue, en mars dernier, dans la lettre de la Métropole.

    Le Val’Tram fait partie des 16 projets de mobilité métropolitains prioritaires soutenus par l’état à hauteur d’un milliard d’euros, dans le cadre du plan Marseille en Grand, annoncé par le président Emmanuel Macron en septembre 2021.

    Le projet s’appuie sur la réhabilitation de 14,4 km de l’ancienne voie ferrée de Valdonne, reliant la gare d’Aubagne à La Bouilladisse. Cette nouvelle section s’ajoutera aux 2,7 km de ligne de tram déjà existants à Aubagne.

    Le nouveau tracé permettra de relier Aubagne à La Bouilladisse en 25 minutes, avec 11 stations desservant notamment Roquevaire, Auriol, Pont de Joux et La Destrousse. D’une amplitude horaire identique à l’actuel tram d’Aubagne (5h39- 21h05), le Val’Tram circulera « toutes les 10 minutes en heure de pointe, entre 6h30 et 9h le matin et 16h30 à 19h environ et toutes les 20 mn en heure creuse. On attend 15 000 voyageurs par jour sur l’ensemble de la ligne », rappelle la cheffe de projet. Pour faciliter l’intermodalité (par exemple de la voiture au tram), cinq parkings-relais sont aménagés, avec 150 places à La Bouilladisse, 25 à La Destrousse, 200 à Auriol, 100 à Pont de l’Étoile et 25 à Napollon-Solans.

    Selon la Métropole, l’intérêt majeur du projet est « d’offrir une meilleure desserte de la haute vallée de l’Huveaune sur un axe particulièrement fréquenté, avec 18 000 véhicules par jour ».

    14,4

    kilomètres de nouveau tracé entre Aubagne et La Bouilladisse, via Pont de l’Étoile, Roquevaire, Auriol et La Destrousse. Il faudra 25 minutes de trajet pour aller d’Aubagne à La Bouilladisse.

    15 000

    voyageurs devraient emprunter le Val’Tram par jour, ce qui devrait contribuer à désengorger les axes routiers, notamment ceux de la haute vallée de l’Huveaune, où circulent 18 000 véhicules par jour.

  • La préfecture donne son feu vert au tramway mais alerte sur l’accessibilité

    La préfecture donne son feu vert au tramway mais alerte sur l’accessibilité

    Il n’y a plus qu’à couper le ruban. Le vendredi 19 décembre dernier, le préfet de région Jacques Witkowski a signé les autorisations de la mise en service commerciale des extensions du tramway T3 au nord et au sud, avec l’approbation de leur dossier de sécurité. De quoi concrétiser les 350 millions d’euros d’investissements, cofinancés par l’État dans le cadre du plan Marseille en grand, pour prolonger la ligne jusqu’à Capitaine-Gèze au nord et la Gaye au sud. Après les inaugurations prévues les 6 et 10 janvier prochain, les Marseillais pourront enfin profiter de ces 6,2 km de rails supplémentaires.

    Mais ces autorisations s’accompagnent de quelque dix-sept prescriptions imposées par les services de l’État, auxquelles s’en ajoutent dix supplémentaires pour le dossier de sécurité de la phase deux de l’extension du tramway vers le nord, jusqu’à la Castellane. Ainsi, les services de l’État ordonnent-ils de retirer avant la mise en service un panneau directionnel au croisement de la rue d’Anthoine et le boulevard Salengro (2e) « situé au milieu de la piste cyclable ». Des aménagements supplémentaires doivent aussi être réalisés, d’ici un mois, au niveau du carrefour du parc Bougainville, « afin d’interdire aux cycles d’emprunter le site banal en contresens », alors que les conflits d’usages des voies entre cyclistes et tramway font partie des points noirs de la marche à blanc. « Les stations de l’extension devront respecter la réglementation d’accessibilité », réclame aussi la préfecture. Deux points qui inquiètent pour la phase 2 de l’extension du tramway : l’État demande plus de vigilance « à la continuité et la lisibilité des aménagements cyclables », plus particulièrement sur le boulevard de la Méditerranée (15e) et rappelle à la Métropole qu’elle ne peut pas demander à déroger aux règles d’accessibilité pour la future station La Castellane. Et de pointer des quais « parfois en dessous des largeurs préconisées ».

    La Métropole rassure

    « L’accessibilité est au cœur du projet », nous répond la Métropole, qui indique que « toutes les nouvelles stations sont pensées pour être faciles d’accès », avec chemins piétons continus et rampes lorsque le terrain le nécessite. Quant aux aménagements cyclables, « ils sont travaillés avec les services techniques et les associations de cyclistes, afin de garantir des déplacements sûrs et confortables, même dans des rues étroites », promet l’intercommunalité.

  • Pas de ramassage de déchets dans la métropole Aix-Marseille pour Noël et Jour de l’an

    Pas de ramassage de déchets dans la métropole Aix-Marseille pour Noël et Jour de l’an

    Comme chaque année, le ramassage des déchets de la Métropole est mis en pause le 25 décembre et le 1er janvier. Avec 20% d’emballages jetés supplémentaires à cette période à cause des cadeaux offerts, le service public a dû renforcer la collecte avant et après ces deux jours fériés pour compenser les arrêts de collectes. Dans certaines communes, les collectes des ordures ménagères et des emballages sont modifiées « pour s’ajuster aux jours fériés », précise la Métropole.

    À Marseille, seuls les arrondissements du 9e au 13e sont impactés par cet arrêt. Les bacs jaunes, d’emballage et de papier seront collectés le vendredi à la place du jeudi dans ces zones. Quant aux arrondissements dans le centre-ville, du 1er au 8e, la collecte n’a pas lieu le 24 et le 31 au soir, mais le matin des jours fériés. Il sera également possible pour les Marseillais de déposer leurs cartons dans les points d’apports volontaires pour les grands cartons présents dans le centre-ville.

    Pour les autres communes, les détails du ramassage ou non lors des jours fériés sont précisés pour chaque ville sur le site de la Métropole pour permettre à chacun de s’organiser en fonction. La plupart des ramassages auront lieu le lendemain. La Métropole conseille donc « dans la mesure du possible, de garder vos déchets et d’attendre le prochain jour de collecte pour sortir vos bacs ou vos déchets ».

    Par ailleurs, la Métropole a prévu pour la fin des fêtes plus de 600 points de collecte de sapins de Noël. Les arbres doivent être déposés sans sac et sans neige artificielle dans les espaces dédiés afin de pouvoir les composter.

  • Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Par une décision signée ce vendredi de la main de sa présidente (DVD) Martine Vassal, la Métropole Aix-Marseille est allée poursuivre en justice le candidat Insoumis aux municipales dans la cité phocéenne, « compte tenu des propos tenus par monsieur Sébastien Delogu et notamment lors de son interview du 21 novembre 2025 à 7h44, diffusée à l’occasion de l’émission “ici matin Ici Provence” ».

    Dans la foulée de sa candidature pour les municipales, le député LFI des quartiers Nord, invité de la matinale de la radio publique, s’en était pris à « un système à faire tomber ». « On a vu un système clientélaire corrompu : pour avoir un appartement, il faut donner de l’argent, pour avoir un travail à la Métropole ou à la mairie, il faut donner de l’argent », lâchait-il. Sans mettre en cause la présidente de la Métropole elle-même : « Ce n’est pas elle directement, c’est tout le système qui est corrompu. » Un discours dégagiste assumé : lors de son premier meeting, le 6 décembre, il annonçait avec des accents sarkozystes vouloir « nettoyer au Kärcher ce système corrompu » (notre édition du 08/12).

    S’il assurait, sur Ici Provence, avoir fait plusieurs signalements au parquet, il ne citait néanmoins pour exemple que l’attribution d’un logement social par l’ex-présidente (SE) évincée de 13 Habitat, Nora Preziosi, à sa mère, et l’embauche présumée de son conjoint comme directeur de cabinet par la présidente de la Métropole. Des faits à chaque fois déjà visés par une enquête. « Vous allez dans les quartiers de Marseille, tout le monde va vous dire on m’a proposé un emploi et il faut que je donne de l’argent », argumentait aussi le candidat.

    Une enquête préliminaire a bien été ouverte en juin 2022 visant un ancien cadre de FO à la Métropole, Alain Nobili, qui percevait plusieurs milliers d’euros pour des promesses d’embauche, comme le révélait le site d’information Marsactu. Il avait été révoqué et la Métropole elle-même avait signalé ses agissements au parquet.

    Sollicitée, l’équipe de campagne de Sébastien Delogu n’a pas donné suite tandis que l’entourage de la présidente de la Métropole ne fait pas de commentaires sur cette plainte. L’avocat désigné par l’intercommunalité Me Pierre Bruno indique de son côté qu’une communication sera faite « en temps voulu ».

  • La Métropole Aix-Marseille en ligne de mire

    Au moment de présenter l’union des forces de gauche pour les municipales dans une majorité de communes des Bouches-du-Rhône, le sénateur écologiste Guy Benarroche le reconnaît volontiers : « Un des objectifs, c’est quand même aussi la Métropole. »

    « Nous avons eu notre dernière séance publique, alors je peux tirer le bilan, enchaîne la maire (GRS) des 1-7, Sophie Camard, à la tête du groupe marseillais au conseil métropolitain. Nous ne nous attendions pas à un tel mandat de guerre ouverte, nous sommes partis avec de grands débats politiques et nous sommes arrivés dans la défense des intérêts communaux, y compris pour nous même. »

    L’enjeu métropolitain est d’autant plus fort que le mode de scrutin donne un poids plus important aux petites communes, sur lesquelles l’extrême droite tente de mettre la main en avançant sous le couvert du label lancé par le député (RN) Franck Allisio avec ses alliés ciottistes de l’UDR, « la Provence qu’on aime ». « Il y a beaucoup de petits maires, je ne veux pas qu’ils basculent alors que la gauche défend la qualité de vie sur ces territoires », insiste Sophie Camard. Et de s’inquiéter : « On laisse trop de champ à trouver naturel que l’extrême droite soit la représentante de la France périphérique. » Cela d’autant plus pour elle que les blocages et les chicayas métropolitains ne peuvent qu’alimenter la défiance vis-à-vis de l’institution, nourrissant le RN.

    Alors pour la maire des 1-7, cette union très large tant dans les forces politiques que dans la diversité des territoires vise aussi « à nous appuyer pour la suite sur des contacts, sur des alliés ». Avec un vœu, peut-être pieux, déjà prononcé, d’un mandat « plus fédérateur, où on trouverait enfin des moyens d’avoir des vrais débats de fond, tout ce qui nous a manqué dans ce mandat ».

    Il sera bien assez temps, ensuite de penser aux autres scrutins qui se profilent, avec notamment les départementales en 2028. « On assiste tous les jours à un effondrement des politiques sociales du Département, nous avons besoin d’un gauche qui relève la tête », s’alarme Sophie Camard.

  • La nature retrouve ses droits sur une partie des berges de l’Huveaune

    La nature retrouve ses droits sur une partie des berges de l’Huveaune

    Une cabane d’observation, des pas japonais, une passe à poissons et une voie verte… Une nouvelle promenade le long des berges de l’Huveaune est inaugurée ce lundi 8 décembre au niveau Pomme-Heckel (11e).

    Le résultat d’un vaste chantier entamé en septembre 2022 et qui s’est terminé cet été explique l’Epage Huca, établissement public d’aménagement et de gestion des eaux qui a réalisé les travaux pour le compte de la métropole Aix-Marseille Provence, en partenariat avec la Ville de Marseille.

    Il aura fallu extraire quelque 65 000 mètres cubes de remblais pollués par des métaux, des hydrocarbures et de l’amiante avant de laisser la place au fleuve dont le lit a été élargi. Des berges ayant été créées en rive droite et gauche.

    Quelque 6 000 arbres et arbustes ont également été plantés pour 18 000 mètres carrés d’espaces végétalisés. De quoi rendre le site accessible au public, lui offrant un nouvel espace de balade mais aussi d’éviter le pire en cas de crue décennale. Le fleuve atteindrait alors un débit de 155 mètres cubes par seconde contre un seul en temps normal, provoquant selon les calculs de l’Epage près de 2 millions d’euros de dégâts.

    Avec cet aménagement, 150 habitants et autant de professionnels sont désormais protégés contre les inondations assure l’établissement public. Le tout pour un investissement de 7,8 millions d’euros, la Métropole, l’Agence de l’eau et l’État assurant chacun 30% du financement du projet. Le reste étant fourni par le Département, la Région et la SNCF.