Tag: Métropole Aix-Marseille

  • À Marseille, Martine Vassal, à la peine, confirme les sondages

    À Marseille, Martine Vassal, à la peine, confirme les sondages

    Une permanence fermée aux médias. Voilà qui donnait déjà le ton ce dimanche du côté de la candidate de la droite et du centre Martine Vassal. Restait à savoir quelle était l’étendue de la catastrophe. Les premières estimations tombent, la créditant de 11 à 13% des voix. Mais de commentaires point. Toute la soirée, la candidate aura joué au chat et à la souris avec la presse rassemblée devant sa permanence du 42, cours Pierre Puget (6e), rideau tiré, lumières éteintes. La prise de parole prévue pour 22h30 est reportée d’une heure.

    Une de ses co-listières, Sandra Blanchard, avocate en droit public, finit par débarquer en voiture, chargée de sacs de courses. « On est allé acheter à manger pour les militants », répond-t-elle, un peu embarrassée, à la foule de micros qui se dressent devant elle. « On n’a pas encore les résultats, dès qu’on en saura plus, on vous tiendra au courant, je ne sais pas quand elle va arriver », promet-elle. Quand on lui demande si elle a prévu les mouchoirs, elle convient qu’elle est déçue. « Mais c’est le jeu démocratique, parfois on gagne, parfois on perd, les Marseillais ont décidé, évidemment qu’on aurait voulu faire beaucoup plus ». Et de se dire surtout « déçue qu’il y ait autant de Marseillais qui ont voté pour le Rassemblement national, pour le reste… »

    Un second tour décisif

    Même si elle n’a eu de cesse de le marteler, « le sondage qui va compter, ce sera le résultat du 15 mars au soir », au cours de la campagne, de projections en projections, la liste de Martine Vassal a lentement dégringolé. Elle n’aura rien lâché, jusqu’à son dernier meeting ce mercredi. « Ne vous laissez pas voler cette élection, on va gagner » exhortait-elle alors sur la scène du Florida Palace. Mais les électeurs ont tranché, réalisant le pire des scénarios.

    Reste à savoir quelle attitude elle va désormais adopter pour le deuxième tour. « Même satellisée sur la lune, je ne me retirerai pas » avait-elle promis lors d’un dernier débat avant le vote sur le plateau de nos confrères de La Provence. Une quadrangulaire permettrait d’éviter le naufrage total et d’éviter la fuite vers l’extrême droite.

    Pour mémoire, au second tour des municipales de 2020, Martine Vassal avait déjà vu lui échapper le 4e secteur (6e et 8e arrondissements), fief de la droite depuis 25 ans, au profit de la candidate du Printemps marseillais, Olivia Fortin, réunissant 39,16 % contre 41,78% pour l’actuelle maire de secteur. Elle avait dû affronter au 1er tour la liste dissidente de Bruno Gilles (DVD) avant de finalement faire alliance au second. Et la droite avait été mise hors-jeu par le Printemps marseillais dans une large partie de la ville.

    Une certitude désormais : Martine Vassal va devoir batailler pour conserver la tête de la métropole Aix-Marseille-Provence où elle a pris la suite de son mentor, Jean-Claude Gaudin en 2018. Au mieux, Martine Vassal peut espérer une dizaine d’élus et si elle se dépasse. Ce qui risque d’être un peu léger pour peser dans l’hémicycle du Palais du Pharo. À l’heure où nous écrivons ces lignes, c’est finalement le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano qui devait s’exprimer, sans certitude.

  • Franck Bergamini réélu à la tête de l’UD FO 13

    Franck Bergamini réélu à la tête de l’UD FO 13

    Un 32e congrès sans accroc pour l’Union départementale Force ouvrière des Bouches-du-Rhône. Présidé par le secrétaire général de FO, Frédéric Souillot, au sein du Palais du Pharo à Marseille, il a pris fin, ce vendredi, après une journée de débats. Plus de 700 délégués et 130 syndicats représentés ont réélu à sa tête Franck Bergamini, le sortant.

    « Le rapport d’activité, ce qui permet de jauger si l’on est dans la bonne ligne, a été voté à l’unanimité, comme celui de la trésorerie et toutes les autres instances », explique-t-il. Avant de se féliciter : « On est sur une bonne dynamique, on va la maintenir, on prend ça comme une confirmation de ce qui a été fait durant le mandat. » Celui qui est arrivé à la tête de FO à la fin 2015 pour prendre le relais de son oncle décédé, Gérard Dossetto, figure du syndicat avec sept mandats, puis élu en 2018 et réélu 2022, entend « renforcer et développer l’organisation ». Avec notamment de « nouveaux entrants au bureau : par exemple les syndicats de la Seramm et la Sem [Service d’assainissement de Marseille Métropole et Société des eaux de Marseille, Ndlr] ».

    Autre signal : l’entrée du nouveau syndicat FO de la Métropole Aix-Marseille, dissident de l’historique dirigé par Patrick Rué, au bureau de l’UD. « Le syndicat de la Ville de Marseille a fait des modifications statutaires qui les amènent à être en dehors des statuts confédéraux, on ne pouvait pas les inviter pour la régularité du congrès », précise Franck Bergamini, sans polémiquer.

  • Trouver le chemin de la coopération

    Trouver le chemin de la coopération

    Scrutin dans le scrutin, les élections métropolitaines et communautaires sont absentes du débat public sur les municipales.

    Pourtant, les Métropoles et les communautés d’agglomération concentrent de nombreux pouvoirs essentiels dans la vie quotidienne : transports, ramassage des déchets, le développement économique, l’aménagement du territoire et l’urbanisme, l’habitat, la préservation de l’environnement…

    Dans notre région, les métropoles n’ont pas toutes été imposées par l’État avec autant de verticalité que celle d’Aix Marseille Provence, mais elles fonctionnent bien souvent de manière centralisée.

    Mini-Unions européennes

    Un peu à l’image de mini-Unions européennes qui supplanteraient ses États-membres sur des sujets majeurs, les métropoles et intercommunalités s’érigent en lieu de décision et vont parfois à l’encontre de la volonté des communes qui les composent.

    Il faut le rappeler : dans la loi, ces entités sont des établissements publics de coopération intercommunale. Autrement dit, elles sont des regroupements de communes qui s’associent pour remplir des missions difficiles à assumer lorsqu’elles sont seules.

    Les métropoles et intercommunalités ne sont donc pas des collectivités et les élus qui y siègent représentent avant tout leur commune.

    L’enjeu des prochaines élections réside donc dans la conception portée par chaque liste du fonctionnement métropolitain ou intercommunale. Il ne peut être mis au service exclusif de la ville centre, pas plus qu’il ne peut se faire au détriment de celle-ci.

    Il doit être fondé sur le bien commun et donc trouver le chemin de la coopération.

  • La Métropole, l’autre combat du scrutin

    La Métropole, l’autre combat du scrutin

    La Métropole n’est pas tout, dans ce scrutin des municipales. Et pourtant, elle reste partout. En votant les 15 et 22 mars pour élire leurs conseils municipaux, les habitants des 92 communes d’Aix-Marseille-Provence vont, en effet, aussi désigner leurs 238 conseillers métropolitains, à raison d’un élu par municipalité pour la plupart, jusqu’à 17 pour Aix-en-Provence et 101 pour Marseille.

    Mais plus encore, les compétences de l’intercommunalité se retrouvent largement dans le débat politique. C’est vrai pour les transports en commun qui inspirent de nouveaux projets de tramway dans la cité phocéenne. C’est vrai pour la gestion de l’eau avec la fin de la délégation de service public de la Société des eaux de Marseille en 2029. C’est vrai, surtout, pour la question de la propreté, régulièrement en tête des préoccupations des habitants et d’élus qui se plaignent d’être inaudibles face à la Métropole.

    Reprise de compétences

    Alors, dans les coulisses de la campagne, la future gouvernance de l’institution fait déjà l’objet de tractations. Née aux forceps il y a dix ans, elle est désormais largement acceptée, presque avec fatalisme malgré la suppression, en 2023, des conseils de territoire. « Nous avons fait le deuil de la lutte contre la Métropole, nous devons travailler avec, confiait le successeur désigné du maire de Fos-sur-Mer, Rémi Esnault (DVG), le 10 février dernier. Elle est imparfaite, mais rien ne la remplacera. »

    Les différents maires sortants espèrent surtout sortir des conflits qui ont émaillé toute leur mandature. « Il y a eu une tentation d’en faire un objet d’affrontement marseillo-marseillais », regrette un élu métropolitain. « Les maires me disent qu’ils n’auraient pas supporté une seule seconde qu’un de leurs opposants dirige la Métropole », assurait Benoît Payan au moment de présenter son programme. Chaque commune pousse, aujourd’hui, pour avoir davantage voix au chapitre. « Il faut conduire la Métropole comme un établissement public de coopération intercommunale et non pas comme une collectivité », réclame le président (SE) des maires des Bouches-du-Rhône, Georges Cristiani. « Il faut apaiser le fonctionnement de la Métropole », demande aussi le vice-président sortant (LR) David Ytier. De son côté, la maire sortante aixoise (UDI), Sophie Joissains, espère « rétablir une gouvernance beaucoup plus partagée ». Et de poser sur la table sa proposition : « Je souhaite territorialiser les conférences des maires pour se réunir entre élus d’un territoire et se mêler de problématiques concrètes. »

    Ils sont nombreux à demander à ce que la Métropole se recentre sur ses compétences clés et à vouloir reprendre la main sur certaines. « Je vais récupérer les parkings et la propreté », assure Sophie Joissains. « Nous voulons récupérer les compétences de la collecte des déchets et de la régie des eaux », défend le maire sortant (PCF) de Martigues, Gaby Charroux.

    Candidate à sa propre succession, mais fragilisée par sa chute libre dans les sondages, Martine Vassal (DVD) s’est empressée de leur donner des gages. « Recentrons la Métropole autour des compétences stratégiques où elle est légitime : la mobilité, le développement économique, la transition énergétique et le traitement des déchets », proposait-elle, vendredi, dans La Provence.

    Menace du RN

    Mais sa réélection semble compliquée. « Il ne faut pas que la ville centre obtienne la présidence », assène Georges Cristiani, à la tête du groupe maires de Provence, fort de 36 élus. Beaucoup de regards se portent vers le maire (LR) de Salon, Nicolas Isnard. « Ma seule mission est d’être maire de Salon avec mon équipe », assurait-il lors de sa déclaration de candidature, début janvier. « Si Martine Vassal n’est plus en mesure de prendre la Métropole, il faudra prendre sa responsabilité », observe cependant un élu. Soulignant qu’en interne, Nicolas Isnard a déjà porté une voix différente en s’opposant aux hausses d’impôts, en plaidant pour alléger la structure métropolitaine.

    En face, le Printemps marseillais vise 65 sièges. De quoi espérer plus de 90 sièges (sur 240) pour une gauche métropolitaine amenée à jouer un rôle déterminant. Dans ces négociations, Benoît Payan réclame « un deal sur la question des finances », et d’avoir « la main sur les outils métropolitains qui concernent la Ville de Marseille » (notre édition du 18/02). Laissant la main au gouvernement sur les attributions de compensations (AC), l’argent reversé aux communes après la suppression de la taxe professionnelle, qui pèsent pour les deux tiers du budget métropolitain. Sujet sensible pour des territoires industriels en mutation. « Les AC, c’est intouchable », tempête Georges Cristiani.

    Reste la menace d’une victoire du RN à Marseille, qui pourrait bousculer la Métropole. « Je proposerai un contrat de gouvernance avec des maires qui partagent nos valeurs », a annoncé vendredi son candidat, Franck Allisio, pourtant loin d’une majorité. « Nous sommes tous très attentifs à ce qui se passe à Marseille », s’inquiète David Ytier.

  • Métropole : Benoît Payan appelle à un nouveau « deal »

    Métropole : Benoît Payan appelle à un nouveau « deal »

    « Les ressources, nous allons les chercher là où elles sont, là où les Marseillais payent de l’argent : à la Métropole, au Département, à la Région », répond le maire (DVG) sortant Benoît Payan.

    Au cœur du programme de la liste de la gauche unie à Marseille figure en effet l’ambition d’un « new deal » avec la Métropole. « La Métropole a suffisamment joué contre Marseille depuis des années pour que cela s’arrête », tempête Benoît Payan. Qui compte sur la réforme du mode de scrutin à Marseille pour que la majorité qui sortira des urnes obtienne un poids déterminant au sein de l’hémicycle métropolitain. « Si les Marseillais nous font l’honneur de nous permettre de continuer à diriger la Ville, le destin de la Métropole changera », assure l’édile.

    Le Printemps marseillais avait déjà présenté, sur les compétences métropolitaines, son programme pour la propreté dans lequel il compte multiplier par deux le nombre de cantonniers. La « gazette » programmatique distribuée par les militants promet aussi d’étendre les tramways vers le Nord, l’Est et le Sud, de renforcer la fréquence et la fiabilité des bus avec des transports gratuits jusqu’à 26 ans et pour les privés d’emplois. « Il suffit qu’on ait la main sur les outils métropolitains qui concernent la ville de Marseille », avance Benoît Payan, déplorant que la municipalité paye plus qu’elle ne reçoit malgré ses charges de centralité.

    Au risque de braquet les 90 autres maires ? «Ils ont compris pourquoi la Métropole a été vampirisée, ils disent qu’ils n’auraient eux aussi pas supporté qu’un opposant la dirige, assure l’édile. Je veux un deal avec eux sur la question des finances, il y aura une discussion. » Et de préciser : « Ce que l’on demande n’est pas de capter toutes les richesses de la Métropole, mais de vivre notre vie de commune dans un cadre intercommunal, comme toutes les communes. » Sans forcément toucher directement aux attributions de compensation, l’argent reversé directement aux communes qui grève les deux tiers du budget métropolitain. « Il faut que le gouvernement tranche cette question-là », glisse le maire sortant.

  • Des idées pour « booster » l’économie marseillaise

    Des idées pour « booster » l’économie marseillaise

    « On est là pour aider les futurs élus à améliorer notre ville, on espère qu’ils s’engageront », exprime avec enthousiasme Jean-Luc Chauvin, président de la CCI métropolitaine Aix-Marseille-Provence (CCIAMP) et membre du collectif « Tous acteurs ». Cette association regroupe 180 acteurs économiques du territoire. Réunis ce mardi à la Bourse du commerce, ils ont annoncé 42 propositions concrètes destinées aux candidats déclarés aux municipales, de tous les bords politiques. Ces idées ont été transmises ce mercredi.

    Elles sont articulées autour de cinq grands axes stratégiques : foncier économique et logement, mobilité, centre-ville, attractivités-grands projets et enfin jeunesse.

    Des propositions « audacieuses »

    « L’audace entrepreneuriale, c’est notre moteur, nous voulons proposer de l’ambition », insiste Jean-Luc Chauvin. Une ambition qu’ils veulent insuffler au monde politique. Elle se matérialise dans ces propositions présentées comme « audacieuses », comme la construction d’ici 2030 de 1 200 km de pistes cyclables structurées à l’échelle métropolitaine. L’un de leurs projets les plus ambitieux serait de transformer le terre-plein central de l’autoroute A51, entre Plan de Campagne et La Pioline, en voie réservée sur rail, afin de le connecter au réseau ferroviaire.

    S’adaptant aussi aux besoins à court terme, « Tous acteurs » propose de « petits pas », comme l’idée d’aménager un espace de stationnement dédié aux autocars dans toutes les gares ferroviaires. Le collectif demande également « un engagement public des futurs élus pour débuter une collaboration structurée entre les services publics et le monde économique ».

  • Logement social à Aubagne : la Maison de l’habitat en première ligne

    Logement social à Aubagne : la Maison de l’habitat en première ligne

    Effet de la tension sur le logement, la Maison métropolitaine de l’habitat*, ouverte à Aubagne le 17 mars 2025 suite à une convention entre la Ville et la Métropole Aix-Marseille, a enregistré 1 119 sollicitations jusqu’en décembre dernier, détaille la Métropole. Cette structure a vocation à constituer un guichet unique, offrant information, orientation et accompagnement pour l’ensemble des démarches liées au logement. L’an dernier, l’essentiel des demandes ont concerné « le logement social, avec 533 sollicitations, portant sur le suivi des dossiers, les démarches et les délais d’attribution », nous a répondu la Métropole.

    Une offre étoffée en 2026

    Les questions juridiques arrivent en second, avec 337 demandes liées aux rapports locatifs (droits et obligations, dettes, charges, conflits). 77 signalements ont été transmis sur le mal-logement. Enfin, la Maison de l’habitat a accompagné des usagers dans leurs projets de réhabilitation, notamment pour l’accès aux aides de l’Agence nationale de l’habitat (121 sollicitations). Elle s’appuie sur un accueil physique et téléphonique, ouvert à tous. Afin d’apporter des réponses fiables et adaptées, elle mobilise un réseau de partenaires spécialisés, tels que Action logement, des associations sociales (…).

    Des permanences sur rendez-vous permettent un accompagnement personnalisé, notamment juridique, ou pour le montage de dossiers complexes. La Maison de l’habitat a observé « une hausse de demandes d’accompagnement » à partir de septembre dernier. De nouvelles permanences et un renforcement de l’offre d’accompagnement devraient être proposés cette année.

    * 71, allée des Verriers.
    Tél : 04.42.62.80.90.

  • À Salon, Nicolas Isnard est candidat pour « rassembler »

    À Salon, Nicolas Isnard est candidat pour « rassembler »

    Je suis candidat aux élections municipales. » Nicolas Isnard, actuel maire (LR) de Salon-de-Provence, était attendu pour cette déclaration de candidature ce mardi matin, à l’occasion d’une conférence de presse donnée dans la permanence électorale du
    48, cours Carnot.

    Le désormais candidat à sa succession souhaite « finaliser les chantiers » en cours, tels que le demi-échangeur de l’A7 ou le futur hôpital, mais aussi en réaliser de nouveaux qui seront détaillés le 10 février, lors de la présentation de la liste et du projet. Une liste renouvelée à moitié, « qui ressemble aux Salonnais », affirme le candidat, formée d’« un panel représentatif de la richesse de Salon ».

    Nicolas Isnard s’annonce résolument tourné vers le local, dans cette élection. Et ne manque pas de critiquer les trois autres listes déclarées. « Les partis politiques ont voulu nationaliser cette campagne (…) en représentant M. Mélenchon ou Mme Le Pen. C’est une élection locale, où il faut parler fiscalité, aménagement, enjeux locaux », tance le candidat, qui reste « LR de toujours » dans une équipe « à 90% sans carte ».

    « Je porterai l’apaisement de la Métropole »

    L’insistance sur les enjeux locaux de Nicolas Isnard cache-t-elle une ambition métropolitaine, comme pressenti en 2020 ? À cette question, l’actuel maire répond : « Ma seule mission et mon unique ambition est d’être maire de Salon avec mon équipe. » Mais la réflexion est quand même là. « Si je suis maire je porterai une voix : la Métropole doit s’apaiser sur la forme et sur le fond. Il faut voir la Métropole différemment, comme un outil au service des 92 communes qui la composent », affirme Nicolas Isnard.

    De la même manière que pour la Métropole, le maire-candidat le réitère, « je présente une liste d’intérêt local qui ne servira pas de tremplin pour des élections nationales futures ».
    « Je ne briguerais aucune responsabilité, ni aucun mandat qui ne me ferait quitter mon poste pour les six années à venir », assène le candidat. Même si rien n’empêche un maire d’être président de la Métropole.

    L’agenda de Nicolas Isnard prévoit l’inauguration de sa permanence samedi 24 janvier à 11h. S’en suit une matinée d’échanges au domaine de Roquerousse le samedi 31 janvier avant la présentation du programme et de la liste le 10 février à 18h, espace Charles-Trenet.

  • Explorations des paysages dans les bibliothèques

    Explorations des paysages dans les bibliothèques

    Quatre-vingt-dix auteurs et artistes donnent rendez-vous jusqu’au 14 février dans 70 bibliothèques de la Métropole. Une démesure au diapason d’un thème aux évocations infinies, intitulé « Sur les chemins ». « La possibilité d’admirer différents paysages culturels : performance vocale, projection, exposition, spectacle pour susciter la curiosité des petits et grands », écrit dans un édito la présidente de la Métropole. Top départ mardi, avec « Sur la route de l’exil » à la médiathèque Jean-Claude Izzo de Châteauneuf-les-Martigues. Visible jusqu’à la fin du mois, une exposition du plasticien Peshawa Mahmood, qui raconte avec cette mosaïque son trajet d’Irak jusqu’à Marseille.

    « Flânerie »

    Autre parcours à l’œuvre, du côté de Pertuis, à la médiathèque les Carmes, « Vérité en deçà… et au-delà », du photographe Sébastien Normand. « Guidé par des cartographies et s’inspirant du pyrénéisme, mouvement du XIXe alliant arpentage sportif et création artistique », indique le programme, il « interroge les émotions suscitées par les reliefs des Pyrénées ».

    Parmi d’autres propositions imminentes, la création de Rossinante, magazine d’expéditions et autres cartes postales auxquels contribueront le 21 janvier à 15h, les minots de la médiathèque Salim-Hatubou, à Marseille, ou encore une rencontre littéraire avec Jean-Christophe Bailly, auteur prônant « la flânerie comme manière de faire l’expérience vivante et concrète de la ville », le 23 janvier à la bibliothèque les Méjanes, à Aix.

  • Bouches-du-Rhône : trois plans de massif à revoir pour mieux prévenir les feux

    Bouches-du-Rhône : trois plans de massif à revoir pour mieux prévenir les feux

    La Métropole Aix-Marseille-Provence programme des études d’actualisation de trois nouveaux plans de protection de la forêt contre les incendies. Ces Plans de Massif pour la Protection des forêts contre l’incendie (PMPFCI) sont la déclinaison opérationnelle d’une stratégie globale définie par le plan départemental de Protection des forêts Contre l’incendie (PDPFCI) pour la décennie 2023-2032.

    Avec 24 massifs forestiers, les Bouches-du-Rhône sont l’un des départements français soumis au plus fort risque d’incendie de forêt sur la région méditerranéenne. Le département compte 185 000 ha de surfaces boisées, soit près de 30% de son territoire. Le mois de juillet 2025 a été particulièrement dévastateur avec le grand incendie des Pennes-Mirabeau qui a ravagé 750 ha et détruit ou endommagé 90 maisons, ou les incendies de Martigues des 17 et 20 juillet qui ont parcouru 240 ha de zones boisées. Les risques ne cessent de croître. On dénombre 250 départs de feux par an pour une surface brûlée de 1 900 ha par an, environ, dans le département. Près de 90% des départs de feu ont une origine humaine, accidentelle ou criminelle. En 2022, 477 feux avaient détruit 1 830 ha.

    Les études programmées par la Métropole porteront sur trois massifs implantés au nord, nord-est et nord-ouest d’Aix-en-Provence : d’abord le plus vaste avec 50 000 ha, le massif du Concors Sainte-Victoire labellisé Grand site de France. Sa dernière étude réalisée par l’Office National des Forêts (ONF) remonte à 2014. Cet ensemble paysager s’étend sur 17 communes et bénéficie d’une inscription Natura 2000 pour ses espèces et son habitat exceptionnels. Le grand incendie de la Sainte-Victoire d’août 1989, qui avait ravagé 5 000 ha, avait suscité une émotion nationale et marqué une prise de conscience sur la nécessité de refonder et de renforcer les moyens de prévention.

    Le massif des Quatre Termes, compris entre les communes de Lambesc, Pélissanne, Coudoux, Éguilles et Saint-Cannat, fait l’objet d’un plan à partir d’études de l’ONF en 2012. C’est l’un des massifs sensibles statistiquement le moins touché par les départs de feu.

    Le plan de massif des Collines de Lançon lié au précédent a été étudié en 2018. Très exposé au mistral, il présente un risque élevé, d’où son compartimentage et son fort maillage en pistes DFCI.

    Prévenir les mégafeux

    Pour ces trois massifs, il s’agit de dresser l’historique des feux et une cartographie sur les trente dernières années, avec l’analyse des départs de feu et les retours d’expérience sur les incendies marquants, l’état de ses ouvrages DFCI (pistes, citernes, vigies) ou encore l’examen des couloirs potentiels de propagation. Un état du milieu naturel comprenant la cartographie des obligations légales de débroussaillement et un inventaire de tous les équipements et travaux de DFCI sont requis.

    Cette actualisation doit permettre d’intégrer l’évolution du risque incendie dans les dix prochaines années au regard du changement climatique et de l’apparition des mégafeux supérieure à 1 000 ha qui ont un impact profond et durable sur les zones urbaines et économiques.

    Les orientations stratégiques devront déboucher sur un programme d’actions DFCI qui fera l’objet d’une concertation la plus large possible avec les acteurs locaux et départementaux : DDTM, conseil départemental, ONF, communes, Métropole, propriétaires forestiers, CCFF, sociétés de chasse, associations locales environnementales et autres usagers de la forêt.