Tag: Martine Vassal

  • À Marseille, Martine Vassal visite le collège Jean-Claude Izzo rénové

    À Marseille, Martine Vassal visite le collège Jean-Claude Izzo rénové

    Après un passage par les collèges André-Chénier (12e) le 1er septembre et Vitagliano (4e) le 3, c’est dans le collège Jean-Claude Izzo, du nom de l’écrivain et ancien journaliste de La Marseillaise, que Martine Vassal, présidente (DVD) du département, a poursuivi, lundi, sa tournée de rentrée. Au programme, notamment : la visite du nouveau « bloc sanitaire » de l’établissement, fraîchement rénové, mais aussi de l’équipement sportif, qui fait cette année sa deuxième rentrée. Des opérations réalisées grâce à un investissement de plus d’1 million d’euros du Département, dont 950 000 consacrés au terrain de sport et 120 000 aux toilettes. « Le Département investit chaque année environ 35 millions d’euros pour les travaux dans les collèges, répartis sur les 132 établissements des Bouches-du-Rhône, précise le directeur général adjoint de l’équipement du territoire. Ce collège [Jean-Claude Izzo] a été livré en 2006, il y a 20 ans, et a déjà connu un agrandissement ». La cour accueille en effet depuis septembre 2023 un nouvel espace réservé aux élèves de la Section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), que la présidente a pris le temps de visiter. « Le collège est adapté aux enfants qui, des fois, ont grandi un petit peu plus vite dans le corps que dans la tête, décrit-elle. C’est important que nous puissions permettre à ces enfants de réussir, eux aussi, leur scolarité ». Dans la même promotion depuis la 6e, les actuels élèves de 3e ont participé à deux reprises aux concours « Toute la lumière sur les Segpa », notamment avec leur court-métrage « Les Aventuriers », qui a obtenu le prix du meilleur scénario.

    Du local dans l’assiette

    Autre thème au menu de la visite départementale ce lundi : le temps cantine. « C’est important pour les instances départementales de permettre [aux jeunes] d’avoir au moins un repas équilibré par jour, (…) tout en conservant une facture allégée pour les parents, insiste la présidente. Depuis 2015, le prix de la cantine est à 3 euros, et à 1, 20 euro pour les boursiers, soit, ici, 80% des enfants. » Et l’ambition est aussi de proposer de la « qualité » avec l’achat de produits locaux, notamment pour les fruits et légumes. « Nous avons des chefs qui font à manger tous les jours dans des systèmes de self, et on privilégie tout ce qui est local, poursuit-elle. Souvent, dans les grandes villes comme Marseille, on ne sait pas que le département est le premier producteur de fruits et de légumes en France, on veut donc le mettre en avant. »

  • À Marseille, les 6e découvrent des classes rénovées

    À Marseille, les 6e découvrent des classes rénovées

    Nouveau look pour de nouvelles vies. C’est dans une cour fraîchement rénovée que les 6e du collège André-Chenier (12e) ont fait leur rentrée, mardi, accueillis pour l’occasion par Martine Vassal, présidente (DVD) du Département, et ses équipes.

    Mais c’est au chef d’établissement, aux airs marqués de chef militaire, qu’est naturellement revenu le discours de « bienvenue » aux tout nouveaux collégiens. « Le collège André-Chenier jouit d’une extrême réputation. Cette réputation est due à notre travail, mais surtout au travail des élèves, a-t-il débuté. Notre projet d’établissement est intitulé “tradition et modernité“. Tradition, car nous sommes ici attachés à certaines valeurs : travail, discipline, respect, politesse. (…) Ici, c’est la norme et c’est obligatoire ». Une entrée en matière presque adoucie par la prise de parole de la présidente, centrée, elle, sur « la chance d’apprendre ». « L’entrée en 6e est un cap. (…) Vous allez changer. Comme vous pouvez le voir dans les différents rangs, vous avez des tailles différentes. Vous allez aussi grandir différemment dans la tête, dans le corps. Les personnes présentes aujourd’hui sont là pour vous aider à faire cette mutation », a-t-elle rappelé. Et de poursuivre : « La chance que nous avons dans notre pays, c’est de permettre à toute personne, d’où qu’elle vienne, quel que soit son milieu social, de pouvoir apprendre. Saisissez-la ! »

    Nouveaux locaux

    Une chance qu’on sait pourtant inégalement répartie, d’où, sans doute, la nécessité de la distribution du traditionnel kit de rentrée, remis à l’ensemble des jeunes lors de leur arrivée en 6e. Chaque élève entame donc sa scolarité dans le secondaire muni d’un ordinateur portable – dont le fonctionnement est interrompu à partir de 21h – une calculatrice scientifique Texas Instruments de niveau collège, et une carte C-Jeune, chargée à hauteur de 150 euros, utile pour payer une licence de sport, acheter des places de cinéma ou des livres. La carte est recréditée à chaque rentrée scolaire pour tous les collégiens.

    En plus de leur nouveau matériel, les 6e vont donc pouvoir profiter de nouveaux locaux cette année, comme leurs camarades des autres niveaux. Une salle polyvalente et un CDI équipés de ventilateurs au plafond, des brise-soleil aux fenêtres, une entrée sécurisée, un toit tapissé de panneaux photovoltaïques qui alimentent 44% des besoins énergétiques du bâtiment et un sol désimperméabilisé pour que les eaux de pluie soient absorbées : autant d’aménagements qu’auront permis les travaux de réhabilitation, pour un coût avoisinant les 10 millions d’euros pour le Département. Entamé il y a deux ans dans le cadre du projet Charlemagne, qui promettait la rénovation de 132 établissements entre 2017 et 2027, le chantier a été livré le 28 août. « La question, pour un collège urbain, qui existe et qui a été construit assez bien, était de savoir comment le mettre au goût du jour, c’est-à-dire faire en sorte qu’il soit conforme au programme de l’Éducation nationale tout en respectant les normes environnementales, a détaillé le directeur de l’architecture et de la construction au Département. La restructuration a permis d’amener le collège aux normes actuelles et permet un respect absolu de l’environnement, sachant que le Département a une politique très volontariste sur le sujet, la présidente est extrêmement regardante. » Des arbres doivent encore être plantés dans la cour centrale pour y amener de la fraîcheur.

  • [Rentrée des classes] Martine Vassal en visite dans le collège André Chenier

    [Rentrée des classes] Martine Vassal en visite dans le collège André Chenier

    Les kits scolaires, comprenant un ordinateur, une calculatrice scientifique et une carte C-jeune ont été distribués aux élèves qui profitent cette année d’un établissement rénové.

  • Le choix du pouvoir d’achat

    Le choix du pouvoir d’achat

    Si les collectivités
    ne se mêlent pas des contenus pédagogiques, elles ont en revanche la responsabilité des conditions de travail des enfants et des personnels éducatifs. C’est là que se mesurent les différents choix politiques. Ainsi, alors que la Ville d’Avignon et son nouveau maire divers droite ont mis fin à la distribution gratuite de fournitures scolaires, celui divers gauche de Marseille maintient le dispositif à l’ensemble des écoles publiques et privées. Idem sur la cantine, dont la gratuité est étendue dans la cité phocéenne tandis que le nouvel édile avignonnais ne cache pas son intention d’augmenter le prix du repas dans les prochaines années.

    À Martigues, l’adaptation au climat prioritaire

    Quant aux locaux, les travaux d’Hercule continuent à Marseille pour en finir avec l’indignité des conditions d’accueil dans les écoles publiques, héritage de la gestion passée.

    Du côté de l’ouest du département, la Ville de Martigues se distingue par son choix d’adapter les écoles au changement climatique et d’améliorer l’accès des locaux pour les personnes à mobilité réduite. Ce choix se traduit par un investissement de 1,5 million d’euros.

    Les Départements et la Région participent fortement aux conditions d’accueil des élèves en collèges et en lycées et facilitent ainsi leur scolarité. Ainsi chaque élève de 6e, dans les Bouches-du-Rhône, reçoit de la part du Département un kit de fournitures qui comprend notamment un ordinateur et une calculatrice scientifique. C’est aussi un choix, celui du pouvoir d’achat des familles alors que les salaires stagnent et l’inflation persiste.

  • Martine Vassal met les bouchées doubles pour les collégiens

    Martine Vassal met les bouchées doubles pour les collégiens

    « Nous sommes le département en France qui dote le mieux les collèges ». À quelques jours de la rentrée, Martine Vassal (DVD), présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône entend rappeler l’effort fourni par la collectivité pour la rentrée scolaire des collégiens. Et il y a de quoi faire : « Nous avons en charge le bâti des collèges publics, l’entretien, les personnels qui y travaillent mais aussi le temps de cantine », rappelle l’élue marseillaise. La collectivité a donc sous sa houlette 105 000 collégiens pour cette année 2026-2027 et 1 917 agents du département qui officient dans ces établissements.

    Concrètement, elle met en avant son action sur la question du pouvoir d’achat des familles avec le kit de fourniture offert. « Chaque rentrée scolaire est chère : il faut les fournitures, les équipements vestimentaires… Nous voulons être proactifs sur cette problématique en offrant l’équivalent de 800 euros par un collégien qui entre en 6e », vante Martine Vassal. Dans le package qu’auront les minots qui entrent au collège, ils auront notamment un ordinateur portable et une calculatrice scientifique, ce qui concerne tout de même 24 400 entrants en 6e. Et l’ensemble des collégiens, de la 6e à la 3e donc, ont droit à un kit de fournitures scolaires et 150 euros crédités sur la carte Cjeune. Coût total de cette aide aux familles : 17 millions d’euros pour la collectivité. La présidente de cette dernière insiste sur l’utilisation encadrée des ordinateurs : « On a bloqué les réseaux sociaux après 21 heures ». Le tout, sur fond de lutte contre le harcèlement : « Depuis 2024, nous proposons des formations sur le harcèlement scolaire et aujourd’hui, 903 agents ont été formés à ces problématiques ».

    Autre angle d’attaque de Martine Vassal : le coût de la cantine. « Il ne change pas, il est à 3 euros, il reste à 3 euros », martèle-t-elle.

    Sécurité et hommage à Samuel Paty

    Fidèle aux mantras de sa famille politique à droite de l’échiquier, l’élue fait aussi tout un focus sur la sécurité dans, et autour, des collèges. « L’idée c’était de pouvoir équiper les collèges qui le pouvaient du dispositif “100% sécurité” Nous avons installé plus de 1 800 caméras de vidéoprotection », explique l’élue. On compte donc 104 collèges équipés par ce dispositif qui inclut un contrôle d’accès par des sas sécurisés, un réseau de vidéoprotection et un rehaussement des clôtures autour des établissements. Autre totem de Martine Vassal : la projection du film L’Abandon qui revient sur les onze derniers jours de l’enseignant Samuel Paty, assassiné par un terroriste en 2020. « Il y aura au moins 2 classes pour les collèges volontaires qui assisteront, le 12 octobre, à une projection du film dans les cinémas », développe-t-elle, sans s’avancer sur un chiffre précis. Tout un programme pour les minots donc.

  • Jean Mangion se range derrière Valérie Boyer pour les sénatoriales

    Jean Mangion se range derrière Valérie Boyer pour les sénatoriales

    Comme Stéphane Le Rudulier, un autre sénateur LR, elle est partie en solitaire, en se désolidarisant de la liste de droite du président de la région Sud, Renaud Muselier (REN), menée par Brigitte Devésa (UDI) et soutenue par la majorité sénatoriale de Gérard Larcher. Mais Valérie Boyer (LR) la sénatrice de Marseille, rapidement rejointe par le maire de Trets, Pascal Chauvin (DVD), affiche depuis 48 heures ses soutiens. Ce week-end, David Lisnard, le maire de Cannes et son parti Nouvelle Énergie ont annoncé se ranger derrière elle. Lundi, une autre personnalité, plus locale mais pas moins influente, a été confirmée sur sa liste.

    Libre et enracinée

    Il s’agit de Jean Mangion, le maire (LR) de Saint-Étienne-du-Grès, petite commune de 2500 habitants, située entre Rhône et Alpilles. Une surprise quelque part, puisque fin mai ce dernier avait apporté son soutien à Renaud Muselier dans la perspective d’une « liste d’union des personnalités de droite ». La personnalité, désormais, c’est lui ?

    Âgé de 76 ans, ce docteur en droit a été durant sa carrière, administrateur de l’École d’art et d’architecture de Marseille et directeur de l’Office régional de la culture, directeur général des affaires culturelles de la Ville de Marseille et président de la Cité de la Musique. Proche de Jean-Claude Gaudin dont il a dirigé la campagne électorale de 2001, il était devenu un fervent soutien de Martine Vassal.

    Réélu maire depuis 2014, il a progressivement étendu son influence au-delà de Saint-Étienne-du-Grès. Il préside aujourd’hui le Parc naturel régional des Alpilles et le Pôle d’équilibre territorial et rural du Pays d’Arles, deux structures stratégiques dans l’aménagement, l’environnement et le développement du territoire local.

    « Je refuse que la droite des Bouches-du-Rhône soit réduite à une force d’appoint. Avec Pascal Chauvin, Jean Mangion et les élus qui nous rejoignent, nous voulons construire une liste libre, enracinée et entièrement tournée vers la défense de nos communes », insiste Valérie Boyer, espérant rassembler « tous les grands électeurs attachés à une droite fidèle à son identité, à la sécurité, à la maîtrise des finances publiques, à la défense des libertés locales et au respect des communes ».

    Reste qu’en l’état actuel, avec quatre listes sur la ligne de départ, puisque s’ajoute celle formée par le maire (LR) de Gardanne Hervé Granier qui promet lui aussi de représenter les maires du territoire, la droite pourrait surtout perdre gros lors du scrutin programmé le 27 septembre.

  • Brigitte Devésa et Renaud Muselier misent sur l’unité aux sénatoriales

    Brigitte Devésa et Renaud Muselier misent sur l’unité aux sénatoriales

    Dix jours après la présentation des quatre premiers membres de la liste en vue des sénatoriales, c’est à Aix, autour de la table d’un restaurant sur la Rotonde, que Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région Sud, introduit la totalité des membres qui la composent. En tête, Brigitte Devésa, sénatrice (UDI) sortante aixoise, suivie de Renaud Muselier, de Véronique Miquelly, maire (DVD) d’Auriol, et de Michel Pécout, maire (DVD) de Graveson. Des noms déjà révélés dans la presse.

    À ces premiers candidats s’ajoutent désormais les noms de Catherine Moyemont-Gaildry, Martial Alvarez, Anne Claudius-Petit, Philippe Ardhuin, Sophie Joissains et David Galtier, déjà engagés sur la liste en 2020. Pour Renaud Muselier, il s’agit d’« une liste représentative du territoire », réunissant six maires, une sénatrice sortante, un président de conseil régional, deux conseillers départementaux, quatre conseillers régionaux, six conseillers métropolitains, la présidente de l’Agence régionale de la biodiversité et de l’environnement, le président de 13 Habitat et un général de gendarmerie (2S).

    Le choix du « collectif »

    L’ADN de cette liste, selon lui, est celui d’une équipe « forte de son expérience, organisée, structurée » et « loin des aventures personnelles et des ambitions individuelles ». Il ajoute : « Dans ce combat, qui est un combat politique national, nous sommes une liste qui représente le président Gérard Larcher et la majorité sénatoriale ».

    Outre le soutien revendiqué du président du Sénat, la liste peut compter sur l’appui de Martine Vassal, présidente (DVD) du Département, et de Nicolas Isnard (LR), premier vice-président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, qui coprésident son comité de soutien. Elle bénéficie également du soutien de Georges Cristiani, maire (DVC) de Mimet et surtout président de l’Union des maires des Bouches-du-Rhône.

    « J’espère que nous aurons le maximum de sénateurs. Les chiffres nous donnent quatre sénateurs, j’espère qu’on réussira à le réaliser », avance la sénatrice sortante, Brigitte Devésa. Pourtant, cette liste, qui se veut représentative de l’union de la droite et du centre, s’inscrit désormais dans un paysage où les candidatures se multiplient à droite. Dernière en date, la « liste des maires », lancée par Hervé Granier, maire (DVD) de Gardanne. Elle s’ajoute aux candidatures des sénateurs LR sortants Valérie Boyer, un temps pressentie sur la liste avec Renaud Muselier avant de s’en éloigner, et de Stéphane Le Rudulier. « Nous constatons une multiplication des candidatures qui ne peut qu’affaiblir la représentation d’une famille politique (…). Notre liste d’union des droites et du centre incarne la légitimité de nos valeurs (…). Dans un contexte où chaque voix compte, le rassemblement est une nécessité. L’intérêt général ne doit pas prévaloir sur nos ambitions individuelles », tacle Philippe Ardhuin, maire (LR) de Simiane-Collongue. De son côté, Georges Cristiani, se dit convaincu que « les maires des Bouches-du-Rhône seront conscients qu’à un moment, il faut choisir l’efficacité ».

    La division, estime Renaud Muselier, n’est « pas spécifique à notre famille politique ». En attendant d’éventuelles nouvelles candidatures, il espère que « d’ici là, ceux qui ont envie de tenter leur propre aventure feront le choix de revenir dans le collectif ». Si Brigitte Devésa « ne critique pas la candidature de M. Granier », elle note que « lorsqu’on divise, ce n’est pas bon. S’il a l’intérêt des maires, à défendre son territoire, il devrait faire attention ».

    Parmi les soutiens présents figurait aussi Ludovic Perney, président de LR 13, qui appelle « l’ensemble des élus et grands électeurs LR à soutenir cette liste de rassemblement dans l’intérêt de notre territoire », soutenant que « dans une lecture à un seul tour, le rassemblement est la condition de la victoire ».

  • Ciel chargé pour l’entrée en campagne de Renaud Muselier

    Ciel chargé pour l’entrée en campagne de Renaud Muselier

    On a connu lancement de campagne plus serein. Jeudi, Renaud Muselier, président (Ren) de la Région Sud, présentait les quatre premiers de sa liste baptisée « En Provence, l’expérience qui rassemble » pour les sénatoriales du 27 septembre. à ses côtés, la sénatrice (UDI) sortante, Brigitte Devesa, la maire (LR) d’Auriol, Véronique Miquelly, et le maire (LR) de Graveson, Michel Pécout.

    Valérie Boyer « s’isole »

    Pas de Valérie Boyer sur la photo de famille, en revanche. Annoncé partante, la sénatrice LR sortante de Marseille a finalement annoncé, une heure plus tôt, qu’elle irait en solitaire. « Elle était quatre, elle est passée trois, elle voulait être en tête de liste (…). Elle s’isole, nous, on additionne », glisse Renaud Muselier, qui laisse la première place à Brigitte Devesa.

    « Moi, je recherche l’équilibre », insiste le macroniste qui se dépeint volontiers en rassembleur, relevant que sa liste a le soutien de Gérard Larcher, président (LR) du Sénat, et des majorités régionale, départementale et métropolitaine. « Nicolas Isnard (LR) et Martine Vassal (DVD) seront les deux coprésidents du comité de soutien », ajoute-t-il pour mieux convaincre.

    Mais la candidature de Valérie Boyer n’est pas le seul grain de sable dans la machine. La veille, le parquet de Marseille a confirmé l’ouverture d’une enquête pour prise illégale d’intérêt après un signalement affirmant qu’un des employés de maison du président de Région serait salarié par une société attributaire de marchés publics de sa collectivité. Dans la foulée, une enquête de Mediapart révèle qu’à l’initiative des JO d’hiver 2030 dans les Alpes, Renaud Muselier a investi dans une station de l’Utah où se tiendront les JO d’hiver en 2034, et décrit « les contours d’un conflit d’intérêts majeur » pour le membre du bureau exécutif du Cojop et coprésident de la Solideo.

    « Un fait de campagne »

    « Je m’en prends deux à un moment particulier, c’est un fait de campagne », a réagi Renaud Muselier, indiquant avoir, dès la publication de l’article, mandaté son avocat pour « préparer un dépôt de plainte avec constitution de partie civile pour dénonciation calomnieuse. Ces affirmations sont fausses et ces accusations sont mensongères dans le seul but de me nuire ».

    Mettant en avant un tout récent de rapport de l’Agence française anticorruption notant que tous les process de sa collectivité sont conformes, il assure, sur un « plan juridique pur », n’avoir « jamais siégé à la commission des marchés, ni signé un marché depuis dix ans. Les process sont clairs et je n’ai jamais eu de salarié payé directement ou indirectement par la Région ».

    Dans un communiqué, la Région défend pour sa part « un fonctionnement conforme à la réglementation, et rigoureux, des procédures de mise en concurrence », et indique se réserver le droit de déposer une plainte contre X auprès du procureur.

    Dans ce contexte, Renaud Muselier reste, lui, ambitieux. Chiffres à l’appui, il espère décrocher quatre places fin septembre. « On est capable d’en rentrer quatre, c’est un match collectif », martèle le président, sans doute quand même bien conscient que la candidature de Valérie Boyer et celle de Stéphane Le Rudulier (LR) pourraient lui coûter le grand chelem espéré.

  • Renée Marcos, rescapée et passeuse de mémoire

    Renée Marcos, rescapée et passeuse de mémoire

    Depuis l’annonce de son décès mardi, les hommages se multiplient pour saluer le courage de cette femme qui a consacré une grande partie de sa vie à témoigner auprès des jeunes générations. En janvier dernier, la Ville de Marseille lui avait d’ailleurs remis sa médaille pour son « courage et son engagement exceptionnel dans la transmission de la mémoire ».

    Née à Marseille le 14 janvier 1926 dans une famille juive originaire de Salonique, installée dans la cité phocéenne depuis 1915, Louise Renée Guelidi grandit au sein d’une fratrie de cinq enfants. Au printemps 1944, dénoncée par des voisins, elle est arrêtée à son domicile. Pour protéger ses frères et sœurs, elle affirme être fille unique, mensonge qui leur sauvera la vie. Après les Baumettes puis Drancy, âgée de 18 ans, elle est déportée par le convoi n°74 à Auschwitz, où sa tante et sa cousine sont gazées dès leur arrivée.

    Tatouée du matricule A-5503 au bras (et non sur le soutien-gorge comme indiqué dans notre édition de ce mercredi), elle survit au travail forcé, à la marche de la mort puis au camp de Theresienstadt. À la Libération, atteinte du typhus, elle ne pèse plus que 35 kg. Couturière de métier, épouse d’Isidore Marcos, elle consacrera ensuite sa vie à transmettre son histoire dans les collèges et lycées. Avec sa disparition, c’est une voix majeure de la mémoire de la Shoah qui s’éteint, laissant derrière elle un héritage de courage, de résilience et de vigilance face à toutes les formes de haine.

    « Rempart »

    Bruno Benjamin, président du Crif Marseille-Provence, a longuement réagi sur Facebook : « C’est une voix de la mémoire qui s’éteint. Une femme qui, par son témoignage, incarnait la vérité face au mensonge, la dignité face à la barbarie et la transmission face à l’oubli. Les survivants de la Shoah étaient les témoins vivants de l’Histoire. Leur seule présence constituait un rempart contre le négationnisme. » Bruno Benjamin ajoute : « Aujourd’hui, alors qu’ils disparaissent les uns après les autres, notre responsabilité est plus grande que jamais : porter leur parole, transmettre leur mémoire et combattre sans relâche ceux qui cherchent à nier ou à déformer la vérité. Demain, certains prétendront que la Shoah n’a pas existé. C’est […] pour empêcher cette falsification de l’Histoire que nous devons continuer à raconter ce qu’ils ont vécu […]. »

    Le maire de Marseille (DVG), Benoît Payan, a partagé ces mots : « Hommage à Renée Marcos, survivante d’Auschwitz, dont le témoignage et l’engagement inlassable pour transmettre la mémoire de la Shoah ont marqué des générations de Marseillaises et de Marseillais. » Martine Vassal, présidente (DVD) du Département des Bouches-du-Rhône, se dit « profondément émue par la disparition de la Marseillaise Renée Marcos, rescapée d’Auschwitz. Par son courage et son témoignage, elle a transmis inlassablement la mémoire de la Shoah et rappelé notre devoir de ne jamais oublier ».

  • La stratégie d’attaque contre les feux naissants, un travail collectif

    La stratégie d’attaque contre les feux naissants, un travail collectif

    De la vigie d’Ensuès-la-Redonne, la Côte Bleue et l’étang de Berre sont à un mouvement oculaire. En se tournant vers la mer, les falaises calcaires des calanques sont visibles. Du côté des terres, les pistes de l’aéroport de Marignane sont nettes, et Rognac n’est plus qu’à un pas. En haut de sa tour, Anna scrute le paysage. Ça fait 7 ans que la Marseillaise y passe ses étés, 13 qu’elle est guetteuse volontaire pour le Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (Sdis 13).

    « On est les premiers yeux, donc ça peut être anxiogène », confie celle qui reste confinée dans l’une des 27 vigies du territoire de 11h à 19h, « parfois jusqu’à 21h30 en cas de prolongation ». « Ce n’est pas pour rien que la devise des pompiers, c’est courage et dévouement », glisse-t-elle.

    L’intelligence artificielle expérimentée

    Alors que la situation est tendue sur le territoire, avec « une trentaine de départs de feu chaque jour en moyenne, et des pointes à 50 », la présidente du Département Martine Vassal (DVD) est allée à la rencontre des différents acteurs qui permettent d’identifier et de lutter contre les incendies. « C’est tout un système autour des sapeurs pompiers qui a été mis en place, salue-t-elle, avec des forestiers sapeurs (au nombre de 150) qui dépendent du département et qui s’occupent du débroussaillement, de l’entretien des pistes DFCI, avec des réserves communales, mais aussi les communes, l’Office national des forêts, avec la Direction départementale des territoires et de la mer… On est sur une mobilisation totale de toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, sont sur la gestion de l’espace public. »

    En complément des moyens humains, les pompiers mènent plusieurs expérimentations dans des secteurs accidentés, donc plus difficilement surveillables. Le commandant du groupement prospectif en charge de l’innovation au sein du Sdis 13 explique : « On a développé un système de détection précoce des feux de forêts lié à de l’intelligence artificielle (IA), avec un projet sur la Sainte-Victoire qui est d’appliquer de l’IA à des appareils photos avec des boîtiers autonomes en énergie qui ont été placés sur un pylône, et un autre projet avec une caméra de détection automatisée installée sur une vigie. »

    Toutes les informations de terrain sont remontées au poste de commandement (PC) forêt, situé au sein du Centre opérationnel du Sdis. Sur place, c’est une véritable fourmilière. Les téléphones sonnent, les yeux sont rivés sur les multiples écrans. Les forestiers sapeurs et les coordonateurs du Sdis y travaillent main dans la main tout l’été pour associer « la connaissance de terrain et des dispositifs », explique Richard Dietrich, chef du bureau vigie/DFCI au groupement risques naturels feux de forêts.

    « On recueille, traite et discrimine les alertes du réseau de surveillance terrestre, vigie et patrouille, mais aussi celles du 18 112 qui sont faites par les particuliers, poursuit-il. Ensuite on fait de la levée de doute, avec notre réseau, et on va envoyer les premiers moyens d’intervention pour traiter les départs. » Ce travail collectif au service de la stratégie dite d’attaque de feux naissants qui porte ses fruits : 80% des incendies sont repérés par les forestiers sapeurs.