Tag: Martine Vassal

  • Vingt ans, le plus bel âge de la vie des Archives

    Vingt ans, le plus bel âge de la vie des Archives

    La Marseilloise, avec une Une particulière : « Jul, nouveau maire de Marseille, lance les JO 100% phocéens ! » À l’occasion des 20 ans des Archives et Bibliothèque départementales (ABD), plusieurs événements ont été organisés mardi, lançant des animations qui se poursuivront durant le mois de juin. Parmi eux, une restitution d’un projet d’éducation artistique et culturelle, réalisé par des collégiens de la cité scolaire Jacques-Chirac et André-Chénier.

    « Cette image est vraie ou fausse ? », demande un collégien qui présente une installation en forme de bateau, nommée CTRL+S, rempli de fausses informations. Durant l’année, les élèves ont réalisé un travail autour de notions du vrai et du faux et de thématiques liées à la mémoire, illustrant la manière dont les archives peuvent aborder des problématiques actuelles. « L’idée était d’ancrer les archives dans la réalité, le monde présent », souligne Marie-Claire Pontier, directrice des Archives. Le projet, porté par le Département et l’association Planète émergences, a fait appel à Germain Prévost, artiste plasticien, pour encadrer les élèves. « J’ai voulu transformer le bâtiment des Archives en bateau, car vu d’au-dessus, il a une forme de coque », sourit l’artiste. « L’objectif était d’apprendre à comment naviguer sur un océan qui serait Internet, avec son flux d’informations, et comment gérer ce que les jeunes voient sur les réseaux sociaux », développe-t-il. Driss, élève de 3e, a participé à l’élaboration du « navire ». « Je pense que c’est un projet important, on voit de plus en plus de fake news, surtout avec l’augmentation de l’utilisation de l’IA sur les réseaux sociaux », explique-t-il.

    Préserver la mémoire

    Autre temps fort, une frise photographique « 20 ans des ABD » déroulée sur le mur extérieur du jardin de la lecture, présentant le quartier d’Arenc avant Euroméditerranée, avec la construction du bâtiment et l’histoire du quartier, qui était à l’origine dans une friche industrielle. « Ce bâtiment est emblématique, c’était une première en France. Il part d’une volonté du Département d’installer deux compétences dans une même structure », note Marie-Claire Pontier. Des espaces habituellement fermés au public sont également ouverts, une manière de mettre à l’honneur l’architecte du bâtiment, Corinne Vezzoni.

    « Préserver et transmettre nos archives, c’est faire vivre notre mémoire collective et la rendre accessible à tous », rappelle Martine Vassal, présidente (DVD) du Département des Bouches-du-Rhône.

    Germain Prévost partage cette idée : « Il y a une réelle importance des lieux comme les Archives, qui sont des garants de l’information, un sanctuaire des rôles de l’histoire, permettant de préserver la démocratie », déclare-t-il.

    « Vous pourrez venir voir vos travaux quand vous serez plus grands ! », lance la directrice des Archives aux élèves. Les documents des collégiens seront rangés et conservés dans les 14 kilomètres de rayonnage, aux côtés des 415 000 archives des Bibliothèques départementales.

    Programme sur archives13.fr

  • La centrale d’achat rapproche les champs et des cantines

    La centrale d’achat rapproche les champs et des cantines

    Au cœur du Salon des agricultures de Provence, c’est un petit stand. Mais à l’échelle du Département, il s’agit d’une grande avancée. Depuis 2025, la collectivité présidée par Martine Vassal (DVD) a décidé de se lancer dans la commande de fruits et légumes dans le cadre de la centrale d’achat qu’elle a créée, en 2023, permettant de « franchir une étape décisive pour concilier qualité et proximité ».

    L’objectif premier :
    « Garantir à nos collégiens une alimentation saine, équilibrée et accessible », affirme l’élue. Chaque jour, près de 58 500 élèves déjeunent à la cantine dans les Bouches-du-Rhône, pour la somme de 3 euros, ou d’1,20 euro pour les boursiers. Parmi eux, 20 000 mangent des fruits et légumes locaux et de saison issus du marché de la centrale d’achat. En un an, environ 23 tonnes de ces produits végétaux ont été servies dans les 61 établissements adhérents. « 25% des fruits et légumes consommés dans les collèges du département sont locaux », précise Laurence Angeletti, conseillère départementale déléguée au bien-être et à la santé alimentaire des collégiens.

    La centrale d’achat gère aussi un marché épicerie (69 collèges partenaires) et un marché beurre, œufs et fromage (68 collèges partenaires). Au total, 131 des 132 établissements du département sont adhérents à la centrale d’achat.

    La part de bio consommée par les élèves atteint 10%. Pour rappel, la loi Egalim fixe notamment un objectif d’au moins 20% de produits bio en valeur d’achat, au 1er janvier 2022, pour les cantines de France métropolitaine. « La difficulté, c’est le prix des denrées, poursuit l’élue. On privilégie toujours le raisonné au conventionnel en augmentant la part de bio, tout en respectant le budget des collèges et des ménages. »

    Sécuriser les débouchés des exploitants

    Au-delà de cette « montée en gamme dans les repas des élèves » que salue Mickael Mangos, chef cuistot à la cantine du collège Pierre-Matraja de Sausset-les-Pins, la centrale d’achat répond à l’ambition du Département de soutenir l’économie agricole des Bouches-du-Rhône, de structurer les filières locales et de renforcer les circuits courts. « Il faut assurer des débouchés aux exploitants et prendre en charge la logistique qu’il y a autour », affirme Laurence Angeletti. Cette logistique est organisée par le plus grand hub alimentaire du Sud de la France, le Grand marché de Provence et sa plateforme de 7 hectares implantée à Châteaurenard.

    À l’heure actuelle, 27 exploitants locaux ont rejoint le marché fruits et légumes de la centrale d’achat, dont Sébastien, producteur de poires et de pommes à Saint-Andiol. Lui estime que cette démarche est importante à « trois égards » : « Elle permet de rapprocher les jeunes du territoire de notre agriculture, ce qui nous permet de faire de la pédagogie, d’expliquer la saisonnalité des produits etc. La 2e raison, c’est de valoriser notre agriculture régionale, qui est de grande qualité, mais qui est consommée à 90% en dehors de notre territoire. Aujourd’hui, 100% des pommes consommées par les collégiens viennent de la région depuis le démarrage de ce partenariat. Enfin, les producteurs ont une vraie place autour de la table pour discuter de la rémunération, des coûts de production, ce ne sont pas les distributeurs qui se chargent de ça. Et puis, ça nous sécurise des débouchés, c’est beaucoup moins volatil parce qu’on s’engage sur la durée. »

  • Un soutien indéfectible apporté à Christophe Gleizes

    Un soutien indéfectible apporté à Christophe Gleizes

    Après six mois passés sur la façade de l’hôtel du Département, la bâche de soutien à Christophe Gleizes a été installée, ce mardi, aux Archives et bibliothèque départementales de Marseille. Ce journaliste a été condamné en appel à sept ans de prison en Algérie, où il s’était rendu pour un reportage. Pour Martine Vassal, présidente (DVD) du conseil départemental, ce lieu dédié au savoir et à la transmission permet de rappeler qu’« un journaliste est injustement retenu loin des siens » et que la défense d’un journaliste revient à défendre « l’oxygène de notre démocratie ».

    Un concours dédié aux collégiens

    La cérémonie a aussi marqué le lancement de « Collégiens 13 Infos », concours de journalisme porté par le Département et le Club de la presse Marseille-Provence. Entre presse écrite, radio, vidéo et web, les élèves seront accompagnés par des professionnels afin de développer leur esprit critique face aux fake news et, peut-être, de susciter des vocations.

  • [Exclusif] Les délégations des élues ralliées au RN au conseil départemental retirées

    [Exclusif] Les délégations des élues ralliées au RN au conseil départemental retirées

    La sanction n’a pas tardé pour les nouvelles alliées du RN. La présidente (DVD) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a retiré ce mardi les délégations de trois de ses vice-présidentes, Laure-Agnès Caradec, Marie-Pierre Callet et Valérie Guarino, deux semaines après leur ralliement à l’extrême droite. Une menace qui avait été agitée ce lundi pour le groupe de la majorité de droite Provence unie, si celles-ci ne démissionnaient pas de leur mandat (notre édition du 02/06).

    « L’exercice de fonctions exécutives au sein de notre collectivité suppose une adhésion claire à la majorité et à son action », affirmait le groupe majoritaire dans un communiqué, les accusant de faire « passer les ambitions personnelles avant l’intérêt général ».

    Désormais tête de liste du RN pour les sénatoriales, Marie-Pierre Callet avait déjà dit sa volonté de rendre sa délégation. L’arrêté pris ce lundi abrogeant ses fonctions mentionne ainsi ce souhait, exprimé par un courrier daté du 18 mai, le jour même de l’annonce de son ralliement. Mais ce geste n’était pas suivi par les deux autres élues, qui voient leurs délégations retirées sans plus de commentaire ce mardi, Valérie Guarino perdant aussi par la même occasion les délégations liées à sa présidence de la Maison départementale des personnes handicapés (MDPH).

  • Conseil départemental des Bouches-du-Rhône : Martine Vassal exige la démission des ralliés au RN

    Conseil départemental des Bouches-du-Rhône : Martine Vassal exige la démission des ralliés au RN

    La passe de trois. Après les ralliements des vice-présidentes (ex-LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône Laure-Agnès Caradec et Marie-Pierre Callet, c’est au tour de la présidente de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) Valérie Guarino, troisième vice-présidente de la collectivité, de rejoindre les bancs de l’extrême droite.

    Un ralliement qui est tout sauf une surprise : l’ex-adjointe au maire de Carry-le-Rouet s’était déjà alliée avec le candidat soutenu par le RN, lors des dernières municipales. Sans réussir à battre l’édile (LR) sortant, René-Francis Carpentier. « Valérie Guarino a successivement trahi Roland Mouren, Eric Diard aux législatives, Francis Carpentier à Carry et aujourd’hui Martine Vassal, persifle un proche du groupe majoritaire, Provence Unie. Lorsqu’on construit son parcours politique sur la trahison, on le paye un jour ou l’autre dans les urnes. La preuve récente avec sa défaite à Carry. »

    Mais avec ces ralliements, commencés déjà en 2023 avec le maire de Marignane Eric le Dissès, le RN, qui n’avait initialement que deux élus dans l’hémicycle départemental – Cédric Dudieuzère et Sandrine D’Angio – annonce dans les colonnes de La Provence, ce lundi, qu’il va désormais y constituer un groupe, fort de ces six membres. « Il a fallu du temps pour que les hommes et les femmes qui ne se sentaient pas bien dans cette majorité finissent par en tirer les conclusions », tente le responsable du RN dans le département, Franck Allisio.

    Taper au porte-monnaie

    Du côté de la majorité de droite, la réplique n’a pas tardé. « L’exercice de fonctions exécutives au sein de notre collectivité suppose une adhésion claire à la majorité et à son action. à la demande de la présidente, il a donc été demandé aux vice-présidentes concernées de remettre leur démission », a réagi, dans l’après-midi, le groupe Provence Unie. En menaçant : « À défaut, leurs délégations seront retirées, entraînant la cessation des indemnités attachées à ces fonctions. » Un ton qui s’est considérablement durci au fil de l’eau. L’entourage de la présidente Martine Vassal (DVD) parlait d’un « non-événement » après le ralliement de Laure-Agnès Caradec, et celle-ci avait obtenu que Marie-Pierre Callet rende sa délégation « dans un souci de clarté ». « L’heure est au travail, à l’action et aux résultats pour les habitants de notre territoire, elle n’est pas aux manœuvres politiciennes, ni aux stratégies individuelles qui font passer les ambitions personnelles avant l’intérêt général », cingle aujourd’hui la majorité, à deux ans des départementales.

  • Collecte urgente pour la Banque alimentaire

    Collecte urgente pour la Banque alimentaire

    Les collectes traditionnelles de novembre ne suffisent plus à répondre aux besoins. Confrontée à une « baisse critique des stocks de denrées de première nécessité » due à « la hausse du nombre de bénéficiaires », la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône lance une opération d’urgence sociale. Pour la soutenir, du 29 mai au 5 juin, le conseil départemental mobilise ses Maisons du bel âge pour accueillir les dons des Provençaux.

    Parallèlement, les vendredi 29 et samedi 30 mai, les bénévoles de la Team 13 seront déployés dans plusieurs grandes surfaces du territoire pour prêter main-forte aux équipes de la Banque alimentaire. La collecte cible spécifiquement les produits de première nécessité manquant actuellement dans les réserves : Produits alimentaires non périssables : huile, lait, sucre, café, riz, pâtes, poudre chocolatée, conserves de légumes ou de poisson. Produits d’hygiène : dentifrice, brosses à dents, savon solide, protections hygiéniques, mouchoirs, coton, papier toilette. « Pour les bébés, la demande actuelle ne porte pas sur l’alimentaire, mais exclusivement sur les couches et les produits d’hygiène infantile », précise l’appel aux dons. Au-delà, Martine Vassal (DVD), présidente du CD 13, soumettra au vote de la commission permanente de juin, une aide au fonctionnement de 270 000 euros allouée à la Banque alimentaire.

  • Un musée pour sensibiliser à la biodiversité du Frioul

    Un musée pour sensibiliser à la biodiversité du Frioul

    À l’intérieur, la sobriété domine, laissant la mer et l’île aride comme seuls éléments de décor. L’architecte Thierry Gueza a voulu y recréer l’atmosphère d’un cabanon marseillais. Le long de son balcon, des panneaux d’illustrations expliquent la faune et la flore maritime et terrestre de l’archipel. Les promeneurs des environs sont les bienvenus et même invités à visiter la Villa Marine, dédiée à la découverte et au respect de ce patrimoine protégé.

    Préserver l’archipel,

    un engagement collectif

    Les divers acteurs à l’initiative de ce projet étaient présents, pour l’inauguration, ce jeudi, fiers de cette convergence de savoirs scientifiques et de cette collaboration entre acteurs publics, associatifs et citoyens. « Ce qui est beau, c’est qu’on arrive à se retrouver hors des étiquettes politiques et construire des ponts entre nous pour protéger la mer », estime Christophe Madrolle (UDE), conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur et président de la commission biodiversité, mer et littoral, parcs naturels régionaux, risques.

    L’objectif affiché est de préserver une « biodiversité exceptionnelle, qui lui a valu le bénéfice d’être incluse dans le périmètre du Parc national des Calanques en 2012 », rappelle Didier Réault, président du Parc des Calanques, par ailleurs vice-président du conseil départemental des Bouches-du-Rhône. Un titre qui a notamment gelé tout nouveau projet immobilier sur les îles. « Le Département que je représente, celui présidé par Martine Vassal, a à cœur d’être présent sur l’ensemble de ces espaces naturels et d’y adopter une bonne gestion », ajoute-t-il.

    L’archipel du Frioul accueille chaque année entre 400 000 et 500 000 visiteurs, tout en demeurant un quartier résidentiel de Marseille. Dans ce contexte, la gestion des eaux usées, de l’énergie et des usages humains constitue un enjeu primordial. La Ville de Marseille s’engage et agit aussi par la restauration des milieux naturels, la régulation des usages et le développement de mouillages écologiques. Pour Hervé Menchon, adjoint au maire en charge de l’environnement et de la biodiversité, cette inauguration marque un moment particulier : « En ces temps compliqués de mise à mal des engagements environnementaux et de défiances croissantes partout dans le monde face aux vérités scientifiques, il es t précieux de pouvoir ouvrir au grand public un nouveau lieu d’éducation à l’environnement », exprime-t-il.

    Un besoin de préservation qui se transmet puisque ce site s’inscrit dans la volonté affirmée par le maire (DVG) Benoît Payan, à l’occasion des Jeux olympiques d’été de 2024, d’offrir à tous les élèves de CM1 et CM2 une expérience au contact de la mer, avant leur entrée au collège. Les travaux de la Villa Marine auront nécessité l’intervention de 13 corps d’état et auront coûté 1,7 million d’euros aux partenaires financiers.

  • Des collégiens visitent le Camp des Milles

    Des collégiens visitent le Camp des Milles

    Cette rencontre a eu lieu en présence de la présidente (DVD) du conseil départemental, Martine Vassal, pour promouvoir la transmission de la mémoire. Le Département propose chaque année à tous les collégiens du territoire la visite guidée de ce site de déportation pendant la Seconde Guerre mondiale.

  • [Rue de la République] Romain Simmarano: « S’ouvre pour Benoît Payan et ses équipes, une phase de pouvoir total »

    [Rue de la République] Romain Simmarano: « S’ouvre pour Benoît Payan et ses équipes, une phase de pouvoir total »

    l’Analyse de la défaite

    Didier Gesualdi : Vous avez été l’un des artisans de la campagne de Martine Vassal pour les municipales de Marseille. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?

    On vient de vivre une défaite spectaculaire, à Marseille, avec des scores de premier comme de second tour qui ne sont pas du tout à la hauteur de nos espoirs, pas du tout à la hauteur de ce qu’incarnent la droite, le centre, les écologistes raisonnables, les sociaux-démocrates… Tous ceux qui se retrouvent dans ces appellations n’ont pas voté pour nous, on est donc mécaniquement rentré dans une phase de réflexion. Une phase d’introspection aussi, en essayant de se poser les bonnes questions : qu’est-ce qui fait que les Marseillais n’ont pas choisi ? Qu’est-ce qui fait que collectivement, nous n’avons pas été capables de présenter un visage et un programme qui donne envie ? Comment on fait pour que dans les six à sept années qui viennent, cette école de pensée, cette façon de voir le monde, la ville, la vie, reste une proposition politique pour Marseille ?

    Léo Purguette : Ça fait beaucoup
    de questions. Avez-vous des pistes de réponses personnelles
     ?

    Des pistes de réponses personnelles jamais, de réponses collectives, toujours. Déjà que le score de second tour montre bien la limite de l’exercice, on a la nécessité de se souder avec celles et ceux qui ont encore envie, aujourd’hui, de porter une voix politique digne de Marseille, de notre famille politique, de tous ceux qui nous ont précédés et viendront après nous. Il y a aussi la nécessité de rendre fiers les Marseillais. Ce qui caractérise cette campagne municipale, c’est que de façon assez collective, et pour nous qui avons perdu de façon fracassante, la classe politique marseillaise n’a pas donné envie aux Marseillais de s’impliquer. Il se trouve que la démocratie a parlé, Benoît Payan est le maire le mieux élu de l’histoire de la ville. Nous avons donc la nécessité de réfléchir, ça ne se fait pas en un mois, en six mois. C’est quelque chose qu’il va falloir bien maturer et mettre en place dans les semaines qui viennent pour permettre aux Marseillais qui souhaitent un espace politique qui ne soit ni le RN, ni le Printemps marseillais, de se retrouver dans quelque chose de sérieux.

    L’INCARNATION DE L’OPPOSITION

    Léo Purguette : Vous parlez beaucoup de collectif, c’est singulier à droite. Mais vous, personnellement, quel rôle entendez-vous jouer à l’avenir ?

    De façon hyper factuelle, je suis conseiller municipal de Marseille, d’une équipe de quatre élus. Je suis conseiller métropolitain de l’opposition marseillaise. Nous ne sommes que quatre avec une présidente d’institution, une ancienne présidente du Crif et une personnalité reconnue du monde de la santé. Cette équipe, même si elle est forte et cohérente, elle ne représente pas la totalité de ce que nous sommes. Moi, mon job, dans les mois qui viennent – je n’ai pas plus de prétention que cela – c’est fédérer autour de cette petite équipe qui siège dans l’hémicycle pour montrer que, hors-les-murs, on arrive à peser sur la vie politique municipale avec un mot-clé : l’utilité. L’objectif est de démontrer que cette forme d’opposition a pour unique but de faire réussir Marseille, ce qu’on n’avait peut-être pas réussi à faire dans les années précédentes. On va proposer, critiquer parfois et se rendre utiles.

    Léo Purguette : Aurez-vous un groupe ? La limite actuelle est à cinq élus.

    Nous ne demandons rien. Nous sommes quatre. La règle telle qu’elle est posée, c’est qu’on est un groupe à partir de cinq. C’est le résultat des urnes, de la démocratie. En revanche, je veux remercier le maire de Marseille qui, avec l’accord du président du groupe du Rassemblement national, nous a permis de prendre la parole comme non-inscrits et nous a laissés dérouler notre vision. L’enjeu pour lui comme pour nous, comme pour tous les Marseillais, c’est que la vie politique ne se limite pas à un mano à mano entre la gauche et l’extrême droite. Il y a besoin d’une offre politique centrale, rassembleuse, humaniste, déterminée sur le régalien et la sécurité tout en étant capable de parler d’autre chose.

    MARTINE VASSAL

    Didier Gesualdi : Martine Vassal est-elle la première responsable de ce score ou autant que le reste de votre équipe ?

    Tous ceux qui pensent qu’on résoudra nos problèmes en accablant celle qui a eu le courage d’être notre tête de liste et de tenir dans les épreuves, se trompent. Comme se trompent ceux qui nous ont lâchés en cours de route ou qui continueront de nous lâcher dans les semaines et les mois qui viennent. La vérité, c’est que nous avons mené une campagne collective autour de valeurs fortes et que nous avons été incapables de faire adhérer les Marseillais à cette façon de penser. Il y a mille raisons pour cela. La première d’entre elles, c’est comment dire « Marseille je t’aime » dans notre slogan de campagne et finalement se rendre compte que les Marseillais ne nous aiment pas. Cela nous engage à beaucoup d’humilité, beaucoup de travail. Il faut se remettre au boulot collectivement et que chacune et chacun d’entre nous se replonge les mains dans le cambouis de la vraie vie des Marseillais, pour travailler sur Marseille telle qu’elle est et pas telle qu’on la voudrait.

    2027

    Didier Gesualdi : La présidentielle arrive avec une droite guère mieux lotie au niveau national que local. Il faut de la proximité, des idées ?

    Léo Purguette : Une primaire ?

    D’abord, ce qui s’est passé à Marseille et à Nice fait quand même figure d’exception à l’échelle nationale. La droite, le centre, lorsqu’ils sont unis dans la région comme dans le pays, c’est encore une équation qui gagne dans les trois quarts des cas. Des villes comme Clermont-Ferrand, Bordeaux, Annecy sont revenues dans la besace de la droite et du centre, avec une carte de France globalement gagnante pour nos familles politiques, hors des grandes métropoles. Ici, regardez Robin Prétot à Istres, Alexandre Doriol à La Ciotat, David Gehant et Arnaud Murgia dans les Alpes…

    Léo Purguette : Dans ces communes il n’y avait pas 18 candidats de votre espace politique comme pour la présidentielle.

    Je prêche pour qu’à la fin, il y ait le moins de candidats possibles, mais attention au candidat par défaut, ce qui démobiliserait. Il faut une entente, un projet.

    LA NOUVELLE SITUATION POLITIQUE

    Didier Gesualdi : Vous souhaitez du succès à Benoît Payan ?

    On souhaite du succès à Marseille et donc à Benoît Payan et son équipe qui viennent en fait de récolter tous les pouvoirs. C’est un basculement inédit dans l’histoire politique de Marseille. Vous avez à la fois une majorité pléthorique du Printemps marseillais au conseil municipal et depuis peu, par le biais du travail qu’ils font avec Nicolas Isnard, la totalité des pouvoirs métropolitains. Et donc s’ouvre pour Benoît Payan et ses équipes, une phase de pouvoir total.

    Didier Gesualdi : Il vous reste le Département et la Région quand même !

    Ce ne sont jamais que des co-financeurs. Dans la vie quotidienne des Marseillais : transports, sécurité, propreté, cadre de vie, aménagement… Tous les pouvoirs sont entre les mains du Printemps marseillais. On ne va pas, comme certains, râler, faire des grands discours d’estrade pour commencer tout de suite à les taper et dire qu’ils font mal leur travail. On espère que ça se passe bien. Ce qu’on a dit au moment du budget, qui en fait ressemble aux engagements de campagne de nos adversaires, c’est qu’on jugera aux résultats. Est-ce qu’il y aura, à la fin de cette année, des bibliothèques ouvertes dignement ? Des piscines ouvertes cet été ?

    Léo Purguette : Nicolas Isnard est quand même l’un de vos amis, il siège dans la majorité de Renaud Muselier. Ça ne vous enferme pas dans l’incapacité de critiquer ce qui va se passer à la Métropole ?

    On peut reconnaître à Nicolas Isnard d’être cohérent, il a dit qu’il ferait la Métropole des maires, à la fin, il donne le pouvoir métropolitain au maire de Marseille.

    Léo Purguette : Il y a une tutelle de l’État…

    C’est un autre débat. Vous parlez du budget métropolitain, mais si on prend les vice-présidences thématiques de la vie quotidienne des Marseillais, les satellites comme la RTM, la Soléam, la SPLA-IN… Il ne manque plus rien au Printemps marseillais pour réussir. Notre rôle d’opposition, c’est d’être capable d’apporter des solutions, de donner des idées et, lorsqu’il le faut, de tirer la sonnette d’alarme.

    Léo Purguette : Nicolas Isnard a été quelque peu critique à l’égard du bilan laissé par Martine Vassal. Ça vous a surpris, déçu ?

    Non, je pense qu’il a fait simplement un discours de nouveau président. Mon inquiétude n’est pas sur les questions de personnes ou de bilan. La trajectoire budgétaire était prévisible et prévue, certains maires l’ont dit. J’attends énormément de Nicolas Isnard, que dans cette Métropole des maires, on ne perde pas la dimension stratégique sur l’emploi, les transports, le port…

    LE VERSEMENT MOBILITÉ

    Léo Purguette : Pour ou contre la hausse du versement mobilité ?

    Pardon, mais les impôts ne peuvent pas être l’alpha et l’omega de toutes les réponses politiques aux problèmes budgétaires. Il y a évidemment la nécessité de faire des coupes dans le budget métropolitain.

    Didier Gesualdi : Mais pourquoi Paris ferait payer plus ses entreprises que Marseille ?

    Si, à la fin, c’est la solution retenue, pourquoi pas, mais qu’on ne se focalise pas en permanence sur les impôts. Les Marseillais, les Français, en ont marre de payer autant d’impôts pour ne pas voir le service public correspondant.

    Je soutiens le combat de Nicolas Isnard auprès de l’État pour trouver plus de ressources, mais ça ne peut pas être que par l’augmentation des impôts. Il faut garder à la Métropole sa dimension stratégique. L’émergence massive de l’intelligence artificielle va détruire des centaines de milliers d’emplois dans le pays. Il faut qu’ici, on soit capable de créer des emplois non-délocalisables avec des filières qui nous ressemblent.

    RENAUD MUSELIER

    Léo Purguette : Renaud Muselier a annoncé sa candidature aux sénatoriales et cédera donc la présidence de la Région. Vous qui êtes un très proche, comment avez-vous accueilli la nouvelle ?

    Renaud Muselier a décidé de mettre son expérience au service de tous les maires du département en se présentant aux sénatoriales. Du fond du cœur, comme son directeur de cabinet et désormais élu, il aura mon soutien intégral. S’achèvent 10 ans qui auront été formidables à ses côtés.

    Didier Gesualdi : Ça ne fait pas un peu « courage fuyons » avant les régionales ?

    La décision qu’il prend c’est la préparation d’une victoire pas l’anticipation d’une défaite. Ça force le respect.

    Léo Purguette : La ministre Sabrina Roubache est candidate. Sur la même liste ?

    C’est le côté fantastique de la démocratie, on est tous libres de se présenter à une élection. Il faudra poser la question à elle et à Renaud Muselier.

    LA QUESTION DES LECTEURS

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Grégory Ibanez :

    Tout le monde est contre le tram des Catalans, est-ce que vous êtes toujours pour ?

    On a fait campagne pendant plus d’un an pour le tramway des Catalans et on a perdu les élections. Aujourd’hui, vous avez une équipe qui a fait campagne contre, qui a gagné les élections, qui préside la RTM et qui a tous les outils entre les mains pour mettre fin au projet. Est-ce qu’elle le fera ou pas ? Ce que je dis et que j’ai d’ailleurs rappelé au conseil d’arrondissements, c’est : « Faisons un référendum ou une consultation citoyenne si le préfet n’accepte pas le référendum. » Soyons capables de poser la question aux riverains et aux bénéficiaires de cet équipement qui, qu’on le veuille ou non, représentera une avancée en matière de transports, mais qui peut braquer, qui peut cliver. Je crois que ce n’est jamais mauvais d’aller demander leur avis aux Marseillais. Je répète que ce que nous pensons utile, c’est une consultation qui donne la parole aux Marseillais pour qu’ils puissent réellement s’exprimer sur le sujet.

  • Un bal patriotique pour commémorer la victoire en toute convivialité

    Un bal patriotique pour commémorer la victoire en toute convivialité

    Assise à l’ombre des fanions tricolores, Jeanine observe son amie valser sur la piste au son des trompettes, sourire aux lèvres. « J’adorais danser, mais je n’ai plus les jambes », confie la retraitée de 92 ans. Mais peut-être trouvera-t-elle la force de se lever « si un beau jeune homme », vient le lui proposer, plaisante-t-elle, bien qu’il y ait « plus de vieilles dames que de jeunes hommes ».

    Ne pas oublier

    Peu importe, le bal patriotique du 8-Mai est une bonne occasion de sortir entre amis. « On est huit voisins à être venus manger un bout dans le parc et profiter de la musique, glisse-t-elle. C’est agréable et on a la chance d’avoir le soleil avec nous ! »

    Après s’être arrêté dans les villes de Marseille, Arles, La Ciotat et Aubagne, l’événement se tient donc dans le parc municipal François-Mitterrand de Châteauneuf-les-Martigues.

    La présidente du Département, Martine Vassal (DVD), détaille : « C’est un moment convivial, mais c’est surtout un moment de mémoire, puisque nous fêtons une fin de guerre. C’est fondamental dans le monde actuel, qui est très anxiogène, de pouvoir faire ce travail de transmission, qui se fait aussi au quotidien grâce aux associations. Il faut expliquer ce qu’il s’est passé pour que les horreurs de la guerre ne se reproduisent plus. Il ne faut jamais qu’on oublie que beaucoup de nos aînés ont sacrifié leur vie pour qu’aujourd’hui, on vive en liberté. »

    Venue de Marseille avec ses deux enfants pour profiter des animations gratuites et familiales, Léa a saisi l’occasion pour leur expliquer la Seconde Guerre mondiale. « C’était une bonne opportunité d’apprendre à mon fils de 7 ans ce que c’est que le 8-Mai. Il n’a pas encore vu ça à l’école, mais je pense qu’il a compris grâce au contexte actuel. Je lui ai dit que la guerre qu’il y a là-bas, autrefois, elle était ici. »

    Dans le public, Ginette, 100 ans, se rappelle du 8 mai comme si c’était hier : « On a d’abord eu la nouvelle par la radio, puis c’était dans tous les journaux. On était tellement contents que ce soit fini… Impossible d’oublier ! »