Tag: Marseille

  • Le Samouraï 13 fait le plein de médailles lors de son voyage à Istres

    Le Samouraï 13 fait le plein de médailles lors de son voyage à Istres

    La salle qui a servi d’écrin aux coupes de France de Nihon Taï-jitsu porte bien son nom.

    « Le Podium » d’Istres, espace dédié aux sports de combat et aux arts martiaux a vu les combattants du Samouraï 13 réussir un beau carton plein dans une manifestation de très haut niveau.

    Les pensionnaires du club du 13e arrondissement étaient les seuls représentants de Marseille à effectuer le court déplacement dans la cité de l’aviation. Les six samouraïs ont su répondre présents, avec à la clé une razzia sur les médailles, qu’ils ont collectionnées dans les trois métaux.

    Dans toutes les catégories où ils ont été engagés, les Marseillais sont parvenus à se hisser sur le podium. Avec notamment cinq titres de champion de France, qui viennent enrichir l’armoire à trophées du gymnase Rose-Castors, fief du club.

    Dix médailles

    À ces cinq médailles d’or sont venues s’ajouter cinq autres. Deux en argent et trois en bronze. Ce qui porte à dix la récolte finale réussie en terres istréennes. Des résultats d’autant plus méritoires que la saison a été compliquée à gérer pour les dirigeants du club.

    Ces derniers ont dû jongler avec des créneaux d’entraînement qui ont été réduits. Malgré ce handicap, les Samouraïs parviennent donc à maintenir leur bon niveau. Les médailles d’or du week-end en étant le plus bel exemple.

    Samouraï 13

    École Rose-Castors

    189 Chemin Notre-Dame
    de Consolation

    13013 Marseille

    Entraînement les mardis et jeudis de 18h à 20h.

  • Jean-Luc Sarré, au fil des mots et de son œuvre

    Jean-Luc Sarré, au fil des mots et de son œuvre

    Le numéro de mars de la revue Europe publie un dossier – 70 pages, un entretien, des courriers et six articles – à propos du poète Jean-Luc Sarré, décédé à Marseille en février 2018. Pour cette occasion le CIPM convie samedi 4 avril à 16h Christophe Fourvel, responsable du sommaire du dossier et de proches amis ou lecteurs de JLS, Nicolas Cendo, Daniele Mémoire, Gilles Ortlieb et Jean-Baptiste Para. Avant de s’établir en 1968 à Marseille, Jean-Luc Sarré (pour abréger, parce qu’il ne s’attardait jamais sur lui-même, on l’appellera souvent JLS) avait quitté en 1961 Oran et l’Algérie. Il a 17 ans quand il rejoint Draguignan, peu de goût pour les études de droit qu’il abandonne pour habiter le Danemark pendant trois ans. Trois ou quatre passions l’ont constamment habité : l’équitation, le jazz, la peinture contemporaine, les livres et la poésie. Un numéro du Matricule des Anges de mai 2010 et le cahier d’une autre revue Il Particolare ont évoqué sa biographie, ses rencontres avec deux poètes des Cahiers du Sud, Jean Malrieu et Jean Tortel, son statut de libraire-galeriste pendant dix ans au 211 bd de la Libération, à l’enseigne de La Touriale. Grâce aux amitiés qu’il nouait (entre autres avec un grand lecteur de Musil, le philosophe Jean-Pierre Cometti) ainsi qu’avec des lectures programmées au musée Grobet Labadie, Marseille eut la chance d’accueillir des poètes comme Du Bouchet, Esteban, Jaccottet et Bernard Noël. Ensuite, à partir du musée Cantini dont son ami Nicolas Cendo fut le conservateur, Germain Viatte sollicita JLS pour imaginer en 1985 la Villa Air Bel, la Planète Affolée et le passage des Surréalistes. Une plaque commémorative signale dans la Vieille Charité qu’Emmanuel Ponsart lui avait demandé de jeter les bases de la Bibliothèque du CIPM lorsqu’elle était domiciliée au Couvent du Refuge. Les trois écrivains qu’il aimait le plus profondément sont Faulkner, Montale et Jacques Dupin. Ses plus valeureux éditeurs furent Flammarion, La Dogan et Le Bruit du Temps. Dans Europe, un bel entretien de Jean-Luc Sarre avec Gilles Ortlieb raconte admirablement sa trajectoire.

  • « J’ai les boules » : parties de slam dans les Bouches-du-Rhône

    « J’ai les boules » : parties de slam dans les Bouches-du-Rhône

    Sitôt passée sa « surprise » lorsque Les Théâtres – groupement des scènes marseillaises du Gymnase et des Bernardines et des Aixoises du Grand théâtre de Provence et du Jeu de Paume – lui ont passé commande pour J’ai les boules, Iraka a tout de suite « abordé l’angle de son écriture avec le rapport intime » que ce slameur entretient avec la pétanque. « J’ai creusé dans mon histoire familiale où la pétanque était un endroit de convivialité, de jeu pendant les vacances », se remémore l’auteur et interprète de cette création qui tournera sur certains terrains de pétanque de Marseille et des alentours, à commencer par le Cercle de Saint-Barnabé, ce vendredi, à 19h. Un format musico-théâtral qui s’inscrit dans le cadre d’« Aller vers », projet initié par Les Théâtres en 2021 et destiné à emmener gratuitement le spectacle vivant à la rencontre du public.

    J’ai les boules arbore une forme « hybride » de 30 minutes au cours duquel la compositrice et DJ électro Mila Necchella assure aux platines, aux côtés d’Iraka, dont le flow se répand sur la terre battue chère aux boulistes. « Avec des ambiances sonores qui évoquent la Méditerranée », campe ce dernier, avant d’énumérer les multiples dimensions de la création : « Musicale, théâtrale et aussi stand-up. »

    D’Arles à Rognes

    En effet, l’humour et parfois le folklore alimentent les discussions et autres conciliabules qui enveloppent toute partie de pétanque digne de ce nom. « Nous nous sommes entre autres inspirés de scènes de Pagnol, d’un certain franc-parler. On a voulu créer du mouvement et de la drôlerie », rappelle Iraka à propos de cette création, qui passera ensuite, samedi 4 avril, par La boule des vents (12h), au Panier, et le Boulodrome Targuist, qui surplombe le Théâtre Silvain (18h30). Autant de scènes à l’ambiance « rap et électro » auxquelles les deux artistes intègrent les voix de joueurs de pétanque chevronnés, comme la championne Charlotte Darodes, dont « nous nous sommes inspirés pour la démarche sportive de haut niveau », souligne Iraka, citant également d’autres pétanqueurs emblématiques comme Marco Foyot, ou encore « le bombardier tunisien » Mohamed Ferjani.

    « Abreuvé par les articles de “La Marseillaise” » lors de la création de J’ai les boules, le slameur a aussi poussé sa démarche jusqu’à « palper » les ambiances des parties de pétanque du quotidien, notamment au Boulodrome Daillan, dans le quartier arlésien de Trinquetaille où il réside, et qui accueillera d’ailleurs deux représentations le 12 avril. Le spectacle poursuivra sa route du 14 au 24 avril en écumant tour à tour les terrains de pétanque marseillais de Carli, du Talus, celui de l’esplanade du Séquier à Barbentane, le boulodrome municipal du Rove, le boulodrome Méano de Miramas, celui du Grand Pavois à Septèmes ou encore celui du Parc Versaille à Rognes.

  • Trois jours de festivités sportives arc-en-ciel à Marseille

    Trois jours de festivités sportives arc-en-ciel à Marseille

    Pour sa huitième édition, le GSM revient avec des nouveautés.

    Car, outre de proposer des compétitions sportives, la manifestation organisée par Must et FootRunners Marseille est avant tout le point de rencontres inclusives pour les personnes LGBTQIA+, mais pas que. « L’objectif est de permettre à nos adhérents et adhérentes de faire du sport de manière conviviale, et sans discriminations » précise Céline, une des trois présidents du collectif. Le sport sera donc le fil rouge des trois jours de festivités, qui débutent ce vendredi avec une parade dans la rue du Chevalier Roze, dans le 2e arrondissement de Marseille. Au fil des éditions, le nombre de disciplines proposées est allé crescendo. Pour la huitième, il y en aura douze, réparties sur dix-sept sites marseillais, mis à disposition par la Ville de Marseille.

    Le village au J4

    La principale nouveauté est la présence d’un village du sport inclusif qui prendra place au J4. « L’idée est venue de notre participation aux Euro-games à Lyon où ce type de structure était proposé. Grâce à une trentaine de partenaires, nous allons le proposer. Ce sera le lieu de vie du festival, avec des animations, des tables rondes et des shows », détaille Clément.

    Cette édition 2026 a d’ores et déjà fait le plein. Ils seront 1 600 athlètes, venus de 23 nations, dont les plus lointains visiteurs sont Canadiens. Les sportifs seront dans les gymnases et sur les stades la journée. Avant de se retrouver sur la piste de danse pour des soirées de rencontres. Sous la houlette de Moon, marraine de ces GSM. « Nous souhaitons faire de Marseille une ville pionnière en matière d’inclusion et facilité la mixité dans les compétitions. Que chacun se sente légitime, quelle que soit son orientation sexuelle », insiste Coline.

    Programme complet sur https://www.gsm-marseille.org/

  • Les retraités ne lâchent pas leur droit à la santé

    Les retraités ne lâchent pas leur droit à la santé

    « Il y a 73% des gens qui ont renoncé au moins une fois à un soin ces cinq dernières années, c’était 63% en 2024 et 68% en 2025 », rappelle Corinne Vialle, responsable syndicale FGR FP 13. Accès à la santé, pensions, services publics : les retraités ne sont pas à la fête. Rassemblés au pied des escaliers de Saint-Charles, les retraités venus des six départements de la région ont défilé jusqu’en préfecture pour porter une demande d’audience au Premier ministre.

    Des reculs et de nouvelles attaques. Derrière la banderole unitaire des retraités, Claude Mas, responsable USR CGT 13, sait que les mobilisations sont « nécessaires pour sans cesse faire valoir nos droits, nos conquis sociaux. Le pouvoir avait été contraint de reculer sur l’abattement fiscal, la revalorisation des pensions, l’année blanche… Mais il a remis ces points à l’ordre du jour une fois le budget voté ». C’est donc à nouveau en battant le pavé que les retraités exigent d’être entendus. Santé, pensions, pouvoirs publics, « tout est lié, souligne Patrick Prigent, de la FSU. Comment se soigner correctement quand de plus en plus de médicaments ne sont plus remboursés, quand on habite dans un secteur où se creuse un désert médical, où les services publics de proximité disparaissent, avec des pensions qui ont perdu trois mois entre 2017 et 2024 ? ».

    Dans les rangs, les retraités de l’énergie et les cheminots sont très présents. « EDF, SNCF, PTT… que des services publics qu’on a démantelés, vendu à la découpe au privé et maintenant, l’État ne maîtrise plus les prix », déplore Tommy. « Beaucoup d’entre nous touchent moins de mille euros de pension. Pour les femmes, c’est 64% », regrette aussi Bernard, ancien postier venu des Alpes-de-Haute-Provence pour défendre « un droit à une Sécurité sociale basée sur le système de solidarité ». À ses côtés, Katia Veyran, la secrétaire adjointe de l’USR CGT 04, fait le compte des dégradations : « 40 lits supprimés à l’hôpital de Manosque, tout autant à Digne où un service pneumologie ferme…et les mutuelles sont de plus en plus chères. »

    Pas de santé

    à l’américaine

    Thierry Mallet a aussi fait le trajet depuis le Vaucluse, département particulièrement touché par les déserts médicaux. Il note bien « les efforts faits par les collectivités qui prennent des mesures pour attirer les médecins dans les endroits les plus éloignés des hôpitaux, avec ici une maison médicale, là une aide à l’installation ». Mais ces morceaux de sparadraps ne suffisent pas à combler la plaie béante dont souffre le système de santé public « depuis qu’on lui demande d’être rentable, note le retraité. Et pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste, faut avoir des mois devant soi ». Parmi ces « nantis » que ne cesse de pointer le gouvernement, Antoine et Suzanne, deux militants niçois, témoignent d’un accès aux soins rendus de plus en plus difficile : « On renonce aux loisirs, puis aux soins, parce que nos mutuelles de plus en plus chères ne les prennent pas en charge à 100%. On renonce même à se nourrir correctement. »

    Le reste à charge du patient est largement évoqué dans le cortège, qui mène les retraités jusqu’à la préfecture. Secrétaire de l’Unirs Solidaires, Roselyne Garcia questionne : « Pourquoi à 64 ans la prévention s’arrête et à 75 ans, on ne fait plus de dépistage du cancer du côlon ? » La militante refuse « de laisser ce gouvernement nous entraîner vers un système à l’américaine ». Jean-Pierre, retraité de la pétrochimie nucléaire, a fait le trajet depuis Barcelonnette et, devant le manque de mobilisation de la population sur ces questions, regrette un peu « l’individualisme qui a gagné sur les valeurs de solidarité ». Mais, devant la préfecture, deux lycéennes, également en lutte, saluent le cortège en applaudissant.

  • Un flic ripou qui renseigne des trafiquants condamné et radié à Marseille

    Un flic ripou qui renseigne des trafiquants condamné et radié à Marseille

    Un fonctionnaire de police, délégué syndical Alliance, a été condamné, mardi, à Marseille à trois ans de prison avec sursis pour corruption passive, violation du secret professionnel, détournement de données de fichiers, faux, usage et offre de stupéfiants et détention d’arme. Au vu du « risque élevé de réitération » de ces « faits particulièrement graves », le tribunal a prononcé l’interdiction définitive d’exercer dans la police et d’occuper tout emploi dans la fonction publique pour une durée de 5 ans.

    L’affaire démarre à la suite de deux signalements du chef de l’antenne marseillaise de l’Office anti-stupéfiants visant le brigadier-chef Yannick G., 49 ans. Ce fonctionnaire de police depuis 2001 est aussi délégué syndical Alliance depuis 2023. Interpellé en mars 2024, il apparaissait depuis deux ans dans des écoutes opérées sur deux individus écroués depuis et soupçonnés d’avoir convoyé un débarquement de 124 kg de cocaïne dissimulés dans un navire, à Marseille.

    « Pas de soucis, frérot »

    En cinq mois, le policier a échangé à 120 reprises avec l’un d’eux, un braqueur qu’il connaît depuis sa sortie de prison. La proximité est telle que ce dernier demande au policier de vérifier s’il est inscrit au fichier AGRIPPA des possesseurs d’armes. Le suspect a dirigé une entreprise de nettoyage qui a embauché le fils du policier. Ce dernier l’a déjà aidé après un accident de moto pour récupérer au plus vite ses clés et son téléphone portable restés à la Brigade accident en se présentant comme son cousin. Il appelle le second type pour le rassurer : « Pas de soucis, mon frérot, je vais passer à Noailles pour voir les collègues s’ils ont d’autres détails », tout en lui demandant de le « dépanner de 50 ou 100 balles », car le flic est toujours fauché.

    Dans une interception du 10 janvier 2023, le policier a une bonne nouvelle à partager. Il est désormais délégué syndical Alliance, ce qui lui « ouvre les portes de tous les commissariats de Marseille et de l’Évêché ». Il lui précise qu’un permanent du syndicat est un ancien enquêteur de l’Ofast qui a gardé des contacts dans le service. De quoi épouvanter ceux qui écoutent. « C’était pour briller, me la jouer, m’attirer sa sympathie », nuance le policier, qui dit l’avoir connu dans un bar des Crottes quand il était à l’Unité de prévention urbaine. Il le présente comme un indicateur qu’il a omis d’inscrire au bureau central des sources. « J’ai préféré faire ça à l’ancienne. »

    « Un peu partout

    sur les points de deal »

    Dans d’autres écoutes, il est sollicité par des tiers pour sortir des données des fichiers SIV (plaques d’immatriculation), FPR (personnes recherchées) et TAJ (antécédents judiciaires), en passant parfois par des collègues ou par son ex-compagne, gardienne de la paix, « en contrepartie d’un bout de shit », et ce pour « rendre service » à un type de la Bricarde, recherché pour une « expulsion “physique” contre rémunération » pour un garagiste. Lui dit avoir refusé, mais il consulte. « C’était pour savoir ce qu’il en était de leurs demandes. » Il s’immisce ainsi dans des enquêtes en cours et des litiges privés. Il le fait en échange d’« un quelque chose », d’« un marron » (la couleur du billet de 50 euros). Autant de données à caractère personnel obtenues « sans aucune justification professionnelle et transmises à des tiers hors de tout cadre légal », fustige la 6e chambre.

    Le policier, consommateur habituel de cannabis, s’approvisionne « un peu partout sur les points de deal ». Chez lui, on découvre 10 gr de shit et un calibre trouvé « près d’une poubelle sur le boulevard National ». Dépendant aux psychotropes, il est hospitalisé en psychiatrie.

  • [Pour que vive La Marseillaise] Défendez votre journal

    [Pour que vive La Marseillaise] Défendez votre journal

    « La Marseillaise » maintient ses écrits, dénonce une procédure bâillon et appelle la solidarité financière pour assurer sa défense ainsi qu’à la mobilisation ce mardi 7 avril à 13h30 devant le palais de justice, place Monthyon (Marseille 13006), de toutes celles et de tous ceux qui sont attachés à la liberté de la presse comme pilier essentiel de notre démocratie.

    Associatif et syndicats nous soutiennent

    Association des Amis de La Marseillaise

    Le journal « La Marseillaise » est attaqué, défendons-le !

    Après des menaces de mort contre son président Léo Purguette, le journal est traîné en justice par ceux qui s’inspirent des idées du Rassemblement national (les mêmes que nous avons combattus durant les heures sombres de l’histoire du pays).

    C’est tout simplement la démocratie qui est attaquée. Le titre La Marseillaise est né pendant l’occupation nazie et a toujours porté le combat pour la paix, la liberté et la démocratie. C’est cela que les fascistes veulent faire tomber. Nous sommes de fervents partisans de la liberté d’expression du pluralisme de la presse pour que la liberté puisse vivre. Nous créons ce comité de soutien et appelons toutes les femmes et tous les hommes épris de justice et de démocratie à manifester leur soutien au journal La Marseillaise et à la liberté de la presse en participant à la souscription et en étant présents devant le palais de justice ce mardi.

    UD CGT 13

    Solidarité avec « La Marseillaise »

    Après l’attaque en justice de La Marseillaise par le député d’extrême droite du Gard Alexandre Allegret-Pilot, pour diffamation, un procès aura lieu ce mardi 7 avril. Répondons à l’appel de La Marseillaise pour assurer sa défense et soyons présents à la mobilisation devant le tribunal avec toutes celles et de tous ceux qui sont attachés à la liberté de la presse comme pilier essentiel de notre démocratie. L’UD CGT appelle toutes ses organisations à défendre La Marseillaise, journal de la Résistance, du monde du travail, indépendant des puissances d’argent. Rendez-vous ce mardi 7 avril à 13h30 devant le palais de justice, place Monthyon (Marseille 13006),. Soyons nombreux et visibles !

    FSU 13

    Soutien à « La Marseillaise »

    Le journal La Marseillaise et son directeur éditorial, Léo Purguette, sont attaqués en justice par un député d’extrême droite du Gard pour des écrits que le journal maintient. La FSU 13 dénonce cette procédure bâillon et apporte son plein et total soutien au journal La Marseillaise, porte-voix des salarié.es et de leurs revendications et rare journal indépendant des puissances financières. La FSU 13 appelle à la solidarité et à se joindre au rassemblement qui aura lieu ce mardi 7 avril à 13h30 devant le palais de justice, place Monthyon (Marseille 13006).

  • Pour les enseignants et les parents, le 13e arrondissement de Marseille a besoin d’« un collège de plus »

    Pour les enseignants et les parents, le 13e arrondissement de Marseille a besoin d’« un collège de plus »

    Le Département des Bouches-du-Rhône (CD 13) a annoncé, en juillet 2025, la construction d’un collège à côté du lycée Simone-Veil. Une bonne nouvelle, si elle ne s’accompagnait pas de la fermeture du collège Stéphane-Mallarmé, car il s’agit d’une délocalisation. Depuis 2024, un collectif d’enseignants du 13e arrondissement et de parents d’élèves alerte sur la nécessité « d’un collège de plus dans ce secteur, nos établissements sont surchargés », note Eléna Izquierdo. Pour le CD 13, la capacité d’accueil du nouvel établissement « sera supérieure à celle de l’actuel ». Pas de quoi rassurer le collectif, le collège Malraux, prévu pour 900 élèves, ayant déjà dépassé les 930, alors que les résidences neuves alentours progressent à grands pas. Maelys Merly, déléguée CGT, souligne « une perte de moyens éducatifs, car il ne sera pas Rep+ ». Et « nos élèves n’y seront pas transférés ».

    « Sa construction s’accompagnera d’une concertation pour la révision de la sectorisation des collèges », précise le CD 13, qui veut « trouver le meilleur équilibre entre capacités d’accueil et objectifs de mixité sociale et scolaire ». Enfin, la question se pose de la nouvelle affectation du collège Mallarmé, dans 6 ans, et des 600 000 euros d’investissements prévus pour installer un portique. Le terrain appartenant à la Ville, cette dernière a fait savoir qu’elle y maintiendrait un service public. « Il n’y a pas d’amiante, il a juste besoin de rénovation », plaide le collectif.

  • Les mutuelles alertent sur un accès dégradé aux soins

    Les mutuelles alertent sur un accès dégradé aux soins

    Face à la presse, ce mercredi midi, le président de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (ESS) Denis Philippe regrette : « Dans les programmes des municipales, je n’ai pas vu beaucoup de sujets qui traitaient de l’économie sociale et solidaire. » Dans ce scrutin pourtant, la question de la santé s’est glissée au milieu du débat public, de Port-Saint-Louis aux villages alpins.

    « C’est n’est pas une prérogative directe des communes, mais nous sommes dans une crise de l’accès aux soins qui s’aggrave », alerte le président de la Mutualité française en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Jean-Paul Benoît. En déplorant que le gouvernement fasse porter les frais des reculs de la Sécurité sociale sur les épaules des mutuelles, entraînant une hausse des cotisations de leurs adhérents, comme cela a été le cas pour les frais d’hospitalisation. Résultat : « Une part croissante de la population est en difficulté pour accéder à une complémentaire », partage Jean-Paul Benoît.

    « Mais il faut aussi des professionnels disponibles, précise-t-il. Dans les Alpes du Sud, nous avons un problème d’accès aux soins dentaires. Dans toute la région, nous avons une difficulté d’accès aux soins auprès des spécialistes. » Et cela même si la région est mieux dotée que la moyenne nationale.

    Dans ce contexte, il salue les propositions de campagnes volontaristes, qui ont laissé une large part au système mutualiste. « Les candidats ont parlé de mutuelles communales, de centres et de maisons de santé, souligne-t-il. Dans les Alpes du sud, les regroupements des professionnels ont permis de répondre aux difficultés d’accès aux soins. » Un travail engagé aussi à Marseille. Même s’il reconnaît que dans la région, « le modèle économique n’est pas pérenne ». « Mais nous avons toujours fait en sorte de les maintenir parce qu’ils sont trop importants. » Quant aux mutuelles communales, « ce n’est pas la panacée, on ne va pas aboutir à des mutuelles à moitié prix. Mais cela permet de développer une véritable politique de santé locale ». Et notamment de garantir l’accès aux complémentaires santés solidaires. Le président de la Mutualité française Paca rappelant que contrairement au secteur privé, les mutuelles n’ont pas de but lucratif.

  • Le directeur du Mucem visé par une enquête préliminaire

    Le directeur du Mucem visé par une enquête préliminaire

    Comme La Marseillaise le révélait dans son édition du 28 mars dernier, l’Inspection générale des affaires culturelles mène depuis le début du mois une enquête sur le « mal-être au travail » des agents du Mucem, enquête qui fait suite à une série de mouvements sociaux et de grèves durant ces dernières années au sein de l’institution, dénonçant à la fois les conditions de travail et le management considéré comme « toxique » par une partie des agents, soutenue par le syndicat SUD. Suite à un signalement émis par le ministère de la Culture, une deuxième enquête a été ouverte, judiciaire cette fois-ci, contre le directeur Pierre-Olivier Costa, pour « harcèlement moral et sexuel » à l’encontre d’un des agents de l’institution.

    Cet ancien directeur de cabinet de Brigitte Macron avait pris la direction du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée en novembre 2022. L’année d’après les premières récriminations contre ses méthodes de management débutaient de la part des salariés du musée.