Tag: Marseille

  • Le Pôle Nord de l’hôpital psychiatrique fond encore

    Le Pôle Nord de l’hôpital psychiatrique fond encore

    On a déjà fermé dedans, maintenant on ferme dehors ! » Devant l’hôpital psychiatrique, Édouard-Toulouse, les personnels sont inquiets. Déjà mobilisés en 2024 contre la fermeture de l’unité la Nef, puis par la fin du dispositif des accueillants familiaux en septembre 2025, c’est maintenant la fin des centres médico-psychiatriques et autres relais de soins de proximité dans les quartiers Nord de Marseille qu’ils redoutent.

    « C’est encore un nouveau coup porté aux patients de tout le secteur des 15e et 16e arrondissements et aux équipes médicales, déplore Olivier Boyer, secrétaire FO Édouard-Toulouse, c’est une fragilisation dans la prise en charge et la continuité du soin et une mise en difficultés des soignants, sans compter que cette suppression aura une répercussion sur les autres pavillons, voire sur tous les secteurs. » Une réunion du conseil de surveillance se tenait vendredi matin à l’hôpital. La question du pôle Littoral était à l’ordre du jour. Alors que le CHET est réputé pour ses hospitalisations sans contention avec des chambres d’apaisement pour les patients souffrant de crises de violence, et que « près de 100% des patients y sont hospitalisés sous contrainte, c’est-à-dire ordonnés par l’État », précise Kader Benayed, secrétaire SUD Santé sociaux, son avenir semble menacé. « Nous voulons mettre un terme à ces fermetures de lits et d’unités », exigent les soignants.

    Inégalité territoriale

    « Quand je suis arrivé, il y avait une centaine de lits, aujourd’hui il en reste 23 », fait le décompte Gilles, infirmier en poste depuis 24 ans. Les fermetures de services avaient été justifiées par les difficultés à recruter et le manque d’attractivité de la profession. Ses personnels restent pour autant très dévoués à leur mission qu’ils souhaitent exercer dans des conditions moins dégradées. « Voilà des années qu’on tient les services à bout de bras. Au regard des engorgements et files d’attente, les médecins se sont mobilisés, mais ce déficit va créer plus d’inégalités d’accès aux soins au détriment des 15e et 16e arrondissements », assure Pierre-Édouard Thiebaud, secrétaire du syndicat CGT.

    Une pétition a déjà réuni plus de 400 signatures. Josette Sportiello, conseillère départementale et présidente du conseil de surveillance de l’établissement hospitalier, a rappelé qu’elle soutenait le service public et indiqué qu’elle serait attentive aux décisions sur le pôle. Également venu assister à la réunion, Azad Balalas-Kazandjian, conseiller départemental et candidat sur la liste pour la mairie centrale de Marseille aux côtés de Benoît Payan lors des dernières municipales, assurait quant à lui « voir comment éviter d’éventuelles fermetures de services avec le Département et comment être en appui avec la Ville pour que tous les Marseillais puissent être soignés dans de bonnes conditions ». Quant au directeur intérimaire de l’établissement hospitalier, Benoît Thomassin, il a fait savoir qu’il répondrait le 14 avril.

  • La voile fait scintiller la Méditerranée

    La voile fait scintiller la Méditerranée

    Marseille a sorti sa robe de soirée. » Ces mots sont ceux de Paul, l’un des arbitres les plus aguerris du comité de course, qui compte plusieurs Jeux olympiques à son compteur. Une phrase qui résume bien l’atmosphère : la Semaine nautique internationale de la Méditerranée (Snim) s’est lancée avec brio, ce vendredi après-midi, et se poursuit jusqu’à lundi. Les conditions étaient idéales pour naviguer. Pas un nuage à l’horizon, ciel bleu, soleil rayonnant et juste ce qu’il fallait de vent pour permettre aux compétiteurs de s’exprimer pleinement.

    Au total, 115 bateaux et plus de 1 500 marins ont été répartis en sept catégories. La rade de Marseille constitue leur terrain de jeu privilégié, avec une zone nord au niveau du port et une zone sud dominée par la grande roue du Prado et le stade Vélodrome en toile de fond.

    Jeudi matin, veille de grand départ, les navigateurs se hâtaient déjà pour préparer leur embarcation. Carine est venue de Toulouse avec ses six compagnons de voyage. Cette fan de Justine Mettraux, marraine de la 60e édition, était ravie de revenir à Marseille et faire voguer Tigresse, leur bateau. « Nous représentons une association de voile habitable sur Toulouse, qui existe depuis une trentaine d’années. L’année dernière, on avait un skipper féminin et cette année, c’est Alain. On va être trois filles sur sept à embarquer. »

    Le jour J, les pontons de la Société nautique de Marseille, organisateur de l’épreuve, grouillent de monde. Chaque équipage peaufine les derniers détails : remplissage des sacs ou vérification du matériel. Les passants sont intrigués par ce fourmillement, le long du Vieux-Port. « Qu’est-ce qu’il se passe ici ? », s’exclame fortement une touriste anglaise.

    De l’esthétisme malgré

    la compétition

    14h, le flot de personnes sur la péniche de la Société nautique s’est dissipé. Les marins ont passé le Fort Saint-Jean et se trouvent dans la Méditerranée pour entamer la compétition. Mais d’autres personnes restent à terre. Membres du comité technique, Denys et Patrick sont observateurs de bateaux. Pour eux, chaque détail compte. Leur but est simple : faire respecter le règlement de l’épreuve. « Nous jugeons la conformité des embarcations. Il y a des impératifs sur chaque type de bateau, comme la taille de la voile, le poids », expliquent-ils en chœur. Alors que la couleur orangée du coucher de soleil éclaire élégamment la ville, Geneviève attend de vérifier la nouvelle voile de l’un des concurrents. « Ma voile s’est déchirée, je l’avais achetée d’occasion il y a un an », souffle le malchanceux. Geneviève doit donc s’assurer de la légalité de cet échange.

    En mer, le bateau de Pierre-Alain sert au comité de course, dont fait notamment partie Paul. Michel, lui aussi arbitre, détaille son rôle et celui de ses compères : « Le comité organise la course sur l’eau, donne le départ, juge la conformité des départs et des arrivées. » Justement, le petit navire est utilisé comme ligne de départ et d’arrivée en compagnie du viseur. Une ligne GPS est tracée entre les deux et les marins doivent suivre des instructions précises pour ne pas se faire pénaliser.

    Là est toute la beauté de la voile. Le lancement d’une course ressemble à un ballet parfaitement chorégraphié. Aucun navire ne se touche alors que chacun veut posséder la meilleure position en fonction du vent. Un esthétisme poussé à son paroxysme alors que l’erreur est interdite. « C’est joli et on ne se rend pas vraiment compte de la prouesse sportive », lâche Paul, entre deux courses. Pour assurer un certain spectacle, les régates durent 45 minutes, une pratique courante lors d’épreuves comme la Snim.

    Tous ces paramètres, associés à l’expertise de l’ensemble du personnel mobilisé, permettent à la Semaine nautique de continuer de briller et de rester une référence dans le microcosme de la voile.

    « C’est joli et on ne se rend pas vraiment compte de la prouesse sportive »

  • [Vidéo] Les yeux pleins d’étoiles pour les petits bouts à l’Opéra

    [Vidéo] Les yeux pleins d’étoiles pour les petits bouts à l’Opéra

    Devant des tout-petits, c’est une première. Ça m’a beaucoup touchée, car j’ai majoritairement bien senti les enfants dans l’histoire et les parents aussi », relate tout sourire Muriel Tschaen, récitante du spectacle. Elle poursuit : « Au vu des retours faits à la sortie, on sent que tout le monde a passé un excellent moment. Je trouve ça génial ! »

    Les enfants, leurs parents ainsi que les professionnels des crèches accompagnants, soit environ 400 personnes, ont profité de cette matinée artistique. Une deuxième édition pour ce dispositif remarquable, axé sur le développement de l’éveil des enfants, le renforcement des liens familiaux et les échanges avec les crèches.

    « On a pu voir la joie et les sourires des bébés et des parents devant ce spectacle vivant, mais aussi la découverte d’un lieu de culture, d’un orchestre, et peut-être des vocations », note Guillaume Schmitt, responsable des relations extérieures et de l’action culturelle de l’Opéra municipal.

    À la sortie, la famille de Coralie, Julien et Li-Anna s’enthousiasme. « Ça lui a plu ! Très enrichissant, merci », dit le papa. « C’est super pour l’éveil musical des enfants », dit la maman. Et « le chaaat » remporte le cœur de la petite fille.

  • Les avocats se mettent en grève !

    Les avocats se mettent en grève !

    Le ministère de la Justice présente au Sénat à compter du 8 avril 2026 un projet de loi « pour la justice criminelle et le respect des victimes » qui présente de nombreuses dispositions particulièrement attentatoires aux libertés fondamentales et aux principes de l’État de droit.

    La mesure phare de ce projet de loi concerne la mise en place d’un plaider-coupable pour les affaires criminelles comme cela existe aux États-Unis. Cette procédure existe déjà en France, mais uniquement pour les délits, avec un maximum d’emprisonnement prononcé de trois ans. Aujourd’hui, on propose qu’une « négociation » entre un accusé, souvent détenu dans des conditions déplorables, son avocat et un procureur puisse permettre le prononcé de peines de 15, 20, 30 ans de réclusion criminelle, sans audience.

    Cette procédure se déroule sans jury, sans débat et sans oralité : elle bannit la parole, y compris des victimes, au profit de la célérité, faisant disparaître les instants d’audience touchant à une forme de manifestation de la vérité par le procès et supprime l’effet parfois libérateur des audiences criminelles.

    Tout à la fois, elle supprime la faculté du citoyen de participer à l’œuvre de justice, mais elle bannit aussi l’accès concret du public aux affaires criminelles : il en va du caractère démocratique et accessible de la justice. De la même manière, il est prévu une extension du champ de compétence des cours criminelles départementales instaurées en 2023, qui sont déjà des cours d’assises au rabais où siègent cinq magistrats professionnels, sans jury populaire.

    Nos libertés

    sont encore menacées

    Plusieurs autres dispositions de ce texte sont particulièrement inquiétantes : limitation de la possibilité de soulever des irrégularités de procédure, alors la procédure est ce qui nous protège tous contre un travail juridique mal fait, possibilité de prolonger la détention provisoire d’une personne détenue alors même que les délais légaux sont dépassés, recours à la télémédecine pour les personnes placées en garde à vue, etc.

    Cette réforme vient bouleverser en profondeur la justice criminelle au nom d’un seul impératif budgétaire, remettant en cause des principes cardinaux de notre État de droit alors qu’il convient urgemment d’augmenter le budget de la Justice, de recruter des magistrats, de recruter des greffiers.

    La plupart des avocats de France se mettent donc en grève cette semaine.

    Nous voulons alerter nos concitoyens sur les dangers que cette réforme implique.

    Faire grève c’est notre unique moyen de nous faire entendre.

    Que Monsieur le ministre de la Justice soit à l’écoute des professionnels : l’avocat travaille et lutte pour une Justice saine, un respect des droits fondamentaux et pour garder le justiciable au cœur du processus.

    Ce projet de loi doit être retiré.

    Une question ? Besoin d’un conseil ? Contactez nos chroniqueurs par mail

    avocats@lamarseillaise.fr

  • La carence du Département épinglée par le Conseil d’État

    La carence du Département épinglée par le Conseil d’État

    Cette fois, c’est la juridiction suprême de l’ordre administratif qui pointe « une carence caractérisée dans l’accomplissement de sa mission par le Département des Bouches-du-Rhône ». Dans une ordonnance rendue ce mardi, le Conseil d’État a confirmé l’injonction du tribunal administratif de Marseille qui, le 3 mars dernier, ordonnait au conseil départemental d’héberger sous 48 heures une mère avec sa fille handicapée de 4 ans, avec une pathologie génétique rare, et son fils de 2 ans, et rejeté le recours de la collectivité.

    Arrivée en 2019 en France pour aider sa tante handicapée qui l’hébergeait, cette femme comorienne aujourd’hui âgée de 27 ans s’est retrouvée sans hébergement, le 12 février dernier. Prise en charge pendant deux semaines à la maison d’enfants de la Draille, elle n’a finalement reçu du conseil départemental que 92 euros pour trouver un hébergement entre le 27 février et le 2 mars. La Fondation pour le logement des défavorisés a finalement pris en charge quatre des cinq nuitées, jusqu’à ce que le juge administratif contraigne le Département à remplir ses obligations. Avant qu’il ne fasse appel, le 18 mars dernier, estimant que la mère est elle-même à l’origine de cette situation d’urgence.

    « La situation de Mme C… et de ses deux enfants, dont un de moins de 3 ans et une fille d’à peine 4 ans atteinte d’une pathologie rare rendant nécessaire, ainsi que cela est attesté par les pièces médicales du dossier, un logement et une vie stable, est d’une extrême vulnérabilité », s’alarme le Conseil d’État, qui balaie les arguments de la collectivité. Et quand bien même les 400 places de l’Aide sociale à l’enfance dans les Bouches-du-Rhône « sont sous forte tension », le Département n’a apporté aucune preuve qu’il ne peut pas héberger la famille.

    « La collectivité a pris ses responsabilités dès qu’elle a eu connaissance de leur situation », jure pourtant celle-ci auprès de La Marseillaise, indiquant que la famille a « désormais intégré une structure d’hébergement d’urgence financée par le Département ».

    L’institution promet ainsi qu’elle « assume pleinement son rôle dans la prise en charge des familles en difficulté ». Ce cas n’est pourtant pas isolé, et à plusieurs reprises, la justice a dû lui ordonner d’héberger de jeunes mères. Ce mardi, un référé a finalement été retiré, l’État palliant la carence de la collectivité. Mais la veille, le tribunal administratif lui enjoignait encore, sous astreinte, d’accorder sous 48h un hébergement d’urgence à une mère et sa fille âgée de 1 an, obligée de quitter son hébergement le 27 mars dernier. « Une atteinte grave et illégale à son droit à un hébergement d’urgence, eu égard à la situation de particulière vulnérabilité qu’elle établit », pointait l’ordonnance.

  • Marseille, les parents en lutte pour regagner des classes

    Marseille, les parents en lutte pour regagner des classes

    « On a déjà quelques retours d’écoles où il y a des bougés ! », lance Letizia Vignone, secrétaire du bureau départemental du Mouvement des parents d’élèves (MPE 13), mobilisée aux côtés de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE 13) contre les 152 fermetures de classes prévues dans les Bouches-du-Rhône à la rentrée 2026-2027, dont 33 à Marseille.

    Jeudi, la carte scolaire était passée au crible par les services départementaux de l’Éducation nationale. Les parents réclament une réévaluation à la hausse de la dotation des établissements des 1er et 2nd degrés. Des heures en moins, ce sont des classes supprimées et des effectifs surchargés. « Ces conditions dégradées d’apprentissage auront un impact fort sur la scolarité et donc l’avenir de nos enfants », craint une mère dont les deux enfants, scolarisés au collège Malrieu, subissent de fortes suppressions d’heures. « Il y a des réajustements à exiger », assure Letizia Vignone, qui invite à nouveau les parents à se mobiliser, à 8h30, devant la DSDEN pour les débats. Puis le rapport de force devra encore jouer le 8 avril, « où nous avons obtenu une audience auprès du recteur d’académie ». Les jeux ne sont pas faits.

    ET AUSSI

  • La Semaine nautique internationale de la Méditerranée démarre vendredi

    La Semaine nautique internationale de la Méditerranée démarre vendredi

    Soixante ans et pas une seule ride à l’horizon. La Semaine nautique internationale de la Méditerranée (SNIM) se lance, ce vendredi, à Marseille, et continue jusqu’au lundi 6 avril. Une centaine d’équipages et plus de 1 500 marins seront en compétition durant quatre jours. 2026 marque donc la 60e édition de cet événement organisé par la Société nautique de Marseille.

    Son président, Henri Escojido, est satisfait des préparatifs et semble prêt à donner le top départ de la SNIM : « Dans la préparation, tout se déroule bien jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que quelque chose qu’on n’avait pas prévu survient. Les bénévoles sont également très habitués, très entraînés, très motivés, donc de ce côté-là, il n’y a pas de problème. »

    Le président depuis cinq années souligne « un plateau avec des bateaux très prestigieux » et met en avant les compétiteurs, « des passionnés qui consacrent du temps, de l’énergie et de la ressource à ce type de manifestation ».

    Le vent jouera son rôle

    La météo est toujours un élément à prendre en compte lors d’un événement comme la SNIM. Si aucune pluie ne va perturber les courses du week-end, le vent sera un acteur plus ou moins présent. Vendredi et samedi, il sera le plus important. Une force 6 ou 7 est attendue, soit des bourrasques comprises entre 39 et 61 km/h. Il faudra surveiller ce que fait Éole dès ce vendredi, puisque la première régate doit démarrer à 15h. Pour une 60e édition s’annonçant toujours aussi dense et intense.

  • L’OM a sept marches à gravir pour un podium

    L’OM a sept marches à gravir pour un podium

    Le championnat touche à sa fin, avec un OM qui, pour l’instant, est dans les clous des objectifs de début de saison.

    Avec un capital de 49 points, les Marseillais occupent la troisième place, synonyme de qualification pour la prochaine Ligue des champions. Mais, avec encore 21 points à distribuer, ils vont devoir encore cravacher pour conserver cette place sur le podium, que convoitent plusieurs prétendants.

    Lyon, premier de la file, pointe à deux longueurs. Lille, vainqueur au Vélodrome avant la trêve, a également le même retard derrière les hommes de Habib Beye. Monaco, à trois points, et Rennes, à cinq, sont également dans la course à cette fameuse troisième place.

    L’OM sait donc ce qu’il doit faire pour sauver les apparences. Avec sept matches, dont quatre en déplacement, que les Phocéens devront être capables de maîtriser.

    Premier choc frontal

    Dimanche, les Olympiens se déplacent à Monaco. Comme face à Lille avant la trêve, c’est un choc face à un rival direct. S’il n’y a que trois points en jeu, celui qui les engrangera fera une excellente opération. L’OM, qui a raté le coche en permettant aux Dogues de revenir dans la course, doit montrer sa capacité à sortir le grand jeu, face à un adversaire qui a repris du poil de la bête.

    Les cinq matches suivants seront face à des adversaires tout aussi compliqués. À commencer par Metz, premier à se rendre au Vélodrome, le 10 avril. Même si les Lorrains sont pratiquement condamnés à retrouver la Ligue 2 en juin, il ne faudra pas sous-estimer leur capacité à surprendre.

    Suivra un voyage à Lorient. Les Merlus ont pratiquement assuré leur avenir en Ligue 1. Ils comptent 20 points d’avance sur Nantes, premier relégable. Un matelas qui devrait leur suffire. Et leur permettra de recevoir les Marseillais, le 18 avril, sans pression. Ce qui les rend redoutables.

    Nice, qui viendra ensuite au Vélodrome, sera plus difficile à manœuvrer. Car les Aiglons regardent toujours dans le rétroviseur et ont souvent joué des mauvais tours aux Marseillais. Réponse le 26 avril.

    Sur les trois derniers matches, deux sont déjà programmés. Au Havre et contre Rennes, dans le cadre des multiplex des deux journées. L’OM se rendra en Normandie, le 9 mai, et recevra Rennes en clôture du championnat, le 16 mai.

    Avant cela, il y aura un duel à la vie-à la mort à Nantes, chez des Canaris qui luttent pour ne pas accompagner Metz en Ligue 2. Une affiche qui pourrait être un tremplin des ambitions olympiennes et le tombeau des illusions bretonnes.

    Néanmoins, en fonction des résultats des six prochaines journées, c’est la réception de Rennes qui pourrait être décisive. En ouverture de la saison, le voyage en Ille-et-Vilaine avait déclenché une première crise et entraîné les départs de Jonathan Rowe et Adrien Rabiot. Assurer la Ligue des Champions au retour serait un beau symbole.

    L’arbitre de PSG – Toulouse placé « sur écoute »

    Éric Wattellier restera à jamais le premier arbitre de l’histoire du football français à être placé « sur écoute ».

    Celui qui sera au sifflet de PSG-Toulouse, en ouverture de la 28e journée de Ligue 1, ce vendredi à 20h45, sera équipé d’un micro qui permettra aux spectateurs du Parc des Princes et aux téléspectateurs d’entendre ses échanges lors de l’intervention de l’assistance vidéo à l’arbitrage.

    « La Direction de l’arbitrage se félicite du lancement de cette expérimentation en Ligue 1 par la LFP et souhaite qu’elle puisse être généralisée dès la saison prochaine, sur l’ensemble des stades et à chaque journée de championnat », se félicite Antony Gautier, son directeur.

  • Le Samouraï 13 fait le plein de médailles lors de son voyage à Istres

    Le Samouraï 13 fait le plein de médailles lors de son voyage à Istres

    La salle qui a servi d’écrin aux coupes de France de Nihon Taï-jitsu porte bien son nom.

    « Le Podium » d’Istres, espace dédié aux sports de combat et aux arts martiaux a vu les combattants du Samouraï 13 réussir un beau carton plein dans une manifestation de très haut niveau.

    Les pensionnaires du club du 13e arrondissement étaient les seuls représentants de Marseille à effectuer le court déplacement dans la cité de l’aviation. Les six samouraïs ont su répondre présents, avec à la clé une razzia sur les médailles, qu’ils ont collectionnées dans les trois métaux.

    Dans toutes les catégories où ils ont été engagés, les Marseillais sont parvenus à se hisser sur le podium. Avec notamment cinq titres de champion de France, qui viennent enrichir l’armoire à trophées du gymnase Rose-Castors, fief du club.

    Dix médailles

    À ces cinq médailles d’or sont venues s’ajouter cinq autres. Deux en argent et trois en bronze. Ce qui porte à dix la récolte finale réussie en terres istréennes. Des résultats d’autant plus méritoires que la saison a été compliquée à gérer pour les dirigeants du club.

    Ces derniers ont dû jongler avec des créneaux d’entraînement qui ont été réduits. Malgré ce handicap, les Samouraïs parviennent donc à maintenir leur bon niveau. Les médailles d’or du week-end en étant le plus bel exemple.

    Samouraï 13

    École Rose-Castors

    189 Chemin Notre-Dame
    de Consolation

    13013 Marseille

    Entraînement les mardis et jeudis de 18h à 20h.

  • Jean-Luc Sarré, au fil des mots et de son œuvre

    Jean-Luc Sarré, au fil des mots et de son œuvre

    Le numéro de mars de la revue Europe publie un dossier – 70 pages, un entretien, des courriers et six articles – à propos du poète Jean-Luc Sarré, décédé à Marseille en février 2018. Pour cette occasion le CIPM convie samedi 4 avril à 16h Christophe Fourvel, responsable du sommaire du dossier et de proches amis ou lecteurs de JLS, Nicolas Cendo, Daniele Mémoire, Gilles Ortlieb et Jean-Baptiste Para. Avant de s’établir en 1968 à Marseille, Jean-Luc Sarré (pour abréger, parce qu’il ne s’attardait jamais sur lui-même, on l’appellera souvent JLS) avait quitté en 1961 Oran et l’Algérie. Il a 17 ans quand il rejoint Draguignan, peu de goût pour les études de droit qu’il abandonne pour habiter le Danemark pendant trois ans. Trois ou quatre passions l’ont constamment habité : l’équitation, le jazz, la peinture contemporaine, les livres et la poésie. Un numéro du Matricule des Anges de mai 2010 et le cahier d’une autre revue Il Particolare ont évoqué sa biographie, ses rencontres avec deux poètes des Cahiers du Sud, Jean Malrieu et Jean Tortel, son statut de libraire-galeriste pendant dix ans au 211 bd de la Libération, à l’enseigne de La Touriale. Grâce aux amitiés qu’il nouait (entre autres avec un grand lecteur de Musil, le philosophe Jean-Pierre Cometti) ainsi qu’avec des lectures programmées au musée Grobet Labadie, Marseille eut la chance d’accueillir des poètes comme Du Bouchet, Esteban, Jaccottet et Bernard Noël. Ensuite, à partir du musée Cantini dont son ami Nicolas Cendo fut le conservateur, Germain Viatte sollicita JLS pour imaginer en 1985 la Villa Air Bel, la Planète Affolée et le passage des Surréalistes. Une plaque commémorative signale dans la Vieille Charité qu’Emmanuel Ponsart lui avait demandé de jeter les bases de la Bibliothèque du CIPM lorsqu’elle était domiciliée au Couvent du Refuge. Les trois écrivains qu’il aimait le plus profondément sont Faulkner, Montale et Jacques Dupin. Ses plus valeureux éditeurs furent Flammarion, La Dogan et Le Bruit du Temps. Dans Europe, un bel entretien de Jean-Luc Sarre avec Gilles Ortlieb raconte admirablement sa trajectoire.