Tag: Marseille

  • Emmaüs Pointe Rouge lance sa rentrée

    Emmaüs Pointe Rouge lance sa rentrée

    « Septembre est le mois des réductions étudiantes. Depuis la Covid, les jeunes se sont clairement paupérisés. À Emmaüs Pointe Rouge, on a alors décidé que tout serait à 50% pour les aider le plus possible à s’installer », détaille Nouara Bernou responsable à Emmaüs Pointe Rouge. Et de poursuivre : « Ameublement, literie, vaisselle, petit électroménager sont disponibles, avec bien sûr le dressing à 1 euro ! » Un don important d’hôtels Citadines a permis d’avoir du stock de qualité.

    La responsable observe que leur clientèle s’est considérablement rajeunie, notamment pour les vêtements. « C’est aussi par philosophie, l’envie de consommer autrement plus durable », explique-t-elle.

    Parmi les valeurs sûres, le camion du Petit Déj revient aux Réformés dès le 3 septembre du mardi au vendredi. « Là encore, la fréquentation change. À la population des sans-abri, se sont ajoutés les enfants qui passent prendre un croissant et un chocolat chaud avant d’aller à l’école. » Elle soupire « cette situation est très préoccupante ». Et pour permettre à ceux qui se déplacent difficilement, les deux magasins en ville, de Colbert et des 5-Avenues restent ouverts. Il est encore tôt pour parler de la boutique éphémère de Noël, mais toutes les propositions sont les bienvenues.

    Du côté des compagnons, là encore, ça bouge. « Une fois régularisés, 20% de la communauté, souvent les plus jeunes, partent voler de leurs propres ailes. Manutentionnaires en grande surface, serveurs en restauration, ou bien encore auxiliaire de vie, les profils d’emplois sont divers », constate Nouara. Poursuivant « nous les accompagnons, mais ils font seuls les démarches et très souvent dans le mois qui suit, ils trouvent un boulot ».

    Emmaüs, 123, traverse Parangon, Marseille (8e)

  • « Aucun casting macroniste ne pourra enrayer cette crise de régime »

    « Aucun casting macroniste ne pourra enrayer cette crise de régime »

    La Marseillaise : Quel regard portez-vous sur cette plongée dans l’inconnu orchestrée par la décision du Premier ministre ?

    Jérémy Bacchi : On a une rentrée qui s’annonce dense du point de vue institutionnel dans notre pays. Le Premier ministre a fait le choix de s’exposer à un vote de confiance qui peut conduire à son départ le jour même. Il essaie de soigner sa sortie en partant par la grande porte plutôt que par la fenêtre. Or c’est un changement d’orientation politique qui doit s’opérer, pas de casting. Si le budget reste le même, la réponse politique sera la même. Ce qui arrive à François Bayrou est ce qui est arrivé à Michel Barnier. En réalité, on est en train de passer d’une crise politique à une crise de régime qu’aucun nouveau casting macroniste ne pourra enrayer.

    Quelle issue peut-on envisager face à cette crise profonde ?

    J.B. : Les institutions vieillissantes de la Ve République ne sont plus en capacité de gérer la situation. Il s’agit donc de penser à une VIe République avec un renouvellement des institutions. Les communistes sont prêts à faire des propositions. Mais pour obtenir un progrès social, il faut qu’il soit porté par une mobilisation populaire de grande ampleur. C’est pour ça que je salue le haut niveau de responsabilité des organisations qui appellent à la mobilisation ainsi que la large majorité des citoyens de ce pays qui exprime un soutien à ce mouvement porteur de changement.

    On l’a vu durant les derniers mouvements, la frontière entre politique et social est pourtant difficile à franchir. Comment s’y prendre ?

    J.B. : Le ras-le-bol est suffisamment important aujourd’hui pour que tout ce qui cloisonnait encore hier, pour que ces clivages savamment entretenus, puissent voler en éclats afin de laisser place à une véritable convergence. L’urgence sociale a fait évoluer les mentalités des uns et des autres vers un besoin d’unité plus grand. C’est ce à quoi les communistes entendent travailler dans les prochaines semaines.

    Qu’est-ce qui formera l’ordre du jour de la rentrée des communistes ?

    J.B. : En ce qui concerne la rentrée parlementaire, et qui a été avancée au 8, si Bayrou tombe, les travaux seront avortés. Il nous faudra un nouvel agenda pour faire le point sur l’après Bayrou… Quant à celle des communistes du département, c’est un temps fort où il s’agit de tracer une feuille de route avec l’urgence sociale, ce calendrier des manifestations où nous avons toute notre place. Il y a également tous les enjeux municipaux qui seront présentés car nous sommes à huit mois des élections. Nous devons travailler à créer des majorités de gauche. Nous aborderons également tous les sujets liés à l’économie locale, l’énergie, l’industrie, le port…

    Assemblée de rentrée du PCF 13, jeudi 4 septembre à 18h30 à la Maison des communistes, 280, rue de Lyon dans
    le 15
    e arrondissement de Marseille.

  • « Je ne pensais pas que les Bosses allaient autant marquer notre club »

    « Je ne pensais pas que les Bosses allaient autant marquer notre club »

    La Marseillaise : Vous avez créé les Bosses de Provence en 1994. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans cette aventure ?

    Jean-Pierre Carminati : L’idée est venue, à l’époque, de l’un de nos adhérents, qui était déjà adepte des cyclo-sportives. Ce n’était pas du tout dans l’air du temps au début des années 1990, il y en avait seulement quelques-unes. Il allait en faire à droite, à gauche et il nous a dit « pourquoi on n’en ferait pas une à Marseille ? ». On a réfléchi et on est parti comme ça, bille en tête.

    Vous auriez imaginé au moment de lancer cette course qu’elle allait exister encore trente ans plus tard ?

    J.-P.C. : Je ne pensais pas que les Bosses allaient autant marquer notre club. D’autant plus, qu’à l’époque, le club n’était pas ce qu’il est actuellement. Il n’avait pas l’envergure qu’il a aujourd’hui. Quand on a voulu se lancer, on a regardé budgétairement comme ça pouvait se profiler. Le copain, qui était à l’origine de l’idée, était optimiste et pensait que 500 personnes allaient se présenter. En réalité, on en a eu 210 seulement. On a mangé de l’argent. D’ailleurs, on en avait conscience une semaine avant, mais on avait déjà investi. Et si l’on arrêtait, on perdait autant que notre investissement, alors on s’est dit qu’on allait quand même le faire pour ne pas se déjuger. Il se trouve que ça a été financièrement un fiasco, mais on a eu un énorme succès d’estime. Tous les concurrents étaient ravis d’y avoir participé. Ça nous a fait plaisir, mais ça ne nous a pas empêchés de perdre 20 000 francs. Heureusement que le conseiller général de l’époque nous a aidés en nous donnant 150 000 francs, à condition que l’on baptise les Bosses du 13 au lieu des Bosses marseillaises. J’ai cru que j’allais tomber de ma chaise.

    Quel est votre plus beau souvenir tout au long de ces 29 éditions ?

    J.-P.C. : Je retiens les premiers départs que l’on faisait dans la foire de Marseille. On faisait le rassemblement des coureurs et le départ de la course sur le boulevard Michelet, comme nos amis de Marseille-Cassis. Et de voir partir cette foule qui remontait tout le boulevard, avec toutes ces couleurs bariolées, ça faisait un ruban magnifique. J’ai gardé toutes les photos chez moi. C’est quelque chose d’assez fort. À chaque fois que je donne le départ, ce dont je vais essayer de faire pour la 30e fois cette année, je réalise tout ce que l’on a fait. C’est l’aboutissement d’un travail colossal pour lequel j’ai voué ma vie.

  • Un mercato qui reconstruit l’arrière-garde olympienne

    Un mercato qui reconstruit l’arrière-garde olympienne

    Avec quatre buts encaissés, les trois premières journées de la saison ont mis en lumière la fragilité défensive de l’OM. La direction se devait de prendre ce dossier à bras-le-corps lors du mercato d’été, à deux semaines d’entamer sa campagne européenne en Ligue des Champions face au Real Madrid à Bernabéu.

    Parmi les douze recrues débarquées entre le 16 juin et le 1er septembre, six d’entre eux ont une vocation défensive : CJ Egan-Riley, Facundo Medina, Timothy Weah, Emerson Palmieri, Nayef Aguerd et Benjamin Pavard. Maintenant que Roberto De Zerbi dispose d’éléments aux talents prometteurs ou confirmés, il se retrouve confronté à un choix de riche : comment composer sa défense ? Sachant que Leonardo Balerdi et Amir Murillo font toujours partie de l’équation, le technicien italien va devoir sélectionner quatre ou cinq défenseurs, suivant le système qu’il souhaite mettre en place maintenant que son groupe est bouclé, sur les huit prétendants.

    Malgré ses récentes contre-performances, le capitaine Balerdi devrait garder sa place de titulaire. Sur le court terme en tout cas, car il pourrait rapidement séjourner sur le banc s’il ne retrouve pas de la régularité dans ses prestations. Et l’international argentin est désormais soumis à une rude concurrence avec l’arrivée de Benjamin Pavard.

    « Je suis vraiment très heureux de rejoindre l’OM, un club prestigieux. Déjà hâte de vous voir tous au Vélodrome. Allez l’OM ! », a-t-il lâché. Bien qu’il soit connu pour évoluer dans le couloir droit, l’ancien défenseur du Bayern Munich, et de l’Inter Milan plus récemment, occupe un rôle à plein temps dans la charnière centrale depuis la saison 2021/2022 avec le club bavarois.

    Les deux joueurs en question peuvent également coexister si l’entraîneur phocéen prévoit de repasser dans une défense à trois, où Nayef Aguerd serait positionné dans l’axe gauche. Le Marocain, pour lequel l’OM a déboursé pas moins de 23 millions d’euros, a été recruté dans l’espoir d’être le leader défensif tant attendu.

    Pavard, latéral dans une défense à quatre ?

    Avec un tandem Balerdi-Aguerd dans un système à quatre défenseurs, Pavard devrait trouver sa place comme latéral droit et Medina de l’autre côté. L’avenir d’Amir Murillo, titulaire régulier sous les ordres de Roberto De Zerbi, dépendra du choix tactique qui sera opéré par ce dernier : remplaçant quand l’OM évoluera dans un bloc à quatre et titulaire potentiel comme piston droit dans une défense à cinq.

    Mais compte tenu de la longue saison qui attend les Olympiens entre les journées de Ligue des Champions, de Ligue 1 et de Coupe de France, les remplaçants auront l’occasion d’avoir tout de même un temps de jeu conséquent. Au-delà de Murillo, cela est valable également pour Egan-Riley, Palmieri et Weah. Ce dernier pourrait également entrer en jeu comme joker offensif sur l’aile droite.

    Avec ces recrutements défensifs riches et intéressants, l’Olympique de Marseille n’a plus d’excuses désormais.

  • Benoît Payan annonce une 4e vague du Plan école plus répartie sur la ville

    Benoît Payan annonce une 4e vague du Plan école plus répartie sur la ville

    Le volet école du Plan Marseille en grand, ce programme de 1,5 milliard d’euros pour rénover toutes les écoles publiques de Marseille se poursuit à son rythme. Depuis son lancement en 2021 et la création de la Société publique des écoles de Marseille (Spem) en février 2022, près d’une vingtaine d’établissements a été créée ou totalement rénovées. Une quarantaine est en cours dans le cadre des trois premières vagues lancées depuis 2022.

    Trop lent ? L’argument de l’opposition de droite qui croit pouvoir faire oublier 25 années de gestion Gaudin et la honte de l’abandon de ces joyaux de la République, fait rire beaucoup de Marseillais. Alors mardi dans un communiqué, le groupe d’opposition de droite Une volonté pour Marseille s’est rabattu sur des rats, des punaises de lits, des toilettes vétustes, prenant à témoin la canicule de juin et la gestion des cantines par la Sodexo, à qui elle avait confié le monopole en 2011.

    Que le Plan soit moins rapide qu’annoncé par le Printemps marseillais, en revanche, c’est bien possible. Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, évoquait en octobre 2021 la livraison de 80 écoles d’ici la fin de l’année 2026. Si ce sera le cas d’une partie d’entre elles, le bilan retiendra surtout que ce chiffre s’approchera plutôt du nombre de projets lancés, études comprises. Car en 2026, la rénovation complète de près de 90 écoles de la ville aura bien été engagée à défaut d’être achevée.

    Dans un long entretien accordé à nos confrères de La Provence, lundi, ce dernier a d’ailleurs défloré les grandes lignes de la 4e vague de constructions/rénovations portées par la Spem. 40 écoles au total sont visées, représentant une vingtaine de groupes scolaires.

    Parmi elles, quatorze établissements (7 groupes) sont déjà identifiés, indique Benoît Payan. Il s’agit des groupes scolaires HLM Méditerranée- Chutes Lavie (4e), Coin Joli (9e), Saint-Tronc-Castel Roc (10e), Saint-Just Corot (13e), Vayssière 2 (14e), Castellas-les Lions et la Maurelette (15e).

    « Je finirai l’autre moitié d’ici 2032 »

    Après avoir privilégié les quartiers Anru lors des trois premières vagues pour ne pas perdre les crédits de la politique de la ville, « la 4e vague couvrira d’avantage tout le territoire », précise le maire. Les procédures seront lancées à l’automne en vue d’un démarrage des travaux au printemps 2027 et de livraisons attendues courant 2029. La liste des 26 autres établissements prévus dans cette 4e vague est en cours d’étude par les services de la Spem.

    Mais le calendrier de 188 écoles entièrement rénovées ou reconstruites sur dix ans, tel qu’initialement envisagé en sept vagues dans le cadre du Plan Marseille en grand, sera tenu assure Benoît Payan : « Nous avons atteint la moitié de l’objectif en cinq ans. Je finirai l’autre moitié, c’est-à-dire les 93 écoles restantes d’ici 2032. »

  • Patrick Pappalardo bascule à l’extrême droite

    Patrick Pappalardo bascule à l’extrême droite

    Face à la presse ce lundi matin, le président -poussé vers la sortie- du bailleur métropolitain Provence Métropole Logement (ex-HMP) le jure : « Je ne suis pas d’extrême droite. » Patrick Pappalardo a pourtant officialisé son ralliement au candidat du RN pour les municipales à Marseille, Franck Allisio, et rejoint les rangs de l’UDR d’éric Ciotti. Déjà lors des législatives, le député des Alpes-Maritimes l’avait poussé pour se présenter dans les 9-10, où il a finalement laissé sa place à Olivier Fayssat (UDR). Ce dernier se félicite de la « formidable expertise » qu’il apporte sur le logement. Il n’a pas tort : Patrick Pappalardo avait revendu à la découpe des immeubles avant qu’ils ne basculent en péril, révélait La Marseillaise en 2021.

    Aujourd’hui, au-delà du contexte national, il justifie son choix par le refus des Républicains de présenter une candidature face à l’ex-secrétaire d’État Sabrina Agresti-Roubache (Ren.) ainsi que par le manque de considération de la présidente (DVD) de la Métropole : lors d’une réunion en novembre dernier, son directeur de cabinet lui a reproché l’embauche d’une ancienne salariée du Département, explique-t-il. « Il a cherché à m’humilier en me disant : “moi, je te démissionne quand je veux”. Je lui ai dit : “vas-y !” »

    Il assure désormais rejoindre Franck Allisio « sans condition ». Prêt, cependant, à siéger avec un candidat qui a cosigné une proposition de loi pour attribuer des logements sociaux en fonction de la nationalité.

  • La prison pour mineurs hors-la-loi

    La prison pour mineurs hors-la-loi

    « La seule réponse du ministère doit être la fermeture », exigent de concert le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France (SAF) et le Syndicat national des personnels de l’éducation et du social de la Protection judiciaire de la jeunesse (SNPES PJJ), dans un communiqué publié vendredi en réaction au rapport accablant de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) sur l’Établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de la Valentine (11e). Rendu public le même jour et recommandant la fermeture de l’établissement, le rapport dénonce une « situation inamissible » et évoque des « constats gravissimes » tels que le manque de nourriture, des conditions d’hygiène déplorables et un manque de personnel portant atteinte aux droits des mineurs (notre édition du 30/08). « Nous dénonçons ces conditions de détention (…) indignes et attentatoires aux droits des mineur.es incarcéré.es, assènent les syndicats dans leur communiqué. (…) La situation de cet EPM est catastrophique. »

    Des pratiques « illégales »

    Les trois syndicats dénoncent également les pratiques « illégales » de « mises en grille » et l’isolement des mineurs. « C’est l’un des rapports les plus graves qu’on ait connu en France, alerte Elisabeth Audouard, coordinatrice de la commission mineurs du SAF national et corédactrice du communiqué. Des méthodes non seulement illégales, mais surtout dangereuses pour l’état psychologique des enfants, ont été utilisées. Il y a un gros problème au niveau des conditions de travail. » Les syndicats appellent à déployer davantage de moyens pour développer des mesures éducatives et recruter des professionnels de l’enfance.

  • Pavard, Palmieri, O’Riley et Aguerd en renfort

    Pavard, Palmieri, O’Riley et Aguerd en renfort

    Le dernier jour du mercato nous réserve toujours son lot de surprises. Surtout quand il s’agit de l’Olympique de Marseille. La direction phocéenne, qui a multiplié les pistes ces derniers jours afin de renforcer du mieux possible ses secteurs les plus fragilisés, a profité des dernières heures possibles de négociations pour signer quatre nouvelles recrues. Le défenseur italien Emerson Palmieri (31 ans) a été le premier à rejoindre officiellement les rangs de l’OM pour la somme d’un million d’euros, bonus compris, en provenance de West Ham. Son recrutement permet de renforcer le couloir gauche de la défense olympienne. Toujours dans un souci de consolider l’arrière-garde, le club phocéen a continué de faire son marché chez les Hammers et a convaincu Nayef Aguerd (29 ans) de s’envoler vers la cité phocéenne afin de parapher un contrat de cinq ans. L’OM a dû débourser 23 millions d’euros, plus bonus, pour s’attirer ses services. Si l’international marocain reste un défenseur de renom, complémentaire de Leonardo Balerdi grâce à une qualité technique et athlétique supérieure, son transfert est quand même risqué compte tenu du fait qu’il a connu un grand nombre de blessures dans sa carrière.

    Une nouvelle recrue a atterri à Marignane moins d’une demi-heure après Aguerd : Matt O’Riley. Le milieu de terrain danois, âgé de 24 ans, a été prêté à l’OM pour la somme de deux millions d’euros, plus d’éventuels bonus et une prise en charge de son salaire par le club phocéen, en provenance de Brighton & Hove Albion, le club qu’a dirigé précédemment Roberto De Zerbi. « J’ai beaucoup discuté au téléphone avec lui. On a la même vision du football. Mes coéquipiers à Brighton ne m’en ont dit que du bien », a souligné celui qui est désormais considéré comme le successeur d’Adrien Rabiot au poste de milieu offensif.

    Pavard au finish

    Avec Matt O’Riley, l’OM a égalisé son record de recrues en un mercato qui était de onze, établi par deux fois en 2022 et en 2024. Mais comme « les records sont faits pour être battus », la direction marseillaise se devait de frapper un grand coup. En quête d’un défenseur afin d’avoir une rotation solide, compte tenu d’un calendrier où les Olympiens vont régulièrement jouer deux fois par semaine, le club phocéen a trouvé un accord avec l’Inter Milan pour recruter Benjamin Pavard (29 ans). Au terme d’une transaction homologuée dans la demi-heure précédant la limite horaire, le champion du monde 2018 fait l’objet d’un prêt jusqu’en juin 2026 à hauteur de 2,5 millions d’euros avec une option d’achat de 15M d’euros non obligatoire. Une aubaine pour l’OM qui, par ailleurs, s’est débarrassé de Derek Cornelius (prêté avec une option d’achat aux Glasgow Rangers) et de Bamo Meité (prêté avec une OA à Lorient) au même moment. Y a plus qu’à.

    « J’ai beaucoup discuté avec De Zerbi. On a la même vision du football »

  • Adrien Rabiot fait définitivement ses adieux à l’OM

    Adrien Rabiot fait définitivement ses adieux à l’OM

    L’histoire entre Adrien Rabiot et l’Olympique de Marseille est désormais du passé. L’international français âgé de 30 ans s’est engagé pour quatre saisons avec le Milan AC, en ce dernier jour du mercato d’été. Un accord de principe entre l’ancien parisien et le club italien avait été trouvé la veille, quelques heures après la défaite des Marseillais à Lyon. Il a passé sa visite médicale lundi, depuis Clairefontaine, où il a rejoint les Bleus avant d’affronter l’Ukraine, vendredi, et l’Islande, mardi prochain, en vue des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Le départ de Rabiot, provoqué suite à son altercation avec Jonathan Rowe dans les vestiaires rennais lors de la 1ère journée de championnat, est assurément un coup dur pour l’OM, qui perd en crédibilité.

    Au-delà de perdre sportivement l’un de ses cadres qui a largement contribué à la qualification en Ligue des Champions, la pilule a également du mal à passer économiquement : la direction olympienne a été contrainte de le brader afin de ne pas le garder dans ses rangs et ainsi prendre le risque de le laisser partir libre à la fin de la saison. Son contrat dans la cité phocéenne se terminant en juin 2026, l’OM avait donc fixé son prix d’achat à 15 millions d’euros, mais a finalement cédé sur une offre des Rossoneri à 10 millions d’euros. Tout en sachant que Rabiot, qui avait consenti « de gros efforts salariaux » à son arrivée en Provence, va percevoir 30% de l’indemnité de transfert en contrepartie. Le club phocéen encaissera donc un chèque de 7 millions d’euros seulement dans la transaction avec le Milan AC, pour un joueur qui possède une valeur marchande quatre fois supérieure.

    Pourtant, le clan Rabiot recherchait en priorité un club qui dispute la Ligue des Champions. Il a finalement changé de position compte tenu du peu d’offres formulées. En rejoignant le club lombard, il devrait rapidement fêter ses retrouvailles avec un certain Jonathan Rowe, puisque l’Anglais a récemment signé à Bologne, pour cinq ans, contre 19,5 millions d’euros et que les deux clubs en question s’affronteront lors de la 3e journée de Serie A, le 14 septembre.