Tag: Marseille

  • Benjamin Pavard est comme un poisson dans l’eau à Marseille

    Benjamin Pavard est comme un poisson dans l’eau à Marseille

    Rayonnant. C’est ainsi que Benjamin Pavard est apparu lors de sa première conférence de presse à La Commanderie, jeudi.

    Interrogé sur ses premières impressions, 24 heures après son arrivée à Marseille, le champion du Monde 2018 a été clair. « Cela faisait neuf ans que j’avais quitté la France et elle m’a beaucoup manqué, car j’en suis parti très jeune ». Alors, quand il a su que l’OM s’intéressait à lui, il n’a pas hésité.

    « Le projet m’a plu. De plus, ma femme est marseillaise et c’est un honneur pour moi de porter le maillot de l’OM », a-t-il poursuivi. Ses entretiens avec Medhi Benatia ont eu lieu sur la durée. « Cela s’est débloqué le dernier jour, mais je savais que cela allait se faire, car j’ai tout de suite été séduit par le projet sportif », reconnaît-il.

    Avant de débarquer à La Commanderie, il y a eu la case Clairefontaine, avec les deux matches des Bleus pour la qualification au Mondial 2026. Il a pu ainsi échanger avec Adrien Rabiot qui, malgré ses déboires, « ne m’a dit que du bien de son passage à Marseille ».

    Polyvalence

    Même s’il est arrivé sur le tard, à savoir mercredi, et n’aura que 48 heures d’entraînement collectif avec sa nouvelle équipe, Benjamin Pavard n’est pas inquiet quant à son intégration. « Physiquement, je me sens prêt. J’attends les choix du coach ».

    La suspension de C.J. Egan-Riley et le retour tardif d’Argentine de Leo Balerdi devraient lui permettre d’être titulaire face à Lorient. à Roberto De Zerbi de choisir s’il le fera débuter dans l’axe ou latéral droit de la défense olympienne. « Je suis polyvalent et j’ai même longtemps joué milieu défensif avec Lille », précise-t-il.

    Son retour en France, à Marseille, « dans un club très professionnel où je sens que je vais prendre beaucoup de plaisir », lui rappelle sa découverte du football allemand, à Stuttgart. Le club souabe venait de descendre en 2.Bundesliga et il a été un des acteurs majeurs de sa remontée en élite, avant de partir gagner des trophées avec le Bayern, puis l’Inter.

    Si l’OM n’est pas passé par la case Ligue 2, il est comme Stuttgart, un géant qui cherche à retrouver sa place dans la hiérarchie de son championnat. L’arrivée de Roberto De Zerbi a été la première pierre d’un édifice dont il compte bien être une poutre maîtresse.

    « Je reviens en France pour prouver ma vraie valeur, dans un club où quelque chose de fort est en train de se préparer. Dans un effectif où il y a tout pour réussir de belles choses », confesse-t-il. Benjamin Pavard qui a aussi trouvé en Roberto De Zerbi un entraîneur « dont le style me correspond. Il se donne à fond et cherche avant tout le bien de ses joueurs ». Quant à savoir si les deux caractères peuvent cohabiter, il souligne : « vous n’avez jamais vu Simone Inzaghi à l’Inter ! Au début, je pensais que certains coaches étaient fous, mais en réalité, ce sont des passionnés qui veulent tout donner pour leurs joueurs. C’est peut-être surprenant en France, mais moi, j’adore ça ».

  • Marseille, menaces racistes contre une élue au Conseil départemental

    Marseille, menaces racistes contre une élue au Conseil départemental

    Mort aux Arabes” tagué sur ma porte ce [jeudi] matin, à l’intérieur même du conseil départemental 13 », décrit la conseillère départementale (PCF) Audrey Garino. « Une menace de mort, une de plus. Au-delà de l’attaque personnelle, c’est toute notre ville qui est visée par le racisme et la haine, par les amalgames et ces idées immondes », s’insurge l’élue, également adjointe au maire de Marseille, déléguée à la solidarité. Très choquée et « très inquiète du climat politique actuel », elle devrait porter plainte dans la journée. « Il faut que ça s’arrête ! ».

    De son côté, « c’est avec une profonde indignation que j’ai appris la diffusion de message à caractère raciste, inscrit dans les étages de l’hôtel du Département, stipule Martine Vassal, la présidente (DVD) du Département. Je condamne fermement ces actes. Le racisme n’a pas sa place dans nos murs et nulle part ailleurs », déclare-t-elle. « Je déposerai plainte au nom du Département des Bouches-du-Rhône » et d’assurer les « agents » de sa pleine mobilisation…

    Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille avait essuyé un affront similaire pas plus tard que ce week-end via un message sur les réseaux sociaux illustré d’un pendu, alors qu’il partageait un repas lors du Kouss Kouss festival.

    Celui-ci a vite réagi à cette nouvelle provocation : « Le racisme décomplexé et les menaces de mort arrivent jusqu’à l’intérieur du Département13. Nous n’avons pas peur, nous ne laisserons pas faire. Marseille est unie, fière et plus forte que la haine », lance-t-il dans un message de soutien apporté à son adjointe. « Qu’ils déversent leur haine, nous répondrons par plus de force et de fierté dans nos combats politiques, ajoute la première adjointe écologiste Michèle Rubirola, le racisme ne gagnera jamais ! ».

    « Assez ! », lance l’ancienne sénatrice et élue marseillaise Samia Ghali. « En anonyme sur les réseaux sociaux contre Benoît Payan (…), masqué dans la nuit pour poser une tête de cochon sur une mosquée ou en catimini dans les couloirs d’une collectivité locale, le racisme et la haine des Arabes se répandent. Nous refusons de nous y résigner ! » , assure-t-elle. À l’instar de Jérémy Bacchi, sénateur communiste des Bouches-du-Rhône, Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel a assuré de son « total soutien » l’élue « menacée et insultée au nom de son engagement en faveur de sa ville et de tous les Marseillais et Marseillaises », écrit-il. Le combat continue.

  • Des blocus rapidement réprimés par la police

    Des blocus rapidement réprimés par la police

    Douze blocus étaient annoncés, ce mercredi, dans les Bouches-du-Rhône, dans le cadre du mouvement citoyen « Bloquons tout », né sur les réseaux sociaux. Une opération en partie endiguée par les forces de l’ordre, mobilisées en très grand nombre dans le département et dans le reste du pays, comme l’a souligné très tôt le ministre de l’Intérieur démissionnaire Bruno Retailleau, rappelant que « 80 000 gendarmes et policiers » seraient sur le pont dans la journée.

    À Marseille, en centre-ville, le point de rendez-vous fixé à 6h30 sur la place Castellane s’est très rapidement déporté sur le boulevard Vincent-Delpuech (6e), reliant l’A50 à l’avenue Jules-Cantini, où s’est installé un bref blocus. À 7h15, la police retirait déjà les barricades disposées sur la route, que les manifestants avaient désertée pour rejoindre le boulevard Sakakini (5e), qu’ils bloqueront peu de temps avant que les forces de l’ordre n’interviennent et que la circulation reprenne normalement, aux alentours de 9h. Le même cortège s’est ensuite rendu à l’entrée du tunnel Prado-Carrénage pour tenter de bloquer le rond-point de l’Europe. Un blocus qui sera encore une fois réprimé. En parallèle, les centaines de manifestants rassemblés à la Porte d’Aix dès 6h30, ont également été repoussés et ont ensuite rejoint la passerelle de la Joliette, qu’ils sont parvenus à bloquer un temps, avant d’être de nouveau repoussés par les forces de l’ordre. Les manifestations sauvages, organisées après la manifestation officielle, dans l’après-midi, ont été réprimées par les CRS, qui à plusieurs reprises ont fait usage de gaz lacrymogènes.

    La préfecture se félicite

    « Nous avons mis en place un dispositif très agile, mobile et réactif grâce à plusieurs jours d’anticipation, ce qui permet au mouvement d’être moins virulent que prévu », se félicite la préfecture de police de Marseille en fin de matinée. « Même si nous avons constaté quelques velléités à bloquer des axes routiers importants, tel que l’A 50, l’A 55 et l’A7, les blocus ont échoué grâce à un dispositif adapté », ajoutent les représentants de l’institution. Au total dans les Bouches-du-Rhône, le bilan à 15h était de 9 interpellations, dont 2 à Arles et 7 à Marseille. Les motifs avancés sont : « Violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, rébellion, jet de projectiles, vol, incendie de poubelle et dégradations. »

    À Toulon, le préfet annonçait en fin de matinée qu’aucun réel blocage, à La Valette, au lycée Dumont d’Urville et aux Arcs n’a perduré.

  • Production à l’arrêt à l’usine de chimie Arkema de Saint-Menet

    Production à l’arrêt à l’usine de chimie Arkema de Saint-Menet

    Le jour s’est levé. Du site de l’usine clos, on n’aperçoit que des bâtiments, et une structure métallique complexe éclairée par des néons. Ici, le géant de la chimie Arkema produit du monomère, matière première servant à la fabrication des plastiques de haute qualité. 300 salariés travaillent dans l’usine, dont plus de 130 à la production, en horaires décalés.

    « Qu’est-ce qu’on mange ce midi ? », blague Nico, au volant de sa voiture. Depuis l’installation du piquet de grève à 6h du matin, Rémi Thuaire, délégué syndical CGT Arkema, arrête un instant chaque automobiliste qui pénètre sur le site, et l’incite à « venir boire un café et montrer son mécontentement par la grève ». Il embraye : « Cette journée va au-delà de la lutte syndicale. Il faut un changement politique et sociétal. » Il évoque « des dirigeants politiques complètement déconnectés de la réalité, qui n’écoutent pas la volonté du peuple sortie des urnes ». Il insiste : « Mais surtout, le problème, c’est le partage des richesses. Il faut aller chercher l’argent là où il est, plus chez les travailleurs, c’est fini, on paie déjà assez. »

    « On travaille pour payer »

    Quentin, 26 ans, opérateur chimie acquiesce : « On a un salaire pour payer l’électricité, le manger, la vie de tous les jours, et une fois que tout ça est payé, on survit jusqu’à la fin du mois. Le salaire ici est correct, mais l’État prend trop. On travaille pour payer. » Wilfrid Gautier, 44 ans, ouvrier en production, ajoute : « On n’est pas à plaindre ici, sauf que la part du gâteau pour les travailleurs est très maigre. » Rémi Thuaire rappelle qu’Arkema, 13 sites et environ 7 000 salariés en France, groupe largement bénéficiaire, touche une partie de la manne de 211 milliards d’aide aux entreprises donnés par l’État sans conditions. « Moi citoyen, qui paie des impôts en France, je ne suis pas là pour gaver les actionnaires », proteste-t-il.

  • Les lycées Thiers et Montgrand bloqués mercredi

    Les lycées Thiers et Montgrand bloqués mercredi

    Pas de cours pour les lycéens de Montgrand (6e), mercredi matin, dont les deux entrées ont été bloquées très tôt dans la matinée par des étudiants de l’établissement. Installés sur un tas de poubelles et derrière des barrières de sécurité, les jeunes militants tiennent des pancartes aux revendications multiples. « Stop austérité », « 2 214 enfants à la rue, 1,2 million de logements vacants, logique ?? », « Désolé du dérangement, on défend notre avenir », lit-on çà et là sur les cartons contestataires. Les jeunes n’oublient pas le tout nouveau chef du gouvernement : « Lecornu, trou du coup », assène une affiche qui recouvre la plaque du lycée.

    « On est là pour dénoncer le système Parcoursup, qui détermine avec un algorithme qu’on ne connaît pas notre avenir, pour s’opposer aux nouvelles réformes du Bac pro mais aussi en tant que citoyens, pour défendre notre futur de travailleurs », détaille Malo, étudiante du lycée, au micro de l’insoumission. Autour des élèves, quelques professeurs soutiennent le blocus et tentent de discuter avec les forces de l’ordre.

    Aux alentours de 9h30, l’un des cortèges sauvages du centre-ville a pénétré la rue Montgrand, où était installé le blocus. Poursuivie par quelques CRS, la quarantaine de manifestants s’est jointe aux lycéens pour affronter en chanson le groupe de policiers. « Siamo tutti antifascisti », s’exclament en chœur les militants avant d’enchaîner sur plusieurs autres balades revendicatives. Parmi elles : « Macron nous fait la guerre, et sa police aussi, mais on reste déter, pour bloquer le pays », « Pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers » ou encore « On est jeune, déter, et révolutionnaire ». Le cortège se dissipera progressivement sans que les CRS n’interviennent. Ils resteront cependant proches du blocus.

    « Globalement ils nous ont laissés tranquilles. Il y a beaucoup de camions car ils protègent la préfecture mais sinon ils ne sont pas venus nous embêter », concède une élève du lycée. D’après la préfecture, environ 600 personnes auraient manifesté dans la matinée à Marseille, avant la manifestation unitaire.

  • À la Valentine, les automobilistes sont réceptifs

    À la Valentine, les automobilistes sont réceptifs

    Il est 6h30 du matin ce mercredi. Sur le rond-point du Lieutenant-Colonel Piollet qui mène à l’A50, ils sont une trentaine à ralentir la circulation et à tracter pour faire connaître le mouvement du 10 septembre aux automobilistes. Les profils sont variés : retraités, enseignantes, libraires ou personnes au RSA, tous ont fait le déplacement pour montrer leur ras-le-bol face à la politique actuelle.

    « On se fait traiter n’importe comment par le gouvernement. On travaille comme des acharnés et ils ne veulent même pas nous aider. On est en colère », s’indigne une salariée de la mairie de Marseille. Jean-Marc, photographe, ne mâche pas non plus ses mots contre le gouvernement : « la classe dirigeante est une bourgeoisie boulimique. Plus ils ont d’argent, plus ils en veulent. Et ils continuent à aller chercher l’argent chez les plus pauvres, pendant que les grandes fortunes n’ont jamais fait autant de bénéfices. »

    Un barrage filtrant est plutôt bien accueilli par les automobilistes, dont beaucoup récupèrent le tract et manifestent leur soutien. Certains poids lourds s’arrêtent même pour bloquer la circulation et klaxonner au rythme du chant des militants : « Macron démission ». Un accueil qui s’explique facilement selon l’un des manifestants sur place : « les gens sont super réceptifs. Quand on leur parle de la vie chère, tout le monde se reconnaît ».

    Après quelques heures au rond-point du Lieutenant-Colonel Piollet, le groupe se déplace pour tracter au rond-point d’entrée de l’A50, puis celui devant le centre commercial de la Valentine.

    Une action sans violence tout de même encadrée par la police. Dès le début du barrage, une quinzaine d’agents étaient présents avec casque et bouclier anti-émeute. « Au moins, ils sont bloqués ici et ils ne sont pas dans le centre », plaisante une participante. à partir de 11h30, l’effectif policier diminue, mais ils commencent à menacer de verbaliser les automobilistes qui s’arrêtent trop longtemps pour échanger avec les manifestants. « C’est un moyen pour eux de décourager les gens de faire grève ou de manifester. Un des automobilistes s’est pris une contravention de 640 euros pour entrave à la circulation », se désole l’un des grévistes.

    Vers 12h30, le groupe a décidé, en votant à mains levées, d’aller prêter main-forte au blocus de l’entreprise de vente d’armes Eurolink. Certains sont allés rejoindre les cortèges aux Réformés.

  • La Région réinterroge son soutien à l’insertion

    La Région réinterroge son soutien à l’insertion

    La Région va-t-elle sortir la tronçonneuse pour tailler une fois de plus dans les budgets de l’insertion ? Six mois après avoir approuvé une baisse drastique de 32 % de ses financements aux missions locales, le conseil régional de Provence Alpes-Côte d’Azur vient de lancer, ce lundi, une consultation afin de réaliser, d’ici juillet 2026, une mission d’évaluation de ses politiques d’accompagnement aux jeunes en difficulté d’insertion, dans un contexte « de contraction des finances locales », explique le cahier des charges. En ligne de mire, son soutien aux missions locales, écoles de la deuxième chance et écoles de production. Parmi les objectifs, la Région veut savoir si ces structures pourraient survivre « en cas de retrait partiel ou total de tout ou partie des financeurs publics actuels ».

    « L’exécutif régional avait inscrit ce sujet comme un enjeu de la mandature, proposant l’objectif d’un doublement du nombre de jeunes bénéficiaires d’un accompagnement en cinq ans », rappelle la collectivité. Mais, après avoir taillé dans ses budgets, elle s’appuie sur le dernier rapport annuel de la Cour des comptes dédié à l’emploi des jeunes, qui pointait « un lien de causalité incertain entre l’effort financier et l’amélioration de l’emploi des jeunes » ainsi qu’une « absence de stratégie d’ensemble ».

    Financement « à la prestation réalisée »

    Or, la collectivité finance à hauteur de 11 %, en moyenne, les 28 missions locales de son territoire à travers des subventions globales de fonctionnement. Elle est aussi, à travers un mandat de Services d’intérêt économique général (Sieg), le « dernier financeur » des six écoles de la deuxième chance et de leurs vingt antennes : les crédits régionaux représentent ainsi de 35 à 60 % de leur budget.

    Alors, la Région veut « harmoniser » et mieux cibler son soutien « pour maximiser l’effet de levier du financement régional ». Elle demande ainsi à la mission d’évaluation « de mettre en évidence, le cas échéant, d’éventuels frottements/doublons » entre les dispositifs, de « mettre en lumière la couverture territoriale » face à leur concentration sur Marseille. En particulier, elle réfléchit à faire évoluer le cadre juridique de son soutien aux écoles de la deuxième chance et, après avoir coupé dans les dotations aux missions locales, cherche des « modalités pour “relancer” le partenariat et établir une plus-value renouvelée de la présence régionale dans le pilotage de ce réseau ».

    Le futur modèle est déjà suggéré. « La Région attend, tout particulièrement, une réflexion sur la faisabilité juridique d’un soutien “à la prestation réalisée” », réclame-t-elle au cabinet qui devra réaliser cette évaluation.

    Les reproches de la collectivité sont translucides. « Le coût total d’accompagnement d’un jeune, d’une école à l’autre, et tous financeurs confondus, peut varier du simple au triple », déplore-t-elle. Réclamant d’interroger sur ces écarts les responsables des structures pour expliquer « en quoi ils relèvent d’anomalies ».

    Pas de quoi rassurer les acteurs du secteur, alors que l’union régionale des missions locales craignait, au début de l’année, la disparition de 10 % de leurs emplois, et que même les services de l’État, dans une note confidentielle, regrettaient « un ensemble de marqueurs du désintérêt de la collectivité pour les politiques de l’emploi, malgré le niveau historiquement élevé du chômage dans la région » (notre édition du 25/06).

    « L’ensemble de la stratégie de développement économique de la Région a pour objectif le dynamisme de l’économie locale et ses créations d’emploi, se justifie déjà celle-ci, dans son cahier des charges. Or, il est largement démontré que toute conjoncture favorable a un effet notable sur l’emploi des jeunes. » Tant pis pour ceux qui en sont le plus éloignés.

    « Le coût total d’accompagnement peut varier du simple au triple. »

  • La droite fait sa rentrée sous le sceau du rassemblement

    La droite fait sa rentrée sous le sceau du rassemblement

    Tous unis sous les mêmes couleurs ! C’est le slogan de rentrée de la droite marseillaise, qui se retrouve à six mois des élections municipales, samedi, au Château de Forbin (11e). Une journée initiée par le collectif Une Génération pour Marseille, Marseille-Provence-Unie, le micro parti de Martine Vassal (DVD), et Cap sur l’Avenir, celui de Renaud Muselier (Ren).

    « On arrive à faire maintenant la preuve du rassemblement qu’on appelle de nos vœux depuis 18 mois », apprécie Sandra Blanchard, secrétaire générale du collectif. Une alliance de la droite et du centre, des macronistes aux LR, auto-baptisée « clan des raisonnables ».

    « Tous ses représentants seront là. Et tout le monde a été assez clair, on appelle tous à la candidature de Martine Vassal. Pour l’instant, elle ne s’est pas déclarée, mais si elle le fait, on la soutiendra », ajoute l’avocate de 38 ans.

    Plus de 600 personnes sont inscrites pour cette journée ponctuée de tables rondes, ateliers et séminaires de formations. Les thèmes abordés incluent la répartition des compétences, la réforme de la loi PLM, l’engagement des jeunes, ou la conciliation d’une carrière professionnelle et politique. Un métier et une vie privée aussi…

    Le chirurgien marseillais Frédéric Collard (DVD), pressenti en 2020 pour être le 1er adjoint de Martine Vassal en cas de victoire, désormais candidat déclaré aux municipales, s’est fait excuser. Il sera retenu à un mariage, dans le Var.

    Parmi les intervenants nationaux annoncés, en revanche, figure un certain Louis Sarkozy. En fin de journée, un temps fort plus politique verra Martine Vassal et Renaud Muselier, les deux chefs de file de la droite locale, prendre la parole avant la photo de famille.

    Une ambiance qui tranche avec les turpitudes nationales de ces mêmes partis qui peinent à s’entendre pour diriger le pays. « Ils nous ont déjà fait la loi PLM, qu’ils nous laissent gérer Marseille entre nous. On s’entend tous bien ici, il n’y a pas de raison de se laisser polluer par les affaires parisiennes », balaie Sandra Blanchard.

  • La 34e édition de la Fiesta des Suds, un hymne à l’amour

    La 34e édition de la Fiesta des Suds, un hymne à l’amour

    « On a vécu beaucoup de péripéties cette année avec notre déménagement du Dock des Suds », rappelle d’emblée Nathalie Solia, directrice de la Fiesta des Suds, au dernier étage de la tour La Marseillaise.

    Le point culminant idéal pour observer l’agitation immobilière qui cerne Arenc et les quartiers limitrophes, à deux rues du Dock des Suds. La terre d’adoption pendant plus d’un quart de siècle de Latinissimo, l’association organisatrice de la Fiesta des Suds, qui en a été chassée au printemps dernier par l’établissement public Euroméditerranée pour des projets toujours incertains. Autant de bâtons dans les roues essuyés par l’association Latinissimo et la Fiesta des Suds, dont la 34e édition investit, comme depuis 2018, l’esplanade du J4.

    « Même si le monde de la culture connaît un avenir incertain, nous sommes plus déterminés que jamais à proposer des musiques qui rassemblent », résume celle qui est à la tête de cet événement dont les trois coups sonneront jeudi 9 octobre, lors d’une soirée où Morcheeba occupera la tête d’affiche. Depuis la deuxième partie des années 1990, dans la foulée de Massive Attack, un groupe symbolique du trip-hop, genre électro né en Angleterre et habité par des samples de la musique afro-américaine. « Le premier morceau qu’on m’a envoyé était “Call for love”, issu de l’album Escape the Chaos », situe Frédéric André. Sorti cette année pour célébrer les 30 ans du groupe, un opus qui a donné le la de cette édition. Le programmateur de la Fiesta des Suds justifie : « On veut partager des émotions avec le maximum de gens. Depuis que je suis petit, on entend parler que de crises, mais très peu de discours d’un avenir commun ».

    « Procurer de l’émotion »

    Pour reprendre le titre de Morcheeba, un « appel à l’amour » qui infuse le programme avec des artistes telles que la soulwoman Enchantée Julia, ou la mitrailleuse de tendresse rap et punk, Uzi Freyja, toutes deux programmées le premier soir.

    également à l’affiche du soir inaugural, Dabeull et ses onze musiciens raviveront la flamme funk des années 1970-1980, inspiré notamment par des groupes style Bar Kays ou Imagination, comme il a pu le confier à RFI. Une ribambelle d’artistes ayant pour dénominateur commun de « procurer de l’émotion au public », dixit Frédéric André, qui énumère encore des messagers du « love » du 10 octobre : le rappeur Youssoupha avec son dernier album Amour suprême, le projet électro-rock maroco-tunisien Aïta mon amour. Sans oublier le guitariste Keziah Jones. Que dire encore de la date du 11 octobre, avec « l’amour en barres » prodigué par Kassav’, groupe antillais qui a préfiguré le zouk en 1980. Une nuit décidément placée sous les auspices du déhanchement de bassin, avec les « ambassadeurs » du Shatta – genre aux lignes de basse puissantes dérivé du dancehall – Blaiz Fayah et Bamby.

    Oh oui minot !

    « Nous sommes un festival populaire et exigeant. On n’est pas là pour servir de la soupe aux gens sous prétexte qu’un artiste fait beaucoup d’entrées », souligne Frédéric André. Un credo encore plus perceptible le 12 octobre avec « la Fiesta du dimanche », diurne et « plus familiale ». Un événement gratuit irrigué de concerts comme celui de La Cité des minots, avec la chanteuse slovaque et tzigane Marcela, « accompagnée par 80 enfants des écoles Peyssonnel 1 et Malpassé – Les Oliviers », précise Andy Burle, responsable des actions culturelles au Nomad’ Café. « La Fiesta du dimanche est un après-midi de découvertes, musicales mais pas que, avec une ludothèque, des ateliers en tous genres et une grande battle de hip-hop », complète sa chargée de production, Marion Bergé-Lefranc.

  • Les musiques improvisées en toute liberté à Marseille

    Les musiques improvisées en toute liberté à Marseille

    Le festival Les Émouvantes continue de diffuser les musiques improvisées et attaque sa 13e édition à partir du jeudi 11 septembre, au Conservatoire Pierre Barbizet. Toujours avec le directeur artistique Claude Tchamitchian aux manettes, mais qui s’enrichit d’un alter ego en la personne de Fabrice Martinez.

    Les musiques improvisées, ces musiques de création au croisement du jazz et des traditions populaires, et très codifiées malgré leur appellation, résonneront au Conservatoire Pierre Barbizet trois soirs durant.

    Croisements

    Ses deux chevilles ouvrières invitent à « explorer des créations profondément ancrées dans notre temps, nourries par l’histoire et les multiples cultures qui la traversent », indique le programme, lancé sur les chapeaux de roues par le solo du contrebassiste Claude Tchamitchian, « In Spirit », « suite impressionniste hommage à Jean-François Jenny-Clark », maestro fugace (1944-1998) du plus grave des instruments. La deuxième partie de la soirée permettra d’écouter ICI, création du guitariste Marc Ducret « née du confinement, ancrée dans un paysage de bord de mer et de rivière soumis aux marées », accompagné par le gars sûr des cuivres, Fabrice Martinez, Samuel Blaser au trombone et Christophe Monniot au saxophone.

    Les jours suivants, le public verra un quartet mené par Juliette Meyer et ses « miniatures jazz », La naissance du soleil et de la lune, projet de Jean-Pierre Jullian qui « s’inspire d’un conte tiré de la mythologie aztèque », la création de Robinson Khoury, MŸA, qui « puise dans les chants grégoriens, les rythmes sur peaux et les maqâmat de la musique arabe », ainsi que celle du bassiste Sylvain Daniel, Slydee, « plongée dans la great black music ».