Tag: Marseille

  • Les marionnettes suivent le fil des Bouches-du-Rhône

    Les marionnettes suivent le fil des Bouches-du-Rhône

    Avec les marionnettes portées par les comédiens Abdul Haq Haqjoo et Farhad Yaqubi, ce mercredi sur la scène du Théâtre le Comoedia d’Aubagne, l’histoire de l’Afghanistan s’anime pour l’ouverture de la 12e édition du festival En Ribambelle !.

    Réfugiés de leur pays natal à Marseille en 2021, ils narrent dans Marjan, le dernier lion d’Afghanistan, leur rencontre avec l’ancien gardien du zoo de Kaboul, où se trouvait ce fauve, « offert par l’Allemagne en 1978 », qui « fut témoin des bouleversements successifs de son pays et, aujourd’hui, le symbole du courage du peuple afghan ».

    Des arts mêlés

    Visible aussi le 15 novembre à l’Espace Gérard-Philipe de Port-Saint-Louis-du-Rhône, et le 22 novembre à l’Espace Robert-Hossein, à Grans, ce spectacle illustre le déclic de paysages mentaux offert par la marionnette et l’objet, leitmotiv du programme jusqu’au 29 novembre. Sur de nombreuses scènes du département, 22 propositions où ces arts « se mêleront à la danse, au théâtre, au clown », au premier rang desquelles Magnéééétique Face B, du 18 au 20 octobre au Théâtre Massalia, où une « comédienne-clown » répare les cœurs avec humour et poésie à partir de cassettes audio. Du côté des Salins, à Martigues, A vue mêlera cirque, arts plastiques et théâtre. Un spectacle qui éprouve les rétines et les âmes, en piste les 16 et 17 octobre. En Ribambelle ! ouvrira les imaginaires et même les lieux, se délocalisant du 19 au 21 octobre dans le bassin du J4, à Marseille, pour un ballet sur l’eau, Mizu, porté par une marionnettiste, sa créature de glace et une danseuse.

    P.A.
  • Tout pour saisir les enjeux de l’eau en Méditerranée

    Tout pour saisir les enjeux de l’eau en Méditerranée

    La gestion de l’eau à travers le passé, le présent et le futur sera au cœur de cette 3e édition des Rencontres interacadémiques méditerranéennes, de mercredi à vendredi, entre les murs de la bibliothèque marseillaise de l’Alcazar. Organisé par l’Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille, le colloque réunira 35 conférenciers venus de France, de Tunisie, du Maroc et d’Algérie.

    « Le but est d’avoir une approche pluridisciplinaire, explique Marc Sentis, secrétaire perpétuel de la classe des Sciences de l’Académie. Il y aura des écologues, paléoclimatologues, historiens, urbanistes, architectes, ainsi que des représentants d’institutions issus de divers pays du pourtour méditerranéen. »

    Durant trois jours, les participants tenteront de proposer une vision transversale des enjeux liés à la ressource en eau : de sa symbolique dans les différentes religions aux solutions face au réchauffement climatique, en passant par les questions de solidarité dans sa gestion.

    Un colloque pensé pour être accessible au plus grand nombre. Des classes de seconde avec leurs professeurs, assisteront à plusieurs conférences. « L’objectif de ce colloque est que tout le monde puisse venir, explique Marc Sentis. C’est sans inscription et gratuit pour que les visiteurs de l’Alcazar, venus pour autre chose, puissent suivre les conférences. »

    Les conférences et ateliers seront interactifs, avec un temps d’échange prévu entre les experts et le public.

    Programme complet sur le site academie-sla-marseille.fr

  • Philippe Négrier est parti

    Philippe Négrier est parti

    Nous le savions affaibli depuis ces dernières années mais il portait bien ses 94 printemps. Il y a une semaine, il participait encore à la réunion du mardi de sa cellule au 88, boulevard Chave.

    Une page d’histoire de la vie du quartier du Camas se tourne avec la disparition de Philippe, un humaniste au sens plein du mot, engagé dans tous les combats pour la justice, la fraternité, la solidarité et la paix.

    S’il naquit à Tourcoing en 1931 dans une famille nombreuse à laquelle sa mère, érudite et catholique pratiquante, transmit ses connaissances, c’est à Marseille qu’il s’attacha, lorsque son père ingénieur et héros de guerre y fut muté et plus particulièrement dans le quartier de Mazargues. C’est ici qu’à 15 ans, alors apprenti électricien, il découvrit le poids de l’action collective, lorsque poussé par un enseignant, il organisa la défense d’un camarade sanctionné injustement et menacé d’exclusion et qu’ainsi ils obtinrent l’abandon de la sanction. Il fut rappelé en Algérie en 1956 et servit dans les transmissions. Sa rencontre avec la violence de la colonisation et le désir d’émancipation du peuple algérien forgea sa conscience humaniste qu’il gardera toujours. Il était un militant du Mouvement de la Paix, dont il fut trésorier, parce que pour lui la paix était un combat fondamental.

    Formé au séminaire où son supérieur sut très vite déceler toute sa personnalité, il fut ordonné prêtre, d’abord dans le Panier puis en 1965 de la paroisse Saint-Michel-Camas tout en vivant dans une communauté religieuse à la Plaine. Devenu prêtre-ouvrier, il découvrit la solidarité entre travailleurs, les luttes et l’action syndicale. Ses paroissiens gardent le souvenir d’un homme d’Église ouvert et attentif aux questions du monde, travaillant comme plongeur dans un restaurant Salon Saint-Louis puis comme électricien de bâtiment. Il était actif au sein du mouvement de l’ACO (Action catholique ouvrière). En 1977, Pierre Camoin le convainc d’adhérer au PCF dans le cadre du Programme commun pour continuer son engagement dans le quartier. Très vite, il prend de nombreuses responsabilités comme trésorier, puis chargé de formation et enfin secrétaire de la section des 4-5, en conservant en secret son activité d’électricien. En 1983, il est présenté aux élections municipales, ce qui lui valut un article incendiaire de la part d’un rédacteur en chef d’extrême droite. Mais il sera un infatigable conseiller d’arrondissements, travaillant sur le logement et les écoles avec Renée Aillaud et poursuivra son action politique au conseil général auprès de Paul Biaggini puis de Joël Dutto, où il fut particulièrement sensible aux personnes en situation de handicap dans les quartiers Nord de Marseille. En 2020, il continuait le combat en s’engageant dans la campagne du Printemps marseillais. Parmi ses engagements syndicaux, notamment au sein de la CGT, il soutint une grève des vendeuses de chez André sur la Canebière en 1968 et défendit un salarié de la Banque de France, licencié parce que séropositif. Il fut aussi trésorier de Loisir Solidarité Retraite et organisé dans ce cadre des visites culturelles dans le Panier.

    Combien ceux qui l’ont côtoyé savent la belle personne qu’il était, emplie de culture et de sagesse. Ses prises de paroles nous poussaient à avancer sans se bloquer, à travailler tranquillement pour porter une vision d’avenir.

    Il nous invite à enrichir notre réflexion, à faire vivre l’intelligence collective, à sortir des anathèmes, à rassembler les communistes et à mieux comprendre la société en insistant : « Nous sommes en recherche. » Un grand merci, Philippe, pour tout ce que tu nous as apporté.

    Un rendez-vous est donné mardi 14 octobre à 11h à l’église Saint-Michel pour lui rendre un dernier hommage.

  • La Corniche en fête pour Algernon

    La Corniche en fête pour Algernon

    Du Pharo au David, les participants à la course Algernon ont vécu un dimanche exceptionnel.

    Dès 10h12, le peloton s’est élancé de la colline dominant le Vieux-Port. Qu’ils soient engagés sur la course des 5 km, des 10 km ou sur l’épreuve de marche, tous n’avaient qu’un but : « Partager un moment de convivialité ensemble, faire se rencontrer des générations et des personnes qui n’ont pas vocation à cela. Montrer que l’inclusion peut être une fête », résume Arnaud Chikli.

    Le directeur de courses et les organisateurs étaient satisfaits de voir ce flot multicolore descendre la Corniche, direction le David. Avec pour certains une boucle autour du Parc Borély

    « Simplement magnifique »

    Parmi eux, Lalie. La Martégale était inscrite sur la course des 5 kilomètres et termine 3e de sa catégorie. Sa sœur Noémie était à ses côtés. L’aînée s’est envolée, avant de franchir la ligne, à quelques minutes de celle qui a gagné chez les féminines. « Je me suis accrochée et je suis allée au bout de moi-même, parce que je voulais défendre ce podium », a-t-elle soufflé, une fois la ligne franchie. Sous les hourras de Gaëlle, sa marraine, avec qui elle participe habituellement à la Ronde Martégale.

    Au-delà de l’effort physique, c’est avant tout le partage qui
    demeure le maître-mot d’Algernon. Ils étaient 700, lors de la première édition qui s’était élancée de Luminy. Dimanche, ce sont 7 600 participants qui ont répondu à l’invitation de l’association Algernon. « Par certains aspects, elle ressemble un peu à Marseille-Cassis ! Et au moins, à l’arrivée, c’est possible de se baigner », plaisante une des figures du rendez-vous, qui n’a manqué aucune édition.

    De son côté, Clara s’est élancée du Pharo pour la quatrième fois. « Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens. Ce que j’ai vécu, c’est tout simplement magnifique. » La jeune femme, paraplégique depuis un accident, a couru avec une équipe qui l’accompagne dans ses défis depuis 2020. « Aujourd’hui, nous étions cinquante à ses côtés. Il y avait des pompiers, des soignants des hôpitaux de Hyères et la Timone qui sont toujours prêts à mouiller le maillot pour Clara », souligne la mère de l’athlète.

    Pour ce qui est des performances scratch, Jérémy Villard et Juliette Tarakanov, de l’équipe AMU Aix-Marseille, ont gagné la course des 5 kilomètres, avec un chrono de 16’55’’ et 20’56’’. L’équipe des universitaires d’Aix-Marseille s’est également distinguée sur les 10 km, avec la victoire pour Quentin Berga (32’44’’). Alors qu’Aurore Bender est la première femme (44’01’’).

    Palmarès sur www.kms.fr

  • Licenciés d’ID Logistics, ils contre-attaquent au tribunal

    « On n’a pas lâché la lutte. On était dans la défense, on passe à l’attaque, ce mercredi 15 octobre », explique Alex Regnault, porte-parole des ex-salariés de l’entrepôt marseillais. « Tout ce temps a été mis à profit avec notre avocate, Mathilde Lanté, pour consolider les dossiers que nous irons déposer devant le conseil des prud’hommes. »

    En octobre 2024, ID Logistics, lâché par son quasi unique client Amazon, fermait les portes du hangar investi deux ans plus tôt à Saint-Antoine, dans le 15e arrondissement. Usant d’une clause de mobilité scélérate, l’employeur mettait brutalement un terme aux contrats précaires de ses salariés. En dépit d’une grève de plus d’un mois pour défendre leurs emplois, tous ceux qui ont refusé la mutation sur le site de Bollène, dans le Vaucluse, à plus de 130 km, ont été licenciés pour « faute grave ».

    Durant deux années, les salariés se sont succédé sur le site des quartiers nord pour décharger des camions, à bout de bras ou au transpalette, scanner des colis qui pouvaient dépasser les 55 kg, les trier ou les étiqueter. Le tout en étant chronométrés et dans un entrepôt au toit fuyant, sans chauffage ni climatisation, sans toilettes ni accès à l’eau. « Les plannings étaient communiqués à la dernière minute, des collègues se faisaient appeler en pleine nuit pour aller travailler, de 3h à 11h. En hiver, on avait tous les mains gelées, on crachait noir tellement c’était poussiéreux et pas ventilé. lors d’une coupure d’électricité, une équipe a travaillé à la lueur des phares des camions », témoigne Alex. Des conditions de travail indécentes qui amenaient à un turn-over et au recours à des contrats intérimaires très importants. « Sur 80 employés, on pouvait avoir 50 intérimaires. »

    Les maillons de la chaîne logistique se fendent

    « Mais on avait besoin d’un travail », justifie l’ancien salarié, pour ceux qui, comme lui, ont tenu le coup pendant deux ans. « Nous sommes majoritairement des mères et pères de familles nombreuses, certains avec des maladies chroniques, d’autres qui habitaient loin de l’entrepôt ont même déménagé pour s’en rapprocher et fait changer d’école leurs enfants en cours d’année », précise le jeune homme, devenu porte-parole du collectif contre ID Logistics et Amazon.

    Quand la direction leur impose le choix entre accepter une mutation à Bollène ou démissionner, c’est le coup de massue. « Il faut compter plus de 270 km aller-retour quotidiennement, le tout payé au Smic, alors que le coût du déplacement, pour nous, aurait été de plus de 900 euros par mois ! », précise Alex. Les salariés entament une grève pour négocier. Tentative vaine en dépit des actions et conférences menées et des nombreux soutiens qu’ils trouvent avec l’UD CGT, comme auprès du syndicat créé par Hervé Street, ancien patron marseillais d’une société de transports, devenu un symbole de la lutte contre la précarisation dans la sous-traitance en s’attaquant à FedEx, et de parlementaires de gauche.

    Mais ils ont appris à se battre et « même si on a été virés, on ne lâche pas sur la dignité. On n’acceptera jamais la faute grave, c’est un truc qui vous colle à la peau toute une carrière et c’était totalement déloyal », explique le collectif, qui a décidé de saisir la justice. Aujourd’hui, « pratiquement tous au chômage et dans des situations très précaires, on cherche une sorte de justice qui reconnaisse le traitement abusif de ce système déjà bien rodé des plateformes de logistique, qui broie les salariés et use d’aides d’état », indiquent les ex-salariés d’ID Logistics. « Et qui pourrait faire jurisprudence pour tous les autres dans notre cas. »

    Car, « quand on a commencé la grève, on s’est rendu compte que ces problématiques étaient très répandues dans la majorité des entrepôts ». Leur pétition lancée sur change.org intitulée « Non aux licenciements déguisés ! Solidarité avec les ID Logistics Amazon Marseille ! » pourrait faire boule de neige. Rendez-vous est donné à 13h30 le mercredi 15 octobre devant le tribunal de la rue Rigord, une tribune à signer à l’appui.

  • Licenciés d’ID Logistics, ils contre-attaquent au tribunal

    Licenciés d’ID Logistics, ils contre-attaquent au tribunal

    « On n’a pas lâché la lutte. On était dans la défense, on passe à l’attaque, ce mercredi 15 octobre », explique Alex Regnault, porte-parole des ex-salariés de l’entrepôt marseillais. « Tout ce temps a été mis à profit avec notre avocate, Mathilde Lanté, pour consolider les dossiers que nous irons déposer devant le conseil des prud’hommes. »

    En octobre 2024, ID Logistics, lâché par son quasi unique client Amazon, fermait les portes du hangar investi deux ans plus tôt à Saint-Antoine, dans le 15e arrondissement. Usant d’une clause de mobilité scélérate, l’employeur mettait brutalement un terme aux contrats précaires de ses salariés. En dépit d’une grève de plus d’un mois pour défendre leurs emplois, tous ceux qui ont refusé la mutation sur le site de Bollène, dans le Vaucluse, à plus de 130 km, ont été licenciés pour « faute grave ».

    Durant deux années, les salariés se sont succédé sur le site des quartiers nord pour décharger des camions, à bout de bras ou au transpalette, scanner des colis qui pouvaient dépasser les 55 kg, les trier ou les étiqueter. Le tout en étant chronométrés et dans un entrepôt au toit fuyant, sans chauffage ni climatisation, sans toilettes ni accès à l’eau. « Les plannings étaient communiqués à la dernière minute, des collègues se faisaient appeler en pleine nuit pour aller travailler, de 3h à 11h. En hiver, on avait tous les mains gelées, on crachait noir tellement c’était poussiéreux et pas ventilé. lors d’une coupure d’électricité, une équipe a travaillé à la lueur des phares des camions », témoigne Alex. Des conditions de travail indécentes qui amenaient à un turn-over et au recours à des contrats intérimaires très importants. « Sur 80 employés, on pouvait avoir 50 intérimaires. »

    Les maillons de la chaîne logistique se fendent

    « Mais on avait besoin d’un travail », justifie l’ancien salarié, pour ceux qui, comme lui, ont tenu le coup pendant deux ans. « Nous sommes majoritairement des mères et pères de familles nombreuses, certains avec des maladies chroniques, d’autres qui habitaient loin de l’entrepôt ont même déménagé pour s’en rapprocher et fait changer d’école leurs enfants en cours d’année », précise le jeune homme, devenu porte-parole du collectif contre ID Logistics et Amazon.

    Quand la direction leur impose le choix entre accepter une mutation à Bollène ou démissionner, c’est le coup de massue. « Il faut compter plus de 270 km aller-retour quotidiennement, le tout payé au Smic, alors que le coût du déplacement, pour nous, aurait été de plus de 900 euros par mois ! », précise Alex. Les salariés entament une grève pour négocier. Tentative vaine en dépit des actions et conférences menées et des nombreux soutiens qu’ils trouvent avec l’UD CGT, comme auprès du syndicat créé par Hervé Street, ancien patron marseillais d’une société de transports, devenu un symbole de la lutte contre la précarisation dans la sous-traitance en s’attaquant à FedEx, et de parlementaires de gauche.

    Mais ils ont appris à se battre et « même si on a été virés, on ne lâche pas sur la dignité. On n’acceptera jamais la faute grave, c’est un truc qui vous colle à la peau toute une carrière et c’était totalement déloyal », explique le collectif, qui a décidé de saisir la justice. Aujourd’hui, « pratiquement tous au chômage et dans des situations très précaires, on cherche une sorte de justice qui reconnaisse le traitement abusif de ce système déjà bien rodé des plateformes de logistique, qui broie les salariés et use d’aides d’état », indiquent les ex-salariés d’ID Logistics. « Et qui pourrait faire jurisprudence pour tous les autres dans notre cas. »

    Car, « quand on a commencé la grève, on s’est rendu compte que ces problématiques étaient très répandues dans la majorité des entrepôts ». Leur pétition lancée sur change.org intitulée « Non aux licenciements déguisés ! Solidarité avec les ID Logistics Amazon Marseille ! » pourrait faire boule de neige. Rendez-vous est donné à 13h30 le mercredi 15 octobre devant le tribunal de la rue Rigord, une tribune à signer à l’appui.

  • Le CNM se prépare à défier Hanovre

    Le CNM se prépare à défier Hanovre

    À trois jours d’un premier match de Ligue des Champions, il est difficile de penser à autre chose. Même quand un derby provençal face au Pays d’Aix Natation se trouve sur le chemin.

    Bien qu’ils soient repartis avec la victoire (21-9), samedi soir au bassin Pierre-Garsau, les poloïstes du Cercle des nageurs de Marseille ont pris leur temps avant d’allumer le moteur et laisser la machine marseillaise prendre vie. « On a beaucoup travaillé ces derniers temps. Je pense que l’état d’esprit y était, mais le corps n’a pas suivi. On aurait dit que c’était mou. Avec tout le respect que j’ai pour Aix, on a quand même le match de Ligue des Champions en tête », reconnaît Ugo Crousillat.

    L’international français, passé par le club aixois lors de la saison 2017-2018, retient quand même des points positifs dans ce derby provençal. « Même si on a mal commencé en défense, on a réussi à se mettre dans le bain. On encaisse que neuf buts finalement. C’est encourageant », ajoute l’ancien lauréat du Graal européen avec l’écurie hongroise de Szolnok, en 2017.

    Lui et ses coéquipiers se tournent désormais vers leur prochaine rencontre : la réception de Hanovre, mardi (20h30). Le récent champion d’Allemagne reste sur une victoire de choix (14-10), samedi, en finale de la Supercoupe d’Allemagne face à son rival de Spandau 04.

  • Les socialistes veulent faire de Marseille un exemple national

    Les socialistes veulent faire de Marseille un exemple national

    Comment répondre à la crise provoquée par Emmanuel Macron ? « Avec l’union évidemment et dans les Bouches-du-Rhône, on sait faire ! » À la Fête de la Rose, ce samedi 11 octobre, le premier secrétaire de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, Yannick Ohanessian, annonce la couleur, du rose à l’arc-en-ciel. Il ne s’agit pas là d’une réunion de militants, mais d’un « rendez-vous avec l’histoire ». Où le contexte national s’entrechoque avec les enjeux des municipales. Et d’ériger Marseille en exemple, un « terrain d’union, témoin d’une gauche rassemblée et responsable » qui « redonne de la dignité » quand, à droite, la candidate Martine Vassal (DVD) lorgne sur l’extrême. « Elle veut se servir de Marseille, pas servir Marseille », balance Yannick Ohanessian, pour qui elle représente « toujours la même droite rigide et rance ».

    Dans la salle des Tables de la Friche, on retrouve presque toutes les composantes de la gauche, du sénateur PCF Jérémy Bacchi à l’écologiste Didier Jau, en passant par l’Après 13 avec Katia Yacoubi, des syndicalistes aussi.

    « Revenir à ce que

    nous sommes »

    Les maires PS d’Avignon, Cécile Helle, et de Vitrolles, Loïc Gachon, celle des 1-7 à Marseille, Sophie Camard (GRS), rappellent, lors d’une table ronde, combien ils sont en prise directe avec les citoyens. Loin de « l’ego trip de la présidentielle », commente cette dernière.

    Kamel Guemari, pilier de l’Après M, McDo devenu resto solidaire à Sainte-Marthe (14e), insiste : « il ne faut pas reproduire ce que l’on a déjà subi, les échéances sont courtes. »

    Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, lui, martèle : « Faites de Marseille un exemple national, nous devons gagner les municipales avec la gauche rassemblée », avant de laisser la place à celui qui l’incarne : le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG). « Il est temps de revenir à la genèse de qui nous sommes », s’enflamme l’élu, rappelant l’histoire du congé maternité, de l’abolition du travail des enfants ou de la réduction du temps de travail, des « conquêtes sociales », dont les « mêmes toujours nous disaient que ça allait être une catastrophe ». Il n’oublie pas de tirer sur LFI, affirmant sa « honte » quand il entend « certains députés pointer du doigt les communistes, oubliant que le parti des fusillés s’est levé avec les socialistes, les gaullistes, pour défendre nos libertés ». Vient le tour de la droite, avec sa honte « pour ceux qui oublient leur passé qui, se réclamant de l’héritage du général de Gaulle, sombrent et rampent devant les héritiers de Vichy ». Avant d’asséner, solennel : « nous n’avons pas été élus pour faire des compromissions mais pour changer la vie des gens. »

  • Soleil, bord de mer et daube au menu à l’Escale Borély

    Soleil, bord de mer et daube au menu à l’Escale Borély

    Ils sont plusieurs restaurateurs à s’être regroupés, samedi 11 octobre à l’escale Borély, à l’occasion du grand banquet proposé dans le cadre de la deuxième édition du festival Mars à table, organisé par la Ville et l’office de tourisme.

    Alors que les tables sont installées, que le DJ assure l’ambiance musicale suivi de près par une fanfare et que les enfants s’affairent autour de la pêche aux canards, du stand de maquillage et du terrain de pétanque, les organisateurs eux se pressent, parasols à la main, pour que les participants déjà nombreux à midi, ne crament pas sous un soleil au zénith.

    Le cadre est idéal et la météo l’est encore plus pour déguster la traditionnelle daube de bœuf ou de poulpe, plus méditerranéenne, réalisée par l’Équinoxe, le Sport Beach, le Greenwich et les Mouettes. Des institutions. « C’est un vrai bonheur d’être ici, il fait un temps magnifique, le soleil brille et on vient profiter d’une délicieuse daube qui nous est proposée par Monsieur le maire. C’est chaleureux, tout est parfait », sourit Odile 76 ans, attablée avec son amie Annie.

    Un événement fédérateur

    Un événement festif, convivial et familial qui met à l’honneur les spécialités locales. Que demander de plus ? « C’est la curiosité qui nous a attirés ici et, en tant que Marseillaises, on est sensible à ce qui se passe dans notre ville », poursuit Annie. Sans oublier que les grandes tables de repas font partie d’une coutume méditerranéenne vieille comme le monde, qui veut que l’on se rassemble sur de grandes tablées et que l’on partage un repas, tous ensemble. Peu importe qui on est et d’où l’on vient.

    « C’est la convivialité, on partage la table et ça fait toujours plaisir », note la septuagénaire. Mathieu, 42 ans, venu avec sa compagne et sa fille de 3 ans, est ravi de cette initiative : « Le repas proposé et la thématique nous ont vraiment donné envie, car ce n’est pas un plat qu’on a l’habitude de manger. »

    Le lieu occupe aussi une place de choix dans l’envie pour la famille de découvrir Mars à table. « Il faut garder ce lieu, on est vraiment bien ici. C’est bien que des choses s’y passent et qu’on ne fasse pas tout sur le Vieux-Port. Les grandes tablées sont un véritable atout pour l’événement. C’est souvent un truc d’anciens de se mettre les uns à côté des autres alors que là, il y a beaucoup de jeunes et de familles », s’enthousiasme Audrey.

  • Le petit « rocher » De Reviers, jeune pierre précieuse à polir

    Le petit « rocher » De Reviers, jeune pierre précieuse à polir

    D’un naturel discret, presque timide, Audoin De Reviers (19 ans) est un travailleur de l’ombre. Fidèle à son caractère, il agit dans l’eau sans faire d’esclandre.

    Surnommé « rocher » par ses coéquipiers, en raison de son côté « costaud avec un petit manque de mobilité » comme le narre son modèle Mickaël Bodegas, cet enfant du Cercle des nageurs de Marseille s’est fait une place au sein de l’équipe professionnelle dès ses 17 ans. « Je me sens vraiment très bien, j’ai été bien intégré au groupe. Même si c’est dur physiquement, et parfois mentalement, parce que c’est quand même un autre niveau que les jeunes, je vis vraiment une belle expérience. Il y a beaucoup de choses à apprendre que j’essaie d’assimiler au maximum », raconte l’étudiant à l’école d’ingénieurs de Polytech Marseille. Il doit quotidiennement jongler entre ses heures de cours et ses séances d’entraînement. Un véritable numéro d’équilibriste. « Le matin, je vais dans l’eau, après je vais en cours de 13h30 à 17h30, puis je suis de nouveau dans l’eau entre 18h et 21h. Les journées sont longues, mais j’arrive quand même à bien dormir », s’amuse Audoin, encore indécis sur son avenir. « Pour l’instant, je n’ai pas encore fait mon choix », révèle-t-il.

    Prêt pour un long voyage ?

    « On espère qu’il va progresser et qu’il va s’accrocher à fond à ce projet, mais on veut ce qu’il y a de mieux pour lui », insiste l’entraîneur du CNM Milos Scepanovic, conscient du choix cornélien qui s’offrira bientôt au jeune Marseillais : la poursuite de ses études pour assurer ses arrières ou le sacrifice pour se consacrer à une carrière professionnelle dans le water-polo ? « Est-ce qu’il est prêt pour partir dans ce long voyage ? », s’interroge l’ancien gardien international du Monténégro, persuadé que « sa combativité, son esprit, sa solidité dans l’eau et dans les duels » sont des qualités pour faire de lui un grand poloïste. Avant d’aspirer à devenir le prochain Thomas Vernoux, le petit De Reviers doit gagner en expérience. « Mon objectif est d’avoir plus de temps de jeu et planter plus de buts que l’année passée », souligne celui qui n’a pas été retenu pour le derby provençal, samedi (18h), face au Pays d’Aix. Une petite frustration pour Audoin, déterminé à l’idée de prouver sa valeur.