Tag: Marseille

  • Un refus d’aires d’accueil qui se chiffre à 300 000 euros

    Un refus d’aires d’accueil qui se chiffre à 300 000 euros

    Pour stationner, les gens du voyage ne disposent que de l’aire de Saint-Menet dans le 11e arrondissement, d’une capacité d’accueil de 24 places familiales. Le schéma départemental des aires d’accueil et des gens du voyage impose qu’une deuxième aire et une aire de grands passages soient aménagées à Marseille.

    En 2019, l’association La Vie du Voyage, défendue par Maître Benoit Candon avait saisi la justice pour ce manquement au règlement. Le tribunal avait alors « enjoint à la métropole Aix-Marseille-Provence de mettre à disposition des gens du voyage, dans un délai de deux ans, les deux aires prévues sur les territoires de Marseille et de Gémenos, ainsi que l’aire de grand passage prévue sur le territoire de Marseille par le schéma départemental d’accueil des gens du voyage publié le 10 janvier 2012 ». Faute de réalisation, les deux parties se retrouvaient devant le tribunal en décembre 2024 pour exiger l’exécution du précédent arrêt.

    La métropole, dans son mémoire de défense, expliquait notamment son retard par la pandémie du Covid-19 et la restructuration de la collectivité. Elle affirmait toutefois qu’un terrain avait été trouvé pour l’aire d’accueil. Or, incapable de justifier ses démarches, elle s’est vue condamnée sous astreinte de 500 euros par jour de retard. Retour au tribunal ce mardi 14 octobre, pour statuer sur la liquidation éventuelle de l’astreinte. Elle devra verser, d’une part, à l’association La vie du voyage une somme de 29 500 euros et, d’autre part, à l’État, une somme de 265 500 euros. La décision a été mise en délibéré au 4 novembre.

  • Un refus d’aires d’accueil qui se chiffre à 300 000 euros

    Pour stationner, les gens du voyage ne disposent que de l’aire de Saint-Menet dans le 11e arrondissement, d’une capacité d’accueil de 24 places familiales. Le schéma départemental des aires d’accueil et des gens du voyage impose qu’une deuxième aire et une aire de grands passages soient aménagées à Marseille.

    En 2019, l’association La Vie du Voyage, défendue par Maître Benoit Candon avait saisi la justice pour ce manquement au règlement. Le tribunal avait alors « enjoint à la métropole Aix-Marseille-Provence de mettre à disposition des gens du voyage, dans un délai de deux ans, les deux aires prévues sur les territoires de Marseille et de Gémenos, ainsi que l’aire de grand passage prévue sur le territoire de Marseille par le schéma départemental d’accueil des gens du voyage publié le 10 janvier 2012 ». Faute de réalisation, les deux parties se retrouvaient devant le tribunal en décembre 2024 pour exiger l’exécution du précédent arrêt.

    La métropole, dans son mémoire de défense, expliquait notamment son retard par la pandémie du Covid-19 et la restructuration de la collectivité. Elle affirmait toutefois qu’un terrain avait été trouvé pour l’aire d’accueil. Or, incapable de justifier ses démarches, elle s’est vue condamnée sous astreinte de 500 euros par jour de retard. Retour au tribunal ce mardi 14 octobre, pour statuer sur la liquidation éventuelle de l’astreinte. Elle devra verser, d’une part, à l’association La vie du voyage une somme de 29 500 euros et, d’autre part, à l’État, une somme de 265 500 euros. La décision a été mise en délibéré au 4 novembre.

  • Les écologistes votent Printemps marseillais

    Les écologistes votent Printemps marseillais

    Après les communistes, les Écologistes se sont mis en ordre de marche. Appelés à se prononcer sur une orientation stratégique en vue des municipales à Marseille, les militants du parti ont acté un processus de rassemblement avec Printemps marseillais dès le 1er tour. La piste d’une union avec les insoumis dont est partisan Sébastien Barles, adjoint à la transition écologique parti dans une aventure solo, et celle d’une candidature autonome, ont été écartées. Près de 90% des adhérents se sont prononcés pour la première option.

    Les discussions seront portées par Hassen Hammou. C’est lui qui a été désigné avec 55% des suffrages pour être le chef de file des Écologistes. L’ancien porte-parole régional « souhaite s’inscrire pleinement dans la continuité de la dynamique initiée par le Printemps marseillais et dans le bilan porté par les Écologistes au sein de la majorité et en premier par celui Michèle Rubirola ».

    Lui qui est entré cette année au bureau politique exécutif du parti, a été préféré à Christine Juste et Mirabelle Lamoureux. Celle-ci a salué « une très belle victoire collective », félicitant Hassen Hammou pour sa victoire et Christine Juste pour sa campagne.

    Quel que soit le chef de file, sa marge de manœuvre était assez réduite. Avec un bureau régional sous tutelle depuis des mois, le national avait pris la main et déjà pointé une liste de vingt noms destinés à intégrer la liste des conseillers municipaux pour la mairie centrale.

    « C’est un vote clair qui vient clore une longue et exigeante séquence démocratique », apprécie Didier Jau, le maire (EELV) des 4-5. « C’est une très bonne nouvelle pour le rassemblement de la gauche, des écologistes et des citoyens », se félicite-t-on du côté du Printemps marseillais.

  • Quand la grande course fait quelques retouches

    Quand la grande course fait quelques retouches

    Les superlatifs ne manquent pas pour décrire la grandeur du Marseille-Cassis. Ce semi-marathon, imaginé par André Giraud en 1979, ancien président de la SCO Sainte-Marguerite et de la Fédération française d’athlétisme, est devenu au fil des éditions un événement incontournable de notre territoire. « On est passé d’une course de quartier à une compétition internationale avec 76 pays représentés », note Thierry Santelli, vice-président (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, partenaire principal de l’événement. « Je dirais même que c’est la plus belle course au monde », surenchérit Danielle Milon, maire (DVD) de Cassis. Mais Marseille-Cassis représente plus qu’un simple événement sportif. Il se veut social, avec la deuxième édition du Marseille-Cassis des quartiers, qui met en avant le mois de l’inclusion, soutenu par la délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes).

    Jimmy Gressier comme parrain

    Il se veut également solidaire, en soutenant l’association On’Tchao (lire ci-dessus), qui accompagne les patients atteints de mucoviscidose, et en permettant à des jeunes adultes en rémission d’un cancer de prendre le départ de la course. Et il se veut responsable et durable pour la planète, avec la mise en place de nouveaux aménagements pour accompagner l’hydratation des coureurs sur le parcours.

    Pour cette 46e édition, l’organisation de Marseille-Cassis a choisi un parrain d’exception : Jimmy Gressier, sacré champion du monde du 10 000 m et médaillé de bronze sur 5 000 m à Tokyo. Le natif de Boulogne-sur-Mer, en lice pour le titre de meilleur athlète de l’année, sera au cœur du peloton, aux côtés de son épouse Aude Clavier, triple vice-championne de France et originaire d’Aix-en-Provence. Une autre star de l’athlétisme français se cachera dans la foule : Pierre-Ambroise Bosse, champion du monde du 800 m en 2017 à Londres. « PAB » accompagnera l’initiative Clean Challenge, une action de nettoyage en envoyant des photos des déchets ramassés. Cette opération, qui a enregistré la collecte de 1 037 kilos de déchets, a d’ailleurs permis à 215 coureurs de gagner leur dossard pour le grand jour.

  • L’Olympique de Marseille à l’heure internationale

    L’Olympique de Marseille à l’heure internationale

    À chaque fenêtre internationale, la Commanderie se vide à moitié de ses joueurs. Une dizaine d’entre eux a pris part à celle du mois d’octobre, laissant Roberto De Zerbi et l’OM de côté pour quelques jours. Certains ont effectué de longs trajets, passant plus de temps dans l’avion que sur un terrain de football. C’est notamment le cas pour les Argentins Gerónimo Rulli et Leonardo Balerdi. Le gardien s’est assis sur le banc et n’a pas joué une seule minute contre le Venezuela. Face à cette même équipe, le capitaine olympien est entré pour les 12 dernières minutes. Sa principale actualité est plus extra-sportive, puisque le club de ses débuts, le Club Sportivo Pueyrredón, a rebaptisé son stade au nom du défenseur de 26 ans.

    Deux autres Marseillais ont été impliqués dans plusieurs rencontres outre-Atlantique. Amir Murillo a une nouvelle fois été déterminant lors d’une victoire du Panama. Le latéral droit a été le passeur décisif sur le seul but panaméen contre le Salvador. Timothy Weah a aussi participé à une rencontre amicale face à l’Équateur (1-1). 73 minutes sur le gazon, avant d’être remplacé par un homme très en forme sur ce début de saison : Christian Pulisic.

    Sur le sol africain, deux attaquants de l’OM se sont montrés et l’un plus que l’autre. La saison de Pierre-Emerick Aubameyang semble bel et bien lancée. Face à la Gambie, il a inscrit un quadruplé, lors d’une victoire 4 à 3. En fin de partie, le joueur de 36 ans a pris un second carton jaune. Une économie d’énergie puisqu’il était donc suspendu pour le match, ce mardi, contre le Burundi. Amine Gouiri a lui joué moins d’une demi-heure lors de la rencontre face à la Somalie qui a qualifié les Fennecs pour la Coupe du monde. Nayef Aguerd n’a pas participé aux matches du Maroc, ayant contracté un virus.

    Pavard appelé pour rien

    Forcément, des joueurs olympiens étaient sur le pont à travers l’Europe pour les différentes phases de qualifications. Révélation marseillaise du mois de septembre, Arthur Vermeeren était engagé avec les espoirs belges. La confrontation face au Pays de Galles s’est idéalement déroulée avec un succès 7-0. Les Danois ont été épargnés par les joutes internationales. Matt O’Riley a fait son entrée dans le temps additionnel contre les Grecs. Pierre-Emile Hojbjerg était lui suspendu face à l’équipe des Tsimikas, Pavlidis et consorts, alors qu’il a joué 90 minutes lors de la gifle infligée à la Biélorussie (6-0).

    Benjamin Pavard a fait le voyage avec les Bleus jusqu’en Islande. Le néo-olympien a été appelé en dernière minute en raison de la blessure contractée par Ibrahima Konaté contre l’Azerbaïdjan. Le champion du monde 2018 n’est pas entré en jeu durant le match nul sur la pelouse du Laugardalsvöllur, à Reykjavik. Auteur d’un doublé lors de la première journée de Youth League contre le Real Madrid, Tadjidine Mmadi se trouve actuellement à la Coupe du monde U20 avec les Bleuets. Au total, 177 minutes jouées en quatre matches par le Minot. La France joue sa demi-finale mondiale, ce mercredi (22h), face au Maroc.

    Plusieurs joueurs sur les terrains mardi soir

    Plusieurs Marseillais jouaient un dernier match mardi soir ou dans la nuit de mardi à mercredi. C’est le cas pour Rulli et Balerdi qui affrontaient Porto Rico. Timothy Weah et Amir Murillo étaient aussi sur les pelouses américaines avec, respectivement, des rencontres face à l’Australie et au Suriname. L’Algérie, qualifiée, n’avait donc plus rien à jouer alors qu’ils recevaient l’Ouganda, ce mardi soir, à Tizi-Ouzou. Arthur Vermeeren avait lui aussi un match important dans la quête de la qualification pour l’Euro espoirs. Une rencontre s’est disputée, à Westerlo, face aux jeunes Danois. Pour revoir tous ces joueurs sous le maillot de l’OM, rendez-vous dès samedi (21h05), face au Havre.

  • Diacre n’a pas le temps de savourer son premier succès avec les Marseillaises

    Diacre n’a pas le temps de savourer son premier succès avec les Marseillaises

    Mardi matin, quelques jours après sa grande première à la tête des Marseillaises, qui s’est soldée par une victoire à Rodez en Coupe de France LFFP (1-2), Corinne Diacre (51 ans) débarque sur la pelouse de l’OM Campus avec le sourire. « Ce qu’il faut retenir essentiellement [du dernier match, Ndlr], c’est la victoire et les trois points », souligne l’entraîneure du club phocéen, consciente que son équipe « aurait pu faire mieux ». « Mais après une semaine ensemble, très sincèrement, j’ai vu un groupe qui avait du répondant. On applique ce que l’on met en place tous les jours. Ça ne fait qu’une semaine, mais j’ai l’impression que ça fait un mois que je suis là », poursuit-elle. Chez les Ruthénoises, qui ont opté pour un bloc bas défensif, les Marseillaises ont éprouvé des difficultés à construire des attaques placées. « Il y a plein de choses que je n’ai pas eu le temps de travailler encore. On travaille normalement ces principes en préparation de saison, mais comme je n’étais pas là, je n’ai pas pu le faire », lance Diacre.

    Paris FC dans la mire

    Après une première mise en bouche, l’ancienne sélectionneuse des Bleues s’apprête à vivre son premier grand test, samedi (17h) au stade Charléty, face au Paris FC. « Je suis déjà à jour parce que j’ai vu trois de leurs matches », révèle celle qui ne manquera pas une miette du match des Franciliennes en Ligue des Champions, ce mercredi (21h), sur la pelouse de Chelsea. « On va faire preuve d’humilité, mais notre objectif va être de ramener a minima un point. Ce serait déjà pas mal », ajoute-t-elle. Toujours en pleine phase d’observation, la Nordiste va être épaulée à partir de ce mercredi par Donna Newberry, analyste vidéo passée par des grandes écuries européennes comme Wolfsburg, Chelsea ou plus récemment le Milan AC. « J’y accorde une énorme importance. Déjà moi-même, je regarde beaucoup de matches. Et si je peux coder aussi en direct, je le fais », révèle Corinne Diacre, qui préfère quand même être sur la pelouse « plutôt que derrière un ordinateur ». Samedi, elle sera bien présente au bord du terrain pour jauger et évaluer si les Marseillaises peuvent lutter face à « une équipe top 3 du championnat de France ». « Notre objectif à moyen-court terme, c’est le maintien », tenait-elle à clarifier. « On a de l’ambition, mais on va rester humbles. On ne peut pas se permettre d’avoir un autre objectif. »

  • Des renforts de magistrats mais des préoccupations fortes

    Des renforts de magistrats mais des préoccupations fortes

    Audience de présentation hier des nouveaux magistrats et greffiers du tribunal judiciaire de Marseille. Avec 4 nouveaux magistrats du siège, le président Olivier Leurent s’est réjoui de voir les effectifs du siège passer à 143 magistrats même s’il faudrait 7 magistrats de plus. « Ces renforts étaient indispensables, urgentissimes, impérieux » pour absorber les contentieux qui se diversifient et se massifient. Deux renforcent le service du juge de la liberté et de la détention dont l’activité pénale et civile est en constante hausse. Dans la perspective de l’ouverture en novembre des Baumettes 3 avec 750 places supplémentaires, un poste supplémentaire de juge d’application des peines a été obtenu ainsi qu’un 8e juge aux affaires familiales.

    « Il demeure des contentieux en souffrance notamment et deux juges civilistes seraient nécessaires » a dit le président, au regard du stock préoccupant de plus de 36 000 procédures civiles (+17% entre 2022 et 2024) avec un délai de traitement d’environ 20 mois. On s’attend d’ailleurs et il faudra anticiper « une augmentation programmée ces prochaines années des expropriations liées au plan « Marseille en grand » et à la rénovation de certaines copropriétés dégradées ».

    Le parquet crée une « cellule anticorruption »

    Le président a exprimé le besoin d’un magistrat supplémentaire dédié aux chambres spécialisées en criminalité organisée et en matière financière pour « absorber l’explosion du narcotrafic de 2023 et renforcer notre capacité de jugement en matière de blanchiment » et un juge d’instruction supplémentaire dans ses enquêtes. Le greffe constitué de 457 agents demeure une « préoccupation majeure ». Les 32 nouveaux arrivants ne compensent 38 postes vacants et le non-renouvellement de 14 contractuels.

    « La remise en cause de la personne du juge, les menaces à son encontre, le discrédit jeté sur l’institution judiciaire tout entière est un péril pour l’état de droit qui doit nous réunir plus que jamais dans ces temps troublés. Il n’existe pas de démocratie sans un juge indépendant et impartial » a conclu le chef de la juridiction.

    « Nous sommes désormais 60 au parquet de Marseille » s’est félicité le procureur de la République, Nicolas Bessone qui veut développer le « plaider coupable », les saisies d’avoirs criminels (40 millions d’euros en 2024) et annonce avoir créé une « cellule anticorruption » en lien avec le narcotrafic, centralisée au sein de la section économique et financière. « Les moyens des narcotrafiquants sont considérables. Nous devons être très vigilants – et l’Agence française anticorruption a de très fortes inquiétudes – lors des élections locales pour évidemment protéger nos élus pour qu’ils ne subissent pas le même type de pressions que dans toutes les administrations publiques, même la nôtre. C’est un enjeu d’avenir et je ne me trompe pas en disant qu’il en va de notre démocratie. »

  • Les travailleurs sociaux des Flamants en appellent à l’État

    Les travailleurs sociaux des Flamants en appellent à l’État

    Cette fois-ci la Maison départementale de la solidarité (MDS) des Flamants est restée fermée… Le groupe de salariées « volantes » qui assurait la veille les urgences s’est à son tour mis en grève ce mardi 14 octobre. Dans le même temps, devant l’hôtel du Département, venus de Marseille mais aussi d’Aubagne, d’Aix ou La Ciotat, plus d’une centaine de personnels des MDS, Protection maternelle et infantile ou autres pôles enfance se sont rassemblés en soutien, à l’appel de la CGT, pour dénoncer des conditions de travail devenues très compliquées sous la pression du narcotrafic.

    « Nous sommes dans un quartier toujours en grande difficulté, en proie à un réseau qui s’est organisé, développé. Nous ne voulons pas lâcher les habitants, nous avons un devoir envers la population, mais on ne peut pas continuer comme ça, rester en danger » estime Valérie Marque, secrétaire générale du syndicat au conseil départemental. La CGT réclame une entrevue avec le préfet au plus vite, car « c’est l’État le garant de notre sécurité » et se dit prête à organiser un rassemblement devant la préfecture dès jeudi matin si nécessaire.

    Récupérer sa voiture après sa journée de travail au parking est une gageure, croiser un dealer aussi… « J’ai reçu des menaces de mort », raconte cette sage-femme qui est tout de même retournée au travail moyennant six mois de psychothérapie.

    « Les enfants ont peur »

    Dans l’idée, « être au cœur de la cité c’est super mais là, ce n’est plus tenable », raconte une autre salariée. Elle ajoute : « Les enfants que nous suivons ne veulent plus venir, ils ont peur. Et on reçoit des habitants qui se sont fait chasser de leur domicile par les dealers, ils arrivent avec juste les vêtements qu’ils ont sur le dos. » L’organisation des visites à domicile aussi a dû être revue « pour éviter d’être confrontés au réseau », assure une troisième.

    Sur site, ce mardi matin, les camions de CRS et de police en place la veille « ne sont plus là » assure une assistante sociale alors que la préfète de police a assuré mettre les moyens avec « une présence renforcée afin de lutter contre la délinquance, les trafics ainsi que leurs conséquences pour ceux qui y vivent et y travaillent ».

    « On se suradapte au quotidien, on tolère des choses intolérables et on est mis à l’amende, comme les habitants », témoigne une salariée des Flamants. Dans l’urgence, une partie des grévistes réclame un encadrement policier accru, au quotidien, ou un déménagement en attendant. Du temporaire, en attendant que soit définitivement démantelé le réseau, espèrent-ils, bien conscients que ce n’est pas « une mince affaire ».

    Parmi les manifestants, on retrouve également Gérard Frau, président du groupe communiste au conseil départemental des Bouches-du-Rhône et adjoint au maire de Martigues. « Les travailleurs du social en général ont déjà tellement de difficultés à assurer leur mission, il n’est pas imaginable qu’ils puissent subir la pression du narcotrafic » s’indigne l’élu, pour qui « il faut créer de bonnes conditions d’exercice de leur métier » car « les parents, les familles ont besoin de ces structures ». Une lettre des élus PCF du Département va être envoyée pour appuyer la demande de rendez-vous auprès du préfet ajoute-t-il.

    En attendant, une caisse de grève a été ouverte.

    Contactée, la préfecture de région n’a pas donné suite à nos sollicitations.

  • On’Tchao dans la lumière du Marseille-Cassis

    On’Tchao dans la lumière du Marseille-Cassis

    Anne Courbier a eu l’idée de son association il y a cinq ans, quand elle a cherché un moyen d’aider sa fille Coline dans son combat contre la maladie.

    « Tout est venu du doudou de ma fille. Elle a vu en lui une aide. Cette présence, combinée aux soins suivis dans les hôpitaux de la région [Timone, Marseille Nord et Renée-Sabran de Giens, Ndlr], lui ont donné les forces pour surmonter la mucoviscidose », explique la jeune maman. Lorsqu’elle a créé l’association pour prolonger la thérapie, la Carnusséenne a demandé à sa fille de choisir un nom. « C’est celui du doudou qui s’est imposé. »

    Ainsi est née On’Tchao. Une structure au nom atypique, qui depuis cinq ans a fait son petit bonhomme de chemin. « Nous travaillons en collaboration avec l’association Grégory-Lemarchal qui nous a donné un bon coup de pouce pour nous lancer », poursuit Anne Courbier. Afin de faire connaître sa structure, elle a également relevé un défi lancé par Coline. « Courir Marseille- Cassis. C’était l’édition juste après le Covid. Moi qui n’étais pas du tout sportive, j’ai réussi à aller au-delà de moi-même. Je me suis surpassée pour aller chercher la médaille et lui offrir ensuite. »

    Après avoir fait la fierté de sa fille, elle a récidivé, terminant une seconde fois la plus belle course du monde. Et depuis, « nous engageons régulièrement un groupe ». Cette année, ils seront 80 à courir sous la bannière On’Tchao. Avec une nouveauté. « Les organisateurs de la course nous ont proposé de mettre en avant nos actions. Pour nous, c’est une très belle récompense. » Que Marseille-Cassis promeuve une association telle que celle d’Anne Courbier coule de source. Car la pratique sportive et la prévention des maladies pulmonaires peuvent être liées.

    Le 26 octobre, elle suivra la course, mais n’en prendra pas le départ. « Un petit pépin au genou m’en empêche », regrette-t-elle. Mais elle aura ses représentants, en tutus roses, avec ballons et licornes, qui porteront les couleurs d’On’Tchao. Les fonds récoltés serviront à poursuivre les interventions dans les centres hospitaliers. « Nous essayons d’apporter de petites douceurs aux enfants, en leur proposant des ateliers de cuisine, en décorant les chambres pendant les fêtes et en fournissant des kits de soins », détaille-t-elle.

    Des activités qui vont jusqu’à des semaines de pratique sportive à l’hôpital, une sensibilisation au don d’organes ou encore d’accompagnement aux personnes touchées par des handicaps invisibles. « Nous sommes petits, mais, comme le colibri, nous apportons notre contribution à ce combat de tous les instants contre la mucoviscidose. » Quant aux fonds provenant du Marseille-Cassis, « ils seront destinés à apporter un coup de pouce financier au centre de lutte contre la mucoviscidose de Nice », précise Anne Courbier.

    Renseignements : www.ontchao.com

  • Le CNM entame idéalement son aventure européenne

    Le CNM entame idéalement son aventure européenne

    Ils étaient favoris de cette première rencontre européenne de la saison et ont parfaitement tenu leur rang.

    Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille ont maîtrisé leur sujet (20-9), mardi soir devant leurs supporters, face aux poloïstes de Hanovre, champions d’Allemagne en titre. « Ça fait du bien de retrouver la Ligue des Champions à la maison, ça a toujours une saveur particulière », souligne Ugo Crousillat, le capitaine marseillais. « C’est une victoire avec la manière. Bien sûr qu’il y a toujours des petits détails à corriger, mais un tel succès c’est jouissif », ajoute-t-il. Si les cadres du Cercle des nageurs de Marseille ont parfaitement joué leur rôle, comme Thomas Vernoux ou Alexandre Bouet, les recrues de l’intersaison se sont également montrées sous leur meilleur jour. La pointe grecque Kalogeropoulos, auteur d’un triplé dans la partie, a su jouer des coudes dans la défense allemande pour créer le danger. L’ailier serbe Drasovic s’est quant à lui montré précieux défensivement, en étant à l’affût de chaque percée des hommes d’Aleksandar Radovic.

    La maturité, c’est le secret

    Ce mélange des talents, des styles de jeu et des expériences a permis au CNM de maîtriser confortablement le cours de la partie. « On a connu quelques petits soucis défensivement, mais on a rapidement corrigé le tir. Je sens que l’on va dans le bon sens, notamment sur le plan de la maturité », se réjouit Milos Scepanovic, l’entraîneur de la formation phocéenne. S’ils possédaient déjà un avantage de cinq points à la mi-temps, les protégés du technicien monténégrin ont mis les bouchées doubles dans les deux derniers quart-temps. « Maintenant, on se concentre sur nos prochains adversaires. On est prêts à les affronter », insiste Alexandre Bouet. Le message est passé auprès de Barceloneta et Sabadell, les deux autres formations du groupe D, que le Cercle affrontera respectivement le 29 octobre et le 12 novembre.

    MARSEILLE 20 (11) HANOVRE 9 (6)

    1ère journée – Ligue des Champions

    Au bassin Pierre-Garsau, à Marseille (900 spectateurs environ)

    Quart-temps : 6-3, 5-3, 5-2, 4-1

    MARSEILLE

    Tesanovic (14 arrêts), Hovhannysian – Larumbe (2 buts), Crousillat (cap, 4e), De Nardi, Nagy (1ère), Vernoux (4e), Drasovic, Bouet (5e), Marion-Vernoux, Bodegas (1ère), Vanpeperstraete, Kalogeropoulos (3e), Gbadamassi. 14 fautes individuelles, dont une exclusion (Marion-Vernoux).

    Entraîneur : Milos Scepanovic

    HANOVRE

    Spittank (8 arrêts), Bock – Macan (cap), Schipper, Langiewicz, Küppers (2 buts), Strelezkij (2e), Lozina (1ère), Buka (2e), Bozic, Mlardovic, Van Den Burg, Gansen (1ère), Vukicevic (1ère). 19 fautes individuelles, dont deux exclusions (Buka et Bozic).

    Entraîneur : Aleksandar Radovic