Tag: Marseille

  • La police municipale s’installe sur l’avenue de Saint-Jérôme

    La police municipale s’installe sur l’avenue de Saint-Jérôme

    C’est une ancienne boucherie qu’une dizaine d’agents de la police municipale a officiellement investie ce vendredi 28 novembre, avenue de Saint-Jérôme (13e). Un effectif qui devrait doubler d’ici quelques mois. Après le 42, la Canebière, et avant que n’ouvre « très bientôt » la rue Loubon (3e), cette nouvelle antenne de proximité devrait permettre de mieux répondre aux demandes des habitants, a estimé le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG) venu dévoiler la plaque d’entrée.

    L’idée : que la police municipale investisse tous les quartiers, « d’ici 5 à 6 ans ». « Une police qui connaît la topographie des lieux est essentielle dans le continuum de sécurité », déclare-t-il, fier de cette police « la mieux armée de France dans tous les sens du terme ». Elle « a été déterminante, essentielle, dans les enquêtes en cours », assure Benoît Payan. Un rôle accru que le maire de Marseille assume sans ambages, déplorant le manque d’effectif de la police nationale.

    « On est une grande ville, cinq fois Lyon et deux fois et demie Paris, est-ce que vous savez combien de policiers nationaux tournaient cette nuit ? 35 », affirme-t-il pour qui « ce n’est pas sur la sécurité que nous devons faire des économies » pas plus que sur « tout ce qui représente la République ». Entendre la police, la gendarmerie, les hôpitaux, la Poste, les associations, bref « celles et ceux qui font qu’on est debout ». Marseille a besoin « d’une police nationale qui soit calibrée », insiste Benoît Payan, s’indignant que l’année dernière, « le ministre de l’Intérieur ait décidé de supprimer une préfecture de police de plein exercice ». Intolérable pour l’élu dans une ville confrontée de plein fouet au narcotrafic…

  • Aix-Luynes : le quartier des radicalisés n’a jamais fait le plein

    Aix-Luynes : le quartier des radicalisés n’a jamais fait le plein

    Reflet de la suroccupation carcérale, le contentieux de la détention est important au tribunal administratif de Marseille qui statue régulièrement sur les refus de permis de visite, de transfèrement, de permis de sortie ou de parloir, de contestation de fouilles à nu répétées, de placement en quartier disciplinaire ou pour l’anecdote de refus de location de téléviseur à un détenu.

    Le tribunal vient de trancher -trois ans après son dépôt- sur la requête portée par un détenu radicalisé qui conteste le renouvellement pour 6 mois de son placement au quartier de prise en charge de la radicalisation (QPR) du centre de détention d’Aix-Luynes. Ce QPR étanche de 19 places, conçu dans une aile séparée de la détention ordinaire, a été ouvert en 2019. Il accueille après leur évaluation, des détenus majeurs radicalisés pouvant se désengager de leur idéologie après une prise en charge adaptée. Les plus dangereux, les plus prosélytes partent en quartier d’isolement pour prévenir les passages à l’acte violent.

    L’homme dont on ne sait ni l’identité ni l’âge a vu sa requête rejetée. Il est incarcéré depuis 2021, d’abord en quartier d’évaluation de la radicalisation (QER) dans le Val-d’Oise puis a été affecté en 2023 au QPR d’Aix-Luynes. Le jugement rappelle qu’il a été condamné à 15 ans de réclusion pour meurtre précédé d’un autre crime et un an pour dégradation d’un bien. Il a en outre menacé depuis de mort et d’agression le personnel pénitentiaire de Bourg-en-Bresse et par écrit la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lyon.

    Le jugement souligne que lors de son évaluation, il a tenu « des propos inquiétants sur l’État islamique », légitimant le recours à la violence et les attentats perpétrés en France, évoquant sans complexe du djihad. « Son positionnement idéologique oscille entre le salafisme quiétiste et politique. » S’il donne « la sensation d’être une personne ingénue et crédule », le rapport d’évaluation retient sa « pratique religieuse intensifiée », sa volonté de convertir ses parents, sa barbe « plus longue et taillée ». Il fait preuve d’un repli sur soi et refuse les entretiens proposés.

    « Ce QPR n’a jamais été occupé entièrement. Il y a 10 détenus en ce moment pour 19 places et on tourne en moyenne autour de la douzaine. Par définition, on ne peut pas y transférer des détenus ordinaires alors que le taux d’occupation au CP de Luynes est de 172% », explique Olivier Caquineau, secrétaire départemental du Snepap-FSU. Le QPR dispose de deux cours de promenades avec vue limitée vers le ciel, deux petites salles de sport et une bibliothèque. Un « médiateur du fait religieux » y intervient ainsi que deux mi-temps de conseiller d’insertion et de probation alors qu’en détention ordinaire, c’est 1 CPIP pour 130 détenus. « Depuis la fin du mois de mai 2024, les détenus boycottent les activités et le suivi du Spip. Ils expriment leur mécontentement en raison de l’évolution des règles de sécurité qui, si elles sont plus individualisées, leur donnent un sentiment d’injustice. En outre, ils estiment que leurs efforts pour évoluer sont mal récompensés », notait en juin 2024 un rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté.

    Cette situation de sous-occupation interroge l’administration pénitentiaire qui envisage de réduire la capacité du QPR alors qu’un Quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de 30 places doit voir le jour au premier trimestre 2026.

  • Quand l’austérité fabrique la misère

    Quand l’austérité fabrique la misère

    Le rendez-vous symbolise l’insécurité alimentaire et la misère qui gagnent le pays. Ce week-end, la Banque alimentaire lance sa collecte nationale.

    Entre denrées alimentaires ou produits d’hygiène, les besoins sont vastes. Et le nombre de bénéficiaires ne cesse de croître, ces dernières années.

    Ce phénomène correspond à un constat insupportable : le taux
    de pauvreté, en France,
    a atteint en 2023 son niveau le plus élevé depuis que l’Insee le calcule, à savoir 9,8 millions de personnes concernées (15,4% de la population). Il ne s’agit plus de la pauvreté, mais de misère.

    Rétablir un État social fort

    Pendant ce temps, l’État se dérobe. Tout comme l’Union européenne. Les politiques d’austérité ont démantelé les filets sociaux, laissant les associations colmater les brèches, avec des moyens toujours plus réduits. Et abandonnant le peuple à la charité.

    La Banque alimentaire, confrontée aux baisses de subventions, à la hausse des coûts et du nombre de bénéficiaires, fait aussi face à une réduction du volume des dons. Encore le signe d’un contexte social difficile.

    La faim n’est pas
    une fatalité. Elle est le symptôme d’un choix politique : celui de laisser les inégalités prospérer. Ce n’est pas aux bénévoles, dont il faut saluer l’engagement, de réparer les dégâts de l’austérité mais à l’État de garantir le droit fondamental à l’alimentation.

    Augmenter les subventions aux associations ne suffira pas. Il faut rétablir un État social fort, taxer les profits indécents, investir dans les services publics et garantir à chacun l’accès à une alimentation digne.

  • La préfète de police dément toute rixe devant Orange

    La préfète de police dément toute rixe devant Orange

    Pas d’appel au 17 et surtout aucune preuve vidéo d’une quelconque bagarre… La préfète de police déléguée, Corinne Simon, a tenu ce vendredi 28 novembre à faire une mise au point après la décision du géant des télécommunications de fermer son site de Saint-Mauront (3e) jeudi, pour une période de 15 jours. Cette dernière préférant attendre « le retour à une situation apaisée » dans le quartier, des droits d’alerte ayant été déposés par la CGT puis la CFE-CGC. « Ce que je peux dire, c’est que depuis le début de la semaine, nous n’avons eu aucun appel 17 de la société Orange », assure la préfète. Le seul reçu a été celui d’un commerçant « parce que quelqu’un est rentré en disant qu’il aurait entendu des coups de feu ». Après intervention de la police toute proche, en 3 minutes, aucune rixe n’a été constatée, « pas de personnes blessées, pas de douille, pas de calibre, pas de trace de sang », affirme-t-elle. Pire, « nous n’avons aucune image nous permettant de montrer qu’il y a eu des rixes durant ces derniers jours », poursuit-elle, si ce n’est un vol de trottinettes mercredi.

    Emballement national

    Pour autant, elle « ne minimise pas la situation. » « Nous sommes à Félix-Pyat, un secteur compliqué, nous avons des points de deal, beaucoup de trafic de stupéfiants, du trafic de cigarettes. Donc oui, il y a parfois des rixes et c’est pour ça que la police intervient à longueur de temps », nuance-t-elle. Les patrouilles ont été renforcées, « on va prendre contact avec l’entreprise pour travailler en collaboration », ajoute-t-elle.

    De son côté, Laurent, délégué CFE-CGCsur le site, trouve « surréaliste que [la] direction n’ait pas appelé la police ». Et de certifier qu’un collègue l’a fait et que d’autres ont entendu des échanges de tirs. À la CGT, on assure aussi avoir entendu les coups de feu mais « on veut retrouver du lien social, les habitants, eux, vivent là », insiste Guillaume Lamourette, secrétaire départemental de la Fapt- Telecoms 13. Hors de question pour le syndicat de quitter le site. « On a fait une demande pour rencontrer la direction le plus vite possible. » La CFDT évoquait, elle, des salariés en « état de siège ».

    Après l’assassinat de Mehdi Kessaci qui a mis Marseille dans l’œil du cyclone médiatique, et sur fond de campagne municipale, le retentissement de l’affaire a été national. « Orange prend les bonnes décisions », a estimé Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, sur RTL, ajoutant que « la lutte contre le narcotrafic est la priorité du gouvernement ». « Après le départ de l’Open 13, des Galeries Lafayette, maintenant le site d’Orange… Marseille ne peut plus perdre un acteur de plus. Ça suffit ! Il faut stopper l’hémorragie ! Je vais prendre rendez-vous avec la direction d’Orange », s’est emballée sur les réseaux sociaux Martine Vassal, présidente DVD de la Métropole, du Département et candidate à la mairie de Marseille. Ce qui n’a pas manqué d’agacer Benoît Payan, maire DVG de Marseille.

    « Je ne sais pas d’où sort cette information », a-t-il réagi, reconnaissant « un problème de sécurité avec des salariés qui veulent être rassurés ». Plus tard dans la soirée, l’élu a indiqué avoir échangé avec la PDG d’Orange, Christel Heydemann, qui lui a assuré que le site ne fermera pas.

  • L’accès au téléphone en milieu carcéral

    L’accès au téléphone en milieu carcéral

    Le téléphone occupe une place centrale dans nos vies quotidiennes, facilitant l’accès à l’information et le maintien des liens personnels. En prison pourtant, cet outil reste difficilement accessible. Les conditions d’usage sont souvent obsolètes et très encadrées, limitant fortement le contact avec l’extérieur. Ce décalage renforce la fracture numérique et l’isolement carcéral. Bien que cette limitation soit en partie justifiée par la nécessité d’empêcher l’usage du téléphone pour organiser des trafics ou d’autres activités illicites depuis la détention, l’accès au téléphone en prison constitue néanmoins un enjeu de dignité et de réinsertion sociale.

    La réinsertion sociale, finalité de la peine selon le Code pénal, passe par la préservation des liens personnels. Le droit au respect de la vie familiale des détenus, affirmé par la loi du 24 novembre 2009, vise à favoriser ces liens notamment par l’usage facilité du téléphone.

    En pratique, les appels se font depuis des cabines situées dans les cours de promenade ou, plus récemment, depuis un poste fixe installé en cellule. Le CGLPL est régulièrement alerté de pannes prolongées de ces équipements, qui privent les détenus de communication pendant plusieurs jours. Dans les quartiers disciplinaires, les appels sont limités à un par semaine, aggravant encore l’isolement.

    La surpopulation carcérale, manifeste aux Baumettes avec 203% d’occupation, compromet aussi la confidentialité des échanges. Si certains appels peuvent être contrôlés par l’administration, ceux entre un détenu et son avocat doivent rester protégés. Or, l’absence d’isolation phonique rend cette confidentialité illusoire. Les lignes d’écoute psychologiques souffrent des mêmes contraintes : il est difficile de parler librement dans une cellule surpeuplée.

    Réseaux souterrains de trafic

    et de corruption

    L’usage du téléphone fixe creuse la fracture numérique entre les milieux libre et fermé. Alors que la société communique toujours plus, avec un matériel toujours plus innovant, les personnes détenues se partagent l’accès à des téléphones souvent obsolètes et coûteux : un détenu dépense jusqu’à 75 euros par mois pour vingt minutes d’appel quotidien. Les mineurs subissent le même régime tarifaire, sans ressources propres.

    Enfin, l’interdiction absolue du téléphone portable, assortie de sanctions pénales et disciplinaires, demeure largement contournée. En effet, il apparaît peu réaliste d’interdire un outil devenu si banal et si nécessaire à n’importe quel citoyen dans notre société. Le CGLPL recommande un accès contrôlé au téléphone portable qui permettrait d’éviter les recours systématiques et inévitables aux réseaux souterrains de trafic et de corruption de téléphones en prison.

    Par Swane Mas (SAF Marseille)

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  • Ces trois grands joueurs passés par l’OM et Toulouse

    Ces trois grands joueurs passés par l’OM et Toulouse

    André-Pierre Gignac

    Le minot de Martigues a été révélé au grand jour sous les couleurs violettes et blanches du Toulouse FC. Dans un premier temps remplaçant de Johan Elmander, « Dédé » Gignac a profité du départ de l’avant-centre suédois pour se faire une place. Meilleur buteur du championnat lors de la saison 2008-2009, ses performances en Haute-Garonne lui ont permis d’être convoqué par Raymond Domenech en équipe de France, où il sera même retenu pour la Coupe du monde 2010, en Afrique du Sud.

    Au retour de la terrible épopée à Kynsna, Gignac a rejoint l’OM contre la somme de 18 millions d’euros. Victime au départ d’une rude concurrence avec Loïc Rémy, le Martégal est progressivement monté en puissance. Au terme de ses cinq saisons passées à la Commanderie, André-Pierre Gignac a disputé 188 rencontres sous la tunique blanche et aura inscrit 77 buts.

    Fabien Barthez

    Soixante-quinze ans avant André-Pierre Gignac, Mario Zatelli enfilait déjà les buts sous les couleurs de l’OM. Recruté en 1935, le natif de Sétif, en Algérie française, marque les esprits du championnat de France en terminant ses trois saisons dans le top 10 des buteurs, dont la saison 1937-1938 avec 28 buts en 21 matches seulement. « Beau Mario », modèle du premier Ballon d’Or français Just Fontaine, a poursuivi sa carrière avec deux passages à Toulouse, marqués par la Seconde Guerre mondiale.

    Il a fait son retour dans la cité phocéenne en 1943 afin d’évoluer dans la nouvelle équipe fédérale Marseille-Provence, créée par le régime de Vichy en remplacement des clubs professionnels. Ce n’est qu’à la fin de la guerre que Zatelli a pu revenir porter le maillot de l’Olympique de Marseille, club qu’il entraînera à quatre reprises entre 1964 et 1973, avec un titre de champion de France en 1972.

    Né à Lavelanet, dans l’Ariège, Fabien Barthez a rapidement tapé dans l’œil du Toulouse FC, dont le responsable des gardiens était un certain Élie Baup, entraîneur de l’OM deux décennies plus tard. Profitant de la blessure des deux gardiens principaux lors de la saison 1991-1992, le « Divin chauve » a été lancé dans le grand bain par Victor Zvunka, légende l’Olympique de Marseille. Comme quoi, il était prédestiné à rejoindre la cité phocéenne. Ses excellentes prestations face aux cadors du championnat, dont l’OM, où Bernard Tapie a voulu à tout prix le recruter, lui ont permis de rejoindre le club provençal en septembre 1992.

    Barthez a remporté, dès sa première saison, la Ligue des Champions tant convoitée, seulement vingt mois après sa première titularisation en Division 1 française. La suite de son histoire a été gâchée par l’affaire VA-OM, puis la descente du club en Division 2 en 1994. Il reste cependant encore une saison avant de rejoindre Monaco en 1995.

    Mario Zatelli

    Soixante-quinze ans avant André-Pierre Gignac, Mario Zatelli enfilait déjà les buts sous les couleurs de l’OM. Recruté en 1935, le natif de Sétif, en Algérie française, marque les esprits du championnat de France en terminant ses trois saisons dans le top 10 des buteurs, dont la saison 1937-1938 avec 28 buts en 21 matches seulement. « Beau Mario », modèle du premier Ballon d’Or français Just Fontaine, a poursuivi sa carrière avec deux passages à Toulouse, marqués par la Seconde Guerre mondiale.

    Il a fait son retour dans la cité phocéenne en 1943 afin d’évoluer dans la nouvelle équipe fédérale Marseille-Provence, créée par le régime de Vichy en remplacement des clubs professionnels. Ce n’est qu’à la fin de la guerre que Zatelli a pu revenir porter le maillot de l’Olympique de Marseille, club qu’il entraînera à quatre reprises entre 1964 et 1973, avec un titre de champion de France en 1972.

    Newcastle dénonce le « mauvais traitement » de ses fans

    Le club de Newcastle a rédigé un communiqué, jeudi matin, pour dénoncer « le traitement inacceptable » réservé à leurs supporters par la police, au stade Vélodrome, mardi soir, après le match de Ligue des Champions. « Une fois le premier groupe de supporters libéré, la police a commencé à utiliser une force inutile et disproportionnée pour empêcher le reste de nos fans d’avancer. Elle a utilisé pour cela du gaz poivré, des matraques, des boucliers et de nombreux supporters ont été agressés sans discernement par la police, détaille le club anglais. Nous demanderons à l’UEFA, à l’Olympique de Marseille et aux autorités locales d’ouvrir une enquête officielle sur cette affaire afin de tirer les leçons qui s’imposent et d’éviter que ce comportement ne se reproduise. »

  • Choc des titans en vue pour les Spartiates avec la réception de Rouen

    Choc des titans en vue pour les Spartiates avec la réception de Rouen

    Accueillir les Dragons de Rouen est toujours un événement dans une saison de Ligue Magnus. Le club normand, dix-huit fois champion de France, domine sans vergogne le hockey sur glace français depuis les années 1990. D’ailleurs, Luc Tardif, l’entraîneur des Spartiates, et son demi-frère Jonathan Zwikel, directeur général de la maison marseillaise, ont participé activement à quelques épopées victorieuses.

    Aujourd’hui, les hockeyeurs rouennais bataillent toujours pour rester au sommet : ils sont deuxièmes de Ligue Magnus, à égalité de points avec le leader angevin. « Rouen, c’est un cador du championnat », reconnaît Fabien Bourgeois, défenseur des Spartiates de Marseille. Ce dernier s’apprête à affronter avec ses coéquipiers les Dragons pour la seconde fois de la saison, après la défaite sur la patinoire de l’île Lacroix lors de la 3e journée. (4-1, le 19 septembre).

    « Si on veut viser haut, si on veut faire partie des grosses équipes du championnat, il faut être capable de rivaliser avec eux. On l’a déjà prouvé en battant deux fois Grenoble cette année. Et même si on perd deux fois face à Angers, on a quand même sorti une belle prestation à chaque fois. On a tout pour bien faire et montrer qu’on est à la hauteur », insiste « Tigib », conscient que les Spartiates, troisièmes du championnat, ont besoin d’un Libor Kasik en grande forme pour stopper la deuxième attaque la plus efficace du championnat (avec 13,1% de leurs tirs convertis), portée par le meilleur pointeur de Ligue Magnus, Anthony Rech.

  • Letizia Battaglia : sa cause, sa bataille contre Cosa nostra

    Letizia Battaglia : sa cause, sa bataille contre Cosa nostra

    Dans son cliché La pauvre maison va s’effondrer, une fillette crie son effroi dans les bras de sa mère, au milieu d’une pièce fissurée de toutes parts. « Au début des années 1970, existe encore en Italie, une misère qu’aucun média ne montre jamais. Alors, je photographie sans relâche la souffrance de tous ces invisibles à qui l’on interdit de rêver. » Des mots de Letizia Battaglia -qui a photographié la pauvreté mais aussi la dignité des habitants de Palerme, sa ville- repris dans Letizia Battaglia, photographe des années de sang, documentaire réalisé par Cécile Allegra et projeté le 2 décembre à l’Alcazar dans le cadre du Primed, festival de la Méditerranée en images. Elle est la première femme à diriger, en 1974, le service photo d’un journal, celui du quotidien communiste L’Ora, documentant les crimes de Cosa nostra. « L’Italie n’a pas encore conscience de la réalité de la mafia. On compte alors quatre meurtres par jour. Mais les photos de ces morts ne parviennent pas à changer l’opinion publique », où règne l’omerta et la terreur, entretenues par la collusion des mafiosi et du monde politique, témoigne Roberto Scarpinato, ancien procureur général de Palerme. « Mais Letizia va tout changer. Elle photographie les mêmes scènes et soudain, le public est frappé. »

    Dans Ils l’ont tué dans l’obscurité, parmi ses nombreux clichés chocs, elle capte une mère implorant le ciel face au corps de son fils baignant dans le sang. Après s’être liée d’amitié à Boris Giuliano, chef de la police de Palerme, qui sera assassiné en 1979, elle multiplie les photos de scènes de crimes et de cadavres ensanglantés : de mafieux, mais aussi de magistrats ou de militants qui affirment un peu trop fort leur combat contre la pieuvre.

    « Mes photos en courant, la trouille au ventre »

    À travers ses photographies, Letizia Battaglia renvoie en pleine face des garants de l’unité de la société italienne, leurs propres responsabilités. Elle expose même ses clichés en plein cœur de Palerme, s’exposant ainsi elle-même aux menaces et représailles, avant de se lancer en politique. Avec son travail, elle rend aussi visible la lutte de magistrats membres du « pool antimafia » comme Paolo Borsellino ou Giovanni Falcone. Leurs assassinats en 1992 mettront un terme à son travail sur Cosa nostra. « J’ai fait mes photos en courant pendant 10 ans, la trouille au ventre. J’ai besoin de retrouver un peu d’innocence », dira-t-elle alors.

    Compagnon et photoreporter aux côtés de Letizia Battaglia lors de ces années-là, Franco Zecchin viendra quant à lui présenter, vendredi 28 novembre à 18h, au Centre d’animation municipal Michel-Lévy, un ouvrage sur les années qu’il a passées avec elle, à l’invitation de l’association de transmission de la culture italienne, Passa Parola. « À sa mort », explique cet homme installé depuis 20 ans à Marseille, « j’ai pensé que ca serait un bel hommage de témoigner de ce travail et de cette vie ». Dans Letizia, il livre un regard intime sur cette figure admirable dont les Palermitains se sont emparés, « pour voir son côté humain, plutôt que le mythe ».

  • Des personnels pénitentiaires inquiets ont prêté serment

    Des personnels pénitentiaires inquiets ont prêté serment

    Un rassemblement d’une cinquantaine de conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation, de personnels de direction, de personnels administratifs, de personnels de surveillance, personnels socio-éducatifs, psychologues venus prêter serment comme un décret le leur impose désormais, s’est tenu jeudi à 12h45 devant le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, boulevard Carnot, pour dénoncer les « pressions et intimidations » dont ils sont l’objet en haut lieu.

    La CGT insertion probation et le Snepap-FSU, avec le soutien du Syndicat des avocats de France (section de Marseille) et du Syndicat de la magistrature (section régionale Aix-en-Provence) ont voulu ainsi dénoncer les « attaques et dénigrements » dont ces agents sont l’objet. Depuis le début de l’année, « Gérald Darmanin a multiplié les interventions et instructions dénigrant et fragilisant le travail des personnels chargés de l’application des peines, qu’il s’agisse des personnels de surveillance, des services d’insertion et de probation ou des juridictions de l’application des peines », dénoncent-ils dans un communiqué commun.

    « Des attaques

    sans précédent »

    « À Aix ou à Marseille, un conseiller de probation suit 130 personnes. Est-ce que le garde des Sceaux qui parle de sécurité à tout va devant les caméras de télévision va parler de ça alors que 200 détenus à Luynes dorment sur un matelas au sol ? », déclare Olivier Caquineau, secrétaire départemental du Snepap-FSU. « Des collègues sont KO quand ils entendent les déclarations de leur ministre de tutelle dénonçant des “activités ludiques et provocantes”. Ils ont le sentiment d’être insultés, eux qui travaillent depuis des semaines en amont. Des permis de sortir sont annulés au dernier moment que personne ne comprend. »

    Sentiment partagé par Élodie Bartolini de la CGT Insertion Probation selon laquelle « le moral des agents est très très bas car ils se sentent dans le viseur. Il faut sortir des réactions à chaud et retrouver un cadre de travail serein. Pour cela, il faut faire confiance aux professionnels. Notre métier, c’est d’accompagner les gens, de travailler sur le passage à l’acte, la gestion des émotions pour les réintégrer, pour qu’ils redeviennent des citoyens. On ne peut pas continuer à mettre au ban de la société des gens, les entasser en détention. Trois personnes dans une cellule de 9 m², c’est indigne. »

    Marie-Blanche Régnier, co-déléguée de la section régionale du Syndicat de la magistrature, les comprend. « On est là pour soutenir les agents face aux attaques sans précédent sur les permissions de sortir sous couvert dans la communication politique d’être des narcotrafiquants, alors qu’en fait les personnes en détention sous main de justice ne sont pas majoritairement de ce profil. » Ces attaques qui ont débuté en février se sont accentuées ces dernières semaines. Le garde des Sceaux critique les activités socio-éducatives culturelles en détention qui sont freinées voire ont disparu. « La hiérarchie pénitentiaire ajoute des critères pour contrecarrer des permissions de sortie accordées par les juges d’application des peines. Les détenus étrangers en situation irrégulière sont particulièrement visés même lorsqu’ils ne font même pas encore l’objet d’une obligation de quitter le territoire français », observe-t-elle.

  • La Région met sur rails la résilience climatique

    La Région met sur rails la résilience climatique

    Le campus Biaggi, à la porte d’Aix à Marseille accueillait ce jeudi le Forum « Résilience climatique et infrastructures ». Un rendez-vous ouvert par Matthieu Chabanel, le PDG de SNCF Réseau, et Jean-Pierre Serrus, vice-président (Ren.) de la Région chargé des transports. « Les discours fatalistes ne servent pas à grand-chose… Le climat nous impose d’être lucides, les usagers nous imposent d’être courageux », a martelé ce dernier.

    La collectivité régionale a lancé en août 2024, une étude sur la vulnérabilité des infrastructures et services de transports face au changement climatique. Coût de l’opération : un million d’euros, co-financés avec l’État. Les objectifs : éditer un guide méthodologique, cartographier l’exposition aux risques, produire des analyses fines et élaborer un plan d’adaptation multipartenarial. Il est attendu pour 2026.

    Démarche pilote

    Une « démarche pilote » à l’échelle nationale. Alors que la France a connu en 2024 sa première année à 1,5 degré, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est particulièrement concernée par une exposition « à tous les extrêmes ». Une ville comme Avignon connaît ainsi une augmentation des températures de +2,3 degrés par rapport aux années 60. Les conséquences sont connues : « Vagues de chaleur, cycle de l’eau perturbée, augmentation des variabilités annuelles, risques incendie », rappelle Antoine Nicault, le coordinateur général du Grec Sud, la déclinaison régionale du Giec.

    Des conditions qui mettent sous tension le réseau ferroviaire. Les rails se dilatent, imposant des ralentissements pour éviter le flambage, les sols argileux déforment les voies, tandis que les inondations endommagent les ouvrages, les feux de forêt menacent caténaires et équipements électriques.

    Dans une région comptant 1 500 kilomètres de rails et 200 gares, empruntés par 85 millions de voyageurs et 4 000 millions de tonnes de marchandises, la hiérarchisation des infrastructures les plus sensibles est devenue une priorité. Pour accroître « la surveillance et la maintenance », explique Matthieu Chabanel, pour « l’adaptation de l’exploitation », et enfin pour « les opérations plus lourdes de modernisation voir de reconstitution du réseau ». Le matériel roulant est lui aussi soumis à un entretien, renforcé avec en période de crises « des stops circulation », note Jérôme Baillarguet, directeur du technicentre SNCF voyageurs TER Sud. Et de rappeler que les choix de centres de maintenances non couverts au début des années 2000 entraînent aujourd’hui des pertes d’activités.

    Pendant que Matthieu Chabanel met en avant le projet Minerve, 35 millions investis dans un jumeau numérique du réseau, Stéphane Lerendu, directeur des grands projets SNCF Gares & Connexions met lui l’accent sur la future gare « bioclimatique » de l’aéroport de Nice. Un espace « démonstrateur sur le plan de l’adaptation », ouvert et surmonté d’une grande canopée adaptée aux vents, entièrement ombragée, avec juste 20% de surface traitée en thermique et 4 200 m2 de surface jardin.