Tag: Marseille

  • [Portrait] Nine Antico, virtuose de la bande dessinée avec « Une obsession »

    [Portrait] Nine Antico, virtuose de la bande dessinée avec « Une obsession »

    « Amour de la Méditerranée »

    Née il y a 44 ans à Aubervilliers d’un père italien venu des Pouilles et d’une mère française d’origine espagnole, Nine Antico vit à Marseille depuis dix ans et y travaille dans un vaste appartement du centre-ville transformé en atelier qu’elle partage avec onze autres femmes chacune créatrice dans son domaine, autrices, réalisatrices, traductrices ou graphistes, ce qui permet des confrontations d’idées et une ouverture d’esprit alors que le travail de la BD est « tellement solitaire ». Une zone non mixte « non voulue mais qui s’est faite toute seule ».

    C’est « par amour et amour de la Méditerranée » que cette « raconteuse d’histoire » a posé ses pinceaux et ses feutres dans la cité phocéenne en quittant Paris où elle avait débuté tout en ayant des boulots alimentaires en publiant des fanzines, une volonté de dessiner qui vient de l’enfance à laquelle s’est ajoutée celle de raconter des histoires, d’abord chez des éditeurs indépendants puis chez Glénat, Dupuis ou Dargaud. Ce qu’elle fait également à travers l’image puisqu’elle est réalisatrice de trois courts-métrages et d’un long Playlist et qu’elle en prépare un autour de sa ville d’adoption où elle anime également des ateliers à la maison d’arrêt des Baumettes. Une cité où elle retrouve des ambiances de vacances familiales dans le sud de l’Italie, évoquées dans Une obsession et le mélange qu’elle a connu et apprécié à Aubervilliers et qui est « le vrai visage de la France ». À Marseille, elle retrouve également avec le côté latin « un rapport au temps différent dans une ville qui pousse à se rendre disponible, à s’accorder plus de temps libre ». Tout en ayant une autodiscipline féroce pour s’atteler à la table à dessin, « être sa propre secrétaire » et mener plusieurs projets éditoriaux de front sur plusieurs années. Pour un lectorat intéressé par la BD d’auteur d’abord essentiellement féminin et qui aujourd’hui, comme elle le voit en dédicace, compte de plus en plus d’hommes et qui de façon générale « soutient à fond mon travail ».

    C’est en 2008 qu’elle bascule comme autrice professionnelle de bande dessinée, son style évoluant depuis « sans que je ne le décide ». « Mes inspirations sont autobiographiques, la chronique d’instants de vie autour de moi, le réel, des conversations, des phrases qui peuvent sortir de manière commune mais qui avec le travail prennent un autre sens », raconte-t-elle. « C’est ce décalage, cet humour qui m’intéresse. »

    La cause des femmes

    La cause des femmes et le point de vue féminin sont aussi au centre de son œuvre où les questions comme le désir, la sexualité, la représentation de soi et la difficulté plus grande de la liberté chez les filles que chez les garçons sont abordées de manière crue et frontale sans jamais sombrer dans la vulgarité ou le voyeurisme mais de façon politique sans avoir l’air d’y toucher. Elle va par ailleurs participer au boycott du prochain Festival d’Angoulême, la Mecque de la BD européenne mais dont la direction est aujourd’hui fortement contestée par les auteurs.

    « Ces questions étaient là à la base, cette interrogation sur la liberté que les filles devaient payer de quelque chose que les garçons ne payaient pas. C’était une rage, une envie irrépressible sur laquelle je revenais toujours », se souvient-elle. « Aujourd’hui, je suis un peu un tank et je sais que je suis chanceuse d’être publiée et d’avoir une résonance. J’aime bien dire les choses telles qu’elles sont, ce qui n’est pas déguisé, avec les gens qui m’entourent on a ce franc-parler. Mes BD sont à la fois très directes mais ont aussi une manière détournée, ce que l’on retrouve par l’utilisation du masque et de l’ellipse : je ne montre pas tout ce que je dis et les mots utilisés sont à la fois directs et très choisis. Le dessin vient ensuite finaliser l’envie de texte et d’histoire. »

    Évoquant des passages extrêmement durs de sa biographie qu’elle « n’aurait pas pu écrire sans masque », l’autrice reconnaît que mettre des mots lui a fait du bien. Même si la dimension artistique a pris le dessus sur l’aspect psychologique et que les difficultés ont été surmontées « avec de la distance dans le temps et une volonté de dénouer quelque chose ». « Ma mère m’a trouvée courageuse et ça m’a fait beaucoup de bien », résume-t-elle.

  • [Grand entretien] Anna Mouglalis : « Soutenir la presse libre et rester en alerte »

    [Grand entretien] Anna Mouglalis : « Soutenir la presse libre et rester en alerte »

    La Marseillaise : À quel point vous reconnaissez-vous dans les valeurs portées par le festival ?

    Anna Mouglalis : Déjà, je tiens à souligner que c’est moi qui suis honorée de faire partie du festival. Après, d’un point de vue général, les choses avancent peu. Suite à l’action du collectif 50/50, les festivals s’étaient engagés à ce qu’il y ait 50% de films de femmes. Mais on voit bien que ces promesses n’ont pas été tenues. Cela reste donc toujours aussi important de visibiliser les films réalisés par des femmes car leur travail devient plus compliqué. Leurs films sont moins bien dotés et produits. On leur donne tout simplement moins d’argent, ce qui a aussi un impact sur leur distribution. On ne peut donc que saluer la démarche de Films femmes Méditerranée dont la programmation contient beaucoup de films que je me languis de découvrir.

    L’une de ses sections est dédiée à la réalisatrice et pionnière grecque Frieda Liappa (1948-94), qui s’est élevée en son temps contre la dictature des colonels. Aujourd’hui, le fascisme est aux portes du pouvoir en France, avec le rapprochement des idées des partis de droite et d’extrême droite. D’où peut venir le sursaut ?

    A.M. : C’est terrible car cette levée réactionnaire touche tous les milieux. À mon petit niveau, je participe à des événements, je me rapproche d’associations en danger [Elle soutient entre autres SOS Méditerranée, Ndlr], je manifeste, je prends la parole dès que possible. Après, il y a des sursauts, comme on a pu le voir récemment avec l’élection de Zohran Mamdani comme maire de New York. Malgré tout, on est encerclés. Entre l’Italie, les petites démocraties du Nord, la Hongrie, l’Argentine… Les réactionnaires sont de partout. Je recommande à tout le monde la lecture de l’ouvrage de l’historien Johann Chapoutot, Les irresponsables. Il s’est passé la même chose dans les années 1930 avant le nazisme. Des milliardaires se sont permis de racheter toute la presse et ont mis fin à la séparation des pouvoirs. C’est ce qu’on vit en ce moment avec toutes les chaînes de propagande. Sans oublier que leurs idées se répandent même dans le monde de l’enseignement, comme on a pu le voir avec la poussée de Stérin. D’où l’importance de soutenir la presse libre et indépendante et de rester alerte.

    Le festival a aussi tenu à souligner votre engagement contre les violences faites aux femmes, vous qui avez été auditionné au printemps dernier par les députés pour témoigner de celles que vous avez subies dans le monde du cinéma…

    A.M. : Il y a eu d’autres commissions comme la Ciivise, qui a fait un travail sur trois ans avec 82 préconisations pour pouvoir lutter contre les violences sexuelles faites aux enfants. Moi, ce que je revendique, c’est que ces violences se déroulent dans tous les milieux. Dans le cinéma, notre parole a un peu plus d’écho, mais c’est vrai pour toutes les personnes en situation de pouvoir. Je suis assez impressionnée de voir à quel point les hommes ne disent rien, alors que les femmes disent : « nous le savions toutes ». Le but n’est pas de vivre sans les hommes. Mais on aurait besoin qu’ils aient un peu plus de courage. Pour les femmes, il faut un courage énorme pour prendre la parole. Les hommes n’ont, eux, peut-être pas subi directement des violences, mais le fait qu’ils les voient et ne parlent pas consiste à dire que ce n’est pas très grave. Alors, bien sûr, ça peut être compliqué quand il est parfois question de réalisateurs ou producteurs, qui sont par ailleurs des amis. Mais le courage, c’est de dire quand on voit quelqu’un qui fait quelque chose d’intolérable. Et de ne pas se dire : « oui c’est un ami » ou « il m’a fait débuter » donc, je ne peux pas parler. En parler, ce n’est pas lui tirer dans le dos. C’est se battre pour un monde meilleur et pour la justice.

    Des divisions ont cours au sein même de certains milieux militants, en ce qui concerne la lutte pour revendiquer des identités. Estimez-vous que ces combats ne doivent en aucun cas être déconnectés de la question sociale ?

    A.M. : De toute façon, la lutte est intersectionnelle. Ce sont des questions qui se posent continuellement, dans les milieux féministes aussi. La parole donnée par une femme non blanche ne va par exemple pas forcément avoir le même écho que celle portée par une femme blanche. Il faut vraiment que les féministes blanches s’interrogent. Car ce sont toutes les femmes, ensemble, qui vont réussir. C’est pour cela que j’ai trouvé, à l’endroit de la CGT, quelque chose qui me semble beaucoup plus cohérent depuis que Sophie Binet en est à la tête : des revendications de justice sociale dans tous les milieux professionnels, avec la lutte pour les droits des femmes, tout cela encadré par le droit du travail. Il faut se syndiquer et manifester.

    Le festival rend aussi hommage à Marguerite Duras avec la projection de quatre films. Est-ce une figure qui vous inspire, au même titre que l’écrivaine et militante féministe Monique Wittig que vous avez célébrée en musique cette année ?

    A.M. : J’ai lu Marguerite Duras mais j’ai vu ses films assez tard. C’est à travers Delphine Seyrig que j’ai rencontré son œuvre et qui était une grande militante féministe, chose que certains veulent effacer de sa carrière. Si Marguerite Duras est une immense artiste, je n’ai pas vu dans ses mots le même embrasement que celui que j’ai trouvé dans ceux de Monique Wittig. La révolution qu’elle a accomplie en littérature, elle l’accomplissait aussi dans la rue. Elle a inventé une langue qui lui est propre, mais était aussi très impliquée en participant à la création du mouvement de libération des femmes, a fait partie des Petites marguerites ou des Gouines rouges. Ce n’est pas de la révolution fiction. C’est du vécu.

    Propos recueillis par Philippe Amsellem

  • [Recette] La milanaise d’aubergine et sa garniture à la grenobloise

    [Recette] La milanaise d’aubergine et sa garniture à la grenobloise

    Pour deux personnes vous faudra :

    – 2 aubergines
    de gros calibre

    – du pain sec

    – persil et ail frais, huile d’olive

    – de la salade mesclun

    – des câpres, un citron

    – de la farine
    et 2 œufs

    – de quoi faire
    une vinaigrette

    Pour débuter, mettez vos aubergines entières au four sans assaisonnement ni matière grasse pendant 45 minutes à 180°. Il ne faut pas que la peau commence à flétrir, n’hésitez donc pas à surveiller de temps en temps. Une fois que c’est prêt, laissez refroidir et ôtez la peau de l’aubergine à la main en la laissant entière. Pour une esthétique plus soignée mais aussi pour des questions pratiques, vous pouvez laisser le pédoncule de l’aubergine afin de la manipuler plus facilement. Une fois que votre aubergine entière est pelée, déposez-la sur la farine et écrasez-la délicatement à la main pour l’aplatir. Un peu comme une escalope milanaise. Secouez délicatement pour enlever le surplus de farine puis plonger dans les œufs battus et enfin dans la chapelure réalisée à l’aide d’un pain sec de la veille par exemple. Soyez généreux sur la chapelure.

    Des saveurs diverses

    Pendant ce temps dans une poêle mettez un beau filet d’huile d’olive et faites chauffer à feu fort quand de petites bulles ou une petite fumée apparaissent déposez-y l’aubergine panée. Laissez-la bien dorer des deux côtés puis baissez le feu. Réalisez la persillade avec du persil frais et de l’ail frais mixés. Ajoutez un peu d’huile d’olive pour avoir un rendu davantage similaire à un pesto plutôt qu’à une sauce vierge. Disposez généreusement sur l’aubergine placée au centre de l’assiette car il s’agit de la seule sauce du plat pour retrouver les saveurs argentines de cette milanaise végétarienne.

    Disposez quelques câpres sur le tout et coupez un quartier de citron en suprêmes dont vous ferez de petits cubes, inspiration directe de la garniture grenobloise revisitée par le chef.

    Accompagnez d’une salade mesclun et de la vinaigrette de votre choix, par exemple une vinaigrette à la moutarde. Servez dans un petit récipient à part.

    Bon appétit !

  • Hero Festival, le cosplay et l’art pour exutoire

    Hero Festival, le cosplay et l’art pour exutoire

    Les allées du parc Chanot grouillent de monde et il n’est pas impossible de croiser au détour d’un stand une créature imaginaire, un personnage kawaï ou encore un héros tout droit sorti d’un jeu vidéo. Le Hero Festival est le rendez-vous des cosplayeurs qui peuvent, ici être eux-mêmes et profiter de chaque instant. «Ici on est bien on sait que les gens ne vont pas nous regarder bizarrement il n’y a pas non plus de concurrence. C’est un lieu très agréable où l’on peut profiter de chaque instant et ce n’est pas le cas de toutes les conventions de ce genre », soulignent un groupe de cinq amis, tous costumés venus de Lyon pour l’occasion. Cela fait des années qu’ils se donnent rendez-vous à Marseille, un «rituel» qu’ils partagent.

    Une ferveur qui se partage

    « C’est bien plus que porter un costume, c’est un partage d’expérience du personnage que l’on devient. C’est un exercice très intéressant au même titre que le théâtre pour les personnes timides et je le conseille. D’ailleurs ça ressemble beaucoup au drag ! C’est un exutoire pour nous », poursuit Ela, habillée en Sans d’Undertale.

    Un endroit qui se veut donc convivial mais aussi sans contrainte pour l’ensemble des participants qui sont libres de représenter l’univers qui leur parle. « Il y a énormément d’univers qui se mélangent ce qui favorise l’interaction on prend tous beaucoup de plaisir et c’est très motivant», ajoute Maxime, aka Link dans Twilight Princess. Une passion qui s’exprime à travers des costumes plus extraordinaires les uns que les autres dont certains sont des œuvres réalisées à la main. «J’ai commencé mon costume au mois d’avril et je l’ai terminé ce matin », sourit Clément avec son armure noir et or de Monster Hunter. Il y vient chaque année en famille avec son frère et sa sœur eux aussi gagas de cosplay. Une ferveur qui peut aussi se transmettre de mère en filles. « On vient chaque année, c’est un rendez-vous qu’on ne raterait pour rien au monde», s’enthousiasme Jessica fan de Dragon Ball qui a transmis son amour du manga à ses filles respectivement habillées en Sailor Moon et en Geisha.

  • L’OM retrouve le bon chemin et reprend le fauteuil de leader

    L’OM retrouve le bon chemin et reprend le fauteuil de leader

    C’est dans une première demi-heure totalement maîtrisée que l’OM a fait la différence. Avec un premier but d’Angel Gomes, dont la frappe sur coup-franc a été dévissée par Radoslaw Majecki. Le gardien Brestois était ensuite pris à contre-pied sur le penalty obtenu par Igor Paixão, et transformé par Mason Greenwood. Avec deux buts d’avance à la pause, les hommes de Roberto De Zerbi, ont rarement été mis en danger par une formation brestoise en manque d’inspiration.

    En seconde période, les Marseillais pouvaient gérer les débats. Et même si Brest se montrait un peu plus entreprenant, les occasions les plus franches restaient phocéennes. Angel Gomes flirtait avec le doublé (58) et Pierre-Emerick Aubameyang, après avoir manqué le coche dès la reprise, enfonçait le clou, avant de céder sa place à Tadjidine Mmadi.

    Après l’énorme frustration du match perdu face à l’Atalanta en Ligue des Champions mercredi, l’OM s’est remis en ordre de marche en s’imposant, avec la manière. Un succès qui va permettre aux Olympiens de passer une trêve sereine et préparer au mieux la dernière séquence de l’année.

    Aidés par quelques maladresses bretonnes, les Olympiens ont ainsi retrouvé le bon chemin. Ils s’imposent sans trop avoir à forcer leur talent, et prennent provisoirement la tête de la Ligue 1, en attendant le résultat de Lyon – PSG, dimanche à 20h45.

    OM – Brest 3 – 0 (2 – 0)

    12è journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome, 66 279 spectateurs.

    Arbitre : W. Delajod.

    Buts : Gomes (26), Greenwood (33 sp), Aubameyang (82).

    Avertissements : Vermeeren (45) à l’OM, Mboup (38) à Brest.

    OM : Rulli – Murillo, Pavard, Aguerd (Egan-Riley, 78), Emerson – Höjbjerg ( c, Bakola, 87 ), Gomes (O’Riley, 70), Vermeeren – Greenwood (Vaz, 78), Aubameyang (Mmadi, 87), Paixão.

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    BREST : Majecki – Lala, Chardonnet ( c ), Coulibaly, Locko (Guindo, 33) – Chotard (Dina-Ebimbé, 83), del Castillo, Magnetti (Makalou, 74) – Baldé (Labeau-Lascary, 46), Ajorque, Mboup (Tousart, 46).

    Entraîneur : E. Roy.

  • Fréquentation record pour le congrès national des avocats

    Fréquentation record pour le congrès national des avocats

    Plutôt que renforcer les moyens de la justice, on préfère dissuader les citoyens d’y recourir » : c’est une présidente du Syndicat des avocats de France (SAF), Judith Krivine, très offensive qui a ouvert vendredi le 52e congrès qui se déroule à Marseille jusqu’à dimanche matin.

    Accueilli place Bargemon, le congrès a été lancé par Fabien Perez, pénaliste mais aussi adjoint au maire de Marseille en charge des financements européens. « On essaye de résister contre les idées brunes à Marseille et ici le défi de la justice est immense », a-t-il notamment clamé face à un auditoire nourri, la présidente du SAF soulignant avec plaisir que « le nombre d’inscrit à ce congrès est un record ! ».

    Au menu de cette première matinée, le rapport moral du syndicat. Avec 91 communiqués de presse réalisés cette année, 77 recours et interventions volontaires et des dizaines d’actions contre les drones, l’année a été intense. Pour autant, le SAF a bien l’intention de monter en puissance en 2026 en développant ses effectifs et de nouvelles sections avec l’ambition de parvenir à plus d’ancrage local et davantage de réseaux.

    Anniversaire oblige, les intervenants sont revenus sur le scandale du centre de rétention d’Arenc, hangar sur le port de Marseille où l’État séquestrait illégalement des étrangers pour des expulsions extrajudiciaires, révélé il y a 50 ans, par un avocat du SAF, Sixte Ugolini, dans les colonnes de La Marseillaise.

    Les atteintes au droit de la défense et la lutte contre l’extrême droite ont irrigué les réflexions des différents ateliers pour viser « la recherche de l’État de droit ». « On vient aussi pour l’énergie, l’élan, la force de vie, pour repartir continuer de se battre, ce qui reste l’essence de notre métier », témoigne Florence Alligier, avocate en droit du travail au barreau de Lyon. L’égalité et l’équilibre institutionnel sont au menu des tables rondes qui se déroulent samedi matin avant une après-midi consacrée à des ateliers professionnels sur les barricades numériques par exemple pour contrer les attaques de l’extrême droite. Dimanche, la session se résumera à un brunch durant lequel sera abordée la question des échéances électorales.

  • La discussion ouverte sur le futur du Camembert Cousteau

    La discussion ouverte sur le futur du Camembert Cousteau

    Un pas en avant… Après une rencontre avec des représentants de la direction du Grand port maritime de Marseille le 30 octobre, le collectif « Camembert de Cousteau », qui réunit la fédération des comités d’intérêt de quartier (CIQ) du 16e arrondissement, le collectif Thala et la coopérative Hôtel du Nord, se félicite d’avoir réussi à ouvrir un espace de discussion.

    Cet été, habitants et associatifs s’étaient mobilisé pour évoquer l’avenir du bâtiment menacé de démolition et propriété du port, situé à deux pas de l’espace Mistral, tout à côté du hangar qui abrite le sous-marin Saga, machine imaginée par le marin au bonnet rouge, et du siège du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines. Une pétition avait été lancée pour sa sauvegarde. En parallèle, une quinzaine d’artistes avaient donné à voir toutes ses possibilités en le transformant en musée éphémère, empli de graffs et de fresques colorés. Le chantier de démantèlement avait finalement été suspendu. Un des pieux de la plateforme supportant le Saga ayant été fragilisé.

    « Trop tôt pour communiquer »

    « Nous allons entamer, dès janvier 2026, un travail sur une convention d’occupation », précise Michel Teule, président de la fédération des CIQ du 16e arrondissement. Les demandes n’ont pas bougé : faire du Camembert un espace public, un lieu patrimonial et associatif avec « différentes activités en relation avec la mer et le quartier », rappelle Michel Teule.

    Leur projet a été présenté, reste à en définir les modalités de financement, à régler aussi la question du loyer. Des échanges « riches » s’est réjouit ce dernier. À terme, une société coopérative d’intérêt collectif (Scic) pourrait même voir le jour. Autour de la table, ils ont insisté aussi pour que le Port soit partie prenante des discussions menées autour des projets de réaménagement du littoral qui seraient menés au sein du « grand Estaque ».

    Contactée, la direction du GPMM a confirmé ce vendredi 7 novembre que des discussions étaient en cours mais considéré qu’« il était trop tôt pour communiquer sur les modalités précises ». Et de réaffirmer que le Port travaille « en concertation avec la Ville et les acteurs locaux pour définir l’avenir du site », dans le cadre justement du « Grand Estaque ». Le GPMM rappelle que « toute occupation du domaine public du Port » doit « respecter les règles en vigueur » et « garantir la sécurité et la viabilité des projets ».

  • Rappeurs en herbe et tremplin hip-hop à Marseille

    Rappeurs en herbe et tremplin hip-hop à Marseille

    Des jeunes de 12 à 15 ans

    Organisé sur la deuxième semaine des vacances de la Toussaint, le stage a concerné une quinzaine de jeunes entre 12 et 15 ans, sélectionnés par les réseaux respectifs d’Étincelles et We Are Etendard, en contact avec plusieurs centres sociaux de la ville. Sponsorisé par Puma, le programme s’est déroulé en deux phases. La première, du lundi au jeudi, avec 2 heures d’entraînement de foot suivi d’1h30 d’ateliers d’écriture rap chaque jour. La deuxième le vendredi, avec une session d’enregistrement le matin et une visite exclusive du Vélodrome l’après-midi.

  • L’OM attendu au tournant

    L’OM attendu au tournant

    Et si l’OM terminait la troisième séquence du championnat en étant leader ?

    À la vue des dernières prestations marseillaises, notamment contre Angers et en faisant abstraction du match raté face à l’Atalanta en Ligue des Champions, ce qui semblait improbable est pourtant de l’ordre du possible.

    « Si nous gagnons, nous serons leaders », note Roberto De Zerbi. Une position qui ne serait que provisoire, dépendante du résultat du PSG à Lyon, en clôture de la journée. L’entraîneur olympien s’accroche à cette bouée, « et au fait que nous pouvons aussi creuser l’écart sur nos poursuivants ».

    Toutefois, avant d’envisager de reprendre les rênes de la Ligue 1, ses hoplites se doivent avant tout de battre Brest. Ce qui, après leurs dernières prestations, est loin d’être acquis. Cela même si ses joueurs seront animés d’un esprit de revanche. « Le nul contre Angers nous a agacés, la défaite contre Bergame nous a énervés », souligne Roberto De Zerbi. Malgré tout, même en ayant perdu de sa superbe, son équipe est toujours sur le podium.

    « Mes joueurs sont fâchés, mais ils ont gardé leur sérénité, même si nous ne jouons pas bien depuis le match d’Angers », enchaîne l’Italien. S’ils ont abandonné deux points au Vélodrome lors de leur dernière sortie en championnat, même en jouant moche, ses joueurs ont ramené un succès ô combien précieux d’Auxerre.

    « Je suis responsable de la situation », confesse-t-il. Rappelant l’avalanche de blessures qui a décimé son groupe. Et l’éclaircie qui s’annonce avec les retours de Timothy Weah et Emerson, auquel va s’ajouter le rappel probable de Neal Maupay. « Je pourrais peut-être aussi compter sur Geoffrey Kondogbia, tout dépendra de la décision du staff médical », détaille Roberto De Zerbi. Précisant que si le Centrafricain est apte, « il sera sur le banc ».

    Tout comme sans doute Timothy Weah. Le « couteau suisse » du groupe a reçu le feu vert médical et repris les exercices collectifs, jeudi. « Je suis apte et en forme », a-t-il clamé en conférence de presse. Il a envie de retrouver le terrain et aider l’OM à retrouver son football. « Il y a des périodes où tu es bien, d’autres où tu l’es moins. Mais, malgré le négatif, je trouve qu’il y a encore beaucoup de positif. C’est ce qu’il faut retenir. »

    Face aux Marseillais, les Brestois ne comptent pas se laisser faire. Éric Roy se voit réussir un coup au Vélodrome. « Mon équipe a les moyens d’y obtenir un résultat. Nous y mettrons du pressing », prévient l’entraîneur breton. L’OM est donc averti. Les Ty’Zef seront ambitieux, ce samedi.

    « Malgré
    le négatif,…
    il y a encore beaucoup
    de positif »

  • Le Hero Festival vous emmène en voyage

    Le Hero Festival vous emmène en voyage

    Deux jours de fête, deux jours d’extraordinaire et deux jours d’immersion totale vous attendent pour le Hero Festival épisode 11 qui se déroule au parc Chanot à Marseille ces samedi et dimanche.

    Ce rendez-vous annuel des amoureux et passionnés de la pop culture dans toute sa diversité vont pouvoir se retrouver et célébrer ensemble ce qui les unis. Et pour marquer le coup, une fois de plus ce sont deux invités d’honneur de prestige qui se joignent aux festivités. D’abord Christopher Judge qui a incarné, entre autres, le Jaffa le plus célèbre de la galaxie dans la saga Stargate SG-1. Sera aussi de la partie James Marsters, qui n’est autre que Spike, le vampire rebelle et désinvolte de la série Buffy contre les Vampires. Deux pointures qui ont marqué les années 90 et 2 000 dans des séries télévisées aussi populaires qu’adorées du public. Ils seront tous les deux présents sur les deux jours au sein de l’espace ComicCon pour accueillir et échanger avec leurs fans mais aussi partager photos et autres souvenirs inoubliables…

    80 ans d’histoire et de véhicules à l’honneur

    L’an dernier ce n’est pas moins de 41 000 visiteurs qui ont poussé les portes du parc Chanot pour la dixième édition de l’événement. Du côté de la programmation, l’exposition « Sur les routes de l’imaginaire », proposée par le Hero Festival vous embarque à la rencontre de plus de 20 véhicules mythiques qui ont marqué 80 ans de télévision, de films, de BD ou encore de dessins animés. De la 2CV de Dupond et Dupont en passant par Starsky et Hutch ou encore Star Trek, Transformers ou la plus connue des Dolorean de Retour vers le Futur en passant Flash McQueen ou encore la Vespa rouge du récent dessin animé Luca, c’est plus de 1 500m² de décors immersifs qui vont eux aussi, vous faire voyager ! Parmi les autres temps forts on retouve le village des livres, des créateurs et artisans mais aussi des sortilèges. Sans oublier la soirée Broadway samedi qui débutera à partir de 18h30. Ateliers, espaces cosplay et animations diverses rythmeront également ces deux jours de fête, pour tous.

    Samedi et dimanche à partir de 10h. Dimanche fermeture des portes à 18h30.