Tag: Marseille

  • Gerónimo Rulli, l’ange gardien qui a longtemps tenu le coup

    Gerónimo Rulli, l’ange gardien qui a longtemps tenu le coup

    C’est un geste divin devenu habituel, mais on ne s’en lasse pas. Le portier de l’Olympique de Marseille, Gerónimo Rulli (33 ans), a, comme souvent depuis son arrivée dans la cité phocéenne, lors du mercato d’été 2024, sauvé son équipe en stoppant un penalty exécuté à la quatorzième minute par le milieu de terrain belge Charles de Ketelaere. Ce dernier pensait avoir trompé son vis-à-vis, mais c’est bien « Geró » qui a eu le dernier mot sur ce coup-là. Spécialiste de l’exercice, le gardien argentin possède un sens de l’anticipation spectaculaire, lui permettant de plonger au moment opportun. Le tout, sans trahir sa direction de sauvetage. Un dernier rempart qui porte bien son nom.

    « Je n’ai pas de secrets »

    L’ancien protecteur de l’Ajax et de la Real Sociedad a ainsi arrêté son premier penalty de la saison, lui qui en a encaissé trois (deux fois face à Kylian Mbappé contre le Real Madrid et une fois face à Odsonne Edouard contre le RC Lens). Il est même devenu le premier gardien à stopper un penalty avec l’OM en Ligue des Champions depuis Steve Mandanda contre Arsenal, le 26 novembre 2013. « Il y a des moments où je vais parler à l’attaquant, il y a des moments où je vais directement dans le but. Mais je regarde beaucoup la course, comment ils courent et s’ils me regardent. À partir de là, je prends une décision », confiait-il l’année passée, après avoir stoppé ses deux premiers penalties sous les couleurs olympiennes. Des sauvetages qui lui avaient permis, en septembre 2024, d’être le gardien le plus régulier dans l’exercice en Ligue 1 (57%, 4/7) depuis la saison 2019/2020.

    En sachant que Rulli en avait déjà arrêté deux sur cinq lorsqu’il évoluait à Montpellier. « Je travaille beaucoup dessus. Je passe beaucoup de temps à analyser et je regarde aussi beaucoup de football. Et j’apprends en regardant. Mais je n’ai pas de secrets », poursuivait le natif de La Plata, persuadé que « ce n’est pas que de la chance à 100% ». En tout cas, son talent est un don qui va sûrement sauver l’OM à d’autres occasions au cours de la saison.

  • Premier point en Youth League pour les minots

    Premier point en Youth League pour les minots

    Ce résultat, premier nul de l’OM en Youth League cette saison, ne fait les affaires de personne.

    La première période a été marquée par un manque de rythme et de créativité. Peu d’occasions à se mettre sous la dent pour les quelques centaines de spectateurs du stade Francis-Turcan, à Martigues. Les jeunes olympiens se sont créés plusieurs occasions (10e, 23e) mais, arrivés dans la surface, la panique s’est ressentie alors que leurs adversaires gardaient la tête froide. La défense de « La Dea » a été difficile à contourner.

    La seconde période n’a pas permis de débloquer la situation. L’Atalanta n’a pas créé de jeu et les Marseillais ont longtemps cherché la faille sans la trouver. A 20 minutes du terme, l’OM a placé un ballon devant la cage sans que personne ne pousse la balle derrière la ligne. Le score est resté figé à 0-0 jusqu’au coup de sifflet final. Les Minots ont empoché leur premier point, mais la qualification pour les phases finales s’éloigne.

    RÉSULTATS

    OM 0 (0)

    Atalanta 0 (0)

    4e journée de Youth League

    Stade Francis-Turcan, à Martigues

    OM : Diarra – Bezahaf, Baradji, Pambani, Doubal – Sellami, Issanga – Abdallah, Magaud, Remadnia – Lamare

    Entraîneur : Titou Hasni

    ATALANTA : Anelli – Ramaj, Maffessoli, Isoa – Leandri, Percassi, Mencaraglia, Gerard Ruiz, Gasparello – Baldo, Cakolli

    Entraîneur : Giovanni Bosi

  • Le cirque va entrer en piste dans les Bouches-du-Rhône

    Le cirque va entrer en piste dans les Bouches-du-Rhône

    Début 2025, la Biennale internationale des arts du cirque avait réuni « 108 925 spectateurs, dont plus de 68 000 à Marseille », rappelle d’emblée Raquel Rache de Andrade, codirectrice d’Archaos, compagnie qui fut le symbole du renouveau du cirque contemporain dans les années 1990, avant de devenir un Pôle national du cirque aux manettes de cette manifestation phare réunissant ce qui se fait de mieux au monde en la matière. Fort d’un tel engouement, ses organisateurs remettent le couvert du 15 janvier au 15 février 2026 pour la 6e édition de l’Entre-deux biennale internationale des arts du cirque.

    Si l’entre-deux désigne dans le langage courant une étape intermédiaire, en voilà un plutôt consistant qui se profile avec 25 spectacles au menu, à commencer par Baoum!, création de la compagnie SCoM qui « mélange beatbox et cirque en direction du jeune public. Elle explore le lien entre le mouvement du son et du corps, ainsi que ses limites », indique Martine Gillet, du Forum de Berre, qui accueillera cette forme, tout comme Archaos, pôle national du cirque et lieu de diffusion situé dans le quartier de la Cabucelle, à Marseille.

    Au-delà des limites

    « On met aussi en lumière des étapes de création, comme c’est le cas pour la compagnie Les complémentaires, qui travaille autour de la relation à deux avec le cadre coréen [un porteur, accroché à un cadre et suspendu dans le vide, propulse son partenaire voltigeur, Ndlr] pour son spectacle Catharsis », situe Raquel Rache de Andrade, tandis que Simon Carrara, lui aussi à la direction de l’événement, pointe Des nuits pour voir le jour, dans lequel l’équilibriste Katell Le Brenn « raconte son trajet de femme artiste et ses fêlures, avec un gradin à roulettes qui se déplace autour du décor ». L’artiste italo-brésilienne installée à Marseille, Alice Rende, incarnera quant à elle Fora à la Gare franche, puis au Théâtre de Pertuis, au Sémaphore de Port-de-Bouc et au Théâtre de Fontblanche de Vitrolles. Un solo où cette contorsionniste tente de s’échapper d’une boîte étroite en plexiglass, comme une métaphore de la condition de la femme dont elle brise les carcans.

    Camille Boitel et Sève Bernard livreront pour leur part un duo croisant « cirque, danse et performance », résume Patrick Ranchain, directeur de la scène aixoise du Bois de l’Aune, qui l’accueillera. « Quatre mains, quatre bras deux cerveaux et deux cœurs qui ne font qu’un seul être pour montrer l’effort du corps poussé à l’extrême dans une poésie du chaos. »

    Clap de fin de l’Entre-deux Biac prévu le 15 février sur la Canebière, qui deviendra une piste de cirque à ciel ouvert avec de nombreux spectacles et ateliers gratuits, chapeautés par la Ville de Marseille.

  • Le groupe Entraide placé en redressement judiciaire

    Le groupe Entraide placé en redressement judiciaire

    Moins de neuf mois après l’ouverture d’une procédure de sauvegarde, le groupe Entraide a été placé en redressement judiciaire par le tribunal des activités économiques de Marseille le 15 octobre dernier. Un jalon de plus pour l’association qui gère sept Ehpad et autant de résidences autonomie dans les Bouches-du-Rhône. Grevée aujourd’hui par une dette de 37 millions d’euros, celle-ci devait assumer ses lourds investissements alors que l’activité s’était effondrée avec le Covid, s’alarmait le commissaire aux comptes qui avait rendu une « opinion avec réserve » sur le bilan de l’année 2023 face à une « incertitude significative liée à la continuité d’exploitation ».

    Pour le groupe Entraide, cet automne avait été fixé comme la période ultime pour recevoir un projet de plan de sauvegarde en raison des délais légaux, retraçait lors de l’audience du 6 octobre dernier l’administratrice judiciaire nommée au début de l’année. « Malgré des relances avec une certaine insistance, les administrateurs judiciaires n’ont pas été destinataires d’un projet de plan à ce jour », s’alarmait-elle. Et pour cause. Alors même que le conseil départemental assurait au mois de juin, au travers d’une délibération pour rembourser des dettes de l’Entraide, que « des scénarios sont désormais à l’étude pour une pérennité du groupe » à travers des cessions, des revalorisations des prix, de nouvelles subventions (notre édition du 27/06), celui-ci semble avoir changé de braquet.

    Ainsi lors de l’audience, le président de l’association Hervé Cilia craignait qu’il y ait une volonté de « tuer l’Entraide », partageant son sentiment « que l’association est mise à l’épreuve et que des obstacles lui sont ajoutés jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus les relever », comme le reprend le jugement. En filigrane, on retrouve les deux dossiers qui ont mis l’association sous les projecteurs médiatiques. La vente de la résidence autonomie du Roy d’Espagne, dans les pinèdes du 8e arrondissement de Marseille, et la fermeture ordonnée par l’agence régionale de santé de l’Ehpad du Clos Saint-Martin à Pélissanne le 12 septembre après les décès considérés comme « potentiellement évitables » de trois résidents cet été (notre édition du 30/10).

    En face, la représentante du conseil départemental jurait que celui-ci « est très préoccupé par la situation », mais qu’il reprochait à l’Entraide « des carences dans la planification ainsi que la gestion de ses budgets depuis plusieurs années ». De quoi étonner le président du tribunal. Alors que la procédure avait été ouverte au mois de janvier, celui-ci n’entendait que lors de l’audience « qu’un plan de continuation ne serait pas intéressant ». Et de s’interroger ouvertement « sur la vision du donneur d’ordre ». L’administratrice judiciaire elle-même indique qu’elle a sollicité la collectivité pour déterminer le nombre d’établissements à maintenir, sans réponse. La représentante du Département balaie : celui-ci « n’a plus confiance et ne souhaite pas soutenir un plan de continuation ». Ne laissant la porte ouverte qu’à d’éventuels repreneurs.

    Salariés éprouvés

    À l’audience, les administrateurs judiciaires minimisaient la situation à l’Ehpad de Pélissanne avec des mots dans la presse « qui n’ont pas lieu d’être ». Mais sans cacher leurs inquiétudes « sur la situation des autres établissements et sur l’accélération de la dégradation constatée ». « Les salariés se sentent, eux, abandonnés », alertait de son côté la représentante du conseil social et économique. Et de rappeler que la situation de l’association résulte « uniquement des conséquences de décisions politiques » faute de soutien du Département ou de l’ARS.

    Face à « son périmètre humain trop important pour ne pas utiliser tous les outils à la disposition du tribunal afin de trouver des solutions de sortie positive », celui-ci a donc prononcé le redressement judiciaire, donnant un pouvoir de représentation aux administrateurs judiciaires « pour tous les actes de gestion ». Rendez-vous est donné le 7 janvier pour apprécier la capacité de l’association à maintenir son activité. « La liquidation judiciaire potentielle sera également abordée », prévient le jugement.

    Sollicité, le Département n’a pas donné suite. L’association a indiqué qu’elle répondrait ultérieurement.

  • Un nouveau lieu inclusif pour les sourds et malvoyants à Marseille

    Un nouveau lieu inclusif pour les sourds et malvoyants à Marseille

    Ce mercredi 5 novembre à 11h, l’Institut régional des sourds et aveugles de Marseille (Irsam) a présenté la Villa Saint-Louis et son superbe site, au pied de Notre-Dame de la Garde. Futur lieu de vie et d’inclusion, il ouvrira au public début 2026. L’Irsam, qui accompagne les jeunes et adultes présentant une déficience ou un handicap sensoriel, s’attache à travers ce lieu à favoriser leur autonomie au quotidien.

    « C’est un tiers-lieu qui remplira trois objectifs, présente Ambroise Arnaud, le président de l’Irsam. Il s’agit d’abord d’un habitat inclusif. Ce sera ensuite un lieu de vie sociale et partagée ouvert à tous, et enfin une entreprise adaptée, que nous avons nommé Le Répit de Notre-Dame », ajoute-t-il, rayonnant. « Ce Répit permettra non seulement d’accueillir les visiteurs et pèlerins qui montent et descendent, mais permettra également aux résidents que nous accompagnons, de pouvoir travailler et donc de s’épanouir davantage », poursuit-il.

    Le Répit de Notre-Dame

    En plus de bénéficier d’un panorama exceptionnel, la bâtisse proposera des salons type lounge, un espace à louer pour les entreprises, un espace de restauration dans un esprit épicerie de quartier, et plus encore. « L’activité de restauration sera tenue par des personnes potentiellement déficientes visuelles ou cognitives », décrit Julie Giraud, pilote du projet pour l’Irsam. « Et la vie collective se passera aussi au niveau des jardins : on a quatre restanques magnifiques, qui vont être aménagées pour avoir un potager, un terrain de pétanque, une terrasse pour le café », détaille-t-elle.

    Le tiers-lieu mettra à disposition dix appartements. Trois accueilleront des personnes suivies par l’Irsam, comme Camille, 32 ans, malvoyant, qui travaillera au Répit de Notre-Dame. Il sera le tout premier locataire. « Cela représente pour lui la concrétisation d’un long travail personnel de développement de son autonomie. Lorsqu’on présente une déficience visuelle, plier son linge ou se faire à manger n’est pas si simple » raconte Jérémy Brakha, accompagnant éducatif et social.

    Pour les autres appartements, des locataires volontaires seront sélectionnés pour prendre part à ce projet de vie. Le site promet donc un souffle nouveau. Il a été offert il y a quelques années par la Congrégation des Sœurs immaculées de Marie à l’association Irsam. « C’est un projet de rénovation qui a pris du temps car on voulait vraiment mettre ce lieu au profit des personnes qu’on accompagne », explique Julie Giraud. « On aimerait louer à partir de février, glisse-t-elle, et ouvrir les lieux communs à partir de mars »… Pour le plus grand bonheur de ce quartier touristique, jusqu’ici pauvre en propositions de restauration.

  • HMP laisse les propriétaires verrouiller les Chutes-Lavie

    HMP laisse les propriétaires verrouiller les Chutes-Lavie

    La petite rue de la Pépinière sert d’accès, pour des centaines d’habitants, à une crèche, un jardin et un centre d’animation municipal ainsi qu’aux commerces depuis trois décennies. Elle est désormais condamnée par un portail, récemment soudé. Lors d’une assemblée générale, les 38 copropriétaires, le bailleur social HMP (Habitat Marseille Provence) devenu PML (Provence Métropole Logement) qui reste majoritaire au CA de la cité avec 130 logements sociaux, ont décidé de sa fermeture « pour raison de sécurité ».

    Le 15 octobre, forts d’une pétition de 500 signatures, les habitants du quartier ont manifesté contre cette décision qui les oblige à faire un long et dangereux détour dans leurs activités quotidiennes. Soutenus dans leur démarche par la mairie de secteur, la mairie centrale, les associations Marsmob et le mouvement Debout, ils souhaitaient faire entendre raison aux copropriétaires de l’ancienne cité HLM progressivement privatisée. La nouvelle présidente de PML, Solange Biaggi, avait accepté de les recevoir mercredi.

    Un sujet qui fédère

    Presque deux heures de tentatives de conciliation semblent être restées vaines. C’est « extrêmement déçus », que les représentants du collectif, de l’association pour les mobilités de demain et de locataires de PML sont ressortis du rendez-vous avec la direction du bailleur et les représentants des copropriétaires. « Nous n’avons eu que très peu d’ouverture pour dialoguer sereinement », résume Arnaud de Marsmob, notant un certain « mépris » devant les arguments exposés. « On nous répond qu’une concertation a été faite auprès de 13 locataires qui se sont montrés d’accord avec la décision du conseil » s’étonne Nadia Mendil, locataire elle-même pénalisée par cette privation d’accès et qui n’a jamais été consultée.

    Le bailleur social semble « s’aligner sur la volonté des 38 propriétaires de condamner la rue à la circulation piétonne, même avec des créneaux horaires », regrette amèrement Nathalie Prost pour le collectif qui a proposé une médiation. Sans réponse sous quinzaine, le collectif jouera sur l’effet boule de neige : « 30% des cités marseillaises sont concernées par des voies privées » qui, revendiquées comme telles amènent à l’impasse. Contactée, la direction de PML n’a pas donné suite.

  • OM-Atalanta : un jeu de go qui n’a souri à aucun des acteurs

    OM-Atalanta : un jeu de go qui n’a souri à aucun des acteurs

    Cet OM prudent laissait l’initiative, s’exposant aux coups d’accélérateur visiteurs. Sur l’un d’eux, Gerónimo Rulli partait à la faute. Mais l’Argentin se rachetait en repoussant le penalty. Cette action servait d’électrochoc pour des Olympiens qui allaient enfin sortir de leur coquille. Chercher les Bergamasques dans leur moitié de terrain, après les avoir un peu trop regardés durant un quart d’heure.

    S’ils étaient plus efficaces dans les duels, les Olympiens avaient du mal à approcher du but de Mareco Carnesecchi. Dans un match ressemblant de plus en plus à une partie de go, où chacun cherchait à amener l’autre sur une fausse piste. À ce jeu-là, les Italiens se montraient plus inspirés et allaient même réussir le banco.

    Leur but tardif, même entaché d’une grosse faute de leur part, venant plomber la soirée marseillaise.

  • L’OM spolié et refroidi par l’Atalanta Bergame

    L’OM spolié et refroidi par l’Atalanta Bergame

    Gagner pour se relancer, telle était la mission des Olympiens face à l’Atalanta.

    Un duel qui avait des airs de tragédie antique, où les hoplites de Roberto De Zerbi se voyaient offrir une belle face à la Déesse latine d’Ivan Juric, deux ans après une demi-finale de Ligue Europa qui avait souri aux Lombards. Cette fois, pas de match couperet. Juste un duel de mi-phase principale de la Ligue des Champions. Duel qui devait donner des signaux sur les chances de deux adversaires de poursuivre l’aventure.

    Face à des Bergamasques devant eux au classement avant le coup d’envoi, les Phocéens se devaient de rectifier le tir, après avoir abandonné trois points au Portugal. Ne serait-ce que pour rester dans le ton de leur prestation face à l’Ajax, qui avait suscité énormément d’espoirs.

    Le Vélodrome attendait aussi un réveil, après la purge face à Angers. De plus, la réception d’un adversaire qui, dans son championnat, est au point mort, était l’occasion de montrer que dans son fief, l’OM restait redoutable. Il fallait pour cela un OM sans peur et sans reproche. Un OM capable de refaire mal à son adversaire en profitant de ses temps faibles.

    Bref, il fallait retrouver l’allant qui avait bousculé le PSG et l’Ajax. Qui avait animé la première mi-temps des Marseillais à Lisbonne et Lens. Or, c’est plutôt l’OM apathique d’Angers et Auxerre qui entrait dans le match. Un OM qui se faisait une première frayeur au quart d’heure de jeu, en concédant un penalty qui aurait pu sonner le glas de ses espoirs. Heureusement, c’est le Gerónimo Rulli du début de la saison dernière qui se rappelait aux bons souvenirs du peuple marseillais, en repoussant le tir de Charles de Ketelaere.

    Cet électrochoc devait faire sortir les Olympiens de leur torpeur. Malheureusement, même s’ils étaient plus présents dans la moitié de terrain italienne, les vagues bleues étaient plus dangereuses que l’écume blanche marseillaise, trop évanescente pour faire trembler Marco Carnesecchi.

    Tandis que Gerónimo Rulli tremblait sur chaque coup d’accélérateur adverse. Notamment sur le coup de reins d’Ademola Lookman, qui aurait pu donner l’ouverture du score en faveur de Bergame. Mais la vidéo le signalait hors-jeu (69).

    La fin de match était irrespirable, avec un OM qui tentait vainement de briser la défense lombarde. Une main italienne dans la surface aurait dû donner un penalty en faveur des Marseillais. Mais l’arbitre laissait filer, permettant à l’Atalanta de marquer, sur le contre qui suivait. Malgré la faute initiale, José Maria Sanchez ne revenait pas sur sa décision.

    Résultats

    OM 0 (0) ATALANTA 1 (0)

    4e journée de Ligue des Champions

    Stade Vélodrome (64 319 spectateurs)

    Arbitre : J.M. Sanchez (ESP).

    Buts : Samardzic (90)

    Avertissements : O’Riley (67), Rulli (90+8) à l’OM, Ederson (27), Kossounou (50) à l’Atalanta.

    OM : Rulli – Murillo, Pavard, Aguerd, Egan-Riley (Gomes, 79), Garcia (Mmadi, 90+4) – O’Riley, Höjbjerg (c) – Greenwood, Aubameyang, Paixão (Vaz, 72). Entraîneur : R. De Zerbi.

    ATALANTA : Carnesecchi – Kossounou (Hien, 55), Djimsiti, Ahanot -Bellanova, de Roon (c, Pasalic, 46 ), Ederson, Zappacosta – Krtstovic (Scamacca, 85) – de Ketelaere (Samardzic, 85), Lookman (Musah, 75). Entraîneur : I. Juric.

    Balzaretti arrive

    Un nouveau visage est apparu dans la direction sportive olympienne. Federico Balzaretti a en effet rejoint la cellule de recrutement du club. L’ancien défenseur est désormais le bras droit de Medhi Benatia, aux côtés duquel il a évolué en défense centrale de la Juventus. Son rôle sera de détecter les jeunes joueurs dans le cadre de la post-formation.

  • Première grève dans les TER de Transdev

    Première grève dans les TER de Transdev

    C’est le premier préavis de grève déposé depuis la reprise par l’entreprise privée Transdev de la ligne TER Marseille-Nice. Dans un communiqué publié mercredi, SUD Rail appelle l’ensemble des salariés opérant sur le trajet à entrer en grève dès ce jeudi pour une durée indéterminée. Au cœur des revendications : l’exigence d’une révision des salaires et l’amélioration des conditions de travail. « Il y a aujourd’hui des rémunérations très en dessous de ce qui avait été promis au départ, notamment à ceux qui ont passé des entretiens avec Transdev, s’indigne Frédéric Michel, délégué syndical pour SUD Rail. Un ex-conducteur de bus de la boîte qui est passé conducteur de train sur la ligne a perdu entre 500 et 600 euros de salaire. Ça n’est pas tenable. » Le délégué syndical souligne également que certains points de la Convention collective nationale de la branche ferroviaire, qui s’applique en théorie à l’ensemble des entreprises du secteur, ne sont pas respectés. Parmi eux : les accords « classifications et rémunérations », qui permettent d’établir un niveau de qualification et donc de rémunération. « Des agents Transdev sont aujourd’hui classe 2 alors qu’ils devraient être classe 3 ou 4, sachant que la classe 1 est le niveau d’entrée », poursuit Frédéric Michel.

    « Dumping social »

    « L’ouverture à la concurrence, dont le président de la Région Paca s’est fait le précurseur, n’a jamais eu d’autre objectif que d’organiser un dumping social dans la branche ferroviaire », lit-on dans le communiqué SUD Rail. En clair : l’arrivée des entreprises privées sur les rails expose les salariés à des pratiques concurrentielles classiques de la part de leur employeur, qui peuvent choisir d’abaisser les coûts de production en abaissant celui de la main-d’œuvre. Deux agents sur trois devraient participer à la grève selon l’enquête interne de SUD Rail, contre 17% seulement selon Transdev. La compagnie ferroviaire privée annonce le fonctionnement d’un train sur deux ce jeudi.

  • [Entretien] Liliana Lalonde Flores : « Pour moi, ça ne passe pas et on se retrouvera en appel »

    [Entretien] Liliana Lalonde Flores : « Pour moi, ça ne passe pas et on se retrouvera en appel »

    La Marseillaise : Vous avez dénoncé lors de la cérémonie d’hommage le « monstre immobilier » qui fait prospérer l’habitat indigne.

    Liliana Lalonde Flores : Je suis juste une mère qui a perdu un fils, ça me donne le droit d’élever la voix sinon tous ces prévenus qu’on a vus sagement alignés au procès se diront à la fin que pour huit morts, ne pas entretenir son immeuble ou faire semblant, cela ne coûte pas cher. Ce serait en effet un feu vert donné pour que le monstre immobilier continue de tirer les ficelles de l’habitat indigne.

    Cinq mois après le délibéré avec six relaxes et dix peines clémentes, que ressentez-vous ?

    L.L.F. : Je n’ai pas voulu montrer ma rage. On avait mis trop d’espoir dans un tribunal vraiment très humain mais qu’on pensait surtout courageux. Je me suis laissée endormir, dépossédée tant j’étais convaincue, dur comme fer, de la qualité de la justice en France. J’ai été choquée d’entendre le propriétaire de la cave se laver les mains et, au plus haut, l’ancien adjoint Ruas se victimiser en évoquant ses enfants. Nous, parents des huit victimes, voulons juste la vérité et qu’ils payent pour leur irresponsabilité. Le maire de l’époque aurait dû être inculpé. La démonstration a été faite qu’il a fait le choix de se rendre intouchable, de recruter des incompétents. Non seulement la justice n’est pas rendue, mais elle lave les auteurs de leur responsabilité profonde et surtout le premier représentant du monstre immobilier.

    Le jugement a considéré que Julien n’était pas soumis à des conditions d’hébergement indignes ?

    L.L.F. : Cela a révolté toute la famille de lire que Julien n’était pas vulnérable. J’ai dû dire trop doucement les choses au procès. Il me faudra trouver les mots en appel pour que les juges comprennent que c’était un jeune homme qui n’avait pas les moyens de loger ailleurs, qu’il s’est gardé de nous dire les conditions dans lesquelles il vivait. Je dénoncerai la stratégie honteuse de mensonge de la propriétaire qui a même nié que mon fils était son locataire.

    Pensez-vous que ce procès a été un show ?

    L.L.F. : Je ne vois pas la justice comme une pièce de théâtre. Il faut la prendre au sérieux, ne surtout pas la ridiculiser. Nos larmes sont pour nous. Cela ne servira à rien de me mettre à genoux devant un tribunal. Il faut demander aux juges avec le respect qui se doit, d’être courageux pour que les choses changent. Là, les inculpés riaient en sortant du tribunal, se congratulaient. Ruas est venu me tendre la main à la fin, non pas pour s’excuser mais comme pour me dire « on a gagné, ne vous sentez pas trop mal ». Non, pour moi, ça ne passe pas et on se retrouvera en appel. Je me bats pour Julien et le futur des enfants. Mon Dieu, ce n’est pas normal que des femmes, des enfants, nos anciens vivent dans des conditions épouvantables ! Il faut donner une raison et du sens à la mort de nos êtres chers. Les gens qui m’entourent me donnent cette force.