Tag: Marseille

  • Marseille poursuit le déploiement des caméras

    Marseille poursuit le déploiement des caméras

    Les derniers raccordements réalisés, le dôme de la caméra est enfin installé au-dessus du portail de l’école de Montolivet (12e arr.). Un mois après avoir obtenu le feu vert du préfet de région pour installer 300 caméras de vidéosurveillance de plus, comme le révélait La Marseillaise (notre édition du 22/10), la municipalité phocéenne a convié la presse, ce jeudi après-midi, afin de mettre en avant son action en matière de sécurité.

    « Ici, nous sommes sur une école qui paraît apaisée, mais les riverains ont parfois soulevé une vitesse excessive, du stationnement gênant à la sortie des classes », explique l’adjoint (PS) à la Sécurité, Yannick Ohanessian. Et d’enchaîner : « Désormais, cette caméra sera immédiatement opérationnelle. » Et s’ajoutera ainsi dans la liste des 500 qui avaient été prévues dans le plan Marseille en grand, dont plus de 400 ont déjà été installées. De quoi porter à près de 2 000 leur nombre dans toute la ville, contre 1 558, il y a quatre ans.

    Pas d’IA sous le dôme

    Les alliés écologistes du Printemps marseillais avaient beau critiquer ces installations, l’adjoint élu dans le secteur assume : « Ce n’est pas l’alpha et l’oméga en matière de sécurité, mais c’est un outil parmi les autres. Cet été, grâce à nos caméras, nous avons réussi à interpeller un individu qui s’apprêtait à commettre des violences sexuelles ! » D’autant plus que les effectifs ont été presque doublés au centre de supervision urbain, pour atteindre près de 70 agents. Les leçons de l’audit réalisé par la mairie ont aussi été tirées, avec des implantations décidées par la police nationale. Mais sans vidéosurveillance algorithmique, malgré les pressions d’un secteur en quête de nouveaux marchés. Et sans retirer les caméras inutiles de l’ancienne mandature, en raison du coût de l’opération.

    Militant pour toujours plus de caméras, la droite n’en a pas moins critiqué leur implantation à Montolivet. « Je dénonce une pose à quelques mois des municipales faite de manière hasardeuse », déplorait, mercredi, le maire (LR) du secteur, Sylvain Souvestre, regrettant un « gaspillage d’argent ». « J’en ai ras-le-bol de ces discours d’un maire de secteur en fonction pendant des années, ils n’ont jamais été capables de poser la moindre caméra ici », réagit vertement Yannick Ohanessian. La campagne est lancée.

  • Une page en train de se tourner

    Une page en train de se tourner

    La France est le deuxième marché au monde, après les états-Unis, pour Airbnb. En un an, le nombre d’annonces a encore augmenté. Selon l’enquête Terram, la plateforme californienne est désormais présente dans quatre villes sur cinq au travers de l’hexagone. Et ce malgré l’adoption d’une loi pour « renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale », il y a maintenant un an. La balle est désormais dans le camp des municipalités, qui multiplient les initiatives et outils pour s’emparer de l’arsenal mis à leur disposition et réguler un système dont les méfaits sont bien supérieurs aux avantages.

    Les plateformes de location touristique ont offert une soupape aux budgets contraints pour partir en vacances, permis le développement de certaines destinations rurales ou assuré des compléments de revenus parfois nécessaires. Mais à quel prix ?

    Logements captés

    Elles ciblent majoritairement les métropoles, où elles ont provoqué un tsunami de problèmes, captant des logements devenant indisponibles à la location traditionnelle et faisant mécaniquement augmenter les prix.

    Interdiction des boites à clé, obligation de déclarer les revenus à l’administration fiscale, limitation du nombre de nuitées, attaques en justice et parfois même l’objectif d’interdire à terme les locations de courte durée… De New York à Barcelone en passant par Paris et Marseille, les municipalités multiplient les obstacles pour reprendre la main et cadrer des pratiques qui ne s’embarrassent pas des dégâts collatéraux. Une page semble indéniablement se tourner, et la fin de la poule aux œufs d’or paraît enfin se dessiner.

  • [Attentats du 13 novembre] A Marseille, la droite rend hommage sur fond de campagne

    [Attentats du 13 novembre] A Marseille, la droite rend hommage sur fond de campagne

    Ils étaient une trentaine de personnes, essentiellement des personnalités politiques de la droite et du centre, rassemblées pour un dépôt de gerbe organisé par Martine Vassal, sur le parvis de la gare Saint-Charles.

    « Le 13 novembre 2015, la France a été particulièrement meurtrie et marquée par cette série d’attentats. Il était logique aujourd’hui, dix ans après, de faire cet hommage », expliquait la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, quelques instants après avoir déposé des roses blanches au pied de la stèle érigée en « mémoire des victimes des attentats terroristes ». Ici, le 1er octobre 2017, deux jeunes femmes, Mauranne et Laura, avaient été tuées à l’arme blanche par un sans domicile tunisien en situation irrégulière, divorcé, escroc, toxicomane et radicalisé. Une attaque revendiquée par l’État islamique.

    « Nous, on est là ! »

    Lancée dans la campagne municipale, Martine Vassal n’a pas tardé à renfiler sa casquette de candidate : « On est nombreux, mais je regrette que toutes les tendances politiques ne soient pas là. C’est bien beau de clamer certaines choses sur les réseaux sociaux, mais nous, on est là ! Parce qu’il ne faut jamais oublier. » La remarque est directement adressée au maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, qui avait rendu hommage aux victimes du 13 novembre, un peu plus tôt, à travers un post X.

    Et Martine Vassal d’enfoncer le clou en regrettant « que les autres collectivités n’aient pas fait comme Paris », lieu des tragiques événements de 2015 où une série d’hommages étaient organisés durant la journée. « Il me semblait que c’était logique qu’à Marseille aussi, une ville ouverte, fraternelle, où chacun et chacune, vivons les uns à côté des autres, puissent aujourd’hui avoir une pensée pour ceux et celles qui ne sont plus là, et toutes ces familles meurtries. »

  • Le frère du militant Amine Kessaci abattu jeudi après-midi à Marseille

    Le frère du militant Amine Kessaci abattu jeudi après-midi à Marseille

    Le frère de l’ex-candidat EELV aux dernières législatives et fondateur de Conscience, association d’aide aux familles victimes du narcotrafic, Amine Kessaci, a été abattu ce jeudi à 14h30, dans le 4ᵉ arrondissement, près de l’Hôtel du Département.

    Il a été tué par le passager d’une moto qui a tiré à plusieurs reprises. Le parquet de Marseille a ouvert une enquête des chefs d’assassinat en bande organisée et d’association de malfaiteurs en vue de commettre un crime et a saisi la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS).

  • Nora Preziosi perd ses délégations au conseil départemental

    Nora Preziosi perd ses délégations au conseil départemental

    Une réponse directe à l’acte de candidature de l’ex-présidente de 13 Habitat, qui a annoncé, la veille, s’allier avec l’ancien directeur des relations internationales au Département, Erwan Davoux, en conflit ouvert lui aussi avec la présidente de la collectivité, pour une candidature aux prochaines municipales à Marseille. Dans un communiqué, celle-ci dénonce « un acte de vengeance de la part de Martine Vassal », précisant que le badge lui permettant d’accéder à ses bureaux a lui aussi été désactivé. Et s’interroge sur le fait que de telles mesures n’ont pas été prises à l’encontre du vice-président éric Le Dissès, après sa bascule à l’extrême droite. Et Nora Preziosi de réaffirmer que de tels actes « ne la feront pas reculer, bien au contraire ».

  • Pétanque féminine : on retrouvera les mêmes au challenge des dames

    Pétanque féminine : on retrouvera les mêmes au challenge des dames

    À près une semaine du grand rendez-vous Alpin, le programme conduit les joueuses dans le 12e arrondissement Marseillais, au cercle de Saint-Barnabé bien précisément. Fixé à 52 triplettes, le seuil a rapidement été atteint. Ce samedi donc, la 2e édition de ce très convoité challenge des Dames s’annonce bien attractive. La tradition veut qu’avec les joueuses il n’y ait pas de temps mort, les parties se jouent à fond et surtout dans un excellent esprit. En parcourant le listing des engagées, on peut constater que l’on retrouve pratiquement les mêmes joueuses qui reviennent avec des compositions différentes. Si les vainqueurs de l’an dernier ne remettent pas leur titre en jeu, les finalistes seront bien là mais en ordre dispersé.

    Les dirigeants du Cercle St Barnabé ont tout mis en œuvre pour accueillir ces boulistes avec des terrains soigneusement préparés par Dédé Clément, une intendance de première classe avec une pause restauration et pour terminer une belle dotation. Autant de raisons qui font que ces joueuses reviennent toujours avec plaisir sur le boulodrome Jean Castiglione.

  • Water-polo : le CNM tombe de haut contre Sabadell

    Water-polo : le CNM tombe de haut contre Sabadell

    Marseille tombe de haut. Invaincu cette saison et leader de sa poule de Champions League, le CNM vient s’incliner dans son bassin face à Sabadell (11-12). Une contre-performance, en ayant couru après le score une bonne partie du match.

    Quelques instants après le coup d’envoi fictif donné par la légende de la natation française Florent Manaudou, la rencontre a débuté dans une ambiance chlorée. Cela ne sentait pas encore le sapin pour les Marseillais. Cette première des quatre périodes s’est bien déroulé pour les Espagnols, avec un score évoluant sans qu’une équipe ne prenne le large. Le CNM et Sabadell se sont rendus coup pour coup, avec notamment deux réalisations rapides de Thomas Vernoux. Le tableau d’affichage indiquait 3-3 après 8 minutes de jeu. Ensuite, jusqu’à la pause, les visiteurs ont été les plus impactants. Deux penalties obtenus pour des fautes marseillaises et une meilleure gestion des possessions a permis à Tiago Carrio et ses coéquipiers de basculer en tête (7-8).

    La tendance ne s’est finalement pas inversée

    Le Cercle a même été mené de deux buts par l’équipe actuellement dernière du groupe D de cette Ligue des Champions. Une réaction du CNM était attendue, surtout que, dans un même temps, Barceloneta a écrasé Hanovre 27 à 11, dans le bassin allemand. Les défenses ont pris le dessus dès la reprise. Plusieurs minutes de flottement où les attaques n’aboutissaient pas sur un but. Sabadell a repris sa marche en avant avec des fixations tranchantes qui laissaient de l’espace aux tireurs. Ces mouvements de ballon leur ont permis d’accentuer leur avance pour entrer dans le dernier quart-temps avec deux longueurs d’avance (8-10).

    Il fallait donc une performance majuscule des hommes de Milos Scepanovic pour renverser une partie bien mal engagée. Ils se sont donnés les moyens de le faire avec une défense plus rugueuse, mais les quelques occasions manquées en fin de match ont pesé dans la balance. Un poteau, une balle perdue devant le gardien et l’égalisation n’est jamais venue. Malgré la pression populaire, les locaux ont laissé le succès à leurs adversaires (11-12).

    RÉSULTATS

    Marseille 11

    Sabadell 12

    3e journée de la Ligue des Champions

    Bassin Pierre-Garsau

    Marseille : Tesanovic, Larumbe, Crousillat, De Nardi, Nagy, Vernoux, Drasovic, Bouet, Marion-Vernoux, Spaic, Vanpeperstralete, Kalogeropoulos, Mcknight, Gbadamassi

    Sabadell : Lorro, Famera, Asensio, Bonet, Panerai, Soler, Cardoso, Cadanas, Averka, Perez, Vergara, Carrio, Larsen, Romeva

  • Marseille objectif dansE se remet en mouvement

    Marseille objectif dansE se remet en mouvement

    Depuis sa première programmation aux Bernardines en 1987, Marseille objectif dansE inscrit de « manière permanente et affirmée de la danse contemporaine dans l’espace culturel de la cité ». Mais des « coupes de subventions terribles », intervenues en 2022, rappelle sa déléguée générale Josette Pisani, ont interrompu les activités de diffusion de cette association lors des deux dernières années. Mais, c’était sans compter sur la ténacité et « la gestion rigoureuse » de son équipe, qui relance un programme de six représentations et d’une lecture-performance, du 13 novembre au 5 décembre, à la Friche Belle de Mai.

    Résonances

    Parmi celles-ci, Un monde réel de Rémy Héritier, qui ouvrira le bal. Avec Bryan Campbell au plateau, ce duo « pensé comme une caisse de résonance des autres qui circulent », s’interroge sur les imaginaires liés à la danse, dans le but de « se défaire de l’habitude propriétaire de penser que, dans mes mouvements, il n’y aurait que moi qui bouge », écrit-t-il.

    Ce programme de Marseille objectif DansE comporte « des formes très singulières qui sont assez inédites dans la ville et la région », estime Josette Pisani, avant de pointer Fasl. Visible lui aussi en ouverture, ce solo, de Nivine Kallas, la met en scène, « un casque sur les oreilles », cette danseuse « travaillant les diacritiques de la langue arabe » en fondant ses gestes « à partir du texte qu’elle entend ».

  • « Falstaff » va conclure sa cure jubilatoire à l’Opéra de Marseille

    « Falstaff » va conclure sa cure jubilatoire à l’Opéra de Marseille

    La nouvelle saison de l’Opéra de Marseille s’ouvre sur un diamant brut. En témoigne la très longue ovation qui a salué Falstaff de Verdi à la première, dimanche après-midi. Venue de Lille, la mise en scène, très « décalée », de Denis Podalydès, aurait pu heurter le spectateur. Elle passe la rampe et contribue au succès de l’entreprise. Dans la fosse, le travail d’orfèvre du chef Michele Spotti mène un Orchestre de l’Opéra de Marseille chauffé à blanc. Le plateau étonne par son homogénéité, d’autant que, pour la grande majorité, il s’agissait d’une prise de rôle.

    Falstaff est l’opéra du mouvement perpétuel, dernière œuvre d’un jeune homme de 83 ans. Une bouffonnerie douce-amère qui doit autant aux Joyeuses Commères de Windsor de Shakespeare qu’à la malice et la science musicale à son sommet de Verdi. Denis Podalydès convoque la Montagne magique de Thomas Mann et nous installe dans un hôpital avec son grand décor blanc signé Éric Ruf, joliment éclairé par Pierre Loof. Falstaff vient y soigner son encombrant embonpoint. Autour de cet énorme épicentre gravitent les personnages : infirmiers, médecins et malades. En guise de sérum, on distribue du vin rouge en intraveineuse et on s’y fait livrer des pizzas. Une fois le parti pris digéré, tout fonctionne à la perfection.

    Podalydès travaille en homme de théâtre. Chaque note est livrée avec l’intention idoine, chaque rythme s’accompagne d’une discrète (mais fort drôle) chorégraphie. Le ballet des protagonistes est millimétré. Au final, le corps du « Pancione » est dépecé, vidé de son contenu : des livres ! Car Falstaff n’est-il pas un être de littérature ? Tout semble n’avoir été qu’une mascarade cruelle livrée sous anesthésie. « Tutto nel mondo é burla » (Tout dans le monde est une farce).

    Rien ne se perd,

    tout se transforme

    Dans la fosse, Michele Spotti ordonne l’abyssale polyphonie verdienne avec un élan, une verve et maestria de chaque instant. On entend chaque couleur de l’orchestre, chaque impulsion. On ne perd jamais les couches superposées des voix qui s’entrecroisent, se mêlent jusqu’à l’ivresse. Toute l’architecture musicale tient au bout d’une baguette qui ne ploie jamais. Jusqu’à la fugue finale, l’orchestre se donne avec une implication qui rend honneur à cet incomparable chef-d’œuvre de l’art lyrique.

    Le plateau chante et s’amuse, danse et joue la comédie, truculente et un rien sadique autour de ce Falstaff finalement très humain. Giulio Mastrototaro, armé d’un corps postiche, est le dindon de cette farce très appétissante. On sent dans la voix et dans le jeu une intense jubilation. En pyjama, en blouse laissant voir son énorme postérieur (et bien plus !), ou en Orson Welles avec cigare et chapeau mou, le baryton occupe l’espace avec une grâce gargantuesque.

    Florian Sempey, en Maître Ford, chante sa jalousie dans un confondant soliloque tragicomique, entre Othello et Don Bartolo. C’est magistral ! On retient le joli ténor très nuancé d’Alberto Robert, qui livre un touchant Fenton. Raphaël Brémard joue les Docteur Caïus avec entrain. Quant Carl Ghazarossian et Frédéric Caton, ils font une paire savoureuse en Bardolfo et Pistola.

    Après avoir livré pendant toute sa carrière ses héroïnes aux morts les plus douloureuses, Verdi les venge toutes avec une brochette de commères très « me-too » avant l’âge. Inutile de détailler les performances vocales, toutes sont le rôle et la voix à la perfection. Salome Jicia est maîtresse-femme en Alice Ford, bien campée. Héloïse Mas fait une Mrs Page fort alerte. Hélène Carpentier livre son air féerique de Nanetta avec beaucoup de grâce. Teresa Iervolino (Reverenza !) est la Mrs Quickly idéale, timbre sombre et allure alerte.

    Falstaff est un pur joyau lyrique, drôle et inventif, servi à Marseille par ce qui se fait de meilleur. Ultimes représentations ces jeudi et samedi (20h).

  • Le projet immobilier aixois Géophoros au tribunal

    Le projet immobilier aixois Géophoros au tribunal

    Le chantier, baptisé Géophoros, est colossal et doit s’implanter sur l’ancien site d’Enedis, le long de l’avenue de la Cible et de Saint-Jérôme. En 2023, Bouygues Immobilier, propriétaire du foncier, déposait les premières demandes d’autorisation administrative pour réaliser le programme de reconversion du terrain d’1,2 hectare.

    Le chantier, porté par le société Géophoros, filiale de Bouygues Immobilier, prévoit la construction de 168 logements, dont une quarantaine de logements locatifs sociaux, répartis en deux bâtiments R+4 (un rez-de-chaussée et quatre étages). Soit une surface de plancher de 11 221 m2. Le projet est placé dans une zone du PLU ayant pour vocation « d’optimiser le tissu urbain compte tenu de sa localisation privilégiée en termes de desserte et de proximité des équipements », selon la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement dans l’arrêté qui décrit le projet.

    Bouygues Immobilier espérait pouvoir lancer les travaux d’ici le début de l’année 2024, pour un chantier d’une durée de 27 mois. C’était sans compter le dépôt d’un arrêté de refus de permis de construire, déposé en avril 2024, par la Ville d’Aix. Le dossier a été examiné, ce mercredi 12 novembre, au tribunal administratif de Marseille, alors que la Préfecture des Bouches-du-Rhône, conteste la décision de la commune et enjoint le maire, Sophie Joissains (UDI), de délivrer le permis de construire à la société porteuse de projet, filiale de Bouygues.

    Pas « d’atteinte au bâti environnant »

    Un recours gracieux avait déjà été formulé, en juin 2024, par la Préfecture. Les motifs de refus du projet formulés par la Ville, réitérés par le rapporteur public, évoquent notamment une disposition urbaine peu adaptée à l’environnement. « Le projet n’est pas à l’échelle de la Ville d’Aix. On ne va pas dénaturer la Ville avec des opérations massives comme celles-ci, réitère de son côté Jean-Louis Vincent, adjoint à l’Urbanisme d’Aix-en-Provence. On a des discussions avancées avec les parties, on finira par trouver une solution. »

    Le rapporteur public lui, ne va pas dans le sens de ces conclusions et estime entre autres que le projet « favorise la mixité de l’habitat » et s’aligne avec le paysage proche puisqu’ « à une hauteur comparable au bâti environnant (…) il ne nous semble pas porter atteinte au bâti environnant ». C’est donc dans le sens de la Préfecture et de la société porteuse du projet que s’alignent les conclusions du rapporteur public. « Les conclusions (…) me paraissent logiques et constantes », poursuit l’avocat de la société, Me Matthieu Raoul (cabinet Martin et Associés). « Le problème [dans ce dossier, Ndlr.], est l’insertion de ces deux bâtiments », argumente de nouveau Me Blandine Dallot (cabinet Andreani-Humbert). Pour cause, selon l’avocate, le projet immobilier se trouve sur une parcelle « qui fait la transition » entre des bâtis pavillonnaires et les immeubles.

    L’affaire a été mise en délibéré, sans que la date ne soit encore connue. Sollicitée, la Ville n’a pas pu nous répondre dans les délais, ni nous confirmer si elle ferait appel d’une décision qui n’irait pas dans son sens.