Tag: Marseille

  • Temenik Electric et James BKS en concerts gratuits

    Temenik Electric et James BKS en concerts gratuits

    Elle a beau être gratuite, n’en reste pas moins que la programmation de Kiosque & Co ne se fout pas de la gueule des passants de la Canebière, comme peut l’évoquer le bel éventail d’artistes en concerts lors de la soirée du samedi 11 avril. « Pour fêter les beaux jours », une soirée de concerts offerts par la mairie des 1-7 et imaginée par le Théâtre de l’Œuvre ainsi que la Meson, amorcée dès 19h, au niveau du kiosque à musique, avec Temenik Electric. Porté depuis une quinzaine d’années par Mehdi Haddjeri, ce groupe marseillais fait encore se télescoper avec brio les musiques rock, chaabi et raï dans Habibi my love. Leur dernier album en date qui chante l’amour en arabe sur des riffs joliment déstabilisants.

    Le secret se dévoile

    Charge à James BKS de prendre le relais, aux alentours de 20h30. BKS comme « Best kept secret », expression désignant dans le milieu de la musique ces producteurs de l’ombre qui rayonnent à travers les autres. Ayant auparavant composé pour des stars telles que Snoop Dogg, Talib Kweli ou T-Pain, cet artiste français s’est lancé il y a six ans dans une carrière solo, jalonnée depuis par deux volumes de Wolves of Africa et d’un See us rise, albums marqueurs d’un hip-hop lancinant estampillées de rythmes africains. Il faut dire qu’en termes de collages sonores, James BKS a de qui tenir, son père biologique étant un certain Manu Dibango, saxophoniste camerounais qui a influencé le monde de la musique.

    P.A.
  • Programme en « résistances » à la Citadelle de Marseille

    Programme en « résistances » à la Citadelle de Marseille

    Troisième saison culturelle en vue pour La Citadelle, qui a accueilli 185 000 visiteurs l’an passé, aussi bien venus « pour un coucher de soleil, une programmation culturelle ou un atelier », rappelle Mathilde Rubinstein, directrice déléguée de l’association éponyme qui a la gestion de cet espace implanté sur la partie haute du Fort Saint-Nicolas. Sa mission, depuis la signature avec la Ville en 2021 d’un bail emphytéotique de 40 ans : « Restaurer et ouvrir au public » ce fort classé Monument historique en 1969 qui fut édifié dès 1660 sur ordre de Louis XIV pour « punir les Marseillais de leur trop grande passion pour la liberté ». Rien d’anodin à ce que la saison 2026 de La Citadelle soit placée sous le signe des « Résistances », comme pourra l’illustrer dès le 16 mai l’exposition et résidence croisée entre la France et la Tunisie, « Résistances et désobéissances ». Accueilli dans le cadre de la saison Méditerranée initiée par l’Institut français, un parcours faisant « dialoguer artistes, historiens et société civile » autour de l’incarcération, en ces lieux entre 1940 et 1942 du « futur président Habib Bourguiba et de sa garde rapprochée », résume Mathilde Rubinstein. Démantelé pendant le Révolution, transformé en prison et garnison au XIXe siècle, lieu de détention d’opposants au régime de Vichy comme Jean Zay ou Simone Weil, la Citadelle est un endroit « commun à plusieurs figures de la Résistance nationale et internationale, mais aussi un lieu de convivialité qui aide à la résistance à l’isolement et au repli sur soi », place-t-elle tandis que des ouvriers de chantiers d’insertion (« 42 nationalités représentées ») s’affairent à la restauration d’un patrimoine exceptionnel. « L’aménagement du bastion Vendôme et sa transformation en salle polyvalente » ou celle du « bastion Saint-Victor pour y installer un amphithéâtre extérieur de 250 places » sont attendus à l’horizon 2030.

    Musiques et patrimoine

    La saison culturelle de la Citadelle sera lancée le 18 avril avec « Faire fort !, journée populaire et festive » où « les artistes vont faire vibrer les remparts ». Parmi les propositions, des acrobaties aériennes du Centre international des arts en mouvement, un « dancefoor spécial minots » animé par le festival Basses fréquences, ou encore un « solo de guitare augmentée » de Benjamin Dupé, « en résidence avec sa compagnie pour au moins deux ans », précise Mathilde Rubinstein. La musique occupera une place centrale dans la saison avec « une date off de Marsatac » le 2 mai, une fête de la musique à l’esprit choral, local et mondial le 21 juin, ainsi que trois soirées assurées par la salle de concert du Makeda en juillet. Le week-end d’ouverture de la saison Méditerranée, les 16 et 17 mai, sera aussi l’occasion de voir le projet porté par la fondation Camargo, « Mondes marins », pour comprendre « comment l’art peut approfondir notre compréhension des mutations qui transforment la Méditerranée et les sociétés qui en dépendent ».

  • La Marseillaise des Femmes veut confirmer son succès au Prado

    La Marseillaise des Femmes veut confirmer son succès au Prado

    Après une édition record l’an dernier, avec plus de 10 000 participantes au départ, La Marseillaise des Femmes fera son grand retour le 10 mai sur les plages du Prado pour sa 16e édition. À un mois de l’événement, l’organisation reste toutefois prudente face à un calendrier peu favorable. « On est sur un pont de trois jours, on sait qu’on n’aura pas tout le monde. On vise toujours les 10 000 participantes, mais je ne sais pas si on va y arriver », confie Christine Rollais, présidente du Club des Marseillaises. Entre les vacances scolaires et la fête des mères, le week-end du 10 mai était pourtant le seul créneau viable pour organiser la course.

    Quatre nouveautés

    au programme

    Fidèle à son positionnement sport-santé, La Marseillaise des Femmes ne se place pas en concurrence directe avec d’autres rendez-vous plus compétitifs, comme Marseille-Cassis ou les 10 km de Marseille organisés par l’ASPTT. L’objectif reste avant tout de rassembler le plus grand nombre autour d’une pratique accessible. « C’est très important pour nous de rester sur cette distance, ça permet de réunir un maximum de personnes. C’est l’ADN même de La Marseillaise des Femmes », poursuit la présidente.

    Toujours en quête d’amélioration, l’événement a multiplié les initiatives ces derniers mois.

    La course s’est notamment engagée lors d’Octobre Rose en soutenant la Fondation pour la recherche médicale, avant de lancer l’opération « Résiste » en faveur d’Amnesty International en mars. « On a essayé de rassembler dans une ambiance chaleureuse et festive, pour faire du sport tout en soutenant des causes caritatives », souligne Christine Rollais.

    Parmi les nouveautés de cette 16e édition, un apéro « Frenchy » sera organisé au Parc Borély le vendredi 8 mai au soir. Une partie des bénéfices sera reversée à la Fondation pour la recherche médicale, dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein, ainsi qu’à Amnesty International pour la défense des droits des femmes.

    Enfin, un village santé viendra enrichir le village de la Marseillaise des Femmes, confirmant l’ambition de l’événement : allier sport, prévention et solidarité dans une atmosphère conviviale.

  • L’OM en quête de rebond

    L’OM en quête de rebond

    Lorsque Stéphanie Frappart donnera le coup d’envoi d’OM – Metz, les Olympiens sauront ce que Frank McCourt réserve pour l’avenir. Le boss de Boston sera en tribune et attendra de ses joueurs qu’ils se montrent plus efficaces que face à Lille, lors de la dernière sortie au Vélodrome, comme face à Monaco, où ils se sont fait sonner les cloches par les joueurs de la Principauté.

    Ces deux matches ont été autant de défaites. Des résultats qui fragilisent la situation sportive d’un OM qui se doit d’être en Ligue des Champions en septembre prochain, afin d’éviter une perte sèche financière, dont les conséquences seraient dramatiques.

    Après la frustration monégasque, Habib Beye estime que « c’est une très bonne chose de rejouer très vite ». Et si, jusqu’à présent, il avait refusé de parler de confrontation capitale lorsque son OM était opposé à Lille, puis Monaco, cette fois, il ose le qualificatif. « Il est capital, car nous sortons de deux défaites. »

    Néanmoins, si c’est un FC Metz pratiquement sûr de retrouver la Ligue 2 qui se présente sur le chemin de ses hoplites, l’entraîneur marseillais reste prudent. « Ce ne sera pas simple », reconnaît-il. Ce qu’il souhaite plus que tout, « c’est que nous ayons une volonté de conquérants, en étant capables de valider notre domination territoriale afin de mettre la pression sur nos rivaux », insiste-t-il. Son équipe a été le principal perdant dans la course à la troisième place lors de la précédente journée. Cette fois, l’OM espère bien reprendre la main, alors que Lille et Monaco seront en déplacement.

    Habib Beye exige que ses attaquants soient plus réalistes qu’à Monaco. « Pour aller chercher la victoire, il nous faudra faire mal et marquer quand les opportunités sont là. » Pour lui, le résultat de dimanche dernier est injuste. « Nous méritions plus qu’un but en notre faveur ! »

    Pour marquer, l’OM aura besoin de ses canonniers. Le retour de Mason Greenwood est une bonne chose. L’Anglais a manqué sur la pelouse du Stade Louis II. Alors que Igor Paixão, qui termine la saison en boulet de canon, voit dans la venue de Metz « la première des six finales pour la Ligue des Champions qui nous attendent ».

    Le Brésilien avait été le bourreau des Messins au match aller. « J’espère que cela va encore me sourire, même si c’est avant tout de gagner qui compte », souligne-t-il. Sa confiance devra être contagieuse pour tirer l’OM vers le haut.

    REPÈRES

    Metz cherche ses milieux

    Au moment de se rendre au Vélodrome, le club mosellan fait face à une pénurie de joueurs au milieu de terrain. Benoît Tavenot, le coach lorrain indique que six joueurs sont forfaits ou incertains.

    L’adieu à Jacques Bailly

    Une figure du banc de touche olympien a tiré sa révérence. Jacques Bailly, le kiné des heures de gloire, a rejoint le paradis des footballeurs. Il a été le confident des JPP, Basilou et autres Magis Waddle. un acteur majeur des trophées dans les années 1990.

    29e journée

    Paris FC – Monaco . . . . . . 19h00

    OM – Metz . . . . . . . . . . . . . . . . 21h05

    Auxerre – Nantes . sam 19h00

    Rennes – Angers . . sam 21h00

    Toulouse – Lille . . . . . dim 17h15

    Nice – Le Havre . . . . . dim 17h17

    Lyon – Lorient . . . . . dim 20h45

    Brest – Strasbourg . . . . . . . 13 mai

    Lens – Paris SG . . . . . . . . . . 13 mai

    Frank McCourt… et Stéphane Richard ?

    Le big boss de l’OM a fait le voyage depuis Boston et sera présent vendredi au Vélodrome.

    Néanmoins, si Frank McCourt a effectué le déplacement à Marseille, ce n’est pas pour être un simple spectateur du duel opposant le quatrième à la lanterne rouge de la Ligue 1. Ce dernier va s’exprimer officiellement, à l’occasion d’une conférence de presse qui devrait lever le voile sur certaines décisions qu’il se prépare à prendre. L’OM est en difficulté sportive, n’ayant pas encore assuré sa place dans la prochaine Ligue des Champions. Côté finances, ces dernières sont dans le rouge vif. Seul Lyon est en plus mauvaise posture. Enfin, le club est actuellement présidé par Alban Juster, qui assure l’intérim depuis le départ de Pablo Longoria. Stéphane Richard, l’ex-PDG d’Orange pourrait prendre sa succession, selon nos confrères de la Provence. Et Medhi Benatia est également démissionnaire de son poste de directeur du football. Autant dire que les paroles de Frank McCourt sont attendues.

  • Les petites entreprises veulent surfer sur les Alpes 2030

    Les petites entreprises veulent surfer sur les Alpes 2030

    « Comment transformer un événement mondial en levier économique local ? » C’est la question que se posaient les petits et moyens entrepreneurs régionaux, réunis lors du salon « Made in PME » en vue des Jeux olympiques d’Hiver de 2030 dans les Alpes.

    Le grand raout annuel de la CPME SUD (Confédération des petites et moyennes entreprises de la région), qui accueille des milliers de représentants d’entreprises au parc Chanot à Marseille ce jeudi, se penchait sur l’épineux sujet de la captation des marchés par les boîtes locales en vue de l’événement sportif, lors du premier débat de la journée. « 50% de nos marchés devront être attribués à des TPE-PME sur la totalité des 2,4 milliards d’euros d’achats à venir », rappelle Elie Patrigeon, directeur « Impact, héritage et durabilité » du Cojop (Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques). Avant de développer : « C’est une organisation de toute une chaîne de valeurs sur plusieurs années autour d’une livraison, dans les temps et dans le budget, d’un événement mondial. Il y a donc une mobilisation totale des ressources pour cette livraison. »

    Autant dire que les enjeux économiques sont grands pour les entrepreneurs du coin, qui devront faire face à une concurrence internationale…
    « L’ambition initiale de la Région est d’utiliser ces Jeux comme levier de transformation du territoire et de développement. (…) Désenclaver les Hautes-Alpes fait partie du budget des JO », abonde Alexis Rouque, directeur régional de la Banque des Territoires, filiale de la Caisse des Dépôts. Il met en exergue le fait que « l’ensemble des services doivent être mis à niveau » citant les réseaux télécoms, comme d’eau ou d’électricité. Et cite « le village olympique au Fort de Briançon, classé Unesco qui sera transformé en logements, c’est du jamais vu ».

    Un ruissellement vert ?

    D’où l’espoir du monde économique local d’un « ruissellement » des budgets faramineux prévus pour, et autour, de ces JO. Elie Patrigeon plaide pour une « logique d’anticipation » et un « groupement des filières locales » en lien avec la plateforme mise en place par la Solideo et le Cojop « Marchés 2030 » (notre article du 26/03). Reste qu’il rappelle que les marchés publics sont bien cadrés légalement et ne permettent pas de favoritisme local : « On respecte la commande publique, on ne veut pas aller en prison. » Pas de fatalisme pour autant : « Elle nous permet quand même de travailler la localisation des fournisseurs : Quand on travaille sur la décarbonation, plus la chaîne logistique est courte, plus elle est vertueuse, plus elle est locale évidemment. » Le lien est tout trouvé avec l’aspect environnemental et écologique prévu : « Il faut que les JO soient décarbonés, c’est pour ça qu’on a des critères environnementaux très élevés pour nos achats. » Wait and see donc.

  • Les accents disséqués pour le grand public

    Les accents disséqués pour le grand public

    Les accents marseillais à l’écran, accents de banlieue et accents bourgeois, le parler gaga… Ce jeudi soir à la bibliothèque Alcazar, les sujets ne manquent pas pour cette soirée de lancement du festival des accents. Après une première édition à Saint-Etienne, c’est entre Marseille et Aix-en-Provence que l’événement gratuit de médiation scientifique et culturelle s’installe jusqu’à samedi.

    L’initiative, portée par sept scientifiques de toute la France et deux artistes, a pour but de faire découvrir au grand public les recherches qui existent autour de ces questions. « On veut montrer ce que l’on fait de manière scientifique sur les accents, explique le linguiste à Aix Marseille Université et responsable local de l’organisation Médéric Gasquet-Cyrus. Comment on décrit la prononciation des gens, ce que cela veut dire du point de vue social, pourquoi des gens cachent leur accent, comment ça se manifeste, pourquoi est-ce qu’on peut enseigner avec un accent, etc. »

    Vulgarisation scientifique

    Un exercice pointu pour les scientifiques, qui doivent simplifier leurs recherches pour les rendre accessibles au grand public, car définir l’accent n’est pas chose aisée. « On essaie de le faire grâce à des jeux, de petites conférences avec des exemples, à travers aussi des artistes, puisqu’on a de la chanson, de l’humour, du théâtre, pour justement que ce soit agréable », explique le linguiste.

    Après les conférences de ce jeudi soir, ayant presque rempli l’amphi théâtre de l’Alcazar, c’est dans le laboratoire de linguistique du CNRS d’Aix-en-Provence que le festival se poursuit ce vendredi de 9h30 à 17h. « En plus des conférences et des jeux, on leur présentera les machines, on va leur expliquer comment on analyse ces signaux de parole », développe l’organisateur. C’est au théâtre de la Criée, à Marseille, qu’aura lieu la dernière journée de l’événement de 9h30 à 17h30, avec tables rondes, expositions, ateliers ou encore diffusion de documentaires.

    Programme complet sur le site : festivaldesaccents.org

  • Les orientations budgétaires du Printemps marseillais en débat

    Les orientations budgétaires du Printemps marseillais en débat

    Comme le rappelle le rapport d’orientation budgétaire, le contexte est contraint, marqué par un ralentissement économique, une inflation contenue mais persistante, et des marges de manœuvre financières réduites pour les collectivités locales. Pour la Ville, les « incidences budgétaires négatives » des Lois de finances 2026 sont estimées à 10,8 millions, en fonctionnement et en investissement. Mais la municipalité entend maintenir une trajectoire financière prudente, avec un encours de dette stabilisé à 1,5 milliard et une capacité de désendettement de 12 ans.

    346 millions d’investissement en 2026

    Le ROB veut afficher une trajectoire plus solide qu’en 2025. Les dépenses sont contenues à 1,39 milliard d’euros, grâce à un pilotage resserré des charges et aux effets des plans de sobriété, notamment énergétique. Les recettes réelles de fonctionnement sont évaluées à 1,52 milliard contre près de 1,49 milliard en 2025, dont 58% issues de la fiscalité locale. Une hausse qui repose essentiellement sur la revalorisation nationale des bases fiscales, le Printemps marseillais ayant fait le choix de maintenir des taux stables sur la taxe foncière.

    « Le rapport est assez complet et les orientations assez claires, il n’y a rien de profondément choquant », observe Romain Simmarano (Ren) qui a participé à la commission animée par Joël Canicave, adjoint (PS) aux finances, le seul dont la délégation est arrêtée. « Rassuré de lire » qu’il n’y a pas de hausse de la fiscalité prévue, l’élu de droite regarde lui les fonds européens.

    « Le renfort de ces fonds dont il est fait quelques mentions, mérite d’être encore précisé dans le cadre du budget prévisionnel que nous aurons à voter », juge le directeur de cabinet de Renaud Muselier, président (REN) d’une région auto désignée « championne » toute catégorie dans ce domaine.

    « Sans jugement de valeur et de manière constructive et déterminée, il faut décupler nos efforts pour aller chercher les crédits. Très modestement mais avec la conviction que ça peut aider les Marseillais, les projets de nos associations, de nos entreprises, de nos infrastructures, j’essaierai d’apporter un regard nouveau », reprend l’élu qui ne manquera pas de faire « des propositions de structuration des équipes municipales, et plus politiques sur les appels à projets sur lesquels la ville pourrait se positionner. »

    Pour la majorité, le différentiel dépense – recette permet d’améliorer l’épargne brute qui passerait de 110 millions en 2025 à 128 millions. Un autofinancement autorisant la montée en puissance de l’investissement au cœur des priorités municipales avec près de 346 millions programmés en 2026, et un plan pluriannuel d’investissement 2024-2029 de 1,9 milliard.

    Les axes majeurs concernent la transition écologique (rénovation énergétique des bâtiments, réseaux de chaleur et de froid, désimperméabilisation et végétalisation), l’éducation, avec la poursuite du plan écoles et l’adaptation des établissements, et la modernisation des équipements sportifs et culturels. Le ROB insiste aussi sur les enjeux sociaux et d’inclusion : lutte contre l’habitat indigne, développement de l’accessibilité universelle, soutien à la petite enfance et aux publics vulnérables. Et en parallèle, la poursuite de la modernisation de l’administration avec la montée en compétences de ses agents.

  • Pour Renaud Muselier, un dernier budget tourné vers les JO

    Pour Renaud Muselier, un dernier budget tourné vers les JO

    Pour le président (Ren.) de Région Renaud Muselier, c’est de nouveau « un budget de responsabilité, qui prépare l’avenir », qu’il compte présenter vendredi matin dans l’hémicycle régional. Mais cet avenir dessiné au fil des autorisations d’engagements et crédits de paiement ne sera plus complètement le sien, après l’officialisation de sa candidature aux sénatoriales et sa volonté de passer la main à la tête de l’institution qu’il préside depuis 2017, comme il l’a détaillé en exclusivité à La Marseillaise (notre édition du 09/04). « Je m’exprimerai à ce sujet à la fin de la plénière, pas au début », explique-t-il, pour couper court au débat.

    Avant de laisser la main fin septembre à un dauphin dont le portrait-robot ressemble trait pour trait au vice-président (DVD) à l’économie François de Canson, ce dernier budget présenté par l’ancien ministre chiraquien n’en illustre pas moins l’impulsion qu’il souhaite donner à la collectivité. Renaud Muselier célèbre 30 millions d’euros d’investissements supplémentaires grâce aux dotations européennes, un budget « 100% vert » à l’exception des infrastructures routières pour la zone industrielle de Fos et les Jeux d’hiver. Son soutien à l’industrie de guerre se concrétise, à travers un nouveau partenariat avec la Banque européenne d’investissement pour un accompagnement stratégique, juridique et financier gratuit sur la structuration de la filière, et 300 000 euros de subventions afin de créer un centre de ressources avec la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques. Les investissements dans les transports reculent significativement (-25%) après le pic de dépenses en 2025 pour l’achat des nouvelles rames qui accompagnent l’ouverture à la concurrence. Mais les dépenses de fonctionnement poursuivent leur hausse, et le président célèbre l’augmentation du trafic ferroviaire régional, « +50% de fréquentation depuis 2018 ».

    Alerte sur la formation

    Mais surtout, alors que Renaud Muselier a renoué avec le nouveau maire (UDR) de Nice Éric Ciotti pour y assurer la construction d’une patinoire olympique, le braquet des investissements est résolument mis sur les Jeux d’hiver 2030. La majorité des investissements liés aux transports concernent désormais les Alpes, et 26,6 millions doivent aussi être votés au fil de la séance pour financer les deux axes routiers menant au site olympique de Briançon. La collectivité abonde aussi significativement au budget de la Solideo (société de livraison des ouvrages olympiques), et renforce sa politique sportive, à l’image du Pass Sud Montagne de 100 euros pour les lycéens régionaux mis en place au mois de décembre dernier.

    Mais derrière l’affiche avantageuse, la collectivité a dû rogner de 5 millions d’euros ses dépenses de fonctionnement. « La formation professionnelle est la première à pâtir de ces choix politiques », s’alarme le représentant varois de la CGT au Comité économique, social et environnemental régional (Ceser) Olivier Masini dans l’avis publié ce mercredi. « Cette nouvelle diminution des moyens de la formation professionnelle intervient dans un contexte de crise sans précèdent de ce secteur marqué par la cessation d’activité de nombreux organismes de formation y compris dans notre région », déplore-t-il, s’inquiétant aussi de l’impact pour les missions locales. Dans son rapport, l’institution consultative pointe une baisse de 21% des budgets dans le domaine de la formation professionnelle. « Il y a juste eu un sujet comptable, on garde le même nombre de places de formation », défend le président de Région. Une partie de cet impact s’explique en effet par le glissement sur une année civile de la rémunération des stagiaires. « Je veux tordre le cou à l’idée qu’on fait les Jeux olympiques et qu’on sacrifie le reste, insiste cependant Renaud Muselier. On se met au niveau à cause de l’État qui se désengage ! » D’autant que la collectivité, après les 80 millions d’euros de coupes imposées l’année passée, doit réaliser un effort supplémentaire de 60 millions d’euros. « Sur deux ans, c’est une saignée importante », s’indigne-t-il. Avant de pouvoir espérer infléchir les choix budgétaires au Sénat.

  • [Entretien] Céline Carru : « Ce mouvement est une réaction salutaire de la profession d’avocat »

    [Entretien] Céline Carru : « Ce mouvement est une réaction salutaire de la profession d’avocat »

    Des avocats qui plaident à dix ou vingt lors d’une audience, c’est un des aspects de la grève du zèle entamé par les robes noires, très remontées contre le nouveau projet de loi introduisant le « plaidé coupable » pour les crimes. Un mouvement fortement suivi. Explications.

    La Marseillaise : Comment a débuté ce mouvement, et quelle forme prend-il ?

    Céline Carru : On a radicalement tous été en opposition face au projet de loi. Toutes les instances ont suivi et logiquement notre mouvement a pris de l’ampleur. C’est un projet de loi qui nous touche tous, les avocats. C’est pour cela que nous avons lancé une grève du zèle contre le projet « plaider-coupable criminel ».

    Quel a été le vrai élément déclencheur de la mobilisation ?

    C.C. : Le mouvement a été accéléré lorsque le projet de loi est arrivé au Sénat. Lors de la dernière conférence des Bâtonniers du 27 mars dernier, 85 % ont approuvé être pour un mouvement de grève à partir du 31 mars contre le projet de loi sur la Justice Criminelle.

    Depuis combien de temps vous avez cette envie de protester ? Ça a-t-il déjà été un problème auparavant ?

    C.C. : Dès qu’on a pris connaissance du projet, on a tous eu envie de protester. On avait déjà pu protester lors du mouvement dans le cadre de la grève des retraites.

    Vous serez présent ce vendredi 10 avril devant le Palais de la Justice, quel est le programme ?

    C.C. : On a décidé de protester dans un premier temps sous la forme d’un déjeuner. C’est un peu une façon humoristique de dénoncer la teneur de ce projet qui est assez surréaliste. Alors demain [vendredi Ndlr.], on sera tous du rendez-vous et je vous invite à venir pour prendre conscience de l’ampleur.

    Pour la suite, qu’est-ce que vous comptez réaliser ?

    C.C. : Alors ce lundi, nous serons devant le tribunal judiciaire. On souhaite accélérer le mouvement de plus en plus avec des slogans que nous avons préparés du type : « Les “audiences criminelles”, les blagues les plus courtes sont les meilleures », mais encore : « Juger un crime sans débat, juste pour aller plus vite, c’est une mauvaise blague. »

    Il y a un autre aspect, celui de l’impact de la loi sur les justiciables

    C.C. : On prend en compte les conséquences que cela engendre sur les clients et on est très sensible. Avec cette grève du zèle, on espère que notre message sera entendu par le barreau et on sera au maximum avec les gens qui ont leur liberté en jeu.

    Vous espérez inscrire ce mouvement dans la durée ?

    C.C. : Ce mouvement est une réaction salutaire de la profession d’avocat contre un projet sur la justice criminelle qui non seulement réduit le champ de l’audience, du débat contradictoire, la place des parties civiles et les éléments de personnalisation des peines. Cela restreint par ailleurs le champ des droits de la défense par l’encadrement restrictif des nullités, des sas de détention et une généralisation excessive de la collecte des empreintes génétiques.

    Entretien réalisé par Noa Armony

  • Face à la crise des carburants, « On a des solutions » lance la CGT

    Face à la crise des carburants, « On a des solutions » lance la CGT

    « Ce sont des profiteurs de guerre », déclare François Canu, représentant local de la CGT. Pour lui un seul responsable : les grands groupes pétroliers. « Pour se rendre au travail, rien ne change, si ce n’est combien ça nous coûte », continue-t-il. « C’est les travailleurs qui sont attaqués. De nos jours, c’est la loi du plus fort et c’est pour ça qu’il faut qu’on se rassemble », affirme Aimé Musto, venu participer au rassemblement. Et selon lui, cela concerne tout le monde, pas juste les travailleurs : « Je suis retraité, je n’ai plus le même salaire qu’avant et l’impact sur mon quotidien est important. »

    « Taxer les profits »

    Afin de répondre aux problèmes de l’augmentation du coût de la vie pour la population, la CGT propose des solutions comme « des jours de télétravail exceptionnels pour les milieux qui le permettent, afin de limiter les coûts du trajet » ou encore « un réajustement de la taxe sur le carburant afin de maintenir son prix », explique Frédéric Larrivee, secrétaire général des finances publiques de la CGT des Bouches-du-Rhône. C’est avec force que François Canu appelle l’État
    « à investir massivement dans les transports publics pour pallier le manque de mobilité dû à l’essence, et à taxer les superprofits comme ceux que réalisent en ce moment des entreprises ». Et d’estimer que « jusqu’à 24 milliards d’euros de profit auraient été réalisés par les compagnies pétrolières depuis le début de la guerre ».

    Marius Meulé